BREUIL EN AUGE



NOTES sur:
A – BREUIL-en-AUGE ( Le ).
B – ECORCHEVILLE


A – BREUIL-en-AUGE ( Le ).

Breuil(Le), canton de Blangy.
Broil super Toleam fluvium, XI s (pouillé de Lisieux, p. 38, note).
Brueil-sur-Touques 1172 (ch. de Henri Il pour Saint-Etienne).
Bruil, Bruilleium, 1198 (magni rotuli, p. 26 et 41).
Bruillum, 1269 (ch. de Saint-Pierre-sur-Dive).
Le Bruiel-sur-Touque, 1309 (pouillé de Lisieux, p. 38, note 2 ).
Broil,Brolium, 1350 (ibid.)

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

Arcisse de CAUMONT : Statistique Monumentale du Calvados, pages 425 à 433 du livre IV de la réédition Floch(1). Ce texte étant rédigé selon des notes de Charles VASSEUR il peut être utile de chercher dans ces documents dont certains sont à la SHL.
Dans ce commentaire Le Breuil est appelé « Le Breuil sur Touques ». Le texte porte sur :
– l’église. – le château. – les seigneurs du Breuil. – les possessions de St Vandrille – la chapelle St Pierre des Prais.
(1) consultable à la SHL.

Breuil-en-Auge, Manoir du Breuil, PGMPA(2), pp. 136-137; pavillons de bois très modifiés, traverse d’allège et panneaux de croix de Saint-André entrecroisées et pattées, grande console, cheminée centrée sur le pavillon de droite
(2)PGMPA: Petits et grands manoirs du Pays d’Auge de Philippe DETERVILLE.

Breuil-en-Auge, Le Lieu-Toutain, PGMPA, p. 139; façade à feuilles de fougères et Y couchés, grandes reprises, chronogramme et inscription : T GOSSET M A FAIT FAIRE // N RENIER M A FAITE EN 1788

Breuil-en-Auge, Manoir de la Vallée, PGMPA, p. 138; trois ou quatre campagnes de construction, cheminée centrée sur une partie

Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 224

LEMETAYER-DESPLANCHES : Voir Archives SHL, Fonds 25F 2e classeur.

L’EXPLOITATION ANCIENNE DES ROCHES DANS LE CALVADOS : HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE. Serv. Dep. D’Archéologie. 1999 page 42.

GONCALVEZ Jeanne : La confrérie de Charité du Breuil en Auge. BSHL n°46 Juin 2000.
GONCALVEZ Jeanne : Mémoires d’Edmond Morel (Prisonnier de guerre 1940-46) BSHL n°57, Décembre 2004.

NEDELEC Yves, « Le château du Breuil-en-Auge », Société d’archéologie et d’histoire de la Manche – Mélanges multigraphiés, 11e série, 1982, pp. 1-11
* publié in PAR. (Revue Le Pays d’Auge)

PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 1er carton.

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Notes par M. Ch. Vasseur.
Le Breuil-sur-Touque, Brolium, Broil, Le Breuill sus Touque, Le Breul, Le Breuil.

C’est au XIIIe. siècle seulement qu’il faut faire remonter les parties les plus anciennes de l’église du Breuil. Bien que ce ne soit pas un monument, néanmoins elle offre de l’intérêt, car on peut y étudier tous les styles d’architecture qui se sont succédé depuis le XIII ». siècle jusqu’au dernier siècle inclusivement.
Le portail, flanqué de quatre contreforts à retraits, sa porte ogivale garnie d’un tore, la lancette qui la surmonte, la travée visible du mur du midi de la nef, les deux murs latéraux du choeur datent de cette première époque. Un des contreforts de la nef, au midi, et la première des deux chapelles qui se voient de ce même côté, avec sa belle fenêtre rayonnante, datent du XIVe. siècle. Le reste des grosses constructions de la nef, notamment le mur du nord tout entier, la seconde chapelle,
appartiennent au XVe. siècle ; le XVII. a laissé la plupart des fenêtres et le chevet pentagonal du choeur. La porte de l’une des chapelles a été ouverte sous le règne de Louis XIV. C’est aussi à ce règne qu’il faut attribuer les vantaux de la grande porte d’entrée, qui sont ornés de rinceaux sculptés en relief et d’une cariatide à tête d’ange. La petite porte du nord du choeur date de Louis XV.
Le clocher en charpente, couvert d’ardoise, n’accuse point d’époque; il est assis sur le portail.
L’analyse de l’intérieur sera rapidement faite. Les voûtesdu choeur de la nef et des deux chapelles sont en merrain.
Elles ne paraissent pas avoir reçu d’ornements, si ce n’estcelle de l’une des chapelles qui avait son sous-faîte garni depetits pendentifs en bois tourné. On a coupé systématiquementles poutres apparentes, à une époque qui ne peutêtre éloignée de nous. C’est, sans doute, par suite des mêmesembellissements qu’on ne trouve plus d’arc triomphal entre lechoeur et la nef (L’église du Breuil n’est pas heureuse. Au moment où t’on imprime ces notes, elle est de nouveau soumise à des restaurations d’un style encore plus mauvais).
Les arcades qui servent d’ouvertures aux chapelles n’ont point de caractère nettement tranché ; elles doivent natuellement être contemporaines des constructions qui les ont nécessitées.
Il y a bien peu de chose-à dire du mobilier. Ce qui frappe d’abord la vue, ce sont les fragments, encore assez notables, de vitraux de la Renaissance qui sont restés aux fenêtres. Ainsi, dans la nef on distingue, à l’une des fenêtres du nord, une Vierge et la partie supérieure d’un panneau qui représentait un évêque, avec le riche dais qui l’enchâssait.
Au chevet, deux figures d’évêques garnissent la fenêtre qui regarde le nord. Dans l’autre, est un donateur pieusement agenouillé, portant sur son bras l’aumusse de chanoine ; à côté, j’ai relevé un blason de gueules à 2 fasces d’or au franc quartier d’hermine ; et au-dessous,
dans un cartouche, ces mots :


F : DE BOV
QVETOT.

Un chanoine de Lisieux portait ce nom au commencement du XVIe. siècle ; et cette famille posséda longtemps la terre du Breuil.
Elle possédait le patronage, qui était laïque ; aussi retrouve-t-on encore d’autres traces de sa munificence. C’est un lutrin en bois sculpté qui date aussi du règne de François Ier. Il a été dessiné par M. Bouet et figuré dans les diverses éditions de l’Abécédaire d’archéologie (architecture religieuse et ameublement). Il est presque identique avec celui de Coquainvilliers, donné par la même famille et sculpté probablement par le même artiste. L’écusson en a été bûche ; mais on distingue encore suffisamment les traces des deux
fasces et du franc quartier.
Le clocher renferme trois cloches. Deux ont été fondues pour le Breuil en 1819; l’autre vient de l’église ruinée
d’Ecorcheville, dont le territoire est maintenant annexé à cette paroisse. Son inscription mérite d’être transcrite :
LAN 1743 IAY ETE BENITE PAR MAISTRE NICOLAS BAZIN CVRE DE
CE LIEV ET NOMMEE PAR MADAME LA MARQVISE DE NERY ET MONSIEVR
LE MARQVIS DE NERY SO(N FILS) ET HERITIER DE FEV MONSIEVR LE
MARQUIS DE PIERRECOVRT DE PRE ( SENT) SEIGNEVR ET PATRON DE CORCHEVILLE
ET AVTRES LIEVX.
L’église du Breuil est sous l’invocation de saint Germain.
Elle dépendait du doyenné de Touques, dont elle formait la limite de ce côté.

Château.
— Le château est situé à une certaine distance de l’église, au centre de la vallée, près de la rivière qui remplissait autrefois les fossés formant une enceinte à peu près carrée.
Le principal corps-de-logis se compose de deux gros pavillons carrés, en bois, avec base en pierre, que réunit une construction intermédiaire, récemment modernisée, et dont le caractère primitif a disparu sous une épaisse couche de plâtre. Les pavillons, qui sont restés intacts, accusent l’époque de François ler., par l’encorbellement de leurs corniches et les sculptures de leurs poteaux corniers.
Quelques-unes des fenêtres ont conservé leurs divisions en croix et leur vitrage à petit plomb.
L’intérieur est complètement défiguré et transformé conformément aux usages de la prétendue civilisation moderne. A l’une des lucarnes du grand comble est suspendue une clochette portant cette courte inscription :
gillles dumas gillette dumas
avec le blason ci-contre.
Cette petite cloche n’est point là à sa place. Je n’ai pu trouver aucune indication sur les noms qu’elle porte ; mais il y a vraisemblance qu’elle provient d’une petite chapelle, située autrefois à quelques toises seulement du château, qui était déjà ruinée du temps de Cassini. Cette chapelle doit être la même que celle désignée dans les Pouillés sous le titre de St.-Pierre-des-Prais, dont le patronage appartenait au seigneur du lieu.
Emplacement supposée de la chapelle St.-Pierre-des-Prais. Les Archives du Calvados
Plans, états de sections du cadastre napoléonien réalisé entre 1808 et 1830. Parcelle 219 La chapelle.

Parallèlement à ce corps principal, de l’autre côté de l’enceinte, sont les communs qui présentent, en plan, la même disposition, bien que postérieurs de deux siècles.
Leur toit est brisé à la Mansard ; ils sont construits en briques avec chaînages de pierre. Un mur ferme le troisième côté de l’enceinte, vers l’occident. Au centre se trouve la grande porte d’entrée, qui in’a paru contemporaine de ces dernières constructions. Elle est cintrée, surmontée d’un fronton, et accompagnée de deux petites poternes devant lesquelles se relevait jadis un pont-levis. Quatre beaux vases de pierre sculptée, dont on voit encore les fragments, ornaient les courbes du mur et contribuaient à donner à cette entrée un certain air de dignité.
On a déjà vu figurer dans cette notice le nom de Bouquetot.
Cette famille était en possession de la terre du Breuil avant le XVe. siècle. Le plus ancien personnage que les généalogies mentionnent comme seigneur du Breuil est Martin de Bouquetot, qui avait épousé Jeanne de Grengues.
Son fils Girard fut, après lui, seigneur du Breuil ; sa femme se nommait Perrette de Samoy. Après eux vient Jean de Bouquetot, mari de Louise Lescot, fille et héritière de Jean Lescot, seigneur de Rabu, qui vivait en 1434. Son fils Guillaume qui, outre le Breuil, possédait aussi Rabu, du chef de sa mère, eut, de Catherine d’Angerville, trois fils, Guillaume, François et Jean, qui firent leurs preuves devant les élus de Lisieux, en 1540, sans compter une fille nommée Claude, qui épousa, en 1552, le seigneur de Morsan. Guillaume était seigneur du Breuil ; Jean, seigneur de Coquainvilliers, et François, seigneur de Rabu.
Le dernier rejeton mâle de la branche aînée, celle qui nous occupe, fut Jean III de Bouquetot, seigneur de Rabu et du Breuil. Il avait pour femme Esther d’Orbec, dame et baronne dudit Orbec, qui était veuve en 1612, ainsi que nous l’apprennent des aveux originaux de la baronnie d’Orbec.
Deux filles étaient sorties de ce mariage : damoiselles Louise et Guyonne de Bouquetot, qui héritèrent de leur père et de leur mère, et s’allièrent, dans la suite, à des frères de la famille de Chaumont-Quitry. Il est probable qu’elles aliénèrent la terre du Breuil. Un acte du 16 décembre 1628 les dit habitantes à Bienfaile, près Orbec, sur les terres de leur mère.
Dans tous les cas, Guillaume de Bonnechose, gouverneur de la ville de Lisieux en 1568, se qualifiait seigneur du BreuiL
A la fin du XVII’. siècle, une famille Bence, qui tirait son origine d’un bourgeois de Lisieux, comme les Le Vallois, les Filleul et autres, possédait la terre du Breuil. Me. Adrien Bence, conseiller, secrétaire du roi, y mourut à l’âge de 73 ans, le 26 octobre 1696. On le tenait riche de plus de cent mille livres de rente.
Il eut pour héritier Pierre Bence, conseiller au Parlement de Paris, qui lui-même laissa tous ses biens à sa soeur, Jeanne-Philippe Bence, veuve de messire Claude de Lafond, intendant de Franche-Comté et d’Alsace (Dans une des fermes provenant de cette famille (la ferme de
Maulion), on voyait, il y a cinq ans, une vis de pressoir, en bois d ‘orme, portant la date 1750 ; deux des tonnes portent aussi leur date,
elles ont plus de 120 ans
).
L’abbaye de St.-Vandrille, au diocèse de Rouen, possédait, dans la paroisse du Breuil, des terres pour lesquelles elle payait, d’après les Pouillés, 33 livres de décime. Quoique je ne connaisse aucun manoir qui ait pu lui appartenir, toujours est-il que ces terres devaient être un fief noble, puisque l’abbaye était tenue, à cause d’elles, au service militaire.
On en trouve une preuve dans le passage suivant des Monstres de la Noblesse du bailliage d’Evreux, en 1469 :
« Damp Jehan Hamel, pour lui et procureur des autres religieux, abbé et couvent de Saint Vandrille, se présenta disant que Monsseigneur Jehan de Bouquetot, chevalier, seigneur du Breuil, estoit subgiet et les acquiter du service en quoy ils estoient subgiets ; et pour ce que le dit chevalier n’estoit présent, icelui procureur présenta pour faire le dit service, Pierre Salmon, en abillement de homme d’armes,
accompaignié de deulx brigandiniers, vougiers et vng varlet, à quatre chevaulx, protestant, icelui procureur oudit nom avoir récompense , sur le dit chevalier.»
J’ai trouvé, dans les archives de l’hospice de Lisieux, quelques documents relatifs à la chapelle de St.-Pierre-des-Prais, ou des Prez, dont j’ai parlé plus haut. Le premier est un acte de collation faite par le vicaire-général de Monseigneurde Matignon, le 14 juin 1680,
à Pierre Bernière, de ladite chapelle Si Petri de Pratellis, vulgo Desprez, intra limites parrochioe du Breuil sitam. Elle était vacante par le décès du sieur Germain, prêtre, dernier titulaire. La collation avait lieu sur la présentation d’Adrien Bence, chevalier, seigneur
et patron de ladite chapelle.
M. Bernière se fit installer le 27 juin suivant; mais, par lettres-patentes datées de 1693, son bénéfice fut réuni avec d’autres à l’Hôpital général de Lisieux, comme léproserie ou maladrerie rurale. Il n’est pas présumable pourtant, vu sa proximité du château, que cette chapelle ait eu une pareille destination. On plaida : une sentence du 13 janvier 1700 ordonne la mise en état pour plaider à quinzaine. La présence des pièces sus-mentionnées dans les archives de l’Hospice fait assez présumer quel fut le résultat.
Le Breuil faisait partie de l’élection de Lisieux et de la sergenterie de Moyaux. On y comptait 211 feux.
On distingue encore, sur un très-long parcours dans les herbages, à gauche de la grande route actuelle, la trace de l’ancien chemin de Lisieux à Pont-l’Évêque.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

2 – Pièces Justificatives:

TEXTES TROUVES DANS LES ARCHIVES INFORMATIQUES DE LA SHL.

1025-1026 – Le Breuil-en-Auge, Ticheville
Richard II et Richard III souscrivent la charte par laquelle une certaine Imma entrant en religion, donne à Saint Wandrille les deux domaines de Ticheville et Breuil-en-Auge, situés sur la Touques et la Croisille, sur le Lesme.

« … duas villas super Tolcam fluvium sitas, quarum una vocatur Tegisvilla et Broil altera, cum molendinis et pratis, nemoribus et omnibus earum appendiciis ».
= A.N. Latin, 16738, n° 3.
¸ FAUROUX M. 1961, n°55, p.176
+ LOT, Etudes critiques sur ‘abbaye de saint-Wandrille, p. 50; E.-G. LEONARD, « Les plus anciennes chartes originales d’histoire normande ou anglaise de la Bibliothèque Nationale », Normannia, 8, 4-1935, pp. 427-493 (mauvaise attribution géographique)

1463
Recherche de Montfaut
p. 22
LISIEUX. NOBLES
En l’élection de Lisieux, ensuivent les personnes qui ont esté, par le rapport des Eleus, trouvés gens nobles et extraicts de noble lignée, et non assis à la taille, et par le rapport d’aultres, à leurs âmes et consciences.

NOBLES PERSONNES :
Sergenterie de Moyaux
43. Mre Jean de Bouquetot, cher, le Breuil,
= P.A.M. LABBEY de LA ROQUE.- Recherche de Montfaut, Caen, 1818, in-8°.

1513, 28 janvier – Norolles
Jehan Bense (Bence) et Jehanne, sa femme, de Saint-Germain de Lisieux, vendent à Jehan Tillaye, du Breuil, une pièce de terre, contenant treize perques, sise à Norolles, jouxte d’un côté led. Tillaye à cause de sa femme d’autre côté Michault Esnault, d’un bout Jehan Esnault. La vente faite pour 37 sols six deniers
= Arch. SHL. 9F Deville.

1537, 21 avril – Prêtreville
Vente par Guillaume de Boucquetot, seigneur du Breuil, à Maître Henri Macquefer, avocat en cour laye et bourgeois de Lisieux, du fief, terre et seigneurie d’Auge, à Prêtreville et Saint-Germain-de-Livet, moyennant 250 livres tournois et 12 livres de vin.
Passé audit Lisieux, en l’Hôtellerie du Cheval Blanc.
= Tabell. Lisieux. Cf. copie: 9 FB. 3.- Fonds Et. Deville. Notes et documents. Environs de Lisieux.

1540
RECHERCHE DES NOBLES DE L’ELECTION de LISIEUX
faite en 1540…

Beuvillers
126.- Thomas Osmond, Sr du dit lieu p. 51. de Beufvilliers, et Jean, Sr de Malicorne et de Marolle, son frère, ont baillé leur généalogie, justifiée par plusieurs lettres, chartes et écritures ; la 1re desquelles, du 15 décembre 1390 est sur le nom de Jean Osmond, leur trisayeul, seigneur de la Roque, du Mesnil-Eudes, du Castellier, Creuly, Ofey, marié à damoiselle Jeanne, soeur de Mre Marin de Bouquetot, cher, Sr du Breuil, duquel ils ont dit fournir leur descente « , cité par

LABBEY de LA ROQUE.- Recherche faite en 1540, par les Elus de Lisieux des nobles de leur Election, Caen, Poisson, 1827, In-8°, 170 p.

1602, 9 mars – Prêtreville
Damoiselle Madeleine de Bonnechose, dame du Breuil, vend à Michel Le Mire, sieur Delannoy, maître des grosses forges de Putanges, une pièce de terre en pré, à Prêtreville.
= Arch. SHL. 9F. Fonds Et. Deville. Dossier Prêtreville. Papier.

1604 – 22 juillet – Formentin
Demoiselle Marie de Camigny veuve de noble homme Jehan Lambert, sieur de Formentin, reconnaît avoir reçu de Gilles de Giverville, sieur du Breuil, le franchissement d’une rente
= = Arch. SHL. 9F Deville. A. Dossier Formentin – Minute, papier, 2ff.

1770, juillet – Le Pin-en-Lieuvin, Le Breuil-en-Auge
Par devant Jean Baptiste… garde note du Roy au Bailliage d’Orbec pour le siège de Blangy, Furent présent Jaques Guesnel, journalier fils et héritier de pierre qui était fils de Louis demeurant en la paroisse du Pin, Lequel, instance et requête de Catherine Toutain veuve de Thomas Gossey fille et héritière de feu Adrien qui avoit Epouzé Françoise Quesnel soeur dudit louis demeurant en la paroisse du Breuil, a reconnu être tenu, sujet, obligé faire et payer au vingt neuf juin de chaque année à ladite veuve Gossey ce acceptante, une partie de soixante sols de rente dotale devenue foncière en laquelle ledit Louis Quesnel se seroit constitué et obligé envers ladite Françoise Quesnel pour sa légitime en mariage avenant sur les successions de leurs père et mère, par contrat passé devant Jouen notaire au Breuil vingt neuf décembre mil sept cent vingt deux…

= M.C. pièce mutilée servant de couverture à l’Abrégé / de l’Histoire / Sainte / Par demandes et par réponses / Pour faciliter à ceux qui instruisent les Jeunes / Gens, les moyens de leur inspirer de bonne / heure des sentiments chrétiens, et d’établir / solidement dans leur esprit les vérités de notre sainte Religion./ Nouvelle édition./ Lisieux./ A la Librairie Religieuse et Classique / de J.J. Pigeon,/ Rue Grand’Rue, n° 63 / 1845./ in-32°, XI – 128 p., front.  » Le Déluge  »

1824, 8 décembre – Manerbe
Délibération du Conseil municipal à l’effet de reconnaître les chemins vicinaux de la commune. Le Conseil en reconnaît 6 d’utiles:
… 6° Le chemin partant de la limite de Coquainvilliers au bout du grand herbage de M. de vérigny au levant faisant le tour des Champs Satis arrivant au calvaire du bout de la Grande pièce de M. de Vérigny de aller rendre en droite ligne au chemin du bout de la pièce de Pierre Pouchin, tournant sur la gauche arrivant au chemin vicinal de Lisieux à Bonnebosq au coin de la cour de la Viparderie. Ce chemin est d’une grande utilité pour la commune pour tirer les boissons pour le quai du Breuil sur la largeur de 15 à 20 pieds.
D’après ce qui précède, en 1824, la Touques était navigable jusqu’à Touques: il y avait un quai à Pierrefitte dont on voit encore l’emplacement ».

= E. Colleville.- Notice historique sur Manerbe, (c. 1913), Arch. SHL. 9F Deville. B. 3. Dossier Manerbe

(NDLR : ce quai est-il au Breuil ou à Pierrefitte ? le cidre aurait pu descendre la Touques mais aussi remonter la Seine ?? )

BREUIL EN AUGE dans le FONDS 1F:
1F622: XIIe siècle: lettres patentes portant érection de fief en faveur Charles de Parey sieur de la Monteillerie (le Breuil-en-Auge?)
-après 1630 : succession de Pierre Feullet : Le Breuil en Auge.

1F713 : 28 novembre 1780 : gabares sur la Touques, obstruction de la rivière par M. Rioult au Breuil en Auge.

FONDS BOUDARD :
2FA212 : 1775-1780 : quittances de François DAVID demeurant au Breuil.

IMPRIMES :
I J 12 : Mémoire pour valoir des moyens des griefs et moyens d’appel que donnent devant nos seigneurs du Parlement de Rouen J.R.J.G. de Mauduit, chevalier, seigneur de la Rosière etc.… le 7 mars 1785 contre J. Lebailly, marchand.
(Il est question d’une déviation du cours de la Touques dans la paroisse du Breuil en Auge et du rétrécissement de la rivière, d’où l’échouage d’une gabare)

Carnets de Charles Vasseur :
« Analyses et transcriptions … » – « Transcriptions.doc »

– p.12 – 1 mai 154…
Vente faite par Jehan VOYSIN de la paroisse de MONTEILLE à Noble Homme Rouend (?) MOREL, sieur du BREUIL et du TEILLEUL, d’une pièce de terre située au BREUIL, celle du POERIER et dépendant de la sieurie du BREUIL.

– p.15 – 4 juin 1548
Rouen MOREL escuyer s’est présenté devant Vincent EUDE et a dit avoir acquis de Guillaume de FALAIZE et de sa femme le fief du BREUIL tenu du Roy à cause de sa vicomté de FALAIZE par 28e de fief par devant de SAINT-LAURENS.

p.17 – 28 mai 1570
Echange fait par Rouend CAPPEL bourgeois de MEZIDON, avec Gaston
CHILLARD, de la paroisse de SAINT-PHILLIBERT-DES-CHAMPS de :
– une pièce de terre en pré assise en la paroisse du BREUIL près le HAMELET. Réserve de la jouissance pour 3 mois au bénéfice du Noble Homme Maistre Georges DELESPEE, sieur de la BRIERE.
– contre un herbage assis en la paroisse de BLANGY.
(NDLR : s’agit-il du Breuil en Auge ou du Breuil sur Dives ?)

– p.18 – 26 novembre 1571
Vente par Honorable Homme Gaston CHILLARD de SAINT-PHILLIBERT-DES-CHAMPS à Noble Homme Georges de LESPEE absent, stipulé par damoiselle Gonffine NEEL, sa femme, d’une pièce de terre en pré située en la paroisse du BREUIL, près SAINTE-BARBE-EN-AUGE bornée en partie par la commune du dit lieu et d’un bout de la rivière de DYVE.
Témoins : Noble Homme François NEEL, sieur DESCORCHEVILLE et un autre.p.19 – 30 juin 1574
Vente d’un pré faite à Noble Homme Jehan MOREL sieur du BREUIL et de la Cour BONNET par Maistre Georges de LESPEE, escuyer, sieur de LA BRUYERE lequel reçoit pour partie du paiement une obligation souscrite par son fils Ollivier de LESPEE à cause du fermage de grains pour la dîme du BREUIL que Bercherand AUZEREY avait sous baillée au dit Ollivier.

p.20 – 4 novembre 1578
Vente faite par Georges de LESPEE escuyer de la paroisse du BREUIL, à Noble Homme Jehan MOREL seigneur du BREUIL de la CORBONNET DAUMESNIL et vicomte de FALAIZE, de diverses pièces de terre situées en la dite paroisse et seigneurie du BREUIL.
Témoins : Maistre Guillaume BLANCHARD escuyer et deux autres.

p. 53 – 2 décembre 1653
Vente par Pierre ESTIENNE de la paroisse du BREUIL, à Messire Pierre de CAUVIGNY, chevalier seigneur de BERNIERES et du BREUIL, de cours et maisons sises en la dite paroisse du BREUIL tenues de la seigneurie du BREUIL.

Devant les notaires de LISIEUX, comparaissent :
-Claude de FRANCQUEVILLE, escuyer, sieur de la VALLEE et Damoiselle Jacqueline de BONNEVILLE, son épouse,
– Jacques et Jean de FRANCQUEVILLE, frères, escuyers, leurs enfants, demeurant en la paroisse de GLOS, d’une part
et d’autre part :
– Jean LE MICHAULT, escuyer, sieur de BOEUFVILLERS et du VAL-DURAND, et Damoiselle Marguerite PARFAICT, son épouse,
– Guillaume LE MICHAULT, escuyer et Damoiselle Françoise LE MICHAULT, frère et soeur, leurs enfants, demeurant en leur manoir seigneurial dudit lieu de BOEUFVILLER
réglant les conditions de mariage entre Jacques de FRANCQUEVILLE, escuyer, et Damoiselle Françoise LE MICHAULT

La mariée a en dot l’herbage de Michault comptant 3 acres situé à GLOS près de la vallée sur la rivière, tenue de la baronnie de GLOS et de la sieurie du COQ en partie, plus 4500 livres tournois, plus les meubles suivants :
– une robe de moire, une jupe de satin avec passement d’or, une jupe à fleurs à mettre dessous, un autre habit complet avec passement d’or, 2 mouchoirs de passement de Flandres, 2 fils de perles, 1 croix de diamants, 1 Saint Esprit de diamants, 1 montre d’or, 1 tapisserie de Rouen, 1 lit complet, 12 chaises et tabourets de tapisserie, tapis, de même le lict, landiers, coffres ou armoires, un petit coffre de tapisserie, 2 toilettes de….., 6 draps de fin lin de 3lez, 18 draps de rouge lin, 2 douzaines de draps de chambre, 2 douzaines de draps d’étoupe, 1 douzaine…………, 6 douzaines de serviettes de lin, 1 douzaine de nappes de chanvre, 6 douzaines de serviettes de chanvre, 1 douzaine de chemises, etc. le tout estimé à 1200 livres.
Les mariés feront leur demeure à la VALLEE.
Fait le 2 décembre 1653.Présents : Guillaume LE MICHAULT, escuyer sieur de BOEUFVILLERS, fils ainé dudit sieur du VAL-DURAND, et René LE MICHAULT second fils
Ont signé : LE MICHAULT, Jacques de FRANCQUEVILLE, de FRANCQUEVILLE, Françoise LE MICHAULT, Marguerite PARFAICT, LE MICHAULT, F.de FRANCQUEVILLE, J. LEBOTTEY, BONNEVILLE, BONNECHOSE, Reney MICHAULT.

La grosse notariée est datée du 14 décembre 1653, présents Maître Charles DUBOIS, prêtre de BOEUFVILLER, et deux autres.
A la suite en date du 24 janvier 1654, intervention de Maître Louis de FRANCQUEVILLE escuyer, prêtre curé de DESANCHENITTE (?) diocèse de CHARTRES, fils ainé dudit sieur Claude de FRANCQUEVILLE et frère dudit Jacques, et de Maître René LE MICHAULT, fils du sieur de BOEUFVILLER.

P.63 – 28 juillet 1673
Subrogation de biens décrétés sur un nommé du CHEMIN du BREUIL à la requête de Damoiselle Hellainne de MOREL veuve de Maistre Nicollas LEMAIGNEN vivant escuyer, sieur de BRETHEVILLE, faite par un sieur BOURGET au profit de Messire Louis François de CAUVIGNY, chevalier seigneur du BREUIL et de CLINCHAMP, représenté par Messire Anthoine de BEAUREPAIRE , chevalier seigneur et chastelain de PONT, de JORD et de PIERREFITTE.

– dans propriétés de Pierre THIRON : page 4.
Le Breuil et Norolles
Se composent de 7 corps de logis. La cour relevait partie de Fauguernon, partie de la sieurie du Breuil parce qu’il y en avait une partie sur la paroisse de Norolles et l’autre sur le Breuil.
Une pièce nommée le Champ Cordier relevait de la sieurie de Mallou.
La plupart de ces pièces de terre étaient sur la Rue tendant du Bois du Nieux au grand chemin de Lisieux et sur un autre allant de l’Eglise du Breuil à celle de Norolles appelé dans les viels titres le Chemin ces Carrières
Une pièce dépendait de la Chatellerie de Fauguernon dans la vavasserie de la Monteillerie.
L’une d’elles était bornée par le bois du Nieux.
Il n’est point indiqué de contenance totale mais le nombre de pièces de terre est assez considérable.

Le Lieu du Vivier
Cette terre est située également au Breuil sur le Grand chemin de Lisieux en seule pièce avec 2 bâtiments et un vivier carré dépendant de la terre du Breuil.
Plusieurs pièces y furent jointes dont l’une relevait partie du Breuil partie du fief Becquet
Un labour non loin du Bois du Nieux était borné par Robert le Cannellier (?) sieur des Vaulx.
Le Bois du Nieux était une aînesse de la chatellerie de Fauguernon sur la paroisse de Saint-Philbert-des-Champs.

Héritages assis en la praie (?) du Breuil au nombre de 11 pièces relevant de la seigneurie du Breuil et contenant 5 acres et 3 vergées.
Il faut en excepté de petites parcelles relevant de Mallou et le seigneurie de Saint-Pierre (ne regarde la praye mais d’autres terres du Breuil)
d° page 6 :
Deux pièces de terre situées à Saint-Philbert du dixmage d’Escorcheville relevant de la sieurie du Bois Ravenot en l’aînesse à la Regniére.
Le Poirier Honoret relevant de la sieurie de Saint-Pierre paroisse de Norolles en partie et en partie de la sieurie de Cormeilles.
La pièces des Coutures de Cormeilles sur le chemin de l’Eglise de Norolles à celle de Saint-Philbert, dépendant de la chatellerie de Fauguernon.
Le Pommier de Bourgogne paroisse de Norolles près du domaine non fieffé de la Touraille; dépendant le sieurie de Cormeilles.
Le Tiers d’Acre et la pièce Montfort relevaient pareillement de la sieurie de Cormeilles appartenant à la damoiselle de la Belletière.
Récapitulation du Breuil
Ainesse Gaulthier Toustain
12 pièces contenant 19 acres 1/2 22 perches 15 piedz

-dans LISTE DE NOTAIRES :
LE BREUIL
1681 – Architriclin Noucher et Jean Millet gardes-nottes pour le Roy au siège du Breuil

3 – Archives ShL:

Charles VASSEUR : « Doyenné de Touques ».

Par. de Saint-Germain,
patr. le seigneur.
Dioc. de Lisieux,
doy. de Touque.
Génér. d’Alençon,
élect. de Lisieux,
sergent. de Moyaux.
Plein fief de chevalier relevant de l’abbaye de Saint-Wandrille.

LE BREUIL – Ecclesia de Brolio – Broil – Le Breuil sus Touques

voir :
Bence, seigneur du Breuil – MSS anonyme p.23.
Bulletin Monumental 1862 p.552
Extraits de la Ste Historique de Lisieux 46-112

Election de Lisieux – sergenterie de Moyaux – 211 feux.
Sous l’invocation de St Germain

Patronage 14e, 16e et 18e : dominus loci

Capella de Brolia – Cap.S. Petri des Prais intra metas
Parrochiae du Breuil

Sous l’invocation de Notre-Dame

Patronage 14e, 16e et 18e : dominus loci

Curé Oriot 1759-1787

Insinuations

Descriptions de l’église des 18 juin 1853 et 14 juin 1860

Dans la description de 1853 on relève qu’il existe un vitrail dans lequel est un donateur pieusement agenouillé portant l’aumusse de chanoine et un écusson de gueules aux deux faces d’or au franc quartier d’hermine et en-dessous dans un cartouche carré : F. de Bouquetot
S’il faut en croitre Gilles de La Roque cette famille de Bouquetot serait une branche de la fameuse maison d’Harcourt. Quoiqu’il en soit on ne la trouve pas en possession de la terre du Breuil avant le 15e siècle. Le plus ancien personnage que les généalogies mentionnent comme seigneur du Breuil est Martin de Bouquetot, qui avait épousé Jeanne de Grengues, son fils Girard, fut aussi seigneur du Breuil, sa femme se nommait Perette de Saunoy, après eux vient Jean de Bouquetot, mari de Louise Lescot, fille héritière de Jean Lescot, seigneur de Rabu, qui vivait en 1434. Jean eut une fille Philippe épouse en secondes noces de Gilles de Nollent-St Contest, seigneur d’Eschauffour en Auge. Son fils Guillaume, qui possédait aussi Rabu du chef de sa mère, eut de Catherine d’Angerville, trois fils, Guillaume, François et Jean, qui produisirent leurs preuves de noblesse devant les Elus de Lisieux en 1540, et une fille Claude, qui épousa le 5 février 1552 Jean le Sens, seigneur de Morsan.
Guillaume était seigneur du Breuil, Jean, seigneur de Coquainvilliers, paroisse limitrophe et François seigneur de Rabu. Le document peut donc donner une date aux vitraux qui accompagnaient l’écusson et le nom du donateur.

Description des cloches
1ere cloche : En l’an 1819 j’ai été bénite par Monsieur Bernièrre, curé du Breuil, nommée St Germain par Noble Dame Louise Marie Madeleine Adrienne Lucas, veuve de Messire Marc Antoine Philémon Jacques Le Mercier, chevalier de l’Ordre royal de St Louis, accompagnée de Messire Jérôme François Rioult, écuyer. FG Gohier, C Roger : marguilliers. JP Gobillet maire.
Louis Maire et Pierre Cartenet, père et fils fondeurs.

2e cloche : En l’an 1819 j’ai été bénite par Monsieur Bernièrre, curé du Breuil, nommée Alexandre Emilie par Noble Dame Claire Emilie Lebourg, épouse de Messire Rioult, écuyer, accompagnée de Messire Alexandre Gontrand Lespéron, écuyer, sieur d’Amfreville. FG Gohier, C Roger, marguilliers. JP Gobillet, maire.
Cloche d’Escorcheville
L’an 1743, j’ai été bénite par Maistre Nicolas Bazin, curé de ce lieu, et nommée par Madame la Marquise de Nery et Monsieur le Marquis de Néry …… et héritier de feu Monsieur le Marquis de Pierrecourt de Pre….. seigneur et patron de Corcheville et autres lieux.

Description du château où on peut lire..

On a vu la famille de Bouquetot en possession du fief du Breuil pendant les 15e et 16e siècle. Elle s’éteignit vers 1600 dans la personne de Jean III de Bouquetot, seigneur de Rabu et du Breuil, mort sans héritier mâle et dont les deux filles, Guyonne et Louise épousèrent deux membres de l’ancienne et illustre famille de Chaumont-Quitry ; mais rien n’indique que ses filles se soient partagé ses terres. Il paraît plus vraisemblable de croire qu’elles ont été aliénées. Quoiqu’il en soit Guillaume de Bonnechose, gouverneur de la ville de Lisieux en 1568 se disait seigneur du Breuil. Plus tard on trouve dans un mémoire … d’un habitant de Lisieux la mention « le 26 du mois d’octobre 1696 Maistre Adrien Bence, conseiller secrétaire du Roy, seigneur du Breuil, d’Ouillye etc., mourut âgé de 73 ans en son manoir du Breuil. On le tenait riche de plus de 100000 livres de rente. Il était originaire de Lisieux. »

La Branche aînée des Bouquetot s’éteignit après 1600 dans la personne de Jean III de Bouquetot seigneur de Rabu et du Breuil, mort sans héritier mâle. Une autre branche fixée au Mesnil-Tison, élection de Pont l’Evêque, fut maintenue dans sa noblesse ancienne le 10 septembre 1668. Mais à cette époque la maison de Bouquetot n’avait plus de droits sur la paroisse qui lui avait donné son nom.

Noble Dame Esther d’Orbec, dame et baronne dudit Orbec, veuve de feu Messire Jehan de Bouquetot, vivant chevalier, sieur du Breuil – 20 octobre 1612-13 novembre 1612 et 2 mars 1613.

Damoiselles Louise et J…. dictes de Bouquetot, sœurs, filles et héritières du feu seigneur du Breuil, demeurant audit Bienfaite.- 16 décembre 1628.

18 octobre 1612 – Jean de Bouquetot, décédé, qualifié chevalier de l’Ordre du Roy, seigneur du Breuil.

Recherche de Montfaut 1463
Messire Jean de Bouquetot, chevalier, du Breuil (p.24 Ed L’Abbey)

L’abbé de St Wandrille, payait pour les biens qu’il avait au Breuil 33 livres de décimes, mais on ne voit pas qu’il ait possédé aucun manoir ni aucun fief important bien qu’il fut tenu au service militaire.

Monstres du Bailliage d’Evreux
Monseigneur Richart Malortu (Malortie) chevalier détenu prisonnier en Englesterre, seigneur d’un fief assis à Brésvedent, un autre à Fontaine et du fief du Breuil

L’abbaye de St Wandrille au diocèse de Rouen, possédait dans la paroisse du Breuil des terres pour lesquelles elle payait, d’après les Pouillés, 33 livres de décimes Quoiqu’on ne connaisse aucun manoir qui ait pu leur appartenir, toujours est-il que ces terres devaient être un fief noble puisque l’abbaye était tenue au service militaire. Ainsi on trouve dans les Montres du Baillaige d’Evreux de 1469 que « Denys Jehan Hamel pour lui et procureur des autres religieux, abbé et couvent de St Wandrille, se présenta disant que Monseigneur Jehan de Bouquetot, chevalier, seigneur du Breuil, estoit subgiet et les acquitter du service en guay, ils étaient subgiets et pour ce que ledit chevaleir n’estoit présent ; icelui procureur présenta pour faire ledit service Pierre Salmon en abillement de homme d’armes, accompaignié de deux brigandines, vougiers et ung varllet, à quatre chevaulx ; prostestant icelui procureur oudit nom avoir récompense sur ledit chevalier » (Montres du Bailliage d’Evreux en 1469 p37)

Chapelle St Pierre des Prais

Les archives de l’Hospice contiennent quelques documents relatifs à cette chapelle. Le premier est une collation donnée par le vicaire général de Monseigneur de Matignon, le 14 juin 1680, à Pierre Bernièrre, de ladite chapelle. St Petri de Pratellis vulgo Desprez intra limites parrochia du Breuil sitam. Elle était vacante par le décès du sieur Germain, prêtre. Cette collation est donnée sur la présentation d’Adrien Bence, chevalier, seigneur et patron de ladite chapelle.
Le titulaire se fit installer le 27 juin suivant. Il en jouit peu d’années, car cette chapelle est comprise dans celles qui furent réunies à l’hôpital général de Lisieux par lettres patentes de 1693. Il n’est pas présumable pourtant, vu sa situation à proximité du château, qu’elle eut été une maladrerie ou une léproserie. Aussi on plaida. Une sentence du 13 janvier 1700 ordonne la mise en état pour plaider à quinzaine.

Pierre Bence, conseiller au Parlement de Paris et probablement seigneur du Breuil, ne laissa qu’une sœur pour héritière, Jeanne Philippe Bence, veuve de Messire Claude de Lafond, intendant de Franche-Comté et d’Alsace, d’après une obligation de cette dame, au profit des pauvres de Lisieux et Rouen, datée du château du Breuil le 31 mai 1730.

La Touque traverse le Lieuvin, passe à Lisieux, et de là descend à Pont l’Evêque d’où elle se rend à la mer. Cette rivière est navigable depuis Lisieux pour les mêmes bateaux plats les gabares. Ils servent à voiturer des bois pour la construction des bâtiments au Havre, à Dieppe etc. pour transporter des cidres Les fermiers des gabelles s’en servent aussi pour voiturer leurs sels. Un particulier nommé le Sieur Bance, a fait un empêchement à cette rivière pour l’avantage de son moulin de « Breuil » à deux lieues de Lisieux et malgré le préjudice qu’il porte au public il a eu le crédit de s’y maintenir. (Boullainvilliers – Etat de la France tome IV 1737).


B – ECORCHEVILLE.

(ndlr : rien trouvé à ECORCHEVILLE hors dans Charles Vasseur.)

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Note de Charles Vasseur
L’église d’Écorcheville est détruite, et la paroisse réunie au Breuil ; aussi avons-nous trouvé dans cette dernière église la cloche dont l’inscription offre de l’intérêt.
L’église était sous l’invocation de saint Martin et dépendait du doyenné de Touques. Le patronage était laïque et faisait l’un des droits honorifiques de la baronnie de Fauguernon ; voilà pourquoi on trouve, dans les registres de déclaration des bénéfices de 1751, que le marquis de Rarey les possédait, comme héritier de M. de Pierrecourt.
Le curé percevait les dîmes.
Écorcheville eut autrefois ses seigneurs particuliers. Les Rôles publiés par La Roque, dans son Traité du ban et de l’arrière-ban, ont conservé le nom de Thomas d’Écorcheville, chevalier, parmi ceux qui furent tenus de se trouver à Tours avant Pâques 1272, pour le service du roi.
J’ai vu, dans un acte original du 26 novembre 1571, le nom de François Néel, sieur d’Escorcheville, comme témoin d’une vente faite par un cultivateur de St.-Phiibert-des- Champs à Georges de Lespée, représenté par sa femme, Grouffine Néel.

ESCORCHEVILLE -Escorcevilla – Escorchevilla

ECORCHEVILLE canton réunie au Breuil en 1827.
Sorceville,XI siècle (enquête, p. 4ag).
Escorcevilla,
Escorchevilla 1083 ( ch. de la Trinité).
Escorceville, 1184 (rotuli scacc. p. 21, 2).
Escorchevielle, 1198 (magni rotuli, p. 68, 2).
Par. de Saint-Martin
patr. le seigneur.
Dioc. de Lisieux,
doy., de Touque.
Génér. d’Alençon,
élect.de Lisieux,
sergent, de Moyaux

Election de Lisieux – sergenterie de Moyaux – 29 feux
Sous l’invocation de St Martin

Patronage:
14e dominus ejusdem villa
16e dominus de Fauguernone
18e le seigneur

Insinuations

L’église a été détruite et la paroisse réunie au Breuil.
Il ne reste sur le territoire aucun monument archéologique.
La cloche, aujourd’hui, dans l’église du Breuil est assez intéressante.
Vénérable et discrète personne Maistre Pierre Herier, prêtre, curé du bénéfice de St Martin d’Escorcheville 28 janvier 1618.
Emplacement supposé de l’ancienne église.

Image Géoportail

Maître Jacques Chaudru, prêtre, curé d’Escorcheville, chapelain de la chapelle Ste Catherine en l’église-cathédrale de St Pierre de Lisieux. Mars 1656.

Déclaration des bénéfices de 1751 :
Patron : Marquis de Rarey, comme héritier de M de Pierrecourt.
Curé:
Bazin
Revenu : toutes les dîmes.
(Archives du Calvados)

Dans les rôles publiés par La Roque on trouve, appelé au ban de 1272, et tenu de se trouver à Tours avant Pâques, pour le service du Roy : Thomas d’Escorcheville.
François Néel, seigneur d’Escorcheville, témoin dans un acte du 26 novembre 1571 stipulant une vente faite par un homme de St Philbert-des-Champs à Georges de Lespée, représenté par sa femme Grouffine Néel. La terre située au Breuil-sur-Dive (près Mézidon)
Fulco de Escorcevilla (M.R.N 1184)

LE BOIS-RAVENOT
Le Bois-Ravenot était un fief dépendant de la baronnie de Fauguernon assis sur Escorcheville. On y voyait encore en 1721 les ruines d’un ancien château qui y avait été bâti (Loisel de Boismare – Dictionnaire des Tailles II p.61)
La sieurie du Bois-Ravenot avait des terres de sa dépendance à St Philbert.
Révérend Père en Dieu Messire de Brézey, abbey des abbayes de St Pharon et Ygny, seigneur et baron de La Haye-du-Pin, chapelain et viscomte de Fauguernon, seigneur du Chasteau du Pin et de Bois-Ravenot – 7 mai 1571 (Hospices de Lisieux)
Noble Dame Madame Marie de Cerisay, dame et vicomtesse hériditale de la vicomté et chastellerie de Fauguernon et du chasteau du Pin – 20 septembre 1537 (Ib id)
En 1663 Louis Jacques Le Comte, marquis de Pierrecourt, prend dans ses titres de terres Bois-Ravenot et le Brefdent.

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