CHAPELLE HAUTE GRUE La



NOTES sur CHAPELLE-HAUTE-GRUE – 14353.

Michel COTTIN – Mars 1993

1 – Le manoir de Caudemonne :
2 – Documents à vérifier.
3 – Pièces justificatives.
4 – Annexe : extraits divers.
5 – Bibliographie.
6 – Notes de Charles VASSEUR.

1 – LE MANOIR DE CAUDEMONNE :

COTTIN Michel : Le manoir de Caudemonne, Bulletin du Foyer rural du Billot, n° 79, septembre 2002-
La Chapelle-Haute-Grue, charmante commune située au confluent de la Vie et de la Monne s’étale entre ces deux vallées et au flanc d’un éperon que surmonte la pittoresque église Saint-Pierre[1], lieu de culte particulièrement fréquenté pour sa fontaine dédiée à Saint-Laurent. Au-dessous, le manoir de Caudemonne assis en bordure de la Monne, présente un intéressant ensemble de bâtiments hétérogènes, témoins d’une longue occupation. Il est certes difficile d’imaginer ce qu’il pouvait être au temps de sa splendeur, mais au travers de son histoire et en étudiant quelques uns de ses éléments architecturaux, nous tenterons une brève restitution qu’une recherche plus approfondie devrait permettre de compléter.

HISTORIQUE

Nous devons à l’érudit Louis de Neuville[2] l’essentiel de notre connaissance sur la très ancienne histoire de cette seigneurie qui avait conservé jusqu’à la Révolution son rang de plein fief de chevalier. Cette terre, mouvante du comté de Montgommery aurait été, selon L. de Neuville, l’apanage d’une branche cadette de cette puissante famille. Ainsi, en 1201, Roger de Montgommery est qualifié du titre de seigneur de Caudemont mais sa postérité en ligne directe s’éteignit vers le commencement du XIVe siècle. Le même auteur avait trouvé la trace en 1417, d’un Jehan de Caudemonne, habitant la paroisse de la Chapelle-Haute-Grue, dont nous n’avons pu retrouver trace. L’année suivante, le domaine de Montgommery appartenant alors à Jacques de Harcourt, fut confisqué par Henry V d’Angleterre et concédé le 21 avril 1418 au sire de Fitz-Hugh, capitaine de Falaise[3].
Nous ne savons en quelle année les Harcourt revinrent en possession de leurs biens mais c’est à Guillaume d’Harcourt, comte de Tancarville et seigneur de Montgommery que Roger Bardoul, en 1450, rendit aveu pour un fieu de chevalier entier assis en la paroisse de la Chapelle Haute Grue tenu franchement et noblement a court et usaiges… avec le patronage de l’église de la Chapelle-Haute-Grue[4]. En 1484, c’est Jehan Bardoul qui à son tour avoua tenir de Jeanne d’Harcourt, comtesse  de Tancarville et de Montgommery, vicomtesse de Meulan, le fief noble de Caudemonne[5]
A la fin du XVIe siècle, en 1570, Jehan Aubert, seigneur de Caudemonne et de Querville, demeurant paroisse de la Chapelle Haulte Grue vend à Jehan Costard, bourgeois de Lisieux une pièce de terre nommée les Grands Preys, près du chemin tendant au moulin dudit seigneur moyennant 8000 livres.[6]. Quelques années plus tard, en 1598, Eustache Aubert, Seigneur de Caudemonne, rendait aveu par procureur de ce fief
Des Aubert il passa aux mains des Du Four. Les premiers membres de cette famille habitent Argentan où l’un d’eux, Aignan Du Four, est receveur des domaines du roi et de la reine de Navarre. Deux de ses héritiers François fils de Charles et son neveu François seront anoblis en 1597 pour services rendus à la couronne[7]
L’un de leurs descendants, Gratien Du Four, figure à l’Armorial de d’Hozier comme seigneur et patron de la Chapelle-Haute-Grue et porte  » écartelé au 1er et au 4e d’or à une grue de sable; au 2e et au 3e de sable à une tour d’argent maçonnée de sable.[8] En 1708, il fait les pactions du mariage projeté de sa fille Elisabeth avec Jacques de Gaultier, sieur des Authieux[9] fils de Messire Jean-Baptiste Gautier, sieur de Mesnilval[10]. La précision du contrat de mariage, nous permet d’entrer dans la vie quotidienne de cette famille et peut-être n’est-il pas superflu de s’y arrêter quelques instants. En premier lieu, Gratien Du Four dote sa fille de six cents livres de rentes annuelle à prendre sur un fermier « bon et solvable », mais prévoyant que les jeunes époux feront leur demeure à Caudemonne, il réduit cette rente, pour le temps où ils demeureront avec lui à la somme de cinq cents livres. En compensation, il leur assurera la nourriture, un valet de chambre, un laquais une fille de chambre et deux chevaux pour chacun an et en outre au cas où ladite mariée ne puisse compatir avec le sieur de Caudemonne, il s’oblige à  habiller sa fille selon sa condition et à lui donner une chambre garnie à sa discrétion. Prudent, il précise qu’au cas où lui-même se remarierait à une femme d’un âge propre à avoir des enfants, il donnerait à sa fille la somme de vingt mille livres, exigibles le jour de son remariage. De son côté, le sieur de Mesnival, le père du marié, donne, en avance de succession, la jouissance de la terre de Mesnival exempte de toutes charges, avec un carrosse et deux chevaux[11]
De ce mariage naquit une fille, Elisabeth, qui hérita de Caudemonne[12]
En juin 1732, Elisabeth Gautier de Mesnival épousait Nicolas-Emmanuel Le Paulmier de la Livarderie, portant la terre de Caudemonne dans cette famille. Mais veuve avant 1770, Elisabeth de Gautier se retira à Sées en la paroisse Saint-Gervais. Sans doute n’eut-elle point d’enfants ce qui expliquerait que cette terre fit retour à sa famille.

22 Novembre 2017

Monsieur G. JOBERT descendant nous signale :
Elisabeth de Gautier a bien eu des enfants dont un fils Robert François Le Paulmier de la Livarderie (1745-1816) époux de Marie Charlotte de Belhomme de Granlay, résidant à Sées 61.
Son acte de décès à Sées en date du 4/03/1813 est à la page 191/230

DESCRIPTION

L’ensemble architectural peut se décomposer en 4 ensembles: la « porterie », le logis,  les bâtiments de service et le colombier.

La Porterie  »

La porterie est constituée de deux tourelles sur plan carré élevées en faux-damier de pierre et brique. Le passage d’étage est marqué par un cordon de pierre et le couronnement des murs comporte un entablement composé d’une frise nue et de consoles en talon. Un haut toit en hache couvre l’ensemble.
Ce type de tourelles, relativement courant dans la région, est encore visible au Manoir du Pontif à Coquainvilliers, au Manoir du Vieux-Combray à Norolles ou à Fumichon [13] était associé à un mur de clôture à moins que les bâtiments eux-mêmes ne fassent cet office comme à Saint-Germain de Livet. Construites dans ces périodes d’incertitude qui accompagnèrent le troisième tiers du XVIe siècle, on les garnit d’ouvertures largement ébrasées sur l’extérieur destinées généralement à recevoir des mousquets [14]
Ces tourelles étaient parfois reliées entre elles par un portail comportant une porte charretière accompagnée d’un passage piétonnier tels ceux du Manoir du Vieux-Combray à Norolles ou du château de Saint-Germain-de-Livet.
Lorsque l’on approfondit l’histoire de ces demeures, l’on découvre généralement qu’elles appartenaient à cette époque à quelque seigneur protestant ou Ligueur obligé par son engagement dans l’un ou l’autre cas de prendre quelques précautions pour assurer sa protection. Au-delà, ce ne furent parfois que l’adoption d’une mode qui disparaîtra assez rapidement lorsque la sécurité revint, à la fin du règne de Henri IV.

La maison manable :

Le grand logis d’habitation est lui beaucoup plus composite. Amputé semble-t-il sur la gauche d’une part notable et cantonné vers la droite d’une tourelle à deux étages, il est difficile de discerner les diverses étapes de sa construction tant les transformations ont été radicales.
Le corps principal et la tourelle, l’un et l’autre à pans de bois s’élèvent aujourd’hui sur un haut soubassement de pierre mais ce n’était pas le cas à l’origine. En ce qui concerne le logis rectangulaire, il semblerait que ce rez-de-chaussée de pierre ait remplacé au XVII siècle un ancien pan de bois. Cette disposition que l’on retrouve en de multiples endroits: à la QUAIZE, au Manoir de QUERVILLE, au PONTIF, permettait de remettre le logis d’habitation au goût du jour.
Dans la même campagne de travaux, le pan de bois d’étage fut sans doute considérablement modifié et les ouvertures d’origine, en conjonction avec le type de poteaux que l’on observer, disparurent pour laisser place à des ouvertures beaucoup plus grandes.
A l’intérieur, une très vaste cheminée de pierre comportant un arc de décharge largement ouvert fait songer, entre autres, aux cheminées de Saint-Hippolyte-du-Bout-des-Près [15]
Les deux pavillons qui accompagnent l’entrée, avec leur maçonnerie de briques harpées de pierre, se rattache au style de l’extrême fin du XVIe ou des premières années du XVIIe siècle si caractéristique de notre région. La très belle qualité de la modénature des corniches, témoigne du haut niveau atteint par la maçonnerie à cette époque.
Il est à remarquer d’ailleurs, que le mur intérieur est doublé d’une très bel­le maçonnerie de pierre masquant l’appareillage de briques, tandis que des es­caliers cintrés sont creusés en partie dans l’angle. Le pavillon Est, pour sa part, contient un intéressant escalier de bois, à noyau creux, de belle qualité.

Les bâtiments de service :

En l’absence d’un inventaire ancien on est bien en peine d’assigner une destination aux différents bâtiments. La présence ici ou là de four, de tour de pressoir ou de porte à contre-huis permet certes de supposer leur emploi ancien, mais comme il est fréquent, l’on doit remarquer qu’une grande partie de leurs murs font appel au réemploi de matériaux provenant de bâtiments ou d’habitations plus anciennes.

Le colombier :

Symbole du pouvoir féodal, le colombier par sa taille est un signe extérieur de la richesse des propriétaires. Si le droit coutumier normand ne précise pas la relation exacte du nombre de trous de boulins avec la surface des terres possédées, comme le faisait la Coutume de Paris, il n’empêche qu’il devait exister un rapport tacite. Il est à remarquer que c’est au XVe et XVIe siècle que s’élevèrent la majeure partie de ces colombiers.
Celui-ci garde la marque d’au moins trois grandes campagnes de construction. Tout d’abord, un haut soubassement de silex harpé de pierres de moyen appareil. Puis au delà du premier cordon de briques – modernes – une maçonnerie très désordonnée de pierres de moyen appareil et, au-delà du second cordon de brique, une maçonnerie soignée, également de moyen appareil couronné d’une corniche arrondie. Enfin, la toiture de tuile conserve la trace du lanterneau aujourd’hui disparu, qui permettait aux pigeons l’accès aux 1500 boulins visibles à l’intérieur.
Il faut refuser bien entendu le chronogramme de 1020 curieusement gravé au premier niveau de cette construction.
Tel qu’il se présente, ce colombier remonte, semble-t-il, à la fin du XVIe siè­cle pour sa partie la plus ancienne tandis que le dernier niveau avec ses harpes de pierre et son couronnement date, selon toute vraisemblance, du milieu du siècle suivant.
Vu de la route qui le surplombe cet ensemble est l’un des plus raffinés de notre sud Pays d’Auge et tous nous appelons de nos vœux la mise en place de mesures de protection efficaces de cet environnement, afin d’éviter la prolifération anarchique de ces pavillons prétentieux ou sans caractère qui enlaidissent tant de coins de notre Pays d’Auge.
Michel COTTIN – Mars 1993.

2 – DOCUMENTS à VERIFIER.

Les A.D. de l’Orne conservent dans le Fonds de Montgommery un dossier intéressant sur les anciens possesseurs de ce fief: les Aubert, les Bardoul les Du Four, les Gautier de Menilval.
Pour les BARDOUL, voir la généalogie qui a été établie par M. de FRONDEVILLE et existe en microfilm aux A.D. S.M. Cf. NORTIER Cahiers Léopold Delisle – XXIX – 1980 – Fasc. 2, p. 21

ANNEXE 1

3 – PIECES JUSTIFICATIVES.

1450 – 23 septembre – La Chapelle-Haute-Grue
 » Ce que tient et advoue tenir à foy et homaige Roger Bardoul…. de Caudemonne de haut et puissant seigneur Guill. de Harcourt comte de Tanquarville Seigneur de Mongommery et Vinas C’est a savoir un fieu de chevalier entier assis en la paroisse de la chapelle haute grue tenu franchement et noblement a court et usaige et en icelluy fieu a plusieurs Revenus rentes faisances et aultre dignitez a noble fieu appartenant avec…. le patronage de l’église de la Chapelle Haute Grue et en est tenu faire ledit escuier a mondit seigneur foy et hommage reliefs XIIIe et autres coust….Me Guillaume de la pallu senechal tenant les ples.
= A.D. Orne. A. Montgommery III.8

1484 – 12 février – La Chapelle-Haute-Grue
Es plé de Montgommery pour noble et puissante dame Jehanne de Harcourt comtesse de Tanquarville et de Montgommery vicomtesse de meulan tenus par nous Pierre le François… noble homme maistre Geoffoir monnier escuier senechal dud. lieu le douz. jour de février l’an mil IIIIc quatre vingt et sept fut pnt. noble homme Jehan Bardoul escr sr du fief noble de caudemonne tenu pour un fief entier de chevallier dont le che est assis en la paroisse de La Chapelle haute grue.
= A.D. Orne. A. Montgommery III.8

1570 – jeudi 29 juin – La Chapelle-Haute-Grue
Noble homme Jehan Aubert, seigneur de Caudemonne et de Querville, demeurant audit lieu de Caudemonne, paroisse de la Chapelle Haulte Grue, vend à Jehan Costard, bourgeois, marchand drappier, demeurant paroisse saint Jacques de Lisieux, une pièce de terre nommée les grands preys, assise en lad. paroisse de la Chapelle Haulte Grue, près du chemin tendant au moulin dud. seigneur, moyennant 600 livres. Passé à Lisieux, en la maison du Cisne ( Cygne ), du faubourg de la Porte de Caen.
= Tabel. de Lisieux – Analyse Et. Deville

1598 – 21 octobre – La Chapelle-Haute-Grue
 » A tous ceux qui ces lettres… le garde des sceaux aux obligations de la vicomté d’Orbec, Salut, devant Guillaume Sauvin et Jehan Le Barbier au siège de Livarot, fut présent noble homme Eustache Aubert Seigneur de Caudemone ; lequel, constitue pour son procureur et certain messaige spécial scavoir est Jehan de la Fontaine auquel il donne procuration et jouissance de porter en son nom à monsieur le Senechal de la Comté de Montgommery et au procureur d’icelle dicte conte un adveu et denombrement de la terre et Seigneurie dudit lieu de Caudemonne comme tenant mouvante et rellevante de lad. conté à foy et hommaige relliefz treiziesmes seullement que led. sieur de Caudemonne a dict estre de luy signe et ce aux prochains ples de lad. conte et autres ensuivants.
= A.D. Orne. A. Montgommery III.8

1697 – La Chapelle-Haute-Grue
 » Gratien du Four, seigneur et patron de la Chapelle-Hautegrue:
Ecartelé au 1er et au 4e d’or à une grue de sable ; au 2e et au 3e de sable à une tour d’argent.
G.A.PREVOST – Armorial… Généralité d’Alençon – t. I, p. 69

1708 – 7 février – Montpinçon – La Chapelle-Haute-Grue
 » Du traité de mariage qui sera fait et célébré en l’église apostolique et romaine entre Jacques Gaultier escuyer seigneur et patron des Authieux, fils de Jean-Baptiste Gaultier, écuyer, seigneur de Mesnilval et autres lieux et de noble dame Anne Poulain ses pére et mère, d’une part et de Damoiselle Elisabeth Dufour, fille de Gratian Dufour seigneur et patron de La Chapelle et de Caudemonne, conseiller du Roy, président en l’élection d’Argentan et de noble dame Elisabeth de Marescot, ses père et mère, d’autre part, les pactions suivantes. C’est à scavoir: que ledit Sr de Caudemonne s’est obligé de donner aux futurs mariés la somme de six cents livres de rentes annuelles en rente ou fond a deue estimation et d’autant que l’intention desd. futurs époux est de demeurer chez led. Sr de Caudemonne, il lui sera déduit sur lad. somme de six cents livres celle de cinq cents livres tant pour la nourriture desd. futurs mariés que pour celle d’un valet de chambre, d’un laquais, d’une fille de chambre et de deux chevaux par chacun an tant qu’ils demeureront ensemble et le surplus montant de cent livres sera donné aux futurs mariés par led. Sr de Caudemonne à prendre sur un fermier bon et solvable, s’oblige en outre led. sr de Caudemonne d’habiller lad. Damoiselle sa fille selon sa condition et aussy de lui donner une chambre garnie à sa discrétion en cas que lad. futur mariée ne puisse compatir avec led. Sr de Caudemonne et qu’ils fussent obligés de se séparer et a esté stipulé qu’en cas que ledit Sr de Caudemonne vint à se remarier à une femme d’un âge propre à avoir des enfants, il s’oblige à payer à lad. Damoiselle sa fille la somme de vingt mille livres qui sera exigible au jour de son second mariage et qu’en cas qu’il arrive que led. sr de Caudemonne mourut sans enfants vivan,ts et que lad. Damoiselle sa fille mourut aussy sans enfants avant led. Sr des Authieux, led. futur époux aura pour don mobil la somme de six mille livres à prendre sur le bien paternel. Et de la part du Sr de Menisval il a donné aud. Sr son fils en faveur dudit présent mariage par avance de succession la jouissance de la terre de Mesnilval en toutes les circonstances et dépendances, exemptes de toutes charges, promettant aussy de donner un carrosse avec deux chevaux à lad. Damoiselle future épouse à laquelle led. futur a gagé plein douaire du consentement dud. Sr son père sur tous ses biens tant présents qu’à venir et a esté stipulé qu’en cas que led. Sr de Mesnilval mourut avant lad. Dame de Mesnilval son épouse lad. Dame se contentera pour tout droit de dot et douaire et autre qu’elle pourrait demander à la somme de six cents livres de rente annuelle qu’elle pourra prendre sur tel bien de la succession; renonçant à en demander plus outre il lui sera délivré par avance une somme de trois cents livres sur les meubles restant de la succession, avec une chambre garnie et ses bien parafernaux, aussy a esté accordé qu’en cas que led. Sr des Authieux mourut avant lad. Damoiselle future épouse elle remportera sa chambre garnie et ses parafernaux et son carosse.
Fait en présence dud. seigneur de Mesnilval et de la Dame son épouse père et mère dud. Sr futur époux et de Michel Gautier escuyer Sr de Clermont son oncle et dud. Seigneur de Caudemonne père de lad. Dammoiselle future épouse; de François de Marescot, escuyer son oncle; de la Dame de Marescot son épouse et de la Dame du Tilleul sa tante, le 7 février 1708″.
= Tabell. de Montpinçon – Transcription de J. Maneuvrier in Caudemonne et Jacques de Gaultier des Authieux, grand-père de Charlotte Corday – note dactylographiée – août 1971 – M.C. Dossier Montpinçon

1708 – 15 février – La Chapelle-Haute-Grue
Le 15 février 1708, vu l’attestation du sieur de Droulin, curé de la Chapelle-Haute-Grue, et du sieur Morin, curé de Saint-georges-des-Authieux, dispense de bans pour le mariage entre Jacques de Gaultier, Escuyer, fils de Jean-Baptiste, Escuyer[16] et de noble dame Anne Poullain, de ladite paroisse des Authieux, d’une part, et damoiselle Elisabeth Dufour, fille de Gratian, conseiller du roy et de feue dame Elisabeth de Margeot, de ladite parroisse de la Chapelle-Haute-Grue.
= abbé PIEL, Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien diocèse de Lisieux – t. I, p. 720, N° 460.

1710 – 22 mars – La Chapelle-Haute-Grue
Le 22 mars 1710, la nomination à la cure de la Chapelle-Haute-Grue appartenant au seigneur de Caudemonne, Messire Gratian Dufour, seigneur et patron de ladite paroisse et du fief et seigneurie de Caudemonne, nomme à ladite cure, vacante par la mort de Me Nicolas de Droullin, Escuyer, prêtre, dernier titulaire, décédé le 2 février dernier, la personne de Me François Gautier, diacre de ce diocèse, originaire des Authieux-en-Auge.
Le 22 mars 1710, Mre Pierre du Mesnil, vicaire général donne audit sieur Gautier la collation du bénéfice.
= abbé PIEL, Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien diocèse de Lisieux – t. II, pp. 38-39, N° 222.

1710 – 22 juillet – La Chapelle-Haute-Grue
Le 22 juillet 1710, Messire Réné-François Gautier, diacre, demeurant à saint-Georges-des-Authieux, pourvu de la Chapelle-Haute-Grue prend possession de ce bénéfice, en présence de Messire Philippe Bertheaume, prêtre, curé de Réveillon, diocèse de Séez; Me Marin Billon, prêtre desservant ladite paroisse de la Chapelle; Gratian Gondouin, acolyte, et autres habitants dudit lieu.
= abbé PIEL, Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien diocèse de Lisieux – t. II, p. 51, N° 300.

1725 – 23 janvier – La Chapelle-Haute-Grue
Le 23 janvier 1725, la nomination à la cure de la Chapelle-Haute-Grue, appartenant au seigneur du lieu, Messire Jacques Gautier, Escuyer, seigneur et patron de la Chapelle-Haute-Grue, nomme à cette cure, vacante par le mort de Messire François Gautier, dernier titulaire, la personne de Mre Thomas Bellière, prêtre de ce diocèse. Fait au manoir presbytéral « de la Haute-Grue », en présence de Mre Guillaume de Mannoury, Escuyer, seigneur de Fontigny, et autres témoins.
Le 25 janvier 1725, le seigneur évêque donne aud. sieur Bellière la collation dudit bénéfice.
Le 16 février 1725, le sieur Bellière prend possession de la cure de la Chapelle-Haute-Grue, en présence de Me Pierre Aubert, prêtre, vicaire de Sainte-Foy-de-Montgommery, et autres témoins de ladite paroisse.
= abbé PIEL, Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien diocèse de Lisieux – t. II, p. 635, N° 835.

1768 – 17 janvier – Tortisambert
Bail à fieffe par Charles Dufour, demeurant à Tortisambert, à François Favey, demeurant à la Chapelle Haute-Grue, d’une pièce de terre nommée le Champ, sis à Tortisambert.
= Arch. SHL. – Analyse Et. Deville – Parch. 2 ff.

1770.- La Chapelle-Haute-Grue
 » Le 14 mars 1770, la nomination à la cure de Saint-Pierre de la Chapelle-Haute-Grue appartenant au seigneur du lieu, noble dame Elisabeth Gautier, veuve de Messire Emmanuel Le Paulmier, sieur de la Livarderie, dame et patronne de la Chapelle-Haute-Grue, demeurant à Séez, parroisse saint-gervais, nomme à ladite cure vacante par la mort de Me Lean-Laurent Gautier, dernier titulaire, la personne de Me Louis-Achille Pigis-prémont, prêtre, originaire de la paroisse de saint-Michel-de-Livet, vicaire de Neuville-sur-touques. Fait et passé à Séez, rue des Veuves( -), en la maison de la dame de la Livarderie.
31 mars 1770, collation de l’évêque
26 juin 1770, prise de possession  »
= Abbé PIEL – Insinuations – t. V, pp. 27-28, XXXIII-84

4 – ANNEXE : Extraits divers.

(Pouillé) Nom de lieu au XVIe siècle : de CAPELLA HASTEGOU
Nom du Saint patron : Saint Pierre

Nom moderne : La Chapelle-Haute-Grue
en note :  » Nous pensons qu’il faut lire dans le pouillé du XVIe siècle: CAPELLA HASTEGRU. En 1579, on écrivait: LA CHAPELLE HAUTEGRU.- SAINT-PIERRE de la CHAPELLE, vers 1280 ( L.D. )
Patronage au XVIe siècle : G. de Bella Aqua
Patronage au XVIIIe siècle : Le seigneur
= dans Henri de FORMEVILLE, Histoire de l’ancien évêché-comté de Lisieux – Lisieux, E. Piel, 1873, t. I, pp. lxx-lxxj

CHAPELLE-HAUTE-GRUE ( LA ), h. commune de Tortisambert Capella Hastegru – XVIe siècle ( pouillé de Lisieux, p. 56 ) – Chapelle-Hautegru – 1579 ( ibid. – p. 57, note )
Paroisse de Saint-Pierre, unie aujourd’hui pour le culte à Tortisambert; patr. le seigneur ; Dioc. de Lisieux, doyenné de Livarot. Généralité d’Alençon, élection d’Argentan, sergenterie de Trun ».
= in HIPPEAU C., Dictionnaire topographique du département du Calvados – Paris, Imp. Nationale, 1883, in-4°, 330 p. ; p. 66

La Chapelle-Haute-Grue, Capella de Hastegru, de Hastagou.
L’église n’est plus consacrée au culte. La commune de La Chapelle a été réunie, pour le spirituel, à celle de Tortisambert. D’après l’analyse que M. Pannier a bien voulu me communiquer, l’église date du XVIe siècle. Les fenêtres carrées, à arc surbaissé, ont été ouvertes vers le milieu du siècle dernier, ainsi que la porte l’inscription suivante gravée sur une des fenêtres du chœur:
L’AN 1747. G. L. ROY.

 » Le portail occidental est surmonté d’un gable, recouvert en essente. La porte latérale est placée au nord.
On remarque à l’intérieur de l’église un autel avec un retable d’ordre composite, style Louis XV. Le devant d’autel représente un agneau dans les flammes. De chaque côté se déroulent de gracieux rinceaux.
 » Des bancs en bois de chêne et à haut dossier, dans le style Louis XII sont placés dans le chœur.
 » La Chapelle est un lieu très fréquenté pour les maladies de la peau.
 » L’église était placée, au XVIe siècle, sous l’invocation de saint Pierre. Plus tard, elle fut mise sous celle de saint Laurent. Le seigneur nommait à la cure.
 » Au XVIe siècle, la Chapelle-Haute-Grue avait pour patron laïque G. de Belleau (de Bella Aqua); au XVIIIe siècle, le seigneur.
 » Cette ancienne paroisse comptait 52 feux, 260 habitants et dépendait µ, à l’époque de la Révolution, de l’élection d’Argentan. Sa population actuelle est de 95 habitants.
 » M. le vicomte Louis de Neuville fait une description attrayante très de la Chapelle-Haute-Grue, et nous donne d’intéressants détails sur les fiefs de cette paroisse:
 » La Chapelle-Haute-Grue, dit-il, occupe un promontoire élevé qui sépare les deux jolies vallées de la Vie et de la Monne, et les pentes qui s’étendent de chaque côté vers ces deux rivières. Sur les bords de la Monne, on remarque un étang dont l’eau reflète un groupe de constructions de divers genres placé à son extrémité; celle qui frappe le plus les regards est une vieille tour à l’aspect féodal; ce n’était pourtant qu’un colombier dépendant du manoir de Caudemonne. Ce fief mouvant du comté de Montgommery, a été l’apanage d’une branche cadette de la maison de ce nom, qui pendant les XIIe et XIIIe siècles a été fixée sur ce coin du sol. Il paraît avoir été aussi nommé Caudemont, du moins on trouve Roger de Montgommery qualifié du titre de seigneur de Caudemont en 1201. Sa postérité directe s’éteignit vers le commencement du XIVe siècle. Nous trouvons en 1417, un Jean de Caudemonne dans la paroisse de la Chapelle-Haute-Grue. Caudemonne fut depuis possédé par la famille Auber qui portait pour armes: palé d’argent et de gueules au chef d’azur. Eustache Auber était seigneur de Caudemonne et de la Chaquetière, vers 1600. Au XVIIIe siècle, Caudemonne était la propriété de M. Le Paulmier de La Livarderie, officier de marine. Cette terre a été vendue pendant la Révolution.
 » Dans la même paroisse se trouvait un fief nommé La Chapelle-Haute-Grue; mais il devait avoir bien peu d’importance, car il fut acquis en 1617, par M. Guillaume de Mannoury, sieur de Perteville, pour la modique somme de 200 livres tournois en capital.
 » Le versant opposé de la paroisse de La Chapelle-Haute-Grue, du côté de la rivière de Vie, dépendait du fief de la Chaquetière, qui s’étendait aussi dans les paroisses voisines de La Brévière, de Sainte-Foy-de-Montgommery. Ce fief tenu du duché d’Alençon, était possédé au XVIe siècle par la famille Aubert de Caudemonne. Aux XVIIe et XVIIIe siècle, la Chaquetière appartint à la maison de Courseulles-Capdehoulle, aujourd’hui représentée par la famille de Vaussay.
 » Signalons encore la terre non seigneuriale du Vaursan, possédée par une branche de la famille Costard sous le règne de Louis XIV. Une vacherie moderne y fut établie il y a peu d’années par M. Robiou de La Tréhonnais, agronome distingué; elle a depuis été transférée près de Lisieux.
 » La famille du Vergeast, originaire de Condrieu-sur-le Rhône, a demeuré à la Chapelle-Haute-Grue vers la fin du XVIe siècle ».
=  A. de CAUMONT, Statistique monumentale – t. IV, pp. 638-640

Isabelle JOUAN Isabelle, dir., Pays d’Auge – Un terroir, un patrimoine  – Guide des cantons de: Lisieux II, Saint-Pierre-sur-Dives, Livarot, Orbec – (1989), pp. 25-26
 » Au creux de la vallée de la Monne, où les verts tendres dominent, s’étend la propriété de Caudemone. De la D.110, on aperçoit nettement l’ensemble. On remarquera les poternes à damiers de briques et de pierre du XVe siècle, ainsi qu’un beau colombier alternant briques et blocs de pierre. Celui-ci, actuellement utilisé comme bergerie fut construit au XVe siècle et pouvait contenir jusqu’à 1500 niches. Au vu de son importance le fief devait être très étendu.
 » Quant au manoir lui-même on peut l’observer plus aisément en empruntant la petite route sur la gauche. Composé d’un corps de logis rectangulaire de d’une tour d’angle, il s’élève sur trois niveaux dont un sous-comble. Le rez-de-chaussée en pierres parfois enduites, est surmonté d’un étage à pans de bois au hourdis de  tuileau.
 » Le solin de pierre de même faction que le colombier pourrait-être plus ancien que le niveau à colombage du XVIIe siècle.
 » La demeure actuelle doit être consécutive à une ancienne construction dont elle a réutilisé certains éléments.
 » Le domaine est visible extérieurement. Une ferme-auberge y est ouverte présentant un bel intérieur normand. Des spécialités régionales y sont servies. C’est peut-être un bon endroit pour déguster un savant mélange d’architecture et de gastronomie régionales « .

ANNEXE 2

Notes sur les DUFOUR
Arch. Orne: H. 3378
H
Sur la famille DUFOUR, cf. BSHAO – XXII, 1903, pp. 44-80
DUVAL Louis, Argentan et ses environs durant la Ligue – Argentan, Imp. du Journal de l’Orne, 1897, in-8°, 15 p.
= AD. Orne 2335

 » Parmi ceux de nos compatriotes qui se signalèrent  dans ces guerres, les historiens mentionnent en première ligne Jacques de Matignon, comte de Gacé et par Jean Antoine de Saint-Simon, marquis de Courtomer, qui prirent une part à la défaite des Gautiers. A côté de ces noms illustres, il convient de donner place à des noms moins connus ( Guillaume Auvray… Pierre Fortin…… Philippe Marescot[17]….’C’est encore pour services signalés rendus à la couronne, particulièrement pendant les troubles, qui furent anoblis par lettres données à Rouen, au mois de janvier 1597, François du Four, François, son neveu, fils de Charles et petit-fils d’Aignan du Four receveur des domaines du roi et de la reine de Navarre (duc et duchesse d’Alençon). Il y est dit que François du Four avait rempli les fonctions de Grenetier au magasin à sel et d’élu en l’élection d’Argentan, de 1553 à 1587, et que Charles du Four, fils de Charles, lui avait succédé. Le roi ajoute  » Ayant été aussi suffisamment informé de l’entière dévotion et affection que lesdits François et Charles ont porté au bien de notre service et du public avec troubles et divisions, qui se sont esmeus contre l’Etat de nos prédécesseurs et le nostre, durant lequel lesdits François et Charles, prenant les armes pour le service de nos prédécesseurs suivant nostre très cher cousin le sieur de Matignon, maréchal de France, commandant en la Basse-Normandie. Et estant de retour en leurs maisons, en nostre ville d’Argentan, sont commandé sur les habitants pour la défense et tuition de leur ville contre les perturbateurs du repos public laquelle affection fut encore continuée en les présents troubles audit François estoit fils de Charles qui ont assisté nos gouverneurs et capitaines d’Argentan, de leurs personnes, d’armes et chevaux pour s’opposer aux desseings et menées des rebelles, s’estant maintenus comme vrays François, en l’obéissance qu’ils doivent à la couronne de France – Arch. dép. Orne C 752 « .
Dans les notes de Madame la Marquise de LA CHAUX compilées par M. HUBERT, Arch. dép. Orne, t. V, vol. 33, p. 9:
Leurs armes sont d’azur à l’étoile d’or accompagnée de trois croissants d’or.
Charles et François du Four, oncle et neveu l’un grenetier et l’autre élu à Argentan furent anoblis en 1597.

 » Aussi Nicolas du Four, Avocat au Parlement de Rouen  et Claude du Four, homme d’armes en la compagnie du sieur de la Mailleraye, furent anoblis en 1526 ; et François du Four, sieur du Fossey, secrétaire du Roi, confirmative d’autres lettres du roi Charles 9, obtenues par Pierre du Four en 1582, mêmes armes que Nicolas.
 » François du Four, sieur du Maris et Jacques du Four, sieur du Guast et René, sieur de Courgeon, frères, issus de François anobli en 1597, demeurant à Argentan parurent devant M. du Marle.
 » Jacques du Four, sieur du Saussai ; François du Four sieur de la Thuillerie, et Louis sieur du Vieux et du Buisson, frères, demeurant à Argentan, de même famille dit du Marle en 1666, dans sa Recherche de la noblesse ».

Notes de Ch. VASSEUR

LA CHAPELLE-HAUTE-GRUE

Gratien du Four, sgr. et patron de la Chapelle, écartelé au 1 et 4 d’or à une grue de sable au 2 et 3 de sable à un tout d’argent maçonnée de sable D’HOZIER 272

5 – Bibliographie.

CAUMONT Arcisse de,  Statistique monumentale  – t. IV, pp. 638-640
CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome III page 638
COTTIN Michel, « Notes sur la Chapelle-Haute-Grue »,  Bulletin du Foyer rural du Billot, Mars­1993, N° 43, pp. 7-15
COTTIN Michel : Le manoir de Caudemonne, Bulletin du Foyer rural du Billot, n° 79, septembre 2002-
DUVAL Louis,  Argentan et ses environs durant la Ligue  – Argentan, Imp. ­du Journal de l’Orne, 1897. In-8°, 15 p.
«= AD. Orne 2335
Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page1095.
FORMEVILLE Henry de,  Histoire de l’ancien évêché-comté de Lisieux -­ Lisieux, E. Piel, 1873, t. I, pp. lxx-lxxj
FOURNIER Dominique : les références à la justice dans la toponymie et l’anthroponymie normandes ; BSHL n°61, décembre 2006. p.56.
HIPPEAU C.,  Dictionnaire topographique du département du Calvados  -­Paris, Imp. Nationale, 1883. In-4°, 330 p.; p. 66
Isabelle JOUAN Isabelle, dir.,  Pays d’Auge – Un terroir, un ­patrimoine  – Guide des cantons de: Lisieux II, ­Saint-Pierre-sur-Dives, Livarot, Orbec  – (1989), pp. 25-26
LECHAUDE d’ANISY,  Extraits des Chartes et autres actes normands qui se ­trouvent dans les Archives du Calvados… accompagné d’un Atlas  -­dans  MSAN  – t. VII, 1834, n° 257, p. 438
MANEUVRIER Christophe, « A propos du manoir de Caudemonne: un exemple ­d’habitat seigneurial déplacé à la fin du Moyen Age »,  HTPCSPSD  – Mars­1993, N° 43, pp. 17-18
Jack MANEUVRIER,  Caudemonne et Jacques de Gaultier des Authieux, ­grand-père de Charlotte Corday  – note dactylographiée – août 1971 –
= M.C. Dossier Montpinçon.
MANEUVRIER Jack : Les saints réputés guérisseurs du canton de Saint Pierre sur Dives. Bulletin du Foyer rural du Billot, n° 91, septembre 2005.
PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 2e carton. (Montgommery)
PIEL abbé,  Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations­ ecclésiastiques de l’ancien diocèse de Lisieux  – Lisieux, Lerebour, t.­I à V.
Rerum gallicarum et francicarum scriptores, querimonniae Normannorum­anno 1247  – Ed. Léopold Delisle in  Recueil des historiens de la France – t. 24, 1 ère  partie, Paris, 1904; cité par Ch. Maneuvrier.

6 – Notes de Charles VASSEUR.

Carnet «  Doyenné de Livarot » :
24 – LA CHAPELLE-HAUTE-GRUE –Ecclesia de Capella Hastegon
Election d’Argentan sergenterie de Trun 52 feux
Sous l’invocation de St Pierre
Patronage :
16e G.de Bella Aqua
18e le seigneur

Curés:
Gautier 1764
Pigis Prémont 1770-1787

Gatien du Four seigneur et patron de la Chapelle-Haute-Grue :   écartelé au premier et quatrième d’or à une grue de sable et au deuxième et troisième de sable à une tour d’argent maçonnée sable  (d’Hozier 272)
Description de l’église par A.Pannier

Description de la cloche
L’An 1779 j’ai été bénite par Messire Louis Pigis Prémont, curé de ce lieu.
Monsieur Robert Francis le Paulmier, écuyer, seigneur de la Livarderie, Elisabeth Gauthier, veuve de Messire Emmanuel le Paulmier, écuyer, seigneur de la Livarderie, dame et patronne de la Chapelle-Haute-Grue. F. Bertheaume trésorier.
Dorno FD.

[1] Si cette église figure dans les Pouillés lexoviens du XVIe siècle publiés par FORMEVILLE, elle est en revanche absente du Pouillé de 1360 publié par LONGNON.
[2] Arcisse de CAUMONT, Statistique monumentale du Calvados , t. V, pp. 538-540 d’après les notes de Louis de Neuville.
[3] A. CHARMA ,  » Rôles normands et français et autres pièces tirées des archives de Londres par Bréquigny en 1764, 1765 et 1766 « , MSAN , t. XXIII, 1re partie, art. 119 p. 17 cité par Paul LE CACHEUX , Actes de la chancellerie d’Henri VI concernant la Normandie sous la domination anglaise (1422-1435) , Rouen et Paris, 1907-1908; tome II, p. 90..
[4] AD. Orne, A Montgommery III. 8.
[5] Id°
[6] Tabel. de Lisieux – Analyse Et. Deville.
[7] Voir la note consacrée aux Du Four par Louis DUVAL: « … C’est encore pour services signalés rendus à la couronne, particulièrement pendant les troubles, que furent anoblis par lettres données à Rouen, au mois de janvier 1597, François du Four, François, son neveu, fils de Charles et petit-fils d’Aignan du Four receveur des domaines du roi et de la reine de Navarre ( duc et duchesse d’Alençon ) . Il y est dit que François du Four avait rempli les fonctions de Grenetier au magasin à sel et d’élu en l’élection d’Argentan, de 1553 à 1587, et que Charles du Four, fils de Charles, lui avait succédé. Le roi ajoute « Ayant été aussi suffisamment informé de l’entière dévotion et affection que lesdits François et Charles ont porté au bien de nostre service et du public avec troubles et divisions, qui se sont esmeus contre l’Etat de nos prédécesseurs et le nostre, durant lequel lesdits François et Charles, prenant les armes pour le service de nos prédécesseurs suyvant nostre très cher cousin le sieur de Matignon, maréchal de France, commandant en la Basse-Normandie . Et estant de retour en leurs maisons, en nostre ville d’Argentan, sont commandé sur les habitans pour la défense et tuition de leur ville contre les perturbateurs du repos public laquelle affection fut encore continuée en les presens troubles audit François estoit fils de Charles qui ont assisté nos gouverneurs et capitaines d’Argentan, de leurs personnes, d’armes et chevaux pour s’opposer aux desseings et menées des rebelles, s’estant maintenus comme vrays François, en l’obéissance qu’ils doivent à la couronne de France – Arch. dép. Orne C 752 « ..
[8] Ch. VASSEUR , Dossiers bleus ; SHL. La Chapelle-Haute-Grue , d’après d’HOZIER, n° 272 et G.A.PREVOST , Armorial … Généralité d’Alençon , t. I, p. 69.
[9] Les actuels Autels-Saint-Basile.,
[10] Jean-Baptiste Gautier, sieur de Mesnival  ou Ménival portait de gueulle à une croix anchrée d’argent frettée en coeur de sable accompagnée au premier canton d’un croissant d’argent » – G.A. PREVOST, Armorial…. 1696, Généralité d’Alençon , t. I, N° 238, p. 29
[11] Tabell. de Montpinçon – Transcription de J. Maneuvrier dans Caudemonne et Jacques de Gaultier des Authieux, grand-père de Charlotte Corday , note dactylographiée – août 1971. .
[12] Quant à Jacques de Gautier, l’époux d’Elisabeth Dufour, devenu veuf, il épousa en seconde noces Marie Labbé. De cette union naissait le 13 mars 1737, une fille, Charlotte-Jacqueline-Marie de Gautier qui devait épouser le 14 février 1764 Jacques-François de Corday d’Armont . Quatre ans plus tard, le 27 juillet 1768, Marie-Anne-Charlotte de Corday d’Armont voyait le jour aux Lignerits. Note de M. Jack MANEUVRIER.
[13] Les deux pavillons du château de Fumichon, élevés dans un autre contexte, ne paraissent pas avoir été associés aussi étroitement à un système défensif.
[14] A Bellou, le canon des pièces à feu pénétrait dans un axe de bois pivotant.
[15] Voir R. QUENEDEY.
[16] Dans un acte de 1707, il est dit « sieur de Mesnilval, demeurant en son manoir seigneurial de Lignières, parroisse des Aultez-en-Auge ». abbé PIEL, t. I, p. 697, N° 312.
[17] Voir des Diguères, La vie de nos pères… , pp. 158-282 .

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