COUDRAY RABUT



NOTES sur COUDRAY-RABUT – 14185.
(Fusion des anciennes paroisses de Coudray ou Coudrey et de Rabu ou Rabut).

1 – NOTES sur COUDRAY-RABUT
2 – PIECES JUSTIFICATIVES
3 – BIBLIOGRAPHIE
4 – Notes de Charles Vasseur.

1 – NOTES sur COUDRAY-RABUT
Michel COTTIN

Le domaine connu de nos jours sous le nom de Manoir du COUDRAY comporte un certain nombre de constructions, logis d’habitation ou bâtiments à usage agricole d’époques très diverses.

Le logis lui-même est le fruit de multiples campagnes de construction ou de transformations.

A l’origine – premier quart du XVIe siècle on trouve un petit logis rectangulaire. De cette campagne, seul subsiste semble-t-il, une partie du pan de bois arrière qui a conservé la trace de ses anciens accès à une tourelle implantée en arrière qui contenait un escalier à vis dont le noyau a été conservé en réemploi dans une paroi du second niveau.

A une importante campagne de transformations (que l’on peut situer dans le troisième tiers du XVIe siècle) nous devons le pan de bois de l’étage sur la vallée et les deux retours nord et sud, avec ses consoles et ses sculptures.

Le XVIIe siècle vit cette construction s’épaissir et la tourelle d’origine, vraisemblablement ronde, remplacée par une large tourelle carrée abritant un massif escalier rampes sur rampes à volées droites et paliers de repos. Les puissants balustres portent les caractéristiques habituelles de ces escaliers assez particuliers mis à la mode par les charpentiers hollandais installés à Rouen à cette époque. A l’entresol nous trouvons un curieux petit oratoire aux murs couverts sur trois côtés de stucs à la modénature puissante formant des petits panneaux sans doute décorés à l’origine de peintures.

Le quatrième panneau est garni d’un placard sans doute destiné à la conservation des ornements.

La présence de cet oratoire est à rapprocher de ce courant mystique de la première moitié du XVIIe siècle.

La même campagne vit l’édification, au premier étage, sur le pignon sud d’une cheminée monumentale de pierre. Le conduit avec ses harpes de pierre est parfaitement en concordance chronologique.

Puis, pour près de deux siècles, les travaux vont s’interrompre, correspondant selon toute vraisemblance au séjour des propriétaires, les d’Estièvre, dans leur château de Trémauville dans le pays de Caux. Il faut attendre les dernières années du XVIIIe siècle ou les premières du siècle suivant pour voir apparaître de nouvelles transformations. En premier lieu, on va édifier, sur la façade ouest, un rez-de-chaussée de brique avec une porte en plein cintre au centre. Les baies de part et d’autre de cette entrée, sans doute plus tardives au vu de la nature de la brique – plus foncée parce que plus cuite – seront elles en arcs surbaissés. A la première phase, il faut également attribuer la quasi totalité des lambris qui comportent à la fois des caractéristiques Louis XIII dans leur mouluration et Directoire avec ses pilastres cannelés et ses motifs.

Signalons également un très intéressant trumeau peint, malheureusement peu lisible, sur lequel on aperçoit une entrée de port qui pourrait être celle de Honfleur.

2 – PIECES JUSTIFICATIVES

1247
36. Johannes Frogeri, del Cordreio, conqueritur de rege, eo quod, cum dominus rex habeat quoddam molendinum situm in terra sua apud Cordrei, et propter situm dicti molendini idem Johannes dampnificatus sit singulis annis ad valorem XX solidurum turonensium, sicut per inquisitionem est ei adjudicatum, elapsi sunt duodecim anni quod nihil….. (manque de photocopie)… a domino rege ut faciat eis dari aliquid de redditu quem totaliter persolverunt anno transacto, pro eo quod messes eorum destructae fuerunt per tempestam quae cecidit in villam eorum, et in hanc petitionem faciunt non solum pro se ipsis sed pro tota villa.
= Querimonniae Normannorum anno 1247, Ed. Léopold Delisle dans Recueil des historiens de la France, t. 24, 1ère partie, Paris, 1904; p. 6.

1312 – Le Coudray
(14) Du moulin Gybellene qui soulloirt estre compté oles dis cens et eschaiètes que Monsr Johan de Bruiecourt tient fe pour moitié….. xxj l. (Le moulin Gibelin se trouvait au Coudray-Rabut, au nord de Pont-l’Evêque. Cf. Strayer, p. 208.)
La maison de Brucourt a possédé d’assez nombreux fiefs dans la Vicomté d’Auge. Sous Philippe-Auguste, Henri de Brucourt tenait deux fiefs à Brucourt, Asseville et Saint-Martin-le-Vieil et un fief au Torquêne, dans la Baronnie de Coquainvilliers. Hugues de Brucourt tenait un 1/7e de fief au Ham dans la baronnie de Beaufou. Jean de Brucourt tenait de l’évêque de Bayeux cinq fiefs à Crèvecoeur (MSAN, XV, p. 185, 186 et 188.).
En 1364, Robert de Brucourt, évêque d’Evreux, donna à l’abbaye du Val-Richer la terre de Rumesnil et cette donation fut ratifiée par Jean de Brucourt, frère aîné dudit évêque, ainsi que par Jeanne de Brucourt, femme de Gérard de Tournebu, seigneur d’Auvillars (G. Dupont, Histoire de l’abbaye du Val-Richer, p. 128, et Ch. Fierville, Histoire de la Maison de Tournebu dans MSAN, XXVI, p. 211).
Plus tard, le moulin Gibelin fut affermé par la famille noble du Mesnil qui le tint avec son fief noble du Coudray (A.N. P 19223, n° 46.535). En 1396, Pierre du Mesnil, écuyer, obtint du duc d’Orléans une modération de fermage (B.N. Mss. Coll. de Bastard, n° 272). Le 5 juillet 1443, Delle Guillemette d’Anfernet, veuve de Jean du Mesnil, écuyer, ayant la garde des enfants sous-âgés de feu Pierre du Mesnil, son fils, et de Jeanne Le Chambellan, femme de celui-ci, obtint du roi d’Angleterre une remise de quatre ans d’arrérages dus par eux sur la fiefferme du Moulin Gibelin, sis au Coudray, qui était des propres du Mesnil, et sur les près de Bonneville qui étaient des propres Le Chambellan (Voir l’art. 144 de ce compte) (A.N. P. 19142, nos 28.237 à 239). En 1461, le Moulin Gibelin est toujours aux du Mesnil et la rente est la même qu’en 1312..
= Henri de FRONDEVILLE, Le Compte de Gautier du Bois, vicomte d’Auge pour la Saint-Michel 1312 dans Mélanges publiés par la Société de l’Histoire de Normandie, 15e série, p. 35.

c. 1350
Ecclesia de Coudreyo 35 l. Patroni beneficium: Domini loci.
= Auguste LONGNON, Pouillés de la province de Rouen, Paris, Imprimerie nationale, 1903, In-4°, LXXV-600 p.; 254 C.

1463
ELECTION de LISIEUX
Sergenterie de Touques
132. Jean du Mesnil, du Couldray
= P.A.M. LABBEY de LA ROQUE, Recherche de Montfaut, Caen, 1818. In-8°.

1540 RECHERCHE DES NOBLES DE L’ELECTION de LISIEIUX
p. 105
Le Coudray
279. David du Mesnil, Sr du lieu, a produit l’état de sa noblesse, sur la paroisse de Saint-Thomas-de-Touques, avec le Sr de Lépinay. N° 307.
= P.A.M. LABBEY de LA ROQUE, Recherche faite en 1540, par les Elus de Lisieux des nobles de leur Election, Caen, Poisson, 1827. In-8°, 170 p.

1550 – Saint-Martin-aux-Chartrains, Coudray
Aveux rendus à la seigneurie du Coudray pour terres à Saint-Martin-aux-Chartrains.
= Arch. SHL. FL 770.

1554, 16 juin – Saint-Martin-aux-Chartrains, Coudray
Aveux rendus à la seigneurie du Coudray pour terres à Saint-Martin-aux-Chartrains.
= Arch. SHL. FL 770.

1603, 19 juin – Saint-Martin-aux-Chartrains, Coudray
Aveux rendus à la seigneurie du Coudray pour terres à Saint-Martin-aux-Chartrains.
= Arch. SHL. FL 770.

1610, 9 janvier – Fervaques
Jean du Bosc, sieur de Hermival continue et prolonge au maréchal de Fervaques, le droit de retrait sur la terre et seigneurie du Coudray.
= Arch. SHL. Analyse Et. Deville

1620-1640
Sergenterie de Saint-Julien-sur-Calonne
Sergenterie d’Arragon
– Le fief du Couldray, plein fief assis en la paroisse de Couldray, possédé par les successeurs de feu messire Louis de Mouy, chevalier, seigneur de la Mailleraie.
– Le fief de Rabu, demi-fief assis en la paroisse de Rabu, possédé par Pierre de Boucquetot, écuyer.
= Henri de FORMEVILLE, Rôle des fiefs de la Vicomté d’Auge. 1620-1640 dans Histoire de l’ancien évêché-comté de Lisieux, t. II, p. 357.

1663 14 juillet
Carnets de Ch. VASSEUR : « Analyses et transcriptions ….. »
DOCUMENTS HISTORIQUES H n°1 page 40
Aveu rendu à haut et puissant seigneur Louis Jacques Lecomte, Chevalier Seigneur, Marquis de Pierrecourt, Louis, Beteville, Le Coudrey, Beteville en Caux, Moudrainville, Malou, Vicomte et Chastelain de Fauguernon, Baron d’Angerville, seigneur de Forges, le Beschet, Bois Ravenot, la Coeurie, la Pintherie, Brévedent, Carsis? Sourdeval et autres lieux, par François Godart pour 2 pièces de terre Saint-Philbert-des-Champs, sur le chemin de Moyaux à Pont-l’Evêque, dépendante de la terre de la Coeurie, par foy, hommages, reliefs, treizièmes le cas offrant.

1673, 23 juin – Canapville
Reconnaissance de rentes seigneuriales dues à S.A.R. Mademoiselle, pour terres à Canapville, par Adam Estièvre, receveur des tailles à Pont-L’Evêque, et autres. Note y relative: 1677.
= Arch. SHL. FL 772.

1679 – c.1782.- Rabut et Coquainvilliers
Famille de Bouquetot – Fiefs et seigneuries de Rabu et de Coquainvilliers
= AD14 – Fonds LE COURT. F 5067 B/ (9 pièces, 1 plan)

1680, 12 septembre – Le Coudray
Compte de tutelle rendu en bailliage d’Auge par noble dame Esther Orieult, veuve de Jacques Bréard, écuyer, sieur de la Motte, à Paul de Borel, écuyer, sieur de Courseulle, et à noble dame Anne Bréard, son épouse, à Louis-Gaspard Auber, seigneur de Geffosse, et à noble dame Jeanne-Thérèse Bréard, son épouse.
= Arch. SHL. BC 797.

1694, 4 octobre – Le Coudray
Le 4 octobre 1694, la nomination à la cure de Saint-Pierre de Coudray appartenant au seigneur du lieu, Messire Louis-Gaspard Auber, conseiller du roy en son parlement de Normandie, seigneur et patron de Trémauville, Géfosse et Coudray, etc. nomme à ladite cure de Coudray, vacante par la mort de Mre… de Neufville, dernier titulaire, la personne de Me Gourgon Louvet, prêtre du diocèse de Bayeux, habitué en l’église Saint-Sauveur de Caen. Fait et passé au Bourg-Achard.
Le 13 octobre 1694, le seigneur évêque donne aud. sieur Louvet la collation dud. bénéfice.
Le 26 octobre 1694, le sieur Louvet prend possession de la cure de Coudray en présence de Mre Jean Bonnant, prêtre, desservant lad. paroisse; Me Michel de Queudeville, prêtre, curé de saint-Germain de Manneville-la-Raol (Manneville-la-Raoul), bachelier en théologie; Me François Castillon, prêtre, curé de Saint-Thurien en Romois, et Charles du Mesnil, Escuyer, de la paroisse Saint-Martin-aux-Chartrains, et autres témoins.
= abbé PIEL, Inventaire historique…, t. I, p. 108, N° 143

1696 ROUEN
t. I., p. 6.
23.- Jeanne-Thérèse Bréard, femme de Louis-Gaspard Aubert, chevalier, seigneur de Trémauville, conseiller au Parlement de Normandie.
– D’azur à un bezan d’or; écartelé d’argent à une moucheture d’hermine de sable.
Parlement
t. II., p. 247.
62.- Gaspart AUBER, sr de Trémauville, conseiller au Parlement.
D’hermine en sautoir d’azur.
= G.-A. PREVOST, Armorial général de France (Edit de Novembre 1696). Généralité de Rouen publié d’après le manuscrit de la Bibliothèque nationale, avec Introduction, Notes et Tables, t. II, p. 247.

1702 archives SHL.
Carnets de Ch. VASSEUR : « Analyses et transcriptions ….. »

1702 2 février (1699)
Gorgon Louvet prêtre curé de Coudray

1704 2 mai
Maistre Gorgon Louvet prestre curé de Coudrey

1712 – 20 décembre : archives SHL
Carnets de Ch. VASSEUR : « Analyses et transcriptions ….. »
DOCUMENTS HISTORIQUES H n°1
P.21 1712 20 décembre
Fragment d’acte par lequel Marin Petit, marchand demeurant en la paroisse de la Vespière, a volontairement donné et aumosne à la confrérie de la Charité érigée en l’église de Notre-Dame d’Orbec, stipulée et représentée par Alexandre Ducros, sieur du Coudrey, eschevin, Jean Cantrel, procureur-prévost, Jean Lacroix, Pierre Lebuge, Pierre Courlet, Jacques Deschamps, Gabriel Lemaistre, Jean Lenglois, Michel Vistronil, Jean Lemanichel, Pierre Gontier et Luc Adrian Verneuil, tous eschevins prévosts et frères servants à ladite Charité, une rente de 50 livres à prendre en partie sur Maistre Pierre Pellerin, prêtre-curé d’Orbec…

1729. archives SHL.
1F825 : 1729 : Fief du Coudray tenu par Nicolas Dumont.

1733, 27 mars carnets de Ch. Vasseur : « analyses et transcriptions … » p.212 1733 27 mars
Très Haut et Très Puissant Seigneur, Monseigneur Anthoine, Hervey comte de Longanney, seigneur et patron de Rabut et autres lieux, officier dans les Gardes françaises de Sa Majesté, demeurant ordinairement à Paris, étant de présent en son château de Rabut

1749, 7 janvier carnets de Ch. Vasseur : « analyses et transcriptions … »
Maistre Jean Baptiste de Lécluse curé de Rabut
Louis Pierre Deshays, escuyer, sieur de Gassard
Nicolas Ledoux de Glatigny

1749, 5 décembre – Le Coudray
Le 5 décembre 1749, la nomination à la cure de Saint-Pierre de Coudray appartenant au seigneur du lieu, Messire Claude-Pierre Estièvre, chevalier, seigneur et patron de Géfosse, Manneville, Courcy, Trémauville, Querville, le Donjon, Coudray et autres lieux, conseiller du roy en son parlement de Normandie, demeurant à Rouen, rue des Jacobins, paroisse Saint Eloy, et se trouvant actuellement en son château de Trémauville, paroisse de Civetot, doyenné de Fauville, diocèse de Rouen, nomme à lad. cure de Coudray, vacante par le mort de Me Adrien Le Héricher, prêtre, dernier titulaire, la personne de Me Guillaume Vauchel, prêtre du diocèse de Rouen et vicaire de Hattenville, doyenné de Fauville.
Le 11 décembre 1749, l’archevêque de Rouen donne des lettres testimoniales de bonnes vies et mœurs aud. sieur Vauchel et l’autorise à aller dans le diocèse de Lisieux occuper un bénéfice.
Le 20 février 1750, les vicaires généraux dud. seigneur évêque donnent aud. sieur vauchel la collation de la cure de Coudray.
Le 27 février 1750, Me Vauchel prend possession dud. bénéfice, en présence de Me Pierre-Lambert Lemarchand, prêtre desservant cette paroisse, et autres témoins.
= abbé PIEL, Inventaire historique…, t. IV, p. 44, N° 195

1760 – archives SHL Carnets de Ch. Vasseur « analyses et transcriptions … »
page 199 – 1760. Maistre Jean Baptiste Delecluse, prêtre curé de Rabu

1760, 7 juin – Le Coudray
Le 7 juin 1760, la nomination à la cure de Saint-Pierre de Coudray appartenant au seigneur du lieu, Messire Claude-Pierre Estièvre, chevalier, seigneur et patron de Geffosses, Magneville, Courcy, Trémauville, Genneville, le Doyen, Coudray et autres lieux, conseiller honoraire en la cour du parlement de Rouen, demeurant en son hôtel, rue des Bonnetiers, à Rouen, paroisse Saint-Etienne-la Grande-Eglise, maintenant en son château de Trémauville, nomme à lad. cure vacante par la mort de Me Guillaume Vauchel, prêtre dernier titulaire, la personne de Me Adrien Anger, prêtre du diocèse de Rouen, vicaire de Sainte-Croix de Fécamp. Fait et passé à Trémauville, au château dudit seigneur en présence de Me Jacques-Raoul Léger, curé de sainte-Marguerite et de Me Nicolas-Jacques-François Mouquet, prêtre, curé de Trémauville, diocèse de Rouen.
Le 7 juin 1769 (sans doute pour 1760), le sr Anger fait demander aux vicaires généraux du chapitre de Lisieux la collation dud. bénéfice. Me Regnault répond qu’il ne peut accorder lad. collation avant que celui-ci ne se soit présenté en personne pour subir l’examen requis, et qu’il lui donne jusqu’au mois d’octobre, pour qu’il ait le temps de préparer cet examen.
= abbé PIEL, Inventaire historique…, t. IV, p. 431, N° 325.

1763 – Le Coudray
Procès: Claude-Pierre Estièvre de Geffosse, chevalier, seigneur du Coudray, Trémauville, etc., conseiller au Parlement de Normandie, contre Roberge.
= Arch. SHL. BC 773.

1770
Plan de partie des paroisses de Coudray, Saint-Martin et Saint-Gatien.
= Arch. SHL. FL 759.

1772 – Le Coudray
La paroisse relève de M. de Gefosse.
Il n’y a aucun autre fief dans cette paroisse.
Elle ressortit du bailliage de Pont-l’Evêque
Il ne s’y fait ni foire, ni marché. Il ne s’y fait aucun commerce, il n’y a aucune manufacture.
Les habitants n’ont d’autre occupation que le blé et engrais de bestiaux.
Les principales productions sont blé et cidre. Les cidres se vendent pour Rouen, le Havre et Pont-l’Evêque.. Le muid de cidre, mesure du pays, est de 110 pots grande mesure, ce qui revient à 144 pots mesure ordinaire.
L’acre de terre suivant la mesure du Bailliage d’Auge, usité à Coudray, contient 160 perches: la perche composée de 24 pieds, à raison de 11 pouces pour un pied.
L’acre se divise en 4 parties qui se nomment vergées, chacune des parties contient 40 perches 6.
La mesure pour les grains est celle de Pont-l’Evêque, dont cette paroisse est limitrophe »
= A.D. Calvados; C 7.473. Cité par Dr Jean BUREAU, « Le manoir de Coudray », PA, 20, n° 3, Mars 1970, pp.3-8, ill.

1775 – archives SHL Carnets de Ch. Vasseur « analyses et transcriptions … »
Dans PIECES DE PROCEDURE DES XVII ET XVIII SIECLE ACQUISES PAR M. PANNIER CHEZ HUCHON (bailliage de Pont-l’Evêque)
1775 1er juillet page 148
Dame Marie de Pellegas, veuve et héritière du Sieur Jean Baptiste Le Verrier, tutrice principale de leurs enfants mineurs demeurant à Rabu

1779, 5 février – Englesqueville
Aveu rendu à Alexandre-Anne-Gabriel-Augustin de Cairon, chevalier, marquis d’Esmalleville, seigneur de Penneville, Fréville, Carville, Rabu, Monney, Ternant, Cani, le Vuy, Gruchet, Vaudain, Baudissart, Caniel, Vasouy, Château-Baudry, Caltôt, la Rivière, Beuzebosc, le Reu, les Roches, les Retailles, Bonneville-sur-Touques, Cavelot, etc., à cause de Marie-Madeleine-Gabrielle d’Esmalleville, son épouse, par Louis Martin, pour terre à Englesqueville, tenue du fief Cavelot.
= Arch. SHL. FL 324.

1779 – archives SHL Carnets de Ch. Vasseur « analyses et transcriptions … »
dans PARCHEMINS PROVENANT DE CHEZ LE RELIEUR FEVRIER 1862
P.65 1779 5 février
Aveu baillé pour prévenir les suites de la réunion du fond ci-dessus à Haut et puissant seigneur Messire Alexandre Anne Gabriel Augustin de Cairon, chevalier marquis d’Esmalleville, seigneur et patron de Pumeville, baron et patron des paroisses de Fréville et Carville, seigneur patron des paroisses de Rabu, Monney-Ternant, seigneur des fiefs de Cani, Cerni, Cruchet, Vaudain, Caudinart, Caumel, Vasani, Chateau Beaudry, Caltot, La Rivière Beuzebosq, le Reus, les Toches, les Resnilles, Bonneville-sur-Touques, Cavetot et autres lieux, à cause de Haute et puissante Dame Marie Madeleine Gabrielle d’Esmalleville son épouse.
par Louis Martin, d’une cour située à Englesqueville, tenue dudit seigneur, à cause de sa haute justice dudit fief Cavetot situé aux paroisses de Bonneville et Englesqueville.

3 – BIBLIOGRAPHIE

Georges BESNIER, Répertoire sommaire des documents antérieurs à 1800 conservés dans les archives communales , département du Calvados, Caen, Delesques, 1912, In8°, XCIX-657 p.

I.- Diocèse de Lisieux. Bailliage et maîtrise de Pont-l’Evêque. Grenier à sel de Honfleur. Généralité et Intendance de Rouen; élection de Pont-l’Evêque; subd. de Honfleur. II.- District et canton de Pont-l’Evêque (Arrêté du 1er mars 1790). III.- 3e arrondissement communal (Arr. de Pont-l’Evêque), canton de Pont-l’Evêque (Loi du 28 pluviôse an VIII et arrêté du 6 brumaire an X). Pop. 229-224 h. (1911).- Sup. 491 h. (Pour Coudray et Rabut réunis)

« La commune du Coudray-Rabut a été constituée par la réunion des communes du Coudray et Rabut qui formaient chacune avant 1790 une paroisse et communauté (ordonnance du 13 avril 1828)

Arch. comm.:
Etat-civil : Baptêmes, mariages, sépultures depuis 1634.

Dr Jean BUREAU, « Le manoir de Coudray », PA, 20, n° 3, Mars 1970, pp.3-8, ill.

Arcisse de CAUMONT, Statistique monumentale du Calvados, t. IV, 1862, pp. 279-281, ill. (église)
CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome IV pages 275 et 290..

Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 1289.

Henri de FORMEVILLE, Rôle des fiefs de la Vicomté d’Auge. 1620-1640 dans Histoire de l’ancien évêché-comté de Lisieux, t. II, p. 357.

Henri de FRONDEVILLE.- Le Compte de Gautier du Bois, vicomte d’Auge pour la Saint-Michel 1312 in Mélanges publiés par la Société de l’Histoire de Normandie, 15e série, p. 35.

C. HIPPEAU, Dictionnaire topographique du Département du Calvados, Paris, Imp. Nationale, 1883; p. 78. (il ne paraît pas que les mentions des biens de l’abbaye de Troarn qui ne figurent pas dans l’ouvrage de René-Norbert Sauvage, concernent cette paroisse)

P.A.M. LABBEY de LA ROQUE, Recherche de Montfaut, Caen, 1818, in-8°.

P.A.M. LABBEY de LA ROQUE, Recherche faite en 1540, par les Elus de Lisieux des nobles de leur Election, Caen, Poisson, 1827, In-8°, 170 p.

Jacques LALUBIE, Randonnées et patrimoine en Pays d’Auge – 1. Cantons de Dozulé et Trouville.- 2. Cantons de Pont-l’Evêque et Honfleur.- 3. Le Canton de Cambremer. Tomes 1 et 2: Heimdal, s.l.s.d. (Imp. Alençonnaise, 1983), Edit. Heimdal; Tome3: Corlet, s.l.s.d. (Condé-sur-Noireau, Corlet, 1987), II, pp. 44-47.
église.
Auguste LONGNON, Pouillés de la province de Rouen, Paris, Imprimerie nationale, 1903, In-4°, LXXV-600 p. (254 C)

Jannie MAYER, Ministère de la Culture et de la Communication Direction du Patrimoine. Catalogue des Plans et Dessins des Archives de la Commission des Monuments Historiques – Tome I, Basse-Normandie: Calvados, Manche et Orne. Introduction de Françoise Berce, Caen, Lafond, 1980, 167 x 250, VII, 367 p., ill. couv. ill.

PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 1er carton.

abbé PIEL, Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien diocèse de Lisieux analysés pour servir à l’histoire du personnel de l’évêché, de la cathédrale, des collégiales, des abbayes et prieurés des paroisses et chapelles ainsi que de toutes les Familles notables de ce Diocèse, LISIEUX, Piel, 1895, 5 vol., in-4°, pl. h.t.

G.-A. PREVOST, Armorial général de France (Edit de Novembre 1696). Généralité de Rouen publié d’après le manuscrit de la Bibliothèque nationale, avec Introduction, Notes et Tables, Rouen-Paris, Lestringant-Picard, 2 vol., 1910, In-8°, lii-411, 409 p.; p. 247

4 – Notes de Charles Vasseur.

Doyenné de Touques :

8 – COUDRAY – Ecclesai de Coudreyo – Ecclesia de Couldreyo –Coudrei

Voir :
Montfaut p.28
Montres du bailliage d’Evreux 42.38
Mesnil-sur Blangy
Hannot (ou Hounot) seigneur du Coudray vers 1770
Recherche des Nobles de Lisieux p.116 –105
Pierre du Mesnil et Jehan du Mesnil, seigneurs du Coudray voir Charité de Surville
Extraits de Ste historique de Lisieux 50

De l’élection de Pont l’Evêque, sergenterie d’ Arragon ; 1 feu privilégié et 35 feux taillables.

Sous l’invocation de St Pierre

Patronage:
14e, 16e et 18e : dominus loci

Curé:
Auger 1760-1787

Richard Ciciré, curé du Coudray
Jehan Dumesnil id
Guillaume du Mesnil, prêtre du Coudray
(Voir Charité de Surville)

Insinuations

Description de l’église par M. Pannier et d’une maison voisine de l’église
Une autre description de l’église d’août 1860

Description de la cloche

L’an 1776 jay été nommée Madeleine par Messire Emery, Louis, Roger, comte de Rochechouard, colonel du régiment de Navarre, gouverneur général de l’Orléanais en survivance, gouverneur particulier de Verneuil-les-Perches et Noble Dame Madeleine Mélanie Fiol de la Marche, veuve de Messire Dominique Jacques Barberie de Courteille, conseiller d’état ordinaire et au conseil royal, intendant des finances, bénie par Messire Louis Siméon le Pescheur, curé de ce lieu.
Jacques Villette et Adrien Rosse, trésoriers.
Ecusson du fondeur :Simonnot Nicolas.

9 – RABU – de Rabuto – de Rabuco – Rabu – Arrabu
réuni à Coudray

Voir :
Généalogie de Bouquetot
Mémoires des Antiquaires de Normandie tome XXIII p.191 n°1067
Extraits de la Ste Historique de Lisieux 53

Sous l’invocation de St Germain

Patronage:
14e : dominus de Nonnauto
16e : dominus loci
18e ?

Curés :
de l’Ecluse 1764
Roussel le Pré 1768-1787

Louis Bernard, curé de Rabu
Pierre Thiébaut id
Jean Larchon, vicaire de Rabu
(Voir Charité de Surville)

Insinuations

Le 1er octobre 1722 mourut âgé de 48 ans Antoine, comte de Langainry (ou Lougannay), seigneur de Rabu et de la Baconnière et autres lieux, chevalier de St Louis, capitaine de dragons dans le Régiment de la Vrillière. Il s’était trouvé à plusieurs sièges et batailles et il fut grièvement blessé à la bataille Staffarde en Piémont, gagnée par Catinat sur le Duc de Savoie et les alliés le 18 août 1700. (Lange)

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