FERVAQUES


NOTES sur FERVAQUES – 14265.

Fervachioe Fervaches Fervidoe Aquoe.

FERVAQUES, canton de Livarot.
Fervachea, 1320 (fiefs d’Orbec).
Favanchioe,
Favarchioe, XVI° s°;
Farvachioe, XVI° s° (pouillé de Lisieux, p. 56).
Fervidoe aquoe, XVIII° s° (d’Anville).
Farvaque, 1667 (Levasseur).

Par. de Saint-Germain,
patr. le seigneur du lieu.
Dioc. de Lisieux,
doy. de Livarot.
Génér. d’Alençon,
élect. de Lisieux,
sergent. d’Orbec.-

Fiefs du Verger, des Casselets et de la Maignerie, donnés en 1155 à l’abbaye du Val-Richer.

Lieux-dits de FERVAQUES:
Aunaies (Les), h. – Bocage (Le), h. – Bastonnière (LA), h. – Castelets (LES), h. – CULLERAIE (LA), h. – Fontaines (Les), h. – Germainerie (La), h. – Giotière (LA), h. – Grards (Les), h. – Hauvainerie (LA), h. – Hervannerie (La), .h.- Landes (Les), h. – LIEU-PERROT (LE), h. –
Massurées (LES), h. – Moisonnière (LA), h. – Plouinière (LA), h. –
[Poirier (LE), h. de Fervaques. Poirier-Cailbot 1723 (d’Anville, dioc. de Lisieux).] – Reautey (LA), maison – Salvetrie(La), h. c – TASSE (LA), h. – VERGER (LE), vill. et f. – VIGNE (LA), h –

Michel COTTIN.
Non daté.
Des registres paroissiaux sont à la SHL. VOIR FONDS FERVAQUES 18F.

Ce petit fonds – 48 registres cotés de 18 F 1 à 18 F 48 , en deux cartons – comprend essentiellement les registres des baptêmes, mariages, inhumations et quelques documents sur la gestion des fabriques de ces deux paroisses  (Cheffreville et Fervaques)entre 1796 et 1853 avec malheureusement un certain nombre de lacunes.

aux AD F 990 sq. fonds du FourneT
Dans notre pays d’Auge, pauvre en grands châteaux, celui de Fervaques est sans conteste le plus important qui nous soit parvenu. Non point que les destructions aient été nombreuses, mais la tradition du manoir de bois ayant persisté fort longtemps et les grandes familles ayant souvent choisi d’habiter près de grandes villes comme Rouen, nous possédons plutôt des demeures modestes.

Ce dossier contient :
1 – Le domaine de Fervaques et ses possesseurs.
2 – Pièces Justificatives et références historiques.
3 – Généalogie des propriétaires de Fervaques.
4 – Bibliographie.
5 – Sur Guillaume de Hautemer , dit le Maréchal de FERVAQUES.
6 – Notes sur FERVAQUES.
7 – Archives ShL.

HISTORIQUE

1 – Le domaine de Fervaques et ses possesseurs

Avec Fervaques, nous entrons dans une autre dimension, puisque ce domaine eut, entre autres propriétaires, le maréchal de Fervaques, les de Bullion, les Montmorency-Laval, la marquise de Custine, le comte de Porte puis par alliance les de Montgommery.
Les premiers possesseurs connus de ce domaine paraissent avoir été les de BRUCOURT paraît avoir eu certains liens avec la famille Bertrand de Roncheville dont l’importance grandit en Normandie à l’extrême fin du XIe siècle mais surtout dans les premières décennies du siècle suivant et l’un de ses membres Robert, fut même investi dans la seconde moitié du XIIe siècle de la dignité de maréchal. Elle est alors largement répandue en Normandie, de Pont-Audemer au Cotentin, mais tout particulièrement dans les vallées de la Touques et de la Dives, où se trouve d’ailleurs, sa paroisse éponyme. Son domaine est à la fois morcelé et d’importance. En ce qui concerne la partie nord du Pays d’Auge, ses possessions sont souvent imbriquées dans celles des Brucourt.
Au sud, dans la région qui nous intéresse il possède un domaine que l’on peut sans doute assimiler à ce qui sera au XIVe siècle la branche d’Auquainville de la baronnie de Ferrières. Selon l’aveu [1] rendu par Charlotte des Ursins en 1604 [2], cette branche d’Auquainville s’étendait sur les paroisses d’Auquainville, de Saint-Aubin-sur-Auquainville, de Notre-Dame-de-Courson, de Fervaques, de la Croutte, de Saint-Pierre-de-Courson, de Thonnencourt, le Mesnil-Germain, de Prestreville, de Saint-Jehan-de-Livet, de Bellouet, de Notre-Dame-des-Loges, et autres paroisses illec aux environs.. ». Il s’agit donc d’un grand terroir d’un seul tenant, ce qui nous reporte aux années qui suivirent l’installation de Rollon en Normandie, à cette époque où le duché fut « divisé au cordeau »et où ses compagnons se virent attribuer d’immenses domaines. Nous sommes ici vraisemblablement sans doute dans la partie médiane de celui dont bénéficia Anslech, l’auteur des Montfort, des Bertrand, des d’Harcourt et qui semble-t-il, s’étendait de la Manche à l’Hiémois. Le berceau des Brucourt nous l’avons dit, étant enveloppé dans celui des Bertrand, il y a tout lieu de penser qu’il s’agit d’une branche de cette famille.
A cette époque, où chaque grand seigneur fonde son ou ses abbayes où lui et les siens viendront reposer, les Brucourt, se révèlent être les grands protecteurs de l’abbaye naissante du Val-Richer qui se trouve à peu de distance de leurs fiefs de Formentin et de Rumesnil. Dès la fin du XIIe siècle, l’bbaye du Val-Richer était déjà en possession du patronage de Fervaques, sans doute à la suite d’un  don [3] en reconnaissance duquel ils seront les premiers à être enterrés dans la nouvelle église, et « Alentour, comme l’écrit Hermant, revêtues de l’ancien habit de Cîteaux, reposaient les statues de l’abbé et des religieux qui semblaient, par leur calme attitude garder dans la mort ceux qui avaient affronté les orages de la vie ».
C’est peut-être à la suite d’un mariage que cette baronnie passa dans la main de la maison de Ferrières qui conserva la baronnie jusqu’au XVIIIe siècle où elle fut acquise par le marquis de Bonnelles, alors propriétaire de Fervaques.
Les Brucourt refusant toute allégeance au roi d’Angleterre, celui-ci saisit la baronnie de Ferrière et la remit vers 1436 à Griffith Don, écuyer anglais, capitaine de Lisieux en 1441 et 1442. En 1448, cette terre était encore entre les mains de son fils Robert Don [4]
On ne sait comment la seigneurie de Fervaques vint aux de Hautemer, modeste famille implantée au Mesnil-Tison et à Formentin au début du XVe siècle, mais à partir de cette époque, ils se titrent régulièrement seigneurs du Fournet et de Fervaques; puis ils contractent de belles alliances avec de vieilles et grandes familles de la région, les Bouquetot, les Malet tandis que patiemment, ils agrandissent leur domaine. Au début du XVIe siècle, ils ont transformé le petit fief de Fervaques et la vieille forteresse d’Auquainville autour de laquelle il y a bourg et marché ayant disparu, Fervaques prend sa place et en quelques années va lui ravir son rôle économique autour de ses moulins à blé et à papier, de ses marchés et semble-t-il également de sa justice, prétoire et tabellionnage.

Guillaume IV Hautemer
La position est alors assise et reconnue mais l’illustration viendra avec celui que l’on connaît sous le nom de Maréchal de Fervaques.
C’était un personnage de premier plan mais sa biographie souffre beaucoup des passions les plus diverses qu’il déchaîna en son temps et les auteurs qui se sont penchés sur sa vie ont difficilement pu pénétrer à la fois l’homme de guerre, le courtisan, l’administrateur ou l’homme privé tant chacune de ces facettes offrent de prise à l’adulation autant qu’à la plus extrême réserve. Si son courage et sa valeur militaire ne paraissent jamais avoir été mis en doute, les jugements des historiens, contemporains ou du XIXe siècle, sur sa vie politique sont loin de faire l’unanimité. Dans le contexte trouble des Guerres de Religion, ses multiples revirements et la brutalité de ses interventions, particulièrement contre le clergé, ne manquèrent pas de lui tisser une réputation « diabolique ». L’étude des documents privés qui nous sont parvenus, ses testaments [5], l’inventaire de ses châteaux [6] permettent de retoucher le portrait peu flatteur habituel et de faire resurgir un homme de son temps, avec ses contradictions, sa puissance et ses faiblesses.
Il commença sa longue carrière militaire sous François Ier , puis servit successivement Henri II, Charles IX, Henri III et Henri IV.
Il fit partie de toutes les expéditions militaires de son temps et prit part également à l’assaut final dirigé contre Gabriel de Montgommery, et il fut d’ailleurs blessé lors de la rencontre [7] . Conscient de la vanité de la défense de son vieil ami, en ce cas comme en plusieurs autres, relevés par exemple dans ses testaments, il fit preuve d’une grande fidélité en tentant de le convaincre de se rendre.
Il avait acquis une grande fortune, tant par les services rendus à la royauté que par ses propres actions qui, parmi d’autres du même genre visaient, en toute impunité, à s’approprier des revenus ecclésiastiques ou à tirer des villes et contrées soumises à son autorité des sommes substantielles.
Ainsi, avait-il saisi les biens de l’évêché de Lisieux. Louis de Neuville présente ainsi cet épisode: « Fervaques n’oubliait jamais le soin de sa fortune; profitant de ce que l’évêque Anne d’Escars de Givry s’était compromis dans le parti de la Ligue, il se mit en jouissance des biens de l’évêché, et même en partie de ceux du chapitre, et se maintint dans cette usurpation par la faveur du roi qui gardait rancune à Givry, élevé contre son gré au cardinalat. Ce fut sous le nom de Nicolas Quentin, abbé de Champagne, ancien aumônier du duc d’Anjou, singulier personnage dont Guillaume de Hautemer avait fait son intendant et son factotum, qu’il s’attribua la possession de ces biens ecclésiastiques; il en faisait usage pour ses menus plaisirs. Il existe un bail à son profit des dîmes de la paroisse de Courson, propriété des chanoines de la cathédrale, à charges pour le preneur de nourrir la meute et de payer les gages des valets de chiens du maréchal de Fervaques. Ce fut en vain que l’on espéra rendre un évêque au diocèse de Lisieux, on y nommant sur la démission du cardinal Givry, le frère d’un de ses gendres, François Rouxel de Médavy: cette considération ne le décida pas à lâcher sa proie: le nouveau prélat resta douze ans sans pouvoir entrer en possession de son siège »  [8] En effet, il continua à en détenir ces biens, et c’est seulement le 17 janvier 1620 que Guillaume du Vair, obtint du roi le principe de leur restitution [9] , restitution qui tarda encore quelques années.
De même s’était-il emparé à la faveur des guerres de la forteresse de Quillebeuf, dont l’importance stratégique et commerciale était considérable puisqu’elle lui permettait de taxer au passage les marchandises remontant la Seine vers Rouen et Paris. Aussi, à chacune de leurs assemblées, les Etats provinciaux réclamaient-ils contre ces exactions, mais sa faveur auprès du roi lui permit d’en garder le contrôle et les revenus jusqu’à sa mort n’acceptant jamais faute d’être récompensé [10] ..
Au travers des propos du président GROULARD [11], nous percevons une très forte personnalité imposant sa volonté et ne souffrant nulle opposition. La charge de lieutenant général du gouvernement de Normandie sous le Dauphin était, elle aussi, une juteuse sinécure dont il tirait, semble-t-il assez régulièrement 6.000 écus. Si l’on ajoute qu’il sut faire un riche mariage avec la comtesse de Laval, on comprend le faste de ce château destiné non seulement à abriter sa vie familiale mais aussi celle d’une nombreuse domesticité, d’une maison militaire et de personnel administratif. Soulignons que ce château n’était pas le seul en sa possession et outre son grand logis de Lisieux, il possédait aussi un manoir à Rouen – où il mourut – et divers autres châteaux dont celui de Mauny en Seine-Maritime [12]
Il mourut à Rouen le 14 novembre 1613 et sa dépouille fut transférée à Lisieux et inhumée dans la chapelliculese de la Vierge où ses restes furent préservées lors de la Révolution, tandis que sa dalle funéraire servait de pierre à laver  à un artisan lexovien.
La rédaction de son inventaire fut l’occasion d’un document du plus haut intérêt grâce auquel nous pouvons approcher un grand nombre de points cachés de sa personnalité. Ainsi de sa bibliothèque qui se trouve dans sa chambre, dans son hôtel de Lisieux, que nous soupçonnons fort d’être l’aile sur la Place Thiers de l’actuel Palais épiscopal. A côté des habituels romans de chevalerie et livres de piété [13] foisonnent les traités militaires, les ouvrages d’histoire ancienne: Tacite, César ou la Vie des Hommes Illustres, de Plutarque, l’Histoire de Marc-Aurèle du Moyen Age: les chroniques de Vilhardouin et de Commynes ou contemporaine, L’Histoire de nostre temps, Les Guerres civiles, L’Histoire d’Henri quatriesme, L’Histoire des Guerres civiles , etc.; les oeuvres des grands philosophes: Platon, la Divine Comédie de Dante, mais aussi des livres de droit ou d’histoire des institutions, Le Théâtre d’Agriculture, les Contes de Boccace, etc.
C’est dire l’éclectisme de ses lectures et sa culture car l’on y trouve des ouvrages en latin, en italien et même un manuscrit en espagnol.

Les grandes étapes de la construction du château

Ce grand logis est l’œuvre de François Gabriel, célèbre architecte argentanais dont l’œuvre en cours d’étude se révèle d’une grande variété [14] . Nous avons la chance de posséder certains des marchés passés sous son nom ou ceux des entrepreneurs et Guillaume de Hautemer, ce qui va nous permettre de mieux suivre l’avancement de l’œuvre.
Dès septembre 1598, les travaux du château sont commencés et François Gabriel maître maçon d’Argentan reconnaît en janvier suivant avoir reçu 666 livres sur ces premiers travaux.
Dix huit mois plus tard, le 18 juin 1600, Anne d’Allègre, la nouvelle épouse du maréchal, passe un nouvel alleu avec François Gabriel. Il s’agit alors de construire un pavillon à l’identique de celui déjà élevé à l’autre extrémité du bâtiment de neuf, « en la mesme forme, essence et haulteur que celui qui est ja parfaict en l’autre bout d’icelluy bastiment neuf, monter quatre tuyaux de chambre de chacun trente piedz de haulteur audit groz pavillon, trois voutes, une soubz lantichambre, l’aultre souzbz la chambre d’icellui pavillon et la troisième à la boullengerie avec trois fours à cuire pain l’un de 18 boessaulx de bled en grand pain mesure d’Orbec, le second de neuf boeddeaulx et le troisième de de deux boesseaulx pour cuire paticerie. Se soubmet aussy vouter trois allez pour aller et venir aux chambres dud. pavillon, haulcer l’antichambre, faire six lucarnes pareilles a celles qui sont ja faites aud. bastiment, monter deux pignons sur le comble dud. pavillon de traize piedz de haulteur pour appueyr lesdites cheminez et separer les chambres qui sont au comble dud. pavillon, faire l’escalier et le voulter en la forme de celuy qui est ja faict en l’aultre pavillonpour la descharge des chambres ». Les travaux doivent être terminés pour le mois d’avril suivant.
Le 20 septembre 1600, un nouvel alleu est passé avec Jacques Leroy qui s’engage à faire toute la plomberie nécessaire, bonne et loialle au chasteau et maison neuve dudit seigneur mareschal aud. lieu de Fervaques qui conssiste enenfenstemens, crestes et espils nécessaires aux grand corps  de logis, pavillons, lucarnes, grandes et petites, les douves, lermiers bordures, goutières et aultres choses nécessaires qui ser advizé par ledit seigneur. Et pour ce faire fournira et querra ledit seigneur, le plomb en table de telle essence et espesseur comme sa besogne le requerra sur le lieu et ledit Leroy tout l’outreplus a ce nécessaire, comme soudure destain, perrézine et charbons et faire par ledit Leroy le toput bien et duement, lesdits enfestemens estannez de blanc et noir.
En novembre de la même année, ce sont Michel Morin, d’Ouilly-le-Vicomte et Robert Desrotours qui viennent parachever l’œuvre, c’est assavoir « les accoustoys mesmes fourmes remplir les grandes croisées de monstants et deux croisillons à chacune et feuillure s et par semblable feront aux croisez de lestaige du dessus les accoustois feuillures et un croisilon, le tout jouxte qu’il est contenu et présenté au dessaing du bastiment de mond. seigneur aud. Fervaques porté par Me François Gabriel conducteur d’icelluy ». De même, terminent-t-ils les cheminées.
Nous n’avons aucun détail sur les étapes suivantes et aucune idée de ce que pouvaient être les bâtiments. Le château est à ce moment au sommet de sa splendeur et sa terminaison correspond peut-être à la venue du roi quoique l’on ait toujours situé sa chambre dans le vieux château.
Le Maréchal mort, la maréchale retirée dans ses salons parisiens, la vie dut cependant continuer au château, mais au XVIIIe siècle l’intérieur fut considérablement modifié. Henri pellicules ERIN a suffisamment détaillé les travaux entrepris par les BULLION en 1743-1744 pour qu’il nous soit inutile d’y revenir. Rappelons qu’ils concernaient le bâtiment principal et consistèrent en la mise au goût du jour des appartements avec le remplacement des cheminées et des boiseries.
Signalons cependant la présence d’un extraordinaire poêle allemand ou hollandais en fonte du début du XVIIe siècle orné d’une longue inscription sur deux lignes.

Après les Bullion, il fut longtemps abandonné et c’est seulement après la Révolution, que Madame de Custine vint y habiter. Ce fut de nouveau une période faste pour le château, tant en raison de la personnalité de sa jolie propriétaire que des invités de marque qui lui rendaient visite au premier rang desquels figure Chateaubriand. Les amours tumultueuses de la marquise et du poète défrayèrent longtemps la chronique et se terminèrent dans cette déliquescence empreinte de tragique si chère aux âmes romantiques.
Si nous ignorons qu’elles aménagements elle y fit, nous savons en revanche que la destruction des bâtiments qui entouraient la cour vers l’est et le nord ainsi que la création du perron à double évolution sont l’oeuvre du marquis de Porte ce qui fait écrire à GUILMETH: « C’est ce marquis, ancien député et ancien maître des requêtes au conseil d’état, qui par ses mutilations et transformations qu’il lui a fait subir sous prétexte de l’enjoliver, a fait du noble château du maréchal de Fervaques un véritable hôtel d’épicier retraité »[15]. Ce jugement péremptoire peut paraître brutal, il n’en est pas moins justifié. Il paraît en effet que le niveau de la cour ait été notablement surélevé ce qui a malencontreusement écrasé le rez-de-chaussée et diminué le volume général de l’œuvre. C’est la raison pour laquelle la façade sur la vallée, dont toute l’élévation a été conservée a tant de grandeur.
La division du domaine, lors de la vente par M. de CUSTINE, fut aussi la cause de l’installation à proximité immédiate du château d’une usine, dans un premier temps destinée à la trituration de bois de teinture [16] .

La famille de Montgommery qui l’occupa ensuite, lui redonna un certain lustre en y rassemblant des collections d’objets et des documents historiques. Après avoir été vendu à la Caisse d’Allocations Familiales de la Seine-Maritime qui le transforma en Aérium, la propriété  fut une nouvelle fois divisée entre la commune de Fervaques et l’Association qui occupe le château avant d’être de nouveau réunie par cette dernière.

DESCRIPTION

L’essentiel de ce qui subsiste des constructions anciennes, en dehors des ajouts du XIXe siècle, est dû aux de Hautemer, et la partie la plus importante, à Guillaume IV de Hautemer.
Au temps de sa splendeur, ce château s’élevait autour d’un cour carrée. Les destructions du XIXe siècle auraient fait disparaître les deux ailes en retour et vers l’église.
Tel qu’il nous est parvenu, le château de Fervaques comprend trois parties distinctes: le « Château Vieux », le « Château Neuf », la porterie et le colombier.

Le Château Vieux
Quoique nous ne possédions aucun document sur sa construction, il est vraisemblable, par sa stylistique, que le Château Vieux a été élevé par Jean de Hautemer, seigneur du Fournet et de Fervaques, peu de temps après qu’il soit entré en possession de ce domaine, peut être sur des substructions plus anciennes qui apparaissent dans les travaux de restauration en cours. Nous voyons en effet sur le mur gouttereau nord, dans la pièce d’angle, un appareillage où des arases de pierre plates alternent avec des assises de moellon, mode habituel au XIIIe siècle. Dans cette même pièce, l’on remarque sur le mur opposé une très nette reprise dans la maçonnerie, reprise marquée entre autres par le changement de matériau: tandis que les assises basses encadrant le passage sur la salle contiguë à la Salle des gardes »- l’actuelle chapelliculese, sans doute l’ancienne cuisine – sont en oolithe ferrugineuse, les claveaux de l’arc sont en calcaire cénomanien. Au pourtour de cette pièce, un aménagement de rigole converge vers une dalle d’évier au sol encastrée dans une niche coupée au centre par une tablette [17] . laisse à penser que nous nous trouvons dans une ancienne pièce de préparation des repas également à usage de laverie. A cette première étape pourrait également se rattacher le grand arc ogival faisant communiquer cette pièce avec l’actuel corridor.
Actuellement, cette aile se développe sur un plan rectangulaire, comprenant sur l’arrière deux pavillons formant saillie et entre eux un tourelle pentagonale contenant l’escalier. A ces saillies correspondent en façade trois légers décrochements percés d’ouvertures et couronnés de lucarnes à fronton. Les deux lucarnes latérales sont à fenêtres passantes, tandis que le décrochement central dans lequel est percé la porte d’accès comporte une bretèche [18] portée sur quatre consoles moulurées.
Les murs, constitués d’un appareillage de moyen appareil alternant avec cinq arases de brique, reposent sur un solin terminé par une moulure prismatique qui se retourne élégamment.
Bien que cet ensemble paraisse à première vue très  cohérent, il intègre des parties plus anciennes qui apparaissent nettement dans le pavillon Est. A l’extérieur, l’on remarque sur le mur Ouest un grand arc ogival aujourd’hui aveugle mais qui à l’origine ouvrait sur une large salle. Sur le mur Nord d’autre part, on peut voir un appareillage où des arases de pierre plates alternent avec des assises de moellon, mode de construction habituel au XIIIe siècle. Dans cette même pièce, apparaît sur le mur opposé une très nette reprise dans la maçonnerie, reprise marquée entre autres par le changement de matériau: tandis que les assises basses encadrant le passage sur la salle contiguë à la Salle des gardes »- l’actuelle chapelliculese, sans doute l’ancienne cuisine – sont en oolithe ferrugineuse, les claveaux de l’arc sont en calcaire cénomanien. D’autre part, les travaux de restauration en cours ont permis de découvrir au pourtour de cette pièce, un aménagement de rigole convergeant vers une dalle d’évier au sol encastrée dans une niche coupée au centre par une tablette [19]  laisse à penser que nous nous trouvons dans une ancienne pièce de préparation des repas également à usage de laverie. Indéniablement, nous nous trouvons dans une demeure remontant au XIIIe siècle, dont on peut présumer qu’elle était d’importance, sans qu’il nous soit possible d’en fixer la dimension exacte.
L’intérieur de cette aile, malgré ses nombreuses transformations, a conservé des éléments du plus haut intérêt: ses cheminées, son escalier et quelques zones de pavage ancien.
La cheminée de la salle ouest comporte un très vaste manteau décoré de quatre compartiments encadrés de pilastres et supporté par une plate-bande à clés passantes et pendantes de très belle exécution.
Il est vraisemblable, par sa stylistique, que ce Château Vieux ait été élevé, pour l’essentiel, par Jean de Hautemer, seigneur du Fournet et de Fervaques, peu de temps après qu’il soit entré en possession de ce domaine et on peut encore le voir à l’étage, ce bâtiment dont les structures internes ont été conservées, se prolongeait au moins jusqu’à l’actuel « Château Neuf ».

Le « Château Neuf »
Plan
L’œuvre de François Gabriel se déploie en U autour de la cour, le grand logis occupant le front ouest tandis que deux ailes inachevées forment retour, celle du nord se raccordant imparfaitement sur le Château Vieux. Le programme de l’architecte était semble-t-il de prolonger le parement de pierre et brique à bossage sur la façade de celui-ci comme il paraît l’avoir fait pour la l’amorce de cette aile où les élévations intérieures ont été conservées.

Élévations
Le logis du fond de cour est assis sur un étage de rez-de-chaussée occupé par les locaux de service, cuisines etc. Au centre, un passage voûté en anse de panier traverse l’ensemble le bâtiment et dessert les pièces placées de part et d’autre. Vers le sud, il ouvre sur une vaste salle coupée par une file de puissantes piles rectangulaires implantées au centre délimitant deux nefs voûtées d’un berceau que scandent les pénétrations profondes des lunettes l’éclairant à l’est et à l’ouest.
Vers le Nord, un passage, voûté en berceau distribue les celliers et à l’extrémité débouche sur une vaste cuisine au plafond en anse de panier, décoré de bossages de briques.
A l’extrémité nord, une vaste cheminée du milieu du XVIIIe siècle, en brèche grise, montée sur un socle d’une trentaine de centimètres, a été plaquée sur l’ancien conduit de cheminée.
Dans l’angle nord-est, un passage communique avec les caves  situées sous l’aile en retour.
A l’étage noble, signalons la présence d’un extraordinaire poêle allemand ou hollandais en fonte du début du XVIIe siècle orné d’une longue inscription sur deux lignes.
Il paraît en effet que le niveau de la cour ait été notablement surélevé ce qui a notablement écrasé le rez-de-chaussée et diminué le volume général de l’oeuvre. C’est la raison pour laquelle la façade sur la vallée, qui elle a conservé toute son élévation, a tant de grandeur.

2 – Pièces Justificatives et références historiques:

1260 , mai – Fervaques
Geoffroy de Bruecort ou de Brucourt, chevalier, seigneur de Fervaques, vend et cède, en mai de 1260, au doyen et chapitre de Lisieux, une place et une maison situées à Fervaques, pour le prix de treize livres tournois. Cette charte est revêtue d’un sceau de cire brune.
= LECHAUDE D’ANISY, Abbayes du Calvados dans MSAN,  1834, VIII, n° 57, p. 17; Cité par A. GUILMETH, Bourg de Livarot, pp. 63-64

1320 – Fervaques, etc.
Robert de Brucourt y tient un membre de haubert du seigneur de (sic)
= Fiefs de la Vicomté d’Orbec en l’année 1320 dans H. de Formeville, t. II, p. 388 ( Extrait du Ms. suppl. f° 4, 2797, Comté de Beaumont, à la B.N.)

1535 – Fervaques
Pierre de Haultemer, curé
= Tabel. de Lisieuxc  – Analyse Et. Deville

1535 – Fervaques
Michel Cuillier, du mestier de papetier .
= Tabel. de Lisieuxc  – Analyse Et. Deville

1548 , 3 avril – Fervaques
Sachent tous… Philippe de Pontmollain, escuier, garde des sceaux aux obligations de la vicomté d’Obec. Par devant Robert Prestrot et Jean Lestorey, tabellions en la branche d’Auquainville pour le siège de Lyvarrot Marguerin de Lyée de la parroesse de St. Pierre de Tonnencourt fils naturel de defunct maistre Lenry de L’epee sieur du lieu, vend à noble homme Jean de Haultemer sgr. du Mesnil Tyson, de la parroesse de Clebec (Clarbec) deux pièces de terre en la parroesse de Fervaques la première contenant deux acres nommée les Roseaux bornée d’un costé le defunct Robert Coulomb d’autre côté la seconde pièce et Me Guillaume Varyn et Guillaume Le Prévost, chacun en partie; d’un bout le chemin de Lisieux, d’autre bout la ryvière.
La seconde contenant un acre, nommée le Prey Mouton bornée d’un costé le douet des Londes, d’autre costé la première partie; d’un bout la Rivière de Touques et d’autre bout les hoirs Mahieu Amyot et Messire Guillaume Varyn, chacun en partie…. Tenue de la seigneurie de Fervaques, la première en l’aînesse dont est aîne Guillaume Le Prévost. La seconde n’a sceu dire de quelle seigneure… Moyennant 500 livres…
= AD 14. 74 F 22.

1563 – Fervaques
Jehan de La Reue, curé
= Tabel. de Lisieuxc  – Analyse Et. Deville

1587 , 11 avril – Tordouet
Par devant Robert Prestot et Etienne Fromyn, tabellions au siège d’Auquainville, Pierre Leprévost, receveur de la paroisse et seigneur de La Croupte, vend et transporte à François Lescurey, de Tordouet, 1 écu 5 sols ts. de rente. Témoins: Claude Cudorge, bourgeois de Fervaques et Bonaventure Vastine, de Courson.
Arch. SHL, Parchemin.

1590 , 18 octobre
Fut présent haut et puissant seigneur Guillaume de Hautemer, chevalier de l’ordre du Roy, capitaine des cinquante homme d’armes de ses ordonnances comte de Grancey, baron de Sollonge, Villiers, Le Puyrier, le Fournet, le Verger et Fervaques, fait échange avec Jean, Collas et Guillaume dits Cuillier frères, enfants de deffunt Guillaume Cuillyer.
= A.D. 14. 74 F 22.

1590 , 28 octobre
Acquisition par haut et puissant seigneur Guillaume de hautemer,valier de l’ordre du Roy, capitaine des cinquante homme d’armes de ses ordonnances comte de Grancey, baron de Sollonge, Villiers, Fervaques, le Fournet, la Crouptes et le Verger, absent, stipullé par Claude de Louvyères, escuier, sieur du Parc, d’une pièce de terre.
= A.D. 14. 74 F 22.

1591 , 27 novembre
Hélye Mouton, de Fervaques, baille par échange à haut et puissant seigneur Guillaume de Hautemer, lieutenant général de sa majesté en l’absence de monseigneur de Montpensier aux bailliages de Rouen et d’Evreux, chevalier de l’ordre du Roy, capitaine des cinquante homme d’armes de ses ordonnances comte de Grancey, … Sainte Norge, une pièce de terre en pré situéée à Fervaques, contenant une acre et demye assise au village des Londes, et en contre échange une pièce de terre en labour nommée les Vaulx, jouxte … et accorde et permys aud. mouthon faire un fossé le long du costeau de la pièce de terre nommée les Vallées aud. seigneur appartenant pour faire aller le cours du ruisseau depuis le sault de son moulin le long de ladite pièce.
= A.D. 14. 74 F 22.

1592 , 23 avril
… haut et puissant seigneur Guillaume de Hautemer, gouverneur de Normandie …
= A.D. 14. 74 F 22.

1596     6 avril 1596     Fervaques
Archives SHL :1F429 : 6 avril 1596 : Jehan Gallopin de Tordouet à l’instance et  ­requête de Jehan Cullier de Fervaques reconnaît qu’il appartient­ à Cullier le droit à l’acquisition d’une pièce de terre à ­Fervaques.

1597-1611 – Fervaques
Procurations diverses du maréchal de Fervaques

1598 , 5 septembre – Fervaques
Sentence du Parlement de Paris en faveur du sieur de Fervaques, contre Guillaume Le Roy, canonnier ordinaire du roi, à propos de certaine cédule
= Arch. SHL. – Analyse Et. Deville

1598 , 20 décembre – Fervaques
Guillaume de Hautemer, maréchal de Fervaques, quitte et décharge noble dame Madeleine Le Picard, dame des Fontaines, d’une somme de mille écus dont elle s’était obligée envers lui.
= Arch. MC. Minute papier – Analyse Et. Deville

1598 – Fervaques
Noble dame Madeleine Le Picard de Radeval, dame des Fontaines, demeurant à Lisieux, agissant comme procuratrice de Guillaume de Hautemer, maréchal de Fervaques, laquelle tient et clame quitte Me Pierre Davy, avocat, bourgeois de Lisieux, ayant eu la charge de receveur général dud. seigneur, représenté par René Morin, de la somme de 4OO écus d’or, pour marchandises livrées et fourn,ies pour la maison du seigneur de Fervaques. Témoins: Jehan du Bosc, sieur de Hermival, vice-bailli et Pierre Hue, bailli vicomtal de Lisieux.
= Arch. MC. analyse Et. Deville

1599 , 6 janvier – Fervaques
François Gabriel, maître maçon reconnaît avoir reçu la somme de 666 écus 2O sols, pour travaux au château de Fervaques.
= Arch. MC. – Analyse Et. Deville

1599 , 18 février – Fervaques
Testament de Renée Marçonnet femme du maréchal de Fervaques.
= Arch. MC.  – Analyse Et. Deville

1599 , 11 mars – Fervaques
Guillaume de Hautemer, maréchal de Fervaques, quitte et délaisse à Aignen Le Monnier et Jehan Hardouin, les droits de treizièmes qui lui étaient dus moyennant le paiement de la somme de 333 écus d’or 20 sols.
= Arch. MC. – Analyse Et. Deville

1600 , 8 juillet – Fervaques
Guillaume de Hautemer, maréchal de Fervaques, baille à Me Pierre Jacquette, prêtre de la paroisse de Fevaques, tout le revenu intégral dud. bénéfice, moyennant 400 livres tournois.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1600 , 24 juillet – Fervaques
Transaction et accord entre Charlotte Duquesnel, veuve de Me Isaac de Bricqueville et Anne d’Allègre, épouse du maréchal de Fervaques.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

16OO , 12 août – Fervaques
Bail par le chapitre de Lisieux de la dîme des grains de la paroisse de Fervaques
= Arch. MC. Analyse Et. Deville – Dossier chapitre –

1600-1608 – Fervaques-
Procurations de Anne d’Allègre, épouse de Guillaume de Hautemer, maréchal de Fervaques, données à divers pour ses affaires personnelles.
= Arch. MC. 14 pièces papier – Analyse Et. Deville

1600 , 20 septembre – Fervaques
Travaux de plomberie au château par Jacques Le Roy, plombier d’Argentan
= Arch. MC – Analyse Et. Deville

1601 , 14 juillet – Fervaques
René Roussel, fils de Mathurin, de Fervaques, vend à Jean Roussel, fils Michel, une portion de terre, audit lieu de Fervaques.
= Tab. de Lisieux – Analyse Et. Deville

1601 , 4 novembre – Fervaques
Jehan de Montch, natif d’Ecosse, percepteur du comte de Laval, reconnaît avoir reçu de noble dame Anne d’Allègre, épouse du maréchal de Fervaques, la somme de 137 écus 8 sols tournois sur ses gages.
Arch. MC. Analyse Et. Deville

1601 , 4 novembre – Fervaques
Travaux de maçonnerie par Michel Morin d’Ouilly-le-Vicomte, Robert Phillonet, Guillaume des Rotours et Salomon Regnard, tous maîtres maçons.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1601 , 5 novembre – Fervaques
Jehan de Longchamp, sieur de Fumichon, et Robert du Mesnil, sieur de Lespiney, prennent pour arbitre d’un procès le maréchal de Fervaques.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1601 , 14 novembre – Fervaques
Charles d’Antours, écuyer, seigneur de Barron, gouverneur de Monseigneur le comte de Laval, reconnaît avoir reçu de haut et puissant seigneur, Messire Guillaume de Hautemer, maréchal de Fervaques, par les mains de haute et puissante dame Anne d’Allègre, son épouse, la somme de 600 écus sol pour une année d’appointements au service dudit seigneur comte de Laval.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1602 , 1er avril – Fervaques
Messire Gabriel du Quesnel, marquis d’Allègre, demeurant à Illiers, s’oblige envers noble seigneur Jehan de Longchamp et de Fumichon gouverneur de Lisieux en la faisance d’une rente de 50 écus d’or moyennant la somme de 500 écus d’or.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1602 , 12 avril – Fervaques
Succession de la famille d’Allègre
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1602 , 11 septembre – Fervaques
Travaux de couverture par Jacques Duno, couvreur d’Argentan. Couverture du pavillon neuf d’entrée du château.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1602 , 28 septembre – Fervaques
Bail à Pierre Quesnet, cordonnier à Fervaques, une pièce de terre nommée les Pastis, sis à Fervaques.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1603 , 31 décembre – Fervaques
Jean Dufour, de Cany, bailli de Caux, ci-devant tailleur d’habits de M. le Comte de Laval, tient et clame quitte Anne d’Allègre, dame de Fervaques.
= Arch. MC. – Analyse Et. Deville

1604 , 25 juin
Aveu par Charlotte des Ursins, de la baronnie de Ferrières…
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« D’icelle ma baronnie il y a un membre dépendant appelé terre et seigneurie d’Auqueinville, scitué et assis en ladicte vicomté d’Orbec, audit bailliage d’Evreux, lequel fief est dépendant et du corps d’icelle baronnie, qui s’estend en la paroisse dudit lieu d’Auquainville, Saint-Aubin-sur-Auquainvil­le, Notre-Dame-de-Courson, Fervaques, le Croutte, Saint-Pierre-de-Courson, Thonnencourt, le Mesnil-Germain, Prestreville, Saint-Jehan-de-Livet, Bellouet, Notre-Dame-des-Loges, et autres paroisses illec aux environs…
« Laquelle ma baronnie consistoit antiennement en quatre chasteaux et maisons fortes, scavoir est ledit lieu de Ferières, Chambrays, Aucquainville et Saint-Aubin-sur-la-Mer, lesquels chasteaux et maisons fortes, en tant que pour lesdits lieux de Ferrières, Aucquainville et saint-Aubin-sur-la-Mer sont à présent ruinés, lesquelles ruines sont provenues des anciennes guerres ainsi qu’il apparoist encores de présent par les ruynes et vestiges encore apparentes sur les lieux et tesmoignages des anciens, ex auditus auditu . Et à cette occasion ne m’est resté que le chasteau et forteresse dudit lieu de Chambrais, encore de présent édiffié, lequel est assis en la paroisse et bourgeoisie de dudit lieu de Chambrais en son integrité, me compete et appartient, auquel lieu et bourg de Chambrais j’ai droict de foires et marchez dont les coutumes me competent et appartiennent. Auquel chasteau de Chambrais j’ai droit de guet et de garde à iceluy sur mes hommes tenants et subjets, selon l’éstat et étendue de les tennemens, comme aussi audit lieu d’Aucquainville, membres dépendants du corps de madicte baronnie, avec droict d’y mettre un capitaine qui a droit p. 85 de prendre par chacun mois sur mes dits hommes et sur chacun d’eux en deffault de faire le guet en personne cinq deniers en temps de guerre, et trois deniers en temps de paix, tout ainsi qu’il est accoustumé aux villes closes frontières de la mer en ce païs et duché de Normandie…
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« Item, en icelle ma baronnie, j’ai cinq manoirs et mitarys, qui sont de mon doumaine non fieffé, l’une et la première, nommée Marbonne, assis en la paroisse de Grandchamp, en laquellez y a maisons, granges et édiffices, colombier, plant et jardiniges, avec plusieurs terres, et jusqu’au nombre de soixante dix acres ouen viron, compris et compté ledit manoir et jardianige qui consiste en revenu de grains et jardinaiges.
« L’autre est assis en la paroisse de Ferrières, nommée la Simonnyère, auquel comme dessus y a manoir, maisons et ediffices, plant et pasturaiges, herbaiges et terres labourables, jusqu’au nombre de cinquante livres ou environ.
« L’aultre assis en la dicte paroisse, nommée la Coulture sur Ferrières, auquel y a manoir, maisons et ediffices et consiste tant en plant et herbages que terres labourables qui peuvent contenir en tout le nombre de quarante p. 89 acres ou environ, dont comme dessus le revenu consiste seulement en grains, herbaiges et fruictaiges.
« L’aultre manoir est assis en la paroisse du Prieuré du Bosc-Morel, nommé le Coullombier, auquel y a manoir, ediffices, plant, jardinaiges et herbages, avec terres labourables jusqu’au nombre de quatre-vingt acres ou environ, tout compris, dont comme dessus le principal revenu est de grains, fruictaiges et herbaiges.
« L’aultre manoir qui est assis en la paroisse de Chambrais, jouxte mon chasteau dudit lieu, appelé le Montallard, auquel comme dessus y a manoir et ediffices, plain pasturages et terres labourables jusqu’au nombre de cinquante acres ou environ, dont comme dessus le revenu consiste en grains, fruictaiges et herbaiges, au comprins de laquele ferme y a une garenne à connins qui peut contenir six acres ou environ.
« A tous lesquels manoirs j’ai droicture de place de colombier, a present non ediffiez, prierres, corvées de bestes et droict de parc et de prison pour le soulagement de mes sujets, où ils peuvent emprisonner et emparquer toutes bestes treuvez en doumaige….
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« … Et en ma dite terre et seigneurie d’Aucquainville, qui est un membre deppendant et du corps de ma dicte baronnie, j’ay court et usage, justice et juridiction haulte, basse et moyenne, qui est exercée par mes officiers en ladicte baronnie de Ferrières. Touttefois à présent je n’en use que de basse et de moyenne, par protestation que ce présent ne pourra justifier au rétablissement de ma dicte haulte justice, jouxte mes chartes, titres et scriptures comme devant est dit; j’ai aussi en icelle terre d’Aucquainville, hommes, hommages, doumaines fieffé et non fieffé, rentes en deniers, grains, oeufs, oyseaulx, corvées de bestes et de gens, moullin à bleyd faisant à présent de bleyd farine, rivière, pescherie, place de moullin à draps et acquitz d’iceulx sur toute icelle sieurie. Ausquelz moullins, qui s’extendant à plusieurs paroisses, les habitants desquelles en tant qu’il y en a de reseantz sur ma dite baronnie, sont subjects et baoniers, et tenus venir moudre leurs grains aux dits moullins à bleyd, payer verte moutte sur le champ pour les non reseants, et habiller ou faire habiller leurs p. 92. draps et aultres manufactures de laine, le cas offrant audit moullin à dras, quand il est en estat deub, ou bien payer l’acquit pour ce deub, premier que de faire fouller ny habiller ailleurs sur le danger de la forfecture comme il a esté prédéclaré, avec reliefs et XIIIe .
« Item, au bourg et bourgeoisie du dict lieu d’Aucquainville, j’ay droict de prendre sur chacune masure douze deniers de rente nommée sens, par chacun an, au jour saint André, et est l’usage tel ainsy qu’il est au chef et bourgeoisie de Chambrais, que sy lesdites masures estoient separez et que d’icelles fussent faicts plusieurs lothz, partiages et separations, me seroit deu par chacun des tenantz d’iceulz lothz douze deniers de rente censive par chacune masure ou place assis à la dite bourgeoisie; au contraire, sy les dits lots ou divisions d’icelles masures divisez par partages ou autrement estoient reunys et remis à une ne me seroit deu que douze deniers de rente censive, tout ainsi qu’il est contenu en ladite bourgeoisie de Chambrais.
« M’est aussy deu par lesdits bourgeois d’Aucquainville pour chacune masure, une journée de fennaige à mon prey des Boys, à présent nommey les Hommes, à la semonce l’un de l’aultre lorsqu’il est faulché, pour réduire en foing, sur peyne de l’amende au cas appartenant. Item, sont tenus lesdits bourgeoys pour chacune masure à lever et charger le boys en ma charette pour tout ce que j’aurai à besongnier pour réedifier mon manoir et chasteau du dit lieu d’Aucquainville.
« Item, en la terre de Fervacques, tenue nuement de moy, par un plain fief de haubert, y a certain nombre d’hommes qui a raison de leurs masures assis au dict lieu de Fervacques et Courson, aussy tenus de moy en bourgeoisie, lesquelsz sont tenus de faire le guet la veille de la feste Nostre Dame Chandelleur et garder la foire dudict lieu d’Aucquainville seante audit lieu le dit jour et veille Notre dame par chacun an, depuys le midy veille d’icelle foire jusques a lendemein dicelle feste heure de vespres, et doibvent iceux hommes payer chacun un denier de coustume au dit jour de foire, et a raison de ce sont francs de coustume audit bourg et marché d’Aucquainville de vendre et achepter pour leur usage et d’estaulx, ainsy comme sont les bourgeois d’icelluy Aucquainville.
« Item ay aussy hommes subjects à amener les meulles de mon moullin d’Aucquainville et les aller quérir entre les quatre ports de Normandie et au lieu où il me plaist les achepter et à leurs despens, et dont j’en suis en possession.
« Item sont subjects à aultres faisances qui s’appelliculese baon de trois ans, qui est à entendre que chacun homme doit prendre à mon baon quatre potz de sildre au prix qu’il sera vendu toutefois que vouldray tenir mon dict baon et qu’il sera publié. Et sy chacune masure dont ilz sont tenantz sont subjectz entretenir les excluses de l’eaue, de per de meulles d’icelluy moullin d’Aucquainville, lesquelles subjections sont nommez et appelez per de meulles, et le tout amener et faire à leur dépens au moyen qu’ilz ont leur mouldre à mon dit moullin et demie moulture et à desguerner.
« D’avantaige, j’ai droicture de corvez de bestes trayantes à harnais et regessantes sur icelles masures bourgeoises et sur plusieurs aultres tennements tenus de moy.
« Item, ay terres labourables en plusieurs pièces le nombre de vingt acres ou environ.
« Item, j’ay en ladicte branche et membre d’Aucquainville du haut boys et atillis, comprins les desgatz desdits boys taillis, de présent estant en pasturaiges, le nombre de deux centz dix acres  ou environ, en plusieurs pièces, letout assis en la paroisse du dict lieu d’Aucquainville, et sont iceulx boys hors du tiers et danger du roy nostre sire, parce qu’ilz sont subjectz payer dixme.
« Ausquels boyz boys ay droicture de panaige et arrière panaige, et ausquelz boys les hommes et subjectz du dit lieu d’Aucquainville ont droicture d’empanaiger leurs pourceaulx en payant pour chacun pourceau chacun an deux deniers, excepté les bourgeois qui ne paient que ung denier et ce sur le danger de forfecture, en cas que iceulx hommes et bourgeois seroient deffaillanttz d’empanaiger leurs pourceaulx et qu’ilz fussent trouvez sur la dicte terre, le dict panaige durant, dont la confiscation m’est adjugée par ma justice, ainsi qu’il est ci-devant contenu en l’article du dict panaige de ma dicte forest de Chambrais dépendante du chef de ma dicte baronnie.
« J’ay aussi en icelle terre d’Aucquainville p. 93 , foire au dict jour de veille de Chandelleur et marché par chacune sepmaine au jour de samedy, auxquelz j’ay coustume, travers, droicture de gaulge, poix, marc et ballence, mesures, couraterye à poesson, languiage de pourceaulx, appréciation de vns et brevaiges, et pain vendu en détail, droict de pollice et aultres droictures, préminences et libertez sur mes dictz hommes, comme j’ay en ma dicte baronnie et lieu de Chambrays; le manoir sieurial et plazce et chasteau d’icelle terre d’Aucquainville est de présent en ruine, advenuz par les anciennes guerres, comme dict est, laquelle terre d’Aucquainville a esté de tout temps baillée à ferme, et encores y est de présent….
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« Tenures nobles en la branche d’Aucquainville »
« Messire Guillaume de haultemer, chevallier des ordres du roi, mareschal de France,
« Tient de moy, par foy et hommaige de ma dicte baronnie de Ferrières, sous l’étendue de ladicte branche et membre d’Aucquainville, le fief, terre et seigneurie de Farvacques, par un plain fief de haubert, qui s’estend en ladicte paroisse de Farvacques, Aucquainville, Saint-Aubin-la-Croulte et aux environs, auquel fief il y a court, usaige, justice, jurisdiction, hommes, hommaiges, relliefs, XIIIemes , aydes coustumières, corvez de bestes, droit de fennaiges, prévosté et toutes aultres droictures, libertez et privillèges à fief de haubert appartenant.
« Auquel fief il y a manoir, maison, moullin à bleyd faisant de bleyd farine, auquel il y a moultes vertes et seiches, avec un moullin à pappier de présent en ruyne et à fondz, rentes et deniers, grains,oeufs, oyseaulz, cire, poyvre, pallettes à jouer à la paulme, et autres espèces de rentes et dignitez comme à plain fief appartiennent.
« Il consiste aussy en doumaine fieffé et non fieffé, en grand nombre d’héritages, tant en terres labourables que non labourables, preys, boys, tant de fustays que taillis, que pasturaiges.
« Du quel fief de Farvacques dépendent plusieurs fiefs et arrières-fiefz, scavoir:
Le fief de Saint-Aubin, tenu par les héritiers et représentants le droict de damoiselle Maguerite Coullomp , héritière (?) de feu Robert Coullomp, en son vyvant écuyer, pour un plain fief.
« Les fiefs de Querville et la Rivière, assis à Prstreville, tenu par un demy fief de haubert, par hector de Querville, escuyer.
« Le fief de Granval, assis en la paroisse du Mesnil-Germain et aux environs, tenu par les représentants le sieur de Goupigny, tenu par un quart de fief.
« Le fief de Thenney, assis en ladicte paroisse, tenu par les représentants Richard Aufrey, tenu par un quart de fief.
« Le fief des Castellets,  assis en la paroisse de Farvacques, Notre-Dame-de-Courson, Cernay et illec environ, tenu par les héritiers Denis de Pomollain par un quart de fief.
« Le fief du Verger, assis en la paroisse de Farvacques, tenuu par les représentants François de Louvières, esquyer, par un huitième de fief, dont les tenantz d’icellui fief me sont tenus faire par chacun an six livres de rentes et faisances et charges dessus dictes.
« A cause et raison duquel fief de Fravacques le dict de haultemer lm’est tenu par luy et ses soubz tenantz en foy et hommaige, garde noble le cas advenant, et en quarante jours de garde en mon château de Chambrais quand le roy nostre syre demnde son ost, avec relliefs, XIIIe , aydes féaux et coustumières quand ils eschient et le cas s’offre, et subjections, charges et subjections, ainsy que les aultres tenantz noblement en sa dicte branche d’Auquaincville.
« Item les hoirs Jouachyn Gosselyn, vivant escuyer, tiennent de moy, ung quart de fief nommey le Mesnil-Germain, assis en ladicte paroisse, à cause du quel ilz me sont tenus en foy et houmaige, relliefs, XIIIe, avec dix jours de garde en mon château de Chambrais en temps d’ost, ainsy que les aultres nobles de ma dicte baronnie, et aussy me font par chacun an unze livres de rentes sieurialle, à cause du dict fief, avec les p. 100. aydes coustumières, charges et subjections devant declarez.
« Item, Gabriel de Neufville tient de madicte baronnie un plain fief de haubert, nommey le fief de Courson, assis en la dicte paroisse et environs, en foy et houmaige, auquel fief y a justice et juridiction, homms, hommaiges, reliefz, XIIIe, rentes en deniers, grains, oyseaulx, relliefz, XIIIe, service de prévosté et aultres dignitez et privillèges à palin fief appartenant, au quel fief, y a doumayne fieffé et non fieffé, manoir, maisons coullombier, terres labourables et non labourables, boys brières et pasturage de grand estendue.
« Item, du dict fief de Courson sont tenus plusieurs fiefz:
« Premièrement le fief de Poys, que tient à présnt le seigneur de Farvacques, mareschal de France, par un quart de fief.
« Le fief de la Cauvinière tenu par les hoirs de feu gabriel des Hays, vuyvant escuyer, par un quart de fief.
« Le fief de Lortyer tenu par françois Cuillyer, escuyer, par un quart de fief.
« Item, le fief des Hayes tenu par Me Jean Baptiste des Hayes, tenu par un sixiesme de fief, assis en la dicte paroisse Notre dame de Courson.
« Item,les représentants le roict des religieux, abbé et couvent du Val Richer y tiennent un quart de fief nommé le fief de Sedouet, assis en la dicte paroisse de Notre Dame de Courson.
« A cause et raison du quel plein fief de Courson, le dict de Neuville m’est tenu, pour lui et ses sous tenantz, en foy et hommaige, garde noble le cas advenant et en quarante jours de garde en mon chasteau de Chambrais, quand le roy nostre sire mande son ost, avecques relliefz, XIIIe , aydes feaulx et coustumières quand ils eschient et le cas s’offre, et aultres charges et subjections, ainsy que les aultres tenantz noblement en ladicte branche et membre d’Aucquainville.
« Item, damoiselle Magdelaine de Bonnechose, veuve de feu David de Bernières, vyvant escuyer, sieur de Percy, tient de moy en ma dicte baronnie, branche et membre du dict Aucquainville, un quart de fief assis au dict lieu d’Aucquainville et aux environs, à cause du quel la dicte de Bonnechose m’est tenue pour elle et ses soubz tenantz en foy et hommaige, en garde noble le cas offrant, et en dix jours de garde en mon chasteau de Chambrais en temps d’ost, ainsy que les aultres tenantz noblement de ma dicte baronnie en la dicte terre d’Aucquainville, avecques relliefs, XIIIe , aydes féaulx et coustumières quand ilz eschient et le cs s’offre, et aultres charges et subjecions, ainsy que les aultres tenantz noblement en ma dicte branche d’Aucquainville.
« Item, le dict sieur de Farvacques, mareschal de France, tient de moy, comme dessus ung huitiesme de fief assis en la dicte paroisse de Prestreville, nommé le fief de la Suhardière, qui fut François Louys, escuyer, à cause de quoi il m’est tenu en foy et hommaige, en garde noble, le cas advenant, et en cinq jours de garde en mon chasteau de Chambrais en temps de guerre ainsy que les aultres tenantz noblement en ma dicte baronnie en la dicte branche d’Aucquainville avec reliefz, XIIIe , aydes feaulx et coustumières quant ilz eschient et le cas s’offre, et aultres charges et subjections, ainsi que les aultres tenantz noblement en la dicte branche d’Aucquainville.
« Item, Charles de Belleau, escuyer, tient de moy, par foy et hommaige ung demy fief de haubert, nommé le fief de belleauqui fut Richard de Belleau, à court et usaige, assis en la dicte paroisse de Courson et aux environs; à cause du quel fief il m’est tenu pour luy et ses soubz tenantz, en garde noble, le cas advenant, et en vingt jours de garde en mon chasteau de Chambrais quant le roy nostre sire prend son ost ainsy que les aultres tenantz noblement en ma dicte baronnie en la dicte branche d’Aucquainville avec reliefz, XIIIe , aydes feaulx et coustumières quant ilz eschient et le cas s’offre, et aultres charges et subjections, ainsi que les aultres tenantz p. 101. noblement en la dicte branche d’Aucquainville.
« Item, Gabriel de Liéez, (de Lyée), escuyer, tient de moy, comme dict est, en la dicte branche d’Aucquainville, un demy fief de haubert nommey le fief de Belleau, assis en la dicte paroisse de Courson et m’est tenu faire, pour luy et ses soubz tenantz, foy et hommaige, et en garde noble, le cas offrant, et en vingt jours de garde en mon chasteau de Chambrais ainsy que les aultres tenantz noblement en ma dicte baronnie en la dicte branche d’Aucquainville avecques reliefz, XIIIe , aydes feaulx et coustumières quant ilz eschient et le cas s’offre, et aultres charges et subjections, ainsi que les aultres tenantz noblement en la dicte branche d’Aucquainville.
« Item, les héritiers de Adrien Le Boctey, vyvant escuyer, tiennent de moy ung huitiesme de fief de haubert nommey le fief de la Houssaye, assis en la paroisse de Courson et aux environs; à cause du quel ilz me sont tenus faire foy et hommaige, en garde noble, le cas advenant, et en cinq jours de garde en mon chasteau de Chambrais en temps de guerre ainsy que les aultres tenantz noblement en ma dicte baronnie en la dicte branche d’Aucquainville avecques reliefz, XIIIe , aydes feaulx et coustumières quant ilz eschient et le cas s’offre, et aultres charges et subjections, ainsi que les aultres tenantz noblement en la dicte branche d’Aucquainville.
« Item, les héritiers de feu Charles de Lyée, vyvant escuyer, tiennent de ma dicte baronnie en la branche d’Aucquainville, ung demy fief de haubert, nommey le fief de Thonnencourt, assis en la dicte paroisse de Thonnencourt et du Mesnil-Germain, à cause du quel ilz me sont subjectz en foy et hommaige, droict de garde noble, le cas offrant, avecques vingt jours de garde en mon chasteau de Chambrais en temps d’ost, ainsy que les aultres tenantz noblement en ma dicte baronnie en la dicte branche d’Aucquainville avecques reliefz, XIIIe , aydes feaulx et coustumières quant ilz eschient et le cas s’offre, et aultres charges et subjections, ainsi que les aultres tenantz noblement en la dicte branche d’Aucquainville.
« Je tiens en ma main le fief du Cardonnel, assis en la paroisse du Mesnil-Germain, le quel fief consiste seulement en doumaine fieffé, sans qu’il y ait aucun doumaine non fieffé, duquel fief je suis en procès avec les héritiers du sieur Thonnencourt qui veulent dire le dict fief estre du comprins dudit fief e Thonnencourt, ce que j’ay toujours contredist, comme soutenant qu’il m’appartient.
« Item, le dict sieur mareschal de Farvacques, tient comme dessus ung huitiesme de fief assis en la dicte paroisse de Prestreville, nommé le fief de Sedouet, qui fut aux religieux du Val Richer, subject de me faire rentee au terme Sainct Michel seize reez de bleyd et seize reez d’avoynne, avecques touttes les aultres charges et subjections dessus dictes, ainsi que les aultres hommes tenantz noblement en la dicte branche d’Aucquainville, comme dict est.
« Les héritiers ou représentantz le droict de la femme du sieur d’Enneval tiennent une portion de fief assis en la paroisse du Mesnil Rury (Mesnil-Oury), à cause de la quelle ilz me sont tenus faire foy et hommaige, reliefz, XIIIe , et aultres deubz et debvoirs sieuriaux quant ilz eschient et le cas s’offre, lesquelles foy et hommaiges le sieur de Cleres m’est tenu apporter; et s’y est subject envers moy icelluy fief en sa portion de l’ayde d’ost quant il plaist au roy nostre syre prendre ses services.
= Auguste LE PREVOST, Mémoires et notes , t. II, p. 83 sq.

1604 , 2 septembre – Fervaques
Ratification de comptes relatifs au château d’Allègre.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1604 ,  septembre – Fervaques
Anne d’Allègre, dame de Fervaques, baille à Denis Nicolle, bourgeois de Lisieuxx, receveur général de M. le Maréchal de Fervaques, le fief de la Sublardière, à Prêtreville.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1604 , 2 octobre – Fervaques
Martin et François, dits Durand, de Fervaques, font deux lots et partage de la succession de feu François Durand, leur père.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1604 , 28 décembre – Fervaques
Elisabeth Delois, femme de Fleury de Saint Michel, écuyer, demeurant à Prêtreville, prend pour trois ans à Anne d’Allègre, dame de Fervaques, le nombre de 30 bêtes à laine et s’engage à les soigner pendant ce temps et à en partager le profit.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1605 , 10 mai – Fervaques
Anne d’Allègre, dame de Fervaques, reconnaît avoir reçu de Imbert Le Paincteur, son receveur au comté de Harcourt, la somme de 8.9OO livres.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1605 , 10 septembre – Fervaques
Anne d’Allègre, dame de Fervaques et Imbert Le Paincteur, son receveur au comté d’Harcourt à propos d’une obligation.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1606 , 23 octobre – Fervaques
Guillaume de Hautemer, , maréchal de Fervaques, reconnaît avoir reçu de Pierre de Mannoury à l’acquit et décharge de Girard de Mannoury, la somme de 816 livres tournois à valoir sur ce que ledit Girard devait au maréchal.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1606 , 10 novembre – Fervaques
Guillaume de Hautemer,, maréchal de Fervaques, reconnaît avoir reçu à l’acquit et décharge de Girard de Mannoury, la somme de 45O livres tournois.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1606 , 10 Novembre – Fervaques
Anne d’Allègre, dame de Fervaques, voulant récompenser de ses services Claude Ozenne lui donne la somme de 1000 écus.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1607 , 18 janvier  – Fervaques
Thomas Vallée, du métier de la mer, natif de Cheffreville, demeurant au Havre, vend à haut et puissant seigneur Guillaume de Hautemer, maréchal de Fervaques, représenté par Anne d’Allègre, son épouse, quatre pièces de terre à Cheffreville, moyennant 50 livres tournois. Passé à Lisieux, en l’Hôtel dud. seigneur en présence de noble seigneur Jehan du Bosc, sieur d’Hermival, et Me Hue, docteur ès droits, bailli vicomtal de Lisieux.
= Arch. SHL. 9 FA. Dossier Cheffreville. Analyse Et. Deville

1607 , 10 avril – Fervaques
Guillaume Huchon, brodeur, demeurant à Lisieux, s’engage envers Anne d’Allègre, dame de Fervaques à lui faire le nombre de matelas qu’elle désirera.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1607 , 2 décembre – Fervaques
Pierre Monstier, sieur de la Cousture, remet à Guillaume de Hautemer, maréchal de Fervaques, le droit de l’acquisition faite de biens à Cheffreville.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1608 , 11 mai – Fervaques
Anne d’Allègre, dame de Fervaques continue et prolonge à André Mahieu, bourgeois, demeurant à Bernay, le bail des greffes de Montreuil et Bernay.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1608 , 24 juillet – Fervaques
Jehan du Bosc, écuyer, sieur de Hermival, à l’instance de haut et puissant seigneur Guillaume de Hautemer, maréchal de Fervaques, reconnaît avoir été payé par led. seigneur de la somme de 2.OOO livres tournois à l’acquisition par lui faite à Etienne de Neufville, sieur de Folleval et Anne Le Carton, son épouse, de deux pièces de terre à Prêtreville.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1609 , 12 février – Fervaques
Bail de la terre de Chastillon.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1609 , 25 novembre – Fervaques
Du. mercredy vingt cinqe lour de novembre 1609,
Fut présent  en sa personne hault et puissant seigneur Messire Guillaume de Haultemer, comte de Grancey, baron de Mauny, seigneur de Fervaques, et mareschal de France, gouverneur et Lieutenant pour le Roy en ses païs et duché de Normandie, à présent estant en ceste ville de Lisieux gisant en son lit mallade saind d’entendement, sachant quil n’est rien plus certain que la mort, ne riens plus incertain que l’heure pour n’en estre prévenu advant que de faire ce ui est du debvoir dun vray chrestien, ordonne et déclare que pour sa dernière vollonté qu’il désire  et entend estre effectué ce qui ensuit. Premièrement il recommande son âme à Dieu, le créateur, luy priant et requérant par la mort et passion de Jésus Christ et par l’intercession de la très glorieuse Vierge Marie, la voulloir collocquer en son paradis avec ses bienheureux, et son décedz advenant veut et entend son corps estre inhummé honorablement à l’assistance de ses amys au plus qu’il sera et pourra trouver, en l’église cathédralle de Lisieux, Et de ses biens il en donne et délaisse aux pauvres de ceste ville de Lisieux la somme de deux mille quatre centz livres tournois pour estre emploiez en l’augmentation du bureau des pauvres de cested. ville A Madame la Mareschale sa compagne et espouze pour ses grands debvoyrs d’amittié luy a aussi donné  et délaisse de ses biens aultant et comme il peut faire par les coustumes, Item à la damoiselle de Médavy sa présente fille pour aider à la pourvoir à mariage la somme de douze mil livres tournois en attendant le mariage led. seigneur prie lad. dame son espouse la tenir et garder près d’elle. A Françoise, fille naturelle dudit seigneur, la somme de mille livres tournois. Au sieur Dramard, son secrétaire en considération de sa fidellité et des grands et très agréables services qu’il lui a renduz, la somme de trois mil livres tournois luy recommandant de servir fidellement et assister lad. dame sa femme. A Renée, fille de Nicollas Adam, argentier dudit seigneur en considération des services que sond. père a rendus aud. seigneur la soe. de mil livres tournois pour ayder à la pourvoyr en mariage. A chacun de ses gentilhommes et serviteurs domesticques, deulx années de leurs gaiges et appoinctementz Et a iceulx n’aiant point d’appoinctement est remis par ledit seigneur à la volonté et estimation. de lad. damees  Aux damoiselles Desbois, De La Reue et de La Vallée chacune la somme de trois centz livres. Aux veuve et enffans de deffunt Jean Davy, mercier, la somme de trois centz livres tournois. Et pour l’exécution et accomplissement de tout le contenu aud. testament, ledit seigneur a nommé et elleu pour exécuteur la personne de lad. dame son espouze, la priant requérant en tant que faire se peut de vouloir bien prendre la charge promettant led. seigneur son testament tenirn parfaire et à quoy pour ce à tenir et garantir en a obligé et oblige tous ses biens et héritages présens et advenir.
Passé avant midy en l’hostel dudit seigneur, aud. Lisieux. Plus ledit seigneur donne en l’église cathédralle pour fonder ung obit la somme de six mille livres tournois, aux frères prescheurs des Jacobins de cested. ville pour participper aux prières suffrages et oraisons qui seront faitz, dictz et cellebrez en leur eglise la somme de trois centz livres tournois, pour estre lad. somme emploiée à la repparation d’icelle. Aux sieurs de La Regnauldière, Delafontaine, Delareue et Racine, ses médecins chacun la somme de cent cinquante livres tournois, oultre le sallaire de leurs vaccacions. A monsieur de La Ronce la somme de trois centz livres tournois. A Me Robert Guérard, son chirurgien, la somme de troys centz livres tournois, aussy oultre ses vaccacions.
Présens nobles personnes Me Claude Parizot, archidiacre, chanoine prébendé en icelle église cathédralle, noble homme Jean Dubosc, seigneur d’Hermival, prévost dud. seigneur, Jean de Querville, escuier, sieur du lieu, demeurant à Prêtreville. Plus donne à Laurens, Charles et Jehan Parizot, dudit Lisieux la somme de trois centz livres.
Signé : Farvaques – De Querville – Dubosc – Parizot
Et depuis led. seigneur a desclaré que lesd. six mil livres tournois par luy donnéz aà lad. église cathédralle pour estre fondé led. obit ainsy qu’il sera advisé pour lr salut de son âme et affin qu’il soit fait prières pour luy, ses parens et amis
Signé: Farvaques – De Querville – Dubosc – Hayn – Carrey
= Arch. SHL 9 FB – 6 – Familles. Copie prise par Et. Deville sur l’original papier, le 24 juillet 1924.

1609 , 19 décembre – Fervaques
Geoffroy de Remon, sieur de Cussy, tient et clame quitte  noble dame Anne d’Allègre de toutes choses entre eux.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1610 , 9 janvier – Fervaques
Jean du Bosc, sieur de Hermival continue et prolonge au maréchal de Fervaques, le droit de retrait sur la terre et seigneurie du Coudray.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1610 , 4 février – Fervaques

Inventaire et évaluation des biens de haute et puissante dame Marie d’Allègre, veuve de Jérôme d’Arconat en vue de son mariage avec Jehan de Sabrevoys, chevalier, seigneur et baron du Bec-Thomas, de Piencourt, d’Anfreville-sur-Iton, de Busquepuis et de Villeneuve.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1610 , 17 février – Fervaques
Anne d’Allègre, dame de Fervaques, approuve la quittance donnée par Jehan de La Reue à Guillebert Saffrey, ci-devant fermier de ladite dame.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1610 , 8 mars – Fervaques
Anne d’Allègre, dame de Fervaques, promet de remettre au receveur Nicole, une obligation de 1.000 écus.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1610 , 5 décembre -Tordouet
Par devant Pierre Vastine et Gabriel Rioult, tabellions royaux au siège d’Auquainville, Nicolas Lescurey, écuyer, de la paroisse de Tordouet tient et clame quitte Ollivier et Philippe dits Roussel, de Fervaques, de tous les arrérages échus de 65 sols tournois de rente. Témoins: Michel Quesnie, de saint-Germain-de-Livet, et Nicolas Le Front, de Tordouet.
= Arch. SHL. (Sans autre précision)

1611 , 25 avril – Fervaques. Testament de Guillaume de Hautemer.
Dud. jeudy, vingt cinq lour d’aoust l’an mil six centz unze,
Au nom du Père, du Fils et du Sainct Esperit, Salut.
Puisqu’il est nécessaire que tout homme meure, sçavoir faisons que par devant Olivier Carrey et Jehan Hayn, tabellions pour le Roy nre sire en la vicomté d’Orbec, au siège de Lisieux, fut présent  en sa personne hault et puissant seigneur Messire Guillaume de Haultemer, comte de Grancey, baron de Maulni, seigneur de Fervaques, et maral de France et Lieutenant général pour le Roy au gouvernement de Normendie, de pnt estant en son chasteau dudit lieu de Fervaques, en bonne santé disposition de de son corps, esprit et bon entendement, Dieu mercy, congnoissant quil n’est rien plus certain que la mort, ne riens plus incertain que l’heure après avoyr invoqué Dieu de tout son coeur luy avoir requis pardon de ses faultes et s’estre recommandé aulx prières, intercessions de la glorieuse Vierge Marie et de toute la court céleste de son bon grey et vopulloy a ordonné et déclaré pour sa dernière volonté qu’il désire en entend estre effectuée, que le decez de lui advenant son corps estre inhummé en honnestes obsèques à l’assistance de ses amys au plus qu’il s’y en pourra trouveren l’église cathédralle St Pierre de Lisieux et de ses biens il en donne et délaisse à Madame la Marlle  sa compagne et espouze pour aulcunement la rescompencer comme elle le meriteroit pour les debvoyrs d’amytyé qu’elle luy a rendus et rend contynuellement et grands moyens et commodittez qu’elle auroit apportez en sa maison à quoy il désire ty pourvoyr tout et autnt que donateur peut faire par la disposition des coustumes, tant en meubles que immeuble sans aulcune réserve oultre les droictz apparteanntz a lad. dame son espouze en faveur de leur traicté de mariage, A Madamoiselle du Val, douze centz livres A Renée, fille de Nicollas Adam, argentier dudit seigneur en considération des services que son père lui a rendus la soe. de mil livres pour ayder à la pourvoyr en mariage Aux damelles Desboys, La Vallée et La Reue, à chacune d’icelle trois centz livres, au sieur de La Ronce troys centz livres, à chacun des gentilzhoes. et serviteurs domesticques dudit seigneur deulx années de leurs gaiges et appoinctementz et a iceulx n’ayantz appoinctement est remis par ledit seigneur à la volonté et estimaon. de lad. dame sonespouze, à Me Robertt Guérat, son chirurgien, la somme de troys centz livres, plus entend mondit seigneur que la donaon. de dix mil livres qu’il auroit cy dt faite à madame de Chazelle qui est par luy controuvée ait bien et sortisse son pein et entier effect et pour l’exécution de la prnte sa donaon, led. seigneur a choisy et esleu Mre de Bernières, coner du Roy en ses conseils d’estatt et privé et président en sa court de parlement à Rouen [20] le priant et requérant en tout que faire le peult d’en voulloyr prendre la charge et icelluy faire observer et garder de poinct en poinct selon sa forme et teneur, et affin qu’il ayt lieu donne pouvoyr au porteur des presentes par luy constitué son procureur spéal. de pour luy et en son nompar tout ou il appartiendra, besoing et mestier sera, requérir et demanderr consentyr et accorder l’insynuation et émologaon de lad. pnte  sa donaon. par testamentaffin que aulcunes personnes n’en prétende cause d’ignorance. promettant mondit seigneur le maral le prnt son testament à lui leu et releu, tenir…Passé après midy dans le bourg dud. lieu, en la demeure de lad. dam. du Val Pns Raoul Cudorge, tabellion au siège d’Aucquainville, demt audit lieu de Farvacques et Françoys Toustain ddudit lieu de Farvaques, tesmoings, qui ont avec ledit seigneur de Farvaques, signé et a voullu et veult ledit seigneur mal en cas qu’il feust question de sad. donaon à ald. dame son espouze que pour décider et vuider le différent que ce soit par la juresdion de la prévosté de Paris suyvant et conformément à la teneur de leur traité de mriage et que tout aultre testament que led. seigneur auroit cy devant faict a esté et est par luy révoqué pour ne sortir à aulcun effect.
Signé:  Farvaques  P. Cudorge  F. Toustain  Hayn  Carrey
Puis est écrit : Cest thy mon testament et dernières volounté. Feyt à Faravaque ce XXVe daoust mille VI cens onse.
= Arch. SHL 9 FB – 6 – Familles. Copie de E. Haudard.

1611 , 14 juin – Fervaques
Anne d’Allègre, dame de Fervaques continue et prolonge à imbert Le Paincteur, l’office de receveur du comté d’Harcourt.
= Arch. MC. Analyse Et. Deville

1623
Aveu a Emar de Prye (Aymar de Prie), chevalier, marquis de Toussy, au droit de Louise de Haultemer, son époux, marquis de Plasne, seigneur de Fervaques, Prêtreville, Cheffreville, etc. par Guillaume de Resville, pour lui et Pierre son frère, pour terre paroisse de la Croupte, tenue de la seigneurie de Fervaques.
= AD. Calvados. Série H. Suppl. Hôpital de Honfleur 1867.- H. 149

1627 , 1er août – Fervaques
Jean Cambremer, demeurant à Fervaques reconnaît devoir à Pierre de Lespinay, marchand de Lisieux, la somme de 120 livres payable à Noël prochain.
= Arch. SHL.- Analyse Et. Deville

1630 , 6 février – Fervaques
Pièce de procédure à ptopos d’une rente de 20 sols dus aux trésoriers de l’église de Fervaques. Y figure Jehan Corbel, comme représentant le droit de Marie Jehan.
= Arch. SHL.- Analyse Et. Deville

1632 , 29 mars – Fervaques
Par devant Roger Hélie et Guillaume Le Front, tabellions à Orbec, Jean Roussel, fils Jean de la paroisse de Fervaques, reconnaît une obligation de 25 livres, souscrite par lui, au profit de Gabriel Rioult, tabellion. Témoins: Hector Buisson et Richard Gernyer, de Prêtreville.
= Arch. SHL.- Analyse Et. Deville

1633 , 21 février – Fervaques
Jehan Roussel de Fervaques, vend à Jean Corbel, demeurant à Lisieux, deux pièces de terre à Fervaques.
= Arch. MC. – Analyse Et. deville

1634 , 2 mars – Prêtreville
Par devant Pierre Vastine et Michel Quesnie, Tabellions pour le siège d’Auquainville, Marin et Nicolas dit Cullier, père et fils de Fervaques, vendent à jean Corbel, bourgeois de Lisieux, deux pièces de terre en labour, nommées « La Rocque », sises à Fervaques, moyennant 40 livres tournois. Témoins Guillaume Sieur et Pierre Surlement demeurant à Prêtreville.
= Arch. SHL. – Analyse Et. Deville.

1634 , 29 juillet – Fervaques
Pièce de procédure pour Barbe Dubois, épouse de Guy Cullier, de Fervaques, à l’encontre de l’exécution et vendue faite d’une rente qu’elle prétend lui appartenir.
= Arch. SHL. 9 FA. – Analyse Et. Deville.

1634 – Fervaques
Etat des deniers à taille reçus par Nicolas Gardin, l’un des collecteurs de Fervaques.
= Arch. MC. – Analyse Et. deville

1636 , 1er janvier – Fervaques
Par devant Robert Tassin et Nicolas Le Front, tabellions à Orbec, Jehan Roussel, de la paroisse de Fervaques vend à Jean Corbel, demeurant à Lisieux, une pièce de terre en labour.
= Arch. MC. – Analyse Et. deville

1638 – Fervaques
Etat des personnes restant devoir la taille en 1638.
= Arch. SHL 9 FA. – Analyse Et. deville

1639 – Fervaques
Procuration faite pour Claude Cudorge des biens de defunt Me Pierre Corbel pour la taille de Fervaques.
= Arch. SHL. 9 FA. – Analyse Et. deville

1639 – Fervaques
Etat des sommes acquises pour la taille de 1639.
= Arch. SHL. 9 FA. – Analyse Et. Deville

1640 – Fervaques
Constitution de procureur par les habitants de la commune.
= Arch. SHL. 9 FA. – Analyse Et. deville

1640.
archives SHL : 1F294 : 1640 : famille Baston de Fervaques inventaires de titres­  et pièces de procédure.

1640 – Fervaques
Soumission de Nicolas Gardin pour la perception de la taille dans le bourg de Fervaques.
= Arch. SHL. 9 FA.- Analyse Et. deville

1653-1662 – Fervaques
Quittances de rentes et deniers ou frais d’inhumation payés à la confrérie de Charité.
= Arch. SHL. 9 FA. – Analyse Et. Deville

1656 – Saint-Michel-de-Livet
Traité de mariage de Jean Le Prévost, sieur de la Daugerie, fils de feu Jean, sieur de Vaugueroux, et de Marguerite Dauge, et Marie Douesnard (Fervaques)
= AD. Calvados – Série H. Suppl. Honfleur 1862, H. 144

1658 , 13 octobre – Fervaques
Traité de mariage de Nicolas de Montreuil, de Livarot et Catherine Doisnard (Douesnard), fille Jean, de Fervaques.
= AD. Calvados – Série H. Suppl. Honfleur 1862, H. 144

1659 , 9 novembre – Tordouet
Par devant Guillaume Piperel et Charles Dunel, tabellions à Orbec, François Lescurey, sieur de Lajourie, paroisse de Tordouet, cède et transporte à Pasques Cullier, de Fervaques, la somme de 65 sols tournois de rentes hypothécaires, moyennant 32 livres 10 sols. Témoins: Jean Courthonne et Jean Dandelot, de Tordouet.
= Arch. SHL. Parch. 2 ff.

1660 , 4 janvier – Fervaques
François Durand, fils Guillaume, vend à Antoine et François Mariette, frères, bourgeois de Lisieux, dix pièces de terre à Fervaques.
= Arch. SHL. 9 FA. – Analyse Et. Deville

1662 – La Croupte
Vente par Jean Le Proux, de La Croupte, à Jean Le Prévost, de ladite paroisse de terre audit lieu, tenue de la seigneurie de Fervaques.
= AD. Calvados – Série H. Suppl. Honfleur 1862, H. 144

1684 – Fervaques
Transport de rente par Marie Le Prévost, veuve Chemin, et Robert Chemin, son fils, de Lisieux, à Jean Le Prévost, sieur de La Daugerie, de Fervaques.
= AD. Calvados – Série H. Suppl. Honfleur 1862, H. 144

1693-1728 – Fervaques
Aveux de l’aînesse du Champ Blancpain et de l’aînesse aux Hamons, à Fervaques, appartenant à la famille Corbel
= Arch. MC. – Analyse Et. Deville

1695 – Saint-Michel-de-Livet
Reconnaissance au notariat d’Auquainville, par Henri de Bonanffans (Bonnen­fant), écuyer, seigneur de Carrel, demeurant en son manoir, à Saint-Michel-de-­Livet, Jean Le Prévost, sieur de La Daugerie, et Marie de Bonnenfant, son épouse, demeurant à Fervaques, du traité de mariage desdits Le Prévost, fils de feu Jean et de Madeleine Dauge, et Marie, fille de feu Georges de Bonnen­fant, écuyer, et d’Anne de Neufville, de Saint-Michel-de-Livet, en présence d’Eustache Le Mercier, curé de Saint-Michel-de-Livet, d’Anne Morin, épouse de Messire Costentin Allard, etc.
= AD. Calvados – Série H. Suppl. Honfleur 1862, H. 144

1696
Procédures entre François Le Prévost et Pierre Le Prévost, à l’occasion d’une clameur et autres pièces; ratification devant Pierre Le Herichon et Nicolas Le Monnier, notaires en la vicomté d’Orbec pour le siège et sergenterie d’Auquainville, par Philippe Le Prévost, fils Jean, sieur de La Daugerie, demeurant à Fervaques, de la vente par ledit son père, Robert Le Prévost, prêtre et Jean Le Prévost, sieur des Longchamps, ses frères à Jacques Ferey, marchand à Cheffreville, de 9 pièce de terre en manoir, maisons, herbes et labours à eux appartenant, provenant de la succession de Marie Doisnanrd, sa mère, et des acquêts dudit de la Daugerie, sis à Fervaques et Cheffreville, vulgairement appelée le Lieu Perrot, moyennant 5.100 l. de principal et 20 l. de vin.
= AD. Calvados – Série H. Suppl. Honfleur 1862, H. 144

1702 – Fervaques
Requête au bailli haut justicier de Ferrière par Gilles Burel, sieur de saint-Martin, pour lui et Philippe Le Prévost, et Jean Le Prévost, sieur des Longchamps, contre Le Febvre, débiteur, pour location de maison, à Fervaques.
= AD. Calvados – Série H. Suppl. Honfleur 1862, H. 144

1704 – Fervaques
Vente par Jean et Philippe Le Prévost, fils de Jean, héritiers de Marie Doisnard (Douesnard), leur mère demeurant, ledit Jean, à la Croupte, et ledit Philippe à Villers-sur-Mer, à Pierre Le Marchand, marchand à La Croupte, de maison à Fervaques.
= AD. Calvados – Série H. Suppl. Honfleur 1862, H. 144

1723 – Cernay
Déclaration à Auguste-Léon de Bullion, chevalier, marquis de Bonnelles, colonel d’un régiment de dragons, seigneur de Fervaques, Prêtreville, Cheffreville, La Croupte, Saint-Aubin, etc., par Philippe Le Prévost, fils Jean, bourgeois de Honfleur en sa noble seigneurie des Castelets, de terres à Cernay, affermée devant Pierre Hébert, procureur fiscal en la haute-justice de Fauguernon, sénéchal, assisté de François Le Front, greffier.
= AD. Calvados – Série H. Suppl. Honfleur 1862, H. 144

1734 – Fervaques
Pierre Pottier, sieur de la Potterie, marchand demeurant à Frevaques, ayant été ci-devant trésorier comptable du trésor et fabrique de l’église dud. lieu de Fervaques pour l’année 1733, s’est par le présent constitué au bénéfice dud. trésor et fabrique, représenté par Jean-Baptiste Leprêtre, sieur du Longchamp, trésorier en charge, huit sols tournois de rente pour s’acquitter de ce qu’il était redevable aud. trésor.
= Arch. MC. – Analyse Et. Deville

1734 – Fervaques
Pierre Pottier, sieur de la Potterie, ayant été ci-devant trésorier du trésor de l’église dud. lieu, constitue en faveur dud. trésor et fabrique de Fervaques représenté par Jean-Baptiste Leprestre sieur du Longchamp trésorier présentement une rente de cent sols tournois.
= Arch. MC. – Analyse Et. deville

1772
Archives SHL.
1F602 : 8 mai 1772 : Duvey fieffe à Pierre Dionis (Fervaques)

1780 – Gacé , Fervaques , Orbec
Etat des tournées des départements de Gacé , Fervaques , Orbec
= A.N. G2 32

An IV , 21 messidor ( 1796 , 7 août ) – Fervaques
Lettre au sujet  de la visite des six moulins à bled du canton de Ferva­rien à signaler
(A.D. Calvados – L Administration IV Police 41)

An VI , 23 prairial/ 1798 , 11 juin – Fervaques
Vente à Jean Gullier, fabricant de frocs, demeurant à Saint-Cyr-du-Ronceray, une pièce de terre en labour, sise à Fervaques, près du chemin de Lisieux au village de Boeuf Martin et allant au Sap, moyennat la somme de 256 livres.
= Arch. MC. – Analyse Et. deville

1820 , 21 mars – Fervaques
L.A.S. de H. de Formeville à A. de CAUMONT – 21 mars 1820 ( concernant la voie romaine de Lisieux au Pré d’Auge, la Boissière, Fervaques, Vaudeloges … »voie convertie dans presque toute la longueur en chemin vicinal qui porte le nom de chemin des Aniers »,
= A.D. du Calvados, 83 F 705 ( Relevé par Ch. MANEUVRiER « Sources manuscrites « dans le Fonds des Antiq. de Normandie )

3 – Généalogie des propriétaires de Fervaques

LES BRUCOURT
Sur la famille de Brucourt: voir fichier GENE\BRUCOURT (ndlr : non trouvé au 23/02/2001)

LES HAUTEMER :
Cette généalogie des Hautemer et des Bullion, a été établie à partir de recherches sur des documents originaux et à l’aide des ouvrages suivants:
ARNAUD Etienne, Répertoire des généalogies françaises imprimées , t. II, p. 109
ANSELME Père, Histoire de la maison royale de France et des grands officiers
LACHENAYE-DESBOIS
REGNAULT de BEAUCARON Charles-Edmond, Mémorial généalogique, Blois, 1924-1925, 2 vol. In-8°; t. II
LEVESQUE Ernest, Recherche sur la famille Levesque de Saint-Maixent , t. II
Le Pays bas-normand, 1935, II, 5

Gérard de Hautemer , seigneur du Fournet, du Mesnil-Tison, et de Manneville, vivant en 1414, épouse Jeanne Bardou, d’où trois fils:
1-1 – Jean de Hautemer , seigneur du Fournet et de Fervaques qui suit,
2 –
3 –

1-1 – Jean III de Hautemer , seigneur du Fournet et de Fervaques

Guillaume IV de Hautemer
d’où trois enfants:
1.a Jean de Hautemer , qui suit
2 – Claude, chevalier
3 – Marguerite épouse Robert de Bouquetot fils de François, sieur de Rabut et de Louise MAlet

Jean IV de Hautemer, seigneur de Fervaques, du Fournet, d’Estampuy, du Bosc et de Roullin.
Epouse:
1ère en 1537 – Anne de la Baume, veuve de Pierre d’Aumont, sgr. d’Estrabonne et de LOns, fille de Marc de la Baume, comte de Montreval et de Grancey, et d’Anne, dame de Châteauvillain, d’où:
1.b – Guillaume V, qui suit,
2 – Anne, épouse de François d’Aydie
3 – Barbe, épouse N. de la Béraudière, sieur d’Urfay
4 – Charlotte, épouse de Valéran Malet, sieur de Drubec

2ème – Guillemette de Martinville, fille de Philippe, sgr. Buiney, et de Françoise de la Haye, d’où
Françoise, épouse de François Malet, sieur de Tailleville.

1.b – Guillaume V de Hautemer, seigneur de Fervaques, comte de Grancey, Lieutenant-général au gouvernement de Normandie, maréchal de France, chevalier de l’Ordre du Saint-Esprit
Epouse:1ère – Renée Lévêque de Marconnay ou Marconnet d’où:
1 – Louise de Hautemer qui suit
2 – Charlotte de Hautemer, comtesse de Grancey, épouse en 1586 Pierre Rouxel de Médavy
3 – Jeanne, dame de Mauny, épouse de Claude d’Estampes

2ème – Anne d’Alègre, s.p.
Louise de Hautemer, dame de Fervaques et de Plasnes, épouse:
1° – Jacques de Hellenvilliers
2° – 1593 Aimar de Prie, marquis de Toucy, d’où:

1 – Louis de Prie, seigneur de Fervaques

Charlotte de Prie, née en 1622, morte le 14 novembre 1700, dame de Fervaques, épouse le 24 février 1639, Noël de Bullion, seigneur de Bonnelles, marquis de Gallardon, Président du Parlement de Paris; fils de Claude de Bullion surintendant des Finances, d’où:

1 – Armand-Claude de Bullion, sieur d’Esclimont, marquis de Gallardon, mortle  27 novembre 1671, sans postérité.
2a – Charles-Denis de Bullion, qui suit
3 – une fille, morte sans postérité.
4 – Alphonse-Noël de Bullion, marquis de Fervaques, capitaine-lieutenant des cheveau-légers de la Reine, gouverneur du Maine, du Perche et du comté de Laval, mort  le 30 mai 1690 à 53 ans, sans postérité.

2a – Charles-Denis de Bullion, marquis de Fervaques, seigneur de Bonnelles, de Vitteville, de Cheffreville, de la Croupte, de Saint-Aubin-sur-Auquain­ville, de Prêtreville, Prévôt de la ville de Paris, gouverneur du Maine et du Perche mort le 29 septembre 1714, à 55 ans. Avait épousé le 21 décembre 1677, Marie-Anne Rouillé de Meslay, d’où:
1- Jean-Claude de Bullion, seigneur de Bonnelles, marquis de Gallardon, mort à Turin le 7 décembre 1706, sans postérité.
2a – Anne-Jacques de Bullion, marquis de Fervaques, qui suit
3 – Charle-Jean-Baptiste de Bullion, seigneur de Marli, mort le 17 décembre 1699, à 17 ans, sans postérité.
4 – Auguste-Léon de Bullion, marquis de Fervaques et de Bonnelles, chevalier de Malte en 1697, mort sans postérité
5 – Gabriel-Jérôme de Bullion, comte d’Esclimont, prévôt de Parie, mort en 1752, à 57 ans
6 – Anne-Marie-Marguerite de Bullion, épouse le 13 mars 1708, le duc d’Uzès
7 – Elisabeth-Anne-Antoinette de Bullion, épouse le 2 décembre 1707, Frédéric-Guillaume de la Trémoille, prince de Talmont.
8 – Anne-Louise de Bullion, religieuse au Couvent de Chaillot, morte sans postérité.
9 – Marie-Thérèse de Bullion, religieuse au Couvent de Chaillot, morte sans postérité.

2a – Anne-Jacques de Bullion, marquis de Fervaques [21] et de Bonnelles, gouverneur du Maine, chevalier du Saint-Esprit, épousa le 27 mars 1708, Marie-Madeleine-Hortense Gigault de Bellefonds, d’où:
1 – Marie-Anne-Etiennette de Bullion, qui épousa en 1734, Charles-Anne-Sigismond de Montmorency-Luxembourg, duc d’Olonne.
2 – Joséphine-Hortense de Bullion, épouse en 1749, Guy-André-Pierre de Montmorency-Laval, créé duc de Laval en 1758.
3 – Auguste-Léonine-Olympe-Nicole de Bullion [22], épouse Paul-Louis duc de Beauvilliers.

4 – Bibliographie:

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Famille d’architectes connue depuis 1588. Châteaux et églises auxquels ses membres ont travaillé.

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BASNAGE, t. I, p. 133; t. II, p. 87
BREARD Charles, Les Cartulaires de Bricquebec et de Saint-Ymer-en-Auge
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Portrait de Du Guesclin; de Tournebut; Saint-Germain-de-Livet; Saint-Jean-de-Livet; Prêtreville; Mme de Custine

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Auffray ou Anfray; de Louvière
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QUENEDEY

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château avec douves en eau. Intéressants détails sur la Maréchale de Fervacques, bibliographie.

VIVIES Bertrand de, « Document – Voyage en Normandie (Alexandre-Louis-Henry, vicomte de la Tour du Pin Chambly: Lisieux, Fervacques, Saint-Julien-de-Mailloc) », Ann. de Norm., 38, 1, 1988, pp. 53-57
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Guillaume Hautemer pp. 15-14-35 – Jacques de Montgommery – fief du Verger, …Fervacques – Maison-aux-Anglais.

Sur Guillaume de Hautemer, dit le Maréchal de FERVAQUES :

BEAUNIS Pierre, Le Tou-beau feu de la mémoire du maréchal de Fervacques par P.Beaunis. Introduction et appendice par P. Le Verdier, Rouen, imp. Cagniard,1892. In-4ø, XII-15-6 p.
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BOISARD François, Notices biographiques, littéraires et critiques sur les hommes du Calvados qui se sont fait remarquer par leurs actions ou par leurs ouvrages, Caen, Pagny, 1848. In-12, VII-363 p.
BORDEAUX A., Recherches historiques et critiques sur Jean Le Hennuyer, évêque et comte de Lisieux, Lisieux, J.-J. Pigeon, 1842, 1842, 132 p.

DU BOIS Louis-François, De la conduite de jean Le Hennuyer évêque de Lisieux, en 1572. 7 ø édition.
Obituaire a l’usaige de Leglise Cathédrale St Pierre de Lisieux, ms. « Collationné sur l’original conservé … la Bibliothèque du Séminaire de Lisieux et provenant de la collection de l’abbé Loir, curé de St Martin de Bienfaite ex-libris Brunet 1902 « . Cet Obituaire est postérieur … 1714, l’Obit de M de Matigno 2, y figurant. (Coll. M.C.)
Congrès scientifique de Rouen, 1865, p. 818
Exposition rétrospective de Lisieux, 1870, p. 60, nø 1107
Catalogue de la SHL, 1874, p. 27
Extraits de la SHL, 38, 39, 40, 41

MSAN, VIII, 17, XXIV, 368

Musée des Antiquaires, p. 108, nø 578

voir Ferrières de Boizard

Recherche des Nobles 1540

ODOLENT-DESNOS, tome II, p. 296

Histoire des grands officiers de la Couronne, t.II p. 143 – 222

Almanach de Lisieux, 1787, p. 34
Blason de Jean Potier, cure de Fervacques, in d’HOZIER, 151

La charité de Fervacques a été fondée en 1629

Voir la généalogie de Hautemer et de Bullion
BM, année 1852, p. 158
BM, t. II, pp. 34-34; 1855, nø 7, p. 588, note 2; XXVII, pp. 530-531.

ABCédaire t. II, p. 45O
Recherche de Montfaut, p. 22

Monstres de la Noblesse du Bailliage d’Evreux, p. 37

Registres de l’Hôtel de Ville de Lisieux, I, 19

Charles VASSEUR, Notes man. Arch. SHL, Dossiers bleus.

CAUMONT Arcisse de, Statistique monumentale , t. V, pp. 710 ( ?)
CAUMONT Arcisse de, Statistique monumentale, réédition Floch t. III, page. 710.
« Fervaques, Favanchiae, Farvachiae, Farvaques
« Cette commune de l’élection de Lisieux, sergenterie d’Orbec, renfermait autrefois 250 feux ou environ 1.300 âmes. On n’en compte plus que 787 à l’heure qu’il est.
« Le bourg de Fervaques a toujours été important; il est bien situé dans la vallée, sur les bords de la rivière de Touques.
« L’église n’offre aucun intérêt; les murs sont sans caractères et toutes les ouvertures sont modernes; mais la tour, placée au midi, entre chœur et nef, mérite l’attention. C’est une massive construction carrée, de hauteur médiocre, flanquée, sur chaque face, de deux contreforts peu saillants. Elles est parementée en grison bien taillé de moyen appareil; elle appartient au style roman. Les ouvertures sont placée au midi, et une seule est primitive: c’est une fenêtre cintrée, étroite, portant pour toute moulure un biseau sur l’angle.
« Sur ce massif s’élève le beffroi, revêtu d’ardoise, couronné par une flèche peu gracieuse, qui paraît dater  de la fin du XVIe siècle.
« L’intérieur ne mérite pas plus l’attention que l’extérieur. Les voûtes de merrain ont été paltrées, et les charpentes apparentes coupées au risque de faire écrouler l’édifice.
« Les trois autels à colonnes torses, datent du règne de Louis XIV. Des autels de ce genre, ont été décrits dans la Statistique, et on a pu se rendre compte du bon effet qu’ils produisent avec leurs reliefs accentués et leurs dorures. Certainement ils valent mieux, dit avec raison M. Ch. Vasseur que le pseudo-gothique que certains curés, ignorants en fait d’art font confectionner pour les remplacer. Sur l’autel du midi est placée une petite châsse contenant des reliques de Saint Just. On invoque ce saint enfant pour développer les forces des enfants chétifs et pour conserver l’activité des jambes des vieillards. Il en résulte, à Fervaques un concours énorme de pèlerins pendant tout le mois de mai.
« L’inscription de la cloche est intéressante:
« + L’AN 1785 JAY ETE BENITE PAR Me LE VAVASSEUR CURE DE St AUBIN ET NOMMEE HORTENCE PAR TRES HAUT ET TRES PUISSANT SEIGr MONSEIGr GUY ANDRE PIERRE DUC DE LAVAL SEIGr ET PATRON DE FARVACQUES ET AUTRES LIEUX ET PAR TRES HAUTE PUISSteDe  MADe JACQUELINE HORTENCE DE BULION DE FARVACQUE DUCHESSE DE LAVAL De BARONNE DAUQUAINVILLE ET AUTRES LIEUX .- Me Pre PILON TRESORIER Nas PAIN ET ETe LE BOURGEOIS DEPUTES EN 1782 Me Cs GIOT SINDIC
JEAN CHARLES CAVILLIER.
« Sur les flancs sont les blasons accolés de Montmorency-Laval et de Bullion.
« L’église de Fervaques est sous l’invocation de Saint-Germain. Elle dépendait du doyenné de Livarot. Les pouillés indiquent comme patrons: au XIVe siècle, l’évêque de Lisieux; au XVIe siècle, le chapitre; au XVIIIe , le seigneur.
« Château.- M. Ch. Vasseur décrit ainsi qu’il suit le château de Fervaques. Ce château dit-il, se composait encore, au commencement du siècle, d’une masse de constructions imposantes, assez régulièrement disposées, avec cour et basses-cours; le tout entouré de fossés remplis d’eau courante et longé par la Touque. Après en être devenu propriétaire, M. le marquis de Portea fait démolir plusieurs corps de logis et il ne reste plus que deux des côtés de l’enceinte. On rentre par l’ancienne tête de pont, heureusement conservée. C’est un gros pavillon carré, construit en briques avec chaînes de pierres, tel que nous en avons déjà rencontré à Bouttemont, à Ouillie-la-Ribaude et ailleurs. La porte, à arc surbaissé, est accompagnée d’une étroite poterne à laquelle correspond, du côté opposé, une niche cintrée. L’étage supérieur n’offre, en fait d’ouverture, que les rayères par lesquelles passaient les chaînes du pont-levis. la corniche à corbeaux saillants, avec mâchicoulis, reçoit un comble rapide en ardoise, ajouré d’une belle lucarne. La face intérieure présente à peu près la même ordonnance: seulement, en regard de la poterne, on trouve une petite porte, laquelle donne accès à l’escalier conduisant au corps de garde du premier étage qu’éclaire une petite fenêtre. On ne distingue sur les murs latéraux aucune amorce qui puisse donner des indications sur la hauteur et la disposition des constructions adjacentes, actuellement disparues. On pourrait faire des observations curieuses sur la disposition intérieure, au point de vue stratégique. Avant d’envisager la façade du château, arrêtons-nous, à gauche, devant une tourelle ronde qui formait l’angle oriental de l’enceinte. Elle servait de colombier; mais l’extérieur avait néanmoins un air militaire. La brique et la pierre s’y mélangent, comme au pavillon d’entrée, et l’un et l’autre datent évidemment du même temps. pour transformer en orangerie cette tourelle, on a effondré toute la partie qui regarde le jardin.
« La façade du château consiste en une longue galerie flanquée de deux pavillons carrés. On y accède par un perron double, orné de quatre lions. La galerie centrale n’à qu’un rez-de-chaussée élevé sur les offices, et son toit d’ardoises est rompu par des lucarnes de maçonnerie. Elle est construite tout en en bossages ou têtes de diamants entremêlées de briques rouges qui produisent un bon effet. La corniche à modillons classiques rappelle la Renaissance.
« Les deux gros pavillons sont élevés d’un étage. Ils ont, du côté de la campagne, un aspect assez élancé à cause du fossé encore subsistant qui dégage les bases. Les fenêtres sont hautes et étroites, quelques unes pourtant ont été élargies postérieurement. Deux corps de logis en équerre faisant ailes en avant de la façade, s’appuient sur les deux pavillons dont ils sont contemporains. J’attribue aux dernières années du XVIe siècle toutes les constructions que je viens de décrire. Entre l’aile de l’est et le pavillon d’entrée s’élève un corps de logis d’un style plus ancien ayant encore tous les caractères de la période ogivale. Les deux extrémités, légèrement en saillie, sont tout en pierre de taille. Des fenêtres à croix, à double accolade au linteau, garnies d’une grille annelée en fer rond, au rez-de-chaussée, éclairent l’intérieur. Ces deux corps avancés sont couronnés par des gables dont les rampants, garnis de feuilles frisées, se terminent par des panaches.
« Entre deux, le corps de logis est bâti en pierre de taille, avec briques disposées en chaîne horizontale, comme à Saint-Hippolyte-du-Bout-des-Près, disposition qui rappelle la manière de bâtir des romains. Les ouvertures consistent, au rez-de-chaussée, en une petite fenêtre en accolade, garnie d’une grille annelée, et une porte, aussi en accolade, avec feuilles frisées, panaches et pinacles sur les pieds droits. La retombée porte sur deux petits contreforts. Sous l’accolade est la trace d’un blason bûché qu’on a cherché à rétablir, en y peignant les armes de Guillaume de Hautemer, maréchal de Franc. Cette porte est défendue par un moucharabys. Le derrière de ce bâtiment, vers la rivière, offre deux ailes en saillie, qui probablement rejoignaient primitivement un autre corps de logis disparu ou sur une courtine nécessaire pour clore l’enceinte de ce côté. Au centre s’élève une tour polygonale à toit pyramidal couvert en ardoise. L’appareil est le même que sur la face opposée.
« Il est de tradition que le roi Henri IV séjourna au château de Fervaques. Est-ce en 1590, pendant qu’il assiégeait Lisieux? Est-ce dans le voyage qu’il fit en Normandie, avec le reine en 1603? Je ne connais pas de document propre à résoudre la question. On montre encore, dans une mansarde, le lit et les meubles de la chambre qu’il dut occuper; mais on peut fort bien en contester l’authenticité. Du reste, rien dans l’intérieur du château et dans son ameublement ne remonte à une époque déterminée.
« M. le comte de Montgommery, membre de la Société française d’archéologie, qui possède aujourd’hui Fervaques, et qui l’habite, y a réuni quelques objets d’art et des antiquités.
« Fervaques possède encore sa halle en charpente, au centre du bourg; c’est une preuve de son ancienne importance que les habitants feront bien de conserver..
« La seigneurie de Fervaques, dit M. de Neuville, n’était, au moyen âge, qu’un simple fief relevant de la baronnie d’Auquainville; mais ses seigneurs y ayant successivement adjoint un grand nombre de domaines et de fiefs limitrophes, elle était devenue, à la fin du siècle dernier, le centre d’une terre des plus importantes.
« Les premiers seigneurs de Fervaques que l’on connaisse appartenaient à la famille de Brucourt qui, aux XIIe et XIIIe siècles, était au nombre des plus considérables de la province. Gislebert de Brucourt donna à l’abbaye du Val-Richer, une terre avant l’année 1155. Geoffroy de Brucourt, chevalier, seigneur de Fervaques, vendit en 1260, au chapitre de Lisieux, une maison située en ce lieu par une charte dont l’original scellé est conservé aux archives du Calvados. La terre de Fervaques passa, dès le commencement du XVe siècle, dans la famille de Hautemer, peut-être par l’intermédiaire des Bardou. Gérard de Hautemer, seigneur du Fournet, du Mesnil-Tison et de Manneville, vivant en 1414, épousa Jeanne Bardou, dont il eut trois fils: l’aîné fut Jean de Hautemer, seigneur du Fournet et de Fervaques. Ses descendants, s’étant alliés aux maisons d’Annebaut, de Betheville et de Montlandrin, tinrent un rang honorable, mais non marquant, jusqu’au XVIe siècle. Une plus grande fortune entra dans la famille de Hautemer, sous François Ier , par le mariage de Jean de Hautemer, sieur de Fervaques, la Croupte et Bois-Droulin avec Anne de la Baume-Montrevel, dame de Grancey, du chef d’Anne de Châteauvillain, sa mère? De cette unionnaquit Guillaume de Hautemer, célèbre sous le nom de maréchal de Fervaques. Après s’être distingué dans les guerres du règne de Henri II, le seigneur de Fervaques se fit encore plus connaître dans les guerres de religion où il joua d’ailleurs, le rôle le plus odieux. Sans faire profession du culte calviniste, il se joignit d’abord au parti protestant et se signala par des actes d’audacieuse rapine et de révoltante cruauté: il figura au premier rang de la troupe criminelle qui saccagea la cathédrale de Lisieux en 1562, et des traditions populaires généralement répandues, mais dont il n’est plus possible de contrôler l’exactitude, l’accusent de s’être livré à toutes sortes de forfaits. Cependant, par son adroite politique, autant que par des talents militaires incontestables, il parvint à faire oublier ses tristes antécédents et à obtenir le pardon  et même la faveur de la cour. Devenu le principal conseiller du duc d’Alençon, frère du roi Henri III, il l’accompagna aux Pays-Bas où l’avaient appelé les Flamands révoltés contre la domination espagnole, et il y a lieu de croire que la rapacité et la violence de son caractère ne contribuèrent pas peu à aliéner les esprits de ces peuples de l’alliance française. Fervaques resta fidèle à son devoir pendant les guerres de la Ligue; il semble que la maturité ait eu une action favorable sur son caractère, et ses dernières années furent exemptes des fautes déplorables qui avaient souillé sa jeunesse. Créé successivement par le roi Henri IV chevalier du saint-Esprit,  lieutenant-général au gouvernement de Normandie et maréchal de France, Guillaume de Hautemer reçut le titre de duc de Grancey et pair de France de la faveur de la reine-mère, Marie de Médicis, en décembre 1611. Mais cette érection de duché-pairie ne fut jamais enregistrée, le nouveau titulaire étant mort à son château de Fervaques, le 11 décembre 1613? Il laissait trois filles de son premier mariage avec Renée Lévêque de Marconnay: Louise de Hautemer, l’aînée eut en partage les terres de Fervaques et de Plasnes. Elle avait épousé, en premières noces, Jacques de Hellenvilliers; mais, étant devenue veuve au bout de peu de temps, elle convolaà de secondes noces avec Aymar de Prie, marquis de Toucy, en 1593. Louis de Prie, marquis de Toucy, l’un de ses fils, fut après elle seigneur de Fervaques, terre qui échut ensuite en partage à Charlotte de Prie, sa fille. Celle-ci épousa, en 1639, Noël de Bullion, sieur de Bonnelles, d’une famille considérable dans la finance et sur laquelle cette illustre alliance vint jeter un nouveau relief. Charlotte de Prie mourut en 1700; deux de ses fils portèrent le titre de marquis de Fervaques. L’un, Alphonse de Bullion, fut gouverneur des provinces du MAine et du Perche et mourut sans postérité en 1698. L’autre, Charles-Denis de Bullion, marquis de Galardon et de Fervaques, prévôt de Paris et gouverneur du Maine et du Perche, épousa en 1677, Marie-Anne Rouillé de Meslay, qui lui donna cinq fils et quatre filles, dont une fut mariée au duc d’Uzès et une autre au prince de Talmont. La terre de fervaques échut à son second fils, Anne-Jacques de Bullion, marquis de Fervaques, gouverneur du Maine et chevalier du saint-esprit. Ce dernier épousa, en 1708, Marie-Madeleine-Hortense Gigault de Bellefonds et en eut trois filles: Marie-Anne-Etiennette de Bulion, l’aînée, épousa en 1734, Charles-Anne-Sigismond de Montmorency-Luxembourg, duc d’Olonne ; la seconde, Jacqueline-Hortense de Bullion, fut mariée à Guy-André-Pierre, duc de Montmorency-Laval; et la troisième, Auguste Léonine-Olympe-Nicole de Bullion, fut la femme de Paul-Louis, duc de Beauvilliers. Après la mort du dernier marquis de Fervaques, qui avait considérablement augmenté ét orné cette terre, elle échut au duc de Montmorency-Laval, et le château cessa d’être ordinairement habité. En 1803, les héritiers du duc de Laval aliénèrent la terre de Fervaques: le château, avec la plus grande partie des domaines qui en dépendaient, fut acquis par Mélanie de Sabran, veuve du marquis de Custine, une des victimes de 1793. Après elle, Fervaques fut possédé par son fils le marquis de Custine, auteur de plusieurs ouvrages de littérature et de voyages: ce dernier, ayant perdu sa jeune femme et son fils encore au berceau, abandonna le séjour de cette terre et bientôt après le vendit en détail. Le château, avec quelques domaines voisins, fut acheté, en 1831, par Mme la marquise de Portes et appartient aujourd’hui à Mme Alfred de Montgommery, sa fille [23]

CAVANNA Emlie : Spatialisation de la petite élite rurale dans la vallée de la Touques – Xve-XIXe siècles. Mémoire de maîtrise d’Archéologie  médiévale. Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne – Juin 2005. Archives SHL  Archives SHL. BSHL n°59, décembre 2006. p 45.
CHAPPET Alain : Avec ceux de Lisieux et alentours dans les Armées de premier Empire ; BSHL N°55, Décembre 2003 (Pierre-Nicolas Morin) (F.-N.-V. Reautey ) ( Pierre Quantin )
CHAPPET Alain : Avec ceux de Lisieux et alentours tombés à la bataille d’Austerlitz. BSHL  n°58, juin 2005. ( P.-N. Morin )

DETERVILLE Philippe, Richesse des châteaux du Pays d’Auge , Condé-­sur-Noireau, Corlet, 1989, 25 x 33, 301 p.; pp. 49-54
DEVILLE Etienne, « Le château de Fervaques », Journal de Rouen, 29 novembre 1922
DEVILLE Etienne, « Excursion du 26 août (1926) », AAN, 94 – 1927, pp. 148-171
DUPONT G., L’Abbaye du Val-Richer – Etude historique, Caen, Le Blanc-­Hardel, 1860. In-8°; p. 57, 111, 187, 191
« Le premier qui reposa dans l’église du Val-Richer fut Ferrand de Brucourt de la noble famille qui, depuis la fondation de l’abbaye n’avait cessé d’en être la généreuse protectrice. A côté de Ferrand, on rapporta bientôt son père et son oncle, et dans la suite, on y plaça un abbé et plusieurs religieux. Le tombeau fut élevé en 1272, sous le clocher, c’est-à-dire, autant que permettent de le penser nos conjectures, au milieu des transepts; il était, d’après les traditions, d’une grande magnificence. Des statues couchées représentaient des hommes couverts d’armure; des inscriptions rappelaient leurs titres, leurs actions vaillantes et leurs nobles qualités; les armes de leurs maisons étaient gravées au-dessus. Alentour, revêtues de l’ancien habit de Cîteaux, reposaient les statues de l’abbé et des religieux qui semblaient, par leur calme attitude garder dans la mort ceux qui avaient affronté les orages de la vie (Mss. d’Hermant) ».

Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 1099.
ENGERAND Roland, Sur les bords de la Touques, la Dame de Fervaques dans En Pays d’Auge, ouvrage orné de 44 gravures, Tours, Arrault, 1937. In-8°, 182 p.
Discours de l’Entrée faicte par tres havt et tres pvissant prince Henri IIII, roi de France et de Navarre, et très illustre princesse Marie de Medicis, la Royne, son epovse, en levr ville de Caen, av mois de septembre 1603 , Caen, Mancel, 1842. In-8°, 48 p.
+ FRERE I, p. 366. »Relation publiée pour la première fois par M. G.-S. Trébutien, d’après le matrologe conservé aux archives de la Ville. Un petit nombre d’exemplaires a été tiré sur papier jésus de Hollande ».
« Le lendemain jeudi XVIIIe jour dudict mois, Leurs Majesté partirent de ladicte ville pour s’en retourner en France, et prirent chemin par leur ville de Lisieux ».
= MC. Caen. Cf. maréchal de Fervaques

FRONDEVILLE Henri de, « Dames de Fervaques », PA , 5, N°2, Février 1955, pp. 5-8
Brucourt, Blanche de Grangues, Jeanne d’Annebault, Marthe de Betteville, Colette de Mpntlandry, Anne de la Baume Montrevel, Anne de Châteauvillain, dame de Grancey; Renée Levesque de Marconnay; Anne d’AlègreLouise, dame de Plasnes; Charlotte de Prie, dite Madame de Bonnelles, épouse Noël de Bullion; Marie-Anne Rouillé de Mesley, femme de Charles-Denis de Bullion; Madeleine de Bellefonds petite-fille du maréchal et par sa mère, Marie-Olympe Mazarin, d’Hortense Mancini; Jacqueline-Hortense de Bullion épouse Guy-André de Montmorency, duc de Laval; Delphine de Sabran, marquise de Custine.

GUILMETH Auguste, Fervaques in Bourg de Livarot , pp. 63-64
« FERVAQUES ( Sanctus Germanus de Favaerches,  de favarchiis, de Favanchiis ) En 1195, il est question de Guillaume de Favaerches dans les grands rôles de l’Echiquier de Normandie conservés aux archives de la tour de Londres. En 1260, cette terre était passée à la maison de Brucourt (de Bruecort) [24]
« Plus tard, elle devint la propriété de la famille Bardou qui la transmit par alliance aux Hautemer [25]. De cette dernière maison, la seigneurie de Fervaques passa également par alliance ou héritage, aux Bullion, aux Bonnel et enfin aux Montmorency-Laval. Ceux-ci la vendirent à M. de Custine, qui l’a revendue au marquis de Porte qui en est le propriétaire actuel [26] . Fervaques est une des cinq localités de Normandie qui possédèrent les premières mnufactures de papier établies dans cette province [27] . Son ancien moulin à tan, devenu moulin à triturer les bois de teinture, est aujourd’hui une filature à coton, employant trente ouvriers. Il se tient à Fervaques un marché le lundi de chaque semaine, et deux foires annuelles, savoir: le lundi qui suit la mi-carême ( dite foire de la Mi-Carême ), et le premier lundi d’octobre ( dite foire de la Saint-François ) ; cette dernière dure deux jours [28] . La population de Fervaques qui en 1834 était de 1146 habitants n’est plus aujourd’hui que de 981 « .

HENRY Jacques . « Au château de Fervaques avec la Reine des Roses ( Mme de Custine ) « , P.A. , oct. 1977-avril 1978
HERAUD Colette et Guy, « Chateaubriand à Fervaques », PAR, 39, N° 1, Janvier 1989, pp. 11-18, ill.
HERON A., Journal de la dépense faite pendant le mois de décembre 1552 par Françoise de Brézé et son train dans Mélanges publiés par la Société de l’Histoire de Normandie, 4e série, 1898.

JOBEY Ch., « Le Maréchal de Fervaques », PAR, sept. 1961
JOUAN Isabelle dir., Pays d’Ayuge – Un terroir, un patrimoine  – Guide des cantons de: Lisieux II, Saint-Pierre-sur-Dives, Livarot, Orbec , s.l.s.d. Pays d’Accueil Sud-Pays-d’Auge (1989), 11 x 21, 81 p. 6 cartes h.t.

LA FERRIERE-PERCEY comte Henri de, Le Journal de la Comtesse de Sanzay. Intérieur d’un château normand au XVIe siècle. Nouvelle édition augmentée de documents nouveaux, Paris, Aubry, 1859. Pet. in-8°, IV-189. Tiré à 250 ex.
59
« Parmi les visiteurs figurent de nouveaux noms: la nouvelle mariée, mme d’Harcourt; sa jeune soeur, Melle de Sacey Tillon, et M. de Saint-Malo, venus ensemble; puis M. de Thiboult, Mele de Montagu. Ces dernières firent un premier séjour à la Motte avec tout lur train, en allant au château de Medavy, chez les Rouxel [29] ; elles s’y arrêtèrent de nouveau en revenant de Medavy et en allant à Fié, chez les Saint-Rémy …. »

NEDELEC Yves, « Le Manoir du Verger, à Fervaques (Canton de Livarot) », Société d’archéologie et d’histoire de la Manche – Mélanges multigraphiés , 14e série, 1985, pp., 37-38
Auffray ou Anfray ; de Louvières
NEUVILLE vicomte Louis RIOULT de, Le Château de Fervaques in La Normandie Monumen­tale et Pittores­que, Le Havre, Le Male et Cie., réédit. Corlet, t. II, pp. 153-158
NEUVILLE vicomte Louis Rioult de, « De la résistance à l’occupation anglaise dans le pays de Lisieux de 1424 à 1444 », BSAN, t. XVI; et t. à p. Caen, Delesques, 1893. In-4°, 48 p. ; p. 30

PAUMIER Henri : Pour l’histoire du papier. Les moulins des papetiers du Pays d’Auge. Bulletin du Foyer rural du Billot, n°82, juin 2003.
pelliculesERIN Henri,  PAR, 4, N° 5, Mai 1954
pelliculesERIN Henri, « Astolphe de Custine, sgr. de Fervaques », PAR, 7, N° 10, Octobre 1957; N° 11, Novembre 1957.
pelliculesERIN Henri, PAR, 19, N°8, Août 1969, pp. ; N° 9, Septembre 1969, pp.
pelliculesERIN Henri, « Les aménagements du château de Fervaques au XVIIIe siècle », PAR, 20, N° 9, Septembre 1973, pp. 13-20; N° 10, Octobre 1973, pp. 21-29.

PANNIER Arthème :  voir Archives SHL, NE12, 1er carton.

QUENEDEY

RAULT Fernand, « Une famille de notables augerons », PAR, 31, N° 7, Juillet 1981, pp. 24-30 Fervaques, Auquainville Cerqueux, Lisieux, charité de Meulles, routoir, perré,

SEYDOUX Ph., Fervaques in Châteaux du Pays d’Auge et du Bessin, Ed. de la Morande, 1984
SOULANGE-BOUDIN Henry, Fervaques dans Les Châteaux de Normandie – 69 monographies, Paris, Van Oest, 1949. In-4°, 154 p.; pp. 28-34

VIVIES Bertrand de, « Document – Voyage en Normandie (Alexandre Louis, Henry, vicomte de la Tour du Pin Chambly », Ann. de Norm, 38, 1, 1988, p. 53-57
VUAGNEUX Henri, A travers le Pays d’Auge, Paris, Dentu, 1889. In-8°, 243 p.
Guillaume Hautemer – fief du Verger, à Fervaques – Maison-aux-Anglais –

5 – Sur Guillaume de Hautemer , dit le Maréchal de FERVAQUES :

BEAUNIS Pierre, Le Tou-beau feu de la mémoire du maréchal de fervaques par P. Beaunis. Introduction et appendice par P. Le Verdier, Rouen, imp. Cagniard, 1892. In-4, XII-15-6 p.
= B.M. Caen, Lavalley
BEAUREPAIRE Charles Robillard de, Cahiers des Etats de Normandie sous le règne de Henri IV (1589-1609), Rouen, Métérie, 1880-1882, 2 vol. In-8°, 360-429 p.
I: pp. 211, 229, 293 ; II: 137, 150, 201, 219, 220, 228, 244, 245, 300, 311, 319, 321
II, p. 201, note 1 :
« Guillaume de Hautemer, comte de Grancey, baron de Mauny, sieur de Fervaques, chevalier des ordres du Roi, maréchal de France, nommé lieutenant général au gouvernement de Normandie des 1602; exerça cette fonction après la mort de Henri de Bourbon, duc de Montpensier, arrivée le 27 février 1608 – Il remplaçait le Dauphin, nommé gouverneur de la province. Il décéda à Fervaques, le 11 novembre 1613 « .
II, pp. 319-320
« Du 8e décembre 1609, en la convention et assemblée des depputés des trois estats de Normandie.
« Sur la proposition qui a esté faite de faire don et gratifification de 6.000 escus à Mgr. le mareschal de Fervaques et sur ce retiré les avis des députés des bailliages assemblés pour cet effect, et suivant iceulx, il a esté arresté que le sr de Cally, depputé pour les ecclésiastiques du bailliage de Caen, le sr de Bellefontaine député pour la noblesse de costentin, Hamon Mesnage, député du tiers-estat de la vic. de Pont-Audemer et Olivier Couespel député pour le tiers estat de la vic. de Bayeux, se transporteront en la ville de Lisieux, où ils présenteront, entre les mains dud. sr Mareschal, et non d’autres, ledit don cy-dessus, et, au cas qu’il fusyt allé de vie à decedz, ce que Dieu ne permette! sera led. don  par eux remis incontient entre les mains du sr de bretignières, procureur sindic, pour estre icellui don cassé … »

BORDEAUX Auguste, Recherches historiques et critiques sur Jean Le Hennuyer, évêque et comte de Lisieux , Lisieux, J.-J. Pigeon, 1842-1844, en deux parties: pp. i-VIII à 132 et pp. I-IV, 139-188.

CAGNIARD Xavier, La Saint-Barthélémy et Jean Le Hennuyer, évêque de Lisieux. En vente au bureau du Lexovien, par … curé de Saint Pierre de Lisieux. LISIEUX, Mme Lajoye-Tissot, 1851, in-8, 37 p.
CYPRIEN Philippe : Le sire de Fervacques. Bulletin de la Société Historique du Canton de Livarot. N°9, juin 2005
CYPRIEN Philippe : Le sire de Fervaques. Bulletin de la Société Historique de Livarot. N° 14 – 2e semestre 2005.

DINGREMONT, Notice sur Guilaume de Hautemer (cité par Mme OURSEL, I, p. 458 )

FISQUET Henri, La France pontificale (Gallia Christiana). Histoire chro­nologique et biographique des Archevêques et Evêques de tous les diocèses France, Depuis l’établissement du Christianisme jusqu’à nos jours. Divisée en 17 provinces ecclésiastiques. Métropole de Rouen. Bayeux et Lisieux, Pa­ris, L. Repos, s.d. In-8°, 384 p.
FOISIL Madeleine, Le Sire de Gouberville, Paris, Aubier, 1981.

LEGRELLE Arsène, La Normandie sous la monarchie absolue (Louis XIII, Louis XIV, Louis XV, Louis XVI) avec une préface de Ch. de Beaurepaire, Rouen Lestringant, 1903, In-8°, 396 p.; rééd. partielle avec notes de Jacques Enfer: Paris, Barré et Dayez, 1993, 224 p.; pp. 5 sq.
LE PREVOST 1862-1869
LE PREVOST Auguste, Mémoires et notes de M. Auguste Le Prévost pour servir à l’histoire du département de l’Eure, recueillis et publiés sous les auspices du Conseil Général et de la Société Libre d’Agriculture, Sciences, Arts et Belles-Lettres de l’Eure, par MM. Léopold Delisle et Louis Passy . I.- Notes sur Auguste Le Prévost, par M. Louis PAssy . Catalogue des ouvrages de Auguste Le Prévost – Avertissement – Notice historique et archéologique sur le département de l’Eure . III.- Histoire de la commune de Saint-Martin-du-Tilleul – Anciennes divisions territoriales de la Normandie – Dictionnaire des communes, hameaux, écarts, châteaux, fermes, chapelliculeses et autres lieux habités ou bâtis quelconques du département de l’Eure, portant un nom particulier, revu par MM. R. Bordeaux et A. Chassant, pp. 543-652 – Table des abbayes et des prieurés, des léproseries et des chapelliculeses, des fiefs, des manoirs, des cours d’eau et des noms de lieux anciens, dressée par M. A. Chassant, pp. 653-680, 3 vol. Evreux, Hérissey, 1862-1869-1869, in-8°, XXXV-576, 632, 582

Obituaire a l’usage de L’église Cathédrale St Pierre de Lisieux , ms. « Collationné sur l’original conservé à la Bibliothèque du Séminaire de Lisieux et provenant de la collection de l’abbé Loir, curé de St Martin de Bienfaite – ex-libris Brunet 1902 « . Cet Obituaire est postérieur à 1714, l’Obit de M de Matigno 2,  y figurant.( Coll. M.C. )
14 février :
Obit de M. Cauchon év. et Hautemer  20  – Man.
15 mai
Obit de M. Cauchon év.10 – Man.
id° M. de Hautemer 10 – 13 s – Man.
item   91  13 s 6 d – in Hon.
23 aoust
Obit de M. Cauchon év. double 10 – Manu.
id° M. de Hautemer      10  13 s – Manu.
item                             85 in Hon.

SAUSSAYE Jean, « Notes, anecdotes, recherches diverses pour servir à l’histoire de Civières-en-Vexin », Nouvelles de l’Eure , Nos 64-65, Hiver 1978, pp. 7-11, ill. (extrait de l’Histoire de Tourny .)
Les Cordeliers de Vernon.
« … François de Montmenrency-Hallot, fils de François de Montmenrency, baron d’Auteville, du Hallot, de Crèvecoeur-en-Auge, de Boutteville, de la Roche-Millet, seigneur de Precy-sur-Oise, capitaine de Cinquante hommes d’armes, chevalier de Saint-Michel et de Jeanne de Montdragon. Fut fait chevalier de l’ordre, capitaine de cent hommes d’armes, bailli et gouverneur de Rouen, bailli de Gisors, enfin lieutenant-général, pour le roi de toute la Normandie, en l’absence du duc de Montpensier. « Hallot se jeta en Normandie lorsqu’il eut appris la mort du duc de Guise; il disposa si bien la noblesse de cette grande province en faveur du roi et de son successeur, qu’ils ne trouvèrent en aucune contrée du royaume, plus d’obéissance et de secours. Bientôt après il conduisit au duc de Montpensier une nombreuse troupe de gentilshommes à la tête desquels il.contribua beaucoup à la victoire complète que ce prince remporta sur les Gauthiers, auprès de Falaise. De plus de vingt mille homme qui avaient pris les armes, il y en eut trois mille de tués, douze cents de pris, et le reste fut tellement dissipé, que le nom de ces fanatiques, qui jusqu’alors avaient été le fléau des villes de Normandie, fut éteint. Peu après, Hallot prit Neufchâtel, et battit un corps de sept cents ligueurs. Il se comporta avec le même courage au combat d’Arques, à la bataille d’Ivry et au siège de Paris, mais celui de Rouen luifut fatal.
« Le roi lui avait promis, en récompense de ses services, le gouvernement de cette ville importante. Hallot se surpassa lui-même dans cette fameuse expédition; mais le 7 février 1592, comme il volait au secours de la tranchée sur laquelle Villars avait fait une vigoureuse sortie, il fut blessé à la cuisse d’un coup d’arquebuse, et renversé de son cheval qui fut tué.
« Hallot se retira dans la ville de Vernon dont il était gouverneur, pour y faire panser ses blessures et il y trouva la mort.
« Flavacourt était suspect à Henri IV; il lui avait ôté, en 1590, le gouvernement de Gisors, pour le donner à d’Alègre; mais cet emploi n’avait pu contenter l’ambition de celui-ci; depuis longtemps il conservait une secrète jalousie contre Hallot, ayant vu avec peine, qu’aussitôt après la mort de son prédécesseur, Henri IV, s’acheminant vers la Normandie pour y attendre le secours que lui envoyait la reine d’Angleterre, avait donné à Hallot le gouvernement de Vernon, auquel il prétendait.
« D’Alègre sut cacher son ressentiment sous les dehors d’une feinte mitié; pendant que Hallot s’occupait du soin de sa guérison, il arrive avec seize chevaux, et le lendemain matin valui rendre visite et lui fait demander s’il peut monter à sa chambre; le blessé veut lui épargner cette peine; il va lui, malgré son incommodité, en s’appuyant sur deux béquilles; mais, comme il allait embrasser d’Alègre, ce traître et les siens le percent de coups d’épée et le laissent mort sur la place.
« Hallot avait épousé Claude Hébert ou d’Herbert, dite d’Ossonvilliers, femme vertueuse qui poursuivit courageusement la vengeance de l’assassinat de son mari.
« Il ne laissa que deux filles: Françoise de Montmorenci (Montmorency), femme de Sébastien de Rosmadec, baron de Molac, et Jourdaine-Madeleine de Montmorenci (Montmenrency), femme de Gaspard de Pelet, vicomte de Cabanes.
« Les figures de Hallot et de sa femme étaient placées sur une balustrade auprès du choeur Pl. XIII…. ».

TRAMBLAIS Jean Après l’exposition (1933-1944) ( dont Résistance, Dr Hautechaud )  Bulletin de la Société Historique de Livarot. N° 14 – 2e semestre 2005.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

6 – NOTES sur FERVAQUES

= Notes Ch. VASSEUR, Dossiers bleus – Doyenné de Livarot – Fervaques – Archives SHL. :
Congrès scientifique de Rouen , 1865, p. 818
Histoire du Val-Richer , pp. 57, 187, 191
MSAN , XXIII, p. 191, n° 1067
Exposition rétrospective de Lisieux , 1870, p. 60, n° 1107
Catalogue de la SHL, 1874, p. 27
Extraits de la SHL, 38, 39, 40, 41
MSAN , VIII, 17, ; XXIV, 368
Musée des Antiquaires, p. 108, n° 578
voir Ferrières, Boizard
Recherche des Nobles 1540
ODOLENT-DESNOS, tome II, p. 296
Histoire des grands officiers de la Couronne , t.II p. 143 – 222
Almanach de Lisieux , 1787, p. 34
Blason de Jean Potier, cure de fervauques, in d’HOZIER, 151
La charité de Fervaques a été fondée en 1629
Voir la généalogie de Hautemer et de Bullion
BM, année 1852, p. 158
BM, 1855, n° 7, p. 588, note 2
ABCédaire t. II, p. 45O
Recherche de Montfaut, p. 22
Monstres de la Noblesse du Bailliage d’Evreux, p. 37
Registres de l’Hôtel de Ville de Lisieux, I, 19

BASNAGE, t. I, p. 133 ; t. II, p. 87
 » Le château, situé vis à vis et à très peu de distance de l’église, vers l’occident c’est à dire vers le fond de la vallée peut se diviser en deux parties distinctes par leur époque et leur mode de construction. Assis sur le bord de de la rivières dont les eaux remplissaient les fossés, qui circonscrivaient son enceinte, il n’était accédé que par une seule issue, un pont levis jeté sur la rivière de Touque. La tête de ce pont qui subsiste encore est un gros pavillon carré, construit en briques avec chaînes de pierre. Sa façade extérieure est percée d’une grande porte à arc surbaissé flanquée vers le Nord d’une étroite poterne, à linteau carré, à laquelle correspond du côté opposé une niche cintrée dans laquelle est maintenant une statue assise en fonte. L’étage supérieur n’a d’autre ouverture que trois larges rainures destinées à faire jouer les chaînes du pont-levis. Le comble rapide en ardoise abrite une corniche a corbeaux dont l’intervalle est garni de mâchicoulis. Il est ajouré d’une lucarne. La face qui regarde l’intérieur de l’enceinte présente la même ordonnance seulement, la niche de l’extérieur est remplacée ici par une poterne semblable à la première qui doit s’ouvrir sur un escalier pour donner accès à l’étage supérieur éclairé de ce côté par une petite fenêtre. Les deux murs qui forment les côtés de ce massif pavillon sont entièrement pleins et ne portent point de traces de bâtiments qui auraient pu autrefois y aboutir. La croupe du toit est flanquée de deux cheminées. Il n’est pourtant pas possible de supposer que aucun ouvrage de défense, un simple mur percé de meurtrières

FERVAQUES. – Il est bien possible que le château, dont les fossés sont alimentés par la Touques, a succédé à un château féodal (5).
Il en est probablement de même du manoir des (Castelets « , situé à l’extrémité de la commune, vers Cernay. (Cad. B, 209-211, 215-241 et 353-369).
(5) Caumont, Stat. mon., V, p. 712 et 71D.

7 – Archives ShL:

– Archives NEDELEC Communes

– PHOTOS FONDS STURLER.

23 K Aérium de Fervacques – 1 photo
44 A Aérium de Fervacques janv 68 – piscine 13 photos 9/13 et 2 pellicules, piscine 3 photos 13/18 et 4 pellicules
46 N Aérium de Fervacques mai 70. Plaque en plomb avec inscription, retrouvée au château mention de M. le Marquis Adolphe de Portes 1834,2 pellicules
50 B Interfiltre à Fervacques  mai 74, 1 bande pellicules 24/36
54 F    HLM du Pays-d’Auge juill-août 77, pellicules 24/36

– Carnets de Charles Vasseur.

Carnet «  Analyses et transcriptions … » ou « Transcriptions.Doc »

– HH 1 Parchemins trouvés chez le brocanteur, intéressant pour la   plupart le fief du BREUIL-SUR-DIVES et la famille de  FRANCQUEVILLE.
– p.39 – 27 septembre 1635
Vente par Honnête homme Geffrey POETTEVIN, sieur du VAL de la paroisse de CERNAY, à Honnête homme Noël LE MERCIER demeurant à LISIEUX, d’une pièce de terre assise en la paroisse de FERVACQUES et sieurie de CASTELETZ, bornée d’un côté par Jean le SEUREY, escuyer.

– PARCHEMINS ET PAPIERS ACHETES PAR MONSIEUR PANNIER CHEZ LA FEMME GRANDVAL FRIPIERE  PROVENANT DE LA FEMME HARDOUIN DE PRESTREVILLE.
– P.88 1784 5 juillet
Sentence du bailly , haut justicier de la baronnie d’Auquainville à Fervacques entre Messire Guillaume Louis Félix de Bonnechose, escuyer seigneur de Mallouy, ayant épousé Noble Dame Agnès Charlotte Françoise de Bonnechose, dame du Mesnil-Germain, demeurant à Lisieux, paroisse Saint-Germain contre le sieur Jacques Année, marchand, demeurant en ladite paroisse de Saint-Germain.
Nomination amiable de 2 experts pour visiter l’objet du litige.
– P.89   1659 12 janvier
Devant Gabriel Ryoult, tabellion royal à Auquainville et Pierre Le Monnyer, ci-devant tabellion pris pour adjoint remboursement fait à Guillemette du Val, veuve de feu Michel Chambry, Messire Jean Chambry, diacre et Olliver Chambry, frère et fils du défunt et de ladite veuve de la paroisse de Mesnil-Eudes, à présent demeurant à Courson, se faisant fort Christophe Chambry autre fils desdits Michel et Guillemette du Val sous âge remboursement par Messire Christophe Hardouin, prêtre vicaire de la paroisse de Mesnil-Eudes d’une rente hypothèque de 17 livres 17 sols constituée au profit du sieur Michel Chambry par contrat du 12 août 1648
Fait à Fervacques en la maison où pend pour enseigne L’Ecu de France, en la présence de Louis Charauel hostelier au bourg de Fervacques.

Carnet « Doyenné de Livarot » :
17- FERVAQUES – de Favanchiis – Farvachia –Farvachiae
18- Voir :
Congrès scientifique de Rouen 1865 p.818
Histoire du Val-Richer p.57-187-191.
Mémoires des Antiquaires de Normandie Tome XXIII p.191 n°1067.
Exposition rétrospective de Lisieux 1870 p.60 n°1107.
Catalogue de la Ste Historique 1874 p.27.
Extraits de la Sté Historique de Lisieux 38-39-40-et 41.
Mémoires des Antiquaires de Normandie VIII – XVII – XXIV –368.
Musée des Antiquaires p.108 n°578.
Ferrières
Boizard
Recherche des Nobles de 1540
O.Desnos Tome II p.296.
Histoire des Graaands Officiers de la Couronne Tome II p.143 et 222.
Almanach de 1787 p.34.
Hippeau – Gouvernement de Normandie VII p.468 à 474.
Guyot – Répertoire de Jurisprudence Tome IV p.190.

Election de Lisieux, sergenterie d’Orbec 259 feux
Sous l’invocation de St Germain

Patronage :14e Episcopus lexoviensis, 16e Capitulum lexoviense, 18e le Seigneur
Curés : Bodeau 1764-1774, Ferrey   1779-1787
La Charité de Fervaques a été fondée en 1629
Jehan de la Reue – Hôtel de Ville VI-13.
Geoffroy de Brucourt, seigneur de Fervacque.

Insinuations.
Description de l’église 6 mars 1856
Description de la cloche
L’an 1782 j ‘ai été bénie par Messire le Vavasseur, curé de St Aubin et nommée Hortense par Très Haut et Très Puissant Seigneur Monseigneur Guy André Pierre, Duc de  Laval, patron de Farvacque et autres lieux, et par Très Haute et Très Puissante Dame Mademoiselle Jacqueline Hortense de Bulion, de Farvacque, Duchesse de Laval, Baronne d’Auquainville et autres lieux Messieurs Pierre Pilon, trésorier, Nicolas Pain et le Bourgeois, députés en 1782., Monsieur C.Giot, syndic.
Sur la cloche est représenté le Christ en croix. Les croisillons sont terminés par des fleurs de lys.
Au bas de la  croix on lit ; Jean Charles Cavillier (qui est le nom du fondeur.)

Description du château, suivie d’une description des halles.
Il y avait sur le territoire de Fervaques, outre le fief considérable devenu marquisat, d’autres fiefs l’un se voit à gauche de l’avenue qui borde la route de Lisieux, c’est le fief du Gast, manoirs épars dont rien de remarquable ne reste plus que le volumineux colombier du 16e siècle, bâti en bois avec briques entre les colombages , l’autre le Verger est plus curieux et plus considérable.

Recherche de 1666
François de Posmolan, seigneur des Castelais ; R. au Conseil

Fiche avec les armes de Jean Potier, curé de Fervaques (d’Hozier 151)

Abbaye de Fervaques – Ordre de Citeaux au diocèse de Noyon – Couvent de femmes.

Daniel Gouhier, seigneur de Verneuil de Fervaques – (Insinuations Eccl.VI p.57)

HAUTEMER
Voir :
Généalogies de Hautemer et de Bullion
Bulletin Monumental an 1852 T.156
Bulletin Monumental an 1855 n°7 p.588 note 2.
ABC d’Arch. tome II p.450.
Recherche de Montfaut p.22.
Monstres de la Noblesse du bailliage d’Evreux p.37.
Registre de l’Hôtel de Ville de Lisieux Tome I 19
Basnage Tome Ii p.87 sub fine Tome I p.133 sub fine.
Anne Jacq. de Bullion marquis de Fervaques.
Basnage Tome Ii p.87 sub fine Tome I p.133 sub fine.
Anne Jacq. de Bullion marquis de Fervaques.

Histoire du Maréchal de Fervaques –  Dingremont
Sa biographie, sa descendance, ses Armes et sa généalogie.

Documents inédits –
Lettre d’Henri IV 1608 10 octobre à son Cousin le Maréchal de Fervaques
Lettre d’Henri IV au duc de Sully en date du 1er novembre 1608
Lettre d’Henri IV du 20 mars  au Parlement de Normandie portant avis du choix du Maréchal de Fervaques pour remplir la charge de gouverneur de Normandie pendant le minorité du Dauphin.
Lettre d’Henri IV du 17 mai 1603 au Parlement de Normandie

1590 vers le 10 mars
Original autographe archives du château de Grancey (copie transmise par Monsieur Garnier, correspondant du Ministère de l’Instruction publique à Dijon.. Imprimé – annuaire de la Côte-d’Or 1822)
…….à Monsieur de Fervaques
«  Fervaques, à cheval, car je veux vois à ce coup-cy de quel poil sont les oysons de Normandie, venés droit à Alençon ».   Signé Henry
(Lettres d’Henry IV Tome III p.161)

Il résulte d’un mémoire intitulé « Choses notables et qui semblent dignes de l’histoire advenue aux premiers troubles etc. que l’on attribue à d’Aubigné »
…..Que Fervacques qui avait eu connaissance de l’évasion projetée par  le Roi de Navarre en 1576, laquelle fut en grande partie arrêtée chez lui (au logis de Fervacques avec lui, Laverdin et autre gentilhomme Laporte et les deux susdits et le premier valet de chambre Armagnac) se hâta de la dénoncer au Roy puis se sauva à Alençon ; ayant premièrement par les chemins écrit au Roy qu’il lui servirait auprès de ce prince plus que les deux meilleurs régiments de son armée.
Aussi les Rochellois lui refusèrent, comme à tous les catholiques de la suite du Roy de Navarre, l’entrée dans leur ville. Cependant l’année précédente, 1575, il n’y eut que le régiment de Fervacques qui soutint le combat contre les reîtres à Château-Thierry, bien qu’on lui en eut refusé l’honneur, pour la reporter sur le Duc de Guise qui avait été blessé longtemps après la bataille. Le reste de l’armée n’avait pas vu le feu.
(Archives cur. De l’Histoire de France Tome VIII 1 ère série p.412 et 413)

Mauny : érigé en baronnie en faveur de Jean IV de Hautemer, bisaïeul de Guillaume, comte de Grancey, dont le fille épousé Claude d’Estampe. Antérieurement possédée par Marguerite, femme de Jean Goyon.

ROUXEL DE MEDAVY

Pierre Rouxel de Médavy, comte de Grancey et frère aîné de François Rouxel de Médavy, écêque de Lisieux, épousa Charlotte de Hautemer , comtesse de Grancey, fille de Guillaume et Renée Levesque, d’où André né en 1595 mort en 1598, Jacques III Maréchal de France et 15 frères et sœurs.
Charlotte de Hautemeeer, veuve de Pierre Rouxel de Médavy, fonde le 6 mars 1627 l’Abbaye de St Nicolas de Verneuil. (Lange)

Lettre d’Henri IV du 25 avril 1593 à mon cousin le Duc de Nivernois.

BULLION

Voir : Mme de Bullion de Bornelle – Revue des Questions historiques 6e livraison-octobre 1867 p.505
Paul Louis , duc de Beauvilliers, fils de Paul Hippolyte de Beauvilliers, duc de Saint Aignan, Pair de France, chevalier des Ordres  et de la première femme Marie Geneviève de Montlezim( ou Montlezun), épousa Auguste Eléonore Olympe de Fervacques de Bullion qui le rendit père de Charles Paul François de Beauvilliers, duc de St Aignan, né en 1746, mort en 1826 en qui s’éteignit le maison de Beauvilliers.
De Beauvilliers :…fascé d’argent de sinople, les fasces d’argent chargées de six merlettes de gueules posées  3,2,1 couronne de Duc. Supports : deux cygnes essorans.
Devise : in tuto del core

De Montlezim ou Montlezun :… d’argent au lion couronné de gueules accompagnées de neuf corneilles de sable, becquées et membrées de gueules.(D Dergny –Cloches du Pays de Bray p.293)

Gazette du 11 février 1634 : « Le 7 le Cardinal-Duc alla visiter le sieur de Bullion surintendant des finances, malade des gouttes… » ‘Gazette de France de Renaudot)

Anne de Bullion, marquis de Fervaques, mort en 1724.

La famille de Bullion s’est éteinte en 1785.

CUSTINE
Custine, la terre de Condé-sur-Moselle, fur portée en mariage par Antoinette de Nettancout à Christophe de Custine, seigneur de Pontigny, gouverneur de Nancy, et colonel du régiment des gardes de Léopold, duc de Lorraine, en faveur duquel ce prince l’érigea en marquisat sous le nom de Custine en 1719, nom que sa maison, une des plus anciennes du pays de Liège, tire d’un château situé à deux lieues de Charlemont et qui est la première pairie du comté de Rochefort.
Gérard, seigneur de Custine, vivait en 1231 avec Gertrude d’Eymont qui l’a  rendu 12e ayeuil dudit Gérard qui a eu pour fils Marc-Antoine, marquis de Custine, maréchal de camp, mort de ses blessures à la bataille de Rosbac, ayant épousé Catherine, Charlotte, Louise de la Vieuville de St Chammond.

La branche aînée du nom de Custine Guermange.
Le chef de la branche cadette est Joseph, comte de Custine de Mandres, capitaine de cavalerie dans Royal Pologne, puis dans Royal Piémont, marié le 15 mars 1755 à Susanne Magdeleine de Rutant, dame de Mandres et Maranville, fille de Pierre de Rutant et de Marie Françoise le Gentil de la Jonchapt, dont il a eu un fils né en mars 1756. (Waroquier)
La vie du comte de Custine, de son père et de sa mère, est racontée par lui-même dans ses lettres sur la Russie. Tome I p.19 à 94 lettres 2 et 3)
Mort de Monsieur de Custine à son château de St Gratien, près d’Enghien, annoncée par la Gazette de France du vendredi 2 octobre 1857.
Monsieur de Chateaubriand, vient à Fervaques en 1802 ou 1803 lorsque Mme de Custine en prit possession, il se borne à quelques lignes seulement , qui sont de nul intérêt dans les Mémoires d’Outre-Tombe tome p.74 Edition de Penaud 1849
Mémoire d’Outre-Tombe tome X p.369
L’auteur parle du séjour qu’il fit au château de Fervaques et d’une blanche haie dans la prairie de l’autre côté du fossé.

[1] Voir LE PREVOST 1862-1869, II, p. 83 sq.
[2] Sur ce personnage voir CHARPILLON et CARESME, I, p. 606. Sur l’aveu voir à Auquainville.Doc
[3] Dupont page 58.
[4] FRONDEVILLE 1936, p. 242..
[5]  Sur ces testaments, voir notre communication SHL, mars 1989 .
[6]  Cet inventaire, inédit à notre connaissance, est conservé aux AD du Calvados sous la cote 74 F1.
[7] La Prinse du Comte de Montgommery dedans le chasteau de Donfron par M. de Matignon, Lieutenant en la Basse-Normandie en l’absence du duc de Bouillon. le Jeudy XXVII de may mil cinq cents soixante et quatorze, d’après la copie imprimée à Paris pour Nicolas du Mont, demeurant auprès le collège de Reims en 1574 avec permission. Nouvelle édition publiée par les soins d’un Bibliophile Normand (H. SAUVAGE), Domfront, Liard, 1868, p. 28.
[8] NEUVILLE 1894, II, pp. 155-156
[9] FISQUET p. 307.
[10] BEAUREPAIRE 1880-1882.

[11] Id°

[12] Sur ce fief, situé dans la commune de ce nom, canton de Duclair, proche de Barneville-sur-Seine, voir les chartes éditées par BREARD ; et HERON 1898, p. 120: « L’important domaine de Mauny, érigé en baronnie par Louis XI, comprenait les fiefs de Mauny, Thouberville, le Vivier, Plasnes et la Houssaye; il était entré dans la maison de Brézé par le mariage de Pierre II de Brézé, bisaïeul de Françoise, avec l’héritière de la famille normande des Crespin, Jeanne, comtesse de Maulévrier, dame du Bec-Crespin, Mauny, etc. Françoise, fille aînée  de Louis II de Brézé, grand sénéchal, lieutenant général en chef et gouverneur pour le roi en ses pays et duché de Normandie  – la fille cadette, Louise, dame d’Anet, épousa en 1547, Claude de Lorraine, duc d’Aumale – le transmit à la maison de la Mark par son mariage contracté en 1538 avec Robert IV de la Mark, duc de Bouillon et prince de Sedan, qui devint maréchal de France en 1547, et gouverneur de Normandie en 1550 ».
[13] Voir entre autres les lectures du sire de Gouberville dans FOISIL 1981, pp. 232-233
[14] Sur les Gabriel, voir: Xavier ROUSSEAU, « Deux vues inédite d’Argentan en 1602 », Le Pays d’Argentan , N° 39 – 1-1940, pp. 57-71, ill
[15] GUILMETH pp. 63-64.
[16] GUILMETH – op. cit.
[17] Cette disposition fait songer à celle étudié à Lyon dans le contexte d’un habitat urbain XIII-XVen siècles et décrite ainsi par Catherine ARLAUD 1993, pp. 7-11, ill.: « … Les moyens de confort: « … de nombreux éléments témoignent de l’utilisation de l’eau à chaque étage: dalle d’évier, conque (pierre évidée comme la dalle d’évier mais située au sol); l’évacuation des eaux usées se fait par un simple conduit dans le mur de façade qui se prolonge d’environ trente centimètres au-delà du parement, soit par une conduite formée d’un empilement de pierres évidées, liées au mortier hydraulique, et pris dans l’épaisseur du mur… »
[18] La bretèche est « une logette rectangulaire en surplomb, souvent au-dessus d’une porte; dont le sol est percé de trous pour le tir fichant ». Vocabulaire de l’architecture , t. I, p. 170.
[19] Cette disposition fait songer à celle étudiée à Lyon dans le contexte d’un habitat urbain XIIIe-XVe siècles et décrite ainsi par Catherine ARLAUD 1993, pp. 7-11, ill.: « … Les moyens de confort: « … de nombreux éléments témoignent de l’utilisation de l’eau à chaque étage: dalle d’évier, conque (pierre évidée comme la dalle d’évier mais située au sol); l’évacuation des eaux usées se fait par un simple conduit dans le mur de façade qui se prolonge d’environ trente centimètres au-delà du parement, soit par une conduite formée d’un empilement de pierres évidées, liées au mortier hydraulique, et pris dans l’épaisseur du mur… »
[20] Sur les Maignart de Bernières, voir DUBUISSON-AUBENAY, Itinéraire de Normandie publié par le chanoine Porée, avec la collaboration de MM. Louis Régnier et Joseph Depoin, Rouen-Paris, Lestringant-Picard, 1911. p. 160, 173 etc.
[21] qu’il ne posséda jamais pelliculesERIN 1973.
[22]de CAUMONT, p. 718
[23] Notes de M. le vicomte Louis de Neuville. « .
[24] Par deux chartes du mois de mai 1260, Geoffroi de Brucourt, chevalier, seigneur de Fervaques ( dominus de Favarchis ) déclare d’abord qu’il a donné et ensuite qu’il a vendu pour le prix de 13 livres tournois, au chapitre de la cathédrale de Lisieux une place et une maison sises à Fervaques. Ajoutons que, à cette époque et jusqu’à la fin du XVIe siècle, c’était aussi au chapitre de Lisieux qu’appartenait le droit de nommer à la cure de Fervaques, droit qui passa au seigneur même de cette paroisse, lequel en jouissait encore en 1789.
[25] Des documents authentiques paraissent établir que c’est dans le château de Fervaques, appartenant à Guillaume de Hautemer, alors seigneur de Fervaques et depuis maréchal de France, et nullememtn dans le château de Mesnières près Neufchatel-en-Bray, que Henri IV connut pour la première fois la belle Gabrielle d’Estrée. Ce qu’il y a de certain, c’est que le père de Gabriel était alors détenteur du domaine de la vicomté d’Orbec et que le lit de Henri IV, était, il y a peu d’années encore, conservé avec soin dans le château de Fervaques.
[26] C’est ce marquis, ancien député et ancien maître des requêtes au conseil d’état, qui par ses mutilations et transformations qu’il lui a fait subir sous prétexte de l’enjoliver, a fait du noble château du maréchal de Fervaques un véritable hôtel d’épicier retraité  »
[27] Les cinq ( sic ) autres localités étaient Valognes, Orbec, Pont-Audemer et Maromme, près Rouen.
[28] C’est au mois de mai 1599 que Henri IV érigeant  en faveur de Guillaume de Hautemer, maréchal de France, la terre de Fervaques en marquisat accorda à cette paroisse non seulement le titre de bourg, mais encore le marché et ls deux foires dont nous parlons.
[29] : Jacques Rouxel de Médavy, était gouverneur d’Argentan en 1573; Pierre Rouxel, lieutenant général en Normandie et père du maréchal de Grancey, épousa en 1586 Charlotte de Hautemer, fille du maréchal de Fervaques. Cette famille remonte à Jean Rouxel, qui épousa, vers l’an 1428, Marie Larconneur, seigneur de Médavy. La terre de Médavy, située dans la commune de ce nom, relevait du comté de Montgommery par un plein fief de haubert ( V. les Mémoires de Castelnau , éd. de le Laboureur.) V. Dénombrement de la terre de Montgommery. (Bibliothèque Impériale , n° 9891.)

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