HERMIVAL les VAUX



NOTES  sur:
A – HERMIVAL.
B – Les VAUX.

Réunion des communes de Hermival et de Les Vaux en 1825.


A – HERMIVAL.

Hermevallis, Hermeval et Hermivalus
Hermival-les-Vaux, canton de Lisieux (1e section).
Hermevilla, 1180 (cart. d’Ardennes, n°2).
Hermovilla, 1273 (ibid. p. 295).
Hermieval, 1320 (fiefs de la vie d’Orbec).
Hermevallis, XIV° s (pouillé de Lisieux, p. 24).

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Historiques.
3 Archives ShL.

1 – Bibliographie.

CAUMONT Arcisse de.- Statistique monumentale du Calvados, Paris – Caen, Derache – Hardel, 1867, t. V, pp. 52-55
CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome III, pages 41 (Hermival) et 52 (Les Vaux) (note : l’église décrite pour Hermival fur remplacée à la fin du 19e siècle.)
Editions FLOHIC : le patrimoine des Communes du Calvados page 1016.

SOUDERNE Elie de, Hermival-les-Vaux in La Normandie Monumentale et Pittoresque, Le Havre, Le Male et Cie., réédit. Corlet, t. II, p.143, ill.

DETERVILLE Philippe, Richesse des châteaux du Pays d’Auge, Condé-sur-Noireau, Corlet, 1989, 250 x 330, 301 p.; pp. 93-95

L’EXPLOITATION ANCIENNE DES ROCHES DANS LE CALVADOS : HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE. Serv. dep. d’Archéologie 1999. page 287.

Sans vouloir attacher trop d’importance au nom d’Hermival, et sans en chercher l’étymologie dans Hermes Vallis, le val de Mercure, on ne peut douter cependant que celte localité n’ait existé, n’ait même eu quelque importance à l’époque romaine. Placée sur la grande voie qui allait de Noviomagus à Breviodurum, entre la vallée et la plaine,* elle était parfaitement située pour faire une station. Aussi les Romains y ont-ils laissé des traces de leur passage. Au commencement du XVIII. siècle, on trouva, en faisant des terrassements,
une statue à trois faces que l’on supposa être de Jupiter, de Vénus et de Mercure. Plus tard, en janvier 1785, on y découvrit encore des sépultures anciennes d’où l’on tira une longue lame d’épée d’un pouce de large, un sabre large de deux pouces et long de vingt-deux.

Dans les premiers jours de mars 1857, une nouvelle découverte de sépultures fut encore due an hasard. C’est sur le penchant d’un étroit vallon, ou plutôt d’une gorge fort resserrée, au fond de laquelle coule un petit ruisseau nommé le Drouet-Crocq, au hameau de la Prinserie, que cette trouvaille a été faite. Déjà, l’année précédente, en voulant adoucir la pente trop abrupte du coteau , on avait rencontré cinq squelettes, enfouis sans ordre et sans trace de cercueils, dans des fosses creusées dans la marne, recouverts seulement d’une légère couche de terre. Aucun objet qui pût faire connaître l’époque de ces inhumations ne fut découvert, si l’on en croit le propriétaire.
On trouva seulement, en continuant les terrassements, une masse de fer informe que je suis porté à regarder comme le fond d’un mortier.
C’est à vingt-cinq pas seulement plus loin qu’eut lieu la dernière découverte. Cette fois, si l’on s’en rapporte aux ouvriers, le nombre des squelettes s’élève à une douzaine, voire même une vingtaine. Le premier chiffre est le plus vraisemblable.

Il n’y avait eu aucun ordre observé dans le dépôt des cadavres : ils étaient groupés par cinq ou six, regardant indifféremment le couchant ou le nord. Ils étaient posés, comme les autres, sur la roche calcaire, sous un pied de terre tout au plus. Tous les ossements avaient disparu quand le bruit de cette découverte nous conduisit sur les lieux.
Quelques crânes, qui avaient été oubliés, purent seuls être examinés par le docteur Billon ; l’un d’eux lui parut appartenir à un très-jeune homme ou à une femme ; les autres indiquaient des hommes forts et faits. On trouva avec ces corps quelques objets qui furent acquis par M. Pannier, et qui permettent de faire remonter cette inhumation à la période franque : ce sont un scramasaxe de 18 pouces de long, avec la rainure au centre de la laine; un fragment de style à écrire, et enfin deux belles agrafes étamées, l’une ronde, l’autre de
forme allongée.

L’église et le château se groupent assez bien ensemble à gauche de la route qui a emprunté, dans plusieurs de ses parties, l’ancienne voie romaine .
L’église remonte à l’époque romane, et aucune des parties essentielles n’est postérieure à la fin du XIII ». siècle. Son plan ne comprend qu’un chœur et une nef, d’une longueur totale, en œuvre, de 70 pieds. Le chœur fait retraite sur la nef, suivant l’usage. Le pignon occidental regarde la route. Ses murs sont composés d’un blocage irrégulier, en partie recrépi ; il est soutenu par deux contreforts en pierre de taille peu saillants, qui nous ont paru dater des premières années du XIIIe. siècle ; le blocage est plus ancien. Dans le pignon avait été primitivement pratiquée une fenêtre cintrée, de grandeur moyenne sans moulures, avec un simple chanfrein ; elle est maintenant bouchée.

La porte, au-dessus de laquelle on voyait les attaches d’un porche en bois, était cintrée, garnie de moulures qui indiquaient la fin
du XVIe. siècle. On l’a détruite en 1858, et remplacée par une ouverture soi-disant ogivale dont nous n’avons rien à dire ; elle a été
bâtie par l’agent-voyer du canton.

Le clocher qui surmonte ce portail est une pyramide carrée en charpente, recouverte d’essente.
Les murs latéraux sont irrégulièrement percés. Celui du nord, recrépi en grande partie, est soutenu par quatre contreforts qui datent du XIIIe. siècle, comme ceux du portail; il a trois ouvertures, une dans chaque travée. Les deux premières sont romanes, c’est-à-dire étroites et cintrées. L’autre a l’apparence du XVIe. siècle; au-dessous, se voient les traces d’une petite porte cintrée, à claveaux réguliers extradossés à peu près cubiques, qui nous a paru dater aussi de l’époque romane.
Les deux fenêtres du mur méridional ne sont point primitives : l’une est moderne ; l’autre paraît du XVI ». siècle, comme sa correspondante. La maçonnerie n’est pas moins ancienne que celle du mur latéral du nord; elle est de même en blocage. On y trouve, vers l’ouest, la trace de la grande porte primitive, qui fut bouchée probablement au XVIe. siècle.
Les deux premiers contreforts sont du XVI°. siècle ; le dernier est bâti en travertin et appartient certainement à la construction originaire.
Le chœur est régulièrement partagé en deux travées, comme on le voit par le plan. Les contreforts paraissent du XIIIe. siècle; les murs, toujours en blocage, doivent être romans; les ouvertures sont à peu près symétriques, mais d’époques différentes. Au nord, on trouve deux fenêtres cintrées, romanes, plus larges que celles de la nef, et une charmante petite porte. Au midi, la porte est romane; au dessus s’ouvrent deux baies cintrées romanes. La dernière fenêtre est une grande ogive à chanfreins, subdivisée par un meneau, en deux lancettes irrégulièrement trilobées, avec un quatre-feuilles dans le tympan. Dans le chevet était percée une grande fenêtre cintrée, qui s’est trouvée bouchée par suite de l’établissement d’un haut retable et de la sacristie. Il est impossible d’en indiquer l’époque.

Les tuiles faîtières du chœur sont ornées d’une série de boules dont les contours forment une dentelure.

Intérieur. — Il n’y a point d’arcade entre le chœur et la nef. Les voûtes sont ogivales, en merrain, avec charpentes apparentes. Des corbeaux de pierre existent sous les sablières pour les supporter et décharger les murs. Le sousfaîte est orné de rosaces à compartiments gothiques découpés à jour.
Le maître-autel est composé de fragments divers. Le tombeau est celui de l’ancien autel ; le retable et le tabernacle proviennent le l’église des Vaux. Il n’y a rien à en citer que la provenance. Deux statues en pierre, un. Saint évêque en costume du moyen-âge, sans doute saint Germain patron de la paroisse, et un saint Antoine accompagnent cet autel.
Les deux petits autels de la nef datent du règne de Louis XIV. Ils sont à colonnes torses avec enroulements de ceps de vigne; au centre sont des tableaux. La frise de l’entablement portait des écussons armoriés, probablement ceux des donateurs. On les a bûches avec soin. Sur celui du nord, cependant, paraît encore un lion rampant sur un champ d’hermine.
Du Bosc, sieur d’Hermival portait : d’hermine au lion de sable couronné d’or (La Chesnaye des Bois).
Deux dalles tumulaires se voient dans le pavage du chœur; l’une d’elles est totalement effacée, elle recouvre les restes de
M. de Gassard, curé de cette paroisse, mort en 1781 ; l’autre porte le fragment d’inscription suivant :

HIC PACE (jacet)
ANTONIIJS LAVGEOlS
HUJUS (ecclesi ae) RECTOR
( Anno oetatis) SUAE 38°
(die)… SEPTEMB.
(AN DMDCCXXVII ) (An. D. M. DCC. XXVII.)
REQUIESCAT IN PACE.

La cloche date du XVIII°. siècle ; en voici l’inscription :

LAN 1785 JAI ETE BENIE PAR MR IEAN BAPTISTE NICOLLE CURE D’IIERMIVAL
ET NOMMEE GABRIELLE PAR MESSIRE IEAN
GABRIE(l) DOISNEL CHer SGr HAUT JVSTICIE(r) DESPAGN(e) CHEVAU
LEGE DE LA CARDE DU ROY CHer DE LORDRE DU ROY ET PAR NOBLE DAM(e)
Me ELISABET MARGUERITE, IULIE DESCHAMPS EPOUSE DE MESSIRE
FRANÇOIS ETIENNE DOINEL ECUIER SGr ET PATRON DHERMIVAL
VAL HEBERT St LAURANT DU BISSON ANCIEN CHEVAU LEGr DE
LA GARDE DU ROY. JEAN MANSSEL TRESORIER.
JEAN CONART
FECIT.

Le beffroi d’Hermival a encore donné asile à la cloche de l’église des Vaux, à peu près contemporaine de la précédente; mais nous en avons réservé l’inscription pour l’article consacré à cette paroisse.
La paroisse d’Hermival dépendait du doyenné de Moyaux, comme au civil de la sergenterie de ce bourg, élection de Lisieux. Ou y comptait, au XVIlle. siècle, 170 feux, soit environ 800 habitants. Elle n’eu a plus que 637, malgré la réunion des Vaux. La cure était divisée en deux portions, toutes deux à la nomination de seigneurs laïques. Les pouillés du XIV. siècle portent, pour la première portion, Jean de Brionne, et pour la seconde, Godefrov Patri.
Les pouillés postérieurs indiquent simplement, pour l’une comme pour l’autre, le seigneur du lieu ( dominus loci ).

Le château:
Tout voisin de l’église, comme on l’a déjà dit, est bâti sur un plan régulier. C’est un gros pavillon destiné à
contenir le grand escalier, et aux angles de la façade un autre pavillon carré faisant avant-corps. Les murs sont en échiquier plus ou moins régulier, de briques rouges et de pierre, ou, dans certaines parties, en chaînage. Une corniche à mâchicoulis court sous les combles. Je crois pouvoir fixer comme date le milieu du XVII. siècle,
La façade, tout en pierre de taille, a été refaite sous Louis XV.

Quand j’en ai visité l’intérieur en 1856, quelques appartements avaient conservé des vestiges de leur décoration primitive.
On voyait des traces, bien frustes, de peintures murales, dont les sujets étaient devenus impossibles à déterminer.
A deux petites fenêtres étaient des restes de vitraux peints, de la dernière époque, représentant un vase de fleurs et un oiseau.

Sur les deux pignons se dressent deux beaux épis de terre émaillée, dont les motifs se retrouvent ordinairement sur les
productions de la même époque.
Deux cours d’eau latéraux longent le château en l’isolant des terres environnantes, mais en réservant devant la façade une vaste esplanade, maintenant transformée en jardin. Le pont était fermé par une belle grille en fer forgé, avec tôles emboutées, datant du règne de Louis XV.

Montfaut ne parle pas du seigneur d’Hermival dans sa Recherche. La montre de la noblesse du bailliage d’Évreux,
faite six ans plus tard, nous en fait présumer le motif en inscrivant Robert Pougnant, seigneur de Hermienval, demourant à Rouen.
La recherche des élus de Lisieux, de 1540, ne fait connaître aucun seigneur d’Hermival. Des trois gentilshommes qui résidaient alors dans la paroisse, l’un, Antoine d’Escaille, est qualifié seigneur de La Motte ; les deux autres, Richard de L’Ame et Jean Paoul, n’ont point de titres.

La Motte est une maison sans intérêt, située à quelques centaines de pas seulement du hameau de la Prinserie.

Au XVII.. siècle, le château d’Hermival a appartenu à la famille du Bosch, famille de robe, qui cependant a donné plusieurs chevaliers à l’Ordre de Malte. Il ne faut point la confondre avec du Bosc de Radepont : leurs armes sont tout à fait différentes.

La Roque, dans son Histoire de la maison d’Harcourt, parle de Jean du Bosch, seigneur d’Hermival et de Firfol, qui épousa, vers 1600, Marie d’Oinville, dont sortit « noble homme messire maistre François du Bosch, seigneur de Hermival, conseiller du Roy en sa Cour des Aydes, qui se maria avec damoiselle Anne de Moges. » .
J’ai trouvé dans des titres originaux, mais sans pouvoir en établir la filiation : noble homme Hervey du Bosch, auquel succéda dans la possession de la terre d’Hermival François du Bosch, chevalier, seigneur et patron d’Hermival, Sl.-Laurent-du-Buisson, Vaalseberg, les Sept voies, etc., suivant un aveu de 1691.
Il avait pour femme Françoise de Pare, qui figure comme sa veuve dans l’Armoriai de d’Hozier.

L’inscription de la cloche, de la fin du XVIIIe. siècle, montre que le seigneur d’Hermival était M. Doisnel. C’est maintenant M. de Boctey qui possède le château.
La famille de Boctey n’était point, du reste, étrangère à Hermival : une de ses branches possédait, au commencement du XVII°. siècle, le fief de St.-Laurent-du-Buisson, dont nous allons parler. Il est situé à l’extrémité de la paroisse tendant vers Ouillie-du-Houlley. Le paysage qui l’environne se compose de mamelons boisés entourant un vallon étroit et sinueux, d’une sauvagerie peu commune. Il est situé sur l’une des pentes les plus abruptes Le manoir de St.-Laurent est une construction assez vaste et très-mouvementée, bien qu’elle ne puisse pas remonter au-delà du XVIII. siècle.(1)

Au sud se trouve un petit bâtiment sans apparence, c’est la chapelle ; elle était un bénéfice à la nomination du seigneur.
Construite en moellon, sans contreforts ni détails caractéristiques, défigurée par suite de sa destination actuelle, il est difficile de dire à quelle époque elle peut remonter. Elle est orientée. Il est présumable qu’elle date du XVIe. siècle, à en juger par deux étroites ouvertures qu’elle a conservées au chevet et au midi.
La charpente est assez légère et recourbée eu carène; mais les duvettes ont disparu.

Outre ce fief et le château, il y avait encore d’autres terres seigneuriales sur lé territoire de la paroisse d’Hermival; nous avons déjà cité ta Motte, on peut nommer, en outre, les Septvoies. Lé Valhébert, bien que assis à Cormeilles, Cantelou, la baronne d’Ouillie, y avaient aussi des extensions.

Le zoo du CERZA est installé dans le domaine du Manoir Saint-Laurent.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

2 – Pièces historiques.

1294 19 septembre.
BUON CX
1294, 19 septembre
Drouet Jozienne vend au prêtre et aux Lépreux des rentes sur diverses propriétés situées à Rocques et aux Vaux. (rentes payables à la Foire du Pré)………….(voir Xe au XVe siècles.doc)
= AD 14. Jacobins, Hnc.4/2

1340
BUON CXXXIV
1340, 5 juillet
Traduction et résumé d’un texte pris sur une transcription moderne. L’évêque Guillaume cède au chapitre des propriétés aux Vaux, à Saint- Hyppolite et à Ouilly, promises par Guy de Harcourt, son prédécesseur pour son obit.…….(voir Xe au XVe siècles.doc)
= AD 14. Chapitre, G 305

c. 1370
Sergenterie de Mouard (Moyaux ?)
Fierville, Le Fauq, Saint-Jean-de-Livet (Saint-Jean-de-Livet), Brévedent, Esparfontaines (Eparfontaines), Saint Ligier d’Ouillie (Saint-Léger-d’Ouilly), Fierfol (Firfol), Fumechon, Hermival, Saint Martin d’Ouillie, Asnières, Saint-Denis-du-val-d’Orbec, Saint Pierre, Saint Hippolyte de Canteloup, Saint Léger de Glatigny, Fontenelles, Fauguernon, Nouerolles (Norolles), Saint-Philbert-des-Champs, Escorcheville, Sainte-Croix de Cormeilles, Saint-Seveistre de Cormeilles, Mouard (Moyaux), Le Pin, L’Ostellerie (L’Hôtellerie), Saint-Martin-de-la-Lieue
= BN Fr. 26.010, N 1087
+ IND. AD 76 16 F 7. Fonds de FRONDEVILLE.

1392, 9 juin – les Vaux
Fut présent Guillaume de Grannullier, des Vaux, qui gaiga à Mess. doyen et chapitre la somme de XXV soulx pour cause de certaine euvre de carpenterie qu’il devoit faire au moustier des Vaux, à paier à la saint Jehan prochain venant.
= Tabell. Lisieux ( détruit ). Analyse Et. Deville

1444
Compte de Jean Le Muet
(132).- De la vente Michel Deschamps, faicte à Monseigneur Robert d’Artoys, chevalier, à cause du Manoir du Val-Hébert pour le bois-Morin, que soulloit tenir Robert du Bois-Morin et depuis la tinct messire Jehan de Briosne, jadis chevalier et à présent en sont tenans Robert Deschamps et sa femme héritière en partie de Jehan du Bosc.
Pour ce, pour moictié……………………………… vij L x s (Le Val-Hébert, situé à Ouilly-du-Houlley. Le Bois-Morin est mentionné en 1608 à Hermival (Aides chev.).
Jean VII d’Harcourt, baron de Brionne en 1388. Tué à la Azincourt..).
= EDIT.: Henri de FRONDEVILLE, Le Compte de la Vicomté d’Orbec pour la Saint-Michel 1444. Lean Le Muet, Vicomte et receveur dans Etudes lexoviennes, IV.

1444, Saint-Michel – Lisieux

De Thomas Kirkeby, escuier anglois, pour une maison,, masures et jardin qui furent à maistre Jehan Racine, que l’en disoit estre escheuz au Eoy nostre sire par forfaicture, qui est jouxte d’un costé un jardin qui fut aud. Racine et d’un bout la rue de l’Official de Lisieux, qui baillée avoit esté aud. Kirkeby et à lui demourée par decret ès assises d’Orbec par xvj L.t. de rente pae an, moctié à ce terme et moictié au terme de Pasques, ainsi qu’il est dit sur le terme saint Michel CCCCXXXIIII, auquel s’opposa Pierre Racine (Pierre Racine, bourgeois de Lisieux, fut receveur du grenier à sel de cette ville pendant quelques mois, en 1438 ( Lesquier, Adminis. et finances de Lisieux, p. 146 ). Il avait fieffé de l’évêque Pasquier de Vaux une place située sur l’emplacement des anciennes fortifications du Palais épiscopal par 40 sols de rente. ( Cartulaire de Thomas Basin ). En 1448, il était en procès devant l’Echiquier contre un autre habitant de Lisieux, Perrot du Manoir. ( Reg. de l’Echiquier de Normandie ).)B, pour lui et attourné de maistre Michiel Racine, son frère, disant avoir droit d’icelle maison, masures et jardin en usufruit, à cause du transport à eux fait par damoiselle Blanche de la Bouessaye, qui en ceste partie avoit le droit du Roy nostredit seigneur à les tenir, sa vie durant. Par laquelle oppsicion, tout fut sequestré au droit du Roy nostredit seigneur et desdis opposans, jusques à ce que autrement en feust ordonné. Néanmoins depuis ce, Richart Ruaust Richard Ruaust fut élu de Lisieux de 1434 à 1437 au moins ( F. fr. 26.061. n 2.892.- Archives de Lisieux, CC7 ), avocat du roi en la vicomté d’Orbec en 1436 ( Arch. du Calv. série G., fonds de l’Evêché de Lisieux ) et commissaire réformateur du domaine du roi ( 16 octobre 1434 ( V. Hunger, Quelques actes, t. II, p. 63 ). Un procès en hérésie fut intenté contre lui en 1440 ( Arch. S.-Inf. G. 1.167 ). Il est peut-être distinct d’un Richard Ruaust, qui fut vicomte d’Argentan et d’Exmes, et qui reçut en don les fiefs de Fresnes et de neuville-sur-Touques, saisis sur Robert et Jehan de Boisbénart ( B.N., F. fr. 26.077, n 580 ).- A.N., K 68, n 2712 ) et Richard Carbonnel (On voit dans l’aveu du temporel de l’évêché de Lisieux, en date du 29 octobre 1452, que Richard Carbonnel, écuyer, tenait alors le fief de Baufay, sis à Vaux, à cause de sa femme, fille de Jehan Noirepel, écuyer ( Formeville, L’Evêché-Comté de Lisieux, t. I, p. 454 ). Le 24 juin 1459, l’aveu du fief des Authieux-en-Auge fut présenté par Guillaume de la Rivière à cause d’Hélène Carbonnel, sa femme, fille ainée et héritière de Richard Carbonnel, écuyer,  » insensé  » ( A.N. P. 307 ) )B, lieutenant de Raoul d’Estampes (Richard d’Etampes fut successivement lieutenant du vicomte de Caen ( 1419 ), vicomte de caen ( 1420 à 1427 ), vicomte du Pont-Authou et du Pont-Audemer ( 1427 à 1431 ), receveur général du domaine en 1434 ( Hunger, Quelques actes, t. I, p. 62 ( note 3 ) et Cartulaire de Louviers ( t. II, 2e partie, p. 119 ). Nous voyons ici qu’il fut aussi commissaire réformateur du domaine.)B , commissaires réformateurs sur le fait du demaine, ont fait mettre lesdits héritages en la main du Roy, disans que, non obstant ladite opposition, Richart Ros, à présent mary de ladite Blanche, ne porroit sans congié et licence du Roy nostredit seigneur faire transport dudit viagé ausdis Racine, et lui ont empesché le jouissement d’iceulx héritages et dit et prétendu qu’ils en soient saisis, pour laquelle cause ils ont prins et levé doléance. Pourquoy le procès soit sorty devant messeigneurs tenant à Rouen le Conseil du Roy nostre sire, commissaires d’icelui seigneur en ceste partie, où lesdites parties ont longuement procédé, et tant que, en fin et conclusion, a par mesdis seigneurs esté dit et prétendu et sentencé que à bonne cause lesdis racine avoient prins et levé ladite doléance, elle sortiroit son effet et par conséquent lesdis Racine seroient et demoureroient en la saisine et pocession desdis héritages pendant la vie seullement de ladite Blanche de Bouessaye, selon son don et patent, et ledit Kirkeby condempné en amende et à rendre les levées par luy receues ou ce que lesdis héritages povoient valoir de louage à estimacion rai-sonnable sans despens, comme ces choses apparent par sentence de mesdis seigneurs, rendu sur le compte du terme saint Michiel CCCCXXXVII, et au regart de ce que icelluy viconte est chargé enseigner se icelle damoiselle est encore vivante, icelle damoiselle est encore en vie, comme par certificat cy rendu appert. Pour ce…. Néant
= H. de FRONDEVILLE.-  » Le Compte de Jehan Le Muet « , Etudes lexoviennes, IV, 1936, pp. 254-255

1445, 25 mai – Lisieux – Rue du Bailli
A tous ceux qui ces lettres verront ou orront Jehan Gillain, garde du scel des obligations de la sénéchaussé de Lisieux, salut, Savoir faisons que par devant Thomas Lecarpentier tabellion juré et commis sous fralin Anfrie clerc tabellion juré en ladite sénéchaussé fut présent Jehan Le Muet, escuier, seigneur de Forges et de Canesis, lequel de sa bonne volonté confessa avoir baillé à rente affin de héritage tant pour luy comme pour ses hoirs à vénérable homme et discret maistre Mahieu Poingnant, prêtre seigneur de Hermival pour luy ses hoirs ou aians cause cest assavoir une maison assise sur la rue de Baillye, ainsi comme elle se pourporte en long et en lay en la ville de Lisieux et paroisse Saint-Jac-ques jouxte d’un bout Colin Leboctey, d’autre bout Guillaume Leforestier, d’un costé lad. rue et d’autre led. escuier. Ce présent bail à rente fait par le pris et somme de vingt soulz tournois de rente par an que ledit maistre Mahieu en promist faire et poier aud. escuier, ses hoirs ou aians cause, au terme de Noel pour toutes rentes, sauf drois de ville. Et ne pourra led. maistre avoir aucunes veue eudit hostel pardevant ledit escuier synon à une fenestre qui de present y est à une saillie en icelle maison laquelle sera close de verre dormant et avecques ce ledit maistre Mahieu poia presentement audit escuier la somme de soixante livres tournois et vingt soulz en vin dont icellui escier se tint pour bien content devant ledit commis… Presens à ce Guiillaume de monnesgre et perrin Ferey tesmoings.
= Copie in : SHL. 9F Deville. B. Notes et documents. 1 – LISIEUX, Maisons à Lisieux – 3 – Notes sur la construction, 4

1462, 5 novembre – Les Vaux
Jehan de saint Laurent, écuyer, vend à Guillaume Couture, de la paroisse des vaux, une pièce de terre sis aux vaux, près du chemin royal et d’une voie tendant à la maison Heudry, moyennant 32 sols 6 deniers et 5 sols pour le vin.
= Tabell. Lisieux ( détruit ) – Analyse Et. Deville

1481, 26 juin – Les Vaux
Jehan Ynger, dit Guillet, de la paroisse des Vaux, vend à Me Guilbert Duhoux, curé des Vaux, pour et au nom de ladite cure, à lui et à ses successeurs, une pièce de terre contenant sept vergées ou environ sise aud. lieu, près le chemin tendant de Lisieux à Cormeilles.
= Etude Me Delarue. Tabell. Lisieux ( détruit ) – Analyse Et. Deville

1487, 3 juillet – Hermival
Nicolas Le Valois ( Le Valloys ), bourgeois de Lisieux, demeurant paroisse Saint-Jacques, vend quitte et délaisse à Guillaume Le Prévost, conseiller en court laie, demeurant à Lisieux, le fief, terre et seigneurie de Hermival, avec ses appartenances, terres, revenus, dignités, reliefs, treizièmes et toutes choses aud. fief appartenant qu’il avait acquis le 16 juin dernier de Thomas De la Reue, moyennant la somme de 1051 livres tournois.
= Tabel. de Lisieux – Analyse Et. Deville

1488, 18 mars – Les Vaux
Me Guilbert Duhoulx, prêtre, curé des Vaux, demeurant à Lisieux, vend et transporte à Me Jehan Mallart, prêtre, demeurant à Lisieux, vingt cinq sols tournois et une gueline de rente qu’il avait droit de prendre chacun an savoir vingt sols de l’obligation de Jehan Delannoy, des Vaux et les autres cinq sols et la gueline qu’il avait acquis dud. Delannoy.= Etude Me Delarue. Tabell. Lisieux ( détruit ) – Analyse Et. Deville

1517, 8 février – Rocques
Testament de Guillaume Gobie, de la paroisse de Rocques. Il donne 10 sols à l’église de Rocques; deux au trésor; deux à la confrérie Notre-Dame, deux à la confrérie de Monsieur Saint Ouen deux à la confrérie monsieur saint Fiacre et deux à la confrérie monsieur saint Gourgon. Item, 12 deniers à l’église d’Ouilly-le-Vicomté; 12 deniers à l’église de Norolles, 12 deniers à l’église des Vaux; quarante sols à Robert Levavasseur et Jehan Gruchet.
= Arch. SHL. 9f Dossier Rocques. Parch.

1524, 24 août – Les Vaux
Perrette, veuve de défunt Guillaume Lailler, demeurant à Lisieux, héritière en partie de feu Guillaume Labbey, son oncle, en son vivant prêtre, curé de Firfol, vend à noble homme Nicolle Le Boctey, seigneur de Marolles, avocat en court laye, un chapon et un denier tournois de rente par an qu’elle avait droit de prendre sur une pièce de terre en pré sise paroisse des Vaux, d’après des lettres passées devant Jehan Lemasuyer, tabellion le 2 novembre 1453.
= Tabell. Lisieux ( détruit ) – Analyse Et. Deville

1525 (n. st.) 14 mars – Moyaux
Fondation pieuse (en faveur de la Charité ?) par Girot Fouquet de la paroisse Saint-Germain de Moyaux, de présent demeurant à Hermival.
= Arch. SHL. 9 FB – Tabell. Lisieux. Analyse Et. Deville

1533 (n. st.), jeudi 30 janvier – Courtonne-la-Meurdrac
Noble dame Guillemette Le Prévost, dame de Hermival, veuve de feu Christophe Dubosc (du Bosch), en son vivant écuyer, confesse avoir vendu à Jehan Le Valloys, écuyer, seigneur de Putôt, une pièce de terre labourable contenant dix à onze acres sise en la paroisse de Courtonne-la-Meurdrac, jouxte d’un côté le sieur Duclos, d’autre côte le seigneur de Tordouet, d’un bout le chemin tendant à Bernay, d’autre bout, le chemin tendant à l’Hôtellerie, moyennant deux cents livres tournois.
= Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville

1538, 16 septembre – Les Vaux
Fondation pieuse, une messe à note et trois messes basses, en l’église Notre-Dame-des Vaux par Laurent Mallart, avocat en court laie, demeurant à Saint Germain de Lisieux
= Tabell. Lisieux ( détruit ) – Analyse Et. Deville ( voir copie et Etude ), arch. M.C.

1540 RECHERCHE DES NOBLES DE L’ELECTION de LISIEIUX
Faite en 1540…
Hermival
80.- Antoine d’Escaille, sieur de la Mote, a dit estre noble d’ancienneté; et pour justifier, il s’est aidé d’une information faite, en avril 1461, par les élus de Lisieux, à l’instance de Jean de Sandrin Siméon baron de Ros près Caen, duquel Jean a fourni sa descente. Mais, parce que ladite information, ne s’étoit ensuivi sentence au profit dudit d’Escaille, et seulement un appointement entre lui et les procureurs du Mesnil-Siméon, en l’absence du procureur du Roi, et sans l’y avoir appelé, et encore que ledit appointement, porté devant les tabellions en 1470 était conditionnel, le procureur du Roi a requis, qu’il soit assis, comme n’ayant pas suffisamment fourni le titre de sa noblesse.
Les Vaux
125.- Jacques l’Abbé, Sr. de Baufy, a baillé l’état de sa noblesse avec le Sr de Saint-Jean-de-Livet, comme il a été déclaré sur ladite paroisse de Saint-Jean de Livet, n 84.
de Livet.
105.- François du Bosch, Sr de Hermival, pour justifier sa noblesse ancienne, s’est aidé d’un arrêt de la cour de nos sieurs les Généraux, donnéle 18 décembre 1520, à son profit et de la demoiselle sa mère.
= EDIT.: LABBEY de LA ROQUE, Recherche faite en 1540, par les Elus de Lisieux des nobles de leur Election, Caen, 1827, p. 50.

1540 – Ouilly-le-Vicomte
Vente de terre, à Ouilly-le-Vicomte et Hermival, faites à Richard Couldrey par Pierre Thignart et Robin Mainfray. Autre acte du 6 mars 1542
= Arcg. SHL. Ms. FB 196

1540, 1er août – Lisieux, Hermival
Jehan Le Valloys, seigneur de Putôt et de Gouvis donne à François Dubosc, seigneur d’Hermival, le droit de retraire de ses mains une maison, sise à Lisieux, paroisse Saint-Germain que son frère Estienne Dubosc, prêtre, curé de Hermival lui avait vendue.
= Arch. SHL. 9F Deville. A. Minute papier.

1547, mardi 12 janvier ( n.st.) – Lisieux
Guillaume Dubosc, escuyer, de la paroisse de Firfol, baille par eschange à maistre Nicole Lepetit, avocat de court laie, bourgeois de Lisieux, deux maisons assises en ceste ville de Lisieux sur la rue de Haut de la Boucherie avec l’héritage et la droiture de la poterie de lad. ville, prééminences, franchises, libertés, comprises une place vuide estant en derrière desdites maisons, jouxte d’un côté led. Lepetit et d’un bout aussy et Michel Le Valloys, écuyer, dud. bout; d’autre côté les hoirs Bernard Duchesne et d’autre bout de ladite rue de la Boucherie et Triperye comprins ung ouvroir et l’héritage d’icelluy avec le grenier de dessus, au bout duquel ouvroir se fait la montée et viz de lad. maison ou maisons jouxte icelluy ouvroir d’un costé et d’un bout lad. rue d’autre côté à présent Sébastien Harfort et d’autre bout, ladite viz de montée de la maison qui sont prochaines du bout des halles de la boullengerie. En eschange une rente de 12 livres 14 sols, 6 livres 7 sols et 68 livres 10 sols tournois avec 4 écus d’or de vin. Maitre Estienne Dubosc, curé de Hermival et présent à l’acte et plaige et cautionne led. Guillaume Dubosc, son neveu.
= Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville – Arch. M.C. copie )

1561 – Lisieux
Ce sont deux lots des terres et seigneuries du Trembley, Hermival, Les sept-Voies, Trousseauville, Grasmesnil, sergenteries nobles de Moyart et Moyaulx et autres terres et rentes de roture qui furent et appartindrent à noble homme Nocolas Le Valois, en son vivant sieur de Putôt…
= Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville – M.C. Copie 6 p.

1584, lundi 23 janvier – Les Vaux
Philippe Le Chantre, de la paroisse des Vaux et Robert Le Chantre, fils Lucas, demeurant paroisse Saint-Jacques, baillent en échange à Olivier Carrey, demeurant paroisse Saint-Jacques, une portion de terre labourable, nommée le Camp Morel, contenant une acre, d’empart le chouquet d’un chesne abattu sur l’héritage de Regnouards à venir sur une espine qui est sur le chemin de la valette. Ils reçoivent en échange une autre pièce nommée les Vallées, sise en lad. paroisse.
Témoins Jehan Vattier, de Saint-Désir et Jehan Faucquet, des Vaux.
= Arch. M.C. – Analyse Et. Deville

1595, 24 février – Les Vaux
Reconnaissance d’une vente faite le 8 janvier 1593, par Jehanne Le Chantre femme de Etienne Le Roy, Robert Le Chantre, boulanger et Robert Le Roy à Jehan Picquot, bourgeois de Lisieux, de deux pièces de terre aux Vaux, l’une nommée le Camp d’Ouillye et l’autre le Jardin Duhoulx, moyennant 110 livres
= Arch. M.C., parch. 4 ff. – Analyse Et. Deville

1598 – Fervaques
Noble dame Madeleine Le Picard de Radeval, dame des Fontaines, demeurant à Lisieux, agissant comme procuratrice de Guillaume de Hautemer, maréchal de Fervaques, laquelle tient et clame quitte Me Pierre Davy, avocat, bourgeois de Lisieux, ayant eu la charge de receveur général dud. seigneur, représenté par René Morin, de la somme de 4OO écus d’or, pour marchandises livrées et fourn,ies pour la maison du seigneur de Fervaques. Témoins: Jehan du Bosc, sieur de Hermival, vice-bailli et Pierre Hue, bailli vicomtal de Lisieux.
= Arch. SHL. nalyse Et. Deville

1600, 25 mars – Norolles
Noble homme Pierre de Saint-Pierre, sieur du lieu, demeurant à Norolles, noble homme Louis Halley, tuteur des enfants de Jehan Halley, en son vivant écuyer, sieur de la Touraille et damoiselle Loyse de Livet, veuve du sieur de la Touraille, et Pierre de Bellemare, sieur de la Pelletière et du Val, demeurant à Hermival. Accord entre eux au sujet de la succession de Jehan Halley.
= Arch. SHL. 9F Deville. A. Minute, 2 ff.

1600, 22 mai – Lisieux
Laurent Héroult, fils Kehan, de la paroisse du Torquesne, du métier de boucher, demeurant en la paroisse et bourg de Pont-L’Evêque, confesse avoir vendu à Gilles Le Guay, du métier de bourlier, demeurant Saint-Germain de Lisieux, une maison consistant en une petite cave ou cellier, une boutique, chambre et grenier l’un sur l’autre, située en la ville de Lisieux, devant la Halle à blé dudit lieu, appartenant aud. vendeur par droit du retrait par lui ci-devant fait au droit de lignage de Alexis Barbas, tenue de la Comté de Lisieux, par la faisance de demi-livre de poivre de rente, moyennant 200 écus d’or.
Passé à Lisieux, avant midi, en la maison dud. Leguay, en présence de Colas Le Cousteur, de la Paroisse du Fournet, et Pierre Pains, d’Hermival.
= Arch. SHL. 9F Deville. A. Minute, 2 ff.

1602, 27 avril – Les VAUX
Succession de Michel Le Roy
Arch. M.C. – Fonds Et. Deville

1603, 8 mai – Les VAUX
Succession de Guillaume Le Roy entre ses filles Anne et Jacqueline
Arch. M.C. – Fonds Et. Deville

1604 – 18 novembre – Lisieux, Hermival
Marguerite Le Valloys constitue son procureur au sujet d’un procès avec Jean du Bosc, sieur d’Hermival.
= Arch. SHL. 9F Deville. A. Minute, papier.

1607, 18 janvier – Fervaques
Thomas Vallée, du métier de la mer, natif de Cheffreville, demeurant au Havre, vend à haut et puissant seigneur Guillaume de Hautemer, maréchal de Fervaques, représenté par Anne d’Allègre, son épouse, quatre pièces de terre à Cheffreville, moyennant 50 livres tournois. Passé à Lisieux, en l’Hôtel dud. seigneur en présence de noble seigneur Jehan du Bosc, sieur d’Hermival, et Me Hue, docteur ès droits, bailli vicomtal de Lisieux.= Arch. SHL. 9 FA. Dossier Cheffreville. Analyse Et. Deville

1608, 24 juillet – Fervaques
Jehan du Bosc, écuyer, sieur de Hermival, à l’instance de haut et puissant seigneur Guillaume de Hautemer, maréchal de Fervaques, reconnaît avoir été payé par led. seigneur de la somme de 2.OOO livres tournois à l’acquisition par lui faite à Etienne de Neufville, sieur de Folleval et Anne Le Carton, son épouse, de deux pièces de terre à Prêtreville.
= Arch. SHL. Analyse Et. Deville
1609, 25 novembre – Fervaques
Du. mercredy vingt cinqe jour de novembre 1609,
Fut présent en sa personne hault et puissant seigneur Messire Guillaume de Haultemer, comte de Grancey, baron de Mauny, seigneur de Fervaques, et mareschal de France, gouverneur et Lieutenant pour le Roy en ses païs et duché de Normandie, à présent estant en ceste ville de Lisieux gisant en son lit mallade saind d’entendement, sachant quil n’est rien plus certain que la mort, ne riens plus incertain que l’heure pour n’en estre prévenu advant que de faire ce ui est du debvoir dun vray chrestien, ordonne et déclare que pour sa dernière vollonté qu’il désire et entend estre effectué ce qui ensuit. Premièrement il recommande son âme à Dieu, le créateur, luy priant et requérant par la mort et passion de Jésus Christ et par l’intercession de la très glorieuse Vierge Marie, la voulloir collocquer en son paradis avec ses bienheureux, et son décedz advenant veut et entend son corps estre inhummé honorablement à l’assistance de ses amys au plus qu’il sera et pourra trouver, en l’église cathédralle de Lisieux, Et de ses biens il en donne et délaisse aux pauvres de ceste ville de Lisieux la somme de deux mille quatre centz livres tournois pour estre emploiez en l’augmentation du bureau des pauvres de cested. ville A Madame la Mareschale sa compagne et espouze pour ses grands debvoyrs d’amittié luy a aussi donné et délaisse de ses biens aultant et comme il peut faire par les coustumes, Item à la damoiselle de Médavy sa présente fille pour aider à la pourvoir à mariage la somme de douze mil livres tournois en attendant le mariage led. seigneur prie lad. dame son espouse la tenir et garder près d’elle. A Françoise, fille naturelle dudit seigneur, la somme de mille livres tournois. Au sieur Dramard, son secrétaire en considération de sa fidellité et des grands et très agréables services qu’il lui a renduz, la somme de trois mil livres tournois luy recommandant de servir fidellement et assister lad. dame sa femme. A Renée, fille de Nicollas Adam, argentier dudit seigneur en considération des services que sond. père a rendus aud. seigneur la soe. de mil livres tournois pour ayder à la pourvoyr en mariage. A chacun de ses gentilhommes et serviteurs domesticques, deulx années de leurs gaiges et appoinctementz Et a iceulx n’aiant point d’appoinctement est remis par ledit seigneur à la volonté et estimation. de lad. damees Aux damoiselles Desbois, De La Reue et de La Vallée chacune la somme de trois centz livres. Aux veuve et enffans de deffunt Jean Davy, mercier, la somme de trois centz livres tournois. Et pour l’exécution et accomplissement de tout le contenu aud. testament, ledit seigneur a nommé et elleu pour exécuteur la personne de lad. dame son espouze, la priant requérant en tant que faire se peut de vouloir bien prendre la charge promettant led. seigneur son testament tenirn parfaire et à quoy pour ce à tenir et garantir en a obligé et oblige tous ses biens et héritages présens et advenir.

Passé avant midy en l’hostel dudit seigneur, aud. Lisieux. Plus ledit seigneur donne en l’église cathédralle pour fonder ung obit la somme de six mille livres tournois, aux frères prescheurs des Jacobins de cested. ville pour participper aux prières suffrages et oraisons qui seront faitz, dictz et cellebrez en leur eglise la somme de trois centz livres tournois, pour estre lad. somme emploiée à la repparation d’icelle. Aux sieurs de La Regnauldière, Delafontaine, Delareue et Racine, ses médecins chacun la somme de cent cinquante livres tournois, oultre le sallaire de leurs vaccacions. A monsieur de La Ronce la somme de trois centz livres tournois. A Me Robert Guérard, son chirurgien, la somme de troys centz livres tournois, aussy oultre ses vaccacions.

Présens nobles personnes Me Claude Parizot, archidiacre, chanoine prébendé en icelle église cathédralle, noble homme Jean Dubosc, seigneur d’Hermival, prévost dud. seigneur, Jean de Querville, escuier, sieur du lieu, demeurant à Prêtreville. Plus donne à Laurens, Charles et Jehan Parizot, dudit Lisieux la somme de trois centz livres.
Signé : Farvaques – De Querville – Dubosc – Parizot

Et depuis led. seigneur a desclaré que lesd. six mil livres tournois par luy donnéz aà lad. église cathédralle pour estre fondé led. obit ainsy qu’il sera advisé pour lr salut de son âme et affin qu’il soit fait prières pour luy, ses parens et amis
Farvaques – De Querville – Dubosc – Hayn – Carrey
= Arch. SHL 9 FB – 6 – Familles. Copie prise par Et. Deville sur l’original papier, le 24 juillet 1924.

1611, 22 décembre – Les VAUX
Succession de Guillaume Parey le jeune, entre Jacques Couzin fils Toussaint et Marin Langlois à cause de leurs femmes = Arch. M.C.

1616, 6 avril – Les Vaux
Succession de Jean Olivier entre Eustache, Jean et Guillaume, ses fils
= Arc. M.C.

1626, 24 novembre – Les Vaux
François Fauque, fils et héritier en partie de Marin Fauque, demeurant en la paroisse de Notre-Dame-des-Vaux, vend à Claude Carrey, receveur hérédital au Grenier à Sel de Lisieux, une pièce de terre en pré sise en la paroisse des vaux, moyennant 45 livres 10 sols.
Passé au faubourg de la Porte de paris, en l’Hôtellerie de la Levrette en présence de Jacques Gosset et de Jehan Courtin, de Lisieux
= Arch. SHL. 9 FA. Minute papier – Analyse Et. Deville

1643, 7 février – Les Vaux
Germaine et Michel Le Héribel, de Lisieux, vendent à Robert Guillard, prêtre, curé de Notre-Dame-des-Vaux et chapelain de la cathédrale saint-Pierre, une rente annuelle de 32 livres 2 sols 9 deniers.
Tabell. Lisieux. Etude Delarue. Minutier N 81 – Analyse Et. Deville

1647, lundi 7 janvier – Les Vaux
Par devant Nicolas Picquot et Jean Olivier, tabellions à Lisieux, François Bosquet, chandelier, fils Pierre, et Pierre et Olivier Vattier, fils Jacques, aussi chandelier, bourgeois demeurant en la paroisse Saint-Jacques de Lisieux, vendent au trésor du bénéfice de l’église paroissiale de Notre-Dame-des-Vaux, stipullé et représenté par vénérable et discrète personne maistre Philippe Canu, prestre, chappelain en lad. paroisse, trésorier dudit trésor, François Anglement et Olivier Loir, tous demeurant en lad. paroisse des Vaux, la somme de 14 livres 5 sols 8 deniers tournois de rente hypothèque par chacun an, à prendre sur leurs biens, moyennant la somme de deux cents livres tournois, présentement payée.
Arch. M.C., Fonds et analyse Et. Deville –

1647, samedi 23 février – Les Vaux
Par devant Nicolas Picquot et Jean Olivier, tabellions à Lisieux, Me Philippe Canu, prêtre, chapelain en la paroisse de Notre-Dame-des-Vaux, et trésorier d’icelle église, François Anglement et Clément Loir, tous demeurant en lad. paroisse des vaux, stipullans pour led. trésor et paroissiens, d’une part, et François Bosquet, chandelier, fils Pierre, demeurant paroisse Saint-Jacques dud. lieu, d’autre part, lesquels du procès en l’action que lesd. Canu, Anglement et Loir, pour eulx et aud. nom estoient près de faire contre led. Bosquet pour le faire condamner à faire ratifier Gabriel Esnault, mareschal, et s’obliger avec led. Bosquet et Olivier Vattier, chandelier, le contrat et constitution en quoy lesd. Bosquet et Vattier, s’estoient obligés envers le trésor de la paroisse des Vaux en la faisance de 14 livres 5 sols 8 deniers de rente, pour la somme de 200 livres qui avaient été reçues par lesd. Bosquet et Vattier lors dud. contract passé le 7 janvier dernier ; le font ratifier par Charles Leroy, père en loy dud. Esnault, de la paroisse de saint-Pierre du Tertre.
= Arch. M.C., parch. 2 ff. – Analyse Et. Deville

1654, 2 octobre – Les Vaux
Jehan Herin et Françoise Noel, sa femme, de la paroisse du Pin, reconnaissent avoir vendu à Guillaume Le Vavasseur, sieur de la Coudrerie, demeurant à Lisieux, paroisse Saint-Jacques, deux pièces de terre, sises en la paroisse des Vaux.
= Tabell. Lisieux. Etude Delarue. Minutier n 237-238. Analyse Et. Deville.

1655, 30 juin – Ouilly-du-Houlley
Olivier le Doux, prêtre de la paroisse Saint-Jacques de Lisieux, vend à François Desperrois, écuyer, sieur des Vaux, quatre pièces de terre à saint-Martin-d’Ouillie.
= Tabell. de Lisieux – Disparu – Minutier n 326. Analyse Etienne Deville.

1655, 20 juillet – Les Vaux
Jean Bourdon, bourgeois de Lisieux, continue et prolonge à Pierre et César Le Doux, la vente par engagement d’une pièce de terre aux Vaux.
= Arch. M.C., Minutier, N 353 – Analyse Et. Deville

1663, samedi 21 juillet – Les Vaux
Par devant François Picquot et Constantin Boullaye, tabellions royaux à Lisieux, maistre Robert Le Chantre, prestre, chappelain et trézorier de l’église paroissiale de Notre-Dame des Vaux, y demeurant, en la présence et du consentement de vénérable personne maistre François Guillard, prestre, curé d’icelle paroisse et de François Desperrois, escuier, sieur des Vaux, reconnait avoir reçu comptant en louis d’argent et monnoye ayant cours, de Michel Lemarquand, chirurgien, bourgeois demeurant aud. Lisieux, ayant espousé Anne Bosquet, fille et héritière de feu François Bosquet, la somme de deux cents livres tournois pour le racquit et franchissement du principal de 14 livres 5 sols 8 deniers tournois de rente, en quoy led. François Bosquet et Olivier Vattier s’estoient solidairement obligés envers led. trésor par contrat du 7 janvier 1647.
= Arch. M.C., parch. 4 ff. – Analyse Et. Deville

1664, 11 mars – Les Vaux
Succession de Siméon Le Chantre, entre Jacques, Guy et Robert, ses fils
= Arc. M.C.

1667, 20 avril – Les Vaux
Partage des biens entre Françoise Noel, veuve de Jean, Henri, Gilles, Delaunay, Guillaume Le Vavasseur et Alexandre Le Bourgeois
= Arc. M.C.

1667, 10 décembre – Les Vaux
Succession de Michel Sallain, entre Claude et Françoise, ses filles
= Arc. M.C.

1674, 30 novembre – Les Vaux
Succession de Guillaume Bunel entre Robert, François et Guy, ses fils
= Arc. M.C.

1676, 11 juin – Les Vaux
Succession de Guillaume Noel
= Arc. M.C.

1675.
Archives SHL : 1F647 : 1675 : N.-D. des Vaux :vente d’une pièce de terre par Picquot de St Lubin de Bouttemont à Nicolas Houlette.

1691, 7 février – Les Vaux
Compromis entre le Chapitre de Lisieux et Me Adrien Le Petit, curé de Notre-Dame des Vaux, au sujet de la portion de ce dernier.
= Arc. M.C., papier 2 ff. ( ARCHIVES A.- Fonds Et. DEVILLE – 1.- Lisieux – Cathédrale Saint-Pierre – 02.- CHAPITRE ) – Analyse Et. Deville

1696.
 » Françoise de Parey, veuve de François Dubosc, écuyer, seigneur d’Hermival. D’azur à un chevron d’or accompagné de trois roses d’argent et un chef de même chargé de trois trèfles de sable « .
= G.-A. PREVOST, Armorial général de france (Edit de Novembre 1696). Généralité d’Alençon publié d’après le manuscrit de la Bibliothèque nationale, Rouen-Paris, Lestringant-Picard, 3 vol., 1922-1924, In-8, X-325, 262, 101 p.

1700, vendredi 7 mai – Les Vaux
Julienne Noel, veuve de feu Alexandre Le Bourgeois, et Me Antoine Le Bourgeois, avocat, son fils, demeurant en cette ville, quittent et délaissent, du jour de Noel prochain à Michel Fauquet, courayeur, bourgeois, demeurant paroisse Saint-Germain, quatre pièces ou portions de terre situées et assises en la paroisse de Notre-Dame des Vaux, moyennant 950 livres tournois.
= Arch. SHL. – Fonds Et. DEVILLE. A. Analyse Et. Deville – parch. 4 ff.

1725. – Archives SHL.1F449
1725 : Succession de Charles Sébastien de Nocey. (décédé16-06-1724) – Vente de la terre de la Reue.
deux pièces sur papier, traité de mariage 25 juin 1508
1 pièce sur papier accord amiable entre la veuve de Nocey et ses enfants.
12 pièces dont deux sur parchemin dont vente de la terre de la Reue à Hermival, Ouilly du Houlley et Firfol.

1736, 11 février – Les Vaux
A Lisieux, en la chambre du bailliage dud. lieu, devant François Paisant, bailli vicomtal de Lisieux, information du contenu en la sentence d’appointement de preuves rendue en ce siège, le 21 janvier dernier, entre Guillaume Jouen et Jean Baivel, son fermier, de la paroisse des Vaux.
= Arch. SHLx., papier 46 ff.
Archives SHL : 1F665 : 11 février 1736 : différent entre Guillaume Jouen sieur de Bournainville et son ancien fermier (34 feuillets devant bailli vicomtal de Lisieux)

1742 Archives SHL : 1F102
1742 : Pièces concernant la propriété de Notre Dame des Veaux (?) (Notre Dame des Vaux ??)

1753, 7 février – Fumichon
Par devant Pierre Pinel, notaire pour le siège d’Hermival fut présent Louis Adam, laboureur, demeurant en la paroisse de Piencourt, lequel en adhérant à la clameur qui luy avoit été signifiée… par.. Me Allexis Combault, huissier le 19 décembre dernier… aud. nom, requeste de Messire Jean du Houlley, chevalier, baron du Houlley, seigneur de Fumichon, Saint-Pierre-de-Canteloup, Firfol, la Lande et autres lieux, conseiller du Roi en sa cour de Parlement de Paris, y demeurant, rue Geofroy Lasnier, parroisse de Saint-Gervais, estant de présent à son château du Houlley pour retirer à droit féodal des mains de Louis Adam une pièce de terre en nature d’herbe, plant, labour contenant vergée et demie ou environ située en la paroisse de Fumichon, déclare faire remise.
= A.D. Calvados – F. 5542

1754 – 1792 – Les Vaux
Bail d’une ferme par Pierre Herier.
Bail de six pièces de terre consenti par Louis Dufaguet, écuyer, sieur des Varennes
Bail des Bois de la Trésorerie consenti par Louis Alexandre Bourdon du Pomeret, chevalier de l’ordre de Saint-Louis., demeurant en la paroisse des Vaux.
= Arch. SHLx, 3 F, Fonds Cailliau. 3 pièces papier

1762. Archives SHL.1F625 :
3 novembre 1762 : lettres d’anticipation en faveur du sieur Delauney (Delaunay ?) des Veaux ( Vaux ?)

1774, 3 août – Hermival
Lettres du roi Louis XVI ratifiant la vente de fonds à Hermival.
= Arch. SHL. A 95. (pièce en déficit au 12.01.94)

1781. décembre Archives SHL : 1F590 :
3 décembre 1781 : Nicolas Herrier (St Germain à Lisieux) donne à ferme à Jean Carré un bien situé à Notre Dame des Vaux.

1787, 27 juin – Lisieux
Mémoire pour les communs et habitants de Lisieux, des paroisses Saint-Jacques, Ouilly-le-Vicomte, Roques, Les Vaux, St.- Hyppolite, opposants à l’enregistrement de l’arrêt du Conseil et des lettres des 9 janvier et 27 juin 1787, contre J.-F. Kalendrun et les sieurs Maire et échevins de Lisieux.
(Il s’agit d’un arrêté défendant d’établir aucun magasin de marchandises soumises au droit d’octroi, à moins d’une lieue de la ville, de changer les droits d’entrée en droits de vente).
= Arch. SHL. Imprimés, N 8.

An IV, 21 messidor ( 1796, 7 août ) – Moyaux
Procès-verbaux des visites des moulins du canton de Moyaux:
2. Hermival : Adrien Delamare – écart sur les poids et le système de pesage
= A.D. 14 – L. Administration IV Police 41 )

1808. – archives SHL.1F539 :
1808-1809 : affaire concernant Thomas Derme des Prés Louis Costé ayant demeuré à Ouilly le Vicomte époux le Elisabeth Lampérière. (Hermival) (St Jacques de Lisieux)

3 – Archives S.H.L.

4 – 1. IMPRIMES :
I J 7 : Sentence rendue, le 22 juillet 1767, au bailliage d’Orbec, condamnant J.F.L. Legrip notaire à Hermival et Dubois notaire à Glos à 3 livres d’amende pour chacune des contraventions par eux commises en passant des contrats hors la limite de leur territoire et condamnation des contractants ; (ex n 74)

I J 23 : acte de procédure notifié à M. Corbel d’Hermival.

III D 10 : Discours prononcé au nom des Anciens Combattants d’Hermival-les-Vaux, le 17/10/1920.

Par. de Saint-Germain, deux cures;
pat. le seigneur du lieu.
Dioc. de Lisieux,
doy. de Moyaux.
Génér. d’Alençon,
élect. de Lisieux,
sergent, de Moyaux

4 – 2. Fonds STURLER
41 K – Château d’Hermival-les-Vaux sept 67, extérieur 2 pellicules.

4 – 3. Fonds Vasseur :
carnet « Banlieue de Lisieux ».
V – LES VAUX (rattachés à HERMIVAL en 1825)
– Croquis :
– dessin d’une partie du manoir ou ce qu’il en reste 1860, dessins gravés sur la cloche des Vaux à Hermival

– Insinuations
– Curés :
Michel Lecesne 1587
Charles Inger 14 octobre 1703
Etienne Inger 9 octobre 1724
Jean Louis Lechappelain 8 avril 1726
Jean Nicolle 21 septembre 1714
Pierre Guerrier 1742 (?) ou Guerie 1756
Guerrier 1764
Picard1774
Fortin 1782/1787

11 juillet 1853
Description de la situation de l’ancienne église des Vaux dont le patronage avait été cédé à l’évêque de Lisieux en 1178 par Robert, Vicomte de Lisieux.

Description de l’ancien manoir dont il ne reste d’un pavillon carré

Le plus ancien des documents qui fait mention des seigneurs des Vaux postérieurement à Robert, Vicomte de Lisieux, est daté du 28 août 1421 pendant l’occupation anglaise. Ce sont des lettres de pardon accordées par le Roy à Guillaume de Beaussay de la paroisse de Notre Dame des Vaux près Lisieux, lequel étant en l’hostel de Jean de Beaussay, escuyer, demeurant en la même paroisse avait tué d’un coup de bâton à la suite d’une orgie, un nommé Robert Travers, dont il avait épousé la fille.

Le curieux registre de la Charité de Surville fait deux fois mention de Loys de Saint Pierre, sieur des Vaux aux années 1511-1513.
1540 une autre famille noble résidait à Notre Dame des Vaux, la famille de Labbey.
Jacques Labbey, sieur de Beaufy fit ses preuves devant les élus de Lisieux avec ses cousins Jean et Etienne.
Beaufy est un fief situé à quelques pas seulement du manoir.

Le registre de la Charité de Roques comme celui de Surville nous fait connaître à la date de 1613 Noble Homme Guillaume Desperroys sieur des Vaux et sa femme.
Dans l’Armorial de d’Hozier (fin 17eS.) on voit figurer Marie Mérieult, veuve de François Desperroys, escuyer, sieur des Vaux.
Des protocoles d’actes de 1748 à 1779 ont fourni les noms et qualités de Thomas Bourdon, sieur de Beaufy, seigneur et patron honoraire de la paroisse des Vaux, de son fils Louis Alexandre escuyer sieur du Pommeret

Nombreuses pièces à reprendre dans la liste des litres funèbres.

Carnet « Analyses et Transcriptions… »
– HH 4
Registre fait en l’année 1660 par Maistre Pierre THIRON Avocat au conseil dans lequel sont escriptes les principales affaires de sa maison.
p.5/176 – 3 mai 1631
Vente par Jean LEFEBVRE, marchand bourgeois de LISIEUX, aux prêtres et chapelains faisant la commune (?) du petit choeur de l’église cathédrale de Saint Pierre de Lisieux, stipulés et représentés par Vénérables personnes Messire Gabriel COTTIN, Robert DESCETZ et Jacques le CHEVALLIER, tous prêtres et chapelains, de 2 corps de logis situés paroisse SAINT-JACQUES, rue du Bailly, bornés par le sieur d’HERMIVAL, Messire Simon le CHANGEUR, prêtre, et le rempart, tenus de la Comté de LISIEUX par les rentes et faisances qu’ils y sont tenus faire.

– ANALYSE DES TITRES CONCERNANT DES PROPRIETES ET PRINCIPALEMENT DES FAMILLES DE L’ARRONDISSEMENT DE PONT-l’EVEQUE ET LISIEUX
P.2
1680 2 juillet
Aveu rendu par Denis Senée d’une pièce de terre en labours assise en la paroisse d’Hermival consistant en une acre bornée en autres par Pierre Le Vavasseur, sieur de la Couldrairie, dépendant de la Sieurie de Cantelou, tenue de Marc Aurielle de Bailleul, escuyer Seigneur et patron de Cantelou,et autres terres
subiect faire et payer de rentes seigneuriales au terme de Saint Hilaire 15 deniers de garde avec foy hommages reliefs treizième les cas offrant
P.4
1694 26 octobre
Contrat par lequel Messire Marc Aurelle de Bailleul, chevalier seigneur et patron de Cantelou et autres lieux, reçoit de Messire François Senée, chanoine pénitencier des Lisieux, le franchissement racquit et amortissement de 18 deniers de rente de garde que ledit sieur pénitencier et Denis Senée, bourgeois demeurant en la ville de Caen, son frère, sont tenus de faire par chacun aux jour de Saint Hilaire audit Seigneur de Cantelou, pour deux pièces de terre situées à Hermival.
P.5
1691 19 juillet
Aveu rendu à Messire François Bruno DUBOSCH, chevalier seigneur et patron d’Hermival, Saint-Laurent-du-Buisson, Valhébert les Septvoies et autres terres et seigneuries
par François Senée prêtre chanoine pénitencier de Lisieux, tant en son nom que pour Denis Senée bourgeois de Caen, son frère, d’un terrement nommé le terrement du Champ Lambrechon, tenu de la terre et seigneurie d’Hermival sur le chemin tenant à la Croix Mallet, sujet à foy et hommages reliefs et treizièmes le cas offrant, pour toutes rentes, charges et faisances suivant le contrat fait entre feu Monsieur Hervé DUBOSCH, père de notre dit Seigneur,…et ledit avouant le 30 mai 1690
P.6
1740 9 juillet
Aveu rendu par Noble et puissant seigneur Messire Jean Duhoulley
chevalier, baron, chastelain et Haut Justicier du Houlley, seigneur de Firfol et de La Lande, conseiller du Roy en son Parlement de Paris,
par Jean Baptiste Riquier, marchand bourgeois de Lisieux et y demeurant en la paroisse Saint-Germain
d’une pièce de terre tenue de ladite baronnie chastelaine dudit lieu du Houlley, assise à Hermival, bornée par le chemin de la Planche Riquier, la Rivière, le chemin d’Hermival tendant au Moulin du Clipin, sujette à une rente de 1 géline au terme de Noël, avec foy hommages, reliefs, treizième autres dus et devoirs seigneuriaux le cas offrant
P.8
1679 22 novembre
Vente faite Estienne Metayer et Catherine Morin, sa femme, d’Hermival à Messire François Senée,prêtre chanoine, grand pénitencier à Lisieux, de 2 pièces de terre assises à Hermival, dépendant de la Sieurie de Valhébert.

Carnet « Doyenné de Moyaux »
HERMIVAL OU Hermevallis, Hermeval et Hermivalus

Election de Lisieux, sergenterie de Moyaux – 170 feux
Dédiée à St Germain
Divisée en deux portions

1ere portion :
Patronage:
XIVe Johannes de Brionna
XVI et XVIIIe Dominus loci

2e portion :
Patronage:
XIVe Godeffroy Patri
XVI et XVIIIe Dominus loci

Curés :
Pierre Tourfaut 1641
Toustain de la Tuillerie 24 juillet 1737
de Gassard 1764/1774
Nicole 1781/1787

Insinuations :

Description de l’église du 5 août 1856
Description du château

Le château d’Hermival appartenait à la famille du Bosch qui a donné plusieurs chevaliers à l’Ordre de Malte au 17e siècle.
François du Bosch, seigneur d’Hermival, épousa Catherine de Bailleul, fille du seigneur de Piencourt et de Cantelou, deux paroisses voisines. C’est probablement le même qui produisit devant les élus de Lisieux en 1540 et fut reconnu de noblesse ancienne.
La Roque dans son histoire de la Maison d’Harcourt, dit que Jean du Bosch, seigneur d’Hermival de Firfol, épousa vers 1600 Marie d’Ouinville, d’où sortit François du Bosch, conseiller à la Cour des Aides de Rouen après 1665 (Farin)
(Registre de la Charité de Roques – 1616 – Les Francs – Noble … Jean Dubosc, escuyer, seigneur d’Hermival et Marie Douinville sa femme. Noble …François du Bosc, seigneur d’Hermival, conseiller du Roy en sa Cour des Aides et Damoiselle Anne de Moges, sa femme)

La famille Bosch a possédé Hermival jusqu’à la Révolution. Le château appartient maintenant à Monsieur de Boctey.
Je ne sais comment la terre d’Hermival est entrée dans cette maison, qu’il ne faut pas confondre avec les du Bosc de Radepont. Montfaut ne parle point d’Hermival et les Montres de la noblesse du bailliage d’Evreux qui eurent lieu six ans plus tard ne font mention comme tenu du service militaire dans cette paroisse et par conséquent comme noble que d’un Robert Pougnant, seigneur d’ Hermival demeurant à Rouen.

Les élus de Lisieux en 1540 trouvèrent trois personnes vivant noblement sur le territoire d’Hermival :
Antoine d’Escaille, seigneur de la Mote
Richard l’Anne ( ?)
Jean Paoul
mais le premier et le dernier furent assis à la taille faute de production suffisante.

De 1857 compléments à la description de l’église et du château
De 1858 25 novembre – construction d’une nouvelle porte faite au mur de l’ouest de l’église.

Inscriptions de la cloche des Vaux

L’an 1784 j’ai été bénite par Messire Pierre Antoine Fortin, curé de cette paroisse, nommée Louise Julie par M.R Louis Alexandre Bourdon, écuyer sieur du Pommeret, chevalier de l’Ordre royal, militaire de St Louis, capitaine de cavalerie, Ct gendarme de la Garde ordinaire du Roy en activité de service, patron honoraire de cette paroisse et seigneur de Beaufy
et par Noble Dame Marie Julie Lambert Fondeville ( ?) épouse de Messire Mari Louis François Xavier le Boulenger, seigneur de Chaumont, patron honoraire de Capelle les Grands, écuyer du Roy.
Sur cette cloche est un bas-relief représentant Jésus crucifié avec la Madeleine tenant la croix embrassée et de l’autre côté une Vierge-mère
Dominique Mériot

Inscriptions de la cloche d’Hermival

L’an 1785 j’ai été bénie par Messire Jean Baptiste Nicolle, curé d’Hermival et nommée Gabrielle par Messire Gabriel Doisnel chevalier, seigneur, haut justicier d’Espagne, chevau-léger de la garde du Roy et par Noble Dame Elisabeth Marguerite Julie des Champs, épouse de Messire François Etienne Doisnel, écuyer, seigneur et patron d’Hermival, Val Hébert, St Laurent du Bisson, ancien chevau-léger de la garde du Roy. Jean Mansel, trésorier.
Jean Conart, fecit.

Mlle du Bosc d’Hermival née en1674 instruite à St Cyr, mariée après sa sortie.

François du Bosc fut le successeur à la terre d’Hermival et probablement le fils de Monsieur Hervé Dubosch, vivant chevalier seigneur et patron d’Hermival, Val Hébert, St Laurent du Buisson, les Septvoies et autres terres et seigneuries, conseiller du Roy en son Parlement de Normandie faisant une fieffe de terre le 30 mai 1690 à François Senée, chanoine de Lisieux.
Et le Conseiller à la Cour des Aides est probablement le même que François Bruno Dubosc, chevalier seigneur et patron d’Hermival, St Laurent du Buisson, Valhébert, les Septvoies etc.. qui recevait aveu de ces mêmes terres le 19 juillet 1691. Il épousa Françoise de Parey, qui figure comme veuve de lui dans l’Armorial d’Hozier.
Le registre de la Charité de Roques à la date de 1613 donne les noms de :
Noble Homme Robert du Bosc, prêtre curé,
Noble Homme Hervey du Bosc
Noble Homme Gaston Dubosc, prêtre.
Ce dernier est-il probablement le même que Gaston du Bosc, reçu chevalier de Malte le 14 août 1680 ?
Du Bosc porte d’hermine au lion de sable couronné d’or.

La seigneurie d’Hermival n’embrassait pas toute l’étendue de la paroisse. Outre les Sept-voies, qui paraissent n’en être qu’un démembrement, il y avait St Laurent du Buisson, terre importante et qui existait de toute ancienneté.

Le Valhébert, dont le chef était à Cormeilles, Cantelou, la baronnie d’Ouillye avait aussi des extensions sur cette paroisse.

Recherches de 1666
Jacques Joseph de Bellemare, seigneur de Valhébert, ancien noble.

25 novembre 1858
Saint Laurent du Buisson situé sur le territoire d’Hermival, dans une contrée perdue au milieu de mamelons, sur l’une de ces élévations qui fut sans doute une motte féodale s’élève une chapelle en moellons sans contreforts (suite la description de ce qui en reste)

Récit des démêlés en 1596 entre les sieurs de Boys-Symon et de Longchamp, gentilshommes du diocèse de Lisieux, qui finirent par l’assassinat de Boys-Symon.
En 1596 leva la Fierté
Pierre de la Sceaulle, écuyer, sieur de la Motte, né à Hermival diocèse de Lisieux,
Homme d’armes du sieur de Longchamp, âgé de 20 ans, il avait tué pour être agréable à son maître Jean de la Masure, écuyer, sieur de Boys-Symon, il avait eu pour complice le seigneur de Saint Ouen.

Sans vouloir attacher trop d’importance au nom d’Hermival et sans en chercher en l’étymologie dans Hermès-Vallis -le val de Mercure- on ne peut douter cependant que cette localité n’ait existé, même avec une certaine importance à l’époque romaine. Placée sur le voir importante qui va de Lisieux à Bréviodurum entre la vallée et la plaine, elle était parfaitement située une station romaine. Les romains y ont laissé des trace de leur passage.

On a trouvé à Hermival des vestiges de la domination romaine. Au commencement du 17e siècle on découvrit en creusant la terre sur le territoire de cette paroisse une statue à trois faces : Jupiter, Vénus et Mercure. Plus tard, le 2 janvier 1785 on y découvrit encore à moins de 200 pas seulement du cimetière de l’église de Vaux des sépultures anciennes dont on tira une longue lame d’épée d’un pouce de large, un sabre large de 2 pouces, sur 3 lignes d’épaisseur et d’une longueur de 22 pouces.

5 mars 1857 – Récits détaillés de la découverte de squelettes au lieu dit la Princerie au bord du Douet Croc

Dessin des objets mérovingiens trouvés dans une sépulture à Hermival

4 – 4 : Achat du 11- 02-2003. Lot n 83.

– HERMIVAL, dossier de la famille Jourdain, 5 parchemins, 1772-1789 (vente de terre) ; 1789, contrat de mariage de Guillaume Jardin.

– HERMIVAL, 9 pièces papier et 6 pièces parchemin, 1599-1852 (ventes de terre)
1607, accord entre Jehan du Bosc, éc. Sr de Hermival et le maréchal de Fervaques, Dubosc l’a achetée au sr de Chassilly … pour le prix de 13000 livres, 600 livres de vin et 150 livres pour une haguenée baillée pour ladite demoiselle Fervacques.

– HERMIVAL, dossier famille Hérier, 4 pièces parchemin, 1734-1793 (ventes de terre, de chambres avec cheminée et petits cabinets).

HERMIVAL-LES-VAUX. – L’ancien manoir de Vaux, entouré de fossés, peut avoir été construit sur un emplacement fortifié plus antique ; il en est de même du manoir do Saint-Laurent. En outre, le hameau « La Motte », à 2 kilomètres au N.-E. de l’église d’Hermival, semble avoir possédé quelque ouvrage défensif. (Cad B, 375-382). La commune est d’ailleurs riche en vestiges antiques : une hache de bronze, une monnaie gauloise, des statuettes de Jupiter, Vénus et Mercure- (Hermes vallis ?) ainsi que des sépultures mérovingiennes y ont été découvertes (7).
Ed. Lambert, Essai Sur la Nunism. gaul. du N.-O. de la France, 2° partie (Mém S.A.N, XXV, 1863, pl. III, n°1); Caumont, A.N., 1864, p. 136-137 Stat mon., V, p. 41-52 ; Pannier, C.A.F., Lisieux, 1870, p. 27-28 et 80-81; Barrière-Flavy, Les art» industr, des peuples barbares de la Gaule, II, 1901, p. 119


B – Les VAUX.

2 – 1. NOTRE-DAME-des-VAUX
Michel COTTIN – Mars 1990

Les Vaux, ecclésia de Vallibus.

L’église des Vaux était située dans une gorge formée par deux coteaux très-rapprochés, dans un enclos assez régulier, de cent pas environ en carré, qui formait une enclave au milieu de l’ancien domaine seigneurial. Elle a été rasée, et une pépinière en occupe la place. Elle était dédiée à Notre-Dame. Le patronage appartenait au Chapitre de Lisieux, par donation de l’évêque Guillaume de Rupierre, de l’an 1191.

Image Géoportail-Emplacement Eglise

L’évêque l’avait obtenu, en 1178, de Robert, vicomte de Lisieux, qui fut, je pense, la souche de la maison Le Vicomte.

Au XVIlle. siècle, les Vaux faisaient partie de l’élection et district de Lisieux
On n’y comptait que 34 feux.
C’était le titre d’une des prébendes du Chapitre de Lisieux.
De l’ancien manoir il ne reste qu’un pavillon carré, autrefois entouré de fossés pleins d’eau, auquel se trouve adossé un bâtiment d’exploitation rurale sans importance. Ce pavillon date du commencement du XVII*. siècle. Il est construit en briques, avec chaînes de pierre à refends aux angles. Le rez-de-chaussée est percé d’une porte et le premier étage d’une seule fenêtre, du côté de la façade. Le comble est éclairé par une lucarne en pierre avec fronton, il a pour couronnement deux épis en terre émaillée de peu d’élévation, mais dont les parties essentielles sont encore bien conservées,
La base est circulaire ; le centre se compose d’un vase découpé à jour ; le couronnement est une colombe supportée par une boule.
Le mur du pavillon opposé à la façade est éclairé par deux fenêtres, l’une au rez-de-chaussée, l’autre au premier étage.
La salle que forme ce premier étage est encore garnie de son pavage en carreaux émaillés, dont une partie est fort bien conservée. Les carreaux sont alternativement rouges et verts.

Le plus ancien des documents qui font mention des seigneurs des Vaux, postérieurement à Robert Le Vicomte, est daté du 28 août 1421, pendant l’occupation anglaise. Ce sont des lettres de pardon accordées par le roi à Guillaume de Beaussay, de la paroisse Notre-Dame-des-Vaux, près Lisieux, lequel estant en l’hostel de Jean de Beaussay, escuyer, demeurant en la même paroisse, avait tué d’un coup de bâton, à la suite d’une orgie, un nommé Robert Travers, dont il avait épousé la fille (Mémoires de la Société des Antiquaires
de Normandie, t. XXIII, p. 228 ).

Le curieux registre de la Charité de Surville fait deux fois mention de Loys de Saint-Pierre, sieur des Vaulx, aux années 1511 et 1513 l fol. 31 vo. et 48 v°. ). Sans avoir la certitude que ce soit bien la localité qui fait le sujet de cet article que l’on trouve ainsi mentionnée, on est fondé à le supposer, puisqu’il ne se trouve pas dans les environs d’autre fief de ce nom. La famille de Saint-Pierre paraît avoir eu son siège principal dans la paroisse de Norolles; elle portait d’azur au chevron d’or accompagné de trois roses de même.

En 1540, une autre famille noble résidait à Notre-Dame des-Vaux, la famille de Labbey. Jacques Labbey, sieur de Beaufy, fournit ses preuves devant les élus de Lisieux, avec ses cousins, Jean et Étienne. Beaufy est un fief situé à quelques pas seulement du manoir dont on vient de lire la description, et il s’est trouvé confondu avec lui à une époque postérieure.

Avec les documents sur lesquels j’ai pu mettre la main, il est impossible d’établir la transmission de ces deux fiefs d’une famille à une autre : je ne puis que mentionner les noms des gentilshommes que j’ai trouvés les avoir possédés, avec les dates des pièces qui les concernent.
Le registre de la Charité de Rocques qui, comme celui de Surville, renferme les noms de nombreux gentilshommes, nous fait connaître, à la date de 1613, noble homme Guillaume Desperroys, sieur des Vaux et sa femme. Dans l’Armorial d’Hozier, datant, comme on sait, des dernières années de ce même XVIIe. siècle, on voit figurer Marie Merieut, veuve de François Desperroys, écuyer, sieur des Vaux, qui portait d’argent à trois merlettes de sable, 2 et 1.

François Desserrons avait fait ses preuves de noblesse en i666 et fut classé comme ancien noble. Il avait pour armoiries: d’azur au chevron d’or accompagné de trois croix ancrées de même, 2 et au chef cousu de gueules, chargé de trois molettes d’or. Des protocoles d’actes de 1748, 1759, 176h, 1767, 1772, 1778, 1779, nous ont fourni les noms et qualités de « Thomas Bourdon, sieur de Beauty, seigneur et patron honoraire de la paroisse de Notre-Dame-des-Vaux, conseiller du roi, juge gruyer de l’évêché et comté de Lisieux,
bailly vicomtal dudit lieu et seul juge de police en ladite ville. » On remarquera qu’il ne prend point la qualité d’écuyer. Son fils, ainsi qu’il arrivait presque toujours repoussa la magistrature pour suivre la carrière des armes : aussi parvint-il à conquérir le titre d’écuyer, qui figure à la suite de son nom dans l’inscription de la cloche de sa paroisse.

Elle trouvera mieux ici sa place que dans l’article consacré à Hermival, quoiqu’elle soit, comme nous l’avons dit, dans le clocher de cette paroisse :

LAN 1784 IAY ETE BENITE PAR M. PIERRE ANTOINE FORTIN CURE DE
CETTE PAROISSE NOMMEE LOUISE JULIE PAR M. LOUIS ALEXANDRE BOURDON
ECUYER SIEUR DU POMMERET CHEVALIER DE LORDRE ROYAL MILITAIRE DE
ST LOUIS CAPITAINE DE CAVALER. ET GENDARME DE LA GARDE ORDINAIRE
DU ROY EN ACTIVITÉ DE SERVICE PATRON HONORAIRE DE CETTE
PAROISSE ET SEIGNEUR DE BF.AUFY ET PAR NOBLE DAME MARIE JULIE
LAMBERT FONDEVILLE EPOUSE DE MESSIRE MARI LOUIS FRANÇOIS XAVIER LE
BOULENGER SEIGNEUR DE CHAUMONT PATRON HONORAIRE DE CAPELLES
ECUYER DU ROY.

De l’ancien manoir, il ne reste qu’un pavillon carré, autrefois entouré de fossés pleins d’eau auquel se trouve adossé un bâtiment d’exploitation rurale sans importance. Ce pavillon date du commencement du XVIIe siècle. Il est construit en brique, avec chaîne de pierre à refends aux angles. Le rez-de-chaussée est percé d’une porte et le premier étage d’une seule fenêtre, du côté de la façade. Le comble est éclairé par une lucarne en pierre avec fronton, il a pour couronnement deux épis en terre émaillée de peu d’élévation, mais dont les parties essentielles sont encore bien conservées. La base est circulaire; le centre se compose d’un vase découpé à jour ; le couronnement est une colombe supportée par une boule.

Le mur du pavillon opposé à la façade est éclairé par deux fenêtres, l’une au rez-de-chaussée, l’autre au premier étage. La salle que forme ce premier étage est encore garnie de son pavage en carreaux émaillés, dont une partie est fort bien conservée. Les carreaux sont alternativement rouges et verts.

Le plus ancien des documents qui font mention des seigneurs des Vaux, postérieurement à Robert Le Vicomte, est daté du 28 août 1421, pendant l’occupation anglaise. Ce sont des lettres de pardon accordées par le roi à Guillaume de Beaussay, de la paroisse de Notre-Dame-des-Vaux, près Lisieux lequel estant en l’hostel de Jehan de Beaussay, escuyer demeurant en la même paroisse, avait tué d’un coup de bâton, à la suite d’une orgie, un nommé Robert Travers, dont il avait épousé la fille (Mémoires des Antiquaires de Normandie, XXIII, p. 228).

Le curieux registre de la Charité de Surville fait deux fois mention de Loys de Saint-Pierre, sieur des Vaulx, aux années 1511 et 1513 (fol. 31 v et 48 v ). Sans avoir la certitude que ce soit bien la localité qui fait le sujet de cet article que l’on trouve ainsi mentionnée, on est fondé à le supposer, puisqu’on ne trouve pas dans les environs d’autre fief de ce nom. La famille de Saint-Pierre paraît avoir eu son siège principal dans la paroisse de Norolles ; elle portait d’azur au chevron d’or accompagné de trois roses de même.

En 1540, une autre famille noble résidait à Notre-Dame-des-Vaux, la famille Labbey, sieur de Beaufy, fournit ses preuves devant les élus de Lisieux, avec ses cousins, Jean et Etienne. Beaufy est un fief situé, à quelques pas seulement du manoir dont on vient de lire la description, et il s’est trouvé confondu avec lui à une époque postérieure.

Avec les documents sur lesquels j’ai pu mettre la main, il est impossible d’établir la transmission de ces deux fiefs d’une famille à une autre : je ne puis que mentionner les noms des gentilshommes que j’ai trouvés les avoir possédés, avec les dates des pièces qui les concernent.

Le registre de la Charité de Rocques, qui comme celui de Surville renferme les noms de nombreux gentilshommes, nous fait connaître, à la date de 1613 noble homme Guillaume Desperroys, sieur des Vaux et sa femme. Dans l’Armorial de d’Hozier, datant comme on sait des dernières années de ce siècle XVIIe siècle, on voit figurer Marie Merieut, veuve de François Desperroys, écuyer, sieur des Vaux, qui portait d’argent à trois merlette de sable, 2 et 1.

François Desperroys avait fait ses preuves de noblesse en 1666 et fut classé comme ancien noble. Il avait pour armoiries : d’azur au chevron d’or accompagné de trois croix ancrées de même, 2 et 1, au chef cousu de gueules, chargé de trois molettes d’or. Des protocoles d’actes de 1748, 1759, 1764, 1767, 1772, 1778, 1779, nous ont fourni les noms et qualités de  » Thomas Bourdon, sieur de Beaufy, seigneur et patron honoraire de la paroisse de Notre-Dame-des-Vaux, conseiller du roi, juge gruyer de l’évesché et comté de Lisieux, bailly vicomtal dudit lieu et seul juge de police en ladite ville « . On remarquera qu’il ne prend point la qualité d’écuyer. Son fils, ainsi qu’il arrivait presque toujours, repoussa la magistrature pour suivre la carrière des armes : aussi parvint-il à conquérir le titre d’écuyer, qui figure à la suite de son nom dans l’inscription de la cloche de sa paroisse. Elle trouvera mieux sa place ici que dans l’article consacré à Hermival, quoiqu’elle soit, comme nous l’avons dit, dans le clocher de cette paroisse :

(1) Depuis que ces lignes ont été écrites, de nombreuses transformations, « embellissements » et adjonctions ont modifié son allure générale, sans cependant quelle ait perdu ses caractères anciens.

Tout d’abord on remarque rapidement aux mouvements de la toiture, aux saillies de certaines parties, qu’elle est le résultat d’un certain nombre de campagnes de construction. Faute d’avoir pu étudier l’intérieur et les charpentes, il est présomptueux d’en fixer les limites. Tout au plus, la présence sur le pignon ouest, d’un soubassement de blocage de silex, laisse à penser que nous nous trouvons en face d’une construction remontant très au-delà du XVIIe siècle ainsi que le confirme la l’existence d’un monumental massif de maçonnerie au centre de ce qui fut sans doute l’habitation.

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