FOURNEVILLE – 14


NOTES sur FOURNEVILLE -14286

Fourmevilla et Formevilla
Fornovilla Fournovilla, Fournonville.

Fourneville, canton de Honfleur.
Furnivilla, 1070 (ch. de Saint-Étienne de Fontenay).
Furnovilla, 1234 (lib. rub. Troarn. p.135).
Fornovilla, 1250 (ch. de l’abb. de Fontenay, p. 80).
Fournouvilla, XIV° s° (livre pelut de Bayeux).
Fournonville, 1418 (rôles de Bréquigny, n° 218, p. 23).
Fournevilla, XVI° s° (pouillé de Lisieux, p. 41).

Fourneville, Fourmevilla, prieuré des Bénédictines de la Trinité de Caen, diocèse de Lisieux, auj. Bayeux, archidiaconé de Pont-Audemer, cant. Honfleur, arrond. Pont-1’Ëvêque, Calvados ; près de la forêt de Touques, sur un petit affluent naissant de la Touques.
LONGNON, II, 253.

Par. de Saint-Pierre,
patr. le chapitre de Cléry;
chapelle de Notre-Dame.
Dioc. de Lisieux,
doy. de Honfleur.
Génér. de Rouen,
élect. de Pont-l’Évêque.
– Huitième de fief relevant de l’abbaye du Bec-Hellouin, fief du Val ou Grandcamp relevant de la vicomté d’Auge, 1620 (fiefs de la vicomté).

Lieux-dits de FOURNEVILLE:
CARREFOUR-DESTIN (LE), h. – Carrefour-de-Tac (LE), h. – Clos-Cavelot (LE), f, – Cour-au-Cerf (La), h. – Écluse.(L’), h. – Epinay (L’), h. –
ETANG (L’), h. – FAUDES (Les), f. – FOYER(LE), h. – Grand-Camp (LE), h. – HAIZE (La), h. – Hélains (LES), f. – Lépinay, h. -[Mont-Chéron (Le), f. Ancien fief de l’élection de Pont-l’Évèque (martologe de Tourgéville, p. 19)]. Parc (LE), f. – Parquets (LES), h. – Petite-Campagne (LA), f. – Petits-Champs (LES), f. – Ruelle-Saint-Vannier (LA), – Vert-Buisson (Le), h. c –

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition Floch, tome IV page 292

Editions FLOHIC : Le Patrimoine des Communes du Calvados : page 919.

PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 1er carton.

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Notes par M. V. Pannier.
Fourneville, Fourmevilla, Fournevilla.
La paroisse de Fourneville est située sur la droite de la route impériale d’Alençon à Honfleur, et à 7 kilomètres de cette dernière ville.
L’église, bâtie sur le penchant d’un coteau couvert de pommiers, domine un vallon très-étroit au fond duquel sourd une belle source d’eau vive qui donne naissance au ruisseau d’Orange. Ce ruisseau va se perdre dans la Seine, près du village de St.-Sauveur.
La construction de cette église, l’une des plus intéressantes de la contrée, remonte à la fin du XIIe. siècle ou aux premières années du XIIIe.
Les murs, en grossier blocage, étaient percés de fenêtres étroites affectant la forme de lancettes. Cinq de ces ouvertures, trois au nord, et une seule au midi, ont conservé leur forme primitive. Il y a quelques années, plusieurs membres du Conseil de fabrique proposèrent d’élargir les fenêtres afin de rendre l’église plus claire. M. l’abbé Lihard, qui vient de mourir, après avoir desservi cette paroisse pendant 34 ans, combattit avec énergie cette proposition qui, si elle eût été adoptée, aurait enlevé à cette église son cachet primitif.
Deux fenêtres cintrées, trilobées, du XVIe. siècle, très ébrasées à l’intérieur, remplacent, au midi, d’anciennes fenêtres. Les autres ouvertures, à l’exception de celle du chevet, n’ont aucun caractère.
Une réparation faite au mur septentrional de la nef a fait disparaître une longue inscription gothique, qui était placée sous la corniche.
Le choeur, construit en retrait sur la nef, se termine, à l’orient, par un mur droit soutenu par deux larges contreforts.
Une sacristie, du XVIIe. siècle, est accolée au mur septentrional.
A l’extrémité occidentale de la nef s’élève un clocher en charpente, qui renfermait, avant la Révolution, quatre cloches. Les trois cloches qui l’occupent aujourd’hui sont modernes.
La porte ogivale qui donne entrée dans la nef est garnie de plusieurs archivoltes sans moulures, reposant sur des pieds-droits. La disposition du sol a nécessité l’établissement de plusieurs marches pour descendre dans la nef. Le gable est percé d’une fenêtre étroite en forme de lancette.
Au-dessus d’un ignoble appentis qui précède le portail, on aperçoit les vestiges de l’ancien porche. Sur le mur est peint un écusson de la famille d’Orléans portant : de France au lambel d’argent. La paroisse de Fourneville était placée, avant la Révolution, sous le patronage du duc d’Orléans qui possédait la forêt de Touques.
Au XIVe. siècle, d’après l’ancien Pouillé du diocèse de Lisieux, le patronage appartenait à l’abbaye de St.-Évroult.
L’église de Fourneville est placée sous le vocable de saint Pierre.
La fête de saint Yves, second patron de l’église, qui a lieu le 19 mai, attire chaque année un grand concours de pèlerins. Les habitants de la campagne invoquent ce saint, pour qu’il préserve leurs animaux des différentes maladies auxquelles les expose l’intempérie des saisons.

Château.
— A peu de distance de l’église, au nord, s’élève sur le plateau l’ancien manoir de Fourneville, qui date du XVIe. siècle. La façade principale, qui regarde le midi, est construite en encorbellement. Le rez-de-chaussée offre deux jolies portes, surmontées d’une ogive en accolade.
Sur l’une de ces portes est un écusson entièrement fruste.
On remarque, à l’intérieur, une belle cheminée en pierre, ornée de moulures.
On comptait 2 feux privilégiés et 164feux taillables à Fourneville.

FOURNEVILLE. – Poste-vigie au village de Grandcamp, sur la voie romaine de Brionne à Honfleur (2).
(2) Catherine, Monograp. de Gonneneville-sur-Honfleur, mss., Archiv. du Calv.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

2 – Pièces Justificatives:

1172-1173 Vimoutiers, Crouttes, Thuit, Fourneville, Trouville.
Confirmation des biens de l’abbaye de Jumièges.
Henricus rex… salutem.
Sciatis me concessisse et presenti carta confirmasse ecclesie Beate marie et sancti Petri de gemmetico…
Vimonasterium cum ecclesia et omnibus allis appendiciis, terram totam et nemero usque ad viam Asinariorum, Cruptas cum ecclesia et omnibus aliis ville pertinentiis, exceptis duabus vavassores, et quartam partum de Mesnillo Renuardi, boscum quod est inter Vimonasterium et Cruptas et terram iusque ad Pontem de Vie, sicut via dividit que vadit ad Montem Sancti Michaelis.
… Turovillam, cum ecclesia et omnibus aliis appendiciis, boscum a portu qui dicitur Twit usque ad Vallem Furneville… et quatuor salinas apud Huneflotum apud Divetam vel Waravillam, sedecim salis sextarios. Ex dono Roberti Bertranni septem sumnas salis.
= DELISLE et BERGER, Recueil des actes de Henri II, t.II, DXXVII, p.93

1404, 17 juin Pont-L’Evêque
Information de Massot du Boulay, vicomte d’Auge, sur la diminution de valeur de certains héritages, sis à Saint-Gatien et à Fourneville qui sont chargés de rentes envers le duc d’Orléans.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 6, pp. 233-234. Arch. nat. P 19092, n° 18952.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVIII, fasc. 3-4, 1969, p. 14.

Carnets de Charles Vasseur : « Analyses et transcriptions … » ou « Transcriptions.doc »
EXTRAIT DE NOTES RECUEILLEES PAR MONSIEUR CATHERINE, INSTITUTEUR A GONNEVILLE SUR HONFLEUR : page 59
Le dernier seigneur de Gonneville fut Alexandre de Courselles, chevalier seigneur honoraire de Gonneville, seigneur des nobles terres et seigneuries de L’Epinay (cette proriété est à Fourneville) de Beudart, de la Haye-Bertrand, Saint-Evroult, Quetteville, Moulineaux et autres lieux.
Il avait marié sa fille Jeanne Henriette Louise de Courselles à Monsieur Léon Jean Baptiste de Brévedend, ancien officier de cavalerie, dont le père Jean-Baptiste Esprit de Brévedend était seigneur et patron d’Ablon, d’Ableville, Fatouville, Equainville, des chapelles Saint-Sauveur et Saint-Clair, seigneur des nobles terres et seigneuries de la Houssaye, les Marres-d’Auboeuf, Manneville-d’Auboeuf, le Rozel, Le Bois,Le Bouley, Le Noye et autre lieux (note extraite des registres de l’état civil de Gonneville-sur-Honfleur

Insinuations:
La paroisse de Fourneville est située sur la droite de la route impériale d’Alençon à Honfleur et 7 km de cette dernière ville.
Description de l’église publiée dans le Journal d’Honfleur 28 octobre 1860
A peu de distance de l’église au nord, sur le plateau, s’élève l’ancien manoir de Fourneville qui date du 16e siècle.
Archives de la paroisse de Fourneville (communiquées par M. Couëtil à M.Pannier)
1er mémoire :
Pour son Altesse S. Monseigneur leDuc d’Orléans, premier prince du sang, contre le sieur Jean Baptiste Quillet touchant les droits honorifiques de la paroisse de Fourneville et le renvoi en possession de la fiefferme de Fourneville possédée par le sieur Quillet…
A l’occasion de la refonte du cloche de la paroisse de Fourneville, le curé qui tient son bénéfice de Messieurs de Cléry, auxquels Louis XI, Roy de France, aumôna le patronage de cette église, crut avec raison que S.A.S qui jouit maintenant du Domaine d’Auge à la représentation de Louis XI était seul et véritable seigneur de ladite paroisse. Il se fit autoriser par une délibération de plusieurs paroissiens, élevés et nourris dans la même croyance, a supplié S.A.S en la qualité de seigneur honoraire de faire nommer cette cloche en son nom.
Cela déplut au sieur Quillet et sans ménagement il présenta aussitôt une requête au bailly de Pont l’Evêque Il la fonda sur ce qu’il prétendait seigneur honoraire de ladite paroisse à l’exclusion de Monseigneur le Duc d’Orléans. Il se fit permettre d’approcher le curé et les délibérants et menaça dans se requête les uns et les autres de leur payer de gros intérêts et les paroissiens en particulier, de faire juger la commise des héritages qu’ils tiennent de lui et de sa mouvance, s ‘opposant que cette délibération était un désaveu formel de tenir de lui.
Le curé qui n’a fait cela que pour conserver les intérêts du prince demanda, qu’il fut approché en cause, cela fut fait. S.A.S fit sommer le sieur Quillet de produire.Il la fait et la conférence du droit du prince et la production du sieur Quillet met en état de décider en connaissance de cause, lequel des deux a droit de jouir des droits honorifiques de la paroisse de Fourneville.
Droits du Prince – Monsieur le Duc d’Orléans, en qualité de propriétaire du domaine d’Auge possède le fief royal de la paroisse de Fourneville ; le sieur Quillet possède une fiefferme dans cette paroisse qui est mouvante dudit domaine. S.A.S le possède au droit des seigneurs de Montpensier, auxquels François Ier l’avait cédé en contre échange des comtés de Leuze et Condé par contrat de 1529…
L’article 66 de la Coutume de Normandie autorise les seigneurs à avoir un parc pour garder les namps (?) quand il sera question des droits de leur seigneurie. S..A.S a temps immémorial le parc royal de la paroisse de Fourneville dont elle a un fief, puisque le parc n’en est qu’une suite et une dépendance.
A l’occasion de l’usurpation que le sieur veut actuellement de ce même parc, on lui en a produit les aveux ; il a produit lui-même un autre aveu du parc de la fiefferme qui fut rendu à ses auteurs en 1602 par lequel Hélène le Clerc reconnaît tenir une maison nommée Maison du Parc où est le parc royal de ladite paroisse ensemble cel de ladite sieurie et fiefferme dudit lieu de Fourneville appartenant au sieur Naguet auquel on a rendu l’aveu
Or dès qu’il y a deux parcs dans cette paroisse, il s’en suit nécessairement qu’il y a deux seigneuries ; le parc royal qui est mouvant du prince et qui est le parc de la paroisse prouve que le prince a ce fief suzerain et dominant et l’autre parc qui celui de la fiefferme du sieur Quillet, laquelle est mouvante du domaine du prince, prouve que le sieur Quillet n’a que le fief subalterne …
Son altesse possède encore dans la même paroisse la mouvance de plus 400 arpents de terre qui font des rentes seigneuriales à son domaine …
On ne voit dans le chancel que des fleurs de lys placées sur la contre table du maître-autel, il n’y en a point d’autres dans les vitres ni ailleurs, on y trouve encore une étole brodée d’or qui reste des ornements donnés par Son Altesse royale Mademoiselle sur laquelle les armes du Roy sont d’un côté et celles de Mademoiselle sont de l’autre. Tout cela joint à l’aumône du patronage faite par Louis XI à la mouvance du parc royal, qui est le parc général de la paroisse, à la mouvance directe d’une partie des biens qui y sont situés, à la possession continuelle des droits honorifiques de ladite paroisse qui n’a jamais reconnu d’autres seigneurs que le Roy et les Princes auxquels sa Majesté a cédé le fief dominant, prouvent évidemment que S.A.S doit être maintenu en la possession des droits honorifiques de ladite paroisse de Fourneville à l’exclusion du sieur Quillet et tout autre, et que défenses lui doivent être faites de prendre désormais la qualité de seigneur de Fourneville, sauf à lui de prendre celle de seigneur de la fiefferme de Fourneville seulement.
Réfutation des titres du sieur Quillet.
Par les écritures du procès et par le mémoire imprimé le sieur Quillet emprunte son droit d’une prétendue donation du fief, terre et seigneurie de Fourneville, qu’un Louis d’Orléans a du faire à Robert Destin le 13 janvier 1491 à la charge de payer chacun ou 36 livres de rentes à la recette du Domaine d’Auge.
Il faut être bien téméraire et peu capable de réflexion pour avoir osé produire une telle pièce (l’auteur cherche à établir qu’elle est fausse).
On met encore dans ce mémoire que les possessions de ce fief là ont toujours joui des droits honorifiques dans l’église de Fourneville, ce fait est encore méconnu. Ils n’ont jamais eu de bancs dans le chœur et n’ont point eu d’armes placées en aucun endroit du chancel. Ils n’ont jamais été recommandés aux prières nominales, ils n’ont point eu de tombes dans le chancel, et si par hasard il y a eu quelqu’un enterré ce n’a été que comme d’autres paroissiens et par abus ordinaire dans cette paroisse, ce qu’on offre de justifier par les registres et ce que le sieur Quillet n’ignore pas.
Pour colorer cette allégation, le sieur Quillet se masque d’air de bonne foi. Il convient qu’en 1632 un de ses auteurs fut troublé dans cette possession mais qu’il y fut maintenu par sentence contradictoire.
On a communiqué une copie de cette sentence, elle est datée du 10 juin 1632.
Cette sentence doit avoir été rendue en faveur d’un seigneur de Naguet contre un seigneur de Cheron, qu’on y suppose avoir contesté les droits honorifiques
Deux autres faits en prouvent encore l’insuffisance : 1) la même sentence porte que le procureur du Roy qui était présent au jugement, déclare qu’il en protestait de nullité et qu’elle ne pourrait préjudicier aux droits du Roy et de S.A.R Mademoiselle qui jouissait alors du Domaine d’Auge ; 2) Cette sentence supposée véritable ne devait pas être inconnue au seigneur de Mainteterne qui jouissait de ladite fiefferme de Fourneville en 1677. Il en rendit alors son aveu au Domaine d’Auge, il n’employa ni cette sentence ni les prétendus droits honorifiques dans l’énumération des prérogatives de son fief. Il était homme de condition il ne les aurait certainement pas omis s’il avait su qu’ils ne lui appartenaient pas.
Tout ce qu’on trouve de vestiges de l’usurpation des droits honorifiques prétendus par les auteurs du sieur Quillet, se réduit à une qualité de seigneur honoraire que le sieur Pinel, son auteur immédiat, se fit donner sur une cloche fondue en 1711. Le procureur du Roy l’inquiéta dès qu’il en fut averti ; le sieur Pinel n’insista pas, il obtint grâce du conseil du prince et l’affaire n’eut point de suite …
Voilà cependant en quoi consistent tous les titres sur lesquels le sieur Quillet prétend s’attribuer les droits honorifiques… que ses premiers possesseurs n’ont jamais eu dessein d’usurper, si vrai que le sieur Quillet a lui même donné la copie d’un contrat de vente de son même fief, faite par Balthazar d’Estin le 20 juin 1515 à Jacques de Naguet, un de ses auteurs, dans lequel on détaille par le menu tous les droits du fief jusqu’aux œufs qu’on y fait de rente et on y emploie rien qui concerne les droits honorifiques, point de titres, de tombe, de banc, en un mot rien qui puisse autoriser la prétention de la partie…
Seconde question touchant le renvoi en possession (rien à prendre. Simple question de droit débattue)Signé de Prémagny.

Second mémoire pour S.A.S Monseigneur le Duc d’Orléans, premier prince du sang, contre. Le sieur Quillet, seigneur du fief ou fiefferme de Fourneville (réfutation qui ne contient point de faits nouveaux, il faut en excepter cependant ce qui suit).
Il avance dans ce mémoire avec autant de témérité que d’effronterie, que toutes les terres qui sont autour de l’église et du cimetière relèvent de son fief ; il ajoute que c’est une vérité qui n’est pas contestable ; il aurait mieux fait de mettre qui n’est pas proposable par un homme qui a un tant soit peu d’honneur.
En effet le cimetière est un espèce de triangle, l’église est bâtie sur un des côtés. Ce triangle est borné d’un côté par des communes qu’on appelle les communes du Trésor, autrement les Monts de Fourneville et par une portion de terre nommée le Val, tout ce côté là ainsi qu’une grande étendue de pays est constamment mouvant du domaine de S.A.S.
L’autre côté est borné tout au long par un grand chemin qui tend à Barneville et de l’autre côté de ce chemin est le presbytère qui relève du Prince, et une autre portion de terre qui est mouvante de Helins et nullement de la fiefferme de Fourneville.
On dit que le bout de ce triangle qui appartient au nommé Etienne Lathion est mouvant de Helins et non de cette fiefferme : comme on n’a pu le savoir certainement on ne l’avance pas… mais quand il serai vrai que ce bout là relèverait de la fiefferme de Fourneville, il est toujours constant que les deux autres côtés n’en relèvent pas…

Il y a dit-il dans l’église deux vitres peintes, (il a oublié subtilement d’ajouter dans la nef) sur l’une desquelles il y a un écusson avec des armoiries et une figure avec ces mots au devant : Jean Destin, et que les mêmes armoiries sont dans une autre vitre qui est dans la chapelle qui sert maintenant de sacristie et qui est à côté du chœur. Quelle conséquence en peut-il tirer ?
Il n’y a que les armoiries qui sont au grand autel ou à la clé de voûte du chœur ou aux vitres du chœur qui puissent être de conséquence pour la seigneurie……(cette chapelle a été bâtie depuis le chœur)……… Si vrai que les murailles de cette chapelle n’ont aucune liaison avec les murailles du chœur ; on y aperçoit même plusieurs fentes entre l’un et l’autre. Un cintre qu’on voit encore dans la muraille du chœur fait seulement juger qu’il y avait autrefois une balustrade ou une vitre en cet endroit là pour faciliter à ceux qui jouissaient de cette chapelle le moyen de voir sur le grand autel ; et loin que cette chapelle dont les auteurs du sieur Quillet ont joui, fassent concevoir qu’ils avaient les droits honorifiques, elle prouve au contraire qu’ils ne les avaient pas…
La qualité des parties aggravent encore ce procédé, il n’est qu’un simple bourgeois d’Honfleur, distingué des paysans par son coffre-fort et par le fief qu’il possède…
L’intervalle qui est entre son S.A.S et lui est infiniment plus grand que celui qui est entre lui et ses vassaux…
Remarques en conséquence de tout ci-dessus :
« par arrêt du Conseil de S.A.S auquel le sieur Quillet s’est soumis, il a reconnu qu’à tort il réclamait les droits honorifiques de Fourneville : on lui a fait grâce des dépens et on lui a accordé par grâce spéciale un banc dans le chœur pour et autant qu’il plaira au Prince au lieu et place de la chapelle qui sert de sacristie.
Lesdits actes des 2 août, 29 août et 1er septembre 1738 sont déposés chez Mrs Doyen et Dupont, notaires à Paris

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR : « Doyenné de Honfleur »

16 – FOURNEVILLE Fourmevilla et Formevilla

Voir : Recherches des Nobles de Lisieux p.127

Election de Pont Audemer, sergenterie d’Epaignes
2 feux privilégiés – 164 feux taillables
Sous l’invocation de St Pierre

Patronage:
14e Abbas S.Ebrulphi
16e Rex vel dominus de Clériaco
18e le chapitre de Cléry
Capella S.Maria de Fournevilla

Patronage:
16e Dominus de Cléry
18e le Roy
Curés:
Herrier 1764
Le Bedet 1773/1787

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