FRIARDEL



NOTES sur FRIARDEL – 14292

1 – Bibliographie :
2 – Références historiques :
3 – Autres références Archives S.H.L :
4 – Carnets de Charles VASSEUR :

1 – Bibliographie.

Friardel, Manoir de Douville, CDMPA, pp. 71-73 cheminée XVI e, pilastres, culots, pavillon carré

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition Floch, tome III page 768.

DALLET Alexandre, « Essai d’histoire et d’archéologie sur le prieuré de Saint-Cyr-de-Friardel », Rev. cath. de Normandie, t. XXIII, p. 606 sq.;691

DEMETZ-VAN THOROUDT Christine, Le Prieuré de Saint-Cyr-de-Friardel (époque médiévale), Mémoire de maîtrise d’histoire, Université de Caen, 1988 (signalé dans le Bulletin de liaison et d’Information interne. Archives du Calvados, n° 1, Juillet /août 1993, p. 13.

DEMETZ-VAN THOROUDT Christine, Le Prieuré de Saint-Cyr-de-Friardel, étude historique, politique et économique. BSHL n 43, janvier 1999

DEVILLE Etienne, « Le prieuré de Friardel à la fin du XVIIIe siècle », L’Avenir de Bernay, Sept-Déc. 1918

DALLET Alexandre, « Essai d’histoire et d’archéologie sur le prieuré de Saint-Cyr-de-Friardel », Rev. cath. de Normandie, t. XXIII, p. 606 sq.;691

Editions FLOHIC : Le Patrimoine des Communes du Calvados : page 1231..

L’EXPLOITATION ANCIENNE DES ROCHES DANS LE CALVADOS : HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE. Serv. dep. d’Archéologie 1999. page 92.

PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 1er carton.

PAUMIER Henri : Pour l’histoire du papier. Les moulins des papetiers du Pays d’Auge. Bulletin du Foyer rural du Billot, n°82, juin 2003.

RUPRICH-ROBERT V., L’architecture normande aux XI° et XII° siècles en Normandie et en Angleterre, Paris, Lib. des imprimeries réunies, 1884-1889; Réimpression par Gregg international publishers LTD, 1 Westmead Farnborough, Hants, G-B., 2 vol., in fol. 340 et 176 pl. 36 £
(Beaumais; Ecajeul: p. 72; Friardel p. 59 abside semi-circulaire; Jort, Ouilly-le-Vicomte, p. 72; Saint-André-d’Hébertot, p. 99; Saint-Jean-de-Livet: p. 105, 112 – ouvertures triangulaires; Saint-Martin-de-la-Lieue: p. 105, 112, ouvertures triangulaires; Vieux-Pont: p. 72, 89, 100.

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Notes de M. Pannier.

Friardel, Sanctus Martinus de Friardello.
L’église de Friardel est bâtie à l’extrémité d’un plateau qui domine, au couchant, un vallon pittoresque au fond duquel s’élèvent l’église et les bâtiments de l’ancien prieuré dont nous parlerons bientôt.
Cette église, dont la construction remonte au XIe ou XIIe siècle, se compose d’une longue nef terminée à l’orient par un chevet circulaire.
Les murs latéraux, dépourvus de contreforts et percés de fenêtres sans caractère, sont très-élevés et construits en blocage recouvert d’un crépi.
L’abside circulaire qui termine le choeur offre deux fenêtres, l’une très-ébrasée et à plein-cintre, du XVIe siècle, divisée dans toute sa hauteur par un meneau prismatique; l’autre carrée, sans caractère. Ces deux ouvertures remplacent probablement deux anciennes fenêtres romanes, du XIIe ou XIIe siècle.
Le mur occidental, soutenu par trois contreforts peu saillants en poudingue, est surmonté d’un clocher en charpente recouvert en ardoise. Ce clocher est supporté, à l’intérieur de la nef, par huit poteaux ou montants indépendants des murs. La cloche a été fondue en 1808.
Une porte à plein-cintre, d’une forme rudimentaire, s’ouvre au sud. Elle est précédée d’un porche en bois sans caractère.
La voûte en lambris, avec entraits et poinçons, a été plâtrée: elles s’appuie sur des pièces de bois placées verticalement le long des murs.
On voit encore les mortaises dans lesquelles s’engageaient les poteaux sur lesquels porte la sablière.
La voûte du choeur est en cul-de-four. L’écusson du Chapitre de Lisieux (une clef en sautoir, couronnées de quatre étoiles) se détache de la voûte du choeur.
La poutre crucigère qui, dans les anciennes églises rurales sépare le choeur de la nef, a été conservée.
La baie cintrée placée à gauche du choeur offre des fragments de vitraux de la Renaissance. La partie inférieure de la fenêtre représente le Christ en croix, accompagné de la Vierge et se saint Jean; dans le fond est peint le château de Castille. La bordure est semée de coquilles.
A côté de la large fenêtre que l’on voit à droite est placé un beau cadre quadrangulaire renfermant un riche médaillon entouré de feuilles de chêne et de raisins. Des têtes d’anges sont placées dans les angles. La toile a été enlevée du cadre.
Les fonts baptismaux à huit pans, d’une forme sévère, datent du XVIe siècle, selon toute apparence.
Nous avons trouvé dans l’église un coffre..

PRIEURÉ.
—Il existait à Friardel, avant la Révolution, un prieuré conventuel de l’ordre des chanoines réguliers de St-Augustin. Ce prieuré, placé sous le vocable de St-Cyr, a été fondé vers la fin du XIIe siècle, ou dans les premières années du XIIIe, par Isabelle d’Orbec et Gilbert de Saussaye, son époux.
Cette fondation, ainsi que les donations qui l’accompagnèrent, furent confirmées par le pape Honorius III en 1222.
Vers 1231, Guillaume de Friardel, chevalier, concéda aux moines du prieuré le droit de patronage sur les églises de St-Martin-de-Friardel et de St-Pierre de Grandcamp.
D’autres seigneurs firent des donations au prieuré en 1254, 1302, 1368 et 1418. Au commencement du XVe siècle, les immeubles possédés par le prieuré s’étendaient sur les paroisses environnantes (la Goulafrière, Cerqueux, Préaux, St-Pierre-des-Essarts, etc. ).
Au XVIIe siècle, le prieuré de Friardel vit naître dans son cloître la Réforme de Bourg-Achard, dont parle Héliot dans son Histoire des ordres monastiques. Cette réforme fut embrassée, peu de temps après, par cinq abbayes et six prieurés importants.
L’église de l’ancien prieuré est bâtie dans un vallon , au pied d’un coteau couvert de bruyères.
La construction de cet édifice remonte au XIIIe siècle.
Du côté septentrional, les murs latéraux, d’une grande élévation et dépourvus de contreforts, sont construits en grossier blocage que recouvre un ancien crépi.
Quatre fenêtres ogivales, à une seule baie, se montrent dans la partie supérieure du mur septentrional. La forme de ces fenêtres, aujourd’hui bouchées et plus apparentes à l’intérieur du vaisseau, accuse le XIIIe siècle.
Le mur méridional, élevé au XIVe siècle, offre quatre fenêtres ogivales élancées, partagées en deux baies par un meneau vertical. Le tympan est percé d’un large oculus. Un simple chanfrein entoure ces fenêtres, d’un travail rudimentaire.
Des contreforts à plusieurs retraites, terminés dans la partie supérieure par un fronton triangulaire, soutiennent le mur.
Deux contreforts saillants de hauteur inégale, dont l’un à double glacis, sont appliqués contre la façade de la chapelle qui regarde l’Occident. Une fenêtre ogivale très-grande et une fenêtre moins large, à deux baies en forme de lancettes, avec moulures en chanfrein, renfermée dans la première, s’ouvraient au-dessus de la porte. Le cordon extérieur est terminé par des têtes grimaçantes. A gauche de cette fenêtre est pratiquée une ouverture carrée du XVIe siècle, encadrée de moulures toriques. On voit, de chaque côté, deux consoles qui supportaient un petit toit en encorbellement.
Au-dessous s’ouvrait une autre fenêtre carrée, plus grande que la précédente.
La porte est à plein-cintre et date du XVIIe siècle. Elle est enroulée de moulures toriques très-petites.
De chaque côté de cette porte se détachent des pierres en forme de consoles, lesquelles probablement servaient de supports à la toiture d’un ancien porche.
La partie supérieure du gable, dans laquelle sont pratiquées de petites ouvertures en forme de meurtrières, offre alternativement des assises ou chaînes horizontales de pierres de taille et de silex.
Un clocher en charpente s’élevait au-dessus du gable, ainsi que l’atteste l’abaissement du toit à cet endroit.
Cette chapelle, qui se terminait à l’orient par un chevet circulaire ou à pans coupés, qui a été détruit lorsqu’on a bâti la maison de maître actuelle, mesurait 100 pieds de longueur sur 30 de largeur.
Les murs de la nef offrent à l’intérieur de curieuses fresques et de nombreux écussons dont M. Bouet, membre de la Société française d’archéologie, a fait plusieurs dessins.
Sous les arcades cintrées, pratiquées dans les murs latéraux, étaient placés autrefois des tombeaux.
La voûte est en merrain, avec entraits et poinçons décorés de sculptures.

Bâtiments de L’ancien prieuré.
— En face le portail de l’abbaye s’élève un long bâtiment, construit en bois avec tuiles entre les colombages, formant des dessins variés. Ce bâtiment mesure 18 mètres de longueur. L’étage supérieur, revêtu de planches, est ancien et en retraite sur le rez-de-chaussée.
Les planches sont embrevées dans les montants.
La sablière est très-belle. Le poteau cornier est décoré, dans la partie supérieure, de petits pendentifs. L’écusson suivant se voit sur un des poteaux.
Ce bâtiment, qui date de la fin du XVe siècle ou du commencement du XVIe, était autrefois à usage de grange.
Un second bâtiment moins ancien, et dont la longueur est seulement de 9 mètres, se relie au premier.
On a exagéré la valeur des tableaux qui ornaient la galerie du château et provenaient de l’ancien prieuré. La plupart étaient des copies de bons tableaux, entre autres la toile représentant la Vie humaine et plusieurs jolis tableaux d’après l’Albane, célèbre peintre italien qu’on a surnommé avec raison le peintre des Grâces.
Le 16 juin, l’Église de Lisieux faisait office de saint Cyr et de sainte Julitte, sa mère, qui étaient patrons du prieuré
de Friardel. (Vies des saints patrons du diocèse de Lisieux, par l’abbé Le Provost.)

Voici les noms de quelques-uns des prieurs de Friardel :
GILBERT, qui vivait en 1231 ;
Guillaume CANU, 16e prieur, en 1317 ;
Guy PICHOT, en 1450 ;
GUILLAUME , évêque de Porphyre, commendataire en 1485 et 1498;
Marin LABBÉ, en 1539 ;
Robert BOULLENE, premier aumônier de la reine-mère, en 1625 ;
Guillaume BOCHARD DE CHAMPIGNY, docteur en Sorbonne, en 1685.
DE CAMBON, vicaire-général de l’archevêque de Toulouse, était titulaire de Friardel depuis 1775, lorsque la Révolution éclata.

On trouve dans les archives du Calvados un grand nombre de pièces, de différentes dates, qui concernent ce monastère.
Le cartulaire du prieuré existe à la Bibliothèque impériale de la rue Richelieu.

FRIARDEL.- Le « Valot » à 400 m. environ au N.-E. de l’église doit probablement son nom à un ancien retranchement (7).
(7) Ibid. Cad., A, 124-127 ; B, 6-53 et 114-129)..

TELMA: Répertoire des cartulaires médiévaux et modernes
prieuré Saint-Cyr de Friardel fondé vers 1220 sur le site de la léproserie de la Madeleine d’Orbec ; l’église priorale est devenue paroisse vers 1240 ; la communauté fut supprimée en 1786

Voir le site : UN SIÈCLE D’HISTOIRE du CALVADOS

2 – Références historiques.

1250
BUON n° LXVI1250, juillet
Guillaume de Bonozine, prêtre, donne à l’Hôtel-Dieu un manoir à Saint-Jacques, devant les étaux des bouchers.
Universis XPI fidelibus ad quos presens scriptum pervenerit, Guillermus de Boneozozine presbyter, salutem [in] Domino. Noveritis me dedisse et concessisse pauperibus domus Dei Lexov. in puram et perpetuam elemosinam pro salute anime mee et antecessorum meorum, manerium meum con pertinentiis suis quod habebam in parochia Sancti Jacobi Lexov. ante stallos macelli Lexov., situm inter domum que fuit Anulfi Le Verrier defuncti ex una parte et domum Roberti de Mortelli ex altera, prout se extendit in longum a quemino regali usque aq aquam Auribecci, et decem et octo solidos Turon. annui et perpetui redditus quos habebam in domo Roberti dicti nepotis et in domo Ricardi Cave, que domus site sunt in parrochia Sancti Jacobi Lexov., inter domum Willelmi Giauderi ex una parte et domum Willelmi Foet sororii mei ex altera, et terram quam habebam in parrochia Sancti Desiderii Lexov. apud Coquerel, inter terram predicti Willelmi Foet sitam ex una parte et terram Fulconis Le Parquier ex altera, et omnia que me contigerant et contigere poterant de dote Mabilie relecte Reginaldi Bonozine fratris mei defuncti, tenenda et habenda dictis pauperibus bene, in pace, libere et quiete et jure hereditario possidenda sine reclamatione seu molestatione mei vel heredum meorum de cetero facienda, salvo tamen jure capitalium dominorum. Ego autem obligo me et heredes meos et omnia bona mea fida et habenda mobilia et immobilia ad predictam donationem et concessionem in perpetuum observandam. In cujus rei testimonio presens scriptum sigilli mei munimine sigillavi. Testibus hiis: Roberto Aude, Johanne Tison, Johanne de Roqua, Ricardo vi(n)na(n)qs, Gilleberto Potier, Roberto Le Mareschal, Petro de Friardel, Radulfo de Friardel, Johanne Mahiel, Rogero Robiout, Willelmo Freeri, Reginaldo Anglico Thome Mont(er)o, Clemente de Busseria, Willelmo de Ma(n)s, Roberto Le Caron, civibus Lexov.. Actum anno gracie millesimo ducentessimo quinquagesimo mense julii.
Scellé d’un sceau disparu.
= AD 14. Hôtel-Dieu, Hnc.319/1
¸ EDIT.: BUON

1277
BUON XCVI
1277, décembre
Agnès, abbesse de Lisieux, affieffe à Richard Eudes une masure et jardin près de la léproserie.
Universis presentes litteras inspecturis, Agnes humilis abbatissa monasterii Beati Marie Lexov. totusque ejusdem loci conventus, salutem in Domino. Noveritis nos, de communi assensu, feodasse et concessisse Ricardo Odonis quamdam masuram cum gardino adjacento quam Galterus Merel defunctus quondam tenuit de nobis aput Leprosariam, sitam inter gardinum heredum Radulphi de Friardello ex una parte et masuram et gardinum Guillermi Ravete ex altera, prout extenditur in latum et longum, tenendam et habendam dicto Ricardo et suis heredibus de nobis et successoribus nostris, libere, pacifice et quiete, jure hereditario possidendam, reddendo inde nobis viginti solidos monete usualis, videlicet hiis terminis, ad feriam Prati Lexov. domine abbatisse octo solidos et dimidium, et ad festum Omnium Sanctorum sequens elemosine ejusdem loci tres solidos, et ad Nativitatem Beati Johannis subsequentem predicte donnentui octo solidos et dimidium tantummodo pro omnibus, salvo tamen jure capitalium dominorum religiosarum prout confuenimus percipere et habere. Hoc autem feodamentum nos et successores nostre tenemur garantizare et defendere predicto Ricardo et suis heredibus contra omnes ad consuetudines Normannie per [re]dditum supradictum, vel excambiare si necesse fuerit competenter, et ipsos super hoc servare indempnes. Et si in solutione dicti redditus terminis statutis defecerit, licebit cuilibet nostrarum videlicet abbati[sse] conventui et elemosinarie nostram plenariam justiciam in predicta masura et gardino exercere. In cujus rei testimonium sigilla nostra presenti carte duximus apponenda. [Actum] an[no] Domini m° cc° lxx septimo mense decembris.
Scellé de deux sceaux disparus
= AD. 14. Saint-Désir, Hnc. 138

c. 1308 – Préaux-Saint-Sébastien
 » L’abbaye de Friardel ne garda pas longtemps le patronage de l’église de Saint-Sébastien-de-Préaux. Les moines furent pratiquement dépossédés de ce droit une vingtaine d’années après par d’habiles manœuvres de l’évêque de Lisieux. Ce dernier eut recours à une tierce personne, un prêtre nommé Osbert Halbout, qui sans doute proposa aux chanoines de Friardel une somme très importante si on lui cédait le patronage de Préaux. Les religieux se laissèrent gagner, et la cession eut lieu vers 1308. Osbert Halbout dévoila immédiatement ses batteries, et, il remit ce patronage tant convoité à l’évêque de Lisieux »
= Histoire manuscrite de l’abbaye de Friardel, AD 14. Fonds de le Friardel, f° 28, r°. Cité par H. PELLERIN,  » Histoire de Préaux », PA, 10, N° 11, Novembre 1960, p. 15.

1320
Fiefs de la Vicomté d’Orbec en 1320 :
N° 24 Bellou – Guillaume de Friardel y tient un demi-membre de fief de Jehan de Mehedey.
= Fiefs de la Vicomté d’Orbec en l’année 1320 in H. de Formeville, t. II, p. 388 (Extrait du Ms. suppl. f° 4, 2797, Comté de Beaumont, à la B.N.)

1409, 15 juin
Information de Jacques Poingnant, vicomte d’Orbec sur la valeur des biens des fils mineurs de feu Jean de Friardel, écuyer, et d’Isabel de Bigars: fiefs de Friardel, de Bellouet et d’Heudreville-sur-Eure.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 5, pp. 401.-402.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVIII, fasc. 3-4, 1969, p. 26.

1444
Compte de Jean Le Muet …
Henri du Buisson, écuyer, rendit aveu au roi pour ce fief le 8 octobre 1413. Il était fils de Henri du Buisson, chevalier et d’Ysabeau Cardonnel, qui était veuve dès 1397; son frère Thomas devint seigneur de Friardel (à Préaux) par son mariage avec Jacqueline Le Breton. ….
= EDIT.: Henri de FRONDEVILLE, Le Compte de la Vicomté d’Orbec pour la Saint-Michel 1444. Lean Le Muet, Vicomte et receveur dans Etudes lexoviennes, IV.

1452, 29 octobre – Lisieux
 » Cy ensuivent les fieux, baronnies, haultes justices que l’évêque de Lisieux tient du Roi notre sire et les arrières fieux qui dudit évêque sont tenus (Cart. lexov., f° 12, verso) :
Et de présent est en lieu dud. Patey, Guillaume de Ruppières, escuier. Ledit Evesque, pour luy et Jacques Le Jeune, Mons. Olivier de Vassy, pour feu Messire Jehan de Courtonne, en son vivant chevalier, led. Guillaume de Ruppières, pour Hue de Quesney, et les religieux de Saint-Cyr-de-Friardel, pour Jehan Dumont Poignant.
= Cartulaire lexovien f° 12, v°, publié par Henri de FORMEVILLE, dans Histoire de l’Evêché-Comté de Lisieux, I, ccccliij.p. cccclv

1765. juillet Archives SHL : 1F593 :
14 juillet : 1765 : Pierre Hurel de Friardel, fieffe à Louis Corpu une pièce de terre à Saint Laurent Desgrès.

1788.Archives SHL : 1F51 :
21 mars 1788 : ORBEC : pièces de procédure Lebon de Friardel.

1793, 30 octobre – Friardel
Requête à la Convention Nationale de Pierre Rosier marchand de toile à Friardel acquéreur de l’abbaye de Friardel au sujet de l’établissement d’une blanchisserie
= Arch SHL 11 FA – 34

3 – Autres références Archives S.H.L:

Voir FONDS BOUDARD :
carton 2FL1, Dossiers 2FL à 31.
– 2FL27 : Prieuré de Friardel : 1766-76 : Diligences contre M.Boudard.
– 2FL28 : Prieuré de Friardel : 1775 : journal de recettes et dépenses.
– 2FL29 : Prieuré de Friardel : 1777 : acte notarié, Me Jacques Daufresne.
– 2FL30 : Prieuré de Friardel : 1777 : correspondance, litiges.
– 2FL31 : Prieuré de Friardel : 3 mars 1778 : comptes de la régie du sieur Boudard, récépissé de M. Vergé.

Fonds Michel COTTIN :
– 1793, 30 octobre – Requête à la Convention Nationale de Pierre
Rosier marchand de toile à Friardel acquéreur de l’abbaye de
Friardel au sujet de l’établissement d’une blanchisserie
(déjà cité en Fonds 1F).

Fonds STURLER (Photos)
31J Friardel château juin 1964
détails extérieur 6 pellicules à la demande de Mme Ledesert

4 – Carnets de Charles VASSEUR :

4- 1 : doyenné d’Orbec ou « Doy. d’Orbec ;doc »

– Sous l’invocation de Saint Martin.
– Curés de la Rue prieur 1764
– Geffrotin 1763/1787
– Insinuations
– Description de l’Eglise du 10 août 1863
– Extrait de la généalogie de Rupierre (Lachesnay tomme 12 p.387 à 404)
– François, baron de Rupierre, seigneur de Survie, de la Cressonnière, Glos et Friardel en tierce partie, à cause de son épouse Louise le Sec, fille et seule héritière de Thomas le Sec et de Philippe de Cintray, dame de Friardel, dont les prédécesseurs fondèrent le prieuré de Friardel, d’où 8 enfants
Thomas
Gabriel, seigneur de Glos
Charles, seigneur de Friardel, marié en 1613 à Jeanne de la Haye d’où Charles, chevalier de Malte et une fille morte sans postérité.
– Charles, escuyer, sieur de Friardel 8 novembre 1655
– Branche de Mardilly
– Philippe, écuyer, seigneur de Canapeville, épousé Anne Labbey, fille du seigneur de Beaufils et Friardel, dont deux filles qui se partagèrent la terre de Canapeville.
– Recherche de 1666 – Jean Maillet, seigneur de Friardel
– La Saussaye
Dans les dix dernières années du XVe siècle, le fief de La Saussaye fut porté à la famille des Hays de Forval par le mariage de Perrine du Chesne-Varin, dame de la Chapelle-Yvon, Avernes et la Chaussée avec Geoffroy des Hays de Forval.

PRIEURE DE SAINT CYR à FRIARDEL
Archives de 1637 à 1777 – 5 registres, 4 liasses 67 chartes

Sous l’invocation de Saint Cyr

Prieur : de la Rue 1764

Guillaume, évêque de Porphyre, commendataire 1485/1498
Marin Labbé, prêtre et prieur en 1539
Robert Boullene, conseiller et premier aumônier de la Reine, mère du Roy, prieur du Parc et de Friardel, archidiacre et chanoine en l’église cathédrale d’Evreux, official et vicaire général dudit diocèse, l’un des députés à l’Assemblée Générale du Clergé tenue à Paris en 1625
(Mémoires du Clergé tome VI p.138)
Messire Guillaume Bochard de Champigny, prêtre, docteur de Sorbonne, prieur de Focardel (sic) diocèse de Lisieux, député du clergé en 1685 (id tome IX p.5)

Hospital de Fresnaux, situé à Aunou dépendant de la Commanderie de Villedieu-les Poèles (Saint Jean de Jérusalem) après avoir été aux Templiers.
Accord fait en 1317 entre Frère Nicolle Thomas commandeur dudit Fresnaux et de Villedieu de Mont Chevreuil et Guillaume Canu, 16e prieur de Friardel, au sujet de redevances à Cerqueux et à la Minère, aux droits des Templiers.
La chapelle était sous l’invocation de Saint Marc et de Saint Barthélemy ; 210 acres de terre en prés, labours et bois valant 1000 livres. (Antiquaires tome XIV 1844)

Description du prieuré du 10 août 1863Approbation donnée par Thomas Basin à la célébration d’un office hebdomadaire de Notre Dame en l’église du Prieuré de St Cyr à Friardel 20 septembre 1450
suit texte en latin

Notes historiques
Le prieuré de St Cyr de Friardel de l’Ordre des Chanoines réguliers de St Augustin a été fondé, suivant M. Lechaudé d’Anisy par Isabelle d’Orbec et Gilbert de la Saussaye au commencement du XIIIe siècle (on trouve dans la généalogie de la Maison d’Orbec que vers 1200 Hugues d’Orbec céda ses droits à Isabelle d’Orbec et à Guillaume le Maréchal son mari)

Le célèbre Gilbert qui en fut le premier abbé aurait été parent du fondateur. Cette fondation et les donations qui l’accompagnèrent furent confirmées le 15 des calendes de juin de l’année 1222 par le Pape Honorius III.
Plus tard probablement vers 1231, Guillaume de Friardel, chevalier, donna à Dieu, à la Vierge, à St Cyr de Friardel ainsi qu’à Gilbert abbé et aux religieux de ce monastère le patronage de St Martin de Friardel et de St Pierre de Grandcamp et les droits qu’il pouvait avoir sur des terres qui appartenaient déjà au prieuré.
Divers autres seigneurs firent l’abandon de leurs droits et diverses donations en 1254, 1299, 1302, 1368, 1418 et ses possessions s’étendirent bientôt sur les paroisses de St Sulpice de la Goulafrière, Cerqueux, St Sébastien de Préaux, St Pierre des Essarts etc.…
Ce monastère est désigné dans les premières chartes sous le nom d’Ecclésia B.Cyrici de Vallibus Friardel tandis que celle de Guillaume de Friardel porte seulement Ecclésia B Cyrici de Friardel.
Léchaudé d’Anisy

1 – Copie de la Charte de fondation de ce prieuré par laquelle Guillaume de Friardel, chevalier, donne à Dieu, à la Vierge, à St Cyr de Friardel ainsi qu’aux religieux de ce monastère le droit de patronage d St Martin de Friardel et St Pierre de Grandcamp avec tous les droits qu’il pouvait avoir sur les terres, le vignoble, les prés et le moulin de St Jean, ainsi que sur les terres de Herbert de St Cyr.

2 – Confirmation de la fondation et des donations par le Pape Honorius III le 15 des calendes de juin

4 – Jean de Vivonne ou Gironne, chevalier, fils de Godefroy, donne en 1254 au prieur et aux chanoines de St Cyr de Friardel, tous les droits qu’il avait ou pouvait avoir dans le Val Gérard, situé dans la paroisse de St Martin de Friardel.

11 – Raoul de Malendin, chevalier, seigneur de Friardel, donne en 1299 au prieur de St Cyr diverses rentes à charge de faire un service annuel à Garin de Malendin, son frère.

12 – Le même fonde encore un service pour l’âme de Raoul, son fils, en 1302

Le prieuré possédait :
des terres à St Sulpice, à la Golafre ou la Goulafrière, à St Laurent de Marmoutier, au Sap
une vavassorie, dite du Hamel, dans la paroisse Sacquence dépendante de Richard Troncheville et donnée par Guilaume du Bisson en 1368
à St Sébastien de Préaux en 1418
le bois d’Hoxecice (?) à Friardel
les bois du Fay et du Val à Friardel, à St Pierre des Essats.
La Gallia Christiana est muette sur cet établissement qui pourtant ne manquait pas d’importance. Les pièces déposées aux Archives du Calvados, d’après Lechaudé d’Anisy sont peu nombreuses et ne contiennent aucun document pouvant venir en aide à l’archéologie pour l’attribution des diverses constructions. (Formeville dit avoir un cartulaire de Friardel)

Au XVIIe siècle, siècle des réformes monastiques, le prieuré de Friardel vit naître dans son cloître une de ces nouvelles congrégations qui prit le nom de Réforme de Bourgachard.

Voici ce qu’en dit Heliot dans son Histoire des Ordres monastiques :
Cette réforme a pris le nom de Bourgachard quoi que elle n’y ait pas pris naissance. elle a commencé dans le prieuré de St Cyr de Friardel au diocèse de Lisieux et le Père Jean Moulin en était prieur claustral lorsqu’il forma le dessein de cette réforme. Leur habillement consiste en une soutane noire avec un grand collet, sur la soutane un rochet, et lorsqu’ils sortent un manteau noir. Pour le chœur en été ils ajoutent seulement une aumusse (?) grise et en hiver la chape noire avec le grand camail sous lequel ils ont un capuce de peau comme l’aumusse de sorte que le capuchon du camail est toujours abaissé. Ils ont deux ans de noviciat, le premier s’appelle postulance et ils sont vêtus de noir comme les ecclésiastiques, le second est véritablement noviciat et ils ont une soutane blanche à boutons noirs avec le rochet par dessus
(XVIIe siècle)
Ont embrassé cette réforme :
l’abbaye de Yvernaux, diocèse de Paris
l’abbaye du Vœu près Cherbourg
l’abbaye Miserey
l’abbaye la Vernusse diocèse de Bourges
St Satur
prieuré de Bourgachard
prieuré de Friardel
prieuré de Sausseuse
prieuré de St Laurent de Lyons
prieuré de Val au Grès
prieuré de Labloutière

Description d’un tableau représentant les fondateurs du prieuré agenouillé devant la Vierge
Dessins des blasons
Descriptions de litres

Les écussons des litres funèbres de la chapelle du prieuré sont ceux des seigneurs de Friardel.

Gilbert de Friardel qui pourrait bien être le même que Gilbert de la Saussaye, fondateur du Prieuré, vivait en 1256 avec Jeanne, sa sœur.
En 1264, un Guillaume de Friardel était chanoine de l’église cathédrale de Lisieux.
Un Robert de Friardel vivait en 1367 et Jean qualifié de seigneur de Friardel en 1236.
En 1269 Guillaume de Friardel, chevalier, eut un procès au parlement de Paris au sujet de la sergenterie noble de l’Hotellerie qu’il réclamait comme ayant été cédée à son père, qui se nommait aussi Guillaume.
Plus tard, la seigneurie de Friardel appartint à la famille de Cintray qui portait « de gueules à trois coquilles d’argent »

Aux monstres du grand bailliage d’Evreux en 1469, Robert de Cintray, écuyer, seigneur de Friardel et de Bellouet se présenta homme d’armes à trois chevaux.
En même temps Nicolas le Boté, seigneur des fiefs de Friardel, du Hamel et de St Germain, présenta Jehan Boté, son fils, armé de brigandines, salade, arc et trousses à deux chevaux. On doit conjecturer de là que la terre de Friardel se trouvait divisée.
A la fin du XVIe siècle, Friardel passa pour un tiers avec Glos et la Cressonnière dans la maison puissante des seigneurs de Rupierre par le mariage de François de Rupierre avec Louise le Sec, fille et seule héritière de Thomas le Sec et de Philippe de Cintray, dame de Friardel dont les prédécesseurs fondèrent le prieuré de Friardel. De ce mariage sortirent huit enfants dont le troisième Charles devint seigneur de Friardel. ses enfants ne laissèrent point de postérité.

A la même époque on trouve également une autre partie de Friardel dans la maison de Labbey. Il existe deux familles du nom de Labbey, celle du fameux généalogiste des seigneurs de la Rocque qui porte « d’argent au sautoir de sinople » ; une autre que l’on trouve dans Chevillard avec la qualification de seigneurs des Authieux en la généralité d’Abenon, qui portait « d’or aux chevrons d’azur accompagné en chef de deux molettes d’éperons de sable et en pointe d’une rose de gueules » ; selon d’Hozier « d’argent aux chevrons de gueules accompagné de trois roses de même »

En 1540 lors de la recherche des nobles pour les élus de Lisieux, on trouva à Friardel Jean Maillet, seigneur de Douville et Jacques, son frère, qui fournirent un anoblissement concédé par le Roy à leur père en octobre 1522, moyennant 500 livres. D’Hozier leur attribue « d’argent à trois maillets de gueules ».

Alors la famille de Cintray qui ne paraît plus à Friardel, s’était encore maintenue en possession de la seigneurie de Bellouet où les élus trouvèrent Robert de Cintray, seigneur du lieu qui faute de preuve suffisante fut assis à la taille, de ce fait il ne faut pas induire autre chose sinon que la famille de Cintray avait perdu ses archives ou que le commissaire, dans l’intérêt du fisc, exigeait des preuves trop régalières impossibles à fournir, surtout par les familles de noblesse ancienne.
Quant à l’écusson « d’or aux six annelets d’argent au franc quartier de même », tout porte à croire que c’est celui de la famille le Sec qui, comme on l’a vu, devint par alliance possesseur du fief de Friardel et du titre de fondateur du prieuré et l’écusson « parti de gueules à trois coquilles d’argent et d’or aux annelets et franc quartier « serait celui de Thomas le Sec et de Philippe de Cintray et remontrait par conséquent au règne du Roy Henri IV,

Monsieur Vitrouil de la Surrière, écuyer demeurant à Friardel en 1767.

Texte en latin an 1269.

4 – 2 : Analyses et transcriptions …. Ou « Transcriptions.doc »
HH 1 Parchemins trouvés chez le brocanteur, intéressant pour la plupart le fief du BREUIL-SUR-DIVES et la famille de FRANCQUEVILLE
p. 124 – 1778
Requête présentée au Roy par Guillaume Jacques François BOUDARD, receveur des décimes du diocèse de LISIEUX.
Par arrêt du 12 mai 1775, sa Majesté à l’Evêque de LISIEUX de procéder à l’extinction et à la suppression de la conventualité et du prieuré de SANT-CYR-DE-FRIARDEL, et à l’union des biens tant de la manse prieuriale que la manse conventuelle à la fabrique de l’église cathédrale de LISIEUX. En attendant que l’union fût consommée Sa Majesté a ordonné que les deniers soient régis et administrés par le sieur BOUDARD sous l’inspection de l’évêque de LISIEUX.
Jusqu’à présent pour ce compte qui a été arrêté à la somme de 4484 livres 17 sols 11 deniers, le suppliant après s’être mis en règle, demande a Sa Majesté de vouloir bien le décharger de cette administration et ordonner que lesdits biens et revenus, il soit payé de la somme de 4484 livres 17 sols 11 deniers dont il est en avance, suivant compte arrêté par le Sieur Evêque de LISIEUX le 14 avril 1778

Satisfaction lui est donnée par arrêté du 11 juillet 1778. (suit l’arrêté du roi)

PARCHEMINS COMMUNIQUES PAR MONSIEUR PANNIER 27 mars 1860
P.36
1618 25 avril
Vente par Guillaume Deschamps et Louise Auvrey sa femme, à Louis Doublet d’Orbec, d’une pièce de terre assise à Friardel tenue de la sieurie de Friardel pour le Damoiselle de Canapville
Lecture faite le 30 septembre 1618 par Denys Michel Villaye, curé recteur de Friardel.
A la fin est écrit ; le treizième du prix d’achat a été reçu par moi Damoiselle soussignée Dame de la Saussaye, ce dernier jour de septembre 1618
signé : Anne Labesc

EXTRAIT DE NOTES RECUEILLIES PAR MONSIEUR CATHERINE, INSTITUTEUR A GONNEVILLE SUR HONFLEUR.
Page 53.
Thenneguy de Thieuville était fils de Durand de Theiuville, or après la mort de son père Thenneguy eut des différends avec son beau-frère Guyon d’Erneray, seigneur de Friardel, au sujet du mariage de sa soeur Ce différend fut jugé aux Assises de Normandie en 1477. Ce procès parle d’autres frères dudit Thenneguy, entre autres de Richard de Thieuville, abbé de l’Abbaye de Grestain, lequel est relaté dans le procès faisant honorablement son état.
(archives de Thieuville)

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