TOURGEVILLE



NOTES sur TOURGEVILLE – 14701

Tourgievilla – Tutgivilla – Torguevilla – Spetrus de Torgeville- Torgisvilla

Ancien fichier: TOURGEVI.SPR complété.

1 – Bibliographie.:
2 – Pièces justificatives.
3 – Archives ShL.
4 – Notes de Michel COTTIN.

1 – Bibliographie:

BUREAU Dr Jean, « Le Manoir de Glatigny », PA, 14, N° 11, Novembre 1964, pp. 15-20, ill.
BUREAU Dr Jean, « L’histoire monumentale de Pont-l’Evêque et de ses environs », Art de Basse-Normandie, n° spécial 10, Eté, 1958, pp. 3-29 Les Monuments Religieux, les maisons à pans de bois et les Hôtels de pierre. Les Prieurés: Beaumont-en-Auge, Saint-Himer. Châteaux des environs: Hébertot, Gassart, Reux, Le Breuil-en-Auge, Glatigny. à Tourgéville.

CAUMONT Arcisse de, Statistique monumentale du Calvados, t. IV, Caen, Le Blanc-Hardel, 1862, pp. 233-238, ill. (manoir de Glatigny)
« Sur la commune de Tourgéville, vers l’extrémité ouest, on trouve le château de Glatigny dont je donne l’esquisse, p. 238, et qui doit, en partie du moins, remonter au règne de Louis XIII ou aux premiers temps de l’époque Louis XIV. Il appartient à la famille Talaru ».
CAUMONT Arcisse de: Statistique monumentale du Calvados réédition Floch, tome IV, page 229.

DETERVILLE Philippe, Richesse des châteaux du Pays d’Auge, Condé-sur-Noireau, Corlet, 1989, 250 x 330, 301 p.; pp. 24-25 (ill.); 148-153, ill.
p. 153.-… « Suzanne Faulcon, dame de Glatigny avait épousé Gilles de Giverville, écuyer; Ce sont eux qui firent construire, en 1619, à l’arrière du manoir à pans de bois, deux imposants pavillons encadrant une petite cour intérieure. Cet espace réduit était jadis clos sur le quatrième côté par un mur perce de meurtrières, surmonté en son centre d’une tour qui s’ouvrait sur un pont enjambant les douves ».

DETERVILLE Philippe, Glatigny à Tourgéville dans Petits et Grands Manoirs du Pays d’Auge, pp. 148-149; partie bois à encorbellement, grille, portes avec accolades et pinacles, fenêtres à meneaux, lucarne pignon filière assemblée, personnages et flore sculptés; partie en brique à bandes verticales de pierre enserrées de panneaux de brique surmontées de lucarnes à fronton triangulaire

DINE Jean-Louis, Etude démographique de Tourgéville (1662-1836) et Englesqueville-en-Auge (1671-1736), Université de Caen, Mémoire de maîtrise, 1987

Editions FLOHIC: Le Patrimoine des communes du Calvados page 1603

FAUROUX Marie, Actes des Ducs de Normandie in MSAN., XXXVI, 1961, la dîme de Tourgéville, pp. 393-394;
Donation à l’abbaye de Saint-Ouen de Rouen, par Robert Bertran.

LE CACHEUX Paul, Actes de la chancellerie d’Henri VI concernant la Normandie sous la domination anglaise (1422-1435), Rouen-Paris, Lestringant-Picard, 1907, 2 vol., In-8°.
I, p. 131.

LE CLERC Léon,  » Chaumières normandes « , L’Illustration
(Saint-Hippolyte-du-Bout-des-Près – Préaux – Vauville – Vasouy – Manoir Conti près Honfleur – Conteville – Toutainville – Coquainvilliers – L’Aigle d’Or à Pont-l’Evêque – Saint-Arnoult – Blangy-le-Château – Tourgéville – Fierville – Gonneville)
rec. factice  » Pages de Tourisme de l’Illustration « )

 » Le manoir de la Pipardière quitte Livarot. C’est maintenant officiel: Jack Lang autorise le déménagement du manoir de la Pipardière. Cette vieille battisse livarotaise, classée monument historique, sera démontée pièce par pièce. Ce puzzle géant sera reconstitué à Tourgéville. Mais une fois restaurée et reconstruite, la Pipardière sera-t-elle toujours la même ? « , Eveil de Lisieux, 19 septembre 1991

NORTIER Michel, Contribution à l’étude de la population en Normandie au bas moyen âge (XIVe-XVIe siècles). Inventaire des rôles de fouage et d’aide. Sixième série: Rôles de fouage paroissiaux de 1518 à 1533 dans Répertoire périodique de documentation normande, N° 14; « , Cahiers Léopold Delisle, XXXIX, 1990, pp. 1-127
Tourgéville, 829.

PANNIER Arthème: voir Archives SHL, NE12, 2e carton.

QUENEDEY Raymond, Les provinces de l’ancienne France. La Normandie. Recueil de documents d’architecture civile de l’époque médiévale au XVIII° siècle. I.- Généralités, milieu, climat, sol, conditions humaines. Seine-Inférieure. II-III.- Calvados. IV.- Eure. V.- Manche et Orne, Paris, F. Contet, 1927-1931, 5 vol.
2e série, 1927; Pl. 2: Tourgéville: Manoir de Glatigny, bâtiments de ferme, lucarnes allongées à baies rectangulaires; charreterie: pan de bois largement espacé. Pl. 3: Tourgéville: Café-tabac et vieilles chaumières sur le bord de la route de Touques à Varaville.

SPALIKOWSKI Edmond, « Au pays des Manoirs. Quelques gentilhommières du Calvados », Revue du Touring Club de France, août 1937, pp. 235-245
Glatigny, à Tourgéville

Syndicat d’élevage et de Contrôle laitier de Lisieux. 3e vente publique aux enchères de 11 taureaux, 15 génisses, 2 vaches de race Normande pure. Dimanche 4 Octobre 1931 à 14 heures 30 très précises, Marché-aux-Bestiaux de Lisieux, s.l.s.d. (Lisieux, Imp. Morière), plaq. 135×212, 28 p., ill.
= Arch. SHL. Don Guimier 1992. p. 2: « Le Syndicat d’Elevage et de Contrôle Laitier de Lisieux » (historique et activités); Elevages présentant des animaux: Lepeudry, Tourgéville.

VASSEUR Charles-Modeste-Victor, « Notes sur le Martologue de la Charité de Tourgéville », MSAN, XXIX, 1re partie, Juin 1875, pp. 4-35

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

Tourgéville, Torgevilla. Torguisvilia, Tourguyville.
Notes de M. V. Pannier.
Le village de Tourgéville est situé à trois kilomètres de Touques, sur le bord de la route de Trouville à Dives.
L’église offre l’assemblage de plusieurs styles.
Elle se compose d’une nef avec bas-côtés irréguliers et d’un choeur sans collatéraux.
La nef a été allongée d’une travée au XVIIIe. siècle. Le portail occidental a été construit à cette époque, ainsi que l’indique la date de 1751, gravée sur la porte. Cette porte est accompagnée de deux pilastres, avec refends, qui supportent un fronton circulaire. Elle est surmontée d’une fenêtre à arc surbaissé, décorée, dans la partie supérieure, de deux tètes d’ange. Deux fenêtres, l’une à plein-cintre, l’autre flamboyante, éclairent les extrémités des bas-côtés. Le portail est surmonté d’un large clocher, construit en charpente et recouvert en essente, terminé par une pyramide hexagone.
Ce clocher s’appuie, à l’intérieur, sur de larges arcades cintrées, formant une espèce de vestibule ou narthex.
La nef se compose de trois travées. La première travée est moderne ; les deux autres datent des XIIIe. et XIVe. siècles.
L’une des colonnes qui supportent les arcades est flanquée de quatre colonnettes, dont les chapiteaux sont composés de feuilles recourbées en volute. Cette colonne a été creusée pour y placer un bénitier. Les chapiteaux qui terminent les autres colonnes sont ornés de feuilles de chou frisé; sur l’un d’eux sont représentés des calices.
L’arc triomphal, formé de gorges peu profondes, repose sur de larges chapiteaux ornés de feuilles de chou frisé. Sur le tailloir de ces chapiteaux on a placé deux écussons enmarbre blanc.
De chaque côté de l’arc triomphal sont appliqués, contre le mur, de jolis panneaux en pierre tendre formant des dessins flamboyants très-variés.
Le bas-côté méridional est éclairé par trois larges fenêtres dans le style flamboyant et dans le style de la Renaissance.
Ces fenêtres, d’un travail grossier, sont partagées en plusieurs baies.
Contre le mur est placée une ancienne colonne, surmontée d’un écusson qui a pour tenants deux levrettes.
Près de l’autel, qui s’élève à l’extrémité de ce collatéral, est une piscine trilobée, à plein-cintre, entourée d’un large tore qui repose sur des colonnettes sans chapiteau.
La voûte, refaite sans goût, est plafonnée. Une partie seulement, près de la chapelle, est formée d’arceaux prismatiques.
Le mur, construit en grand appareil, présente à l’extérieur quelques chaînes horizontales en caillou noir. L’archivolte de la fenêtre qui éclaire la chapelle, du côté du midi, se termine par deux bustes d’anges, dont les ailes sont relevées; l’un de ces anges tient un écusson avec le mot, en lettres gothiques; l’autre tient également un écusson avec clefs disposées en sautoir. Cette chapelle est flanquée de deux contreforts, dont l’un’est prismatique
Le bas-côté septentrional est éclairé par une fenêtre cintrée, moderne, et par une petite fenêtre dont la baie, surmontée d’une ogive en accolade, est renfermée dans un plein-cintre.
Entre le choeur et la nef s’élève, au nord, une chapelle qui est éclairée par une belle fenêtre à compartiments flamboyants. Cette fenêtre, partagée en quatre baies, offre des fragments de vitraux, sur lesquels on remarque un écusson et les lettres gothiques D – H – S répétées plusieurs fois.
Sur l’un des contreforts qui soutiennent les murs de la chapelle est gravée l’inscription suivante, en caractères gothiques :
repossent
les corps dez seigneurs du hamel
du Sollie . dittes four eulx pater
noster
Ave Maria (1).
(1)( Le manoir du Hamel, entièrement démoli, était situé à peu de distance de l’église).

Le choeur, en retraite sur la nef, date de la fin du XIIe. siècle ou du commencement du XIIIe. Il est éclairé au nord par trois fenêtres entourées d’un tore, étroites à l’extérieur et ébrasées à l’intérieur. Les fenêtres du côté du midi ont perdu, à l’intérieur, leur forme primitive ; repercées pendant la dernière période ogivale, elles sont formées d’ogives aiguës et ornées de moulures en gorge; à l’extérieur, leur archivolte se termine par des têtes d’animaux.
Le mur septentrional, construit en grand appareil, est flanqué de trois contreforts peu saillants qui datent de la fin du XIIe. siècle ou du commencement du XIIIe.
Un chevet droit, masqué par une sacristie du XVIe. siècle, termine le choeur.
La voûte de la nef est en lambris, avec entraits et poinçons.
Celle du choeur est également en merrain.
Le maître-autel est décoré d’un beau rétable, dans le style Louis XIV, avec colonnes torses ornées de feuilles de vigne. Le tabernacle provient de l’église de St.-Arnoult. Le reliquaire est dans le style Louis XV.
On voit, du côté de l’Évangile, une statue de saint Pierre, second patron de la paroisse.
Le lutrin, dans le style Louis XV, présente une forme insolite.
A l’extrémité du bas-côté méridional de la nef est placé un autel orné d’un beau retable, d’ordre composite, avec colonnes torses couvertes de feuilles de vigne et de grappes de raisin. Le tableau représente l’Assomption, le cadre qui le renferme est couvert d’ornements en forme de cartouches. Sur le stylobate du rétable est représentée l’Annonciation : ce retable provient de l’église de St.-Arnoult.
Le tabernacle, décoré de colonnes torses, représente un joli pavillon. Il ornait autrefois le maître-autel.
Le tombeau offre un parement en toile peinte. Au centre est un joli médaillon, représentant l’Annonciation.
L’église de Tourgéville est sous l’invocation de saint Pierre et de saint Martin.
L’abbé de St. -Ouen de Rouen ou le prieur de Beaumont nommaient à la cure jusqu’au XVIe. siècle ; au XVIIIe. siècle, elle était à la nomination du seigneur.
C’est sur la commune de Tourgéville qu’est situé le quai au Coq sur la Touque, en face du bourg de ce nom. Ce quai fut élargi, en 1731, aux dépens du terrain appartenant au sieur de Clacy, auquel le roi accorda, comme indemnité, droit de passage sur chaque barrique de vin, etc., etc., à des conditions qui sont relatées dans les lettres-patentes qui furent données (Voir Collection de D. Le Noir, v. 67, p. 499).

Château de Glatigny.
— Sur la commune de Tourgéville, vers l’extrémité ouest, on trouve le château de Glatigny dont je donne l’esquisse, page 238, et qui doit, en partie au moins, remonter au règne de Louis XIII ou aux premiers temps decelui de Louis XIV ; il appartient à la famille de Talaru.

2 – Pièces Justificatives:

1051-1066 – Barneville
Guillaume le Bâtard souscrit une donation faite à Saint-Ouen (de Rouen) par Robert Bertran, Bertram. Cette donation comprend: le domaine de Saint-Cloud avec les foires, les vilains de Clarbec, une fosse à poisson dans la Touque; quatre acres de près à Saint-Cloud; la chapelle Saint-Nicolas de Burco; des biens à Saint-Georges; l’église Saint-Etienne d’Honfleur; l’église Notre-Dame de Magneville: l’église Notre-Dame du Vrétot; l’église Saint-Pierre et des dépendances à Surtainville; l’église Notre-Dame de Bricquebec, avec la dîme; une charruée à Fonteneit et l’église du lieu; les dîmes de ses forêts, foires, tonlieux, moulins; la dîme de son sel.
Il y ajoutait un fief à Barneville (-la-Bertrand), avec quarante acres de terre, deux vilains, deux chevaliers et la dîme de ses juments; enfin, la dîme de Tourgéville.
= AD. de la Seine-Maritime, 14 H 797.
+ EDIT. Marie FAUROUX.- Recueil des actes des ducs de Normandie (911-1066), N° 205, pp. 393-394.

1204
Robert Bertran concède à Pierre Boschier trois vergées de terre avec le droit d’y établir un moulin à tan « le Doit Mortin ». Témoins: Guillaume de Blosseville, Richard le Foidre, Raoul de Bricquebec, Gislebert Trouel, Hugues de Barneville, maistre Guillaume Vuver
= Charles BREARD.- Cartulaires de Saint-Ymer-en-Auge et de Bricquebec, Rouen-Paris, 1908, pp. 193-193

1221
Robert Bertran confirme à l’abbaye Saint-Ouen de Rouen les donations que Robert le Tort et Suzanne, femme de celui-ci, avaient faites pour doter le prieuré de Notre-Dame-de-Beaumont-en-Auge.

Omnibus sancte Matris eclesie filiis ad quos presens carta pervenerit, Robertus Bertran, salutem. Noverit universitas vestra quod ego dedi et concessi et presenta carta confirmavi ecclesie sancti Audoeni Rothomagensis pro salute anime mee et predecessorum meorum ea que Robertus Tortus et ejus uxor Susanna dederunt et concesserunt predicte ecclesie ad sustationem monachorum qui, apud sanctam Mariam de Bello Monte in Augia, auctoritate et dispensatione abbatis et conventus sancti Audoeni deservituri deputabantur, videlicet: ecclesiam sancte Marie de Bello Monte cum omnibus pertinentiis (Beaumont-en-Auge) et presentationem ejusdem ecclesie, ecclesiam Sancti Stephani de Tilleio (Saint-Etienne-le-Thillaye), et presentationem ejusdem ecclesie similiter; ecclesiam sancti Grorgi de Penna Pice (pennedepie), ecclesiam de Magnavilla similiter (Manneville-la-Pipard) (suivent des biens dans la Manche) (….) ecclesiam sancti Clodoardi similiter (Saint-Cloud), ecclesiam de Tourgisvilla similiter (Tourgeville) et in ecclesia Sancti Stephani de Honeflue quatuor libras annuatim, cujus presentatio michi et heredibus meis remanet (Honfleur) ; ecclesiam sancti Georgii de Flikeflue (Fiquefleur) cum omnibus pertinentiis que ibidem possident; ecclesiam sancte Marie de Veteri Hebertot (Vieux-Bourg) similiter. Preterea dono et confirmo predicte ecclesie sancti Audoeni ad sustentationem monachorum qui apud sanctam mariam de Bello Monte in Augia. Deo servituri deputantur, decimas de omnibus forestis meis et de pasnagiis, et in prefectura mea de Penna Pice (Pennedepie) quadraginta solidos, et in prefectura de Ronchevilla (Roncheville) quadraginta solidos, et in censibus de Penna Pice (Pennedepie) decem solidos, et in prefectura de Honeflue (Honfleur) octo libras, et de théloneo de Fausguernon (Fauguernon) decimam, et in granario de Fausguernon tria sextaria avene, et pratum de Alinetis (Launay-sur-Calonne) sicut dividitur, et unam fossam in Touca piscatoriam, et sallam de duabus fossis meis (salines); ibidem decimas de (…. biens de la Manche) Noerolei (Norolles) et de Rotis (Reux) et de Brancillze, sicut antecessores mei eas dederunt et prefati monachi eos possederunt; et duas garbas sancti Johannis de Barnevilla et sancti Philiberti de Campis (Saint Philbert de Champs) et sancti Renoberti de Fausguernon (Fauguernon), quarum ecclesiarum presentationes ad me et heredes meos pertinent.

Dedi etiam duos vavassores eis Goscelinum et Osbernum. Et sciendum est quod capelle sancti Nicholai de Ronchevilla et sancti Renoberti de Fausguernon (Fauguernon), michi remanent. Concessi etiam priori et monachis sancte Marie de Bella Monte, quod singulis diebus habeant in haya meo de Tilio (La Haye du Theil, canton de Honfleur) duos equos ligna deferentes ad suum manerium ardere, ligna etiam ad edificia domus sancte Marie de Bello Monte, et ad Molendinum faciendum, ad plaustrum et ad aratrum; et insuper fagum unam ad Natalem Domini, unam ad Pascham, unam ad Assumptionem Beate Marie, unam ad festum Omnium Sanctorum, et preterea decimam de Bernoubeth, et decimam molendini tanereth de Brikebeth etc… (…. Biens dans la Manche). Et ut supradicta, sicut ad me concessa sunt, robur perpetue firmitatis obtineant, presentem paginam sigilli mei munimine dignum duxi roborare. Anno Domini gratie M°CC° vicesimo primo.
¸ EDIT. Charles BREARD, Cartulaire de la baronnie de Bricquebec, n°19, pp. 205-207
+ IND. AD 76 14 H 797 (1680) A revoir !!!!!

1255
Confirmation par Robert Bertran des biens appartenant à l’abbaye Saint-Ouen de Rouen.

Eisdem confirmo et concedo que ad majorem declarationem duxi propriis nomibus exprimenda, videlicet ecclesiam sancte Marie de Bello Monte in Algia cum omnibus pertinentiis suis et presentationem ejudem ecclesie; ecclesiam Sancti Stephani de Tilleio (Saint-Etienne-le-Thillaye), et presentationem ejusdem ecclesie; ecclesiam de Pemma Pice similiter (Pennedepie), ecclesiam de Magnavilla in Constantino similiter (50) (suivent des biens dans la Manche) (….) ecclesiam sancti Clodoardi similiter (Saint-Cloud), ecclesiam sancti Petri de Torgovilla similiter (Tourgeville) et in ecclesia Sancti Stephani de Honeflue quatuor libras annuatim, cujus presentatio michi et heredibus meis remanet (Honfleur); ecclesiam sancti Georgii de Fliqueflue (Fiquefleur) cum omnibus pertinentiis suis et presentationem ejusdem ecclesi, et in eadem villa census cum omnibus pertinentiise que ibidem possident; ecclesiam sancte Marie de Veteri Herbertot (Vieux-Bourg) similiter, et in prefectura mea de Penna Pice (Pennedepie) quadraginta solidos, et in prefectura de Ronchevilla (Roncheville) quadraginta solidos, et in censibus de Penna Pice decem solidos, et in prefectura de Honeflue (Honfleur) octo libras, et de theloneo de Fauguernon, decimam, et in granario de Fausguernon tres sextaria avene, et pratum de Alnetis (Launay-sur-Calonne) sicut dividitur, et unam fossam in Chosti (sic) (pour Touqua ?) piscatoriam, et sallam de duabus fossis meis (salines); ibidem decimas de (…. biens de la Manche) Noerolei (Norolles), cujus presentatio ad me pertinet et de Rotis (Reux) et de Branvilla et de Claro Becco (Clarbec), sicut antecessores mei eas dederunt et predicti monachi eas possiderunt; et duas garbas sancti Johannis de Barnevilla et sancti Philiberti de Campis (Saint Philbert de Champs) et sancti Renoberti de Fauguernon, quarum ecclesiarum presentationes ad me et heredes meos pertinent. Dedi etiam duos vavassores eis Gocelinum et Hosbertum. Et sciendum est quod capelle sancti Michaelis (le texte de 1221 dit: Nicholai) de Ronchevilla et de Fausguernon (Fauguernon), michi remanent. (suivent des biens dans la Manche)…. Cum autem contentio esset inter predictos abbatem et conventum et me super straminibus quarumdam decimarum, videlicet de Surteinville magnevilla, Ovritot Briquebec, Buschierville, (50) Sancti Philiberti de Campis, Sancti Renorberti de Fausguernon, Noeroles (Norolles), Bretteville (?), Bronville; quito eisdem et remitto simpliciter jus quod dicebam me habere in starminibus omnium decimarum quas habebant in locis proximis ductis, excepto stramine et foragio tricturato omnium decimarum suarum de parochia de Briquebec. Quod de voluntate ipsorum ad usus meos et heredum meorum retinui dequo stramine poterimus facere, donando vel vendendo, nostramù plenariam voluntatem. Ita quod nec ego nec heredes mei possumus in straminibus dictarum parochiarum, excepto stramine de Briquebec, in posterum aliquid reclamare. Volo et concedo quod ipsi percipiant decimas venditionis in nemoribus meis de Fauguernon, cum ea vendi contigerit,, et pasnasgii; sed in ceteris decimis eorumdem nemorum nichil poterunt reclamare, salvo jure suo quantum ad decimas bladi, si dicta nemora vel partem eorum redigi contigerit ad culturam. Concedo etiam priori et monachis Sancte Marie de Bello Monte in Algia quod singulis diebus habeant in haia meo de Tilleio (La Haye du Theil, canton de Honfleur) duos equos ligna deferentes ad suum manerium ardere, ligna etiam ad edificandum domum sancte Marie de Bello Monte, et ad molendinum faciendum, et ad plaustrum et ad oratrum (le texte de 1221 dit aratrum), ; et insuper fagum unam ad Natale Domini, et unam ad Pascham, unam ad Assumptionem Beate Marie, unam ad festum Omnium Sanctorum, et decimas hayarum de Tilleio et de Honefleu sicit percipere consueverunt, volens et concedens ut si forte predicti monachi vel successores eorumdem decimis, juribus redditibus non utantur vel aliter quam deuerint utantur minus inde recipiendo, nullum eis ex hoc prejudicium in jure suo vel possessione generetur, nec michi, nec heredibus meis jus aliquod adquiritur.Datum apud Cadomum, anno Domini M°CC°.L°. quinto.
= EDIT. Charles BREARD, Cartulaire de la baronnie de Bricquebec, n°33, pp. 220-224,
+ Léopold DELISLE, Cartulaires de Briquebec, (n° 6 et 127)

1374.
Archives SHL: carnets de Charles Vasseur « Analyses et transcriptions … » dans « aveux de fiefs: -Bénerville:
– 4 octobre 1374
Jehan de la TILLAYE à cause de sa femme Jehanne du MONT rend aveu du fief du MONT dans la vicomté d’AUGE (paroisses de TOURGEVILLE, DEAUVILLE et BENERVILLE de:
– Renoult de BAILLEUL
– Jehan MARMION
– 24 avril 1409
Jacques de BAILLEUL escuyer rend aveu du 1/3 du fief de HUMBERT (?)
sis à SAINT-ERNOUL (saint Arnoult ?) s’étendant à TOURGEVILLE, DEAUVILLE et BENERVILLE

1375, 22 janvier – Pont-l’Evêque
Information de Robert Assire, vicomte d’Auge, pour savoir si Jean de La Tillaie, écuyer, est bien au droit de sa femme héritier de Philippot du Mont, mort en 1374, alors qu’il était en la garde du roi à cause d’un fief assis à Tourgéville.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 7, p. 315.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 1-2, 1967, p. 13.

1402, 2 septembre
Aveu de la seigneurie de la Bouteillerie rendu à Guy de La Roche, chevalier, seigneur de La Rocheguyon et de Roncheville, chambellan du roi, par Geoffroy Le Bouteiller.
La sergenterie s’étend sur Saint-Cloud (-sur-Touques), Roncheville, Honfleur, Briqueboe (?), Tourgéville et Saint-Etienne-la-Thillaye et est tenue par un 1/3 de fief de chevalier avec le Moulin Morel, moyennant le service de la bouteillerie du seigneur.
= B.N Fonds des Nouv. acq.fr. Ms. 1462, t. III, 108.
+ IND.: NORTIER Michel, « Les Sources… Le fonds des nouvelles acquisitions française du département des manuscrits », Suppl. Ann. de Norm, Juillet-Septembre 1973; p. 109.

1545, 31 août – Tourgéville
Aveu rendu aux enfants de Pierre Nollent, écuyer, sieur de Blosseville, par Jacques Faucon, pour le fief de Glatigny, à Tourgéville.
= Arch. SHL. FL 90.

1615, 14 juin – Tourgéville
Reconnaissance de contrat de mariage sous seing entre Jean Collette et Robine Duplessis, de Tourgéville.
= Arch. SHL. FL 214.

1630, 18 octobre – Tourgéville
Procuration donnée par Gilles de Giverville pour rendre aveu à Robert Mallet, chevalier de l’ordre du roi, gentilhomme ordinaire de sa chambre, capitaine de cent hommes au service des Etats de Hollande, à cause de son fief de Blosseville, pour le fief de Glatigny.
= Arch. SHL. FL 90.

1630, 23 octobre – Tourgéville
Aveu rendu à Robert Mallet, chevalier de l’ordre du roi, gentilhomme ordinaire de sa chambre, capitaine de cent hommes au service des Etats de Hollande, à cause de son fief de Blosseville, par Gilles de Giverville, écuyer, pour le fief de Glatigny.
= Arch. SHL. FL 90.

1640 – Archives SHL. IMPRIMES
I R 18: Documents concernant les taxes dues par le trésor de la paroisse de Tourgéville (1640, 1690, 1692)

1647 – 1674 – 1679 Tourgéville
Archives SHL – 1F506: 3 juin 1647: Tourgéville, contrat de mariage entre Jean Goguet et Jacqueline Le Carpentier.
– 1674: sentence de Jean Bouffard envers Jean Ronnay.
– 1679: Bannie et vendue par inventaire avec le répertoire concernant …..héritier et fils d’Elisabeth Le Carpentier.
– acte de tutelle (1694 ?) de Jean Le Carpentier fils.

1657-1664 et 1667 – Vicomté d’Auge
Minutes provenant de la juridiction concernant les localités de: Tourgéville, Surville, Saint-Vaast-en-Auge, Beaumont-en-Auge
= Cité in Suzanne d’HUART.- Archives de la Maison de France (Branche d’Orléans) Tome I – Fonds de Dreux (300 AP I, 664), Paris, 1976, p. 231

1673.
1F242: septembre 1673: vicomté d’Auge: Jacques Faulcon sieur des Barreaux trésorier de l’église de Tourgéville comparait devant Jean le Doulcet sieur des Isles Lieutenant général àpropos des revenus de l’église de Tourgéville et en vue de la levée et perception des droits de francs fiefs

1677, 6 septembre
Factum pour le cardinal de Bouillon, abbé de Saint-Ouen, contre M. de Bouthillier de Chavigny, prieur de Beaumont-en-Auge, au sujet de la présentation à la cure de Saint-Pierre-de-Tourgéville.
= AD. 76. 14 H 802.
+ IND. LE CACHEUX, 1938, p. 253.

1680 Tourgéville
Archives SHL: 1F794: 1680: Tourgéville: rente de 50 francs fondée par Jeanne Lecoq en faveur du trésor et des curés.

18e siècle:
Archives: 1F48 – 18e siècle – Tourgéville: testaments et actes divers:Talarn, Lemanissier etc… comptes rendus par les trésoriers de l’église St Pierre: Louis-Antoine, Sochon etc.

1711. – Archives SHL.1F851: 1711: Tourgéville: fermage ?

1720 – archives SHL ;
1F835: 1720 à Empire: Tourgéville: pièces diverses.

1730. janvier Archives SHL: 1F591:
1er janvier 1730: Louis Lemétayer curé de Tourgéville baille à Jean-Baptiste Hommet une place de banc dans la nef.

1741. Archives SHL.1F559:
1741: Jourdain Satis de Tourville, bail d’un pré appartenant à Jacques Le Houx de Tourgéville.

1773. Archives SHL: 1F98 –
1773-1775: Tourgéville. Procédure entre la veuve Deslandes et Satis Jacques prêtre.

1776. archives SHL. 1F816:
1776. Tourgéville: succession de Jean Satis.

1787. Archives SHL.1F783:
1787: Tourgéville: comptes du Trésor.

1788. Archives SHL: 1F108 –
1788 Trésor de Tourgéville, quittances

1848. – Archives SHL. 1F802:
1848: Enquête commerciale, artisanale et industrielle concernant la région de Pont-l’Evêque (Bonneville, Canapville, Clarbec, Drubec, Englesqueville, Pont-l’Evêque, St Arnoult, St Hymer, St Etienne la Thillaye, St Martin aux Chartrains, Ste Melaine, Surville, Tourgéville, Touques, Tourville, Trouville, Villerville.

LEMETAYER-DESPLANCHES: Voir Archives SHL, Fonds 25F, 1er classeur
I A1: extrait d’acte demandant l’annulation d’un mariage pour cause d’abandon depuis cinq ans
I A 3: reçu de150 livres (rente viagère trimestrielle)
I B 2: lettre de LM sur la défense de qui aurait applaudi des propos contre Napoléon. Condamnations à six mois de prison et 500f d’amende pour l’un et quinze jours de prison pour l’autre. Indulgence due au certificat du maire de St Pierre
II A: brouillon peu lisible sur le rôle des maires
II B 2: reçu de15 livres 6 sols 6 deniers; au dos reçu de 31 sols
II A 3: huit pièces en très mauvais état concernant les terres de Mont Canisy
LEMETAYER-DESPLANCHES: Voir Archives SHL, Fonds 25F 2e classeur.

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR
« doyenné de Beaumont »
Voir:
Ste Historique – Publication de 1872 p.17 n°16
– Extraits 113, 112 et 111- Bibliothèque Nationale

Sous l’invocation de St Pierre

Patronage:
14e Abbas S. Andoemi Rothom
16e Sen prior de Bellomonte et patro laïcus alternative
18e le seigneur

Elie de Récusson – curé vers la fin du 15e siècle Maître Guillaume Sorel, prêtre, curé de Tourgéville 1687 (registre de l’état civil de Deauville)

Résignation par Maître Guillaume Sorel, prêtre, curé de Tourgéville en faveur de Maître Louis Le Mettayer, son neveu, sous diacre au séminaire de Lisieux – 25 juillet 1704 (Insinuations VII folio 145 2e
Bref du 7 des Ides de février 1705 – Présentation par le Roy pour le même à cause des litiges -24 octobre 1704 (id 298, 299) Collation du 23 juin 1705 (id 302 2e) Prise de possession 16 juillet 1705 (id 315 2e)
Monsieur le Métayer figure comme ayant procès sur le registre des présentations du greffe de la vicomté de Pont l’Evêque au 20 avril 1740.
Le 19 juillet 1742, Jean Baptiste Chipel, prêtre, curé de la première portion de Villers sur mer, étant pourvu de la cure de Colomby, au diocèse de Bayeux, résigne son premier bénéfice en faveur de Jacques Satis, prêtre, curé de Tourgéville, à charge de 100 livres de pension. (Insinuations XVIII f° 231). (Il n’y a pas de place pour ce curé parmi ceux de Tourgéville)
Louis Le Métayer, prêtre, curé de Tourgéville, âgé de 75 ans, infirme, résigne le 7 octobre 1755, en faveur de Michel Deshayes, vicaire de Blonville, son neveu, à charge de 500 livres de pension (Insinuations XXV f° 109 2e)
Brevet du Roy du 3 novembre 1755 autorisant ladite résignation
Collation du 15 mai 1756, prise de possession le 16 mai (id 193 2e – 194.)
Les officiers de la Cour de Rome avaient refusé d’expédier le bref faute de production d’un certificat de l’Ordinaire que le patronage appartenait au Roy ; mais un arrêt du Parlement de Rouen permit au sieur Deshayes, résignataire, de prendre possession par provision (?) du 13 mai 1756 (Id f° 192, 196 2e)
Monsieur Deshayes jouit sans trouble. Par suite de son décès, le Cardinal de Rochechouard, évêque-duc de Laon, abbé de St Ouen de Rouen, présenta le 29 octobre 1769, pour la cure de Tourgéville Jean Vesques, prêtre, qui obtint sa collation le 2 janvier 1770 et prit possession le 5 janvier (Insinuations XXXII 292, 293) Sur le désaccord des patrons le Roy présenta le 4 février 1770, Pierre Harou, curé de la Chapelle Infray, qui reçut sa collation le 19 mars 1770 (Insinuations XXXIII f° 37, 46) Il prit possession le 19 mai.(Id 75)
Monsieur Pierre Hérou, curé de la Chapelle Hinfray, nommé par le Roy, au bénéfice de la cure de St Pierre de Tourgéville, vacant par le décès de Maître Michel Deshayes, dernier pourvu, à cause de la discordance et litige entre les patrons dudit bénéfice en date du 4 février 1770, ne peut prendre possession par suite de l’opposition de Maître Vesques, prêtre desservant le bénéfice de Tourgéville. Procédure du 24 juillet 1770
(Papiers de Monsieur Frain)
Par surabondance de précaution, Pierre Hérou, sollicita une seconde collation de plein droit, motivée propter négligentiam patroni laici, constatant que la cure de Tourgéville était vacante depuis un an par le décès de Michel Deshayes (11 octobre 1770) Et il fit une nouvelle prise de possession le 31 octobre par abondance de droit, jura juribus addendo, sans se départir de son premier droit de nomination par le Roy à cause du litige.(Insinuations XXXIII f° 172, 174) Registre de la Charité de Tourgéville
L’an de grâce 1603, Honnête Homme Jehan Touroude, dit Caron, marchand bourgeois de Dieppe, a donné et aumosné à l’église de céans l’image de St Pierre et le crucifix avec la croix et fleur de lys où il est attaché.. Priez Dieu pour lui, et furent apportés dudit lieu de Dieppe en ladite église le mardi ….jour de ….audit an 1603 et furent posés en icelle église la veille de la Pentecouste …)

Description de l’église par Pannier
Dans une correspondance de M.Pannier à Charles Vasseur, du 25 juillet 1861, description du Manoir du Breuil appelé aussi manoir de Glatigny, puis de la Ferme du Mont St Jean, et de pièces de monnaie anciennes.
Echiquier de St Michel 1248 à Rouen – texte en latin
Echiquier de Normandie An 1195 – Robertus de Torgisvilla

Recherches de Montfaut 1463
Sergenterie de Dives
Drouet de Récusson de Tourgéville
Colin de Graterville de Tourgéville

Recherches des Elus de 1524 p.31
Recherches des nobles de Lisieux p.86
Dispense de ban pour Jacques Labbé, écuyer, seigneur du Moutier, fils d Thomas Pierre Labbé, escuyer, seigneur de Moutier et Dame Suzanne Françoise Dandel de Tourgéville et pour Demoiselle Anne Charlotte le Roy, fille de Maître Louis le Roy, seigneur de Livet et conseiller du Roy, lieutenant particulier honoraire au bailliage de Pont Audemer et de feue Dame Anne Collet de St Ouen de Pont Audemer- 8 août 1725 (Insinuation XIV f°360)
Certificat de notoriété de noblesse délivré à Maître Jean Baptiste de Gemare, prêtre, demeurant à Bourgeauville, par quatre gentilshommes, entre autres Joachim de Hébert, escuyer, seigneur de Bailleul, demeurant à Tourgéville – 21 mars 1718 (Insinuations XII f°270 2e) Ce M. de Bailleul était commandant de la Côte de Villers, le 26 août 1716, suivant un titre de pension cléricale, souscrit par lui en faveur de Pierre Ambroise de Hébert, escuyer, seigneur de Bailleul, son frère. (ib f°300 2e)
Jean de Varnières, seigneur de Blainville et de la Poterie qui remonte à 1430
Dispense de ban pour Maître Pierre Philippe Gille Alexandre de la Roque de Bernière, fils de feu M. Pierre de la Roque de Bernière, écuyer, conseiller du Roy, lieutenant général au bailliage d’Auge et de Noble Dame Jeanne Esther de Hébert de Bailleul, demeurant en sa terre des Barreaux, paroisse de Tourgéville, et ledit seigneur de Bernière à Pont l’Evêque – et pour Noble Demoiselle Charlotte Félicité de Brévedent, fille de Messire Jean Baptiste Esprit de Brévedent et Noble Dame Marie Anne de Manoury de la paroisse d’Ablon – 10 juillet 1781 (Insinuations XXXVIII f°134 2e) Jean Jacques Jolby, acolyte de la paroisse de Tourgéville, 3 novembre 1763 (Insinuations XXIV f°181)
Marie Marguerite Jolby, fille de Jean Jacques et de Marguerite Le Cerf, de la paroisse de Tourgéville épousa Jean Jamot des Douaires de la paroisse d’Estrées, suivant publication de bans du 17 février 1773 (Insinuations XXXIV 78)
Le Hamel du Sollier
Château fort dont on voit encore l’emplacement près de l’église suivant M. Labutte.
Singulière idée de M. Labutte sur le droit de regard de mariage qu’avait le seigneur de Tourgéville p.187.

Mont Canisy
1452 – Item à cause d’icelui fieuf de Montcanisy à Tourgiville en Auge à droit de prender chaque an pour la livrée de mars sur chacune vaque ou veel qui vient en la prairie de Bunouville, 10 deniers et pour chacune jument 15 deniers et pour chacun porc qui y est trouvé doit payer 5 sous. Item de chacune brebis ou mouton …deniers. (L. Delisle – Classe agricole)

Glatigny – autrement Le Breuil
Séance tenue à Falaise le 29 janvier 1847 – Bulletin Monumental Tome XIII p.165
Congrès théologique 1848 p.38 Suivant un aveu du 14 mars 1548, Jacques Faulcon, seigneur de Glatigny, avait acquis ledit fief moyennant ¼ de haubert, deniers de Noble Homme Jean d’Auberville.
Suivant aveu du 18 octobre 1630, il appartient à Gilles de Giverville, escuyer, seigneur du Breuil, Blangis, Vasouy etc.… à cause de Demoiselle Suzanne Faulcon, son épouse. En 1695 il est aux mains de Monsieur le Président d’Ocqueville

4 – Notes de Michel COTTIN:

4 – a Eglise.

Pierre de moyen appareil de belle couleur dorée.
Contreforts étroits à double ressauts
Ouvertures XVe siècle couverture d’un sourcil terminé par une figure ?
Sacristie à 5 pans et 2 travées droites.

4 – b Manoir au SE de l’église

Voir photographies

Bâtiment relativement épais de 5 travées deux baies ouvrantes encore garnies de leurs volets formés d’ais larges de 150 à 200 mm. En partie inférieure de ces baies, traverse d’allège reposant sur de courtes colombes d’une trentaine de centimètres. En partie haute, l’espace entre le linteau des baies et la sablière haute d’étage est occupé par une pièce de bois horizontale.

A la suite de la baie de gauche, il existait un passage qui a été fermé par une sablière régnant approximativement avec les autres. La marche de seuil a été retaillée, il n’existe plus aucune trace de circulation. Le mur de soubassement paraît avoir été fortement déchaussé déchaussée.

Construction en orme. Boutique. Le pignon Est couvert par un large débord du toit couvrant un escalier offre toutes les caractéristiques du XVIIIe siècle avec ses trois écharpes d’angle oblique.
L’entre colombage est en galet roulé, un seul galet remplissant l’intervalle.
Deux sommiers transversaux traversent et sont reliés aux poteaux par des liens.
Soubassement pierres variées, oolithique et pierre coquillière du Mont-Canisy avec nombreux fossiles ;
Pierres rubéfiées La sablière fermant le passage a été rapportée double chevillage à gauche, simple à droite.

Ce bâtiment était vraisemblablement plus long à l’origine. Le poteau cornier Est porte encore sur la face latérale, une entaille d’une cinquantaine de centimètres dont la destination ne peut être précisée.

La datation est difficile mais doit remonter au XVIIe siècle.
Largeur passage 0.88, baie ouvrante de gauche 1.87

Lisieux, le 25 septembre 1993

Monsieur et Madame LAFAY
Manoir de Glatigny
14800 TOURGEVILLE

Madame, Monsieur,

Je tiens tout d’abord à vous remercier pour l’accueil que vous m’avez réservé lors de mon passage avec l’équipe japonaise qui m’a permis de compléter mes notes collectées à l’occasion de visites antérieures ou relevées dans les travaux de mes prédécesseurs.

Depuis près de quarante ans je travaille – après mon père qui avait tout particulièrement étudié la technique de la charpenterie – sur le vaste sujet de la construction en Normandie. C’est une œuvre de grande ampleur car les monuments de notre région, nombreux et variés, réservent constamment des surprises, ouvrent de nouvelles perspectives, tandis que les recherches, menées à l’échelon de l’Europe, apportent sans cesse de nouvelles pistes qu’il est indispensable de confronter avec nos propres observations. C’est dire si les analyses doivent être de plus en plus pointues et le moindre oubli, les notations un peu floues sur le terrain, peuvent avoir des conséquences sur les synthèses si l’on ne suit pas une démarche rigoureuse de collecte des données. Faute de quoi, revenu chez moi, je m’en aperçois après les avoir transcrites, mes notes restent incomplètes. Or Glatigny, par l’homogénéité de ses deux parties – bois et brique/pierre – est un monument référence dont l’étude est trop importante pour être approximative. Me serait-il donc possible de revenir pour quelques renseignements complémentaires, indispensables pour clore mon dossier.

En vous priant d’excuser mon indiscrétion et en l’espoir d’une réponse favorable, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, en l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Michel COTTIN
Président de la Société Historique de Lisieux
Membre du Conseil d’Administration de l’Association Le Pays d’Auge
Membre du collège Régional des Monuments et Sites (COREPHAE)
Membre de la Société Française d’Archéologie

C – MANOIR de GLATIGNY

Deux grandes campagnes de travaux avec quelques petites transformations intermédiaires correspondant à un premier bâtiment de bois, l’on a en effet accolé un ensemble de constructions en pierre et brique.

Manoir à pans de bois:

Le premier manoir présente un plan rectangulaire de 8 travées (Il faut entendre par travée l’espace compris entre deux poteaux porteurs. La largeur de ces travées peut considérablement varier. Les plus étroites, environ 1.00m à 1.20 m. correspondent généralement à des passages. Les autres peuvent mesurer de 1.30 m. à 2.50 m. sans qu’il soit possible jusqu’à présent de déterminer la raison de ces écarts). Au milieu des six premières, en partant de la droite, est implanté un puissant massif de cheminées adossées tandis qu’aux deux dernières correspond un second massif placé sur le pignon. On accède au premier de ces trois « aistres » par une porte située en extrémité du mur gouttereau tandis que l’accès aux deuxième et troisième se fait par deux portes géminées entre la sixième et la septième travée.

Ouvertures:

1.- Baies
2.- Menuiseries
3.- Grilles

Décoration:

Très riche avec de très nombreux bustes en ronde-bosse et de nombreuses sculptures aux motifs variés, religieux, profanes ou symboliques.
Logis de pierre et brique
Briques très variables dans leurs dimensions

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