VIEUX PONT EN AUGE



NOTES sur Vieux-Pont-en-Auge – 14750

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    Vieuxpont.

  • La baronnie de Vieuxpont Mre Jean de Vieuxpont, sieur baron dud. lieu.
  • Le fief les hérittiers (sic) de feu Georges de la Fresnées (sic Fresnaye) , escuyer.
  • Le fief le sieur les hérittiers de feu sieur d’Aulnay.
  • Les fiefs Pierre et Jacques ditz Le Maignen, escuyers.

Archives du Calvados.
Vieux-Pont-en-Auge (Calvados; jusqu’en 2016)
Canton actuel : Livarot
Arrondissement actuel :Lisieux
Code INSEE : 14750
Histoire administrative : Le complément « en-Auge » est ajouté par le décret du 21 décembre 1999. A partir du 1er janvier 2017, Vieux-Pont-en-Auge forme avec Boissey, Bretteville-sur-Dives, Hiéville, L’Oudon, Mittois, Montviette, Ouville-la-Bien-Tournée, Saint-Georges-en-Auge, Saint-Pierre-sur-Dives, Sainte-Marguerite-de-Viette, Thiéville et Vaudeloges, la commune nouvelle de Saint-Pierre-en-Auge (chef-lieu dans l’ancienne commune de Saint-Pierre-sur-Dives), par l’arrêté préfectoral du 8 septembre 2016.
TA Saint-Pierre-en-Auge (Calvados; à partir de 2017)
EP Vieux-Pont (Calvados; jusqu’en 1999).

Dictionnaire Topographique du Département du Calvados – C. HIPPEAU.
Vêtus Pons. Vieux-Pont – Vielpont, Viépont, Viez Pont. Vieux-Pont.
Vieux-Pont ou Vieux-Pont- en-Auge, canton de Saint-Pierre-sur-Dive.-Viez-Pont, 11 55 (Wace, roma.de Rou). – Velus Pons, 1180 (magni rotuli, p. 7,2), – Viépont, 1579 libid. p.47, 3). – Viel-pont, 1780 (temp. de Lisieux).
Par. de Saint-Aubin, deux cures.
patr. l’abbé de Saint-Désir de Lisieux et l’abbé de Saint-Pierre-sur-Dive.
Dioc. de Lisieux,
doy. du Mesnil-Mauger.
Génér. d’Alençon, élect. de Falaise, sergent de Saint-Pierre-sur-Dive.
Ancienne baronnie mouvante de la vicomté de Falaise, tenue par Jean de Vieux- Pont en 1586 (papier terrier de Falaise); quart de fief noble dit de la Cornelière, relevant du roi, sis à Vieux-Pont, dépendant du marquisat d’Oillamson. Membre de fief, appelé la Roullière, mouvant de la vicomte de Falaise (ibid.).

Lieux-dits.
Duvallerie (La), h – Godet (Le), h. -[Houlbecq, h. Holebec, J198 (magni rotuli, p. 76, 2).] – Lieu-Valois (Le), h – Moulin-du-Vieux-Pont .

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

Eglise de VIEUX-PONT
ARCHITECTURE NORMANDE AU MOYEN-AGE. COLLOQUE DE CERISY LA SALLE 1994 – 2 volumes 24×32 – Ed Corlet 1997 – vol 2 p 16.
CAUMONT Arcisse de: « Note sur l’église de Vieux-Pont », MSAN, t. VI, p. 402.
CAUMONT Arcisse de: Statistique monumentale du Calvados.
Editions FLOHIC : Le Patrimoine des communes du Calvados page 1384.FOUCAUD J. : l’école de Vieux-Pont. Bulletin du foyer rural du Billot, N°17. mars 1987.
GORET Jean-François : Un pion d’échec du XIe-XIIe siècle découvert à Vieux-Pont en Auge (Calvados) BSHL n°59, décembre 2006. p.42
JOUAN Isabelle dir. Pays d’Auge – Un terroir, un patrimoine – Guide des cantons de: Lisieux II, Saint-Pierre-sur-Dives, Livarot, Orbec, s.l.s.d. Pays d’Accueil Sud-Pays-d’Auge (1989), 110 x 210, 81 p. 6 cartes h.t.
LE CHERBONNIER Yannick : L’architecture fromagère en Pays d’Auge. Bulletin du Foyer rural du Billot n° 91 Septembre 2005.
LEMIERE Yves, Notes sur la baronnie et la famille de Vieux-Pont, Communication SHL, 28 novembre 1961
= Arch. SHL.
LEPREVOST Thierry, L’Art roman en Normandie. Les Ducs de Pierre, s.l. (Con¬dé-sur-Noireau, Corlet (1988), 160×240, 264 p., ill. Vieux-Pont-en-Auge, pp. 59-60 (60-61).
L’EXPLOITATION ANCIENNE DES ROCHES DANS LE CALVADOS : HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE. Serv. dép. d’Archéologie. 1999. page 162, 163, 354.
MANEUVRIER Christophe, « Quelques exemples de mottes castrales dans la région de Saint-Pierre-sur-Dives », BULLETIN DU FOYER RURAL DU BILLOT, N° 14, juin 1986, pp. 7-25
MANEUVRIER Christophe : Histoire de la famille de Vieux-Pont. Bulletin du Foyer rural du Billot, n° 20, page 7.
MANEUVRIER Jack. Règlement de la confrérie de Vieux-Pont. Bulletin du Foyer rural du Billot, n° 35, page 56.
MARIE A., Histoire de la commune de Vieux-Pont, Canton de Saint-Pierre-sur-¬Dives, Ms. 1885, 41 p., ill.
= Arch. Départ. du Calvados, Br. 9501
MAYER Jannie, Ministère de la Culture et de la Communication Direction du Patrimoine. Catalogue des Plans et Dessins des Archives de la Commission des Monuments Historiques – Tome I, Basse-Normandie: Calvados, Manche et Orne. Introduction de Françoise Berce, Caen, Lafond, 1980, 167 x 250, VII, 367 p., ill. couv. ill.
MUSSET Lucien, « Excursion en Pays d’Auge: les églises de Sainte-Marie-aux-Anglais (à Mesnil-Mauger) et de Vieux-Pont-en-Auge (pp. 221-224); l’église abbatiale de Saint-Pierre-sur-Dives  » (pp. 235-236), Mélanges multigraphiés de la Société d’archéologie et d’histoire de la Manche, 10e série, 1981 (Fasc. 49 des Mélanges multigraphiés), pp. 223-224
NEDELEC Yves : Tableau récapitulatif des seigneurs de Castillon et Vieux-pont et des propriétaires de trois manoirs (La Touzerie, Le Lieu-Rocher, Houlbec). (SHL NE26)
NEUVILLE Louis RIOULT de, L’église de Vieux-Pont in La Normandie Monumentale et Pittoresque, Le Havre, Le Male et Cie.; réédit. Corlet, t. II, pp. 169-
Règlement de la confrérie de Charité de Vieux Pont : Bulletin du Foyer rural du Billot n°67, septembre 1999.
RUPRICH-ROBERT V., L’architecture normande aux XI° et XII° siècles en Normandie et en Angleterre.
TRAVERS Emile, Rôle du ban et de l’arrière-ban du bailliage de Caen, en 1552, Rouen, Société de l’Histoire de Normandie, 1901. In-8°, XVII-399 p. pp. 120-121; 325; fief de Houlbec relevant de la vic. de Falaise.
Manoir d’Argentelles, CDMPA, pp. 158-161; pierre, XVe-XVIe siècles.

2 – Pièces Justificatives:

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT.
Vieux-Pont, Vetus Pons.
Je commence ma revue des monuments du canton de St-Pierre-sur-Dive par une des églises les plus anciennes et des plus curieuses du département, celle de Vieux-Pont-en- Auge, que j’ai eu le bonheur de signaler le premier, il y a plus de trente ans.
Cette église présente un des exemples, si rares aujourd’hui, de cette maçonnerie en petit appareil avec chaînes de briques qui était partout en usage sous la domination romaine.
Les parties les plus remarquables sont le mur méridional de la nef et la façade; mais il faut distinguer dans celle-ci des reprises faites à plusieurs époques : la porte pourrait avoir été reconstruite au XIe siècle; du côté gauche de cette porte, l’absence de cordons en briques dans la maçonnerie annonce peut-être une reprise; la niche pratiquée au dessus de la porte doit être du XVIe siècle, et le gable a été exhaussé pour donner au toit plus d’inclinaison.
Dans le mur méridional, on voit encore les restes des fenêtres primitives; elles étaient étroites, cintrées, sans colonnes, et bordées d’un triple cordon de briques (Il est fâcheux: que, pour se procurer plus de jour, on ait détruit presque toutes ces fenêtres pour leur substituer des ouvertures informes).
Trois assises de briques forment les cordons horizontaux placés de distance en distance, dans la maçonnerie de petit appareil; ces briques ont environ 15 pouces de longueur et sont séparées par une couche de mortier aussi épaisse que la brique elle-même.
La nef forme un parallélogramme d’environ 14 mètres sur 8 hors oeuvre; le choeur, plus étroit, peut avoir 8 mètres de longueur sur 5 de largeur.
La tour est accolée au choeur, du côté du sud: la partie basse paraît presque du même temps que le mur qui l’avoisine; mais les briques employées dans les deux cordons que l’on y voit sont un peu plus courtes que les autres; quelques-unes ne sont que des morceaux retaillés.
Le premier étage de la tour, qu’il soit postérieur ou contemporain des murs du choeur, est remarquable par son appareil; les pièces qui garnissent les angles sont plus grandes que celles du milieu et à larges joints; elles encadrent ainsi le revêtement du centre, dont les pièces sont beaucoup plus pentes; nous avons vu la même disposition dans l’appareil des églises les plus anciennes de l’Anjou.
C’est sur le côté de la partie basse de cette tour, exposé à l’est, que nous avons observé une inscription dont voici le fac-similé et qui indique un certain Renaud comme auteur de l’édifice; elle est ainsi conçue :

VII. ID. FEBR. OBIIT
RANOLDVS.
ILLE FVITNATVS
DE GESTA FRAN
CORV M.ANI
MA EIVS REQVI
ESCAT IN PACE.
AM.ILLE FECISTAN
ECCLESIA.

Cette inscription, incrustée dans le revêtement, ne doit pas être à sa place primitive; mais on ne sait pas où elle pouvait se trouver d’abord.
A partir du niveau indiqué par la lettre A, la tour de Vieux-Pont me paraît d’une époque moins ancienne que l’étage dont je viens de parler; elle montre d’abord trois arcades aveugles portées sur des pilastres, et au-dessus une fenêtre cintrée à colonnettes, subdivisée en deux baies qui étaient primitivement séparées par une colonne. Le dernier étage est percé d’une fenêtre cintrée beaucoup moins large.
La tour est couronnée par une pyramide élégante en bois, dont la forme sera mieux comprise par l’examen de mon dessin que par la description que je pourrais en faire, et qui se rattache aux types les plus répandus dans le pays pour le couronnement des tours: inutile de dire que cette construction de bois est d’une date moins ancienne que la tour en pierre dont elle forme la terminaison.
L’intérieur de l’église est beaucoup moins intéressant que l’extérieur; pourtant il nous faut citer d’abord la porte qui communique du choeur au clocher, dont le cintre est formé de claveaux alternativement en pierre et en brique, comme dans les constructions romaines.
Si la tour a été appliquée après coup contre le choeur, comme quelques observateurs l’ont pensé, cette porte devait servir d’abord d’entrée au choeur, et c’est la place qu’occupent un grand nombre de portes dans nos églises des XIe, XII et XIII siècles.
A l’extrémité de la nef, dans le mur du nord, par conséquent du côté de l’évangile, on remarque une arcade à plein cintre et sans ornements qui recouvre une pierre tombale sans inscription, incrustée dans le mur. Ce tombeau arqué doit être très-ancien, et j’avais obtenu de feu Mgr Robin, évêque de Bayeux, la permission de le fouiller; mais j’ai craint de briser la pierre tumulaire, qui m’a paru engagée dans la maçonnerie, et j’ai toujours remis cette opération, parce qu’elle demande certaines précautions et des ouvriers soigneux que je n’avais pas sous la main à Vieux-Pont quand j’y suis allé dans l’intention de faire la fouille. Peut-être pourrons-nous l’exécuter plus tard, avec le concours de MM. Pannier, Bouet et Ch. Vasseur.
J’ai remarqué plusieurs statues du XVIe siècle à Vieux-Pont, notamment une Trinité, représentée par le Père-Éternel coiffé de la tiare, tenant le Christ en croix et ayant sur la poitrine une colombe figurant le Saint-Esprit.
L’église de Vieux-Pont est sous l’invocation de saint Aubin. La cure se divisait en deux portions. L’abbé de St-Pierre-sur-Dive nommait le curé de la première portion, et l’abbesse de Lisieux (St-Désir) celui de la seconde portion.
La vue générale qui suit est prise du côté de l’ouest; elle a été gravée par M. Godard, d’après un dessin de M. de Brébisson.

Motte féodale.
— Dans le bois qui couronne le coteau, à peu de distance et au sud-est de l’église, j’ai remarqué une magnifique motte féodale avec son fossé; elle est en terre, conique et assez élevée : peut-être était-ce là l’habitation de ce Rénauld dont il est question dans l’inscription relatée plus haut. Je n’y ai pas remarqué de vestiges de constructions en pierre, et la tour qui la surmontait devait être en bois.
Emplacement d’un château moderne.
— On montre dans les herbages, au pied du coteau dont je viens de parler, une place où, dit-on, existait un château moderne, il n’y a pas très-longtemps, et dont il ne reste plus de vestiges.
La famille de Vieux-Pont était très-ancienne. En 1161 mourut Richard de Vieux-Pont, abbé de St-Pierre-sur-Dive; il était l’oncle paternel de Foulques de Vieux-Pont, qui accorda à l’abbaye des droits et privilèges sur ses terres.
Poteries romaines.
— Feu M. le docteur Le Grand m’a dit avoir trouvé, à la hauteur de Vieux-Pont, près de la route allant à Lisieux, quelques débris de poteries qu’il croyait pouvoir faire remonter au temps de la domination romaine.

VIEUX-PONT-EN-AUGE. – De Caumont a signalé une remarquable motte féodale au S.-E. de l’église, dans les bois qui entourent le château et dominent la vallée; elle ne contiendrait pas de vestiges de maçonnerie (8).
(8) Caumont, Cours, V, p. 116; Stat. mon., V, p. 521-522; C.A.F., 1870

Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien Diocèse de Lisieux – PIEL Léopold Ferdinand Désiré.

146. – Le 16 nov. 1694, dispense de parenté du 3e au 4e degré pour le mariage entre Mes. Jacques Le Maignen, Escr, sr de Grandval, demeurant à Vieuxpont, et damlle Marie-Magdeleine Le Maignen, de la parr. de Castillon, après nouvelle enquête faite par Me Pascal Mesnier, pbrë, curé de la 1ère portion de Vieuxpont.
Vu l’attestation du sr Cappelain, curé de la 2e portion de Vieuxpont. et du sr Hurel, vicaire de Castillon, dispense de bans pour led. mariage.

583. – Le 10 sept. 1708, dispense de bans pour le mariage entre Alexandre Le Maignen, Escr, seigneur de Houlbec, etc., fils de Gabriel et de noble dame Elisabeth Maire, de la parr, de Vieux-Pont, d’une part, et noble dame Marie-Magdeleine Edouard, fille de Laurent, et de noble dame Magdeleine Bunel (?), de la parr, de St- Trinité, diocèse de Séez, d’autre part.

Curés de la 1ère portion. – P. Mesnier – F. Formage – F. -A. Desperroys – P. Lecoq.
Curés de la 2° portion. – F. Cappelain.
Prêtres de la paroisse. – J. Lormelot – F. Néel.
Patron (1ère P.) l’abbesse de Saint-Désir. – C. de Matignon.
Seigneurs et notables. – J. Le Maignen de Grandval. – G. Le Maignen – A. Le Maignen – R. de Vallois – J. de Guerpel.
CASTILLON: Jacques Le Maignen de Grandval.

375. – Le 17 juin 1710, la nomination à la 2e portion de la cure de Vieux-Pont appartenant au seigr abbé de St-Pierre-sur-Dives, Mesre François de Camilly, évêque de Toul et abbé de lad. abbaye de St-Pierre, nomme à cette cure, vacante par la mort de Me François Cappelain, pbrë, dernier titulaire, décédé le 7 juin dernier, la personne
de Me François Duthrosne, pbfë du diocèse de Séez.
Le 26 juin 1710, Me Pierre du Mesnil, vic. gl., donne aud. sr Duthrosne la collation dud. bénéfice.
Le 8 juillet 1710,1e sr Duthrosne, pbrë du diocèse de Séez, demeurant à Donville aud. diocèse de Séez, prend possession de la 2e portion de la cure du Vieux-Pont, en présence de Me Robert Mignot, officier chez le roy; Me Guillaume De la Perelle, marchand et bourgeois, demeurant à Lx.

124. – Le 23 août 1711, Joseph Fleuriot, marchand, de la parr. de Vieux-Pont, constitue 150 livres de rente en faveur de son fils, Me Jean Fleuriot, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés.
Fait à Vieux-Pont, en présence de Me Louis Lecoq, pbrë, curé dud. lieu.

188. – Le 30 mars 1712, Daniel-François de St-Denis, Escr, capitaine au régiment de Barrois-Infanterie, demeurant à Vieux-Pont, diocèse de Séez, et damlle Louise-Judic de St-Denis, demeurant à la Brevière, obtiennent dispense de parenté du 2e au 3e degré, afin de pouvoir se marier ensemble.

256. – Le 19 oct. 1710, reçurent la tonsure et les ordres mineurs :
Jean Fleuriot, fils de Joseph et d’Anne Philippes, de la parr, de Vieux-Pont.

363. – Le 19 sept. 1711, Mgr Philbert-Charles de Pas-Feuquière, faisant les ordinations générales à Lx, ordonne sous-diacres :
Me Jean Fleuriot, acolyte de Vieux-Pont.

393. – Le 25 février 1713, vu l’attestation du sr Périer, curé d’Orville, dispense de bans pour le mariage entre Marie-Antoine Le Maignen, Esc., fils de feu Jacques-Gabriel Le Maignen, Esc., sr de Bricqueville, et de noble dame Françoise de la Rivière, d’une part, et Suzanne Bassière, fille de feu Jacques Bassière, marchand, et de Marie Chardin, tous deux de la parr. d’Orville.

451 . – Le 10 mai 1713, vu l’attestation du sr Duthrosne, curé de Vieux-Pont, et du sr Féron, desservant la parr. du Doux-Marais, dispense de bans pour le mariage entre Mesre François Le Vallois, Escr, fils de Rolland Le Vallois, Esc., sr de Coconville, et de noble dame Léonore de Picquot, de lad. parr, de Vieux-Pont, d’une part, et damlle Marguerite Lemarinier, fille du sr Nicolas et d’Anne Colliboeuf, de la parr, du Doux-Marais.

478. – Le 24 sept. 1712, furent ordonnés sous-diacres par le seigr de Condom :
Me Jean Fleuriot, sous-diacre de Vieux-Pont.

467. – Le 3 mars 1716, dispense de bans pour le mariage entre Mre Guillaume-Anne de Clerel, chever, seigr de la Roulière, fils de Mesre François de Clerel, Escr, seigr de Rampan, et de noble dame Marie du Rouïl, de la parr, de Vieux-Pont, d’une part, et noble dame Marie-Anne-Thérèse Cauvin, vve de Robert-Louis Mallet, sr des Douaires, fille de Cauvin des Longchamps et de damlle Marie de Chantelou, de la parr. de Bavent, diocèse de Bayeux.

380. – Le 29 oct. 1719, reçurent la tonsure :
Charles Le Maignen, fils d’Alexandre et de noble dame Françoise de Colliboeuf, de la parr, de Vieux-Pont.

561 . – Le 26 oct. 1721, reçurent la tonsure :
Pierre-Romphare Boullement, fils de Guillaume et de Charlotte Le Maignen, de la parr, de St-Loup-de-Fribois.

530. -Le 1er mars 1722, titre clérical fait en faveur de Me Charles Le Maignen, Escr, acolyte, par son père, Mre Alexandre Le Maignen, chever, demeurant en son château, parr. de Vieux-Pont.

769. – Le 11 juillet 1724, Me Jean-Guillaume Bazire, pbfë, obtient en cour de Rome des lettres de provision de la cure de Vieux-Pont, l re portion, vacante par la résignation faite en sa faveur par Me Louis Lecoq, dernier titulaire.
Le 7 sept. 1724, les vicaires généraux du seig. évêque donnent aud. sr Bazire la collation dud. bénéfice.
Le 27 sept. 1724, le sr Bazire prend possession de la l re portion de Vieux-Pont, en présence de Mre Paul Gautier, Escr, seigr et patron de St-Bazile; Mre Alexandre Le Maignen, chevr, seigr de Houlbec, Castillon et Coupesarte en partie; Léonor-Gabriel Le Maignen, Escr, et autres témoins de lad. parr, de Vieux-Pont.
816. – Le 3 janv. 1725, Mre Guillaume Véron, pbrë, chapelain de la Cathédrale et curé de Castillon, résigne purement et simplement led. bénéfice de Castillon entre les mains du seigr évêque, en présence de Mes François Marey et Nicolas Passey, pbrës de St-Germain de Lx.
Le 4 janv. 1725, le seigr évêque, patron de la cure de Castillon, nomme aud. bénéfice la personne de Mre Charles Le Maignen de Houlbec, pbrë de ce diocèse.
Le 7 janv. 1725, led. sr Le Maignen prend possession de la cure de Castillon, en présence de Me Guillaume Bazire, pbrë, curé de Vieux-Pont; Me Guillaume Leroy, pbrë, desservant la parr, de Castillon, et plusieurs autres témoins.

Curés de la l re portion. – L. Lecoq – J.-G. Bazire..
Curés de la 2e portion. – F. Cappelain – F. Dulhrosne – P.-N. Dufour.
Prêtre de la paroisse. – J. Fleuriot,.
Clercs. – J. Fleuriot – C. Le Maignen.
Patron de la 2e portion. – L’abbé de Saint- Pierre-sur-Dives. – F. Blouet de Camilly.
Seigneurs et notables. – F. de Clérel de Rampan – G.-A. de Clerel de la Roulière – C. Dunot – A. Le Maignen de Houlbec – L.-G. Le Maignen de Houlbec – F. Le Valois.

1154. – Le 27 oct. 1731 , dispense de bans pour le mariage entre Jacques Le Rat, sr de la Chesnaie, fils de Jean, sr de Thillaye, et de dame Madeleine Duchesne, de la parr, de la Gravelle, d’une part, et damlle Marie Fleury, fille de feu Jacques et de Barbe Bréard, de la parr, de Vieux-Pont.

1252. – Le 28 juin 1732, dispense de bans pour le mariage entre Mre Marin-Joseph de La Lande, chevr, seigr de Ste Croix, fils de feu messire Jacques de la Lande, chevr, seigr de Querville, Cambernon, de Ste Croix, et autres lieux, et de noble dame Madeleine de Lozier, de la parr, du Détroit, diocèse de Séez, d’une part, et dlle Elisabeth Le Maignen, fille de Mre Alexandre Le Maignen, chevr, seigr de Houlbec, Castillon et autres lieux, et de feu noble dame Françoise de Coliboeuf, de la parr, de Vieux-Pont.

499. – Le 7 mai 1743, Me François-Nicolas Dufour, pbrë, curé de St-Aubin de Vieux-Pont, 2e portion, donne sa procuration pour résigner sad. cure entre les mains de N.-S.-P. le pape en faveur de Me Simon Riquier, pbrè, vicaire de Castillon. Le sr résignant se réserve cinquante livres de rente à prendre sur les revenus dud. bénéfice qu’il a desservi pendant 23 ans. Fait et passé à Lx, en présence de Me Jean-Guillaume Bazire, pbfë, curé de là l re portion de Vieux-Pont.
Le 27 mai 1743, led. sr Riquier obtient en cour de Rome des lettres de provision dud. bénéfice.
Le 1 er août 1743,1e seigr évêque donne son visa auxd. lettres de provision.

45. – Le 26 nov. 1743, Me Simon Ricquier, pbrë de ce diocèse, pourvu de la cure de Vieux-Pont, 2e portion, prend possession de ce bénéfice, en présence de Mesre Pierre-André de Rivière, pbrë, curé de Castillon; Me François-Nicolas Dufour, pbrë, ancien curé de lad. 2e portion, demeurant à St-Pierre-sur-Dives; Me Guillaume Bazire, pbrë, curé de la lre portion de Vieux-Pont; Me Jean Lautour, vicaire de Castillon, et autres témoins.

355. – Le 23 août 1748, Me Simon Ricquier, pbrë, curé de Vieux-Pont, Martin Gisey, marchand, demeurant à Bienfaite, et Simon Vivier, aussi marchand et demeurant en lad. parr, de Bienfaite, constituent 150 livres de rente en faveur de Me Simon-Pierre Gisey, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. – Cette rente ,est hypothéquée sur des biens appartenant aux trois constituants et situés au village de St-Maur, près le chemin de Fervaques et des dépendances de la chapelle St-Maur. Fait et passé à Orbec.
Dans cet acte led. acolyte, étant au séminaire, fut représenté par Me Jean-Baptiste-Etienne Asselin, premier huissier-audiencier au bailliage d’Orbec.

Curés de la l re portion. – J.-G. Bazire.
Curés de la 2° portion. – F.-N. Dufour – S. Ricquier.
Seigneur. – A. Le Maignen.

18. – Le 6 févr. 1753, dispense de bans pour le mariage entre Mesre Jacques-Philippe Dunot, Escr, sr de Grandval et de St-Maclou, fils de Mesre Gabriel-Jacques Dunot, Escr, sr. de St-Maclou, et de noble dame Marie-Magdeleine Moreau de Boncour, delà parr.de Vieux-Pont, d’une part, et noble damlle Marie-Anne de Malherbe, fille de feu Mesre Jean de Malherbe, Escr, sr d’Amanville, et de noble dame Anne-Jeanne de Courseulles, de la parr, de Heurtevent.

177. – Le 6 nov. 1759, vu l’attestation du sr du Mesnil-Osmont, sous-prieur et vicaire de Mézidon, et du sr de la Vallée-Riquier, curé de Vieux-Pont, dispense de bans pour le mariage entre Me Jean-Martin Gallet, notaire royal au siège de Mézidon, fille de feu Martin Gallet, notaire, et d’Anne Le Charpentier, do la parr, de Mézidon, d’une part, et dlle Anne-Louise Salis, fille de feu Me Jean-Baptiste Satis, notaire royal au siège de St-Julien-de-Foulcon (Le Faucon), et d’Anne Guerbette, de la parr. de Vieux- Pont.

94. – Le 19 févr. 1755, Me Charles Dufour, pbrë du diocèse de Lx, (parr, de Heurtèrent), âgé de 31 ans, Me ès-arts en l’Université de Caen, est nommé par icelle sur l’évêché et le Chapitre de Lx, ainsi que sur les abbayes de St-Léger de Préaux et de N.-D.-du-Pré de Lx, vulgô St-Désir.
Le 24 avril 1761, led. sr Dufour, vicaire de Vieux-Pont, fait signifier ses noms et grades aux dames de l’abbaye de St-Désir.
Le lendemain, le sr Dufour requiert desd. dames de l’abbaye de St-Désir sa nomination à la cure de Vieux-Pont, vacante par la mort de Me Jean-Guillaume Bazire, pbrê, dernier titulaire, décédé le 24 de ce mois, vers 10 h. du matin. « Illustre dame de Vauquelin, dépositaire de lad. abbaye », trouvée au grand parloir de Madame l’abbesse, répond que celle-ci a chargé « un prêtre capable pour nommer et remplir led. bénéfice. »
Le 29 avril 1761, Mr Gérard, vie. gl., donne aud. sr Dufour la collation dud. bénéfice auquel il prétend avoir droit en vertu de ses grades.
Le 3 mai 1761, le sr Dufour prend possession de la cure de Vieux-Pont, en présence de Me Simon Ricquier, pbrê, curé de la 2e portion de cette cure; M Jean-Baptiste-François Gizay, sous-diacre, et plusieurs autres témoins.
Le 26 avril 1761, « Très illustre et très vertueuse dame Madame Marie-Anne Le Roy de Valanglard, abbesse de lad. abbaye de N.-D.-du-Pré, nomme à la cure de Vieux-Pont, lre portion, vacante par la mort du sr Bazire, la personne de Me François Levillain, pbrê, originaire de St-Désir de Lx. Fait et passé au grand parloir de Madame l’abbesse, en présence de Me André Desgenétez, pbre, curé de la Pommeraye, et Louis Desgenétez, frères, demeurant tous deux en lad. parr. St-Désir.

194. – Le 26 oct. 1765, la nomination à la cure de Vieux-Pont, 2e portion, appartenant au seigr abbé de St-Pierre-sur-Dives, Mgr Joseph-Ignace de Simiane, ancien évêque de St-Paul-Trois-Châteaux, abbé de St-Pierre-sur-Dives, nomme à lad. cure, vacante par la mort de Me Simon Riquier, dernier titulaire, la personne de Me Charles Folie de la Noë, pbfê du diocèse de Séez, Me ès-arts en l’Université de Caen. Fait et passé au palais abbatial de St-Pierre-sur-Dives.
Le 31 oct. 1765, le seigr évêque de Lx donne aud. sr de la Noë la collation dud. bénéfice.
Le 31 déc. 1765, le sr Folie de la Noë prend possession de la 2e portion de la cure de Vieux-Pont, en présence de Me Alexandre Lallier, pbfë, vicaire et chapelain de la Charité d’icelle parr.; Me Jean-Jacques Le Breton, étudiant; Jacques Le Chevalier, maître d’école, demeurant tous à Vieux-Pont, et autres témoins.

45. – Le 12 janv. 1767, dispense de bans pour le mariage entre Mesre Joseph-François Evremond de Bressac, fils de feu Mesre Bernard-Evremond de Bressac, seigr baron de Vieux- Pont, Castillon et autres lieux, lieutenant pour le roy au gouvernement d’Honfleur, Pont-l’Evêque et Pays d’Auge, chevalier de l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis, et de noble dame Amable-Françoise-Elisabeth de Bailleul, de la parr. de Castillon, d’une part, et damll. Suzanne Coquart-Chéry, fille majeure de Jean-Baptiste-Louis Coquart-Chéry, ancien officier au régiment de Richelieu, et de dame Marie-Catherine Parrin, de la parr. de St-Germain-l’Auxerrois de Paris.

190. – Le 23 oct. 1768, Jacques Busquet, marchand, demeurant à Vieux-Pont, constitue 150 livres de rente en faveur de son fils, Me Pierre Busquet, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés.

Curés de la lre portion. – J.-G. Bazire – F. Levillain – C Dufour.
Curés de la 2e portion. – P.-N. Dufour – S. Ricquier – C. Folie de la Noe.
Vicaires. – C. Dufour – A. Lallier.
Prêtre de la paroisse. – G. Leroux.
Clercs. – P. Busquet – J.-B.-F. Gisey.
Patron de la 2a portion. – L’abbé de Saint- Pierres-sur-Dives.- Jh-I. de Simiane.
Seigneurs et notables. – G.-Jn Dunot de Saint-Maclou.
M.-M. Moreau de Boncour – Jq Le Chevalier – J.-B.Satis.
Ecole.

356. – Le 11 avril 1776, M9 Charles Folie (1), pbfë, curé de Vieux-Pont, 2e portion, et, depuis, pourvu de la cure de Donville, diocèse de Séez, demeurant encore à Vieux-Pont, donne sa procuration pour résigner entre les mains de N.-S.-P. le pape lad. cure de Vieux- Pont, 2e portion, en faveur de M. Claude Le Chevallier, pbrê du diocèse de Séez, vicaire de Donville. Fait et passé dans la cuisine du presbytère.
256. – Le 11 avril 1776, M9 Charles Folie (1), pbfë, curé de de lad. 2e portion de Vieux-Pont, en présence de Me Nicolas-Charles Mordant, clerc tonsuré, et de Nicolas-Henry-Pierre Lambert, sr de Franqueville, marchand, demeurant au bourg de St-Pierre-sur-Dives.
Le 13 mai 1776, led. sr Le Chevallier obtient en cour de Rome des lettres de provision dud. bénéfice.
Le 30 juillet 1776, le seigr évoque donne son visa auxd. lettres de provision.
Le 2 août 1776, le sr Le Chevallier prend possession de la cure de St-Aubin de Vieux-Pont, 2e portion, en présence de Me Charles Dufour, pbre, curé de la l re portion; M. Jean-Jacques Le Breton, bachelier en droit de l’Université de Caen, demeurant en lad. parr., et autres témoins.

154. – Le 17 oct. 1783, la nomination à la 2e portion de St-Aubin de Vieux-Pont appartenant au seigr abbé de St-Pierre-sur-Dives, Mesre Joseph-Ignace de Ste Aldegonde de Noircarme, ancien aumônier du roy, comte et abbé commendataire de St-Pierre-sur-Dives, représenté par Me Urbain Le Manissier, pbrë, curé du Mesnil-Bacley, nomme à lad. cure de Vieux-Pont, vacante par la mort de Me Claude Le Chevallier, dernier titulaire, décédé le 15 de ce mois, la personne de Me Jean Auger, pbrë du diocèse de Bayeux, vicaire de St-Pierre-sur-Dives, M. ès-arts
en l’Université de Caen. Fait et passé à Lx.
Le 20 oct. 1783, Mr de Grimouville-Larchant, vicaire général du Chapitre, donne aud. sr Auger la collation dud. bénéfice.
Le 14 nov. 1783, le sr Auger prend possession de la cure de Vieux-Pont, 2e portion, en présence de Me Charles Dufour, curé de la lre portion et doyen de Mesnil-Mauger; Me Jean Marie, curé de Thiéville, diocèse de Séez; Me Simon-Louis Thillaye, vicaire et chapelain de Vieux-Pont, et autres témoins.

117. – Le 23 mai 1785, Mr Charles Dufour, pbrê, curé de la lre portion de St-Aubin de Vieux-Pont, donne sa procuration pour résigner lad. cure entre les mains de N.-S.-P. le pape en faveur de Me Jean-Antoine Rosey, pbfe, curé de la Chapelle-Montgenouil. Fait et passé à Lx.
Le 27 juin 1785, led. sr Rosey obtient en cour de Rome des lettres de provision dud. bénéfice.
Le 23 août 1785, Mr de Sausin, vic. gl, donne son visa auxd. lettres de provision.
Le 24 nov. 1785, le sr Rosey prend possession de la cure de Vieux-Pont, lre portion, en présence de Me Charles Dufour, dernier titulaire, doyen de Mesnil-Mauger et curé de St-Ouen-le-Hoult, demeurant encore à Vieux-Pont, et autres témoins.

99. – Le 6 avril 1787, reçurent la tonsure et les ordres mineurs :
Pierre-Jacques Guérin , fils de Jacques et de Marie-Anne-Angélique Le Roux, de la parr, de Vieux-Pont;

188. – Le 18 mars 1789, vu l’attestation du sr Montoure, vicaire de Vieux-Pont, dispense de bans pour le mariage de Jean Tuboeuf avec Catherine Denize, de la parr, de Neufchâtel-en-Bray.

Curés de la l re portion. – C. Dufour – .T.-A. Rosey.
Curés de la 2 em portion. – C. Folie – C. Lechevallier – J. Auger.
Vicaires. – S.-L. Thillaye – Montoure.
Clerc. – P.-J. Guérin.
Patron de la 2e portion. – L’abbé de St-Pierres. -Dives. – Jh J. de Ste Aldegonde.
Notables. – Jq Le Breton – J. Le Breton de la Bretonnière – C.-F.-L.Delauney des Fontaines -J.-J.Le Breton.

Histoire de Lisieux : ville, diocèse et arrondissement.- M. Louis Du Bois.
VIEUX-PONT-EN-AUGE. Velus Pons vers 1108 dans une charte de Henri 1 en faveur de l’abbaye de Saint-Pierre-sur-Dive. Vez-Pont dans Wace; ailleurs, Vipount. Le nom de Nigel de Vieux-Pont qui a tenu de Lesceline plusieurs terres en fief entre la Dive et la Vie, figure dans des chartes de Henri 1 vers 1108 et 1124. En 1078 il est question d’un Robert de Vieux-Pont que Guillaume-le-Conquérant envoya au secours de Jean de La Flèche, seigneur angevin qui tenait pour le parti normand contre Foulques-le-Réchin.
Ce fut sans doute un autre Robert de Vieux-Pont qui fut une des victimes du soulèvement qui eut lieu en 1085 dans le Maine où il avait un commandement.
Parmi les croisés dont les écussons figurent au Musée de Versailles, on remarque, entre autres Normands, un Robert de Vieux-Pont en 1096. Le patronage de cette commune fut donné par ce Robert à l’abbaye de Saint-Pierre-sur-Dive, ainsi qu’on le voit par la charte de Henri 1 (vers 1124) en faveur de ce monastère où il y a lieu de croire que Robert prit le froc monacal. Sous Jean-sans-Terre il est encore question d’un Robert de Vieux-Pont qui lui survécut en Angleterre.
La baronnie de Vieux-Pont était depuis longtemps dans la famille des Dunot-Saint-Maclou.
Gabriel-Jacques Dunot-de-Saint-Maclou, baron de Vieux-Pont, y naquit le 2 février 1699, mourut et fut inhumé au Détroit près du Pont-d’Ouilli le 22 janvier 1746; il avait passé quelques années à Marie-Galante où il était major-général des milices de l’Ile. L’un de ses fils. Jean-Alexandre Dunot-de-Saint-Maclou, baron de Vieux-Pont, patron honoraire de Câtillon, né le 11 mars 1733 à Marie-Galante a écrit contre les prétentions des moines de Saint-Pierre-sur-Dive un Mémoire généalogique de sa famille.
M. de Caumont a remarqué que l’église de Vieux-Pont est « le seul des édifices de la Normandie qui présente des chaînes de briques comme les églises de la Basse-Œuvre et quelques autres» qu’il a citées dans son Cours d’Antiquités.

La Normandie monumentale et pittoresque… Calvados, 1re [-2e] partie…. 1895.
L’ÉGLISE DE VIEUXPONT
L’église mérite au plus haut degré l’attention et l’intérêt; elle est certainement la plus ancienne de la Normandie entière, datant pour la plus grande partie de l’époque mérovingienne.
Pour juger de l’état primitif de l’édifice, qui a subi de sévères épreuves, on doit se mettre en face du mur méridional de la nef. Il est bâti régulièrement, à larges joints du mortier le plus solide, en pierres de petit appareil, avec chaînes de briques. Cette maçonnerie ne diffère en rien de celle qui était en usage dans la dernière période gallo-romaine. Assurément, les ouvriers qui y ont travaillé étaient habitués à avoir sous les yeux des monuments élevés par les Romains et encore debout; ils se sont efforcés de les copier aussi fidèlement que possible. Cette belle muraille, qui sans cela serait en parfait état de conservation, a éprouvé dans la première moitié de ce siècle une cruelle mutilation.
On l’a sans pitié éventrée à intervalles réguliers pour y pratiquer de larges fenêtres carrées, afin d’obtenir à l’intérieur ce grand jour auquel les habitants du pays attachent tant de prix. Les anciennes ouvertures, aujourd’hui murées, sont très visibles du dehors; elles sont étroites, cintrées, sans pilastres ni colonnettes, et bordées d’un triple cordon de briques. Leur caractère répond parfaitement à celui du mur lui-même.
A n’envisager que cette partie de l’édifice, on pourrait être tenté de le faire remonter à l’époque gallo-romaine elle-même. On peut en dire autant de la façade ouest, bien que le travail de maçonnerie, d’un dessin plus compliqué, n’ait pas été exécuté d’une manière aussi correcte. Il y a certainement des murailles de la dernière période gallo-romaine plus irrégulièrement construites, et l’appareil offre bien le caractère de cette époque. Il faut cependant regarder comme certain que l’édifice n’est pas antérieur au VIe siècle de notre ère. Il n’a pu être construit que pour servir d’église chrétienne : ses proportions le démontrent jusqu’à l’évidence. On ne saurait admettre que, dans la première moitié du IVe siècle, où le Christianisme pénétrait à peine dans les campagnes de la Gaule, il pût élever un édifice de pareille importance en un lieu où ne se trouve aucun vestige d’une agglomération d’habitants. Bien moins encore peut-il
dater de la fin du IVe ou du Ve siècle. Vieuxpont se trouvait alors ouvert sans défense du côté de la mer aux incursions des Barbares les plus féroces, dont les flottilles dévastaient sans relâche le littoral de la Manche. Une ligne de postes, fortifiés suivant les règles de la castramétation romaine, défendait l’intérieur du pays; quatre
de ces petits camps se «trouvent, il est vrai, sur les hauteurs qui dominent Vieuxpont, mais tout à fait en
arrière; on n’aurait pas choisi pour site d’une église importante un lieu placé précisément en dehors de leur protection.
Ce n’est donc qu’après le retour d’un ordre de choses donnant aux campagnes paix et sécurité, quand la nation franque eut adopté tout entière la foi chrétienne, c’est-à-dire sous les successeurs de Clovis, qu’on a pu songer à élever une pareille construction. Mais il est improbable qu’il y eût un temps plus considérable d’écoulé depuis la chute de la domination romaine, car la tradition des méthodes d’architecture qui y étaient usitées n’aurait pas été conservée avec une si parfaite exactitude.
Pour en revenir à la façade occidentale de l’église de Vieuxpont, qui est certainement contemporaine du mur méridional de la nef, elle présente un appareil très varié et fort curieux, mais d’un goût moins pur que ce dernier. Elle a subi, elle aussi, de graves altérations. La plus choquante est de date assez récente ! c’est une porte d’un élégant style roman du XIIe siècle, qu’on a insérée au milieu de cette façade dans l’intention d’embellir l’église. Telle est la manière habituelle de procéder dans nos campagnes, même de la part des hommes réputés les plus instruits et les plus habiles. On veut faire quelque chose qui soit trouvé joli; on s’adresse à un architecte : il déclare qu’une église antérieure au gothique ne peut être que romane et qu’il va fournir un projet appartenant au style roman le plus authentique; chacun reste persuadé qu’on ne pouvait rien faire de mieux. Il n’y a d ailleurs pas lieu de beaucoup regretter la porte ainsi remplacée : elle n’était pas de la première construction et datait probablement du Xe siècle, où l’église dut subir des réparations considérables; percée après coup, elle était assez étroite et n’occupait pas exactement le milieu de la façade. La porte primitive s’ouvrait sans doute dans le mur du nord avant sa reconstruction. A gauche de cette entrée actuelle, on voit les traces d’une reprise en sous-oeuvre d’un travail fort barbare. Il est facile de reconnaître que le gable a été surélevé pour donner plus d’inclinaison au toit; mais on ne saurait dire à quelle époque. Enfin une niche en accolade a été pratiquée au centre du mur vers le commencement du XVIe siècle.
Passons maintenant au mur méridional du choeur. Il a une ressemblance générale avec celui de la nef; mais l’appareil en est moins régulier et plus maladroitement exécuté. On ne copiait plus les oeuvres des Romains; on imitait la maçonnerie voisine sans une grande habitude d’un travail aussi soigné. Le choeur est donc postérieur en date à la nef, quoique appartenant à une époque assez rapprochée. Il est fort probable qu’une fouille dans le bas du choeur ferait découvrir les fondations d’une abside semi-circulaire qui a dû exister dans la construction primitive. Nos églises n’avaient pas alors de choeur, mais seulement un sanctuaire de faible dimension, car les laïques n’y prenaient point place. Les usages s’étant modifiés, l’adjonction d’un choeur fut considérée comme nécessaire.
Voilà une seconde époque dans l’histoire de l’église de Vieuxpont.
Une troisième époque se manifeste dans la base de la tour. L’appareil avec chaînage de briques diffère sensiblement de celui des murs voisins, et est évidemment postérieur à la construction du choeur. Mais à Vieuxpont il existe un élément d’indication bien rare et bien précieux : c’est une inscription gravée sur une pierre encastrée dans le mur.
Les caractères sont bien ceux de l’époque carlovingienne; ils sont assez irrégulièrement tracés et il y a des incorrections dans le texte. En voici le sens : (Le sept des Ides de Février mourut Ranold. Il était né de la race des Francs. Que son âme repose en paix. A. M. (Ave Maria). Il fit cette oeuvre en l’église. » D’autres lisent : « Il fit cette église », sens qu’il serait bien difficile de mettre d’accord avec les faits. La lecture d’une seule lettre un peu endommagée fait toute la différence. N’oublions pas le nom de ce Harold, car il n’est pas sans quelque rapport avec l’histoire de la seigneurie de Vieuxpont.
On ne peut douter que les invasions des hommes du Nord ne se soient cruellement fait sentir dans un canton aussi exposé à leur servir de passage. L’église de Vieuxpont dut se ressentir de leur visite, ou du moins de la période de désorganisation qui en fut la suite. Pour y rétablir le culte, il fut probablement trouvé nécessaire de refaire dans la nef le mur du nord. Il ne présente plus l’appareil régulier du reste de l’édifice, mais un blocage grossier, où se montrent par places les briques de la muraille qu’il fallait remplacer. Ce genre de maçonnerie est celui des plus anciennes églises normandes, de celles qu’on peut attribuer au Xe siècle. Le mur qui se trouve entre le côté nord de la nef et le choeur, faisant face à l’est, mérite d’être soigneusement examiné à cause de curieux graffiti, encore visibles sur les pierres. Il y a des têtes de guerriers, coiffées du casque à nasal, tel que le fait connaître la tapisserie de Bayeux. Il se trouve une représentation humaine tellement rudimentaire et barbare, que la pareille ne s’est rencontrée qu’auprès de caractères runiques d’origine scandinave. Ce mur, comme quelques parties de celui du nord, pourrait n’avoir été l’objet que d’une reprise après les ravages des Normands.
Nous arrivons enfin au XIe siècle, peut-être même au commencement du XIIe, dans la belle tour romane édifiée sur la base où s’attache le nom de Ranold. Par son élévation, par ses belles proportions et son ornementation sobre mais élégante, elle n’a pas de rivale dans les églises de campagne de l’arrondissement. Sa conservation a été longtemps mise en péril par une circonstance bizarre. Un petit ormeau avait pris racine dans une fissure de la muraille, à l’étage supérieur de la tour; il y avait si bien prospéré qu’il était en voie de devenir un véritable arbre, aux dépens de la solidité du clocher, qui s’entr’ouvrait de plus en plus. C’était un objet d’admiration de la part des habitants, et, malgré les réclamations les mieux fondées, personne ne voulait prêter la main à la destruction du phénomène. Il a fallu les démarches les plus insistantes pour obtenir que l’existence de la tour ne fût pas sacrifiée à la faveur dont jouissait cet arbuste.
L’intérieur de l’église n’offre guère d’intérêt. Les murailles soigneusement recrépies, ne révèlent rien qui puisse renseigner sur leur structure. Dans le côté nord, un enfeu abrite une pierre tombale encastrée dans le mur; aucun indice ne permet de donner une date à cette sépulture.
La nef est spacieuse et élevée; ses dimensions dépassent celles de presque toutes les églises rurales de construction moins ancienne. Ce n’est certainement pas ce qu’on aurait volontiers présumé d’un édifice de ce genre, qui peut, sans invraisemblance, être attribué aux temps des fils ou des petits-fils de Clovis.
Le nom de Vieuxpont appartient à l’histoire. Ce fut celui d’une famille de grande et ancienne illustration, la seule peut-être en Normandie qui pût revendiquer avec apparence de raison une origine antérieure à l’invasion des Normands. Elle avait pour ancêtre très avéré Guillaume de Vieuxpont, qui figura à la bataille d’Hastings. Wace le cite comme ayant porté secours à Guillaume Malet, démonté dans le combat. Il était déjà avancé en âge, et semble bien être le même que Guillaume. fils de Ranold, témoin à une charte par laquelle le duc Guillaume confirme la donation des îles de Serck et d’Aurigny, et de la moitié de Guernesey, faite à l’abbaye du Mont-Saint-Michel par son père, Robert le Magnifique. M. Léopold Delisle place la date de cette charte vers 1042. Ranold, père de Guillaume de Vieuxpont, devait donc vivre vers l’an 1000. Est-il le même que le Ranold mentionné dans l’inscription de l’église de Vieuxpont ? Assurément non : ce n’était point un temps où il fût à propos de se vanter en Normandie d’une origine franque.
Mais il est bon de se rappeler qu’il était alors de l’usage le plus habituel de conserver dans les familles les noms de baptême des aïeux. Ranold, nommé dans l’inscription, était donc probablement un ancêtre des seigneurs de Vieuxpont, dont le second Ranold, père de Guillaume, faisait revivre le nom.
Une partie de la postérité de Guillaume de Vieuxpont se fixa en Angleterre, d’où, au siècle suivant, elle passa en Écosse. Elle y figura avec honneur : un Guillaume de Vieuxpont fut tué, en 1314, à la bataille de Bannockburn, dans les rangs de l’armée écossaise, et Allan de Vieuxpont s’illustra en défendant avec succès contre les Anglais le château de Lochleven, en 1333.
Le successeur du vieux Guillaume de Vieuxpont dans la terre de son nom, fut Robert de Vieuxpont, l’un des chefs de l’armée normande employée à la conquête du Maine, en 1078. Il fut tué dans un combat contre les Manceaux, en 1084. Il avait épousé une soeur d’Yves de Courville, seigneur de cette terre, située, dans le comté de Chartres; il eut un fils, nomme aussi Robert, et une fille, mariée au seigneur du Torquesne. Le second Robert de Vieuxpont se signala parmi les Croisés; ce fut à lui que la principauté d’Antioche dut son salut après le désastre du prince Roger, en 1119. De retour en France, il retira des mains de Thibault, comte de Chartres, la terre possédée à Courville par son oncle maternel, Yves de Courville, que celui-ci avait engagée pour 200 marcs d’argent, en prenant l’habit monastique. Guillaume de Vieuxpont, un de ses fils, fut père d’Yves, d’un autre Guillaume, et de Robert, qui vivaient en 1185. Robert de Vieuxpont, seigneur de Chailloué, continua seul cette lignée, ses deux frères n’ayant pas laissé de postérité, non plus que Foulques de Vieuxpont, son cousin. Il mourut de bonne heure, laissant un fils unique sous la tutelle de sa veuve, Mathilde de Courville, héritière d’une autre branche des seigneurs de ce lieu. Ce fut Yves, seigneur de Vieuxpont, de Chailloué, de Courville, et de plusieurs autres grandes terres du Pays-Chartrain, où ses descendants résidèrent beaucoup plus qu’en Normandie pendant le XIIIe et le XIVe siècle; il épousa Isabelle de la Ferté-Bernard et mourut après 1257. Ses deux fils, Robert et Guillaume, ses petits-fils, Jean et Philippe de Vieuxpont, eurent chacun une part des seigneuries de Courville. De Robert et d’Isabelle, sa femme, sortit une première branche de seigneurs de Chailloué, qui s’éteignit à la cinquième génération. Guillaume de Vieuxpont, fils aîné d’Yves, épousa une dame nommée Mabile, et fut seigneur de Vieuxpont et de Courville, de même que son fils Jean, marié à Gillette de Digny, Guillaume son petit-fils, époux de Mabile, et Robert de Vieuxpont, son arrière-petit-fils, marié à Catherine de Tilly. Celui-ci demeurait au château de la Forêt, près Rémalard; il eut pour fils Jean de Vieuxpont, qui rendit aveu de Courville en 1366 et mourut avant 1371, laissant un fils en bas âge et deux filles, de son mariage avec Jeanne de Vendôme, depuis remariée à Charles d’Ivry.
Son fils, Yves de Vieuxpont, chambellan du roi, seigneur de Vieuxpont et de Courville, acquit la seigneurie de Chailloué de Jean de Vieuxpont, dernier de la branche, en 1392, et reçut en 1400 donation de la baronnie du Neubourg, de Jean de la Ferté-Fresnel. Il épousa, le 14 mars 1400, Blanche de Harcourt, fille du sire de Bonnétable, et fut tué à la bataille d’Azincourt. M. Charles de Beaurepaire a édité l’inventaire des meubles trouvés après sa mort dans son château de Chailloué. Il laissait quatre fils : Jean, l’aîné, mourut encore jeune; Laurent, le second, fut baron du Neubourg et de Vieuxpont; Louis fut seigneur de Courville, que sa fille unique, Louise de Vieuxpont, fit passer à la famille de Billy par son mariage avec Perceval de Billy, en 1470; Guillaume eut en partage la seigneurie de Chailloué, et fut l’auteur d’une branche qui s’éteignit sous le règne de Louis XIV. Son fils, Jean de Vieuxpont, seigneur de Chailloué, ayant épousé Anne d’Annebault, soeur de l’amiral de ce nom, cette alliance valut à sa postérité une large part dans l’opulente succession de cette famille La baronnie d’Annebault échut à Charlotte de Vieuxpont, nièce de Jean de Vieuxpont, évêque de Meaux , mariee, en 1600, à Bernard Potier, marquis de Blérancourt; mais après elle, sa fortune, disputée par de nombreux collatéraux, s’évanouit en procès et en portions minuscules. Sa cousine germaine, Françoise de Vieuxpont, dame de Messey, vendit, en 1662, sa terre et châtellenie de Chailloué, à Jacques de la Roche de Sommaire, pour 250,000 livres.
Revenons aux seigneurs de Vieuxpont en Auge. Le fils d’Yves, Laurent de Vieuxpont, baron du Neubourg, chambellan du roi, épousa, en 1442, Marie de Husson, fille de Marguerite de Châlons, comtesse de Tonnerre. Il fut père de Jean de Vieuxpont, baron du Neubourg, marié, en 1479, à Françoise de Roncherolles, dont la mère était une Châtillon. Deux fils, issus de ce mariage, partagèrent sa succession; Laurent, l’aîné, eut la baronnie du Neubourg; Jean, son frère, la terre de Vieuxpont, qu’on trouve dès lors qualifiée de baronnie. Le petit-fils de Laurent, Alexandre de Vieuxpont, fut marquis du Neubourg par érection de 1619, et vice-amiral de Bretagne; il avait épousé, en 1593, Renée de Tournemine, dont la mère, Lucrèce de Rohan, était soeur du duc de Montbazon. Il en eut quatre filles:
– Jeanne de Vieuxpont fut abbesse du Neubourg. L’antique baronnie du Neubourg fut divisée entre les trois autres soeurs; l’aînée, Louise de Vieuxpont, avait été mariée, en 1617, à Guy de Rieux-Sourdéac;
– Renée, la seconde, à Jean-Baptiste de Créquy-Bernieulles, en 1624;
– Catherine, la plus jeune, épousa son cousin Henri, baron de Vieuxpont, fils de Jean de Vieuxpont et de Catherine de Baufremont.
Celui-ci vivait encore en 1690 et exerçait le droit de patronage sur la chapelle de Sainte-Vaubourg, dépendance de son tiers de la baronnie du Neubourg. Ce lot, dit seigneurie de Sainte-Vaubourg, comprenait, à lui seul, 2,246 acres de terre en domaine.
Le prénom de Jean était celui des trois premiers barons de Vieuxpont; le chef de cette branche avait épousé Françoise de Villette, et son fils, Françoise de Vaulx. Du mariage d’Henri et de Catherine de Vieuxpont naquit un fils unique, Alexandre, qui porta le titre de marquis de Vieuxpont et du Neubourg. Il épousa, en 1656, Henriette Aubéry, dont il eut deux fils. L’un d’eux, François-Alexandre, marquis de Vieuxpont, venait d’être reçu colonel du régiment de Bourbon, quand il fut tué dans une reconnaissance faite la veille de la bataille de Staffarde, en 1690. Le régiment fut donné à son frère, Guillaume-Alexandre marquis de Vieuxpont, quoiqu’il eût jusque-là servi dans la marine; sa carrière dans l’armée de terre n’en fut pas moins brillante. Brigadier d’infanterie en 1702, maréchal de camp en 1704, lieutenant-général en 1710, il ne perdit aucune occasion de se signaler et mérita d’être regardé comme un des meilleurs officiers généraux de l’armée française. Il eut une grande part à la victoire de Denain et à la prise de Douai, en 1712. Le marquis de Vieuxpont paraissait destiné au bâton de maréchal de France, qui ne pouvait être placé en de plus dignes mains. Mais pendant la minorité de Louis XV, il encourut la disgrâce du Régent, et fut même quelque temps enfermé à la Bastille pour avoir, dans une requête présentée de concert avec d’autres gentilshommes, invoqué l’autorité des Etats-Généraux. L’avenir pouvait lui réserver une meilleure
récompense, mais la mort la prévint : elle l’atteignit en 1728.
Héritier d’un nom antique auquel il avait ajouté une illustration nouvelle, possesseur d’une belle fortune, accrue de la grande terre de Senecey, que lui avait laissée, en 1714, la mort de son cousin le duc de Foix-Randan, le marquis de Vieuxpont était destiné à être le dernier de sa race.
Ce n’est pas que le désir de la perpétuer lui eût fait défaut; il s’était marié quatre fois. Déjà veuf, il épousa, en 1704, Françoise-Chrétienne Dauvet des Marets, qu’il perdit en. 1707. Il se remaria, en 1709, avec Mademoiselle d’Argouges de Rânes; mais elle mourut en 1711, lui laissant une petite fille qui vécut peu. Enfin, il contracta un dernier mariage, en 1713, avec Marie-Louise de Béringhen, qui lui survécut jusqu’en 1746. Il n’en avait pas eu d’enfants; sa succession passa, pour la plus grande partie, à des cousins du côté maternel, les Aubéry de Vatan. La baronnie de Vieuxpont fut ensuite possédée, sans doute à titre d’acquêt, par Bernard-Ennemond de Bressac, chevalier de Saint-Louis, lieutenant pour le roi des villes et châteaux d’Honfleur, Pont-l’Evêque et Pays d’Auge; puis par sa veuve, Elisabeth-Amable-Françoise de Bailleul. Quelques années avant la Révolution, elle fut vendue à Jean-Alexandre Dunot de Saint-Maclou, né à l’île Marie-Galante, qui en a été le dernier seigneur.
Celui qui, après avoir visité l’église de Vieuxpont, voudrait voir le lieu où s’éleva le château des anciens seigneurs,
serait exposé à un complet désappointement.
Il ne réussirait probablement pas à en découvrir le moindre vestige. Le site en est occupe par un taillis touffu, recouvrant un monticule informe, seul reste de ce qui fut la demeure des barons de Vieuxpont. Le sol lui-même ne trahit la présence d’un ancien séjour de l’homme que par quelques rares débris de tuiles. Cependant ce château était, à ce qu’assurent les habitants du voisinage, encore debout au temps de la Révolution. L’oeuvre de la destruction a été vite accomplie dans toute sa plénitude.
Dans ce quartier où tous les matériaux solides font défaut, et où les chemins impraticables rendaient impossible,
il y a quatre-vingts ans, d’en apporter du dehors, on se disputait avidement les moindres restes de pierre et de brique.
Les fondations elles-mêmes étaient soigneusement fouillées; on ne renonçait à en sonder la profondeur, que certain d’avoir épuisé tout ce qu’elles pouvaient contenir. Aussi tout a-t-il disparu. Etiam periere ruinoe. Jamais cette vive expression du complet anéantissement n’a reçu une réalisation plus absolue. Rien ne reste d’une demeure où se rattachaient tant de lointains souvenirs. Mais la vieille église de Vieuxpont est toujours debout, témoin de si étranges vicissitudes, et les habitants du hameau viennent encore s’y agenouiller, comme l’ont fait leurs pères depuis quarante générations.
Vte L. RIOULT DE NEUVILLE.

VIEUX-PONT-EN-AUGE. – De Caumont a signalé une remarquahle motte féodale au S.-E. de l’église, dans les bois qui entourent le château et dominent la vallée; elle ne contiendrait pas de vestiges de maçonnerie (8).
(8) Caumont, COURS, V, p. 116; Stat. mon., V, p. 521-522; O. A.. F., 1870.

Recherches nobiliaires en Normandie – Du Buisson de Courson, Amédé.
Thomas Morant, IIIe du nom, né en juillet 1616; mort le 6 octobre 1692 et inhumé en l’église de St-Jacques du Haut-Pas, à Paris. Marié en secondes noces, le 17 septembre 1624, avec noble damoiselle Catherine De Vieuxpont, fille de Jean de Vieuxpont, écuyer, et de Marie-Catherine de Beauffremont.

Société des antiquaires de Normandie. 1913.
VIEUX-PONT-EN-Auge. Belle motte conique, dans le bois qui couronne le château, au nord-est de l’église.
(De Caumont, ibid., t. V, p. 116; Stat. mon., t. V, p. 521-522, et Congrès arch. de France, 37e session,
Lisieux, 1870, p. 103.)

LA DEPORTATION DU CLERGE ORTHODOXE PENDANT LA REVOLUTION.
3155 Malines, François-Jacques, pretre de Falaise Ecur. de Vieux- Pont, Calvados.
3609 Monthoure, Pierre, vicaire de Vieux-Pont [Calvados].

DIVERS.
1384, 24 avril
Information de Regnault Bigaut, vicomte de Falaise sur la valeur des biens qui appartinrent à Colin Agnelley, dit Taquet, écuyer, condamné vers 1358 pour crime de lèse-majesté, sis à Ecots, Vieux-Pont, Mittois, Boissey, Saint-Pierre-sur-Dives et Courcy.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 7, p. 183.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 1-2, 1967, p. 19.

1391, 23 octobre
Information de Guillaume Le Diacre, vicomte de Falaise, pour la mise hors de garde noble d’Yves de Vieux-Pont, seigneur de Vieux-Pont, né à la Ferté-Ernault (Eure-et-Loir) en 1367, fils de Jean de Vieux-Pont, chevalier, qui était en la garde du roi à cause de la seigneurie de Vieux-Pont venue aux mains dudit Jean en 1370.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 7, p. 23.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 1-2, 1967, p. 26.

1414-1791
Pièces relatives à la baronnie de Vieux-Pont-en-Auge.
Aveux et dénombrements, gage-plège, beaux, accords, succession de Jean-Alexandre Dunot de Saint-Maclou, baron de Vieux-Pont. Aveux et dénombrement du fief de Damblainville (Antoine-Marc-Philogène de Beaurepaire).
= Bibl. mun. de Rouen. Ms. g 2021-72
+ IND. J. DUPIC, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 1-2, 1967, p. 61.

1452, 5 avril
Thomas Aubert, maître ès-arts, lieutenant en la vicomté de Verneuil de Robert Postel, écuyer, sieur de Brattes, bailli d’Alençon, attribue la garde de Jean et Pierre d’O, enfants mineurs de feu Robert d’O et de Marguerite Blosset, à Jean de Vendôme, chevalier, vidame de Chartres, à Guillaume Blosset, seigneur de Saint-Pierre, et à Pierre Letandanrt, seigneur des Hanches; ceci avec l’accord de dame Jeanne La Baveuse, veuve de feu Robert d’O, dame d’O et de Maillebois, de noble homme Guillaume de Vieux-Pont, de Philippe Le Veneur, sieur du Homme et de Tillières, de Jean de Silly, seigneur de la Fortinière et de Jean de la Rivière, écuyers, de Jean Barré, conseiller en cour laïque, de sire Guillaume Godefroi, maire de Verneuil, et de Guillaume Le Verrier.
= A.M. de Rouen, Fonds Martainville Y 102, carton 56 (dossier d’O)

1482, 2 octobre
Testament de dame Jeanne La Baveuse, fille de Hutin Le Baveux, chevalier et de Jacqueline de Vieuxpont, veuve de Robert d’O.
= Bibl. mun. de Rouen. Martainville, Y 102, carton 56 (d’O) (Copie XVIIIe s.)
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 3-4, 1967, p. 36, n° 777

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles Vasseur.
« Doyenné de Mesnil-Mauger »
VIEUX PONT EN AUGE (11)
Voir :
Histoire de St Pierre sur Dives par l’Abbé Denis p.32 – 173 – 184.
Viollet le Duc – Dictionnaire d’Architecture V p.172.
Congrès Archéologique 1870 p.88-103-305.
Bulletin Monumental 1870 p.631-739
Dunot de St Maclou, baron de Vieuxpont – (Bulletin des Antiquaires de Normandie 1862 p.356 et suivantes)

Election de Falaise, sergenterie de St Pierre sur dives
160 feux
Sous l’invocation de St Aubin
Divisé en deux portions
1ere portion:
XIVe, XVIe et XVIIIe : abbatissa lexoviensis
2e portion:
XIVe, XVIe et XVIIIe : abbas St Petri super Dyvam
Chapelle en l’église de Vieux Pont
Patron : l’abbesse de Notre Dame du Pré lez Lisieux
Revenu 22 livres
Insinuations:
En 1751:
1 ère portion
Patron L’abbaye de St Désir, grosse décimatrice
Curé Jean Guillaume Bazire ayant portion congrue 300 livres

– Antoine François Des Perrois, prêtre curé de la 1 ère portion de Vieux Pont – d’argent au chevron d’azur accompagné de 3 croisettes de gueules, au chef d’azur chargé de 3 étoiles d’argent (d’Hozier 1).
– Description de l’église du 16 juin 1863
– Description de la Chapelle de Vieux Pont – documents inédits; Architecture Monastique Tome II p.45 plus croquis
– Description de la cloche
L’an 1806 ai été bénite par moi auguste maris religieux capucin sous le nom de père hiacinthe autorisé par mr l’abbé de crecquin vicaire général de monseigneur l’évêque de Bayeux desservant de la paroisse de Moyaux et nommée marie louise par mr Duthrose de glatigny docteur médecin de la faculté de mont pelier de la paroisse de vieux pont lequel été assisté de Mme marie aimée … épouse de Mr Floriot de la tousserie de la paroisse de st Julien fondue le 15 octobre … exerce de Mr pierre Floriot marguillier……. eriot fondeur.

3° Bulletin monumental 1852 p.627
La seigneurie de Vieuxpont fut possédée au XVe siècle par la famille de Bonnechose. Le premier de ce nom qu’on en trouve en possession est Jean de Bonnechose, fils de Colin et de Jeanne de Gisay. (Montfaut l’imposa comme non noble en 1463 à Vieux-pont, en compagnie de Louis Capelle et de Jean le Roux).
Il eut un fils, nommé Foulques, qui épousa en 1485, Jeanne de Gisay (sans doute sa cousine).
Cette branche d’éteignit à la 4e génération (après Foulques) dans la personne de Marie de Bonnechose, dame de Vieux-pont et de Bois Normand, qui épousa Etienne du Rouyl.
Je présume que de cette union il ne sortit qu’une fille, Marie de Royl (Rouyl), mariée à Messire François Clérel, chevalier, seigneur de Rompen. Elle était veuve en 1706 suivant la cloche de Bois-Normand.
Cette branche de la famille du Rouyl s’éteignit à son tour dans la personne de Catherine Françoise Clérel, fille d’André Clérel, seigneur du Bois-Normand, qui porta cette terre à Monsieur le Roux d’Esneval qu’elle épousa vers 1736.
La baronnie de Vieux-pont passa dans les mains des Dunot de St Maclou.
Gabriel Jacques Dunot, né en 1699 acheta la baronnie en 1745 du marquis de Vastan (Bulletin des Antiquaires 1862 p.360); Il mourut en 1746.
Son fils, Jean Alexandre, né en 1733 à la Guadeloupe, seigneur de St Maclou, baron de Vieux-pont, seigneur de Catillon et de Houlbec, chevalier de St Louis, se trouva à plusieurs batailles et parvint au grade de major. Il épousa en 1765 Marie Anne le Cointre de Berville, fille du marquis d’Houelbourg et son héritière.
Cette famille est encore représentée à Ouezy près Croissanville.

Le seigneur de Vieux-pont assiste à la conquête de l’Angleterre. Robert, sire de Vieux-pont, accompagne le duc Robert II en terre sainte en 1096. C’est probablement le même que l’on trouve mentionné à l’année 1078 et 1085 comme gouverneur du Maine.
Nigel de Vieux-pont, 1108, ou Néel (voir St Pierre sur Dives)
N°105-3 Marie, dame de Cuverville, veuve de Robert de Vieux-pont, confirme la donation du domaine de Catillon, (fin XIIe siècle) aux pauvres de la Maison-Dieu de Lisieux, par Robert, fils de Richard de Lamberville, qui tenait féodalement d’Yves de Vieux-pont, son fils; (Léchaudé d’Anisy).
Guillaume de Vieuxpont se distingue sous Philippe Auguste
Jourdain de Vieuxpont se distingue sous Charles V.
Un sire de Vieuxpont fut tué à la bataille d’Azincourt.
Guillaume de Vieuxpont, abbé de Préaux 1554-1559.
Le sieur de Vieuxpont, Aigueville, gouverneur de Pont Audemer pour la Ligue.
Alexandre de Vieuxpont embrasse la parte d’Henri IV.
En 1603, Jean de Vieuxpont-Chailloué, abbé de St Jean de Falaise, est fait évêque de Meaux.
Le marquis de Vieuxpont assiste à la bataille de Stafforde.
Messire Alexandre, marquis de Vieuxpont, fait chevalier de St Michel en 1665.
(voir généalogie d’Annebault; généalogie de Dunot; Antiquaires de Normandie VI p.402)

– 23 juin 1677 Aveu rendu à Messire Jean de Saffrey, chevalier, seiogneur de Vimont et de la noble terre et seigneurie de Viette, scize en la paroisse de Vieuxpont, pour diverses terres tenues par un chapon … baon de moulin, aydes à curer les mottes etc. …
– 1632 Noble Dame Geneviève du Houlley, veuve de Messire Jean Baptiste Lambert, chevalier, seigneur d’Argences et de Viette-en Vieuxpont, demeurant à Lisieux, paroisse St Germain.
– 20 mars 1538 Déclaration faite aux pleds de la sergenterie et baronnie de Vieilpont par frère Robert le Gorger, prêtre de la Maison Dieu de Lisieux, des bouts et côtés du tènement de Castillon ou Lamberville, contenant 25 acres, situé à Coubesarte et dépendant de ladite baronnie de Vieuxpont. (Archives de l’Hospice de Lisieux)

Recherche de 1666
Abraham et Charles Magnen, frères, R au conseil,
Monsieur Robert de Vieuxpont : d’argent à 6 anneaux de gueules.
Monsieur Robert de Vieuxpont de Chailloué : d’argent à 6 annelets de gueules à 1 quartier de gueules. (Dumolin – catalogue)
Benjamin Frotte sieur de Vieuxpont, ancien noble
Daniel Frottey, sieur de Préaux, ancien noble.

Aveu rendu à Jean de Saffrey, chevalier, seigneur de Vimont et de la noble terre et seigneurie de Viette, scize en la paroisse de Vieupont, et autres terres et seigneuries
Par Jean Denys Cassard de la paroisse de Vieupont, pour quatre petites pièce de terre dans le sieurie de Viette, sujettes à un chapon de rente à Noël, avec foy, hommage, reliefs, treizièmes, aydes coustumières, regard de mariage, service de prévosté, baon du moulin, aydes à curer les mottes, comparence aux gages-plèges, cour et usage.
Aux gages-plèges de ladite sieurie devant Jacques Hugot licencié aux loix, sénéchal, et Noël Poutrel, tabellion royal, greffier, le 23e de juin 1667. (Parchemin original communiqué par M. Charles Vasseur le 3 août 1869).

Archives SHL: dossier « Lieux M à Z »
37 – Vieux-Pont : communication de Yves Lemière 1961.

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