VIEUX PONT EN AUGE



NOTES sur Vieux-Pont-en-Auge – 14750

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

Eglise de VIEUX-PONT
ARCHITECTURE NORMANDE AU MOYEN-AGE. COLLOQUE DE CERISY LA SALLE 1994 – 2 volumes 24×32 – Ed Corlet 1997 – vol 2 p 16.

Archives SHL, dossier “Lieux M à Z » ! 35 – Vieux-Pont : communication de Yves Lemière 1961.

CAUMONT Arcisse de: « Note sur l’église de Vieux-Pont », MSAN, t. VI, p. 402.
CAUMONT Arcisse de: Statistique monumentale du Calvados, t. V, 1867, pp. 515-522, fig.
CAUMONT Arcisse de: Statistique monumentale du Calvados réédition Floch, tome III, page 515.

Editions FLOHIC : Le Patrimoine des communes du Calvados page 1384.

FOUCAUD J. : l’école de Vieux-Pont. Bulletin du foyer rural du Billot, N°17. mars 1987.

GORET Jean-François : Un pion d’échec du XIe-XIIe siècle découvert à Vieux-Pont en Auge (Calvados) BSHL n°59, décembre 2006. p.42

JOUAN Isabelle dir. Pays d’Auge – Un terroir, un patrimoine – Guide des cantons de: Lisieux II, Saint-Pierre-sur-Dives, Livarot, Orbec, s.l.s.d. Pays d’Accueil Sud-Pays-d’Auge (1989), 110 x 210, 81 p. 6 cartes h.t.

LE CHERBONNIER Yannick : L’architecture fromagère en Pays d’Auge. Bulletin du Foyer rural du Billot n° 91 Septembre 2005.

LEMIERE Yves, Notes sur la baronnie et la famille de Vieux-Pont, Communication SHL, 28 novembre 1961
= Arch. SHL.

LEPREVOST Thierry, L’Art roman en Normandie. Les Ducs de Pierre, s.l. (Con¬dé-sur-Noireau, Corlet (1988), 160×240, 264 p., ill.
Vieux-Pont-en-Auge, pp. 59-60 (60-61).

L’EXPLOITATION ANCIENNE DES ROCHES DANS LE CALVADOS : HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE. Serv. dép. d’Archéologie. 1999. page 162, 163, 354.

MANEUVRIER Christophe, « Quelques exemples de mottes castrales dans la région de Saint-Pierre-sur-Dives », BULLETIN DU FOYER RURAL DU BILLOT, N° 14, juin 1986, pp. 7-25
MANEUVRIER Christophe : Histoire de la famille de Vieux-Pont. Bulletin du Foyer rural du Billot, n° 20, page 7.

MANEUVRIER Jack. Règlement de la confrérie de Vieux-Pont. Bulletin du Foyer rural du Billot, n° 35, page 56.

MARIE A., Histoire de la commune de Vieux-Pont, Canton de Saint-Pierre-sur-¬Dives, Ms. 1885, 41 p., ill.
= Arch. Départ. du Calvados, Br. 9501

MAYER Jannie, Ministère de la Culture et de la Communication Direction du Patrimoine. Catalogue des Plans et Dessins des Archives de la Commission des Monuments Historiques – Tome I, Basse-Normandie: Calvados, Manche et Orne. Introduction de Françoise Berce, Caen, Lafond, 1980, 167 x 250, VII, 367 p., ill. couv. ill.

MUSSET Lucien, « Excursion en Pays d’Auge: les églises de Sainte-Marie-aux-Anglais (à Mesnil-Mauger) et de Vieux-Pont-en-Auge (pp. 221-224); l’église abbatiale de Saint-Pierre-sur-Dives  » (pp. 235-236), Mélanges multigraphiés de la Société d’archéologie et d’histoire de la Manche, 10e série, 1981 (Fasc. 49 des Mélanges multigraphiés), pp. 223-224

NEDELEC Yves : Tableau récapitulatif des seigneurs de Castillon et Vieux-pont et des propriétaires de trois manoirs (La Touzerie, Le Lieu-Rocher, Houlbec). (SHL NE26)

NEUVILLE Louis RIOULT de, L’église de Vieux-Pont in La Normandie Monumentale et Pittoresque, Le Havre, Le Male et Cie.; réédit. Corlet, t. II, pp. 169-

Règlement de la confrérie de Charité de Vieux Pont : Bulletin du Foyer rural du Billot n°67, septembre 1999.

RUPRICH-ROBERT V., L’architecture normande aux XI° et XII° siècles en Normandie et en Angleterre, Paris, Lib. des imprimeries réunies, 1884-1889; Réimpression par Gregg international publishers LTD, 1 Westmead Farnborough, Hants, G-B., 2 vol.. In fol. 340 et 176 pl. 36 £
Vieux-Pont: p. 72, 89, 100.

TRAVERS Emile, Rôle du ban et de l’arrière-ban du bailliage de Caen, en 1552, Rouen, Société de l’Histoire de Normandie, 1901. In-8°, XVII-399 p.
pp. 120-121; 325; fief de Houlbec relevant de la vic. de Falaise.

Villebadin

Manoir d’Argentelles, CDMPA, pp. 158-161; pierre, XVe-XVIe siècles, tourelle d’escalier avec couronnement en charpente sur encorbellement, tourelles d’angle, fenêtres à meneaux, lucarne XVIIe à fronton triangulaire, échauguette

Archives SHL: dossier « Lieux M à Z »
37 – Vieux-Pont : communication de Yves Lemière 1961.

2 – Pièces Justificatives:

1384, 24 avril
Information de Regnault Bigaut, vicomte de Falaise sur la valeur des biens qui appartinrent à Colin Agnelley, dit Taquet, écuyer, condamné vers 1358 pour crime de lèse-majesté, sis à Ecots, Vieux-Pont, Mittois, Boissey, Saint-Pierre-sur-Dives et Courcy.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 7, p. 183.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 1-2, 1967, p. 19.

1391, 23 octobre
Information de Guillaume Le Diacre, vicomte de Falaise, pour la mise hors de garde noble d’Yves de Vieux-Pont, seigneur de Vieux-Pont, né à la Ferté-Ernault (Eure-et-Loir) en 1367, fils de Jean de Vieux-Pont, chevalier, qui était en la garde du roi à cause de la seigneurie de Vieux-Pont venue aux mains dudit Jean en 1370.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 7, p. 23.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 1-2, 1967, p. 26.

1414-1791
Pièces relatives à la baronnie de Vieux-Pont-en-Auge.
Aveux et dénombrements, gage-plège, beaux, accords, succession de Jean-Alexandre Dunot de Saint-Maclou, baron de Vieux-Pont. Aveux et dénombrement du fief de Damblainville (Antoine-Marc-Philogène de Beaurepaire).
= Bibl. mun. de Rouen. Ms. g 2021-72
+ IND. J. DUPIC, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 1-2, 1967, p. 61.

1452, 5 avril
Thomas Aubert, maître ès-arts, lieutenant en la vicomté de Verneuil de Robert Postel, écuyer, sieur de Brattes, bailli d’Alençon, attribue la garde de Jean et Pierre d’O, enfants mineurs de feu Robert d’O et de Marguerite Blosset, à Jean de Vendôme, chevalier, vidame de Chartres, à Guillaume Blosset, seigneur de Saint-Pierre, et à Pierre Letandanrt, seigneur des Hanches; ceci avec l’accord de dame Jeanne La Baveuse, veuve de feu Robert d’O, dame d’O et de Maillebois, de noble homme Guillaume de Vieux-Pont, de Philippe Le Veneur, sieur du Homme et de Tillières, de Jean de Silly, seigneur de la Fortinière et de Jean de la Rivière, écuyers, de Jean Barré, conseiller en cour laïque, de sire Guillaume Godefroi, maire de Verneuil, et de Guillaume Le Verrier.
= A.M. de Rouen, Fonds Martainville Y 102, carton 56 (dossier d’O)

1482, 2 octobre
Testament de dame Jeanne La Baveuse, fille de Hutin Le Baveux, chevalier et de Jacqueline de Vieuxpont, veuve de Robert d’O.
= Bibl. mun. de Rouen. Martainville, Y 102, carton 56 (d’O) (Copie XVIIIe s.)
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 3-4, 1967, p. 36, n° 777

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles Vasseur : « Doyenné de Mesnil-Mauger »
VIEUX PONT EN AUGE (11)
Voir :
Histoire de St Pierre sur Dives par l’Abbé Denis p.32 – 173 – 184.
Viollet le Duc – Dictionnaire d’Architecture V p.172.
Congrès Archéologique 1870 p.88-103-305.
Bulletin Monumental 1870 p.631-739
Dunot de St Maclou, baron de Vieuxpont – (Bulletin des Antiquaires de Normandie 1862 p.356 et suivantes)

Election de Falaise, sergenterie de St Pierre sur dives
160 feux

Sous l’invocation de St Aubin

Divisé en deux portions
1ere portion:
XIVe, XVIe et XVIIIe : abbatissa lexoviensis

2e portion:
XIVe, XVIe et XVIIIe : abbas St Petri super Dyvam

Chapelle en l’église de Vieux Pont
Patron : l’abbesse de Notre Dame du Pré lez Lisieux
Revenu 22 livres

Insinuations:

Curés:
1 ère portion:
Dufour 1764/1774
Rosey 1785/1787

2 ème portion:
Riquier 1764
Folié 1774
Auger 1783/1787

En 1751:
1 ère portion
Patron L’abbaye de St Désir, grosse décimatrice
Curé Jean Guillaume Bazire ayant portion congrue 300 livres

Antoine François Des Perrois, prêtre curé de la 1 ère portion de Vieux Pont – d’argent au chevron d’azur accompagné de 3 croisettes de gueules, au chef d’azur chargé de 3 étoiles d’argent (d’Hozier 1).

Grande éminence arrondie et fossés dans le bois situé au nord-est de l’église. Cette belle motte domine la vallée voisine Xe ou XIe siècle (Caumont Bulletin Monumental p.247)

Description de l’église du 16 juin 1863
Description de la Chapelle de Vieux Pont – documents inédits ; Architecture Monastique Tome II p.45 plus croquis
Description de la cloche
L’an 1806 ai été bénite par moi auguste maris religieux capucin sous le nom de père hiacinthe autorisé par mr l’abbé de crecquin vicaire général de monseigneur l’évêque de Bayeux desservant de la paroisse de Moyaux et nommée marie louise par mr duthrose de glatigny
docteur médecin de la faculté de mont pelier de la paroisse de vieux pont lequel été assisté de Mme marie aimée … épouse de Mr Floriot de la tousserie de la paroisse de st Julien fondue le 15 octobre … exerce de Mr pierre Floriot marguillier……. eriot fondeur.

Il est parlé de l’église de Vieux Pont :
1° Abécédaire d’archéologie Tome I p.30
2° Annuaire Normand pour 1849 p.155
3° Bulletin monumental 1852 p.627
Dans le premier cette église est classée dans les monuments de l’ère romaine primitive (Ve au Xe siècle). Elle est énumérée avec diverses églises antérieures au Xe, comme St Jean de Poitiers, Savenières, le Basse-Ouvre de Beauvais etc. ; Il n’en est dit que peu de mots. L’inscription est donnée comme du IXe sou Xe siècle. (p.57)

Dans le second elle est indiquée seulement dans une statistique routière, sans énonciation de date. Une vue de la façade est jointe aux dix lignes qui lui sont consacrées.
Dans le troisième on dit :
« Vieux Pont en Auge est la plus ancienne de ces contrées, et par son style roman et par sa curieuse inscription, elle a été classée avec les églises de Savenières, de St Martin d’Angers, parmi les églises de la première époque ; la tour que l’on aperçoit d’assez loin, doit être pour les parties inférieures de l’époque de l’église. On doit à Monsieur le curé de Vieux Pont des remerciements pour avoir conservé intact ce monument curieux ».

La seigneurie de Vieuxpont fut possédée au XVe siècle par la famille de Bonnechose. Le premier de ce nom qu’on en trouve en possession est Jean de Bonnechose, fils de Colin et de Jeanne de Gisay. (Montfaut l’imposa comme non noble en 1463 à Vieux-pont, en compagnie de Louis Capelle et de Jean le Roux).
Il eut un fils, nommé Foulques, qui épousa en 1485, Jeanne de Gisay (sans doute sa cousine).
Cette branche d’éteignit à la 4e génération (après Foulques) dans la personne de Marie de Bonnechose, dame de Vieux-pont et de Bois Normand, qui épousa Etienne du Rouyl.
Je présume que de cette union il ne sortit qu’une fille, Marie de Royl (Rouyl), mariée à Messire François Clérel, chevalier, seigneur de Rompen. Elle était veuve en 1706 suivant la cloche de Bois-Normand.
Cette branche de la famille du Rouyl s’éteignit à son tour dans la personne de Catherine Françoise Clérel, fille d’André Clérel, seigneur du Bois-Normand, qui porta cette terre à Monsieur le Roux d’Esneval qu’elle épousa vers 1736.
La baronnie de Vieux-pont passa dans les mains des Dunot de St Maclou.
Gabriel Jacques Dunot, né en 1699 acheta la baronnie en 1745 du marquis de Vastan (Bulletin des Antiquaires 1862 p.360) ; Il mourut en 1746.
Son fils, Jean Alexandre, né en 1733 à la Guadeloupe, seigneur de St Maclou, baron de Vieux-pont, seigneur de Catillon et de Houlbec, chevalier de St Louis, se trouva à plusieurs batailles et parvint au grade de major. Il épousa en 1765 Marie Anne le Cointre de Berville, fille du marquis d’Houelbourg et son héritière.
Cette famille est encore représentée à Ouezy près Croissanville.

Le seigneur de Vieux-pont assiste à la conquête de l’Angleterre.
Robert, sire de Vieux-pont, accompagne le duc Robert II en terre sainte en 1096. C’est probablement le même que l’on trouve mentionné à l’année 1078 et 1085 comme gouverneur du Maine.
Nigel de Vieux-pont, 1108, ou Néel (voir St Pierre sur Dives)
N°105-3 Marie, dame de Cuverville, veuve de Robert de Vieux-pont, confirme la donation du domaine de Catillon, (fin XIIe siècle) aux pauvres de la Maison-Dieu de Lisieux, par Robert, fils de Richard de Lamberville, qui tenait féodalement d’Yves de Vieux-pont, son fils ; (Léchaudé d’Anisy).
Guillaume de Vieuxpont se distingue sous Philippe Auguste
Jourdain de Vieuxpont se distingue sous Charles V.
Un sire de Vieuxpont fut tué à la bataille d’Azincourt.
Guillaume de Vieuxpont, abbé de Préaux 1554-1559.
Le sieur de Vieuxpont, Aigueville, gouverneur de Pont Audemer pour la Ligue.
Alexandre de Vieuxpont embrasse la parte d’Henri IV.
En 1603, Jean de Vieuxpont-Chailloué, abbé de St Jean de Falaise, est fait évêque de Meaux.
Le marquis de Vieuxpont assiste à la bataille de Stafforde.
Messire Alexandre, marquis de Vieuxpont, fait chevalier de St Michel en 1665.
(voir généalogie d’Annebault ; généalogie de Dunot ; Antiquaires de Normandie VI p.402)

23 juin 1677
Aveu rendu à Messire Jean de Saffrey, chevalier, seiogneur de Vimont et de la noble terre et seigneurie de Viette, scize en la paroisse de Vieuxpont, pour diverses terres tenues par un chapon … baon de moulin, aydes à curer les mottes etc. …

1632
Noble Dame Geneviève du Houlley, veuve de Messire Jean Baptiste Lambert, chevalier, seigneur d’Argences et de Viette-en Vieuxpont, demeurant à Lisieux, paroisse St Germain.

Le Parc d’Onnoy à Vieuxpont.

20 mars 1538
Déclaration faite aux pleds de la sergenterie et baronnie de Vieilpont par frère Robert le Gorger, prêtre de la Maison Dieu de Lisieux, des bouts et côtés du tènement de Castillon ou Lamberville, contenant 25 acres, situé à Coubesarte et dépendant de ladite baronnie de Vieuxpont. (Archives de l’Hospice de Lisieux)

Recherche de 1666
Jacques de Guerpel, sieur de Viette, ancien noble.
Abraham et Charles Magnen, frères, R au conseil,
Auguste de Saffrey, sieur d’Anneville ancien noble.

Monsieur Robert de Vieuxpont : d’argent à 6 anneaux de gueules.

Monsieur Robert de Vieuxpont de Chailloué : d’argent à 6 annelets de gueules à 1 quartier de gueules. (Dumolin – catalogue)

Benjamin Frotte sieur de Vieuxpont, ancien noble
Daniel Frottey, sieur de Préaux, ancien noble.

Aveu rendu à Jean de Saffrey, chevalier, seigneur de Vimont et de la noble terre et seigneurie de Viette, scize en la paroisse de Vieupont, et autres terres et seigneuries
Par Jean Denys Cassard de la paroisse de Vieupont, pour quatre petites pièce de terre dans le sieurie de Viette, sujettes à un chapon de rente à Noël, avec foy, hommage, reliefs, treizièmes, aydes coustumières, regard de mariage, service de prévosté, baon du moulin, aydes à curer les mottes, comparence aux gages-plèges, cour et usage.
Aux gages-plèges de ladite sieurie devant Jacques Hugot licencié aux loix, sénéchal, et Noël Poutrel, tabellion royal, greffier, le 23e de juin 1667. (Parchemin original communiqué par M. Charles Vasseur le 3 août 1869).

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

Vieux-Pont, Vetus Pons.
Je commence ma revue des monuments du canton de St-Pierre-sur-Dive par une des églises les plus anciennes et des plus curieuses du département, celle de Vieux-Pont-en- Auge, que j’ai eu le bonheur de signaler le premier, il y a plus de trente ans.
Cette église présente un des exemples, si rares aujourd’hui, de cette maçonnerie en petit appareil avec chaînes de briques qui était partout en usage sous la domination romaine.
Les parties les plus remarquables sont le mur méridional de la nef et la façade; mais il faut distinguer dans celle-ci des reprises faites à plusieurs époques : la porte pourrait avoir été reconstruite au XIe siècle ; du côté gauche de cette porte, l’absence de cordons en briques dans la maçonnerie annonce peut-être une reprise ; la niche pratiquée au dessus de la porte doit être du XVIe siècle, et le gable a été exhaussé pour donner au toit plus d’inclinaison.
Dans le mur méridional, on voit encore les restes des fenêtres primitives ; elles étaient étroites, cintrées, sans colonnes, et bordées d’un triple cordon de briques (Il est fâcheux: que, pour se procurer plus de jour, on ait détruit presque toutes ces fenêtres pour leur substituer des ouvertures informes).
Trois assises de briques forment les cordons horizontaux placés de distance en distance, dans la maçonnerie de petit appareil ; ces briques ont environ 15 pouces de longueur et sont séparées par une couche de mortier aussi épaisse que la brique elle-même.
La nef forme un parallélogramme d’environ 14 mètres sur 8 hors oeuvre ; le choeur, plus étroit, peut avoir 8 mètres de longueur sur 5 de largeur.
La tour est accolée au choeur, du côté du sud: la partie basse paraît presque du même temps que le mur qui l’avoisine; mais les briques employées dans les deux cordons que l’on y voit sont un peu plus courtes que les autres; quelques-unes ne sont que des morceaux retaillés.
Le premier étage de la tour, qu’il soit postérieur ou contemporain des murs du choeur, est remarquable par son appareil ; les pièces qui garnissent les angles sont plus grandes que celles du milieu et à larges joints ; elles encadrent ainsi le revêtement du centre, dont les pièces sont beaucoup plus pentes; nous avons vu la même disposition dans l’appareil des églises les plus anciennes de l’Anjou.
C’est sur le côté de la partie basse de cette tour, exposé à l’est, que nous avons observé une inscription dont voici le fac-similé et qui indique un certain Renaud comme auteur de l’édifice ; elle est ainsi conçue :

VII. ID. FEBR. OBIIT
RANOLDVS.
ILLE FVITNATVS
DE GESTA FRAN
CORV M.ANI
MA EIVS REQVI
ESCAT IN PACE.
AM.ILLE FECISTAN
ECCLESIA.

Cette inscription, incrustée dans le revêtement, ne doit pas être à sa place primitive ; mais on ne sait pas où elle pouvait se trouver d’abord.
A partir du niveau indiqué par la lettre A, la tour de Vieux-Pont me paraît d’une époque moins ancienne que l’étage dont je viens de parler ; elle montre d’abord trois arcades aveugles portées sur des pilastres, et au-dessus une fenêtre cintrée à colonnettes, subdivisée en deux baies qui étaient primitivement séparées par une colonne. Le dernier étage est percé d’une fenêtre cintrée beaucoup moins large.
La tour est couronnée par une pyramide élégante en bois, dont la forme sera mieux comprise par l’examen de mon dessin que par la description que je pourrais en faire, et qui se rattache aux types les plus répandus dans le pays pour le couronnement des tours: inutile de dire que cette construction de bois est d’une date moins ancienne que la tour en pierre dont elle forme la terminaison.
L’intérieur de l’église est beaucoup moins intéressant que l’extérieur ; pourtant il nous faut citer d’abord la porte qui communique du choeur au clocher, dont le cintre est formé de claveaux alternativement en pierre et en brique, comme dans les constructions romaines.
Si la tour a été appliquée après coup contre le choeur, comme quelques observateurs l’ont pensé, cette porte devait servir d’abord d’entrée au choeur, et c’est la place qu’occupent un grand nombre de portes dans nos églises des XIe, XII et XIII siècles.
A l’extrémité de la nef, dans le mur du nord, par conséquent du côté de l’évangile, on remarque une arcade à plein cintre et sans ornements qui recouvre une pierre tombale sans inscription, incrustée dans le mur. Ce tombeau arqué doit être très-ancien, et j’avais obtenu de feu Mgr Robin, évêque de Bayeux, la permission de le fouiller; mais j’ai craint de briser la pierre tumulaire, qui m’a paru engagée dans la maçonnerie, et j’ai toujours remis cette opération, parce qu’elle demande certaines précautions et des ouvriers soigneux que je n’avais pas sous la main à Vieux-Pont quand j’y suis allé dans l’intention de faire la fouille. Peut-être pourrons-nous l’exécuter plus tard, avec le concours de MM. Pannier, Bouet et Ch. Vasseur.
J’ai remarqué plusieurs statues du XVIe siècle à Vieux-Pont, notamment une Trinité, représentée par le Père-Éternel coiffé de la tiare, tenant le Christ en croix et ayant sur la poitrine une colombe figurant le Saint-Esprit.
L’église de Vieux-Pont est sous l’invocation de saint Aubin. La cure se divisait en deux portions. L’abbé de St-Pierre-sur-Dive nommait le curé de la première portion, et l’abbesse de Lisieux (St-Désir) celui de la seconde portion.
La vue générale qui suit est prise du côté de l’ouest ; elle a été gravée par M. Godard, d’après un dessin de M. de Brébisson.

Motte féodale.
— Dans le bois qui couronne le coteau, à peu de distance et au sud-est de l’église, j’ai remarqué une magnifique motte féodale avec son fossé ; elle est en terre, conique et assez élevée : peut-être était-ce là l’habitation de ce Rénauld dont il est question dans l’inscription relatée plus haut. Je n’y ai pas remarqué de vestiges de constructions en pierre, et la tour qui la surmontait devait être en bois.
Emplacement d’un château moderne.
— On montre dans les herbages, au pied du coteau dont je viens de parler, une place où, dit-on, existait un château moderne, il n’y a pas très-longtemps, et dont il ne reste plus de vestiges.
La famille de Vieux-Pont était très-ancienne. En 1161 mourut Richard de Vieux-Pont, abbé de St-Pierre-sur-Dive; il était l’oncle paternel de Foulques de Vieux-Pont, qui accorda à l’abbaye des droits et privilèges sur ses terres.
Poteries romaines.
— Feu M. le docteur Le Grand m’a dit avoir trouvé, à la hauteur de Vieux-Pont, près de la route allant à Lisieux, quelques débris de poteries qu’il croyait pouvoir faire remonter au temps de la domination romaine.

VIEUX-PONT-EN-AUGE. – De Caumont a signalé une remarquable motte féodale au S.-E. de l’église, dans les bois qui entourent le château et dominent la vallée; elle ne contiendrait pas de vestiges de maçonnerie (8).
(8) Caumont, Cours, V, p. 116 ; Stat. mon., V, p. 521-522 ; C.A.F., 1870

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