AUBERVILLE



NOTES sur AUBERVILLE – 14024

Auberville, c°° de Dozulé.
Osbcrtivilla io82, 1086 (cart. de la Trinité, P 74).
Osbernivilla supra mare, 1 1 £3 (ibid.
Osbervilla, xrv° siècle;
Aubervilla, xvi° siècle (pouillé de Lisieux, p. 5a).
Amberville, 1679 (ibid. p. 53, note 3).

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

De CAUMONT Arcisse : Statistique monumentale du Calvados réédition FLOCH, tome IV, page 39.
Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 702

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Notes de M. Ch. Vasseur.

Auberville, Albervilla, Osbervilla, Otburvilla, Odburvilla.

L’église d’Auberville est située sur le haut des falaises qui bordent la mer, et à peu de. distance de l’ancien chemin de Honfleur à Caen.
Elle est peu élevée et d’une architecture peu intéressante, mais ancienne ; son plan figure une croix latine, formée par une nef, un choeur et deux petites chapelles.
Le portail, placé à l’ouest, offre un blocage grossier de silex, au milieu duquel on remarque un nombre considérable de tronçons de colonnettes, qui viennent évidemment d’une construction antérieure. Il est donc probable que ce mur a été refait en partie vers le XVIIe siècle, au moment où l’on a percé la porte, qui est moderne, et établi le campanile à deux baies cintrées, surmontées d’un oculus. Ce clocheton est porté par deux contreforts construits en pierre de taille,
peut-être du XIIIe. siècle. Les deux cloches qui remplissent les baies sont antérieures à la Révolution et chargées de longues
inscriptions, qu’il est impossible de lire d’en bas.
Le mur. nord de la nef est construit en blocage ; on y remarque l’appareil en feuilles de fougère : il y a absence complète de contreforts. Deux fenêtres sont percées de ce côté :une, du XIIe: siècle, est étroite, cintrée, mais bouchée; l’autre, destinée à remplacer la première, est moderne, cintrée.
Au midi, les murs sont en appareil irrégulier, peut-être anciens, mais en partie recrépis et avec de nombreuses retouches.
Deux fenêtres éclairent aussi ce côté : la première est cintrée, à moulures prismatiques,subdivisée en deux compartiments également cintrés par un meneau du XVIe. siècle.
Vers le milieu est une porte à arc surbaissé, à deux voussures en retraite l’une sur l’autre, qui pourrait bien remonter au XIIIe. siècle. Puis vient une fenêtre carrée dont les moulures indiquent le XVIe. siècle.
Les deux chapelles ont fort peu d’étendue. Bâties en moyen appareil, éclairées par une fenêtre cintrée, elles datent du règne de Louis XV.
Au nord, le choeur est construit en appareil irrégulier, mais dissimulé en grande partie par un réduit, servant de sacristie, qu’on y a adossé. Une seule fenêtre est visible; elle date du règne de Louis XV.
Au midi, l’appareil est semblable, mais en partie recouvert d’un crépi, avec deux fenêtres modernes.
Le chevet est droit ; un contrefort peu saillant, qui soutient le pignon, au centre , paraît dater de la fin du XIIe.
siècle.

Intérieur.
— Les voûtes de la nef et des chapelles sont en bois et grossièrement faites.
L’arc triomphal, entre le choeur et la nef, est une ogive à moulures prismatiques, qui repose sur deux pieds-droits semi-cylindriques, n’ayant pour chapiteaux, comme pour base, qu’une astragale et un tailloir.
La voûte du choeur est en merrain, l’entrait et le poinçon du milieu ont été coupés ; mais celui qui se trouve près de l’arc triomphal existe encore ; le travail paraît dater du XVIe. siècle.
L’autel, à tombeau droit, date probablement de la fin du règne de Louis XIV. Le retable est composé d’un tableau qui représente le Christ en croix, la Madeleine agenouillée et embrassant ses pieds ; à gauche du Christ, la Vierge, en robe rouge recouverte d’un manteau bleu, debout, dans l’attitude d’une douleur profonde, mais résignée; à droite, saint Jean, les mains étendues vers son Maître. On voit, au coin inférieur, un écusson d’argent à deux léopards de gueules passant l’un sur l’autre, avec couronne ducale surmontée d’une crosse passée en pal derrière l’écu. Ces armoiries sont celles de noble dame Anne-Madeleine de Cochefilet de Vaucelas, quarante-deuxième abbesse de l’Abbaye-aux-Dames de Caen, qui mourut en 1698. On les voyait aussi sur une belle sculpture sur bois, au-dessus du maître-autel de l’église
d’Ouistreham, à l’embouchure de l’Orne ( R. Bordeaux, Études héraldiques, page 22 ).
Malheureusement de nombreuses lacérations et les souillures des animaux nocturnes, qui seuls maintenant fréquentent cette église supprimée, tendent à faire disparaître ce tableau.
On doit encore remarquer un petit tableau carré, beaucoup plus ancien, placé sur la porte de la sacristie, déchiré aussi en plusieurs endroits. Il représente, en buste, la Vierge- Mère tenant dans ses bras son enfant, vêtu d’une longue robe.
Dans le pavage du choeur est encadrée une petite pierre tumulaire, à peu près carrée ( puisqu’elle mesure 1 pied sur 1 pied 2 pouces), qui porte l’inscription suivante, dont malheureusement le mot essentiel est effacé :

CI GIST IEAPN
François le
….SEIGNEVR….
honoRAlRE DE
cetTE PABOISSE
inhuVME LE PRE
mier DE MARS
1747.

Le patronage de cette église appartenait à l’abbaye de Caen, qui le devait probablement à Blanche d’Auberville, fille de Jehan d’Auberville, qui succéda à Marguerite de Thieuville de Guihébert, le 17 mars 1441.
C’était la soeur de Guillaume d’Auberille, baron de Verbosc et de Chantelou, dont sont descendus : Monsieur Jacques d’Auberville, baron du Verbosq, Caux, Cantelou,bailli de Caen, en 1538 ; Charles et Odet d’Auberville ont été aussi baillis de Caen à la fin du XVIe. siècle.
De Bras leur donne pour armoiries : de gueules à un fer de pique d’argent.
L’église d’Auberville était sous l’invocation de Notre-Dame, et dépendait du doyenné de Beaumont. La paroisse faisait partie de l’élection de Pont-l’Évêque, sergenterie de Dives ; il y avait 2 feux privilégiés et 33 feux taillables.

Manoir d’Auberville.
— Le manoir d’Auberville est loin, à en juger par son état actuel, de faire soupçonner qu’il fut le berceau d’illustres personnages. Il est situé à une certaine distance de l’église, et sur le penchant de la falaise qui forme de ce côté la limite de la vallée de Villers. Rien
d’intéressant ne peut y être constaté, et il ne remonte pas à une époque ancienne. C’est un singulier assemblage de constructions mal reliées entr’elles et inachevées, De l’emplacement qu’il occupe, on jouit d’une vue fort belle.

Falaises.
— Les falaises sont très-élevées à Auberville ; elles se composent, à la partie inférieure, d’argile d’Oxford: au-dessus, paraissent quelques couches dépendant du système oolithique moyen et supérieur.
La partie la plus élevée de ces escarpements littoraux est formée par la craie inférieure ou green-sand des géologues anglais (V. la coupe générale des falaises du Calvados, dans mon Essai sur la topographie géognostique de ce département.)

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

2 – Pièces Justificatives:

– Insinuations –
Description de l’église du 29 août 1856 –
Extrait du catalogue des Abbesses de la Trinité de Caen au sujet de Blanchette d’Auberville fille de Johan d’Auberville Texte en latin Blanche dAuberville 25e abbesse de Caen (Sté des Antiquaires de Normandie 4° 1863 p.120)

L’écusson qui se trouve au bas du tableau est celui d’Anne Magdeleine de Cochefilet de Vancelas, 42e abbesse qui mourut en 1698 et qui portait d’argent à deux léopards de gueules, soutenu par deux grands faucons ainsi qu’on le voyait sur une belle sculpture au dessus du maître-autel de l’église d’Oistreham (R. Bordeaux – Etudes Héraldiques p.22 la note)

Documents inédits
Lettre d’Henry IV Tome I p.257
Joseph de Cochefilet, seigneur de St Martin et de Villanglose, capitaine des Gardes du Roy de Navarre (Henry IV) décembre 1579, avait épousé Anne d’Albret, fille de Jean d’Albret, baron de Miossans et de Susanne de Bourbon-Bussey.

Auberville appartint à la Maison d’Harcourt Beuvron à la fin du 16e siècle (Laroque)

Auberville
Monsieur Jacques d’Auberville, chevalier, baron du Verbosc, Caux, Cantelou et Bailly de Caen en 1538. Fit la monstre du ban et arrière-ban du bailliage de Caen le 4 juillet 1545. Il mourut en 1556 ou 1557.

Charles d’Auberville, chevalier, baron du Vert Bosc, Caux et Canteloup, bailly de Caen vivait en 1563. …de gueules à un fer de picque d’argent (de Bras)
Description d’Auberville qui n’a rien d’intéressant.

2 – Archives ShL:

Carnets de Charles Vasseur
« Doyenné de Beaumont »

Election de Pont l’Evêque – sergenterie de Dives
2 feux privilégiés – 33 feux taillable

Sous l’invocation de Notre-Dame

Patronage:
14e Abbatessa de Cadorno

Curé:
Mariette 1753/1787

Fief mouvant de la vicomté d’Auge, 152a (Brussel)
autre fief relevant du roi, plein fief de chevalier

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