BASSENEVILLE



NOTES sur BASSENEVILLE – 14045

Archives Calvados:
Basseneville (Calvados)
Canton actuel : Cabourg
Code INSEE : 14045
Arrondissement actuel :Lisieux

Basseneville ou Barneville-en-AUGE (?)
Basevilla, 1245 (ch. de Longues, n° 40).
Barnevilla, 1269 (cart. norm. n° 767, p. 173).
Basanvilla, 1262 (chap. de Bayeux, ch. 8e).
Bannevilla, XIV° siècle ( pouillé de Lisieux, p. 48).
Barnevilla, Basnevilla, XIV siècle (taxat. decim.). Basneville, XVIII° s° (Cassini).

Basseneville, Bassenivilla, Basenvilla, Barnevilla, prieuré bénédictin de Marmoutier, diocèse de Lisieux, cant. Dozulé, arrond. Pont-l’Évêque, Calvados.
– LONGNON, II, 258. — MABILLON, Ann., IV, 658, 754 (charte).
— MIGNE, t. 201, c. 1172, confirmation de Lucius III en 1183.

Hameaux de BASSENEVILLE:
Bois-des-Terres (LE), Bois-Écouchet (LE), Caboche (LA), [Chaulieu, h. de Basseneville. Calidus Locus, 1198 (magni rotuli, p. 94, 2) Chauleu, 1292 {ibid.)], [Cholerie (LA), Chollerie,XVIII siècle (Cassini)], Clos-Artus (LE), Cour aux-Noyers (La ), Cour-du-Domaine (La), Cour-Fleury (LA), Londets (Les), RICHER, [Saint-Richer, chapelle existant à Basseneville, fréquentée par les pèlerins. Indiquée sur la carte de Cassini.], Timonville, Vauvers (LES), Village-de-la-Mer (LE), Village-de-L’Église(LE),

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

CAUMONT Arcisse de : Statistique départementale de Calvados, Tome IV, page 116 de Réédition FLOCH.

Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 703.

FAUROUX Marie, Actes des Ducs de Normandie in MSAN., XXXVI, 1961
Détail des biens des abbayes dans le Pays d’Auge, l’Hiémois et le Lieuvin:
– Troarn : Janville, Lirose, Sannerville, Goulet, Trun, Crocy, Bures, Basseneville, Saint-Samson, Saint-Germain, Saint-Hilaire, Saint-Sylvain, pp. 324-325

MUSSET Lucien, « Autour de la basse Dive: le prieuré de Saint-Pierre-de-Rouville et ses dépendances d’après ses plus anciennes chartes », BSAN, LIX, 1969-1989 (I), (1990), pp. 246-258.

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Basseneville, Barnevilla, Bernevilla.

L’église de Basseneville, dont le dessin ci-joint de M. Bouet montre l’ensemble en raccourci, se compose d’une nef rectangulaire et d’un choeur dont le chevet est à pans coupés; la tour, octogone, terminée par un toit en forme de cloche, est assise sur la partie antérieure ou occidentale de la nef. La forme des modillons et des corniches, celle des fenêtres et les autres caractères de la construction, indiquent le XVIII. siècle ; cependant l’arc triomphal, entre choeur et nef, est en ogive et porté sur des colonnettes du XIII. Cette partie de l’église et les contreforts qui s’y rapportent, à l’extérieur, paraissent de la même époque; tout le reste est du XVIII siècle, à l’exception de deux grands contreforts du XVI. à chaque angle de la façade occidentale.
Au nord du choeur existe une chapelle seigneuriale construite en briques sous laquelle est, dit-on, un caveau contenant plusieurs tombes des anciens seigneurs : cette chapelle est éclairée, à l’ouest, par une fenêtre ogivale tréflée, et, au nord, par une fenêtre il deux baies de style flamboyant, que M. Bouet regarde avec raison, je crois, comme ne datant que du XVIIe. siècle. Cette chapelle est mise en communication avec le choeur par un arc surbaissé. Elle avait autrefois un autel ; elle est voûtée en bois ; on y voit une pierre tombale dont l’inscription est encadrée dans un portique gravé au trait, porté sur des colonnes cannelées, avec un écusson timbré d’un casque au chevron accompagné en chef de deux croissants et, en pointe, d’un lion passant.
Cette inscription est ainsi conçue :



CI GIST MATUNRIN
GILLAIN VIVANT
ESCVIER SEIGNEVR
DE BARNEVILE AVSY
DICT ASNIERES ET
BOISFEROVLT BOVGERN
ET DE SVINT CLAIR
EN PARTIE A CAVSE DV
FIEF DE COQUANVILLE
DECEDA AVDIT LIEV
DE BARNEVILLE LE
VINT CINQT IEME
IOVR DOCTOBRE MIL
SIX CENT DIX HVIT
AGE LORS DE SON
DECES DE
SOIXANTE
ET VN AN

A l’intérieur du choeur on peut remarquer l’autel principal en pierre, à colonnes, portant par derrière l’inscription :


ROBERT • FERAY
FECIT . 1719.

Le tableau de l’autel représente l’Assomption.De chaque côté de l’autel existe une porte, donnant accès à la sacristie qui est derrière le retable; au-dessus de ces portes sont deux écussons surmontés d’une couronne de marquis, et ayant pour supports deux oiseaux: le premier, de gueules à 3 pals d’or; le second, d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux branches de lis et, en pointe, d’une lyre de même. L’exposition est formée de deux anges supportant une couronne royale. Derrière est un manteau fleurdelisé.
Le lutrin, du siècle dernier, en bois, est assez beau et surmonté d’une Assomption.
M. Bouet a lu l’inscription que voici sur la cloche :



LAN 1768 JE SVIS ANONIME ET IAI ÉTÉ BENITTE PAR Me. 1 B TOVRET
CVRÉ DE BASNEVILLE. F. LE BEY TRESORIER.

L’église de Basseneville est sous l’invocation de Notre-Dame. La cure se divisait en deux portions : l’une à la présentation du duc de Normandie ; l’autre à celle du seigneur.
C’était, au XIVe. siècle, un J. de Tournebut, fils de Robert de Tournebut. La seigneurie de Basseneville était entrée dans cette famille parle mariage de ce dernier avec Jeanne d’Auvillers, qui en était propriétaire ; elle y resta pendant le XVI. siècle; mais, en 1515, elle appartenait à Jean de Harcourt.
Basseneville faisait partie du doyenné de Beuvron et de la sergenterie de Dives, élection de Pont-l’Évêque;on y comptait 5 feux privilégiés et 63 feux taillables.

CHAPELLE SAINT-RICHER.
— Cette chapelle, qui existe à Basseneville , entre St.-Samson et Goustranville, est toujours fréquentée par les pèlerins qui y viennent implorer saint Richer (ou saint Riquier) pour se guérir de la fièvre.
Les murs en bois et mortier comme les maisons du pays , la voûte du choeur et la charpente sont anciens.
Le tableau d’autel, représentant saint Richer au milieu d’une foule de fiévreux, est assez curieux.
A l’entrée du sanctuaire se trouvent la statue de saint Richer et un tronc.
Le curé actuel de Basseneville a fait faire quelques travaux à cette chapelle : c’est à lui que l’on doit le petit porte – cloche, le lambris de la nef et quelques autres réparations.
La chapelle de St.-Richer est indiquée sur la Carte de CassinL

BASSENEVILLE. – Deux noms de terroir à retenir: « Les Hogues » (Cad., D, 20 et 25) et la « Butte du Bois l’Abbé » (Cad., C,214.-216).

Bulletin de la Société des antiquaires de Normandie Texte complet TOME XLVI – ANNÉE 1938
M. Collet lit l’étude suivante sur les Aubry, seigneurs de Basseneville (Calvados, c. de Dozulé), au XVIIIe siècle : Le 10 septembre 1698 (Arch. Calvados, F. Chartrier de Basseneville. Référence valable pour tout ce qui suit, le fonds n’étant pas définitivement classé.), devant les notaires du Châtelet de Paris, Jean-Baptiste-Louis Berryer, chevalier, seigneur de La Ferrière (, conseiller du roi, maître des requêtes, et dame Catherine Potier de Novion, son épouse, en présence de Nicolas-René Berryer, chev., sgr. de Ravenoville cer du Roi, frère de Louis, passèrent acte de vente à Alexandre-René Aubry, cer du Roi en Cour du Parlement de Paris, de la terre et seigneurie de Basseneville, consistant « en château non achevé, cours, bâtiments, jardins, clos, bois, herbages, terres, prés, fiefs et arrièresfiefs, patronage, nomination, justice sur vassaux, rentes, cens et droits seigneuriaux et autres. » Ces éléments vendus étaient ceux que Louis Berryer avait acquis « en la justice et vicomté de Pont-l’Evêque sur mre Adrien Gislain, éc., sgr. dudit Barneville le 14 mars 1678 et, en outre, les biens acquis d’un « nommé Loqueton. » La vente eut lieu moyennant la somme de 200.000 1. t.
Le 1er mars 1699, René Aubry, éc. cer du Roi, receveur général des finances en la généralité de Rouen, reconnut, par acte sous seings privés, que son fils René-Alexandre avait agi, en cette circonstance, en son nom.
Le 6 avril 1707, René Aubry, pour une somme de 63.000 1. acquit la terre de Saint-Clair-de-Basseville et SaintSamson , que, le 26 mars 1702, devant les notaires du Châtelet, s. Mre Louis-Henry légitimé de Bourbon , prince de Neufchâtel, etc., demeurant à Paris à l’hôtel de Longueville, rue Saint-Thomas, paroisse de Saint-Germainl’Auxerrois, porteur de procuration de « très haute et très puissante et sérénissime princesse dame Marie d’Orléans, souveraine des comtés de Neufchâtel, en Suisse, désignent « messire Aymar Gillain, cher sgnr de Barneville. »
duchesse de Nemours, etc., veuve de Henry de Savoie, duc de Nemours, pair de France», avait vendue à Jacques Goyon, seigneur de Matignon, comte de Thorigny, avec les terres et baronnie de Bricquebec, Blosville et seigneurie de la Houlgatte, Pontoise, baronnie d’Orglande, etc., que la vendeuse possédait par héritage de l’abbé d’Orléans, son frère, pour le prix de 350.000 1. L’acquéreur de 1702 avait rétrocédé ces biens, le 15 avril 1704, à « Charles-Auguste de Matignon, comte de Gacé, lieutenant général des armées du roi, gouverneur général pour S.
M. en la ville de La Rochelle et pays d’Aulnix, des îles de Ré, Oléron, Brouage, commandant les troupes de S. M. de Brabant et Pays de Woeir», contre le remboursement de la somme de 80.000 1., versée comptant à Marie d’Orléans, dont 25.000 1. avaient été prêtées par Gaspard de Bernard, éc., sgr de Marigny .

René Aubry, le nouveau seigneur de Basseneville, SaintClair et Saint-Samson, se qualifiait de « sr. du Verger, contrôleur général des offices de France», alors qu’il n’était encore que « commis à la recepte générale des finances de la généralité de Caen. » Mais, lorsqu’il acquit les terres de Basseneville, il est dit : « receveur général des finances de la généralité de Rouen (21). Il avait acheté cet office d’un sieur Dufour, par contrat du 7 janvier 1669, et avait été pourvu par lettres du roi du 5 janvier 1670, reçu en la Chambre des comptes de Rouen le 5 mai, et au Bureau des finances le 7 mai suivant. Il avait rempli la même charge en la généralité de Caen de 1664 à 1669
…………….
Lorsqu’il était devenu possesseur des terres et seigneuries de Basseneville, Saint-Clair et Saint-Samson, il n’avait pas abandonné son domicile de Paris, rue des Deux-Portes. Il vint certainement à son château de Basseneville, mais passagèrement.

Le fit-il terminer ? Les comptes et mémoires que j’ai vus, ne me permettent pas de répondre à la question (En décembre 1806, Guillaume de Marguerite, qui, par alliance avec les descendants des Aubry, possédait le château de Basseneville et partie des terres, passa marché avec Pierre Grosmesnil, maçon à Bréville, pour la démolition de « la totalité du vieux château de Barneville, à seis frais [de Grosmesnil] et en fera transporter les matériaux dans l’avenue allant à la caboche. Le mur du vieux château donnant sur le jardin ne sera point démoli ; il sera conservé jusqu’à la hauteur du premier cordon ou plinthe de pierre au-dessus des fenêtres du rez-de-chaussée. » La démolition devait commencer par le pavillon « du côté de la briqueterie. » Cette désignation de « vieux château» ferait supposer qu’il y avait un «châte,au neuf » qui fut conservé. Aujourd’hui il n’y a plus de château, ni de bâtiments ; tout a été abattu.

Extraits:
Les Elus de Lisieux, trouvèrent nobles à Basseneville «Imar et Me Guillaume, dits Gilain, frères. [qui] produisirent un arrêt de la Cour donné en 1523 à l’entente de Robert leur père, et même de deux de leurs frères qui avaient recueillis le procès. » (Labbey de la Roque : Recherche., Caen, 1827, p. 89, n° 232.) En 1592, Mathurin Gislain est désigné en un acte, « sgr de Basseneville, Asnyères, Coquainvilliers et Boisferons ». Il décéda à Basseneville en octobre 1618.

2 – Pièces Justificatives:

1391, 4 novembre
Information de Nicolas Marie, vicomte de Caen, sur la valeur des héritages échus à Guillaume de Vierville, chevalier et à Marie de Creully, sa femme, de la succession de Louis de Creully, mort en Barbarie, qui avait été en la garde du roi: baronnie de Creully, seigneuries de Monthuchon et du Mesnil-Bis, rentes à Basseneville, Saint-Clair-en-Auge et Goustranville, à la Boissière, à Ingouville, à Octeville, à Saint-Jouin (S.-Mme).
= Arch. nat. Dom Lenoir, 7, pp. 25-27.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 1-2, 1967, p. 26.

1397 22 novembre
Information de Nicolas Potier, vicomte de Caen, pour savoir à quel titre Girot Dajon et Thomas Le Brohon ont hérité du fief de Basseneville (canton de Dozulé), qui depuis près de 50 ans était en la garde du roi.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 6, p. 309-310.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 1-2, 1967, p. 36.

410. — Le 14 juillet 1772, vu l’attestation du Sr. Dupont, vicaire de Basseneville, dispense de bans pour le mariage de Jean Baudry.

149. — Le 24 nov. 1785, M. Noël-Eustache Vesque, pbre, curé de N.-D. de Basseneville et de St-François d’Herbigny, demeurant encore à Basseneville, remet purement et simplement lad. cure de Basseneville entre les mains du seigr. évêque, afin qu’il y soit pourvu par qui de droit. Fait et passé à Lx, au cabinet de M. Delivet, avocat, par le ministère de M. Girard, seul notaire apostolique.
Le 28 déc. 1785, la nomination à la cure de Basseneville appartenant au seigr. du lieu, haute et puissante dame Marie-Françoise Aubry, épouse, séparée de biens, de haut et puissant seigr. Alexandre Clair, comte de Mazerolles, ancien capitaine dans le régiment d’Auvergne, demeurant à Paris, rue du faubourg et parr. de St-Jacques, nomme à lad. cure la personne de M. Claude Bunel, pbre, originaire de St-Germain de Lx et vicaire de Pont-l’évêque. Fait et passé à Paris.
Le 8 janv. 1786, le seigr. évêque donne aud. Sr Bunel la collation dud. bénéfice.
Le 25 janv. 1786, le Sr Bunel prend possession de la cure de Basseneville, en présence de M. François-Samuel Leroy, pbre du diocèse de Bayeux, approuvé pour la parr. de Robehomme, même diocèse, y demeurant ; Me François de Sageon, avocat en parlement, demeurant à Caen, parr. St-Gilles, et autres témoins.

Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie
Extraits:
– Le porte-moine s’étendait à la vérité à d’autres prieurés. (Cf. Archiv. Calvados, H. Troarn. Aveux de Basseneville, fol. 100.) Il y avait à Basseneville-en-Auge une « Vavassorie Portemoine . Le service de portemoine semble surtout fréquent dans le Bocage. (Cf. Archiv. Calvados, H. Prieuré du Plessis-Grimoult. Cartulaire 4.1 n)179 acte de 1412.

3 – Archives ShL:

Canton de Dozulé
Par. de Notre-Dame,
patr. le seigneur;
chap. Saint-Bicher.
Dioc. de Bayeux.
doy. de Beuvron.
Génér. de Rouen,
élect. de Pont-l’Evêque,
sergent.de Dive.

Voir Charles VASSEUR –
« Doyenné de BEUVRON »
BASSENEVILLE (7)
– Sous l’invocation de Notre-Dame
– Insinuations:

Curés:
Thorel (1764-1774)
Bunel (1787-1787)

– Chapelle Saint Clair des Vallées

– « Analyses et transcriptions … », page 198, 1760, 23 juillet.
Noble Dame Marie Françoise Aubry, dame et patronne de Basseneville et autres lieux, épouse de Messire Alexandre de Mazerolle, capitaine au régiment d’Auvergne, fille et héritière de défunte noble dame Marie Françoise David, épouse de Monsieur Aubry, demeurant en son château, paroisse de Basseneville.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

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