GRANDOUET




NOTES sur GRANDOUET – 14

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

Histoire du Val Richer p.65, 167 et 187
Bulletin des Antiquaires de Normandie 8e année Tome IV p.380
Catalogue du Musée des Antiquaires à Caen p.91 n°487
Formeville

CAUMONT Arcisse de: Statistique monumentale du Calvados, réédition Floch, tome IV, page 171.

MANEUVRIER Jack :La sortie manoirs du 12 octobre 2007 : Montpinçon : maison Ph. T.C. Dorléans, église, ferme des Beaux Chênes, Atelier Florent Charboisier ; Grandouet : église, manoir ; Château de La Roque Baignard. Bulletin Foyer rural du Billot n°100, Décembre 2007.

PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 1er carton.

RAULT Fernand, Découverte préhistorique à et , Communication¬ SHL, 23 mai 1961

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Grandouet, Grandis ductus, ecclesia de Grandi ductu.

L’église de Grandouet appartient au premier style ogival des campagnes du Pays-d’Auge. La nef et le choeur se composent chacun de deux travées; les murs sont couronnés d’une corniche en pierre et de modillons à figures qui, tous, ont été mutilés intentionnellement au marteau à une époque qui ne paraît pas ancienne. Le choeur est en retrait sur la nef. Le chevet, droit, était percé de trois lancettes étroites et longues, dont une, celle du milieu, est plus élevée que les autres; elles ont été bouchées par suite de l’établissement de
l’autel, mais on les voit très-bien dans la sacristie, addition moderne à pans appliquée sur ce chevet. Les fenêtres primitives des murs latéraux étaient toutes en forme de lancettes, étroites comme des meurtrières; plusieurs existent encore dans le mur septentrional; d’autres, quoique bouchées, peuvent encore être reconnues dans le mur du midi. De ce dernier côté, quatre fenêtres ont été substituées aux anciennes: deux pour la nef, deux pour le choeur. Trois de ces fenêtres sont ogivales, subtrilobées au sommet, et paraissent de la fin
du XIVe. siècle ou du XVI. La quatrième est moins ancienne, probablement du XVII., et arrondie au sommet.
On accède au choeur, du côté du sud, par une porte à plein-cintre, garnie de moulures toriques. Cette archivolte reposait, de chaque côté, sur une colonne à chapiteaux allongés du XIIIe. siècle.
Le portail occidental, ou entrée principale de l’église, est précédé d’un porche dont la charpente est intéressante, et probablement du XVI. siècle. Les panneaux de la porte sont eux-mêmes de cette époque ; ils occupent une baie à cintre surbaissé, surmonté d’un arc de décharge de forme ogivale : le tout sans ornements ni colonnes.
La tour, en bois et couverte en ardoise, se compose, comme la plupart de celles du pays, d’une flèche à base octogone reposant sur un carré.
Le pignon occidental de la nef a dû être réparé à diverses époques ; le pyramidion en pierre qui le surmonte porte la date 1700.
A l’intérieur on remarque, en entrant, une cuve baptismale de forme octogone.
Deux colonnes cylindriques engagées accompagnent la porte, et l’on ne se rend pas bien compte de leur objet ; elles ont dû supporter quelque chose qui a disparu.
On distingue dans la nef quelques pavés émaillés blancs et bleus.
Une crédence tréflée à deux piscines existe dans le choeur.
Les boiseries de l’autel doivent dater du siècle dernier.
Deux autres autels se trouvent placés en regard, entre le choeur et la nef.
Le choeur et la nef ont un plafond en bois, divisé par des traverses eu compartiments réguliers- et établi du même jet d’un bout à l’autre de l’église.
La charpente de la nef repose sur des poteaux verticaux, plantés le long des murs. J’ai vu souvent dans le Pays-d’Auge
des supports de ce genre, destinés à alléger pour les murs le poids des charpentes et de la tour en bois.
Dans la sacristie j’ai remarqué un encensoir en cuivre jaune qui me paraît de la fin du XVIe. siècle ou du commencement du XVIIe. ; le couvercle est d’une forme très-élégante, orné de feuilles découpées, de têtes et de moulures diverses.
La navette existe aussi, elle est elliptique et s’ouvre en deux parties. Cet encensoir est absolument pareil à un autre qu’a figuré dernièrement M. l’abbé Barraud dans le Bulletin monumental(V. la page 525,t. XXVI ).
Le bénitier, en cuivre, doit être du même temps, mais il est moins intéressant.
L’église est sous l’invocation de saint Germain et de saint Sébastien, dont on voit les statues près de l’autel et qui se retrouvent sur la bannière.
La cure dépendait de l’évêché de Bayeux, doyenné de Cambremer.
Le patronage appartenait à l’abbaye du Val-Richer.
Grandouet dépendait de l’élection de Pont-l’Évêque, sergenterie de Cambremer. On y comptait 3 feux privilégiés et 30 feux taillables.

Château.
— Le manoir seigneurial, occupé par des fermiers, se voit tout près de l’église, au sud ; il se compose d’un groupe de bâtiments en bois, et l’on voit encore des douves pleines de roseaux qui servaient de clôture.
Hugues de Grandouet, chevalier, vivait en 1196.
Il faut passer au XVIIe. siècle pour retrouver les noms des seigneurs de Grandouet.
Pierre de Grieu, seigneur de Grandouet, vivait en 1642 et 1651, suivant des aveux originaux.
Il eut pour successeur un autre Pierre de Grieu, escuyer seigneur de Grandouet, Fontenelles, Savières et autres terres, qui vivait en 1685.
Messire François de Grieu, chevalier, seigneur de Grandouet, seigneur et patron de Fontenelles et du Breuil-sur-Dive, reçut des aveux en 1729.
Messire Joseph-Laurent de Grieu, chevalier, seigneur de Grandouet, Fontenelles et autres terres, vivait en 1736.
La seigneurie du Breuil-sur-Dive a passé, par héritage, à la famille de Revilliasc.
Le château du Breuil, dont nous parlerons plus tard, appartient encore à Mme. la comtesse Du Moncel, née de Revilliasc.

GRANDOUET. – Tout près de l’église, motte entourée de fossés sur laquelle était bâti le manoir seigneurial détruit récemment (4).
(4) Renseignement de M. l’abbé Simon. Cf Caumont, Stat. mon IV,
p. 177.

2 – Pièces Justificatives:

– 1402 , 11 décembre
Information de Jean Monnet, lieutenant de Guillaume de Longueil, vicomte d’Auge sur la valeur des fiefs de Boutemont (Bouttemont, canton de Blangy, commune de Norolles) et de Grandouet, pour lesquels Jean Servain, écuyer, est en la garde du roi comme héritier de sa mère Colette de Montfort, morte le 12 mai 1402.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 6, pp. 219-220.- Arch. nat. P 19091, 18929.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle , XVIII, fasc. 3-4, 1969, p. 12.

1463 Recherche de Montfaut
p. 22 LISIEUX. NOBLES
39. Renaud de Grandouet
= P.A.M. LABBEY de LA ROQUE .- Recherche de Montfaut , Caen , 1818, in-8°.

1791
1F893 : 1791 : Divers grand séminaire de Lisieux. Mense conventuelle de Grandouet et Cormeilles.

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles Vasseur : Exemption de Cambremer :

Evêché de Bayeux, exemption de Cambremer, élection de Pont l’Evêque, sergenterie de Cambremer. 3 feux privilégiés – 30 feux taillables.

Le Val Richer nommait à la cure.

Insinuations:

La Commune de Grandouet est réunie pour le culte à celle de Montreuil.

Description de l’église et du Manoir de Grandouet par A.Pannier septembre 1860

Cloche de Grandouet
L’an 1782 j’ai été bénite par Messire Antoine Noël Devaux, curé de Grandouet, Maître George Lemonnier, trésorier en charge.
F.Lavillette de Caen m’a faite.

Pour information mention barrée :
Recherches de Montfaut 1463
Nobles de la sergenterie de Moyaux
Regnault de Grandouet
Robert de la Coie dudit lieu

Non noble imposé à la taille :
Thomas Harel de Grandouet

Hugues de Grandouet, chevalier en 1196 (Montfaut p.31)
Beaudouin, seigneur de Grandouet vers 1770.

Depuis la Révolution le Manoir de Grandouet appartenait à la Famille de Trémauville. (voir le Breuil sur Dives)

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