BENERVILLE




NOTES sur BENERVILLE – 14059

Bénerville, canton de Pont l’Évêque.
Bernevilla, XIV (pouillé de Lisieux, p. 51)
Beneruilla, XIV (ibid.).

Hameaux de BENERVILLE:
Cour-de-la-Grange (LA), Cour-Gillet (LA), Cour-Neuve (LA), Enclos (Les), Lieu-Thouret (LE), Mesnil (Le), Noury,

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome IV page 240

Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 1591

NORTIER Michel, Contribution à l’étude de la population en Normandie au bas moyen âge (XIVe-XVIe siècles). Inventaire des rôles de fouage et d’aide. Sixième série: Rôles de fouage paroissiaux de 1518 à 1533 dans Répertoire périodique de documentation normande, N° 14; « , Cahiers Léopold Delisle, XXXIX, 1990, pp. 1-127
Anciens, 11; Annebault, 19; Auquainville, 34; Authieux-sur-Calonne, 36; Beaumont-en-Auge, 75; Bénerville-sur-Mer; Le Bennerey (Le Besneray), 85;

PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 1er carton.

ROESSLER C : « Découvertes de sépultures de l’époque franque à Bénerville », Bull. de la Commission Archéologique de la Seine-Inférieure, t. III, 1876, pp. 76-78

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Bénerville, Benervilla.
La petite église de Bénerville s’élève sur une falaise escarpée qui s’avance dans la mer comme un promontoire. La vue dont on jouit du sommet de cette falaise, au-dessus de l’église, est magnifique : en face apparaît la mer couverte de barques de pêche ; au nord se dresse le cap de la Hève couronné des deux phares qui éclairent l’entrée du Havre ; à l’est s’étend le marais de Deauville, au-delà duquel on aperçoit Trouville ; l’oeil plonge, à l’ouest, sur la vallée de Villers; plus à l’ouest se déroulent les falaises d’Auberville, si connues des géologues, et dans un lointain brumeux apparaissent les côtes basses du littoral de Caen.
L’église de Bénerville, une des plus anciennes de l’arrondissement de Pont-l’Évêque, date du XII. siècle et pourrait même remonter, en partie, au commencement de ce siècle.
Le mur septentrional de la nef, flanqué d’un contrefort roman et de deux ignobles contreforts moins anciens, n’offre aucune ouverture ; les pierres sont disposées en arêtes. Le mur méridional, recrépi, est percé de deux fenêtres carrées dont une, ornée de moulures, paraît dater du XVIe. siècle. La porte qui donne entrée dans la nef n’est pas ancienne et remplace probablement une porte romane. Quant au mur occidental, il est en partie roman et en partie moderne; on a élevé au milieu un contrefort pour le soutenir. Le gable tronqué, est surmonté d’un petit clocher , sans caractère, dont les quatre faces sont revêtues de planches imbriquées.
La cloche est ancienne : elle porte la date de 1596.
Le choeur, en retraite sur la nef, se termine par une abside circulaire. Il est éclairé, au midi, par deux fenêtres carrées, sans caractère. Le mur du nord, recrépi, est flanqué de deux contreforts saillants avec glacis, datant du XVIe. siècle. Un cordon, garni de dents de scie, règne autour de l’abside dont la corniche, comme celle du mur septentrional, est décorée de modillons romans très-détériorés.
On remarque à l’intérieur le retable du maître-autel dans le style Louis XIV. Ce retable est surmonté d’un fronton circulaire, supporté par deux colonnes torses en bois de chêne offrant chacune l’image de deux serpents entrelacés.
L’arc triomphal, orné de billettes, est roman et pourrait remonter au XIe. siècle.
Le choeur et la nef offrent une voûte en lambris.
L’une des clochettes de procession a été fondue par Jean Aubert. Sur l’écusson du fondeur on lit : IEAN. AVBERT. MA.FAITE. 16
L’autre clochette a été fondue par Dubois, neveu.
Un tableau appendu à un des murs de la nef représente saint Christophe, portant le Christ sur ses épaules et traversant un torrent.
On voit aussi dans la nef une statue du même saint.
L’église de Bénerville est effectivement sous l’invocation de saint Christophe.

Château.
— A 1 kilomètre environ de l’église de Bénerville se trouve le château, appartenant à M. d^Arnouville.
Cette habitation, qui n’a rien de remarquable, est située au pied d’un coteau boisé, sur le penchant duquel on a tracé de jolies allées et ménagé de charmantes échappées de vue.
Dans le jardin qui précède le château on remarque un bel épi en faïence émaillée, posé sur un piédestal. Cet épi, formé de-deux beaux vases bleus superposés, est décoré de deux jolies têtes d’ange avec draperies en forme de collerette.
La base, garnie d’anses, est également ornée de têtes d’ange. Le pigeon qui couronne la tige est posé sur une boule bleue dont le support est entouré de croissants. Cet épi, qui serait bien mieux placé à l’une des extrémités de la toiture du château, provient d’un ancien manoir des environs, qui a été démoli.
Il y avait à Bénerville 1 feu privilégié et 24 feux taillables.

BÉNERVILLE. — L.Fallue a signalé sur « La Butte » un antique retranchement (9) ; on sait, d’autre part, que Valette et Savalle y
ont reconnu des habitats préhistoriques (10). Non loin de là un cimetière franc a été exhumé (11).
(9) L. Fallue, . Mém S.A.N., IX, 1835, p. 313-314.
(10) L. Coutil, Bulletin S.N.E.P, II, 1894, p. 123.
(11) Roessler, Bull. Comm. A. S.-I., III, 1873, p. 76-78. – Abbé Cochet, R.A XXIX, 1875, p. 148.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

2 – Pièces Justificatives:

– Insinuations:
– Description de l’église Inscription de la cloche : 1596 Frère Martin Dallibet et Chenollie à l’ordre Clochettes de procession : l’une d’un beau timbre a été fondue par Jean Aubert, sur l’écusson on lit : Jean Aubert m’a faite. L’autre clochette a été fondue par Dubois, neveu, sur l’un des faces on lit « Au Roy » – A un kilomètre environ de l’église de Bénerville se trouve le château de Monsieur d’Arnouville Cette habitation qui n’a rien de remarquable est située au pied d’un coteau boisé, sur le penchant duquel on a tracé de jolies allées et ménagé de charmantes échappées de vue. Dans le jardin qui précède le château, on remarque un bel épi de faïence émaillée, posé sur un piédestal. Cet épi est orné de deux beaux vases bleus d’inégale grandeur, superposés et deux jolies têtes d’anges avec draperies tombant sous le cou. La base garnie d’anses est également décorée de têtes d’anges munies de collerettes. La corniche qui termine la tige supporte une boule bleue, posée elle-même sur un support entouré de croissants et surmontée d’un pigeon. Cette girouette serait bien mieux placée à l’un des angles de la toiture du château. Elle provient d’un ancien manoir des environs qui a été démoli. (Pannier) – Suivant Monsieur La butte, Bénerville posséda autrefois deux églises, l’une fut enlevée par la mer qui envahit sans cesse les côtes du Calvados, l’autre qui subsiste est romane, elle est dédiée à St Christophe, dont on voit à la porte la colossale statue en bois. – En 1711, Erection en Comté sous le nom de Madaillan des fiefs de Benouville et Bénerville, Mont Canisy, Duval et St Arnoul, en considération de l’illustre naissance et ancienne noblesse de Lespare de Lassay, et en récompense des services d’Armand de Madaillan de Lespare, maquis de Lassay, sur le consentement de Philippe d’Orléans, seigneur domanial desdits fiefs à cause de sa vicomté d’Auge. (Labutte p.172) – Marie Catherine, jumelle de Bénerville, comtesse d’Aulnoy, née à Bénerville vers le milieu du 17e siècle, a laissé des mémoires historiques de ce qui s’est passé de plus remarquable depuis 1672 jusqu’en 1679 – Mémoires sur la Cour d’Espagne – Contes de Fées – Jean de Bourbon, Prince de Careney, Roman Historique – Aventures d’Hippolyte, comte de Duglas. – Gilbert de Bénerville : trouvère normand (voir Boisard) –

– 4 octobre 1374
Jehan de la TILLAYE à cause de sa femme Jehanne du MONT rend aveu du fief du MONT dans la vicomté d’AUGE (paroisses de TOURGEVILLE, DEAUVILLE et BENERVILLE de :
– Renoult de BAILLEUL
– Jehan MARMION

– 24 avril 1409
Jacques de BAILLEUL escuyer rend aveu du 1/3 du fief de HUMBERT (?)
sis à SAINT-ERNOUL s’étendant à TOURGEVILLE, DEAUVILLE et BENERVILLE

2 – Archives ShL:

1F90 – 1754-56 : reçus de rentes seigneuriales dues à la seigneurie du Mont Canisy pour les terrements du Grand Buisson et de l’Aumône.

1F445 : 13 décembre 1719 : procès à propos de la succession de Pierre Simon curé de Bénerville.

Carnets de Charles Vasseur :
« Analyses et transcriptions… » ou « Transcriptions.doc » : – aveux de fief.
– p.241 1744 30 juin: Maistre Robert Miocque curé de Bénerville

« Doyenné de Beaumont » ou « Doyenné de Beaumont.doc »
Voir : Delisle : Echiquier p.114 n°473 –
Election de Pont l’Evêque, sergenterie de Beaumont –
1 feu privilégié, 24 feux taillables – Sous l’invocation de Notre Dame
Patronage:
14e Johannes Malsigny 16e dominus loci 18e

Curé:
Boisard 1762/1787

Par. de Notre-Dame, auj. Saint-Christophe;
pair.
le. seigneur.
Dioc. de Lisieux,
doy. de Beaumont.
Génér. de Rouen
élect. de Pont -l’Évêque
sergent. de Beaumont.
Fief mouvant de la vicomté d’Auge.

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