BOISSIERE La



NOTES sur BOISSIERE La – 14082

Archives Calvados.
La Boissière (Calvados)
Canton actuel : Mézidon-Canon
Arrondissement actuel :Lisieux
Code INSEE : 14080

Les noms des communes de Normandie – Jean Adigard des Gautries, Fernand Lechanteur.
371. – La Boissiere (Lisieux, 2° sect., C.) :
Lieu planté de buis. Cf. La Bissière
Buxeria 1218 : orig. Arch. Calv., 2 D 76.

Boissière (LA), canton de Lisieux.
Buxeriam, 1132 (ch. de Henri 1er pour Saint-Pierre-sur-Dive).
Boisseria, 1180 (magni rotuli, p. 18).
Buxeria, 1250 ( ibid. p. 174).
Bussères, 1277 (cart. norm. n° 900, p. 214).
La Boussière, 1710 (carte de de Fer).
La Bouessière, 1730 (temporel de l’évêché de Lisieux).

Par. de Notre-Dame,
patr. le prieuré de Sainte-Barbe-en-Auge.
Dioc. de Lisieux,
doy. du Mesnil-Mauger.
Génér. de Rouen,
élect. de Pont-l’Évêque,
sergent. de Cambremer.
Fief mouvant de la vicomté d’Auge, en partie relevant du roi

[En 1569, la seigneurie de Bellouet appartenait encore à la famille de Cintray ; mais elle fut portée peu après dans une branche de la famille de Bonnechose, par le mariage de Charles de Bonnechose avec Marie de Cintray, dame de Bellouet. Son arrière-petit-fils, Claude de Bonnechose, sieur de Bellouet, épousa, en 1697, Marie de Lyée deTonancourt, dont il eut un fils, Étienne-Louis de Bonnechose,
sieur de Bellouet, mort sans postérité, et une fille mariée à Jean Lambert, sieur de Janville. De ce mariage, naquit Charles Lambert, sieur de Bellouet, conseiller au Parlement de Normandie, et Charlotte-Jeanne Lambert de Janville, mariée à Pierre Labbey de La Roque, sieur de la Boissière et d’Écajeul.]

Hameaux de La BOISSIERE:
Mont-Fouet (Le), Perrey (Le), Poterie (LA), Rome f, Tribouterie (LA), Village (Le),

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

L’EXPLOITATION ANCIENNE DES ROCHES DANS LE CALVADOS: HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE. Serv. Dép. d’Archéologie. 1999 page 1.

LANGOUET L. et LANOS L., « Informatique et microtoponymie dans l’étude de l’occupation rurale de l’Armorique », Dossiers du centre régional archéologique d’Alet, n° 14, 1986
+ IND.: Cité par Nicolas PERDEREAU, PAR, 43, n° 10, Octobre 1993, p.5: « La Boissière, tire son nom de la très grande quantité de buissons ou de buis, arbuste que l’on rencontre en abondance à l’époque romaine »

CAUMONT Arcisse de: Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome III page 380

Editions FLOHIC, Le Patrimoine des Communes du Calvados page 1000.

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
LA BOISSIÈRE
Notes par M. Pannier.
La Boissière, Buxeria.
Le village de la Boissière, situé à 8 kilomètres de Lisieux,est traversé par la route impériale de Paris à Cherbourg.
L’église, dont la construction remonte à la période romane, s’élève à peu de distance, sur la gauche de la route.
Les murs latéraux, construits en grossier blocage et recrépis, sont soutenus par des contreforts plats.
Toutes les fenêtres sont modernes et sans caractère.
Le portail occidental est surmonté d’un petit clocher en charpente, recouvert en essente, supportant une pyramide hexagone. La cloche, dont le diamètre est de 61 centimètres, offre l’inscription suivante :

1713 Me EDMOND DAQVIN PBRe CVRÉ DE CE LIEV MA BENITE. lAY ESTÉ
NOMMÉE MARIE CATHERINNE PAR NOBLE DAME CATHERINNE DE MERDRAC
ET NOBLE HOMME LOVIS VALENTIN COSTART ESCr. sGr. HONORÈRE DE CETTE
PAROISSE DE LA BOISSIÈRE H ET F.
JEAN AVBERT
DE LISIEVX
MA FAITE

Derrière le chevet, qui est droit, s’élève une sacristie éclairée par deux petites fenêtres carrées avec vitrage en plomb protégé, à l’extérieur, par de curieux étançons.
Cette sacristie paraît dater du XVIe siècle.
On remarque, à l’intérieur de l’église, le tabernacle du maître-autel. Ce tabernacle, qui date du règne de Louis XIV, est enveloppé d’un riche manteau dont les draperies, retenues par une torsade, retombent avec grâce en larges plis ondoyants.
Les voûtes sont en merrain.
On conserve avec soin une ancienne chasuble à personnages, malheureusement incomplète, qui date du XVe siècle ou du XVIe, ainsi qu’une jolie chasuble, style Louis XV, dont les orfrois sont semés de fleurs ( roses, pensées, etc. ) brochées sur soie blanche.
L’église de la Boissière est placée sous l’invocation de Notre-Dame. Le patronage avait été donné en 1218 aux religieux de Ste-Babe par Baudouin Rastel, qui vraisemblablement était seigneur du lieu.
Sous le rapport administratif, la Boissière faisait partie de l’élection de Pont-l’Évêque. Cette paroisse comptait, avant la Révolution, 4 feux privilégiés et 15 feux taillables.
En 1713, suivant l’inscription de la cloche que nous avons donnée, « noble homme Louis-Valentin Costart , escuier », était seigneur de la Boissière.
On trouve ensuite en possession de la même seigneurie, ou seulement du même titre:
– 1° Jean-Baptiste-Pierre Labbey, seigneur de la Boissière et de la Rocque-Baignard, conseiller au Parlement de Normandie, qui épousa, le 18 avril 1752, Louise-Gabrielle-Jeanne Filleul, fille du seigneur des Chesnets ;
– 2° Messire Nicolas-Paul de Grieu d’Estimanville, chevalier, seigneur de la Boissière, plaidant, en 1782 et 1783, au bailliage de Pont-l’Évêque.

Ferme de Rome.
— Le nom significatif de cette ferme rappelle l’invasion des Romains dans notre contrée : « ce nom ,dit M. Guilmeth, est un souvenir de la ville éternelle, appliqué par quelque riche colon romain à la villa qui était, dans cette partie des Gaules, le centre de son exploitation agricole ou forestière. »

2 – Pièces Justificatives:

396. – Le 12 oct. 1696, Me Marin Goupil, pbre, curé de Sentilly, diocèse de Séez, y demeurant, pourvu aussi de la cura de N.-D. de la Boissière au diocèse de Lx, donne sa procuration pour résigner ce dernier bénéfice entre les mains de N.-S.-P, le pape en faveur de Me Edmond Daguin, pbre, curé do Brevaux, aud, diocèse de Séez.
Le 11 nov. 1696, led. sr Daguin, obtient en cour de Rome les lettres de provision dud. bénéfice.
Le 28 décembre 1696, Mre. Pierre Audran, vic, Gl, donne son visa auxd, lettres de provision.
Le lendemain le sr Daguin prend possession de la cure de la Boissière en présence d Me Pierre Cocagne, sr de là Noe, demeurant en lad. parr. et autres témoins.

254. – Le 24 févr. 1694, la nomination à la cure de N.-D. de la Boissière appartenant au prieur commendataire de Ste-Barbe-en- Auge, le R. P. Jean Lucas, de la compagnie de Jésus, recteur du collège de Caen, auquel est uni le prieuré de Ste-Barbe, nomme â lad. cure, vacante parla mort de Me. Anne Le Sénecal, pbrë. dernier titulaire, la personne de Me François Cousin, pbrë du diocèse de Baveux, demeurant en la parr, de St-Pierre de Caen.
Le 26 févr. 1694, Mre Christophe Le Nepveu, vic. Gl, donne aud Sr.Cousin la collation dud. bénéfice.
Le lendemain, le Sr. Cousin prend possession delà cure de la Boissière
avec les cérémonies ordinaires.

80. – Le 18 oct. 1695, Me François Cousin, pbrë, curé de Cahan, diocèse de Séez, pourvu de la curé de N.-D. de la Boissière, diocèse de Lx, donne sa procuration pour résigner lad. cure de la Boissière entre les mains de N.-S.-P. le pape, en faveur de Me .Marin Goupil, pbrë, curé de Sentilly, aud. diocèse de Séez.
Le 13 nov. 1695, led. Sr. Goupil obtient des lettres de provision dud. bénéfice.
Le 29 décembre 1695, Mre. Audran, vic. Gl, donne son visa aux dites lettres de provision.
Le lendemain, le Sr Goupil prend possession de la cure de la Boissière, en présence de plusieurs habitants de la parr.

396. – Le 12 oct. 1696, Me. Marin Goupil, pbre, curé de Sentilly, diocèse de Séez, y demeurant, pourvu aussi de la cure de N.-D. de la Boissière au diocèse de Lx, donne sa procuration pour résigner ce dernier bénéfice entra les mains de N.-S.-P, le pape en faveur de Me. Edmond Daguin, pbre, curé de Brevaux, aud, diocèse de Séez.
Le 11 nov. 1696, led. sr Daguin, obtient on cour de Rome des lettres de provision dud. bénéfice.
Le 28 décembre 1096, Mre Pierre Audran, vic, Gl, donne son visa auxd, lettres de provision.
Le lendemain le sr Daguin prend possession de la cure de la Boissière
en présence do Me. Pierre Cocagne, sr de là Noe, demeurant en lad. parr. et autres témoins.

35. – Le 2 mars 1699, vu l’attestation du sr. Lejuif, curé d’Hermival, et du sr. Daguin, curé de la Boissîère, dispense de bans pour le mariage entre Pierre de Grieu, Esc. sr. d’Estimauville, fils de feu Jacques de Grieu, Esc, et de noble dame Marie Lambert, de la parr, de la Boissière,
d’une part, et demll. Marie Bosch, fille de feu Hervé du Bosch, Esc, seig. et patron d’Hermival, cons. du roy au parlement de Normandie, et de noble dame Françoise Parey, de la parr, d’Hermival.

741, – Le 6 février 1706, vu l’attestation du sr Daguin, curé de la Boissière, et du sr Des Aulnez, curé de Corbon, dispense de bans pour le mariage entre Louis-Valentin Costard, Esc, seigr. et patron de la Boissière, fils de feu Pierre Costard, vivant. Esc. seigr et patron des terres et seigneuries de là Chapelle-d’Exmes, et de dame Marie Morin, de la parr, de la Boissière, d’une part, et damll. Catherine de Meurdraq, vve. de feu Alexandre de Meurdraq, vivant sr de la Rosière, bourgeois de Rouen, fille de feu Antoine de Meurdraq, sr de Bellenclos, et de
feue damll. Jacqueline de la Croix demeurant en la parr. de Corbon.

Curés. – A. Le Sénécal, I. 254. – F. Cousin – E. Daguin.
Patron, – Le prieur de Sainte-barbe. – Le recteur des Jésuites de Caen, prieur commendataire.
Seigneurs et notables, – P. Cocagne – J. de Grieu d’Estimauville – P. de Grieu.

14. – Le 5 juin 1710, la nomination a la cure de « St-Jean » de la Boissière appartenant au prieur claustral de Ste-Barbe-en-Auge, Dom François-Guillaume Mignot, prieur de lad. abbaye, nomme à lad. cure, vacante par la mort de Me Edmond Daguin, dernier titulaire, la personne de Me. Julien Ridel, pbrë du diocèse de Rennes.
Le 27 juin 1716, le seig. évoque donne aud. sr. Ridel la collation dud. bénéfice.
Le 28 juin 1716, le sr Ridel prend possession de la cure de N.-D. et St-Jean de la Boissière, en présence de Me. François Du Lys, pbrë, curé de la Houblonnière ; Mrs. Louis-Valentin Costard, chev. seig. de la Boissière et y demeurant ; Nicolas de Grieu, Esc. sr. d’Estimauville, et autres habitants de la paroisse de la Boissière.

117. – Le 3 juillet 1719 Me Julien Ridé, pbrë. curé de la Boissière, et pourvu de la cure du Val, diocèse de Bayeux. parles lettres de provision obtenue en cour de Rome, à condition que dans six mois de l’expédition d’icelle il se présentera dans une maison de chanoines réguliers, de l’ordre de St-Augustin pour y prendre l’habit et faire profession suivant les constitutions dud. ordre et comme il a choisy la maison de Ste-Barbe-en-Auge, il requiert du sr. prieur qu’il veuille bien
le recevoir. Celui-ci répond « qu’après avoir pris communication desd. lettres et en avoir conféré avec les religieux de la Maison, capitulairement assemblez, ils consentent volontiers à recevoir led. sr. requérant. »

163. – Le 15 déc 1719, Me. Julien Ridé, pbrë, curé de N.-D. de la Boissière donne sa démission pure et simple dud. bénéfice entre les mains des religieux de Ste Barbe qui en sont patrons présentateurs.
Le 10 décemb. 1719, Me. Guillaume Mignot, prieur claustral de Ste-Barbe, ayant à ce titre le droit de nommer à la cure de la Boissière, présente pour led. bénéfice, la personne de Me. Jullien de Laumiaillé, pbrë du diocèse de Rennes.
Le 18 déc. 1719, le seig. évêque donne aud. sr. de Laumiaillé la collation
de lad. cure.
Le 21 déc. 1719, led. sr. de Laumiaillé prend possession de la cure de la Boissière, en présence de Nicolas de Grieu, Esc. Nicolas Cocagne, sr. de la Noë, marchand, et autres habitants du lieu et des paroisses voisines.

504. – Le 16 juillet 1721, vu l’attestation du sr. de Laumiaillé, curé de la Boissière, dispense de bans pour le mariage entre Me. Adrian de la Porte, seig. du Castelier, fils de Robert et de damll. Marie de Morel, de la parr. de St-Désir de Lx, d’une part, et damll. Marie-Magdeleine de Grieu, fille de Pierre de Grieu, Esc. sr. d’Estimauville, et de dame Madelaine de Graindorge, de la parr. de la Boissière.

570. – Le 25 juillet 1724, dispense de bans pour le mariage entre Pierre de Grieu, Escr, sr. d’Estimauville, fils de feu Jacques de Grieu, Esc, et de noble dame Marie Lambert, de là parr, de la Boissière, d’une part, et damll. Marie de la Porte, Vve. d’Antoine Le Maignen, sr. des Monts, fille de feu Robert de la Porte, sr. du Castellier, et de damll. Marie de Morel. de la parr. du Planquey.

Curés. – E. Daguin – J. Ridé – J. de Laumiaillé.
Prêtre de la paroisse. – J.-F. Daubin.
Patron. – Le prieur de Sainte-Barbe. – G. Mignot.
Seigneurs et notables. – X. Cocagne – L.-V. Costard de la Boissière – J. de Grieu –
X. de Grieu d Estimauville – P. de Grieu d Estimauville.

541. – Le 6 juillet 1728, Msr. Julien Laumailié, pbrë, curé de la Boissière, donne sa procuration pour résigner sond. bénéfice entre les mains de N.-S.-P. le Pape, en faveur de Me. Sylvestre Cado de Beaumont, pbrë du diocèse de Rouen.

591. – Le 10 août 1728, Mr. Sylvestre -Gilles Cado de Beaumont, pbrë du diocèse de Rouen, obtient en cour de Rome des lettres de provision de la cure de la Boissière, vacante par la résignation faite en sa faveur par Me. Julien Laumaillé, pbrë, dernier titulaire.
Le 7 oct. 1728, le seig. évêque donne aud. sr. Cado de Beaumont la collation dud. bénéfice.
Le 14 oct. 1728, le sr Cado prend possession de la cure de la Boissière, en présence de Me. Jean-François Daubin, pbrë, desservant led. bénéfice ; Mrs. Pierre Labbey, chev, sr. d’Ecajeul et seig. de lad. parr. de la Boissière ; Pierre Labbey, Esc. sr. de la Boissière, et autres
témoins,

684. – Le 11 avril 1729, Me. Jean-François Daubin, pbrë du diocèse de Bayeux, desservant la cure de la Boissière, Me. ès-arts en l’Université de Caen, fait réitérer ses noms et grades aux chanoines de l’abbaye de Ste-Barbe-en-Auge.

432. – Le 3 sept. 1737, Paul de Grieu, Esc. sr. d’Estimauville, demeurant à la Boissière, constitue 150 livres de rente en faveur de Mre. Nicolas de Boctey, acolyte de la parr. de N.-D. de Villers, afin
qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés.

288. – Le 29 août 1742, le sr. Jean Desgenetez, sr. de Bellecour, fils de Jean, fils lui-même d’un autre Jean Desgenetez, chef aîné et parent le plus proche de feu Me. Etienne Desgenetez, au jour de son décès, pbrë, curé de la parr. de la Boissière, led. sr.de Bellecour demeurant en la parr. de Lécaude et prétendant, en vertu du testament en date du 15 août 1646, dud. sr. Desgenetez, curé de la Boissière, avoir le droit de nommer le titulaire de la fondation érigée par lui en l’église
de Lécaude, nomme à lad. fonction, vacante par la mort de Me. Philippe Delamort, la personne de Me. Jean-Baptiste De la Balle, pbrë, originaire de la parr. de Moyaux et actuellement desservant le bénéfice du Bois-Hellain.
Le 19 sept. 1742, « les sieurs Louis-Claude Le Courayer, prieur de Ste-Barbe-en-Auge, Olivier-Pierre-Charles-François Desmonts, François-Joseph Maillefer et Jean Perrichon, procureur, tous prêtres, chanoines réguliers composant le chapitre dud. lieu », s’assemblent à la
requête de Me. Jacques Corbelin, pbrë, vicaire de Lécaude, demandant à être nommé à une place de fondation, établie en l’église dud. lieu de Lécaude, par Me. Etienne Desgenetez, curé de la Boissière. Vu l’exposé dud. sr. vicaire qui rappelle qu’aux termes du testament dud. sr. Desgenetez, pbrë, les chanoines de Ste-Barbe sont établis présentateurs en partie de lad. fondation, conjointement avec son plus proche héritier ; que le sr. Jean Desgenetez, dit Bellecour, le plus proche héritier du fondateur, a, contre l’usage et les clauses dud. testament, présenté un
titulaire à lad. place sans requérir le concours desd. sr. chanoines, ceux-ci nomment led. sr. Corbelin, pbrë, pour desservir lad. fondation. Fait et passé à Ste-Barbe-en-Auge.

283. – Le 6 juill. 1750, dispense de bans pour le mariage entre Msr. Louis-Benjamln Deauga, Esc. sr. du Mesnil, fils de feu Msr. Bernard Deauga, Esc, seig. de St-Martin-de-la-Lieue, et de noble dame Catherine de Courtin, de la parr-. de St-Germain de Lx, d’une part, et demll. Marie-Adrienne de Grieu, fille de Mes. Paul de Grieu, Esc. sr d’Estimauville, et de feue noble dame Marguerite-Françoise de Margeot de la parr. de la Boissière.

379- – Le 25 nov. 1754, dispense de bans pour le mariage entre Nicolas-Paul de Grieu, Esc. sr. d’Estimauville, fils de Paul de Grieu, Esc. et aussi sr. d’Estimauville, et de feue noble dame Marguerite-Françoise «de Margeot de la parr. de la Boissière, d’une part, et damll. Elisabeth-Françoise de Malfilastre, fille de feu Charles de Malfilastre, Esc. et de noble dame Elisabeth Vaillant, de la parr. de Cambremer, diocèse de Bayeux.

44. – Le 8 juin 1768, Msr. Sylvestre-Gilles Cado de Beaumont, curé de N.-D. de la Boissière, étant en son lit, malade, donne sa procuration pour résigner lad. cure entre les mains de N.-S.-P. le pape en faveur de Me. Charles-Denis Lamort de la Perelle, pbrê du diocèse de Séez, vicaire de St-Pierre-sur-Dives aud. diocèse. Il se réserve toutefois une partie du presbytère et de ses dépendances et une rente viagère de 500 livres à prendre sur les revenus dud. bénéfice qu’il a possédé pendant trente-huit ans. Fait et passé au manoir presbytéral de la Boissière, en présence de François Chauvel, chandelier, trésorier d’icelle parr. et autres témoins.
Le 28 juin 1768, led. sr. Lamort obtient en cour de Rome des lettres de provision dud. bénéfice.
Le 29 août 1768, le sr. Lamort présente ses lettres de provision au seig. évêque « ad conservationem juris » et le prie de l’autoriser à remettre jusqu’à la fin d’octobre à subir son examen, attendu qu’il a des raisons indispensables de s’absenter jusqu’à cette époque. Sa Grandeur lui accorde le délai par lui demandé et lui en donne acte.
Le 26 sept. 1768, led. seig. évêque donne aud. sr. Lamort la collation dud. bénéfice.
Le 3 oct. 1768, te sr. Lamort (1) prend possession de la cure de la Boissière. en présence de Me. Pierre Le Marchand, curé de St-Julien-le-Faucon ; Me. Louis le Chevrel, curé du Prédauge ; Me. Charles Hordienne, vicaire du Prédauge ; Me. Maurice de Grandelas, prieur-curé de la Motte ; Me. André Guesnet, pbrë, chapelain de Crèveceeur ; Georges-Adrien de Lapporte, sr. du Castellier, demeurant à Lx, parr. St-Désir.

(I) Me Lamort refusa le serment à la Constitution civile du clergé le 6 février 1791. Comme Me. de Grieu, maire de la Boissière, insistait prés de lui en disant «que le roi avait sanctionné la loi, il répondit que le roi avait été violenté et n’avait pas été libre en donnant son adhésion à cette loi impie. Le maire entra en colère contre le curé, lui reprocha de manquer ainsi de respect à l’Assemblée nationale et appela sur lui toutes les sévérités de la loi. Mr. Lamort fut destitué et remplacé par M. Dusault, prêtre assermenté de Lisieux. Forcé de quitter sa paroisse, le saint prêtre se retira d’abord pendant quelque temps à Hiéville, pris Saint-Pierre-sur-Dives: mais il lui fallut abandonner tout à fait le sol de la France : il partit pour Jersey. (Archives du Calvados. – Archives de l’évêché de Bx.).

Curés. – Me. Gilles Cado de Beaumont.
Seigneurs et notables. – F.Chauvel – P.de Grieu d’Estimauville.

225. – Le 8 juin 1782, dispense de parenté du 3° au 4° degré pour le mariage entre Me. Nicolas-Paul-François de Grieu, de la parr. de la Boissière, et demll. Marie-Magde!eine-Victoire de Collet de Grainville, demeurant en la parr. de St-Jean de Caen.

45. — Le 11 mars 1783, dispense de bans pour le mariage entre Mesr. Nicolas-Paul-François de Grieu, chev. lieutenant au régiment d’infanterie de Boulonnais, fils de Mesr. Nicolas-Paul de Grieu, chev. seig. de la parr. de la Boissière, et de noble dame Elisabeth-Françoise de Malfilàtre, de lad. parr. de la Boissière, d’une part, et noble demlle. Marie-Madeleine-Victoire de Collet de Grainville, fille de feu Mesr. Charles-Antoine-Alexandredo Collet, chev. et de dame Marie-Thérèse Filleul de Précarré, originaire de la parr. de Vaucelles et demeurant en celle de St-Jean de Caen, diocèse de Bayeux.

111. — Le 23 juillet 1788, dispense de bans pour le mariage entre Mesr. François-Paul-Alexandre de Grieu, chevalier non-profés de l’Ordre de St-Jean de Jérusalem, fils de Mesre. Nicolas-Paul de Grieu, chev. seig. de la Boissière, et de feue noble daine Elisabeth-Françoise de Malfilatre, originaire de la parr. de la Boissière et demeurant depuis dix mois en celle de St-Jacques de Lx, d’une part, et noble dem. Marie-Françoise Dubois de Grandchamp, fille mineure de feu Henry et de noble dame Marie de Boctey, épouse en secondes noces de Mesr. Pierredu Faguet des Varennes, de la parr. de N.-D. de Villers-sur-Glos.

Curé. -G.-D. Lamort de la Perrelle.
Seigneurs. – X.-P. de Grieu,

1391, 4 novembre
Information de Nicolas Marie, vicomte de Caen, su la valeur des héritages échus à Guillaume de Vierville, chevalier et à Marie de Creully, sa femme, de la succession de Louis de Creully, mort en Barbarie, qui avait été en la garde du roi: baronnie de Creully, seigneuries de Monthuchon et du Mesnil-Bis, rentes à Basseneville, Saint-Clair-en-Auge et Goustranville, à la Boissière, à Ingouville, à Octeville, à Saint-Jouin (S.-Mme).
= Arch. nat. Dom Lenoir, 7, pp. 25-27.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 1-2, 1967, p. 26.

1514, 28 décembre – Lisieux
Accord entre Guillaume de Nocy, chanoine de Lisieux, Jacques de Saint-Germain et Benoît de La Rivière, sieur du Pré d’Auge, Robert de La Rivière, et le curé de la Boissière, au sujet d’un procès pendant devant l’Echiquier de Normandie.
Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville

1529, samedi 29 mai – Le Pré-d’Auge, Meulles
Noble homme Claude Le Louveulx, seigneur de La Lozière et de Soussay et maistre Guillaume Le Louveulx, seigneur de Formentin, vendent à noble homme Robert de La Rivière, seigneur du Pré-d’Auge, le fief, terre et seigneurie de l’Epée, sise au Pré-d’Auge et paroisses de Manerbe, Saint-Désir, La Boissière et Saint-Ouen-le Pain, moyennant 1300 livres ts. en principal, et dix écus d’or de vin. Passé à Lisieux, en l’Hostellerie du Beuf. Le même jour, les frères Le Louveulx achètent le fief de Lyvet, à Meulles.
= Arch. SHL. 9F. Deville. B. Copie dossier Achats de fiefs.

1530 (n.st.), mardi 15 février – Le Pré-d’Auge
Colin BOSCAIGE, du Pré-d’Auge, vend à Raoullin DELAFOSSE, de la paroisse de la BOISSIERE, une pièce de terre contenant deux acres et demye, sise au Pré d’Auge, près du chemin tendant à Lisieux, moyennant soixante livres tournois.
= Arch. SHL. 9FB – 3 Fonds Deville. Copie dossier Achats, échanges

1553, 19 décembre – Le Pré-d’Auge
Jacques MAUSSAYS, de la paroisse du Pré-d’Auge, vend et transporte à Thomas BOSCAGE et à Jehan son frère, de lad. paroisse, une pièce de terre nommée les Vastines, jouxte d’un côté Guillaume FAROULT, d’autre côté le chemin tendant à l’église de la BOISSIERE, d’un bout un autre chemin tendant à Lisieux et d’autre bout Olivier LEGAY et Colas LEREBOURS, tenue de la seigneurie de l’Espée. La vente faite pour 10 livres ts.
= Tab. Lisieux. Etude Delarue. Analyse Et. Deville

1673, 26 novembre – Lisieux
 » A la Houblonnière furent présents Etienne Houssaye, demeurant à Lisieux, d’une part et Georges Jourdain de la paroisse de Danestal, s’accordent lequel Jourdain s’est loué et a promis servir ledit Houssaye du mestier de thuillier et autre travail à quoy il voudra l’employer pendant un an à commencer le 1er décembre pour cent sols par mois. Témoins: Jacques Boscage, de la Boissière et René Vauclin, de Saint-Aubin-sur-Algot.
AD 14, 8 E 21553, f° 20 – Cité par S. et H. PAUMIER, « Thuilliers… », HTPSPD, n° 37, p. 34

1813. – archives SHL.
1F715: 1813 à 1818: papiers de Madame Pannier (de Lisieux), bail de la maison de M. Derme. (La Boissière)

1820, 21 mars – Fervaques
L.A.S. de H. de Formeville à A. de CAUMONT – 21 mars 1820 (concernant la voie romaine de Lisieux au Pré d’Auge, la Boissière, Fervaques, Vaudeloges… »voie convertie dans presque toute la longueur en chemin vicinal qui porte le nom de chemin des Aniers »,
=: A.D. du Calvados, 83 F 705 (Relevé par Ch. MANEUVRIER  » Sources manuscrites  » dans le Fonds des Antiq. de Normandie)

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles Vasseur – « Analyses et transcriptions… »
– P.46 1605 14 septembre
Vente par Thomas Inger, fils de défunt Jehan Inger de la paroisse de la Boissière demeurant à Castillon, à vénérable personne Maître Pierre Inger prêtre chapelain de la Chapelle Saint-Thaurin en l’église cathédrale de Lisieux et Robert Inger son frère demeurant en la paroisse Saint-Germain de Lisieux, de demie vergée de terre en cour, sise en ladite paroisse de la Boissière, tenue de la sieurie dudit lieu de la Boissière au fief de la Nogerette.
A la fin est le reçu du treizième par le seigneur de la Boissière daté du 15 mai 1607 et signé: Jean
– p.170 1782-1783
Messire Nicolas Paul de Grieu d’Estimanville, chevalier seigneur de la Boissière seul et unique héritier de Nicolas de Grieu, escuyer, plaidant et gagnant son procès contre le sieur René François Paris, ancien gendarme, au nom et comme ayant épousé Demoiselle Geneviève Elisabeth de Clinchamp, tant pour eux que pour le sieur Delacroix, au nom et comme ayant épousé Demoiselle Marie-Claude de Clinchamp de Champaux, héritières du sieur Jean François de Clinchamp, escuyer.
Dame Louis Géneviève de Pluviez, veuve et héritière de Monsieur de Clinchamp escuyer, et divers autres Noble Dame Marie Anne de Grieu demeurant à Cambremer.
– page 233 – 1782 19 juillet
Messire Nicolas Paul de Grieu d’Estimanville, chevalier seigneur de la Boissière, seul et unique héritier de Nicolas de Grieu escuyer,
Madame Déoga du Mesnil signant de Grieu du Mesnil

« Doyenné de Mesnil-Mauger »
LA BOISSIERE (28)
Voir:
Extraits de la Société Historique de Lisieux 4 – 82
Formeville I

Election de Pont l’Evêque, sergenterie de Cambremet
4 feux privilégiés
15 feux taillables

Sous l’invocation de Notre-Dame

Patronage:
XIVe, XVIe et XVIIIe: Prior St Barbara

Curés:
de Beaumont 1764
La Mort 1768/1787

Curé de la Boissière ; d’azur au nom de Jésus d’or (d’Hozier 335)

Insinuations:

Deux descriptions de l’église dont une de 1860 ;
La description faite par Pannier se termine par:
Le patronage de la Boissière fut donné en 1218 à Ste Barbe par Baudouin Rastel
Bertrand de Tuyllères, chevalier, reconnaît et confesse aux assises de Falaise qu’il se désiste de tous ses droits qu’il avait sur le patronage de Ste Marie de la Boissière, au profit du Prieur de Ste Barbe.
Pierre le Cornu, sieur de la Boissière: d’azur à 3 cornets d’or liés de même (d’Hozier 59) ne doit pas être seigneur de cette paroisse.

Description de la cloche
En 1713 Messire Edmont Daquin prêtre curé de la paroisse m’a bénite, j’aye esté nommée Marie Catherine par Noble Dame Catherine de Merdrac et Noble Homme Louis Valentin Costart, escuyer, seigneur honoraire de la paroisse de la Boissière.
Jean Aubert de Lisieux m’a faite.

Le patronage de l’église de la Boissière a été donné en 1218 aux religieux de Sainte Barbe par Beaudouin Rastel qui vraisemblablement était seigneur de ce lieu.
En 1713, suivant l’inscription de la cloche, Noble Louis Valentin Costard écuyer, était seigneur de la Boissière.
On trouve ensuite en possession de la seigneurie Jean Baptiste Pierre Labbey, seigneur de la Boissière et de la Roque Baignard, conseiller au Parlement de Normandie, qui épousa par contrat du 18 avril 1752 Louise Gabrielle Jeanne Filleul, fille du seigneur des Chesnets, et d’Olivier Joseph Filleul, seigneur de St Martin le Vieil, des Chesnets etc.… d’où Pierre Elie, seigneur de la Roque, né à Rouen le 26 décembre 1753 et Louis Marie Victor, seigneur du Marais, né à Rouen le 28 juillet 1756

Messire Nicolas Paul de Grieu d’Estimauville, chevalier, seigneur de la Boissière plaidant en 1782 et 1783 au bailliage de Pont l’Evêque. On le voit entamant un procès le 19 juillet 1782, contre René François Paris, ancien gendarme et le sieur Delacroix ayant tous deux épousé des demoiselles de Clinchamps. Il gagna son procès l’année suivante en 1783.

XXVII – Collation de la cure de la Boissière vacante par le décès de Messire Pierre Plante, faite sur la présentation du Prieur et Couvent de Ste Barbe, ordre de St Augustin, conformément aux dispositions de la Pragmatique Sanction en faveur de Henry Capperon – janvier 1457 (Archives du Calvados n°310 –carton de Ste Barbe) (Quicherat – Thomas Basib Tome IV p.210-211)

LA BOISSIÈRE. – Sur les confins de la commune de Saint-Désir se trouvent le hameau, la ferme et le moulin de la Motte : ces trois dénominations s’appliquant à des lieux très voisins ne concernent peut-être qu’une seule fortification ancienne, sans doute celle qui se trouve mentionnée sur le tableau d’assemblage du cadastre à l’Est de la Bosquetterie, dans l’angle aigu que forme le chemin de Malicorne au Pré-d’Auge avec un petit chemin qui se détache du premier (à l’endroit où celui-ci atteint la limite de Saint-Désir) et suit vers l’Ouest un tracé parallèle à la route de Caen (Cad. de l’ancienne commune de la Motte, A, 32 et 34). Notons du reste que cette « Place.de guerre -. comme rappelle le Cadastre, est enclavée dans l’enceinte du grand Castellier de Saint-Désir (1) dont la partie occidentale appartient
aujourd’hui au territoire de La Boissière. Sur cette même cornmune, on doit relever encore le nom de « Montfort », lieu-dit situé à un kil. environ au S.-O. de l’église (2).
(1) Cf. SAINT-DÉSIR.
(2) Carie E. M., Caen, S.-E., et Lisieux, S.-O.

CAMPS, ENCEINTES, MOTTES ET FORTIFICATIONS ANTIQUES DU CALVADOS
Par M. le Dr R. DORANLO,
Boissière (LA). L’enceinte du « Castellier » de
Saint-Désir s’étend jusque sur le hameau de La Motte. (De Caumont: Cours d’antiq. t. II, p. 322.)

Histoire de Lisieux : ville, diocèse et arrondissement – Louis Dubois

1544 – 6 avril. On lit ce qui suit dans des notes manuscrites (63) : « Le samedi 6 avril, avant Pâques) entre dix et onze heures du soir, le curé de La Boissière près du Pré-d’Auge, fut tué par son frère, nommé Grateaux, devant l’église Saint-Germain».
(63) Ce sont les-mêmes que j’ai citées plus haut: elles forment un petit cahier de 8 pages, intitulé: Recueil des choses mémorables arrivées à Lisieux sous le pontificat d’aucuns seigneurs évêques et comtes du dit lieu.

1840 : Même année. Redressement de la route royale (n° 13) de Paris à Cherbourg: 1° depuis La Boissière jusqu’au Carrefour-Saint-Jean, passant par le bourg de Crèvecoeur, ayant pour objet d’éviter la côte de Saint-Laurent-du-Mont.

A travers le pays d’Auge – Henri Vuagneux
La Boissière, dont un ancien manoir a pris le nom pompeux de château, probablement à cause des avenues qui y conduisent ou des belles futaies qui l’environnent. – Cette construction, qui s’appelle la ferme de Rome, doit occuper l’emplacement d’un bâtiment primitif élevé lors de l’invasion romaine. Dans une des salles basses de cette demeure, se trouve une boiserie de style Louis XV, faite de chêne sculpté et qui n’a point dû servir à l’usage auquel on la destinait, car les ouvrier sont laissé là, inachevé, le travail qu’ils étaient chargés de mener à bonne fin.

Recherches sur la léproserie de Saint-Clair et Saint-Blaise de Lisieux
par Charles Vasseur.

Extrait :
Cette administration agit loyalement et comme les lépreux n’étaient point nombreux, l’établissement eut des économies. En 1447, elle fieffait un tènement, situé à la Boissière, nommé le tènement Morin, qui lui valut une rente de 12 sols, 12 chapons, 18 deniers, 120 oeufs.

La Boissière
En 1218, Beaudoin Rastel, seigneur du lieu, donne le patronage de l’église à Sainte-Barbe.
La seule motte existant sur cette paroisse est celle qui se trouve près de l’église.
Pendant longtemps, le cimetière a été considéré comme l’emplacement de la résidence seigneuriale(1). Il présente effectivement les caractéristiques allant dans ce sens. La route
actuelle qui ceinture le cimetière sur la moitié de son périmètre se situe au fond d’un fossé, profond de plus de deux mètres. Le cimetière, de forme grossièrement quadrangulaire, fait 60 mètres de long pour 40 de large. On peut encore y voir, à sa périphérie, l’amorce d’un talus sur lequel on imagine très bien la présence d’une palissade en bois. Mais ceci n’est selon nous que la
basse-cour, la motte elle-même se situant plus à l’ouest. Elle n’est séparée du cimetière que par un fossé d’environ deux mètres de profondeur pour trois à quatre de large, qui nous donne un aperçu de ce que pouvait être le fossé d’origine. Le tertre est toujours visible et fait environ 23
mètres de diamètre pour une différence de un mètre entre son sommet et sa base. Les fossés, comblés en partie mais restés humides et laissant croître une végétation différente de celle du
reste du champ ont une largeur identique à la portion restée intacte sur 18 à 20 mètres entre la motte et le cimetière.
Les fossés étaient jadis noyés par le ruisseau de l’Algot qui prend sa source ici.
(1) VASSEUR Ch. Note de décembre 1860. dossier bleus, doyenné du Mesnil-Mauger, La Boissière, archives de la société historique de Lisieux. La motte a été déclarée pour la première fois à la Direction des Antiquités à cet endroit.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

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