CRESSEVEUILLE




NOTES sur:
A – CRESSEVEUILLE
B – Le CAUDEMUCHE



A – CRESSEVEUILLE

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

BODIN Pierre Docteur: Les litres seigneuriales du Calvados, supplément au BSHL n°54 ou Litres Calvados.Doc

CAUMONT Arcisse de: Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome IV page 78 voir « Le Caudemuche »
CAUMONT Arcisse de: Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome IV page 75.

Editions FLOHIC: Le patrimoine des communes du Calvados, page 710.

FOURNIER Dominique: Quelques traces franciques, anglo-saxonnes et scandinaves dans la toponymie augeronne. BSHL N°55, Décembre 2003.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Cresseveuille, Cresceveulla.

Cresseveuille est situé dans une vallée d’une fraîcheur remarquable, arrosée par une petite rivière aux eaux limpides qui reçoit le tribut de plusieurs ruisseaux. L’église elle-même est bâtie sur une petite éminence au bord de la rivière et, près du chevet, un ruisseau tombe en cascade dans le lavoir de la commune.
La nef se compose de trois travées; c’est la partie la plus ancienne ; du côté du nord, le mur surplombe très-sensiblement, mais il a conservé son caractère : il est très-épais, composé de silex aux formes bizarres, que l’on a rangés le plus régulièrement possible dans un bain de mortier. Deux fenêtres correspondant à la 2°. et à la 3°. travée offrent des lancettes très-étroites, ébrasées à l’intérieur; elles me paraissent,comme le mur lui-même, annoncer le commencement du XIIIe. siècle. La corniche, que je crois du même temps, a la forme d’un quart de rond.
Le mur méridional a été percé de fenêtres arrondies, qui peuvent dater du siècle dernier ; quelques reprises y ont été faites et les contreforts réparés. Le corps de la muraille me paraît néanmoins de la même époque que le côté nord.
On voit, dans le mur méridional, une petite pierre décorée d’un fronton, qui paraissait avoir porté une inscription du XVIIe. siècle, peut-être ; elle ne montre aucune trace de lettres, mais je ne serais pas surpris qu’on eût retaillé cette pierre pour faire disparaître l’inscription.
La façade occidentale de la nef a été, en grande partie, refaite ; au-dessus s’élève une petite tour terminée, comme beaucoup d’autres du même pays, par une flèche couverte en ardoise.
Le choeur paraît du XVI[e. siècle; il a été réparé, regratté et rejointoyé à une époque très-récente. Il pourrait se faire pourtant que quelques parties des murs fussent plus anciennes. Les six fenêtres qu’on y voit sont carrées, avec linteau légèrement cintré.
Le choeur et la nef sont voûtés en planches, suivant l’usage qui était à peu près général autrefois dans le pays que nous parcourons.

L’église de Cresseveuille est sous l’invocation de Notre-Dame. L’abbé du Val-Richer nommait à la cure au XVIe. siècle. Cresseveuille dépendait de la sergenterie de Beuvron, élection de Pont-l’Évêque. On y comptait 3 feux privilégiés et 55 feux taillables.

BELVAL.
— L’élégante habitation de Belval, créée par M. de Roissy, inspecteur de l’Association normande, fait partie du territoire de Cresseveuille.

2 – Pièces Justificatives:

– Insinuations
Carnet « Analyses et transcriptions… »
– 1772 3 décembre: Maistre Jean Baptiste Gondouin curé de Cresseveuille
– 1774 28 juin: Maistre Guillaume Ferey, curé de Caudemuche (?)
– 1728 9 octobre
François Armand de Nollent, escuyer, sieur de Préaux, demeurant à Bonneville-sur-Touques
Messire Jean Georges de Cavelande, chevalier, seigneur et patron de Caudemuche, Cresseuveulle, et autres lieux, conseiller du Roy en sa cour des comptes aides et finances de Normandie, ancien maire de la ville de Rouen
1768 10 juin
Messire Jean Georges de Cavelande, seigneur et patron de Caudemuche, Cresseuveulle et du Belley, conseiller du Roy en sa cour des comptes, aides et finances de Normandie, ancien de Rouen
– 1766 20 novembre: Maistre Guillaume Ferrey, prestre curé de Caudemuche

1392, 15 septembre
Information de Guillaume de Longueil, vicomte d’Auge, pour la mise hors de garde noble de Jean Gosse, écuyer, fils de Colin Gosse, écuyer, mort en 1377, et sur la valeur de son revenu: fief de Caudemuche (commune de Cresseveuille), de Victot et de Héroussard, à Saint-Jouin.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 7, pp. 47-48.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 1-2, 1967, p. 27.

1483, 23 octobre – Saint-Etienne-la-Thillaye, Clarbec, Cresseveuille
Titres concernant des fonds à Saint-Etienne-la-Thillaye, Clarbec, Cresseveuille et les familles Prunier, Gallot, Auber, Crevin, Le Cordier, Cordier de Genneville, et autres. Autres actes 18 novembre 1584; 4 août 1591; et 1723-1726.
= Arch. ShL. FL 483. 10 pièces.

1493, 18 août
Bail fait par Richard de Saint-Gervais et Pierre Le Maignen, prieur et sous-prieur de l’abbaye du Val-Richer, à Jean Philipes, natif de « Criseveulle » (Cresseveuille).
Acte passé devant Jean et Louis Thorel, tabellions à Cambrmer.
= Bibl. mun. de Rouen. p 165, n° 6
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 3-4, 1967, p. 50, n° 873

Achat du 11- 02-2003. Lot n° 82.
– CREUSSEVEUILLE, 1519, papier, vente de droits sur 2 pièces de terre.

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR:
« Doyenné de Beuvron. »
CRESSEVEUILLE (6)
– Sous l’invocation de Notre-Dame
– Curés:
Gondouin 1764-1774
Vasseur 1779-1787



B – CAUDEMUCHE

Caudemuche réuni à Cresseveuille le 18 août 1827.
– Sous l’invocation de Saint Martin
– Vicomté d’Auge en Normandie – Aveu de l’an 1395
– Curé:
Ferey (1749-1787)

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Le Caudemuche, Caudemuche, Calida Mucia.

Au fond d’une vallée parallèle à la précédente, vers l’ouest, se trouvait la paroisse du Caudemuche réunie à Cresseveuille.
L’église de Caudemuche a été démolie il y a plus de vingt ans : je l’avais aperçue en 1825, et alors elle ne me parut guère intéressante : c’était une église avec une tour en bois, couronnée d’une petite flèche couverte en ardoise.
Elle était sous l’invocation de saint Martin et à la nomination du seigneur du lieu, qui était, au XIV’. siècle, un Robert Normant, d’après le Pouillé.
On y comptait 2 feux privilégiés et 14 feux taillables; elle faisait partie de la sergenterie de Pont-l’évêque.

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