CRICQUEBOEUF – 14




NOTES sur CRIQUEBOEUF – 14

Ecclesia de Corqueboto

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

Statistique Monumentale p.203 tome I
Fief de Peschevaron à Criqueboeuf, arrondissement de Louviers
D’Hozier p.381
Fabrique de poteries – Annuaire Normand 1851 p.1 et suivant
Formeville I
Criquebeuf sur Mer – Ste Historique 1872 p.22 n° 58 à 60, p.23 n°61 à 63
Extraits 107, 108, 109, 111, 112 et 115.
Criqueboeuf, (environs de Trouville) 2 vues Lithographies par J Challoy d’après Eugène Legrand Paris Imprimerie Lemercier 1868.

Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 916

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome IV page 98..

L’EXPLOITATION ANCIENNE DES ROCHES DANS LE CALVADOS : HISTOIRE ET-ARCHEOLOGIE. Serv. dep. d’Archéologie 1999. page 273, 278.

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Notes par M. V. Pannier.
Criqueboeuf, Criquebeuf; ecclesia de Corquebalo.

A quelque distance de la mer s’élève l’église romane de Criqueboeuf, dont la construction remonte au XIIe. siècle.
Les murs sont, en grande partie, couverts de lierre et d’un effet pittoresque. Près de là est un étang dont les eaux limpides font mouvoir un moulin situé un peu plus loin.
Le choeur, composé de deux travées, est éclairé par des fenêtres étroites dont la forme élancée annonce la transition du plein-cintre à l’ogive. Il se termine, à l’orient, par un chevet droit percé d’une fenêtre à plein-cintre, plus large.
Deux contreforts peu saillants, placés aux extrémités, soutiennent le mur. Les arceaux toriques qui supportent la voûte d’arête retombent sur de riches chapiteaux, en forme de culs-de-lampe, dont le tailloir est décoré de feuillages profondément fouillés. Une tête de femme, artistement sculptée , supporte la corbeille.
Des trois travées qui composaient la nef, une seule a été conservée. Cette travée est éclairée, au nord, par une fenêtre étroite à plein-cintre, semblable à celles du choeur. Les deux autres travées, démolies lors de la confection du chemin de moyenne communication de Trouville à Honfleur, étaient éclairées, du même côté, par des fenêtres semblables aux précédentes; celles du midi étaient carrées et dataient probablement du XVIe. siècle. La porte, de forme ogivale, est entourée d’une moulure torique composée de fragments de tores provenant de la voûte d’arête de la nef. Les trois têtes sculptées incrustées dans le mur, au-dessus de la porte, servaient de supports aux arceaux.
Dans les fondations de la partie de la nef qui a été démolie, on a trouvé des médailles qui remontent, dit-on, à la fin du XIIe. siècle. L’époque de la fabrication de ces monnaies concorderait parfaitement avec celle que nous avons assignée à la construction de cet édifice, dont le style annonce la transition du plein-cintre à l’ogive.
On distingue encore sur les murs, à l’intérieur de l’église, les vestiges d’une litre funèbre qui présente deux écussons accolés, surmontés d’une couronne de comte; le 1er., de gueules à 3 fermaux d’or en forme d’un M antique. Il est probable que cet écusson est celui de François Mallet, écuyer, sieur de Criqueboeuf , que l’on trouve dans l’Armoriai général de d’Hozier, accolé à celui de sa femme, Gabrielle
Langlois Du Guesclin, lequel portait : d’argent à l’aigle éployée de gueules, à la bande de même sur le tout.
La tour, placée au midi, près du choeur, se termine par un toit en bâtière. Cette tour, qui date du même temps que l’église, est tapissée dans toute sa hauteur par un lierre vigoureux, dont les nombreux rameaux remplissent toutes les jointures des pierres qu’ils étreignent avec force.
L’ancienne cloche, aujourd’hui placée dans la tour de l’église de Villerville, a été fondue en 1742. Elle porte l’inscription
suivante :
NOMMÉE PAR MFESSIRE ABEL TOVSSAINT DE THIVILLE CHEVALIER COMTE DE
BAPAVLMES SEIGNEVR ET PATRON DE CRIQVEBOEVF ET PAR NOBLE DAME
MARIE CHARLOTTE DE MALORTIE. DAME ET PATRONNE DE MANNEVILLE LA
RAOVLT.
ELEEMOSINIS PVBLICIS ET CVRA LVDI ( LVDOVICI ) BETAN CVRATI.

L’église de Criqueboeuf, classée au nombre des monuments historiques, est entièrement construite en travertin, pierre très-poreuse, produite par des dépôts calcaires que forment les eaux de la contrée.
On peut observer encore à peu de distance de l’église un gisement considérable de travertin, indiqué dans ma Topographie
géognostique du Calvados
, que les sources de la vallée continuent à former. Ces sources couvrent encore aujourd’hui les mousses et les plantes d’une croûte calcaire, plus ou moins épaisse, qui leur donne l’apparence de pétrifications; mais leur puissance incrustante a considérablement diminué.
Le travertin était généralement employé pour la construction des églises aux XIe. et XIIe. siècles.Mr. l’abbé Cochet a remarqué que, dans la Seine-Inférieure, l’emploi de cette pierre avait sensiblement diminué dans la seconde moitié du XIIe. siècle.
Ce changement dans le système de construction doit venir de l’épuisement des carrières de travertin, ou de leur appauvrissement.
L’usage du travertin a été très-considérable dans le canton d’Honneur, au XIIIe. siècle et même au XIVe.
La commune de Criqueboeuf, qui forme la limite occidentale du canton d’Honfleur, est réunie, pour le spirituel, à celle de Villerville.

L’église St.-Martin de Criqueboeuf était placée, au XIVe.siècle, sous le patronage du seigneur ; aux XVIe. et XVIIIe. siècles, elle dépendait du chapitre de Cléry.
Sur le territoire de cette commune s’élève, dans un site plein de poésie, le chalet de Mr. Guttinguer, l’un des rédacteurs de la Gazette de France. Des allées, bordées de rhododendrons et d’azalées, entourent cette charmante habitation, située sur la limite septentrionale de la forêt de Touques.
La vue maritime que l’on découvre de ce point élevé, qui commande l’embouchure de la Seine et le port du Havre, est ravissante; c’est un des plus splendides panoramas du littoral normand.
Criqueboeuf dépendait de l’élection de Pont l’Évêque et de la sergenterie de Touques ; on y comptait 2 feux privilégiés et 19 feux taillables.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

2 – Pièces Justificatives:

Insinuations

Description de l’église par Pannier

Description de la cloche
L’an 1742 j’ai été nommée Marie Charlotte par Messire Abel Toussaint de Thivelle, chevalier comte de Bapaulmes , seigneur et patron de Criqueboeuf , et par Noble Dame Marie Charlotte de Malortie, dame et patronne de Manneville la Raoult…..
L’ancienne cloche est aujourd’hui placée dans la tour de Villerville (publié dans le Journal d’Honfleur des 3 et 17 mars 1861)

La commune est réunie à celle de Villerville.

1406, 13 janvier – Pont-L’Evêque
Information de Durant de Thieuville, lieutenant de Massot du Boulay, vicomte d’Auge pour la mise hors de garde noble de Jean Méry, écuyer, seigneur du fief de Criqueboeuf-sur-Mer (Calv. canton d’Honfleur), né à Bonnebosq vers 1384, fils de Jean Méry,mort en août 1401
= Arch. nat. Dom Lenoir, 6, p. 257
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVIII, fasc. 3-4, 1969, p. 16.

Criquebeuf en Normandie – Les seigneurs de ce nom éteints vers l’an 1450 sont une branche de l’ancienne et illustre maison d’Estouteville, fondée par Robert d’Estouteville, seigneur de Criquebeuf, vivant en 1240, fils puîné d’Henri d’Estouteville. Ses enfants et descendants ont conservé le nom de Criqueboeuf. (voir Courcelles Tome I)

Texte en latin – Olim tome I p.169 – An 1263.

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE HONFLEUR – 14

Election de Pont l’Evêque, sergenterie de Touques
2 feux privilégiés, 19 feux taillables.

Sous l’invocation de St Martin

Patronage:
14e dominus loci
16 et 18e capitulum de Cleriaco

Curés:
Fournier 1764
Fournier 1768/1787.

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