VIEUX BOURG – 14




NOTES sur VIEUX BOURG – 14

Ecclesia de Veteriburgo.

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados réédition Floch, tome IV, page 352.

Editions FLOHIC : Le Patrimoine des communes du Calvados page 1315.

Bulletin monumental de 1862 p.557

PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 2e carton.

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
(1) Notes par M. Vasseur.

Vieuxbourg, Velus Burgum.
L’église, assise sur un des mamelons qui enclosent la vallée de la Calonne, à l’ouest, est peu importante. C’est au midi de la nef que se trouve la partie la plus ancienne de la construction. Ce mur, en blocage irrégulier, où l’on distingue, vers l’est, quelques feuilles de fougères, était percé, à peu près au centre, par une porte cintrée un peu surbaissée,
sans beaucoup de caractère, mais que cependant on peut croire romane. Elle est maintenant bouchée, ce qui rend l’appréciation plus difficile.
Deux fenêtres prennent la lumière de ce côté. L’une est très-moderne, c’est-à-dire sans aucun style ; l’autre est cintrée, ornée de quelques moulures.
Dans le pignon paraît la trace d’une grande ogive, qui est présentement bouchée. Les deux ouvertures des murs latéraux sont étroites et carrées. Cette construction ne date que du XVIe. siècle.
Tout le mur du nord de la nef, avec ses quatre gros contreforts date du XVII. siècle également. On n’y voit, pour toute ouverture, que deux petites fenêtres cintrées subtrilobées.
Le portail de l’ouest est du même temps. La porte est ogivale, à tympan plein, et la baie à linteau droit, avec une moulure prismatique. Elle est précédée d’un porche en charpente.
Le clocher est pyramidal, couvert d’ardoise.
L église se termine par un pan coupé, percé de deux grandes fenêtres carrées, du XVIe. siècle.
L’intérieur n’offre rien qui puisse fixer l’attention. Les voûtes sont en bois. L’autel, bien qu’antérieur à la Révolution, est sans intérêt; il cache l’ancienne table en pierre, du XVIe. siècle, supportée par des colonnettes.
Les fonts baptismaux, remarquables, quoique de petite dimension, sont en pierre, de forme hexagonale et n’ont que 2 pieds de diamètre. Ils datent du XVIe. siècle.
L inscription de la cloche, difficile à lire, est ainsi conçue :
LAN 1746 IAT ETE BENITE PAR Me FAN pre DE LA PORTE CVRE DE
CE LIEV ET NOMe MARIE Ine FELICITE PAR Mr JEAN CHEVAL AVOCAT AV
PARLEMENT DE PARY PROCVr GEaL DOMl DE SAS MG LOVIS DORLEANS per
PRINCE DV SANG DVC DORLEANS SGR ET PATRON DE CE LIEV ET NOBLE
DAIMOISELLE MARIE ESTHER FBLICITE DE LA ROCQVE DE BBRNIER(E) FILLE
DE Mre DE LA ROCQVE ECr 8Gn DE MONFORT CONr DV ROY LIUEVte GB AV
Bge DAVGE ET NOBLE DAME Ille ESTHER DE BAILLEVL.

IEAN B. CORDIER Tr.

Devant le portail s élève un bel if, ayant 9 pieds de circonférence dans sa partie moyenne.
Le patronage était laïque ; les pouillés du diocèse mentionnent le duc d’Orléans comme patron au XVIe. siècle et au XVIIIe. L’église de Vieux bourg faisait partie du doyenné d’Honneur, elle est sous l’invocation de Notre-Dame.
Cette paroisse n’a jamais eu qu’une importance secondaire: à la fin du XVIIe, siècle, elle ne comptait que 39 feux, dont un privilégié. Elle était comprise dans la sergenterie de St. Julien-sur-Calonne,élection de Pont-l’Évêque. –

Château de Malesmains.
— Il y a, sur le territoire du Vieux bourg, des ruines féodales importantes. Les murs de ce château, couverts de lierre, défendent une enceinte entourée de fossés : j’en donne une esquisse d’après un dessin de M. Bouet. Ces murs renfermaient des poutres couchées et incrustées dans la maçonnerie ; j’ai cité plusieurs faits de ce genre dans mon Histoire de l’architecture militaire, et j’ai dit que ces poutres avaient probablement pour but d’empêcher les dislocations, en reliant par de grandes traverses ces murs épais, pour la solidité et la durée desquels on n’avait à craindre que l’affaissement du sol et les fissures qui pouvaient en être la suite.
Il se trouve encore, sur cette paroisse, un fief qui porte le nom de Cormeilles. La famille de Cormeilles ne fut pas sans illustration au moyen-âge : elle avait pour souche Richard de Cormeilles, panetier du roi, qui vivait au XIVe. siècle.

VIEUX-BOURG. – Retranchements antiques considérés par Catherine comme d’origine gauloise (6).
(6) Guilmeth, Bourg de Blangy, s.d., in-8, p. 47. – Caumont, Stat. mon., IV. p. 357. – Doranlo, Camps, p. 811. – Catherine, Monogr. de Gonneville sur Honfleur ,s. d. (vers 1885), mss. Archiv. du Calv.

2 – Pièces Justificatives:

Insinuations

Description de l’église signée Pannier et une autre datée du 25 mai 1859

Description de la cloche
L’an 1746 j’ai été bénite par Messire … Pierre de la Porte, curé de ce lieu, nommée Marie … Félicité par Maître Jean Cheval, avocat au parlement de Paris, procureur général …de sa Smg Louis d’Orléans, premier prince du sang, duc d’Orléans, seigneur et patron de ce lieu et Noble Demoiselle Marie Esther Félicité de la Rocque de Bernier, fille de Messire de la Rocque, escuyer, seigneur de Montfort, connétable du Roy, lieutenant général au bailliage d’Auge et Noble Dame Esther de Bailleul.
Jean le Cordier, trésorier.
(dans un petit médaillon circulaire avec cloche au centre on lit : Joseph Gillot)

Il y a sur le territoire de Vieux-3bourg des ruines féodales que l’on dit importantes . On parle même de souterrains. Selon Monsieur Labutte, elles furent la résidence des seigneurs de la famille Malmanis .
Il y a à Vieux bourg un fief qui porte le nom de Cormeilles, mais il ne renferme rien d’intéressant. Il tire son nom de la famille de Cormeilles qui avait pour souche Richard, panetier du Roy, qui vivait au 14e siècle.(voir la Recherche des élus de Lisieux n°292 d’Hozier 385)

1221
Robert Bertran confirme à l’abbaye Saint-Ouen de Rouen les donations que Robert le Tort et Suzanne, femme de celui-ci, avaient faites pour doter le prieuré de Notre-Dame-de-Beaumont-en-Auge. (dont Vieux Bourg)
=¸ EDIT. Charles BREARD, Cartulaire de la baronnie de Bricquebec, n°19, pp. 205-207
+ IND. AD 76 14 H 797 (1680) A revoir !!!!!

1255
Confirmation par Robert Bertran des biens appartenant à l’abbaye Saint-Ouen de Rouen
=¸ EDIT. Charles BREARD, Cartulaire de la baronnie de Bricquebec, n°33, pp. 220-224,
+ Léopold DELISLE, Cartulaires de Briquebec, (n° 6 et 127)

1398, 31 janvier
Guillaume de Cormeilles, écuyer, fils de Richart, écuyer, donne quittance aux exécuteurs testamentaires d’Aubert Levesque, jadis receveur du duc d’Orléans dans les vicomtés de Caen, Vire, Falaise et Auge, d’une remise de 10 l.t. 10 s.t. due au terme de Saint-Michel 1393 pour la terre qui fut Guillaume Malesmains au Vieux-Bourg.
Acte de Guy de Tieuville, garde du sceau des obligations de la vicomté de Pont-Authou et Pont-Audemer, passé devant Roger de Corneville, clerc sous Guillemin Guérart, tabellion à Cormeilles. Scellé.
= Bibl. mun. de Rouen, Y 29, t. I, n° 105,
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XIII, fasc. 2, 1964, p. 76.

En 1655 leva la fierté
Guy de Cormeilles, écuyer, sieur de Vieuxbourg, âgé de 35 ans, né au Vieuxbourg, diocèse de Lisieux, vicomté d’Auge.
Il avait bu pendant 5 à 6 heures dans une maison du hameau de Quetteville, à ½ lieue de Beuzeville, avec le sieur de la Chesnaie, gentihomme, Beuzelin, bourgeois de Rouen et Breissy, homme du pays ; et les têtes s’étaient montées. Ainsi échauffé de boisson il pressa Beuzelin de se marier et lui indiqua sa belle sœur, damoiselle de condition, veuve. Beuzelin répondit qu’il ne voulait point de veuve et qu’il avait un … pour avoir un pot neuf qu’ainsi il allât et elle aussi se faire f….. Guy de Cormeilles lui dit qu’il était un coquin, la dispute s’aigrit, Beuzelin voulut frapper Cormeilles avec son couteau. Ce dernier donna à Beuzelin trois ou quatre coups d’épée et le tua.
Le Parlement ne le délivra que pour la cérémonie du jour seulement ( Floquet – Privilège de St Romain Tome II p.478)

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE HONFLEUR – 14

Election de Pont l’Evêque, sergenterie de St Julien sur Calonne.
1 feu privilégié – 38 taillables.

Sous l’invocation de Notre Dame

Patronage:
16e Rex
18e le duc d’Orléans

Curés:
Picquot 1764/1774
Lorgre de la Roche 1784/1787
Pierre de la Porte, curé de Vieuxbourg

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