GRANGUES – 14




NOTES sur Grangues – 14

Grenguez – de Grenchiis – – Gerenges – Gerengia

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

Voir : Statistique Monumentale tome II p.437

BODIN Pierre Docteur : Les litres seigneuriales du Calvados, supplément au BSHL n°54 ou Litres Calvados.Doc

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition Floch, tome IV, page 90.

Editions FLOHIC : le patrimoine des Communes du Calvados page 730

FOURNIER Dominique : Quelques traces franciques, anglo-saxonnes et scandinaves dans la toponymie augeronne. BSHL N°55, Décembre 2003

PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 1er carton.

Le Château de Grangues in La Normandie Monumentale et Pittoresque , Le Havre, Le Male et Cie., réédit. Corlet, t. II, pp. 237-238

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Notes par M. Pannier.
Grangues,.Gerangiæ, Granguez, ecclesia de Granchiis.

L’église de Grangues, bâtie sur le penchant d’un coteau, domine un vallon pittoresque encadré par de hautes collines.
Ce vallon s’ouvre à l’ouest et aboutit à la vallée d’Auge. A l’angle sud-ouest de l’église sort une belle source.
Le portail occidental est flanqué de deux contreforts plats ; on y voit une porte à ogive très-aiguë, dont l’archivolte repose sur des colonnettes. Le gable était autrefois percé de deux petites fenêtres à plein-cintre dont une seule est apparente.
Le campanile à deux baies percé dans le gable, un peu droite, renferme deux cloches. L’une de ces cloches remonte au XVI. ou au XVIe siècle; nous n’avons pu lire que les mots suivants, en caractères gothiques : V.P nostre dame. L’autre cloche date du siècle dernier.
Le mur septentrional de la nef est soutenu par quatre contreforts, dont deux romans ; les deux autres ont été élevés au XVe. siècle. Des modillons creusés en scotie supportent la corniche. La nef est éclairée de ce côté par deux fenêtres longues et étroites, ébrasées à l’intérieur, et par une fenêtre carrée, du XVIe. siècle, partagée en deux baies par un meneau vertical.
Le mur méridional est percé de deux fenêtres flamboyantes, divisées par un meneau, et d’une fenêtre cintrée du XVII. siècle. Une partie de ce mur, primitivement roman, a été reconstruite en grand appareil au XVI. siècle ; les contreforts datent de cette époque. Le stylobate est formé d’une grande doucine. Un cordon sur lequel s’appuyaient les fenêtres primitives régnait dans tout le pourtour de l’église.
Le choeur se termine, à l’orient, par un chevet droit soutenu par trois contreforts plats et percé de deux jolies fenêtres ogivales élancées, dont l’archivolte repose sur de légères colonnettes.
Le mur septentrional est percé de trois fenêtres étroites, à plein-cintre,très-ébrasées à l’intérieur et garnies d’une double archivolte, dont l’extérieur porte sur des colonnettes. Deux de ces fenêtres, très-rapprochées l’une de l’autre, sont masquées
par la sacristie. Le mur méridional est percé d’une fenêtre primitive dont l’archivolte repose de chaque côté sur une colonnette, et d’une large fenêtre du XIIIe. ou du XIVe. siècle, remplaçant deux autres fenêtres qui correspondaient à celles du nord. On remarque, de ce côté, une jolie porte romane décorée de deux archivoltes qui reposent sur des colonnettes annelées; l’archivolte extérieure est garnie de têtes
de clou, de billettes et d’étoiles. Au-dessus de cette porte est une petite fenêtre carrée dont le linteau est surmonté d’une ogive en accolade ( Voir la page suivante ).
Du côté de l’épître est une piscine romane garnie d’un tore qui retombe sur des colonnettes. Une autre piscine, ogivale, trilobée, du XVe siècle, se remarque du même côté, dans la nef.
L’ancien tabernacle du maître-autel, en style flamboyant Renaissance du XVII. siècle, est de forme hexagone et flanqué sur les angles de jolis contreforts décorés de statuettes. Ce tabernacle, dessiné par M. Georges Bouet ( V. la page 98 ), est aujourd’hui entre les mains d’un amateur, M. Délise, avocat à Lisieux.
L’arc triomphal est formé de plusieurs archivoltes qui reposent sur plusieurs chapiteaux historiés et godronnés. Les fûts des colonnes ont été coupés.
La voûte de la nef est en bois avec entraits et poinçons.
La voûte du choeur a été reconstruite en berceau, sans nervures, dans le siècle dernier. Les murs latéraux présentent des chapiteaux-consoles qui étaient destinés à recevoir les arcs doubleaux et les arceaux d’une voûte en arête.
A l’extrémité de la nef, du côté de l’évangile, est un autel avec retable d’ordre ionique, orné d’une statuette, en pierre, de la Sainte Vierge tenant dans ses bras l’Enfant-Jésus. Cetautel, élevé sous Louis XIII ou dans les premières années du règne de Louis XIV, provient de la chapelle du château de Grangues. Il porte l’inscription suivante :


CET AUTEL A ÉTÉ
DONNÉ PAR
M. RAYMOND
DE GRANGUES
ET DÉCORÉ PAR LES
DEMOISELLES
DE GRANGUES
14 OCTOBRE 1832.
Château.
— Le château de Grangues, bâti sur le penchant d’un coteau, date du siècle dernier. Du sommet de la colline, on jouit d’une vue délicieuse sur une partie de la. vallée d’Auge. Au midi apparaît le joli bourg de Dozulé que domine la tour en pierre de sa nouvelle église. Ce château appartient aujourd’hui à M. le marquis d’Eurville de Grangues, membre de l’Association normande pour les progrès de l’agriculture et de l’industrie, connu par différents ouvrages sur l’élève du cheval et l’industrie chevaline en Normandie.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

2 – Pièces Justificatives:

– 1395, 7 juillet – Cormeilles
Information de Jean Le Lieur, vicomte de Pont-Authou et Pont-Audemer, sur l’assiette des terres et revenus de Richard de Cormeilles, désire transférer à son fils aîné Guillaume à l’occasion de son mariage: biens à Cormeilles, Saint-Pierre et Saint-Sylvestre de Cormeilles, Quetteville, et au Faulq; fief de Quetteville, fief de Grangues à Quetteville, fief de Norolles.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 7, pp. 115.116.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 1-2, 1967, p. 32.

Insinuations

Description de l’église par A.Pannier

Le Château de Grangues, bâti sur le penchant d’un coteau, date du siècle dernier. Du sommet de la colline on jouit d’une vue délicieuse sur une partie de la vallée d’Auge ; au midi on aperçoit le joli bourg de Dozulé et sa nouvelle église dont le clocher en pierre domine les maisons (A. Pannier)

Maistre Regnaud Maxiame ; curé de Grangues et principal du collège du Bois à Caen, en 1517, 1518 et 1519 et depuis chanoine au Sépulcre. (De Bras, 227).

Recherche des Nobles de l’Election de Lisieux
Labbey de La Roque, Pierre Élie Marie
Recherche faite en 1540, par les élus de Lisieux des nobles de leur élection…
GRENGUES.
207. Thomas de Tilly a produit des lettres du Roi, du mois de janvier 1527, par lesquelles il avoit légitimé et anobli Gabriel de Tilly, son pere, pour 195 liv. tournois, par lui payées , joûte la quittance.Le procureur du Roi a requis qu’il vérifie être fils du dit Gabriel, ou qu’il soit assis.
208. Guillaume d’Annebaud , Sr. de Bonnebosc, et du dit lieu de Grengues, a dit être issu de noblesse ancienne, et descendu de Jean d’Annebaud ; et a produit plusieurs lettrés dont la copie est demeurée au greffe ; desquelles la Ire. est de l’an 1396; et la 2e , de l’an 1402, fait mention de damoiselle Colette de Quetteville, veuve de Jean d’Annebaud, écuyer. Par lesquelles lettres il dit justifier sa descente de père à fils, en titres de noblesse. V. le n°. 263.

Guillaume d’Annebaud, sieur de Bonnebosc et dudit lieu de Grengues a dit être descendu de Jean d’Annebaud et a produit plusieurs lettres desquelles la première est de l’an 1396 et la seconde de l’an 1402, fait mention de la damoiselle Colette de Quetteville, veuve de Jean d’Annebaud, écuyer.

(Gabriel de Tilly était bâtard de Jacques de Harcourt, baron de Beuvron qui lui donna le nom de son aïeule Jeanne de Tilly – Ce Guillaume d’Annebaud demeurait à Grengues. Il se dit fils de feu Nicolas, fils de feu Jean d’Annebaud, écuyer, seigneur de Bonnebosc, dans sa déclaration du fief de Bonnebosc du 15 septembre 1540.
Bulletin Monumental 1860 p.11

Monsieur Pierre de Grengues : d’azur à une bande d’or estaminée d’or. (Dumoulin)

Carnets de Charles Vasseur : voir « analyses et transcriptions … »
– EXTRAIT DE NOTES RECUEILLEES PAR MONSIEUR CATHERINE, INSTITUTEUR A GONNEVILLE SUR HONFLEUR. : Page 52
Noble Dame Marie Charlotte Cécile Ledoyen, dame et patronne des terres et seigneuries d’Ablon, Ableville, Esquainville, Fastouville-sur-la Mer, La Chapelle Saint-Clair, Saint-Laurent de Quetteville, aussi dame des nobles fiefs, terres, seigneuries de la Rûe, la Boulley, le Rozel, Dauboeuf, Manneville-au-Bouef, le Mesnil-Cordelier, Cormeilles, Lessard, Le Val-Richer, Les Gruaux, La Gohaigne, Chantereine, Laschyet autres terres et seigneuries, veuve de Messire Henry Eustache de Saint-Pierre, Marquis de Saint-Julien seigneur dudit lieu, Grangues, Mailloc, Heudreville et autres lieux, chevalier de l’Ordre militaire de Saint Louis
(archives de Thieuville)
Page 87 :
De par le Roy
Jacques Joseph de Vipart chevalier marquis de Silly, lieutenant général des armés du Roy, conseiller aux conseils du dedans du royaume, commandant les troupes en Normandie,
Robert Lambert, chevalier seigneur d’Herbigny, lieutenant colonel d’infanterie et Guillaume François Boistard, escuyer, sieur de Prémagny, seigneur de Vauville, du Quesne et de Grangues, correcteur des comptes de la Chambre de Normandie, commissaire du Roy en cette partie.

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE BEAUMONT – 14

Election de Pont l’Evêque, sergenterie de Dives
1 feu privilégié, 75 feux taillables

Sous l’invocation de Notre-Dame

Patronage:
XIVe, XVI et XVIIIe siècle : dominus loci

Curé :
le Comte 1749/1787

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