DANESTAL




NOTES sur DANESTAL

de Denestalla – Darnestal de Danestalla –Darnetal (ancien grenier à sel)

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome IV page 82

Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 714..

FOURNIER Dominique : Quelques traces franciques, anglo-saxonnes et scandinaves dans la toponymie augeronne. BSHL N°55, Décembre 2003.

Archives SHL. Fonds 25 F LEMETAYER-DESPLANCHES :
I A 2 :- lettre d’un LM à l’Intendant de la généralité de ROUEN pour imposition
– imprimé sur les rentes et application au greffier du grenier à sel.
reçu des gages

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Danestal, Darnestallum, Danestallum.

L église de Danestal occupe le sommet du coteau qui borde la petite rivière d’Annebault, à laquelle vient se joindre le joli ruisseau de Cresseveuille.
Le choeur se compose de deux travées, limitées parties contreforts du XIIIe. siècle bien conservés. Chaque travée est éclairée, au nord et au sud, par une fenêtre divisée en deux parties par un meneau bifurqué au sommet, comme on en trouve dans plusieurs églises de la contrée qui remontent au XIIIe. siècle.
La corniche est encore décorée de modillons à figures comme au XIIe. siècle, et la porte latérale, au sud ( lre. travée), par laquelle on entre dans le choeur, offre des chapiteaux très-frustes, mais qui tiennent plus du roman que du gothique, bien que cette porte soit franchement ogivale. La fenêtre qui existait dans le chevet a été bouchée. Une sacristie nouvellement construite, ou reconstruite, est appliquée sur cette partie orientale de l’édifice.
L’arc triomphal, entre choeur et nef, est peut-être ce qu’il y a de plus intéressant dans cette église : les deux piliers qui le
portent sont garnis chacun de six colonnes à chapiteaux du XIIIe. siècle, très-caractérisés et bien conservés, qui reçoivent les moulures de l’archivolte ; le mur dans lequel cet arc triomphal est ouvert est d’une épaisseur assez considérable, et je ne doute pas que, dans l’origine, il ne fût surmonté d’un porte-cloche comme on en voit dans beaucoup d’églises.
Aujourd’hui les cloches sont dans une petite tour en bois, surmontée d’une flèche en ardoise, établie sur la première travée de la nef.
Les murs de cette nef, qui est composée de trois travées, sont épais, mais peu caractérisés : les contreforts ont été refaits en grande partie ; du côté du nord, toutes les fenêtres sont carrées et récemment faites ; du côté du sud, l’une date du XVe. ou du XVIe. siècle, l’autre est moderne.
L’entrée principale de l’église se trouve dans la première travée delà nef, côté du sud: c’est une porte ogivale qui ne paraît pas antérieure au XIVe. siècle, mais qui n’est pas très-caractérisée ; les murs de la nef ne sont pas couronnés d’une corniche comme ceux du choeur, et cette partie de l’église n’a jamais été aussi bien traitée que l’autre. Dans le mur occidental, on voit deux fenêtres ogivales qui ont été bouchées, probablement quand on a transporté les cloches et élevé un clocher sur la nef; et, plus bas, une autre petite fenêtre cintrée qui annoncerait le XIIe. siècle : peut-être quelques parties des murs sont-ils de celte époque ?
Les voûtes de la nef et du choeur sont en bois, avec entraits : je pense que ce système a toujours existé pour la nef.
Mais il me paraît, au contraire, très-probable que le choeur a eu des voûtes en pierre qui ont été détruites : pour s’en convaincre, il suffit d’examiner la trace des retombées de ces voûtes sur les murs et les arcs qui indiquent encore la courbure de la voûte. Tout cela est visible, quoiqu’on ait travaillé au marteau pour faire disparaître les saillies qui pouvaient indiquer la naissance des voûtes et de leurs supports. Les contreforts paraissent d’ailleurs avoir été faits pour contrebuter des voûtes.
Je ne sais ce qui a pu déterminer à détruire ces voûtes, car les murs latéraux n’ont pas perdu leur aplomb (Je ne serais pas très-surpris que ces voûtes eussent été faites.) Ce n’est pas la première fois que je vois des églises qui ont détruit leurs voûtes en pierre sans nécessité apparente. Aurait-on voulu, à ce moyen , élargir et élever les églises ? Je n’en sais rien ; mais j ‘ai quelquefois été tenté de le croire quand les murs m ont paru parfaitement d’aplomb et ne pas avoir souffert de la poussée ; dans d’autres localités, la poussée a déterminé à démolir les voûtes en pierre pour leur substituer des lambris en bois infiniment plus légers.
Le maître-autel de Danestal est adossé au chevet. Le tabernacle, en forme de dôme et orné de colonnes torses, paraît du XVIIe. siècle et mérite d’être remarqué. Deux petits autels sont placés en biais à droite et à gauche de l’arc triomphal.
On voit, près de l’un d’eux, une crédence tréflée dans le mur.
Les fonts baptismaux sont cylindriques, en pierre calcaire, et sont au bas de la nef, du côté du nord ; ils pourraient dater du XIIIe. siècle comme l’église.
L’église de Danestal est sous l’invocation de saint Germain.
Au XIV siècle, le duc de Normandie nommait à la cure; plus tard, ce fut le chapitre de Cléry qui obtint ce privilège.
On voit un if magnifique dans le cimetière, devant la porte principale de la nef, ouverte, comme je l’ai dit, dans la première travée, du côté du sud.
La paroisse dépendait du doyenné de Beaumont. On y comptait h feux privilégiés et 70 feux taillables.
Près de la croix du cimetière se trouve le tombeau de l’avant-dernier curé (le prédécesseur du curé actuel). C’était
M. FRANÇOIS COLOMBE NÉ A PLAINVILLE DÉPARTEMENT DE L’EURE LE 1er FÉVRIER 1751 DERNIER MEMBRE DE LA COLLÉGIALE DE CLÉRY, CURÉ
DE DANESTAL DÉCÉDÉ LE 5 MAI 1835.
Nous avons vu que le chapitre de Cléry nommait à la cure avant la Révolution, ce qui explique comment le dernier membre de cette congrégation est mort curé de Danestal en 1835 ; il devait avoir 84 ans.
Sous Philippe-Auguste, Rad. de Tilly possédait des terres à Danestal.
Avant la Révolution il y avait à Danestal deux châteaux ou fiefs qui ne sont plus aujourd’hui que des fermes très ordinaires.

DANESTAL. – Au hameau de « La Cour du Châtel », à 1.500 m. au S.S.E de I’église, existent probablement des vestiges de fortifications
anciennes (Cad., B, 6-15 et 31-33). (3).
(3) Carte E. M., Caen, S.-E.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

2 – Pièces Justificatives:

Insinuations:
Commencement du 13e siècle
Registre de Philippe Auguste concernant Radulphus de Tillei ..texte en latin

Montfaut 1463
Non nobles – sergenterie de Dives
Guillaume Félix de Danestal
(on trouve aussi Folie, Pelin, Fulsix)

Recherches de 1540
Charles Tollemer a fourni en la paroisse de Branville n° 216 (fils de Jean Tollemer, anobli en 1513)
Jacques le Breton a fourni en la paroisse de Caudemuche n°254 (anobli aux francs fiefs dans la personne de Guillaume le Breton, leur aïeul, seigneur de Caudemuche).

1379, 19 mai
Jehan Desuillot et Pierre de Cracint, maîtres des oeuvrs de charpenterie et maçonnerie du toi en la vicomté de Rouen, attestent devant le bailli de ladite ville qu’à la requête du vicomte d’AUge ils ont vérifié les rôles et l’état des travaux faits au château de Touques et à la cohue de Danestal.
= Arch. nat. KK 1338, n° 39.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVII, fasc. 1-2, 1968, p. 42.

1402-1789 – Vicomté d’Auge
Compte de recette de la terre de la terre de saint-Clair–en-Auge (1473-1477)
Comptes du domaine du roi en la vicomté d’Auge (1527-1531); Livres des plaids de la sergenterie de saint-Clair-en-Auge apparteant à Madame d’Estouteville (1528 et 1537-1543); Lettres de Marie, duchesse de Longueville, et de Léonor, duc de Longueville concernant Saint-Clair et Barneville (1564-1567) Livre des assises de la vicomté d’Auge, relevant du duc de Longueville, pour son droit de présentation à des églises (1565); Gage-pleige du fief de Saint-Clair (1570); Journal de recette du domaine d’Auge (1585); Livres des plaids de Pont-L’Evêque et déclaration de fiefs (1666); Bordereaux pour servir au paiement des fermes des domaines et marais de la vicomté d’Auge (1689); Journal des recette des fermes du domaine d’Auge (1691-1695); Aveux de Daenétal (1736) Administration d’Herval: état des rentes domaniales, pièces justificatives de la régie du domaine d’Auge, fournitures et travaux pour les prisons des bailliage de Honfleur (1751-1783) Beuvron, Honfleur, Saint-Julien-sur-Calonne – Jean-Philippe-Antoine Herval – Saint-Clair-en-Auge, Roncheville, Valsemé, Goustranville, Valsemé, Clarbec, Danestal, Darnétal, Cambremer, tabellionnage de Saint-Julien-le-Faucon, sergenterie de Bonnebosq, Saint-Clair-en-Auge, Barneville, Devoitine, Le Pelletier
= Cité in Suzanne d’HUART.- Archives de la Maison de France (Branche d’Orléans) Tome I – Fonds de Dreux (300 AP I, 383 à 388), Paris, 1976, p. 171-174

1661-1663 – Danestal
Minutes de plaids du bailliage
= A.N. AP 300 I 666. Cité in Suzanne d’HUART.- Archives de la Maison de France (Branche d’Orléans) Tome I – Fonds de Dreux (300 AP I, 663), Paris, 1976, p. 230.

1673, 26 novembre – Lisieux
 » A la Houblonnière furent présents Etienne Houssaye, demeurant à Lisieux, d’une part et Georges Jourdain de la paroisse de Danestal, s’accordent lequel Jourdain s’est loué et a promis servir ledit Houssaye du mestier de thuillier et autre travail à quoy il voudra l’employer pendant un an à commencer le 1er décembre pour cent sols par mois. Témoins: Jacques Boscage, de la Boissière et René Vauclin, de Saint-Aubin-sur-Algot.
AD 14, 8 E 21553, f° 20 – Cité par S. et H. PAUMIER, « Thuilliers… », HTPSPD, n° 37, p. 34

1713-1766 – Danestal, Manerbe
Famille Lepec
= AS 14 2E 589 (9 p.)

GRENIER A SEL DE DANESTAL :
Voir : Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 715..Le Grenier à Sel a été créé en 1725.

archives SHL concernant le Grenier à SEL
1F588 : janvier 1727 : interrogatoire de Jacques Hain de Saint Eugène, accusé de Faux saunage. (grenier à sel à Danestal)

1F592 : 1733-1734 : Manuscrits concernant le grenier à sel de ¬Danestal.

1F841 : 1729 : Danestal : grenier à sel.

Fonds « Inventaires 6F : 1740, 11 avril
Succession Jean Hommet, à la requête de Françoise Bayeux, veuve et héritière de… en son vivant greffier en titre au grenier à sel de Danestal, demeurant en la paroisse. de Saint-Michel de Rouen.
= Arch. SHL. 6 F 3

“Imprimés” : 11e carton :
I A 25 : Reçus du greffier du Grenier à Sel de Danestal de 1733 à 1772 (7 pièces)

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE BEAUMONT – 14

Election de Pont l’Evêque sergenterie de Dives
4 feux privilégiés –
70 feux taillables

Sous l’invocation de St Germain
Patronage:
14e Duc Normania 16e dominus de Cléry
18e chapitre de Cléry

Curé:
Le Pec 1760/1787
N. curé de Danestal : d’azur à la tour d’or (d’Hozier 358)

Carnets de Charles VASSEUR :
– « Analyses et documents … » 3e fascicule :
– page 207 – 1771 5 août
Catherine Romain, veuve de feu Gilles de Tholmer escuyer, tutrice de leurs enfants mineurs, demeurant à Danestal
– page 232 – 1774 7 janvier
Maistre Pierre Lepec, prestre curé de Danestal
_ page 233 – 1782 15 octobre
Maistre Pierre Lepec, prestre curé de la parooisse de Danestal
– page 248 – 1740 8 mars
Olivier de Tollemer escuyer, sieur des Champs, ayant épousé demoiselle Maire Anne Jourdain, avant lui veuve de feu Arnoult Lepecq qui était fils et héritier de feu Guillaume, tutrice de leurs enfants mineurs demeurant en la paroisse de Danestal

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