ENGLESQUEVILLE



NOTES sur ENGLESQUEVILLE

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Bulletin officiel du Ministère de l’intérieur.
Par décrets en date du 23 décembre 1924: La commune d’Engles’queville (canton et arrondissement de Pont-1’Evêque, département du Calvados) est autorisée à porter à l’avenir le nom d’Englesqueville-en-Auge.

Ecclesia de Anglicavilla – Anglescavilla – Engleschevilla, Engleskevilla, Englesquevilla, Englesqueville, Anglesqueville, Anglesqueville-sur-Touque.

Englesqueville-sur-Touque, canton de Pont-l’Evêque.
Angliscavilla, XI° s° (ch. de Richard II pour la cathédrale de Chartres).
Anglicavilla, XIV° s° (pouillé de Lisieux, p. 36).
Anglequeville, 1716 (carte de de l’isle).
Angleqville, 1723 (d’Anville,dioc. de Lisieux).

Par. de Saint-Taurin,
patr. le prévôt de l’église de Chartres.
Dioc. de Lisieux,
doy. de Touque.
Génér de Rouen,
élect. de Pont-l’Évêque,
sergent. d’Aragon.

Fief de la vicomté d’Auge, 1498 (arch. nat. P.271, n° 248).
Autre fief appartenant à l’abbaye de Saint-Martin-de-Mondaye, en la forêt de Touque, 1415 (aveu de Guyon-Prend-Tout).

Lieux-dits de ENGLESQUEVILLE:
Manoir(Le),f. –

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome IV page 265
Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page1292.

2 – Pièces Justificatives:

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Anglesqueville, Anglica Villa, Angliskevilla.

L’église d’Anglesqueville s’élève sur le côté droit et près de l’origine d’une petite vallée dont le ruisseau va se jeter dans la Touque, à Canapville. Elle se compose d’une nef et d’un choeur rectangulaire de petite dimension.
Une partie de l ‘appareil, dans les murs latéraux de la nef, paraît de construction romane ( petit appareil et pierres disposées en feuille de fougère, appareil en pierre de taille et larges joints aux angles); mais les fenêtres ont toutes été refaites.
Il n’y a pas d’entablement au sommet des murs.
La tour en bois, avec flèche garnie d’ardoise, couronne l’extrémité occidentale de cette nef. La porte principale de cette façade est moderne ; mais il y avait primitivement, du côté du sud, une porte à plein-cintre qui a été bouchée.
Le choeur, en retrait sur la nef, peut dater du XIIIe. siècle ou de la fin du XIIe. ; la fenêtre bouchée du chevet remontait peut-être à cette époque ; du côté du nord, on a percé des fenêtres arrondies, au siècle dernier.
Les murs du choeur sont couronnés par un entablement en quart-de-rond.
L’église est sous l’invocation de saint Thaurin. Le Chapitre de Chartres nommait à la cure, par suite d’une donation de Richard II, dont nous transcrivons la charte(1). On comptait 4 feux privilégiés et 40 feux taillables à Anglesqueville.
(1) Voici l’extrait de la charte de Richard :
Nolum igitur esse volo omnibus chrislianis quam presentibus tam futuris qualiter ecclesiam Sancte Dei Genitricis Carnotensem esse non tulerim mee largitatis expertem, tum opitulandi gralia quam apud Deum pre omnibus habet, tum injurie causa non modice quam in vicinia ejus gi’avilerexereueram;qualinus aliquantula satisfactione placata pro animabus nostris vel parentum nostrorum ut vere piissima est intercedere dignetur. Dono itaque pari voto et communi favore filiorum necnon et afiinium meorum et de jure meo iu propriam ditionem Dei cujus omnia sunt et Sancle Marie Carnotensis perpetualiter habenda transfundimus donatione directa; videlicet in Ebroacensi comitatu Ebrardi villam totam cum ecclesia et decimam venationis de Sylva que dicitur Bortis et in eodem pago ecclesiam solam de Hauvilla. Et in Lisuino ecclesiam solam de Bonavilla, in eodem territorio Angliscam villam totam cum ecclesia et Runtiam villam totam cum ecclesia et ecclesiam de Sancto Juliano cum duobus membris appendentibus. Hec itaque dona pro qualitate pecii catorum nostrorum modica, pro excellentia vero Sancte Marie fere nulla, predicte ecclesie conflsi de immensa Dei bonitate et ejusdem matris sue clemenlia desiderantissime tradimus, omni consuetudine
nostra vel inquietatione penitus dimissa ut piis ejus meritis adoptemur sempiterne hereditati. Qualinus autem hec donatio perpetua
sit stabilitate subnixa, litterarum exinde noticiam scribere mandavi, scriptam vero signo crucis et mei nominis roboravi. Filiorum quoque et affinium necnon et eorum quorum intererat manibus corroborari simul et omnibus insigniri precepi. Datum xi kalendas octobris regnante Roberto rege feliciter. Actum Rothome. D —( Cartulaire de Notre-Dame de Charlres, a La Bibliothèque impériale, n°. 28, fonds des Cartulaires).

L’inscription de la cloche, relevée par M. Pannier, est ainsi conçue :

L’AN 1767 IAY ÉTÉ BENITE PAR Mtre VICLOT [VICTOR] HIACYNTHE
AIMÉ CORDIER CURÉ D’ENGLEQUEVILLE ET NOMMÉE PAR MESSIRE F. C.
VAUQUELIN (1) ESCr Sr DE LABROSSE ET NOBLE DAME A. GASPARD ÉPOUSE
DE MESSIRE I. B. DESHAIS SEIGr DES FIEFS DR GASSART IMER ALLAIN PIERRE
FITTE FONTAINE ET AUTRES LIEUX.

(1) Père de M. de Vauquelin, ancien président du Tribunal civil de Pont-l’Évêque.

Découverte de tombeaux à Anglesqueville, en 1813.— Des ouvriers occupés à extraire du caillou pour réparer les routes, dans une pièce de terre, trouvèrent, à 1 mde profondeur, neuf tombeaux composés chacun d’une seule pierre de taille (calcaire de Caen). Les débris humains étaient réduits, pour les uns, aux os des cuisses et des bras; d’autres ne contenaient plus que de la poussière avec la tête du mort. On a trouvé jusqu’à six têtes dans le même cercueil ( Extrait d’une lettre adressée en 1813 à M. le baron Méchin. préfet du Calvados, par le maire de la commune).

Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien Diocèse de Lisieux – PIEL Léopold Ferdinand Désiré.

160. – Le 23 sept. 1672, Robert Le Chevallier, fils de Guillaume et de Marie Regnoult, de la parr. d’Englesqueville, reçoit la tonsure.
Le 5 octobre 1695, led. sr Le Chevallier, pbrë, curé d’Englesqueville, est reçu Me ès-arts en l’Université de Caen.
Le 14 mars 1696, il obtient des lettres de quinquennium du recteur de lad. Université.
Le même jour, il nommé par icelle sur l’archevêché et le Chapitre de Rouen, sur l’évêché et le Chapitre de Lx, etc., ainsi que sur les collégiales, abbayes et prieurés de ces divers diocèses.
Le 11 avril 1696, il fait signifier ses noms et grades au seigr évêque et au Chapitre de Lx.

475. – Le 30 mars 1697, Mre Robert Le Chevallier, pbrë, Me ès-arts en l’Université de Caen, titulaire de la cure d’Englesqueville, valant 200 livres de revenu, fait réitérer ses noms et grades au seigr évêque et au Chapitre de Lx.

332. – Le 27 mars 1698, Me Robert Lechevallier, pbrë, curé de St-Eloy d’Englesqueville, Me ès-arts en l’Université de Caen, représenté par Me François Le Rebours, pbrë, chanoine et archidiacre en la Cathédrale, fait réitérer ses grades au seigr évêque et au Chapitre de Lisieux.

430. – Le 16 juillet 1698, Me Robert Lechevallier, pbfë, Me es arts, curé d’Englesqueville, doyenné de Touques, malade et gisant dans son lit, donne sa procuration pour résigner sond. bénéfice entre les mains de N.S.P. le pape en faveur de Me Guillaume Renout, diacre de ce diocèse.

533. – Le 6 août 1698, Me Guillaume Regnoult, diacre du diocèse de Lx, obtient en cour de Rome des lettres de provision de la cure d’Englesqueville, vacante par la résignation faite en sa faveur par Me Robert Lechevallier, pbre, dernier titulaire.
Le 4 oct. 1698, M vie. gl donne aud. sr Regnoult Pierre Audran la collation de lad. cure d’Englesqueville.

577. – Le 27 nov. 1698, Me Guillaume Regnoult, pourvu, par lettres de Sa Sainteté, de la cure d’Englesqueville, prend possession dud. bénéfice en présence de François de Courcy, Escr, seigr d’Englesqueville, et autres témoins.

18. – Le 14 févr. 1699, vu l’attestation du sr Pépin, curé de Ste Catherine d’Honfleur, et du sr Ameline, desservant la parr. d’Englesqueville, dispense de bans pour le mariage entre Paul Duperrey, Escr, fils de feu Robert du Perrey, Escr, et de damlle Marie Yvon, de la parr. d’Englesqueville, d’une part, et Marie Hareng, fille de feu François Hareng, de lad. parr, de Ste Catherine d’Honfleur.

Curés. – R Lechevalier – G. Renout.
Desservant. – Ameline.
Clerc. – R. Lechevalier.
Seigneurs. – F. de Coursy d Englesqueville – R. du Perrey – P. du Perrey.

315. – Le 4 août 1711, dame Marie Guerard, veuve d’Elise Lechevalier, sr des Ysards, et Michel Lechevallier, son fils, majeur, agissant pour lui et ses frères, héritiers en partie de feu Me Robert Lechevallier, pbre, curé d’Englesqueville, leur oncle, demeurant tous à Honfleur, parr. Ste Catherine, constituent 150 livres de rente en faveur de Me Jacques Lechevallier, acolyte, fils de lad. veuve, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés.

180. – Le 29 nov. 1714, Me Guillaume Renout, pbre, curé d’Englesquëville, pourvu de la cure du Torquesne, donne sa procuration pour résigner led. bénéfice d’Englesquëville entre les mains de N.S.P. le pape en faveur de M Pierre-François Renout, acolyte, après l’avoir desservi pendant 15 ans.

345. – Le 20 déc. 1714, M Pierre-François Renout, acolyte, obtient en cour de Rome des lettres de provision de la cure d’Englesqueville, vacante par la résignation faite en sa faveur par Mc Guillaume Regnoult, pbrë, dernier titulaire.

342. – Le 17 juin 1715, Me Pierre-François Renout, sous-diacre du diocèse de Lx, demeurant à Honfleur, parr. Ste-Catherine, pourvu de la cure d’Englesqueville, prend possession dud. bénéfice, en présence de Me Jean Le Marchand, pbfë, desservant lad. cure; François de Courcy, Escr, sr d’Englesqueville, etc.

Curés. – G. Renout – P.-F, Renout.
Prêtre desservant. – J. Lemarchand.
Seigneurs. – F. de Courcy.

531 . – Le 16 juin 1728, dispense de bans pour le mariage entre Paul Levannier, gendarme de la reine, fils de Jacques, de la parr. d’Englesqueville, d’une part, et damlle Catherine Thierry, fille d’André et de Catherine Langlois, de la parr. d’Ablon.

1 50. – Le 27 août 1745, dispense de bans pour le mariage entre de dame Marie Dinot, de la parr. d’Englesqueville, d’une part, et damIle Marie-Geneviève Le Veslain, fille de feu Laurent Le Veslain, Esc., et de noble dame Geneviève Labbé, de la parr. St-Léger-du-Bosc.

147. – Le 27 juin 1747, la nomination à la cure de St Taurin » (1) d’Englesqueville appartenant au prévôt de Normandie en la cathédrale de Chartres, Mre Gabriel-Bernard-Marie Jubert de Bouville, pbrë, docteur en théologie de la faculté de Paris et de la Société royale de Navarre, chanoine de la Cathédrale de Chartres, prévôt de Normandie et vicaire général de l’évêché de Chartres, nomme à lad. cure, vacante par la mort de Me Pierre-François Renoult, pbrë, dernier titulaire, la personne de son frère, Me Guillaume Renoult, pbfë, curé du Torquesne.
Fait et passé à Paris où led. sr prévôt de Normandie se trouve pour affaires.
Le 29 juin 1747, le seigr évêque donne aud. sr Renoult la collation de ce bénéfice.
Le 25 oct. 1747, le sr Renoult remet purement et simplement la cure d’Englesqueville entre les mains du présentateur ordinaire. Fait et passé à Lx, parr. St-Germain, en la maison de Me Jacques Copie, pbrë.
Le 25 janv. 1748, en conséquence de cette résignation, le prévôt de Normandie nomme à lad. cure la personne de Me Victor-Hyacinte-Aimé Le Cordier (2), pbrë du diocèse de Lx. Fait et passé à Paris.
Le 4 févr. 1748, le seigr évêque donne aud. sr Le Cordier la collation dud. bénéfice.
Le 8 févr. 1748, celui-ci prends possession de la cure de St-Taurin » d’Englesqueville, en présence de Charles-François de Courcy, Escr, sr d’Englesqueville, y demeurant ; Me Jean-Baptiste Loynel, avocat au parlement de Normandie, demeurant à Pont-l’Evêque, et autres témoins.
(1) Précédemment nous avions trouvé St-Eloi comme patron d’Englesqueville.
(2) Lorsque vint la Révolution, Mr Le Cordier était encore curé d’Englesqueville. En 1791, il ne prêta serment à la Constitution civile du clergé qu’avec des restrictions qui ne furent pas admises et il se vit destitué. Forcé de quitter sa paroisse, il se retira d’abord à Rouen, rue Ganterie, 23, puis s’exila en Angleterre. Il y passa tout le temps de la Révolution et ne revint qu’au mois d’avril 1802. Il retrouva sa paroisse ; mais affaibli par les privations et par les années, il mourut peu de temps après. (Registres de l’Hôtel-de-Ville de Rouen. – Revue cath. de Normandie, Juillet 1892. – Qrdo du dioc. Bx).

Curés. – P.-F. Renout – G. Renout, – Le Cordier.
Patron. – Le prévôt de Normandie en la cathédrale de Chartres. – G.-B.-M. Jubert de Bouville.
Seigneurs et notables. – C.-F. de Courcy – F. Leloup – J.-B. Leloup.

302. – Le 21 sept. 1750, dispense de bans pour le mariage entre Mesre Charles-François de Courcy, Escr, fils de feu Mesre François de Courcy, Esc., et de noble dame Catherine Le Cavellier, de la parr. d’Englesqueville, d’une part, et noble dame Marie-Elisabeth Le Hantier, fille de feu Mesre Jacques Le Hantier, chevr, seigr de la Mellerie, et de feue noble dame Françoise d’Epiney, dame de Glatigny, Loriolles et la Noe-sur-Rugles, de la parr . de Bois-Arnaud, diocèse d’Evreux.

Curé. – V.-H.-A. Lecordier.
Seigneurs. – F. de Courcy – C.-F. de Courcy.

338. — Le 19 avril 1784, Me Victor-Hyacinthe-Aimé Le Cordier, pbrë, curé d’Englesqueville et aussi pourvu de la cure de N.-D. de la Halboudière, demeurant en lad. parr. d’Englesqueville, donne sa procuration pour résigner lad. cure de la Halboudière entre les mains de N.S.P. le pape en faveur de Me Jacques-Pierre Bocquet, pbrë, curé de N.-D.-du-Pré de Pontaudemer et titulaire de la prébende sous-diaconale, non sujette à résidence, de l’église St-Samson-sur-Risle ; et led. sr Bocquet donne aussi sa procuration pour résigner entre les mains de Sa Sainteté en faveur dud. sr Le Cordier sad. prébende sous-diaconale dont il est titulaire depuis le G sept. 1770, le tout pour cause de mutuelle permutation. Fait et passé à Lx, à l’hôtel ou auberge du Lion d’Or, située faubourg de la Porte de Paris, parr. St-Jacques.
Le 10 mai 1784. led. sr Bocquet obtient en cour de Rome des lettres de provision dud. bénéfice de la Halboudière.
Le 5 juillet 1784, M. Rambaud, vie. gl, donne son visa auxd. lettres de provision.
Le 19 juillet 1784, le sr Bocquet (1) prend possession de la cure de la Halboudière, en présence de Me François-Gabriel-Robert Bossey, pbrë du diocèse de Lx, desservant lad. parr., et autres témoins.
(1) Mr Bocquet prêta serment sans restriction à la Constitution civile du clergé. (Archives du Calvados.)

Curé. – V.-H.-A. Le Cordier.

Recherche faite en 1540, par les élus de Lisieux des nobles de leur élection – Labbey de La Roque, Pierre Élie Marie.
ENGLESQUEVILLE.
275. Charles et Jean, dits des Scelliers , ont produit un anoblissement concédé par le Roi Louis, en janvier 1514, à Charles, leur ayeul, pour 300 liv., jouxte la quittance, et plusieurs autres lettres et écritures sur le nom de Jean des Scelliers, fils du dit Charles, et corroboratives du dit anoblissement. Le tout vû par le procureur du Roi, il a requis qu’ils vérifiassent être issus en loyal mariage du dit Jean, fils du dit Charles, anobli, ou qu’ils fûssent assis.
276. Jean de Valeroi a dit être issu de noblesse ancienne, joûte la généalogie par lui baillée ; pour laquelle justifier, il a produit plusieurs lettres et écritures, dont la Ire., de l’an 1385, est sur le nom de Richard de Valeroi, qui y est titré écuyer, et les autres sont sur les noms de Jean, Colin et Thomas, dits de Valeroi; dont du tout copie est demeurée au greffe. Ce nonobstant, parcequ’il n’a suffisamment fourni sa descente, ni autrement justifié sa noblesse , le procureur du Roi a requis qu’il soit assis.

La Déportation Du Clergé Orthodoxe Pendant La Révolution – Emile Sevestre.
Registre Des Ecclésiastiques Insermentés Embarques A Dieppe (Seine-Inferieure).
6 septembre. – Caresme, Louis-Jacques-Adrien, vicaire d’Anglesqueville [Calvados].

Les possessions du chapitre de Chartres au pays d’Auge.
ENGLESQUEVILLE:
Autrefois paroisse de la généralité de Rouen. élection de Pont-L’évêque, sergenterie d’Aragon, archidiaconé de Pont-Audemer et doyenne de Touques, 50 feux actuellement commune du canton et de l’arrondissement de Pont-L’évêque, 187 habitants.
Le dernier curé. Me Victor-Hyacinthe-Aimé Le Cordier, nommé le 28 octobre 1747. appartenait à une noble famille du pays d’Auge refusa le serment constitutionnel, émigra, reprit sa cure en 1816 et y mourut quelques années après.
Pendant son exil, on trouve comme faisant à Englesqueville les fonctions de curé. M. Pierre-Gabriel-François Le Court, curé de Trouville-sur-Mer (1)
Manoir d’Englesqueville et dont les propriétaires portaient le nom de la paroisse et la qualité de seigneurs d’Englesqueville malgré le patronage du grand prévôt de Chartres.
En 1540, Charles et Jean des Scelliers, esc. Sr-d’Englesqueville firent vérifier leur noblesse par les élus de Lisieux: leur aïeul, Charles, avait été anobli par lettres de janvier 1514 (2).
Au siècle suivant, le dernier seigneur de cette maison Charles des Scelliers, épousait par contrat du 24 avril 1608 Catherine de Brévedent, d’une ancienne maison normande (3) et leur fille unique. Anne des Scelliers porta la terre d’Englesqueville à Pierre Ier de Courcy. son mari, demeuranlt à Tourville-la-Forêt dont le père, Guillaume IX de Courcy, était fils naturel de Guillaume VIII de Courcy, escuyer, Sr de Roye et de Saint-Melaine, gentilhomme
ordinaire de la chambre du roi, et avait été légitimé par lettres de septembre 1567 (4).
Cette famille de Courcy a conservé ses possessions d’Englesqueville jusqu’à la Révolution; les deux dernières du nom épousèrent. MM. de Nollent-Vallois et de Sandret de Bellevue.
(1) Né à Touques en 1760. mort à Trouville en 1837. Il fut pendant la période révolutionnaire le premier maire de cette commune.
(2) Recherche de 1340, mss. de Lierremont.
(3) Archv. de Lierremont généalogie de Brévendent
(4) Généalogie de Courcy. archives de Lierremont. Cette famille remonte à Baudry le Teutonique vivant en 1058 ; armes : d’azur frettè d’or de 6 pièces.
(5) Etal-civil d’Englesqueville minutes de Touques, archives de Lierremont Nous possédons dans nos archives le gage-pleige de la terre d’Englesqueville (1779) de là main de M. Corneille-Vallée, notre grand oncle, feudiste de celte seigneurie.

Bulletin de la Société géologique de Normandie – Société géologique de Normandie.
Englesqueville (canton de Pont-l’Evêque). Les carrière présentent un vif intérêt et qui, voisines des récifs de Benerville et de Trouville, représentent, au Nord de Lisieux, un dépôt corallien se rapprochant de l’ancien gisement de Glos.
Les carrières d’Englesqueville se trouvent sur le chemin qui, de la route de Pont- l’Evêque à Trouville, mène à Englesqueville, et qui se trouve juste en face de l’église de Canapeville.
Les sables de Glos, assez marneux, se rencontrent après avoir dépassé un chemin traversant la route ; puis, en montant la côte, on trouve, dans les talus de la route, des plaquettes de calcaire oolithique corallien, remaniées dans le diluvium.
Les fossiles sont encore plus nombreux et plus variés qu’à Glos, mais les moules de nérinées sont en moins bon état.
Les couches calcaires paraissent s’être déposées à Englesqueville sous l’influence de divers courants ; la profondeur des eaux devait être intermédiaire entre celle des stations de Trouville, Benerville, Saint-Jean-de-Livet et celle de Glos; peut-être même la station d’Englesqueville était plus rapprochée des rescifs.

Pièces détachées: pour servir à l’histoire du diocèse de Chartres – Métais, Charles.
L’église d’Englesqueville occupe à peu près le centre de la paroisse de ce nom.
Son histoire est peu intéressante, ses curés nous sont également connus depuis le XVIII e siècle.
Le dernier, Me Victor-Hyacinthe-Âimé Le Cordier, nommé le 28 octobre 1747, appartenait à une noble famille du pays d’Auge. Il refusa le serment constitutionnel, émigra, reprit sa cure en 1802 et y mourut quelques années après.
Pendant son exil, on trouve comme faisant à Englesqueville les fonctions de curé, M. Pierre-Gabriel-François Le Court, curé de Trouville-sur-Mer.
Depuis quelques années la paroisse est réunie pour le culte à Bonneville-sur-Touques.
L’église n’offre rien de remarquable, elle est placée sous l’invocation de saint Taurin.
Au sud-ouest se trouve une ancienne habitation qui a conservé le nom de manoir d’Englesqueville et dont les propriétaires portaient le nom de la paroisse et la qualité de seigneurs d’Englesqueville , malgré le patronage du grand prévôt de Chartres.

Academie Des Inscriptions et Belles Lettres 1904.
– Jean de Dumo (Buisson), chevalier, et Guillaume d’Alexandre, de Canapevilla, et Robert, prévôt du pays anglais (Englesqueville-sur-Touque, Calvados, canton Pont-l’Evéque), se plaignent que le roi Philippe, à l’instigation de Nicolas de Montigné, alors bailli, ait enlevé Jean le Boteleir, l’oncle desdits plaignants, sans la faute de son oncle et de la pêcherie de Roncheville, qui est cédée à la maison pour cent (et parfois moins) livres, qui devraient leur venir par droit héréditaire de succession dudit oncle. Et il montra cela au seigneur le roi, qui l’envoya aux frères le jeudi précédant le jour de la Pentecôte de cette année, et lui montra sa charte.
– Nicholas Essart, du village anglais (Englesqueville-sur-Touque), se plaint que le roi possède un arpent de terre dans le parc de Castellon, dont le père de sa femme a été blessé à sa mort, il y a 16 ans ; mais parce que ladite femme était si jeune qu’elle ne pouvait aller plus loin, ladite terre passa sous la domination du roi, parce qu’il n’y avait personne pour payer le loyer.

Nobles ou vivant noblement à Pont-l’Evesque – Le Court, Henry
Robert Orieult, Esc, sr de Grandmare, fils et héritier de François, Esc, rendit en 1779 aveu, au prévôt de Normandie, à la cathédrale de Chartres, de terres à Englesqueville (4)
(4) Gage-pleige d’Euglesqueville, mss. in f°. — Cabinet H. L. C.

Généalogie de la famille Le Cordier – par le Cr Henry Le Court.
– Me Charles Cordier ou Le Cordier, baptisé à Pont-l’Évêque, le 11 janvier 1615, greffier du Bailliage, qui figure à l’acte du 15 avril 1640 ; vivant le 20 mai 1685; inhumé dans le choeur de l’Église d’Englesqueville, le 17 mai 1675. Marié à : Judith Perron, qui figure avec lui au registre de la Charité de Blangy, en 1673.
– Me François Le Cordier, Sr de Campregnoult, bourgeois de Pont-l’Évêque. Inhumé dans le choeur de l’église d’Englesqueville, le 17 mai 1675. Marié à Pont-lÉvêque, le 28 novembre 1654, à Gabrielle Ou Louise Hamon.

Cartes marines, constructions navales… Normands, 1500-1650 – l’abbé A. Anthiaume.
Pierre Desceliers.
D’après la Recherche des Elus de Lisieux (1540, n. 275) et une communication du Commandeur Henry Le Court, de Lierremont , Charles, l’anobli de 1514, avait pour fils Jean et pour petits-fils Charles et, Jean. Charles et Jean habitaient, en 1540, Englesqueville-en-Auge. Jean s’y trouvait encore en 1560. Tous deux prenaient même le litre de seigneurs d’Englesqueville, quoique celle paroisse appartint au Chapitre de Chartres. Ils possédaient en outre la sergenterie de chammelonde, dans la forêt de Touques, et Reux.
En 1573, les Archives départementales de la Seine-Inférieure mentionnent Jean, Charles, Guillaume et Robert Descelliers, écuyers, sieurs d’Englesqueville. C’est sans doute ce Robert Desceliers, sieur de la Ransonnerie ou Rançonnière qui épousa Catherine de Saint Pierre vers 1574.

DIVERS.
FAUROUX M. 1961, n°15, p. 95
1014, 21 septembre
Richard II pour réparer les graves dommages causés par lui dans le voisinage de Notre-Dame-de-Chartres donne à cette église….
« in Lisvino aecclesiam solam de Bona Villa, et in eodem territorio Angliscam villam totam cum aecclesia, et Runciam villam totam cum aecclesia, et aecclesiam de Sancto Juliano cum duobus menbris appendentibus. Haec itaque donum pro qualitate quidem peccatorum nostrorum modica, excellentia vero Sanctae Mariae fere nulla… (Bonneville, Roncheville, Englesqueville, Saint-Julien).

– DELISLE et BERGER, n° DLXIII, t. II, p. 142.; Fac sim. dans l’Atlas de DELISLE, pl. XXI. + LEONARD, « Les plus anciennes chartes… », Normannia, 4-1935, n° 59, p. 439; NORTIER Michel, Sources de l’histoire de Normandie au département des manuscrits de la Bibliothèque nationale – Fonds des Nouvelles acquisitions latines, Nogent-sur-Marne, 1959; p. 52, n° 8.
Août 1177 / Juin 1181 – Tours – Confirmation par Henri II d’Angleterre, à la cathédrale de Chartres, de tout ce que Richard II avait donné à celle-ci tant dans le comté d’Evreux, à Vraiville, dans la forêt de Bord, à Hauville-en-Roumois, que dans le Lieuvin, à Bonneville(sur-Touques), Englesqueville (sur-Touques), Roncheville et saint-Julien-sur-Calonne.

– Archives de l’Empire Actes du Parlement Tome I p.245.
1285 – P. Enquête au sujet du défaut de la Dame d’Anglesqueville (Anglicavilla) dans un procès qu’elle avait contre Mainard de Tourville, chevalier à l’assise d’Orbec. Guillaume Pipart, chevalier, déposa que le procureur de la Dame d’Anglesqueville fut énivré par des gens opposés par son adversaire et mis dans l’impossibilité de comparaître.

-Henri de FORMEVILLE, Rôle des fiefs de la Vicomté d’Auge. 1620-1640 dans Histoire de l’ancien évêché-comté de Lisieux, t. II
1620 – 1640 – FIEFS de la VICOMTE d’AUGE ; page 358
La noble seigneurie à garde de la forêt nommée la Sergenterie au Chevalier messire d’Englesqueville possédée par les héritiers de feu Charles Desselière, vivant écuyer.

– AD. Calvados – Série H. Suppl. Honfleur 1861, H. 143
1637-1687 – Documents divers concernant la famille Ballan, à Englesqueville, Honfleur, etc.

– AD. Calvados – Série H. Suppl. Honfleur 1861, H. 143
1652 – Aveu à Ithier-François Chastellain, docteur en Sorbonne, chanoine de l’église Notre-Dame de Paris, grand-prévôt de Normandie en l’église de Chartres, seigneur et patron en ses terres et seigneuries de Saint-Martin-aux-Chartrains et Englesqueville, Saint-Julien-sur-Calonne, Les Parcs-Fontaines, etc. par Pierre Ballen (Ballen), de terres à Englesqueville.

3 – Archives ShL:

– 9 FB – 6 – Familles. Notes ms. Et. DEVILLE. Parch. 16 ff.
1664, 26 décembre.
Devant les tabellions de Pont-L’Evêque et Touques, Jean de Carville, écuyer, demeurant à Ners, vicomté de Falaise et Olivier Guérin, écuyer, sieur de Saint-Léger, procèdent au partage de la succession de feu noble homme Guillaume Ballan. Le premier lot comprenait le lieu où ledit Ballan faisait sa demeure, comprenant 8 corps de logis et huit et huit tonnes se trouvant dans la maison; 11 pièces de terre, le Moulin de Tacue (ou Tacul) avec ses droitures et dépendances.
Le 2e lot 18 pièces de terre sises à Canapville, Englesqueville et Saint-Martin-aux-Chartrains et des rentes annuelles en argent et en nature s’élevant à la somme de 154 livres 10 sols 6 deniers, 6 poules et 1 chapon.
Les héritiers devaient payer à Marie Corneille, chacun 400 livres pour sa part de la succession par chacun an. Jean de Carville, en qualité d’aîné choisit le premier lot. L’acte est passé à Canapville le vendredi après midi 26e jour de décembre 1664, en présence de Pierre Ballan, sieur de la Champaigne, demeurant à Honfleur et Jean Cavelier, demeurant à Canapville.

Archives Nedelec Communes.
com.21.4. 1 Englesqueville-en-Auge Familles Descelliers,Costard, Le Cavelier
com.21.4. 2 Englesqueville-en-Auge Eglise
com.21.4. 3 Englesqueville-en-Auge Notes historiques
com.21.4. 4 Englesqueville-en-Auge Vie de la commune

Fonds Boudard – Sous-Serie 2f K.
2FK27 – Abbaye de Grestain – 1764-65 – paroisse d’Englesqueville, réparations de l’église.

– FL 324. – 1779, 5 février – Englesqueville
Aveu rendu à Alexandre-Anne-Gabriel-Augustin de Cairon, chevalier, marquis d’Esmalleville, seigneur de Penneville, Fréville, Carville, Rabu, Monney, Ternant, Cani, le Vuy, Gruchet, Vaudain, Baudissart, Caniel, Vasouy, Château-Baudry, Caltôt, la Rivière, Beuzebosc, le Reu, les Roches, les Retailles, Bonneville-sur-Touques, Cavelot, etc., à cause de Marie-Madeleine-Gabrielle d’Esmalleville, son épouse, par Louis Martin, pour terre à Englesqueville, tenue du fief Cavelot.

1848. – Archives SHL. 1F802 :
1848 : Enquête commerciale, artisanale et industrielle concernant la région de Pont-l’Evêque (Bonneville, Canapville, Clarbec, Drubec, Englesqueville, Pont-l’Evêque, St Arnoult, St Hymer, St Etienne la Thillaye, St Martin aux Chartrains, Ste Melaine, Surville, Tourgéville, Touques, Tourville, Trouville, Villerville.

Fonds PANNIER Arthème :
SHL, NE12, 1er carton.

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE VIMOUTIERS.
Sous l’invocation de Saint Taurin
Patronage:
14e, 16e et 18e siècle : propositus Normaniae un ecclesia Carnotensis
Curé:
Le Cordier 1748-1787
De l’élection de Pont l’Evêque de la sergenterie d’Arragon, comptait 4 feux privilégiés et 40 feux taillables.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

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