ENGLESQUEVILLE



NOTES sur ENGLESQUEVILLE

Ecclesia de Anglicavilla – Anglescavilla – Engleschevilla, Engleskevilla,
Englesquevilla. Englesqueville.

Englesqueville-sur-Touque, canton de Pont-l’Evêque.
Angliscavilla, XI° s° (ch. de Richard II pour la cathédrale de Chartres).
Anglicavilla, XIV° s° (pouillé de Lisieux, p. 36).
Anglequeville, 1716 (carte de de l’isle).
Angleqville, 1723 (d’Anville,dioc. de Lisieux).

Par. de Saint-Taurin,
patr. le prévôt de l’église de Chartres.
Dioc. de Lisieux,
doy. de Touque.
Génér de Rouen,
élect. de Pont-l’Évêque,
sergent. d’Aragon.

Fief de la vicomté d’Auge, 1498 (arch. nat. P.271, n° 248).
Autre fief appartenant à l’abbaye de Saint-Martin-de-Mondaye, en la forêt de Touque, 1415 (aveu de Guyon-Prend-Tout).

Lieux-dits de ENGLESQUEVILLE:
Manoir(Le),f. –

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome IV page 265

Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page1292.

PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 1er carton.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Anglesqueville, Anglica Villa, Angliskevilla.

L’église d’Anglesqueville s’élève sur le côté droit et près de l’origine d’une petite vallée dont le ruisseau va se jeter dans la Touque, à Canapville. Elle se compose d’une nef et d’un choeur rectangulaire de petite dimension.
Une partie de l ‘appareil, dans les murs latéraux de la nef, paraît de construction romane ( petit appareil et pierres disposées en feuille de fougère, appareil en pierre de taille et larges joints aux angles); mais les fenêtres ont toutes été refaites.
Il n’y a pas d’entablement au sommet des murs.
La tour en bois, avec flèche garnie d’ardoise, couronne l’extrémité occidentale de cette nef. La porte principale de cette façade est moderne ; mais il y avait primitivement, du côté du sud, une porte à plein-cintre qui a été bouchée.
Le choeur, en retrait sur la nef, peut dater du XIIIe. siècle ou de la fin du XIIe. ; la fenêtre bouchée du chevet remontait peut-être à cette époque ; du côté du nord, on a percé des fenêtres arrondies, au siècle dernier.
Les murs du choeur sont couronnés par un entablement en quart-de-rond.

L’église est sous l’invocation de saint Thaurin. Le Chapitre de Chartres nommait à la cure, par suite d’une donation de Richard II, dont nous transcrivons la charte (1). On comptait 4 feux privilégiés et 40 feux taillables à Anglesqueville.
(1) Voici l’extrait de la charte de Richard :
Nolum igitur esse volo omnibus chrislianis quam presentibus tam futuris qualiter ecclesiam Sancte Dei Genitricis Carnotensem esse non tulerim mee largitatis expertem, tum opitulandi gralia quam apud Deum pre omnibus habet, tum injurie causa non modice quam in vicinia ejus gi’avilerexereueram;qualinus aliquantula satisfactione placata pro animabus nostris vel parentum nostrorum ut vere piissima est intercedere dignetur. Dono itaque pari voto et communi favore filiorum necnon et afiinium meorum et de jure meo iu propriam ditionem Dei cujus omnia sunt et Sancle Marie Carnotensis perpetualiter habenda transfundimus donatione directa; videlicet in Ebroacensi comitatu Ebrardi villam totam cum ecclesia et decimam venationis de Sylva que dicitur Bortis et in eodem pago ecclesiam solam de Hauvilla. Et in Lisuino ecclesiam solam de Bonavilla, in eodem territorio Angliscam villam totam cum ecclesia et Runtiam villam totam cum ecclesia et ecclesiam de Sancto Juliano cum duobus membris appendentibus. Hec itaque dona pro qualitate pecii catorum nostrorum modica, pro excellentia vero Sancte Marie fere nulla, predicte ecclesie conflsi de immensa Dei bonitate et ejusdem matris sue clemenlia desiderantissime tradimus, omni consuetudine
nostra vel inquietatione penitus dimissa ut piis ejus meritis adoptemur sempiterne hereditati. Qualinus autem hec donatio perpetua
sit stabilitate subnixa, litterarum exinde noticiam scribere mandavi, scriptam vero signo crucis et mei nominis roboravi. Filiorum quoque et affinium necnon et eorum quorum intererat manibus corroborari simul et omnibus insigniri precepi. Datum xi kalendas octobris regnante Roberto rege feliciter. Actum Rothome. D —( Cartulaire de Notre-Dame de Charlres, a La Bibliothèque impériale, n°. 28, fonds des Cartulaires).

L’inscription de la cloche, relevée par M. Pannier, est ainsi conçue :

L’AN 1767 IAY ÉTÉ BENITE PAR Mtre VICLOT [VICTOR] HIACYNTHE
AIMÉ CORDIER CURÉ D’ENGLEQUEVILLE ET NOMMÉE PAR MESSIRE F. C.
VAUQUELIN (1) ESCr Sr DE LABROSSE ET NOBLE DAME A. GASPARD ÉPOUSE
DE MESSIRE I. B. DESHAIS SEIGr DES FIEFS DR GASSART IMER ALLAIN PIERRE
FITTE FONTAINE ET AUTRES LIEUX.

(1) Père de M. de Vauquelin, ancien président du Tribunal civil de Pont-l’Évêque.

Découverte de tombeaux à Anglesqueville, en 1813.— Des ouvriers occupés à extraire du caillou pour réparer les routes, dans une pièce de terre, trouvèrent, à 1 mètre de profondeur, neuf tombeaux composés chacun d’une seule pierre de taille (calcaire de Caen). Les débris humains étaient réduits, pour les uns, aux os des cuisses et des bras ; d’autres ne contenaient plus que de la poussière avec la tête du mort. On a trouvé jusqu’à six têtes dans le même cercueil ( Extrait d’une lettre adressée en 1813 à M. le baron Méchin. préfet du Calvados, par le maire de la commune).

2 – Pièces Justificatives:

Les possessions du chapitre de Chartres au pays d’Auge.

ENGLESQUEVILLE:
Autrefois paroisse de la généralité de Rouen. élection de Pont-L’évêque, sergenterie d’Aragon, archidiaconé de Pont-Audemer et doyenne de Touques, 50 feux actuellement commune du canton et de l’arrondissement de Pont-L’évêque, 187 habitants.

Le dernier curé. Me Victor-Hyacinthe-Aimé Le Cordier, nommé le 28 octobre 1747. appartenait à une noble famille du pays d’Auge refusa le serment constitutionnel, émigra, reprit sa cure en 1816 et y mourut quelques années après.
Pendant son exil, on trouve comme faisant à Englesqueville les fonctions de curé. M. Pierre-Gabriel-François Le Court, curé de Trouville-sur-Mer (1)
Manoir d’Englesqueville et dont les propriétaires portaient le nom de la paroisse et la qualité de seigneurs d’Englesqueville malgré le patronage du
grand prévôt de Chartres.
En 1340, Charles et Jean des Scelliers, esc. Sr- d’Englesqueville firent vérifier leur noblesse par les élus de Lisieux: leur aïeul, Charles, avait été anobli par lettres de janvier 1514 (2).
Au siècle suivant, le dernier seigneur de cette maison Charles des Scelliers, épousait par contrat du 24 avril 1608 Catherine de Brévedent, d’une ancienne maison normande (3) et leur fille unique. Anne des Scelliers porta la terre d’Englesqueville à Pierre Ier de Courcy. son mari, demeuranlt à Tourville-la-Forêt dont le père, Guillaume IX de Courcy, était fils naturel de Guillaume VIII de Courcy, escuyer, Sr de Roye et de Saint-Melaine, gentilhomme
ordinaire de la chambre du roi, et avait été légitimé par lettres de septembre 1567 (4).
Cette famille de Courcy a conservé ses possessions d’Englesqueville jusqu’à la Révolution ; les deux dernières du nom épousèrent. MM. de Nollent-Vallois et de Sandret de Bellevue.
(1) Né à Touques en 1760. mort à Trouville en 1837. Il fut pendant la période révolutionnaire le premier maire de cette commune.
(2) Recherche de 1340, mss. de Lierremont.
(3) Archv. de Lierremont généalogie de Brévendent
(4) Généalogie de Courcy. archives de Lierremont. Cette famille remonte à Baudry le Teutonique vivant en 1058 ; armes : d’azur frettè d’or de 6 pièces.
(5) Etal-civil d’Englesqueville minutes de Touques, archives de Lierremont Nous possédons dans nos archives le gage-pleige de la terre d’Englesqueville (1779) de là main de M. Corneille-Vallée, notre grand oncle, feudiste de celte seigneurie.

Insinuations

Description de l’église par A.Pannier

Description de la cloche
L’an 1767 j’ai été bénite par Maître Victor Hyacinthe Aimé Cordier, curé d’Englesqueville et nommée par Messire JC Vauquelin, escuyer, seigneur de Labrosse et Noble Dame A. Gaspard épouse de Messire JB Deshais, seigneur des fiefs d Gassart, Imer, Allain, Pierrefitte, Fontaine et autres lieux.
A. Le Barbier, trésorier.

Bouchard, seigneur d’Englesqueville vers 1770 (Bulletin Monumental tome XX p.77)

Le Val Richer y avait des biens

Maître Guillaume d’Englesqueville, témoin dans une charte de donation de Roger de Creuilly à l’Abbaye d’Ardennes. (Basnage I p.241)

1014, 21 septembre
Richard II pour réparer les graves dommages causés par lui dans le voisinage de Notre-Dame-de-Chartres donne à cette église….
« in Lisvino aecclesiam solam de Bona Villa, et in eodem territorio Angliscam villam totam cum aecclesia, et Runciam villam totam cum aecclesia, et aecclesiam de Sancto Juliano cum duobus menbris appendentibus. Haec itaque donum pro qualitate quidem peccatorum nostrorum modica, excellentia vero Sanctae Mariae fere nulla… (Bonneville, Roncheville, Englesqueville, Saint-Julien).
= FAUROUX M. 1961, n°15, p. 95
Août 1177 / Juin 1181 – Tours
Confirmation par Henri II d’Angleterre, à la cathédrale de Chartres, de tout ce que Richard II avait donné à celle-ci tant dans le comté d’Evreux, à Vraiville, dans la forêt de Bord, à Hauville-en-Roumois, que dans le Lieuvin, à Bonneville(sur-Touques), Englesqueville (sur-Touques), Roncheville et saint-Julien-sur-Calonne.
= A.N. Latin, nouv. acq. 2231, n° 2.
DELISLE et BERGER, n° DLXIII, t. II, p. 142.; Fac sim. dans l’Atlas de DELISLE, pl. XXI.
+ LEONARD, « Les plus anciennes chartes… », Normannia, 4-1935, n° 59, p. 439; NORTIER Michel, Sources de l’histoire de Normandie au département des manuscrits de la Bibliothèque nationale – Fonds des Nouvelles acquisitions latines, Nogent-sur-Marne, 1959; p. 52, n° 8.

1285 – P. Enquête au sujet du défaut de la Dame d’Anglesqueville (Anglicavilla) dans un procès qu’elle avait contre Mainard de Tourville, chevalier à l’assise d’Orbec. Guillaume Pipart, chevalier, déposa que le procureur de la Dame d’Anglesqueville fut énivré par des gens opposés par son adversaire et mis dans l’impossibilité de comparaître. (Archives de l’Empire Actes du Parlement Tome I p.245)

1620 – 1640
FIEFS de la VICOMTE d’AUGE ; page 358
La noble seigneurie à garde de la forêt nommée la Sergenterie au Chevalier messire d’Englesqueville possédée par les héritiers de feu Charles Desselière, vivant écuyer.
= Henri de FORMEVILLE, Rôle des fiefs de la Vicomté d’Auge. 1620-1640 dans Histoire de l’ancien évêché-comté de Lisieux, t. II

1637-1687
Documents divers concernant la famille Ballan, à Englesqueville, Honfleur, etc.
= AD. Calvados – Série H. Suppl. Honfleur 1861, H. 143

1652
Aveu à Ithier-François Chastellain, docteur en Sorbonne, chanoine de l’église Notre-Dame de Paris, grand-prévôt de Normandie en l’église de Chartres, seigneur et patron en ses terres et seigneuries de Saint-Martin-aux-Chartrains et Englesqueville, Saint-Julien-sur-Calonne, Les Parcs-Fontaines, etc. par Pierre Ballen (Ballen), de terres à Englesqueville.
= AD. Calvados – Série H. Suppl. Honfleur 1861, H. 143

1664, 26 décembre.
Devant les tabellions de Pont-L’Evêque et Touques, Jean de Carville, écuyer, demeurant à Ners, vicomté de Falaise et Olivier Guérin, écuyer, sieur de Saint-Léger, procèdent au partage de la succession de feu noble homme Guillaume Ballan. Le premier lot comprenanit le lieu où ledit Ballan faisait sa demeure, comprenant 8 corps de logis et huit et huit tonnes se trouvant dans la maison; 11 pièces de terre, le Moulin de Tacue (ou Tacul) avec ses droitures et dépendances.
Le 2e lot 18 pièces de terre sises à Canapville, Englesqueville et Saint-Martin-aux-Chartrains et des rentes annuelles en argent et en nature s’élevant à la somme de 154 livres 10 sols 6 deniers, 6 poules et 1 chapon.
Les héritiers devaient payer à Marie Corneille, chacun 400 livres pour sa part de la succession par chacun an. Jean de Carville, en qualité d’aîné choisit le premier lot. L’acte est passé à Canapville le vendredi après midi 26e jour de décembre 1664, en présence de Pierre Ballan, sieur de la Champaigne, demeurant à Honfleur et Jean Cavelier, demeurant à Canapville.
= Arch. 9 FB – 6 – Familles. Notes ms. Et. DEVILLE. Parch. 16 ff.

1764 archives SHL – Fonds Boudard
2FK27 : Abbaye de Grestain : 1764-65 : paroisse d’Englesqueville, réparations de l’église.

1779, 5 février – Englesqueville
Aveu rendu à Alexandre-Anne-Gabriel-Augustin de Cairon, chevalier, marquis d’Esmalleville, seigneur de Penneville, Fréville, Carville, Rabu, Monney, Ternant, Cani, le Vuy, Gruchet, Vaudain, Baudissart, Caniel, Vasouy, Château-Baudry, Caltôt, la Rivière, Beuzebosc, le Reu, les Roches, les Retailles, Bonneville-sur-Touques, Cavelot, etc., à cause de Marie-Madeleine-Gabrielle d’Es-malleville, son épouse, par Louis Martin, pour terre à Englesqueville, tenue du fief Cavelot.
= Arch. SHL. FL 324.

1848. – Archives SHL. 1F802 :
1848 : Enquête commerciale, artisanale et industrielle concernant la région de Pont-l’Evêque (Bonneville, Canapville, Clarbec, Drubec, Englesqueville, Pont-l’Evêque, St Arnoult, St Hymer, St Etienne la Thillaye, St Martin aux Chartrains, Ste Melaine, Surville, Tourgéville, Touques, Tourville, Trouville, Villerville.

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE VIMOUTIERS.

Sous l’invocation de Saint Taurin

Patronage:
14e, 16e et 18e siècle : propositus Normaniae un ecclesia Carnotensis

Curé:
Le Cordier 1748-1787

De l’élection de Pont l’Evêque de la sergenterie d’Arragon, comptait 4 feux privilégiés et 40 feux taillables.

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