FIERVILLE les PARCS




NOTES sur FIERVILLE les PARCS.

Ferevilla

Les communes de Fierville et des Parcs-Fontaines ont été réunies le 26 février 1853, et porte depuis le nom de Fierville-les-Parcs.

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition Floch, tome IV pages 398 et 434.

Editions FLOHIC : Le Patrimoine des Communes du Calvados : page 234.

L’EXPLOITATION ANCIENNE DES ROCHES DANS LE CALVADOS : HISTOIRE ET-ARCHEOLOGIE. Serv. dep. d’Archéologie 1999. pages 156, 258.

GUILMETH Auguste, Bourg de Blangy , s.l., s.d. (note manuscrite E.D.:Rouen, 1849). In-12, 48 p.

LE CLERC Léon, « Chaumières normandes « , L’Illustration
rec. factice « Pages de Tourisme de l’Illustration  »

NORTIER Michel, Contribution à l’étude de la population en Normandie au bas moyen âge (XIVe-XVIe siècles). Inventaire des rôles de fouage et d’aide. Sixième série: Rôles de fouage paroissiaux de 1518 à 1533 dans Répertoire périodique de documentation normande, N° 14; », Cahiers Léopold Delisle, XXXIX, 1990, pp. 1-127
Fierville, 317

PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 1er carton.

Dr TULASNE, Association des Amis du Vieux-Havre. Compte Rendus des Visites et Excursions (1936) , Le Havre, 1937, p. 19.
églises et statues de l’église, charité, Saint Adrien, saint Désir, saint Wilma. statues avec deux petits sacs de blé en offrande.

PONSOT Philippe, Bâtiments et équipements des usines à huile du Calvados: 1785-1883 dans L’Homme et l’industrie en Normandie. Du Néolithique à nos jours. (23 e Congrès des Sociétés historiques et archéologiques de Normandie, 1988), BULL. SOC. HISTORIQUE ET ARCH. DE L’ORNE, n° spécial, 1990, pp.347-362, carte, fig.
Manneville-la-Pipard, Fierville-les-Parc, Honfleur: importation et exportation, huilerie et savonnerie des frères Sorel emploie 130 personnes. Quetteville, Les Authieux-sur-Calonne, Surville, Bonneville-la-Louvet

– REVUE « LE PAYS D’AUGE » :
Jean-Pierre RIVIERE : La destruction de l’église de Fierville. Novembre 1975.
Jean BUREAU : La ferme de Fierville. Février 1976.
Jean-Pierre RIVIERE : Vente du sol de l’église et du cimetière. Février 1976.
Henri PELLERIN : Architecture romane :Fierville. Juillet 1975.

Hippeau – Gouvernement de Normandie VIII p.233 à 237.
D’Hozier p.81
Cahaignes
Bulletin Monumental 1862 p 554 et 555
Antiquaires de Normandie in 4° 1863 p.169 et suivantes.
Beaurepaire – Agriculture p.369.

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Notes de M. Charles Vasseur.
Fierville, Ferevilla, Fiervilla.

L’église de Fierville est classée dans les anciens pouillés du diocèse de Lisieux parmi les bénéfices réguliers, ecclesia de Fiervilla (regularis ). Le patronage appartenait à l’abbaye de Cormeilles.
Sa construction remonte à la plus haute antiquité, à ces époques de la période romane primitive pour lesquelles la science n’a pas encore de classification. Elle se compose d’une nef, d’un choeur et d’une chapelle, relativement moderne, construite sur le flanc nord.
La nef et le choeur, qui appartiennent à l’édifice primitif, sont dépourvus de contreforts, membre architectural qui fait toujours défaut aux églises les plus anciennes de style roman.
Le portail de l’ouest n’a point de caractère dans son état actuel; la porte est du dernier siècle et le petit porche qui la protège a l’air de sortir des mains de l’ouvrier. Le clocher esseulé qui s’élève au-dessus est assez obtus, et partant peu gracieux.
Les deux murs latéraux sont mieux caractérisés. Les angles sont en coral-rag taillé ; le reste est un blocage noyé dans le mortier. Au midi, les moellons de ce blocage sont mêlés de briquetons d’aspect antique et de pierres plates et longues faisant presque l’office des chaînes de briques, sans en avoir cependant la régularité. J’en ai dessiné avec soin les parties les mieux caractérisées (V. la page suivante).
Les briques ont 14 et 20 centimètres de long. Les fenêtres datent du dernier siècle, et il ne reste plus de trace des ouvertures anciennes. Ce mur n’a que 8 pieds d’élévation; mais le sol offre une légère pente de ce côté. Le mur du nord n’offre aucune trace de briques ; mais les mortiers sont identiques. Près de l’angle, vers l’ouest, était une petite porte cintrée étroite et basse; elle est bouchée, et il serait difficile d affirmer qu’elle appartient à la construction primitive.
Les fenêtres datent du dernier siècle.
De ce même côté se trouve la chapelle entre le choeur et la nef; ses murs sont composés d’un échiquier de pierre de taille et de moellon. Elle paraît de la fin du XVI°. siècle.
La porte, percée dans le mur de l’ouest, est carrée, avec clef saillante. Dans le pignon s’ouvre une fenêtre ogivale, sans moulures. Au dessus sont incrustées, en triangle, dans la maçonnerie, trois statuettes en pierre qui m’ont paru anciennes par leur travail. L’une représente un moine, le capuchon ramené sur la tête ; les deux autres sont un diacre et un évêque.
Le choeur forme retraite sur la nef. Le mur du nord est en partie recrépi, ce qui empêche l’inspection de l’appareil.
Il est éclairé par une fenêtre ogivale assez large, peut être du XIII° siècle.
Le mur du midi paraît d’une grande épaisseur : à une hauteur moyenne se présentent des briques antiques, disposées symétriquement en arêtes de poisson, alternant avec des moellons.
Ces briques, ou plutôt ces fragments, n’ont que 4 pouces environ de longueur, et leur épaisseur varie d’un pouce à 15 lignes; les joints ont 18 lignes. Ailleurs, viennent, sans ordre, des fragments très-minces de terre blanchâtre que l’on prendrait volontiers pour des fragments de poterie. Il s’en trouve aussi d’un rouge vif, comme la terre de Samos, légèrement concaves: je les ai pris pour des débris de tuiles.
Ce mur est percé d’une fenêtre cintrée, du XVII. siècle, et d’une petite porte plus récente. Celte dernière a amené, en partie, la destruction d’une petite fenêtre cintrée ayant les caractères de l’époque romane. Les claveaux sont assez minces, les joints peu épais et réguliers. Prise en dehors de son entourage, on ne pourrait la faire remonter au-delà du XIIe. siècle.
Le chevet est un mur droit. Au milieu s’ouvre une grande fenêtre en style ogival primitif. Quelques briquetons sont mêlés sans ordre dans la maçonnerie. On y distingue un rang de pierres très-plates, disposées en chaînage dans toute la largeur, à l’instar des chaînes de briques des constructions romaines.
En somme, je regarde cette église comme fort ancienne bien que les briques ne soient pas romaines, et que leur emploi ne paraisse qu’accidentel et en dehors de tout système de construction déterminé, il est certain que, dans la disposition de ces divers matériaux, on voit une réminiscence de la manière de bâtir des Romains ou des Carlovingiens. Je ne serais pas éloigné de penser que cette église, si peu intéressante au premier abord, est une des premières constructions des Normands, après leur conquête, et qu’elle a été, par conséquent, élevée vers 950.
Sur le bord de la route, un gros if, dont le tronc n’a pas moins de 9 pieds de diamètre à sa partie moyenne, étale ses nombreux et vigoureux rameaux. On peut le croire contemporain de l’édifie près duquel il est excru. Il est remarquable par sa vigueur et par sa forme.
L’intérieur de l’église n’est pas fait pour arrêter longtemps les investigations. Le mobilier est nul, sauf l’autel de la chapelle qui date du règne de Louis XIV. La voûte de bois est couverte de dessins.
Je n’ai rien pu trouver concernant les anciens seigneurs de Fierville.
La paroisse dépendait de l’élection de Lisieux, sergenterie de Moyaux, et comptait 70 feux au XVIIIe. siècle.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

FIERVILLE-LES-PARCS.- On sait que le mot « Parc » ou « Parquet » désigne assez souvent des fortifications antiques (8).
(8) Cf. « Les Grands Parquets» à Condé-sur-Risle (Eure).

2 – Pièces Justificatives:

Insinuations

Deux descriptions de l’église dont une du 14 juin 1860

De Cahaignes de Fierville en Normandie
Famille anoblie en 1593 et maintenue lors de la recherche en 1666 : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux roses d’argent et en pointe de trois mains coupées tenant chacune une épée, le tout du même (de Courcelles tome I)

– Références historiques :
c. 1370
Sergenterie de Mouard (Moyaux ?)

Fierville, Le Fauq, Saint-Jean-de-Lyvet (Saint-Jean-de-Livet), Brévedent, Esparfontaines (Eparfontaines), Saint Ligier d’Ouillie (Saint-Léger-d’Ouilly), Fierfol (Firfol), Fumechon, Hermienval, Saint Martin d’Ouillie, Asnières, Saint-Denis-du-val-d’Orbec, Saint Pierre, Saint Hippolyte de Canteloup, Saint Léger de Glatigny, Fontenelles, Fauguernon, Nouerolles (Norolles), Saint-Philbert-des-Champs, Escorcheville, Sainte-Croix de Cormeilles, Saint-Seveistre de Cormeilles, Mouard (Moyaux), Le Pin, L’Ostellerie (L’Hôtellerie), Saint-Martin-de-la-Lieue
= BN Fr. 26.010, N° 1087
+ IND. AD 76 16 F 7. Fonds de FRONDEVILLE.

1652
Aveu à Ithier-François Chastellain, docteur en Sorbonne, chanoine de l’église Notre-Dame de Paris, grand-prévôt de Normandie en l’église de Chartres, seigneur et patron en ses terres et seigneuries de Saint-Marin-aux-Chartrains et Englesqueville, Saint-Julien-sur-Calonne, Les Parcs-Fontaines, etc. par Pierre Ballen (Ballen), de terres à Englesqueville.
= AD. Calvados – Série H. Suppl. Honfleur 1861, H. 143

3 – Archives ShL:

Doyenné de TOUQUES.
Election de,Lisieux sergenterie de Moyaux 70 feux.

Prior de Ferevilla
Decanatus de Touqua

Ecclesia de Fiervilla (regularis)
Dédiée à St Gervais et St Prothais

Patronage:
16e abbas de Cornevilla (abbé de Cormeilles)

Curés:
Thorel 1764-1774
Cauchie 1785-1787

Achat du 11- 02-2003. Lot n° 82.
-FIERVILLE, 1717-1811 :
1) dossier de la famille Gibon, 2 pièces parchemin et 7 pièces papier, ventes de terre, rente ;
2)1807, déclaration à volonté d’abattre (imprimé) ;
3) 1813, licence de distillateur.

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