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Possessions du chapitre de Chartres au pays d’Auge



Possessions du chapitre de Chartres au pays d’Auge.

Gallica.fr
Possessions du chapitre de Chartres au pays d’Auge par Le Cr HENRY LECOURT

L’ancienne province de Normandie était autrefois partagée en sept diocèses d’inégale grandeur dont il devient déjà depuis un siècle seulement qu’ils ont cessé d’exister, bien difficile d’apprécier et les limites exactes et l’étendue.
Non seulement les divisions ecclésiastiques se trouvaient constamment enchevêtrées les unes dans les autres au moyen d’enclaves ce qu’on appelait alors des exemptions — très souvent extrêmement voisines des villes épiscopales dont certaines paroisses appartenaient même à d’autres diocèses, mais encore des diocèses étrangers à la province, des chapitres, des abbayes y possédaient avec le droit exclusif de nommer à certaines cures, de très importantes possessions territoriales, sinon des paroisses toutes entières.
Tels étaient notamment le chapitre de l’église collégiale de Cléry. l’abbaye de Fécamp et le chapitre de. l’église cathédrale de Chartres.
Ce dernier possédait diverses paroisses et leur patronage dans les trois anciens diocèses de la haute Normandie.
RUEN – EVREUX et LISIEUX.

C’est seulement des possessions du chapitre de Chartres dans ce dernier diocèse (LISIEUX) que nous allons nous occuper ici.
Les paroisses lexoviennes qui figuraient dans ce qu’on appelait alors la Prévosté de Normandie de l’église cathédrale de Chartres, peuvent se diviser en deux classes :
D’abord, les paroisses dont le chapitre a conservé le patronage jusqu’à la Révolution. sont :

Puis celles dont, par des causes inconnues. ce patronage lui a échappé à diverses époques, savoir :

C’est dans la munificence des conquérants de la Normandie qu’il convient de rechercher l’origine des possessions du chapitre de Chartres en leur province.
Cette donation, fut faite à la bienheureuse Marie de Chartres, par Richard II le lion, arrière petit-fils de Rollon et aïeul de Guillaume le Conquérant, en l’an 1014 : le donateur prend dans cet acte le titre de marquis de Normandie « Marchio Normannia ».

Ce texte ne désigne que Roncheville – Bonneville – Englesqueville – Saint-Julien – Saint-Pierre et Saint-Nicolas des Aulthieux.

Saint-Martin-aux-Chartrains, si on ne savait que cette paroisse n’existait pas encore à cette époque.
Elle fut, en effet dans le courant du XII siècle démembrée du territoire de Roncheville qui était alors un lieu très important et le centre administratif et judiciaire de toute la contrée, de l’ancien pays d’Auge (1)
(1)En effet, une carte dressée par la Société des antiquaires de Normandie pour servir à la lecture des grands rôles de l’Echiquier vers 1100 ne mentionne pas Saint-Martin aux Chartrains.

En 1789 le grand Prévôt de Normandie appartenait à la noble et ancienne famille des Jubert et prenait, dans les aveux qu’il recevait pour les terres chartraines les titres suivants :
……… seigneur des paroisses de Saint-Martin-aux-Chartrains – Englesqueville – Hauville – Vraiville – la Berthenoue – Massey. Saint-Julien et les Aulthieux sur Calonne. Le fief des Parcs-Fontaines et autres lieux.
On voit qu’à cette époque il n’était plus question de Bonneville et de Roncheville; les deux paroisses des Aulthieux qui sont mentionnées dans cet intitulé n’appartenaient pourtant plus au chapitre; quant au fief des Parcs-Fontaines il en sera question plus loin.

Paroisses et terres possédées par le chapitre de Chartre jusqu’à la révolution.

  • Saint-Martin-aux-Chartrains.
  • Englesqueville.
  • Saint-Julien-sur-Calonne.
  • Fief des Parcs-Fontaines.

Paroisses perdues par le chapitre de Chartre.

  • Roncheville.
  • Bonneville sur Touques.
  • Saint-Nicolas des Aulthieux.

ROBEHOMME



B – ROBEHOMME – rattachée à BAVENT.

Raimberti Holmus, Raimberthome, Ribehomme,

Robehomme, canton de Troarn.
Raimberti Hulmus, 1083 (ch. de Roger de Montgommery pour Saint-Étienne de Caen, n° 3).
Ramberti Hulmus, 1149 (livre blanc de Troarn).
Robbehomme 1490 (lib. rub. Troarn. n° 169).
Reimbertihome,1190 (ibid.).
Raimberthome 1190 (charte de Saint-Etienne de Caen).
Villam et insulam quoe dicitur Reimberhome, 1210 (cartul. de Troarn. n° 305).
Reimbehurnus, 1230 – (lib. rub. Troarn. f°11).
Reubehome, 1231 (ibid. p. 11).
Raimbehome, 1297 (enquête sur les chaussées).
Ribeliomme 1371 (assiette de la vicomté de Caen).
Robeaume, 1675 (carte de Petite).
Robehomme, 1694 (carte de Nolin).

Par. de Notre-Dame,
patr. l’abbé de Troarn.
Dioc. de Bayeux,
doy. de Troarn.
Gêner, et élect. de Caen,
sergent, de Varaville.
Salines données par Roger de Montgommery
l’abb. de Troarn.

Hameaux de ROBEHOMME:
BRECQUEVILLE, [Couture-au-Chapelain (Là) Cultura Capellani, 1234 (lib. rub. Troarn.)], Froide-Rue (LA), Grand-Plain (LE), [Homme (Le) Hosmus, 1321 (llb. rub. Troarn. n° 17)], Lieu-des-Longues.-Terres (Le), – Londe (LA), h. –

Fief de Robehomme, 1 234 (lib. rub. Troarn. p. 117)1 fief de la vicomté d’Auge ressortissant à la sergenterie de Beuvron. Huitième de fief relevant de la seigneurie de Dozulé, 1620 (fiefs de la vicomté d’Auge).

POUPART (FIEF Au),sis à Robehomme, 1234 (lib. rub. Troarn. p. 133 v°).

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition Floch, tome I, page 444.

Pétition présentée par les maires et habitants des communes de Bavent, Robehomme et Petiville, contre le citoyen H.-F. Neuville et ses joints, Caen, an IX, In-4°, 45 p.
= B.M. Pont-Audemer

FOURNIER Dominique : Quelques traces franciques, anglo-saxonnes et scandinaves dans la toponymie augeronne. BSHL N°55, Décembre 2003.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

SAINT JACQUES DE LISIEUX



NOTES sur SAINT JACQUES DE LISIEUX

patr. le chanoine du lieu.

Lieux-dits de: SAINT JACQUES DE LISIEUX.
Bissonnets (Les) h. – BOSQUETS (LES), h. – Cavaudon, h. – Chemin-de-la-Bonde (Le), h. – Chien (LE), h. – Cour-des-Rouges-Fontaines (La),
h. – Espérance (L’), h. – GALOTERIE(La), h – Gerros; h. – [Glatigny, h Glategny, 1320 (fiefs de la vie. d’Orbec). Grais (Les), maison isolée, – Grand-Jardin (LE), h. – Haut-Jardin (Le), h. – LIEU GALANT(LE) maison, – Lieu -Gerrots (LE), h. – LOGES (LES), h. – Maisons-Rouges (LES), q. – Mesnil-Asselin (LE), – Nouveau-Monde (LE), h. – Perrées (Les), f. – Petit-Noyé (LE), h. – Prairies-Fleuriot (Les), f. et éc. – Prairies-Gaudin (Les), éc. – Quatre-Sonnettes (LES), f. – Quesney (LE), h. – Ratin (Forêt), – Toupinière (La), h. – Verderie (LA), h. – Vielle-Route-de-Paris (LA), h. –

VAL-ROHAIS:
La prébende du Val-Rohais (prebenda de Valle Royaisioe), XIV° siècle (pouillé de Lisieux), était sur la paroisse de Saint-Jacques, au village des Grez.

CHÊNES (Les):
La prébende des Chênes, (Ecclesia de) prebenda de Quercubus Tyoudi, XIV° s°; (Ecclesia de) Quercubus Therouldi, XVI° s° (pouillé de Lisieux, p. 18), sur la paroisse de Saint-Jacques, faubourg d’Orbec, avait droit de mortuaire sur les vassaux.

PESNEL:
prébende de Saint-Jacques de Lisieux.
Paganellum, XIV° s° (pouillé de Lisieux, p. 18).

FAINS:
Prébende de Saint-Jacques-de-Lisieux, avec haute. justice.
La prébende de Fains (prebenda de Feins), XIV° s°,
Feni, XVI siècle (pouillé de Lisieux p. 18 ). Cette prébende occupait l’emplacement actuel de l’auberge du Chien.

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

Découverte sous le petit perron de l’église Saint-Jacques de Lisieux, Le Lexovien, 5 février 1847

BATREL Michel, « Aqueduc gallo-romains du plateau Saint-Jacques », -PAR, 32, Nø 5, Mai 1982, pp. 23-27

COTTIN François, Note sur la trouvaille d’un four à potier lexovien de l’époque gallo-romaine. Présentation des céramiques trouvées dans un four de potier lexovien d’époque gallo-romaine au plateau Saint-Jacques, Communication ShL, 30 juin 1964 Fouilles CAILLAUD et LAIGNEL

E LAPORTE Augustin, « Nouvelles découvertes d’antiquités gallo-romaines dans le Grand-Jardin, situé à Saint-Jacques-de-Lisieux »13 au 22 août 1868, -BM, XXXV, 1869, pp. 357-368, fig.; t. à p.:-Caen, Le Blanc-Hardel, 1869. In-8ø, 14 p., 1 pl. h.t. E. MACK, Lith.Durand 1869 à Lisieux; et François de MOIDREY, Notes diverses concernant la vil le de Lisieux et ses environs, Bibliothèque-municipale de Lisieux, Ms. 163, p. 17 sq.

FORMEVILLE Henry de, « Notes sur des découvertes faites à Lisieux, communiquées par M. de Formeville », -MSAN, VI, 1831, pp. 387-389. dans un verger appartenant à M. Nasse, situé à Saint-Ursin, commune de Saint-Jacques en 1771 et en 1774 sur la propriété de M. Boudard en jetant les fondations du mur qui ferme actuellement le jardin de M.Duplessis, route de Pont-l’Evêque.

FORMEVILLE Henry de, « Notice sur un cimetière gallo-romain découvert en 1846 à
Saint-Jacques de Lisieux », -MSAN, XVII, 2-1848, pp. 285-294, pl.; et t. p.: Caen, Hardel, 1848. In-4ø, 16 p. pl., h.t. -BM, XXI, 1855, pp.252-253

MOISY Alexandre, Eglises de Lisieux – Saint-Jacques, situation des anciennes églises Saint-Jacques – Comm. ShL, séance du 18 mai 1921, p-v., III, pp. 22-23 ; -BShL, 1920-1923, pp. 50-51

– Fichier « XVI et XVIIe Siècles.doc » 16..Fragment d’un registre de Charité de la paroisse Saint-Jacques de Lisieux
= Arch. SHL EE 705, 1 p. parchemin

La Charité de Saint-Jacques de Lisieux », BSHL, N° 10, 1892, pp. 13-27

Me DELARUE, (don d’archives: Corbin, à Bernay et Thiberville; Chauvel, La Pommeraye; du Houlley et Mottey; Herier et Fauquet, N.D.-des-Vaux; Augustines, N.D. de Bernay; déport de Prêtreville, 1774; construction de la route de Livarot; comptes des charités de Saint-Jacques et d’Orbec, XVIIIe siècle; prébende de Roques et sa vente comme bien national), BSHL, N° 23, 1918, p. 25

CHIROL Pierre, Cathédrales et églises normandes. Préface du R.P. Sertillanges…Illustrations de Robert-A. Pinchon, Rouen, Defontaine, 1936. In-8°, 225 p. ill.
Rouen, Saint-Maclou, Saint-Jacques de Dieppe, Caudebec-en-Caux, Église de Moulineaux, Saint-Pierre de Caen, Saint-Nicolas de Caen, Bayeux, Falaise, Les Andelys, Saint-Ouen de Pont-Audemer, Évreux, Mortain, Notre-Dame d’Alençon, Notre-Dame-sur-l’Eau, à Domfront, Séez, Notre-Dame de Saint-Lô, église paroissiale du Mont-Saint-Michel

Annexion à la paroisse Saint-Pierre-de-Lisieux d’une section de la paroisse Saint-Jacques, LISIEUX, Piel, 1875. In-8°.
relié LISIEUX MELANGES HISTOIRE ARCHEOLOGIE

Lettre à M. l’adjoint de Saint-Jacques de Lisieux, M. Lebas, pour la plantation d’arbres sur les grandes routes – 22 nivôse an X (12 janvier 1802)
= Inventaire des Archives de la Société Historique de Lisieux, Imprimés, 1889, n° 35, p. 5

JALABERT Denise, L’Art normand au Moyen Age, Paris, La Renaissance du Livre, s.d. (1931). In-8°, 202 p.
Lisieux: Cathédrale: 64, 74, 109; sculp.: 153, 156, 167; stalles: 184; vitraux: 177. Saint-Jacques: 128. Manoir de la Salamandre, 148.

14366.7433. Architecture religieuse – Art gothique – Eglise Saint-Jacques
CAUMONT Arcisse de, Eglise Saint-Jacques dans Cours d’antiquités monumentales, VI, Caen, 1841

CAUMONT Arcisse de, Eglise Saint-Jacques dans Statistique monumentale, t. V, Caen, 1867, pp. 262-267

CHARMA, Eglise Saint-Jacques dans La Normandie illustrée, Nantes, Benoist, 1854

chan. E.DESLANDES, « Saint-Jacques de Lisieux – Devis de l’église St Jacques de Lisieux fondée par la maison de Valois », BShL, N° 12, 1900, pp. 45-48

DEVILLE Etienne, « Les vitraux de l’église Saint-Jacques de Lisieux », Rev. cath. de Normandie, XXXI, pp. 73, 106, 145

DEVILLE Etienne, La Légende du Pendu. Vitrail de l’église Saint-Jacques, Lisieux, 1919. In-8°

DEVILLE Etienne, La Légende du Pendu. Vitrail de l’église Saint-Jacques, Lisieux, 2° édit. rev. et augmentée, 1920. In

HENRY Jacques, Le Culte de Saint Jacques le Majeur en Normandie I.-. Généralités. II.- Diocèse de Lisieux. III.- Eglise Saint-Jacques de Lisieux et Confréries. IV.- Itinéraire des pèlerins de Compostelle, Communications ShL, 28 janvier 1964; 25 février 1964; 24 mars 1964; 26 mai 1964

LAFOND Jean, « Les verrières de Saint-Jacques de Lisieux détruites en 1944 », BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ DES ANTIQUAIRES DE NORMANDIE, LVIII, 1969, pp. 213-249

LAUTIER Claudine, « Châtillon-sur-Seine – L’église Saint-Nicolas et ses vitraux », CONGRÈS ARCHÉOLOGIQUE DE FRANCE, 144, 1986, pp. 77-90
XII° – vitrail de la légende du pendu – référence à Saint-Jacques de Lisieux, école troyenne 1530/1540 – 1546-1548

LESCROART Yves, « L’Eglise Saint-Jacques de Lisieux », Art de Basse-Normandie, n° 89-90-91, Hiver 1984-1985, pp. 111-115

MARIE abbé, Eglise Saint-Jacques dans La Normandie monumentale et pittoresque, Calvados, 2e partie, Le Havre, Le Male et Cie., 1895, pp. 103-105 (réédit. Corlet, 1987; t. II, pp. 91-102)

MOIDREY François-Marie-Joseph Tardif Bristish archeological report international serieson de, Les Stalles de l’église Saint-Jacques de Lisieux, Lisieux, A la Rose de Lisieux, 1921, In-12

MOIDREY François-Marie-Joseph Tardif Bristish archeological report international serieson de, « Inscriptions et peintures de l’église Saint-Jacques. Notes de G.A. SIMON », Etudes Lexoviennes, III, Lisieux, 1928, pp. 81-126

MOISY Alexandre, « Eglises de Lisieux – Saint-Jacques », (situation des anciennes églises Saint-Jacques) – Comm. S.H.Lx., séance du 18 mai 1921, p-v., III, pp. 22-23; Bull. S.H.Lx., 1920-0923, pp. 50-51

PANNIER Arthème, « Eglise Saint-Jacques », BM, 1870, pp. 87-92

SERBAT Louis, « Eglise Saint-Jacques », C.A.F., Caen, 1908, t. I, p. 318

SERBAT Louis, Eglise Saint-Jacques dans Lisieux, Paris, Laurens, 1926, pp. 101-107

Traduction du procès-verbal de la bénédiction et consécration de l’église de Saint-Jacques de Lisieux dans Almanach de Lisieux pour 1841, pp. 103-105

articles de journaux
« En Cour d’Assises (cambriolage dans l’église Saint-Jacques, Affaire Laurent et Holmières) », Revue Ill. du Calvados, 6, n° 2, février 1912, pp. 22-23 (ill. photographie des cambrioleurs et des avocats, Mes Delalande et Blaisot)

G.P., « Le Calvados s’enlaidit… A Lisieux, ne pas déshonorer les collines (concerne l’implantation du Centre Hospitalier en arrière de l’église Saint-Jacques) », Ouest-France, 31 octobre-1er novembre 1970 (photo)

KELDERMAN J. H., « L’église Saint-Jacques de Lisieux redevient telle qu’aucun lexovien vivant ne l’a jamais vue », Eveil de Lisieux (photographie des travaux de sculpture de M. Maupoint)

« Les travaux de l’église Saint-Jacques », Paris-Normandie, 9 décembre 1949 (photo)

DAUDIN Jacques, « Les Monuments Historiques veillent jalousement sur les édifices classés et inscrits en Pays d’Auge », Ouest-France, 5 janvier 1971

« Avec la reconstitution de son beffroi, Saint-Jacques va (presque) retrouver sa silhouette d’avant-guerre », Ouest-France, 15 et 16 mai 1971 (photo)

« Le clocher de l’église Saint-Jacques attend sa couverture », Ouest-France, 24 août 1971 (photo)

BOSCHER Serge, « Dix-sept mille ardoises et dix mois de travail pour couvrir le clocher de Saint-Jacques », Ouest-France, 23 et 24 octobre 1971

« Cadre prestigieux pour un service utile (Bourse aux vêtements dans l’église Saint-Jacques) », Eveil de Lisieux, 14 mars 1974

« Une exposition sur la déportation et la résistance à l’église Saint-Jacques », Pays d’Auge, 23 avril 1974

TOLLEMER Emile, « Victime de la tourmente en 1944, l’église Saint-Jacques a presque retrouvé son visage primitif », Ouest-France, 24 juillet 1974 (3 photographies)

CHIFFEMAN Marius, « La nostalgie de Saint-Jacques-le-Riche », Ouest-France, 29 juillet 1974

TOLLEMER Emile, « L’église Saint-Jacques. La restauration complète s’achève », Ouest-France, 20 et 21 septembre 1975 (photographies)

TOLLEMER Emile, « Les nouvelles verrières de l’ancienne église Saint-Jacques devront durer des siècles. Le montage et la pose comme au temps des bâtisseurs », Ouest-France, 31 mars 1976

MOIDREY François-Marie-Joseph Tardif Bristish archeological report international serieson de, « Inscriptions et peintures de l’église Saint-Jacques. Notes de G.A. SIMON », Etudes Lexoviennes, III, Lisieux, 1928, pp. 81-126

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

2 – Pièces Justificatives:

Labbey de La Roque, Pierre Élie Marie
Recherche faite en 1540, par les élus de Lisieux des nobles de leur élection…
SAINT-JACQUES ET SAINT-GERMAIN DE LISIEUX.
127. Jean de Mauregard , pour justifier la noblesse ancienne par lui alléguée, a produit plusieurs lettres et écritures dont la copie est demeurée au greffe ; la 1re. desquelles est une sentence du prévôt dé Paris, de l’an 1486 , par laquelle il délivre et adjuge à Nicolas Mauregard, conseiller du Roi et trésorier de France, son bisayeul, à raison du droit que la Coutume de Paris lui donnoit en tel cas , à cause de son privilége de noblesse, les meubles demeurés par le décès d’Adele, sa femme ; duquel Nicolas il a dit sa descente être fournie par les dites lettres.
128. Jean le Valois , Sr. de Putot, tant pour lui que pour son fils , Nicolas, l’un des dits Elus, a produit un annoblissement à lui donné par le Roi en fév. 1522 , pour 600 liv. pour sa part, par lui payées , jouxte la quittance.
129. Guillaume Filleul , et François, son fils , greffier de la dite élection , a montré un anoblissement sur le nom du dit Guillaume en, fév. 1522, moyennant 500 livres payées, jouxte la quittance. V. le n°. 85.
130. Pierre le Sauvage , pour lui et Pierre , son père, demeurant en la paroisse du Quesnay, a montré un anoblissement concédé à son dit père, en octob. 1022 , pour 500 liv. payées , jouxte la quittance.
131. Me. Nicolas le Bottey, Robert le Bottey , son frère , demeurant à N. D. de Villers, et Guillemette Berthelot, leur mère , et Gillette le Bottey leur cousine, ont produit un arrêt de la cour , du 31 janv. 1483, par lequel il est dit, que David et Jean, dits le Bottey , leurs pères , jouiront du privilége de noblesse, au droit et tiltre des francs-fiefs : desquels David et Jean ils ont dit fournir leur descente par les lettres et écrit, par eux produites, dont la copie est demeurée au greffe. V. le n°. 88.
132. Jean Hédiart, autre élû à Lisieux , a fourni l’anoblissement, donné à feu son père en 1522, pour 140 liv. par lui payées, jouxte la quittance.
133. Mathieu Aulny a dit, que ses frères aînés sont saisis des lettres et écritures de leur maison, et qu’ils ont baillé l’état de leur noblesse en l’élection de Rouen où ils sont demeurans ; et il s’est submis d’en faire apparoir.

SAINT JACQUES – Vicairie perpétuelle.
Curés ou vicaires perpétuels.— P. Sébire.-Jn-C.-S. Saffrey.
Vicaires — D.Varin – Varin. – P. Touquet.— F. Morin. — N.-M.Le Mire.
Prêtres de la paroisse. — J.Asse. — P.-J, Beuzelin. — L-G. Couture de Bois-Simon. — J.de Courdemanche.- F. Desportes. – P. Gallot. — P.-A. Gallot.
— S. Gallot. — P. Hébert de la Motte. — T.-O. Houlette.- X.-M. L.- Mire.- J.-B.-C. Le Moine. — F. Morin. — J.-L. Mottey. – J.-B.-G. Neuville. – F-G. Vattier.- J.C. Veniard.
Clercs. — C. Asse. — J- Asse.- N. Aubert. – T. Beuzelin — F. G.-R. Bossey – N.Coudrey.- L.C Couture de Bois Simon – J.-B. L. Daufresne -J. L. Daufresne. –
Th.-J. L.Daufresne – J. Demeulles. — F. Desportes. – Fortin – J.C Doucet. —J.-B. Fouquet neveu -. – M. Fouquet-Lanos – A. Gallot. – F.G. Gilles. — f.-F. Gondoin. G.C.F Gondoin.- F.F.G Groult – J.-F. Halbout – C.J HAUVEL – L -A -B. Hébert – P. Hébert. – T. Houlette – N.-M. Le Mire – J.N. Le Rebourg – H Leroy. – P. Lesieur. – J.Marette. – P. Marette. – L.-G.-J. Mauduit – J.-Ph. Mézière – J.-B.-T.-L. Milliere. – L. Morin. – D.-L. Moulin – J.-L. Mottey – R. Mullot – G.Mutrel – J.-B.-G. Neuville. – J. T. Pinel. – Jh Quesney. – J. Saudebreuil. – J.-(?).-A. .Saulnier – J.-M. Soyer de Beauchesne – F.-G. Vattier – F.-(?) Vattier. – J. Vimont.

CARTULAIRE DE L’ÉVÊCHÉ DE LISIEUX

En 1132, notre Evêque fit la dédicace et la consécration de l’ancienne église paroissiale de Saint-Jacques, en sa ville épiscopale, ainsi qu’il résulte de l’exposé de la Requête que les habitans présentèrent, en 1540, au cardinal Le Veneur, pour obtenir la permission de faire consacrer la nouvelle église qu’ils avaient fait bâtir.

Mgr l’Evêque de Castorie: L’Evêque qui portait ce titre était un chanoine régulier de Sainte-Barbe-en-Auge : ce fut lui qui bénit l’église de Saint-Jacques, le 1er juin 1540.

l450.27 MAI.- Lettre de l’acquisition de Cavaudon, faite par Olive, veuve de Guillot Guibert, des héritiers et ayant cause de feu Pierre-Jacques Du Moulin, demeurant à Pontoise, par 216 liv. et 6 s, de vin. L’Evêque s’en était emparé par déshérence.

l451. 28 MAI. – Appointement fait entre Monseigneur de Lisieux et ladite Olive, parce qu’il s’était clamé pour avoir, par seigneurie, le marché de Cavaudon… annexé aux pièces ci-dessus. Présents : M.Jean Le Petit, scelleur et receveur de l’Evêque; G. Beaudouin, Prêtre, Curé de Pont-l’Evêque ; et Jean Le Monnier, procureur de l’Evêque.

l451. 12 MARs. – Lettre de l8 s. et deux capons de rente sur Perrot Lynel, pour
une place assise aux faulxbours (faubourgs) de la porte de Paris, prise à rente de l’F
vêque de Lisieux.

1451. 10 DÉCEMBRE. – Mémorial d’acteinte en plès ordinaires, faisant mention, comme Jean Le Cesme fut mis en défaut pour une délivrance par lui faite contre, le Procureur à l’encontre d’une justice, pour les arrérages de 40 liv.2 d. tournois, à cause d’un pré assis aux Loges, nommé le Pré des Rivières, dont il fut mis en amende et déchu de sa délivrance.

l449.9 JUIN. – Une lettre, comme messire Henri Le Nouvel, Curé de Courson, recueillit un jardin assis hors la porte de Paris, et s’obligeant en payer la rente qui était 8 s. tournois avec les droits de ville, à l’Evêque.

l459.2 FÉVRIER.-Lettre. Jean Lerache ayant droit de Tassin de la Balle, recueillit de Monsieur de Lisieux, une place et masure aux faulxbours de la porte de Paris, et s’obligeant en faire la rente ancienne qui était 24 s. tournois et 5 capons avecques droits de ville.

l457. 8 OCToBRE. – Lettre obligatoire. Robert Du Bosc, prit à fieffe et à rente de Monsg de Lisieux, une maison et place avec un jardin, assis à Saint-Jacques, qui furent Guillaume Fouquet, joignant Messire Jean Guérin, laquelle maison, jardin et héritages, mon dit Seigneur avait puis naguère acquise par Seigneurie, et clameur de
marchié de bourse par 5 s. de rente et droits de ville.

1518.4 DÉCEMBRE. – François Osmont, Sénéchal et garde du scel des obligations de la Sénéchaussée de Lisieux, fait savoir que par devant Pierre Roy et Jacques Ysabel, tabellions à Lisieux, fut présent Grégoire Vipart fils Guillaume, qui confessa avoir pris à fieffe de Richart Lefèvre, avocat en Court Laye, bourgeois de Lisieux, un jardin sis à Saint-Jacques, pour 4 liv. de rente, franchissable pour 21 iv., à condition de 2 sols 6 d. de rente et une journée de fenage à l’Evèque, etc.

3 – Archives ShL:

ABENON



NOTES sur ABENON.


Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Abenon, commune supprimée en 1835 et réunie à la FOLLETIERE, qui prend le nom de la Folletière-Abenon.
Parochia Sancti Bartholomei de Abenon 1287 (ch. de Friardel).
Abnon, 1330 (fiefs de la seign. d’Orbec, p.390).
Abelon,
Aberno, XIV° s° (pouillé de Lisieux, p. 75).
Arbernon, 1579,
Abesnon, 1690 (ibid. note 5).
Aubenon, 1730 (temporel de l’évêché de Lisieux).

Archives Calvados:
Abenon (Calvados ; jusqu’en 1825)
Histoire administrative : Commune réunie à La Folletière qui prend
alors le nom de La Folletière-Abenon par l’ordonnance du 22 juin
1825

Abenon et un 1/4 de fief (Etat des fiefs de 1559)
Le fief d’Abenori mouvait de la vicomte d’Orbec, 1534 (Brussel).

Abenon, St-Barthélemy, prieuré prémontré de l’Isle-Dieu, 1302, existait encore en 1775, diocèse et arrond. Lisieux, comm. la Folletière-Abenon, cant. Orbec, Calvados.
BN, ms. lat. 11054, Cartulaire xve s.
— CALENDINI, dans Dicl. Hisl. et Géogr., I, 103. — CHEVALIER, Topo. — HUGO, I, 888 ; prob. 585.
— ROBERT, Inv. cartul.— STEIN, 8 (Cartul., BN, ms. lat. 11054). — Rép. WAEFELGHEM, 487.

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie.

CARLES André, « Excursion du 4 octobre et Assemblée générale », PAR , 31, N° 11, Novembre 1981, pp. 25-29

FOURNEE Dr Jean, Abbaye Notre-Dame de L’Isle-Dieu (Eure), Rouen, CRDP, 1979, 127 x 207, 52 p.(Année des Abbayes Normandes, N° 26) Abenon

JOUAN Isabelle dir. Pays d’Auge – Un terroir, un patrimoine-Guide des cantons de:Lisieux II, Saint-Pierre-sur-Dives, Livarot, Orbec, s.l.s.d. Pays d’Accueil Sud-Pays-d’Auge (1989), 110 x 210, 81 p. 6 cartes h.t.

PAUMIER Henri : Pour l’histoire du papier. Les moulins des papetiers du Pays d’Auge. Bulletin du Foyer rural du Billot, n°82, juin 2003.

Abenon. Prieuré de Saint-Barthélemy de Lisieux. Cart. du XVI° siècle. Bibl. nat. Carl. n° 85.

2 – Pièces Justificatives.

Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien Diocèse de Lisieux.

Curés, – G, Lepage, VIII. 206. – F. Capelle.
Vicaire. – J, Duval.
Patron. — L’abbé de l’Isle-Dieu. – G. de Cunes de Préfontaine.
Notable.-J. Leroux

206. — Le 21 février 1707, la nomination au prieuré-cure d’Abenon, de l’ordre dos Prémontrés, appartenant à l’abbé de l’Isle-Dieu, diocèse de Rouen, Mesr. Charles do Cimes de Préfontaîne, pbre, bachelier en théologie, abbé de lad. abbaye, demeurant à l’hôtel de Beauvilliers à Paris, pair. St-Nicolas-des-Champs, nomme à ce prieuré d’Abenon, vacant par la mort du P. Guillaume Lepage, pbrë, dernier titulaire, la personne de Me François Capelle, pbrë, religieux prémontré, procureur de lad. abbaye de L’isle-Dieu.
Le 7 mars 1707, Mre Pierre du Mesnil, vic. Gl, donne aud, Sr P. Capelle, la collation dud. bénéfice.
Le M mars 1707, Fr. François Capelle prend possession de lad. cure, en présence de Me Jean Duval, pbrë, vicaire, d’Abonon ; Jacques Leroux, syndic de lad. paroisse, et autres témoins.
Led. Sr Capelle était né à St-Georges de Montcoq, diocèse de Coutances, et y avait été baptisé le 26 sept, 1672.

Curé. — F. Capelle.
Vicaire. – R. Fauquet.
Seigneurs. – J.-V. Dirlande — P. Dirlande.

552. — Le 8 oct. 1721, dispense de Unis pour le mariage entre Pierre Dirlande, Escr, Sr du Taillis, fils de feu Jean-François Dirlande, Esc. Sr. du lieu, et de noble dame Marguerite Le Michel, de la parr. d’Abenon, d’une part, et dame Marie-Thérèse Le Filleul, fille de feu Mesr. Guillaume Le Filleul, chev., seig. et patron de la Folletière, et de noble dame Marie Barrey, de la parr. de la Folletière.

1269.— Le 4 sept. 1732, dispense de bans pour le mariage entre Mre. Bernardin de Prael chev., seigr. de Surville, Moulins, Bonsmoulins, Courdevêque, et autres lieux, fils de feu M.Jean du Prael, chev., seigr desd. lieux, et de le noble dame Marguerite de Nocey,demeurant à Courdevèque, diocèse de Sèez, d’autre part, et dame Marie-Anne Dirlande d’Abenon, fille M.Jean-Baptiste Dirlande, chevalier de l’Ordre militaire de St-Louis ancien capitaine au régiment d’Orléans- Cavalerie, et de noble Dame Marie-Anne Legras, de la pair. d’Abenon.

1416. — Le 2 avril 1706, Jean-François Charpentier, fils de Guillaume et de Catherine Masson, de la parr. d’Abenon, reçoit la tonsure et les ordres mineurs.

Prieur-curé.— F. Capelle.
Clerc. — J.-F. Chaipentier.
Seigneur. — J.-B Dirlande.

141. — Le 6 juin 1753, vu l’attestation du Sr. Dumont, vicaire de
St-Jean-du-Thenney, et du Sr. Capelle, curé d’Abenon, dispense de bans pour le mariage entre Etienne Theribout, fils de feu Philippe, originaire de Canapville et demeurant a Abenon depuis 10 ou 12 ans,d’une part, et Jeanne Duprey,fille de Robert,originaire de St- Germain-la-Campagne et demeurant depuis quatre ans en celle de St-Jean-du-Thenney.

296 — Le 30 avril 1754, la nomination à la cure de St-Barthélémy d’Abenon appartenant au seig. abbé de Lisle-Dieu, diocèse de Rouen, Mre. Pierre De La Rue, abbé commendataire de l’abbaye de Lisle-Dieu et vicaire général de Ouétec et de toutes les colonies françaises de l’Amérique septentrionale, nomme à lad. cure, vacante par la mort de Me François Capelle, dernier titulaire, la personne de Me Elie-Charles-François Revel, [tbîë, chanoine régulier de l’Ordre de Prémontré. Fait et passé à Paris.
Le 9 mai 1754, le seig. évêque donne :aud. Sr. Revel la collation dud. bénéfice.
Le 16 mai 1754, le Sr. Revel prend possession du prieuré-cure d’Abenon, en présence de Me Jacques Chartier, pbe, desservant lad. parr., demeurantt à Orbec, et autres témoins.

151 – le 24 déc. 1772, Guillaume Joriaux, laboureur, demeurant à la Goulafrière, et Luc Amiot, aussi laboureur, demeurant à Abenon constituent 150 livres de rente en faveur de M.François Joriaux, acolyte de lad. pair. d’Abenon, fils dud. Sr. Guillaume, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Fait et passé à Montreuil.
Led. Sr. acolyte, étant au grand séminaire de Lx, fut représenté dans cet acte par son oncle M. François Joriaux, vicaire de Prétreville.

370. — Le 29 avril 1774, Fr. Hélix-Charles-François Revel, pbrë, chanoine régulier de l’étroite observance de l’Ordre de Prémonté, prieur curé de St-Barthélémy d’Abenon, étant devenu infirme, donne sa procuration pour résigner lad cure entre les mains de N.-S.-P. le pape en faveur de Me. Jean-Pierre Dauge. pbrë, vicaire de lad. parr. depuis quatre ans. Il donne de plus pouvoir à son procureur de demander en cour de Rome toutes autorité nécesssaires pour que led. Sr. Dauge puisse posséder en commende led. bénéfice qui devra. après lui, être remis en règle. — Le Sr. Revel se réserve une partie du presbytère et de ses dépendances, ainsi qu’une rente viagère de 800 livres à prendre sur les revenus de la cure qu’il a dirigé pendant dix-neuf ans. Fait passé dans la salle du manoir presbytéral.
Le 23 mai 1774, les Sr. Dauge obtient en cour de Rome des lettres de provision dut. bénéfice. Ces lettres autorisent la commende à condition que le titulaire réparera les bâtiments qui tombent en ruines.
Le 29 juillet 1774, le conseil supérieur du parlement de Rouen autorise la mise à exécution desd. lettres de provision auxquelles Me. Despaux, vicaire général de Lx, avait donné son visa le 15 du même mois.
Le 19 août 1774, le Sr. Dauge prend possession du prieuré-cure en commende de St-Barthélémy d’Abenon, en présence de Me Jean Baptiste Vattier, pbrë: Me Luarent Christin, marchand-apothicaire demeurant à Orbec ; Pierre-Louis Dumont, vivant de son bien, demeurant à Friardel, et autres témoins.

395. — Le 16 sept. 1774, Me Elie Revel, chanoine régulier de l’Ordre de Prémontré, prieur-curé d’Abenon, ayant résigné en cour de Rome led. bénéfice en faveur d’un prêtre séculier contre les droits et privilèges de l’abbaye de Lisle-Dieu à qui appartient le droit de patronage de ce prieuré, .Mesr. Pierre Delarue, vicaire généra! des colonies et abbé commendataire de lad. abbaye, demeurant à Paris, rue du Bac, au séminaire des Missions Etrangères, nomme à la cure d’Abenon la personne de M. François Rivière, chanoine régulier, procureur de lad. abbaye de Lisle-Dieu.

4.— Le 23 oct. 1774, le seigr. évêque donne à Fr. François-Rivière, pbrë, chanoine prémontré, la collation du prieuré-curé d’Abenon auquel il a été nommé par le seig. abbé de Lisle-Dieu. Daté du château des Loges.
Le 27 oct. 1774, le Sr. Rivière se rend à Abenon avec le notaire apostolique pour prendre possession dud. bénéfice. Mais ayant trouvé les portes de l’église paroissiale fermées, il se rendent au maoir presbytéral pour demander les clefs. Mr Dauge, titulaire de cette cure, déclare qu’il n’entend pas leur remettre les clefs et q’il s’oppose à toute prise de possession de la part du Sr. Rivière pour les raisons qu’il se réserve de donner en temps et lieu. Sur cette réponse, le Sr. Rivière retourna à la porte de l’église et prend possession de lad. cure par la prière faite au dehors, le toucher de lad. porte et des murailles qui forment l’enceinte de lad. église paroissiale et priorale. Fait et passé en présence de M. Olivier Jardin, huissier-audiencier au bailliage d’Orbec, et autres témoins étrangers à la pair. d’Abenon.

299. — Le 28 févr. 1775, la nomination à la cure de S» Barthélémy d’Abenon appartenant au seig. abbé de Liste-Dieu, Mes. Pierre De la Rue, vicaire général des colonies et abbé commendataire de N.-D. de Lisle-Dieu, demeurant à Paris, rue du Bac, au séminaire des Missions
Etrangères, confirme la nomination qu’il a faite à lad. cure, le 16 sept, dernier, de la personne de Fr. François Rivière, chanoine prémontré et procureur de lad. abbaye. Fait et passé à Paris.
Le 6 mars 1775, led. Sr. Rivière obtient en cour de Rome ries lettres per obitum du prieuré-cure d’Abenon, vacant par la mort du Sr. Revel, dernier titulaire, et indûment occupé par un titulaire non-profès.
Le 20 sept. 1774, le Sr. Rivière avait obtenu de Fr. Jean-François Lallemant, prieur de Ste Marie-Majeure de Pont-à-Mousson et vicaire général de l’Ordre de Prémontré de la stricte observance, l’autorisation d’accepter le prieuré-cure d’Abenon dans le diocèse de Lx.

Prieurs-curés. – F. Capelle.
Prêtre desservant. — Jq Chartier. XXIX. 29t..
Patron.- Lisle-Dieu.
Notable- — E.Théribout (?)

Par. de Saint-Barthélemy, patr, l’abbé de l’Isle-Dieu.
Dioc. de Lisieux,
doy. d’Orbec.
Génér. d’Alençon,
élect. de Lisieux, sergent. d’Orbec.

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Notes de M. Ch. Vasseur.

Abenon, Abernon, Abernum Abesnon.
La paroisse d’Abenon est réunie pour l’administration civile et pour le culte à la Folletière. L’église est rasée. J’ai été assez heureux, en 1851, pour la visiter et en faire un croquis. Elle était située dans la vallée, sur la rive droite de la rivière, et dominée par un coteau boisé. Elle appartenait à trois époques distinctes. La partie sud-est de la nef, construite en blocage avec un large contrefort plat, était romane. Le reste ainsi que le mur latéral du nord et le pignon de l’ouest, construits en grand appareil, dataient du XVIe siècle. Le choeur ne devait pas être plus ancien que le XVIIIe siècle. Les ouvertures étaient contemporaines des parties dans lesquelles on les avait pratiquées.
Le clocher consistait en un corps carré portant une pyramide octogone, recouverte d’essente. Il était assis à peu près au centre de la nef.
L’intérieur, ouvert atout venant, n’avait conservé aucun mobilier. Les voûtes, cintrées et lambrissées en sapin, s’effondraient, et les murs verdis laissaient à peine voir les traces d’une litre funèbre aux armes de la famille d’Irlande, qui possédait le fief au dernier siècle. Pourtant le patronage, d’après les pouillés, appartenait à l’abbaye de l’Isle-Dieu.
L’église était dédiée à saint Barthélemy.
Administrativement, elle dépendait de l’élection de Lisieux, sergenterie d’Orbec. On y comptait 55 feux, environ 275 habitants. Aujourd’hui, les deux communes réunies de la Folletière et d’Abenon n’en possèdent que 286.
Le trouvère Pierre d’Abenon, qui vivait à la fin du XIIe siècle, tire son nom de cette paroisse; mais il est probable qu’il appartenait à une branche établie en Angleterre après la conquête.
Abenon n’était qu’un quart de fief de haubert. On trouve en possession de ce fief, en 1524 et 1526, Jehan Le Roux, anobli en 1522, moyennant 500 livres; en 1540, Françoise de Ruqueville, sa veuve ; en 1562, Jacques Le Roux; enfin, au XVIIe siècle, la famille d’Irlande.

Bulletin de la Société historique et archéologique de l’Orne.
III. FRANÇOIS PEBIER, écuyer, seigneur de la Génevraye (1630-1658) mourut en cette dernière année et fut inhumé dans le choeur de l’église de la Génevraye, à côté de sa femme, décédée deux uns auparavant.
Femme : Marguerite n’IRLANDE (I), mariée par contrat du 19 septembre 1593, fille, de Louis, écuyer, sieur du ParcFaniilly et d’Abernon, et d’Anne Lubert. Elle mourut le 23 août 1656.
Enfants :
1° PHILIPPE Périer, qui suif:
2° RICHARD, écuyer, sieur de la Guiclioux. puis de la Chevalerie, marié en l’église de la Génevraye, le 0 février 1610, à Catherine des Essarls (H), fille de Robert, écuyer, sieur du Pommier, de la Prévolière et de la Mussoire, cl d’Anne de Jambon. Il mourut sans postérité:
3° CHARLOTTE, vivante en 1058:
4° CÉCILE, décédée à la Génevraye, le l »r novembre Ki’i’.i;
5° MARTHE, morte au même, lieu, le 20 juin J053:
6° MARIE, inhumée le 20 septembre 1050 à la Génevraye;
7° RENÉE, inhumée le 17 mai 1058 en la même paroisse.

Recherche de 1524
La paroisse d’Abenon : Jehan Leroux, seigneur du lieu a fait par de ses lettres de noblesse données du Roy Louis XII.

Recherche de 1540
Damoiselle Françoise de Ruqueville, veuve de Jean le Roux, seigneur du lieu d’Abernon, pour elle et comme tutrice de ses enfants, a montré un anoblissement concédé en octobre 1522 à son dit défunt mari pour la somme de 500 livres suivant la quittance de cette portée.

Arrière-ban de 1562
Jacques le Roux, escuyer, seigneur d’Aubernon

1526 – Vente par Noble Homme Jehan le Roux, seigneur d’Abernon à Noble et Puissant Messire Guy d’Orbec, chevalier seigneur du lieu, de 20 sols de rente.

Recherches de 1666
Gilles d’Irlande, seigneur d’Abenon, ancien noble
Louis d’Irlande
Louis de la Houssaye, seigneur du Coudray
Adrian Lamperière, seigneur du Longprey, condamné.

– D’Irlande, ancienne famille de Normandie ; elle a pour auteur Jean d’Irlande, procureur général de la Cour des Aides de Rouen, l’an 1533, dont le fils Guillaume d’Irlande fut anobli
– Par lettres patentes du 7 janvier 1534, confirmées au mois de septembre 1543
D’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux merlettes d’argent et en pointe d’une coquille du même (de Courcelles tome III)
– Anthoine d’Irlande était décédé suivant un aveu du 2 décembre 1700 rendu à la seigneurie de Bienfaite.

Pierre d’Abernon, trouvère de la fin du XIIe siècle tire son nom de la paroisse près d’Orbec. Mais il y avait une branche de cette famille.

Essais historiques sur les bards:…par Gervais de La Rue, François de Malherbe.
PIERRE D’ABERNON.
Nous rendrons à ce Trouvère son vrai nom, parce que l’auteur des Essai sur la poésie Française le lui a ravi ainsi que ses ouvrages, en le nommant Pierre de Vernon.
Abernon est une commune du canton d’Orbec arrondissement de Lisieux. On la nomme aujourd’hui Abenon, parce que les anciens noms vont toujours en s’adoucissant ; mais dans les anciens actes on écrit toujours Abernon.
Une ancienne famille normande, qui possédait cette terre et qui en prit le nom, eut une branche qui passa en Angleterre avec le conquérant et y fut illustrée jusque sous le règne de Henri III ; elle possédait des biens considérables dans le comté de Surrey et dans le Cambridgeshire. On trouve Enguerand d’Abernon, présent à la fondation de l’abbaye de Savigny en 1112.

Notices sur diverses localités du département du Calvados-par A.Guilmeth
Extraits
– Les seuls monuments d’origine celtique ou gauloise que la ville et les environs d’Orbec paraissent avoir conservés au milieu des décombres amoncelés des âges sont: 2° trois hachettes en silex, recueillies sur l’ancien fief d’Abenon, au confluent de deux ruisseaux ;
– Le fils de Guillaume d’Abenon (de Abernon, et non pas de Belnon comme le porte un extrait du cartulaire, délivré le 4 septembre 1697)
leur donna une rente de douze deniers, en faveur de sa soeur, frappée aussi de la lèpre : pro sua sorore leprosa.
– Or, à l’époque celtique, ce nom d’Abenon ou Abern-Onn, exclusivement réservé depuis à une baronnie du moyen-âge, était précisément celui que portait cette rivière. Il présente avec le nom Orbec une curieuse analogie, puisque, comme lui, il est composé de deux mots, que le
premier de ces deux mots (Abern ou Awern) signifie colline, montagne, et que le dernier (On, Onn ou One) rappelle l’idée d’un cours d’eau ; mais c’est par cette terminaison même qu’il en diffère le plus, puisque chez les Celtes le mot On ou One, qualifiait toujours une rivière, c’est-à-dire une réunion quelconque de ruisseaux, tandis que le mot Bec ne s’appliquait jamais qu’à un simple ruisseau, c’est-à-dire à un seul et unique filet d’eau. Il n’en est pas moins vrai que, à la suite des temps, le nom d’Orbec a complètement prévalu sur celui d’Abernon, et que lui seul aujourd’hui désigne tout à la fois et le ruisseau et la rivière et la ville dont nous parlons.

3 – Archives ShL.

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE ORBEC.
Prieuré-cure.
sous l’invocation de St Barthelemy

Prieurs-Curés:
H.-O.-F.Revel 1764
H.-O.-F.Revel 1774
F.Rivière 1744/1787
Vicaire. J.-P. Dauge.
Prêtre de la paroisse. F. Joriaux
Patron. L’abbé de Liste-Dieu P. Delarue.

Cartulaire ShL du X au XV Siècles.

1474 , 1er septembre – Aux plaids d’Orbec
Jehan le Sénéchal, lieutenant général du vicomte d’Orbec, adjuge à Cardin Aupois, au prix de 60 s. l’arpent une vente de bois à « Abernon » (Abenon).
Signé Auffrey et Buisson , fragment de sceau, ancienne cote L 19, n° 7.
= Bibl. mun. de Rouen. Y 29, t. II, n° 51.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle , XVI, fasc. 3-4, 1967, p. 25, n° 703.

1474 , 21 novembre
Nicolas de Fréville, lieutenant de Jean de Saint-Mard, vicomte de Blosseville, enquêteur des eaux et forêts, mande au vicomte d’Orbec de faire de nouvelles enchères, pour une vente de « menu boys à faucillon » à Abenon, précédemment adjugée à Robin Durant (mention de Robert de la Mondière, lieutenant général du verdier d’Orbec et des « Monstiers Aubery » (Moutiers-Hubert)