LISORES

NOTES sur LISORES
de Lisorius – Luisorez – Lisors

Idsores, de Lisoriis, dépendant des Bénédictines de Montivilliers, diocèse et arrond. Lisieux, auj. dioc. Bayeux. cant. Livarot, Calvados : sur un affluent et à 2 kil. de la Vie. LONGNON, IL 261.

Lisores (Calvados)
Canton actuel : Livarot
Arrondissement actuel :Lisieux
Code INSEE : 14368

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome III, page 654.
CYPRIEN Philippe : Joseph Laniel de la gloire à l’oubli. (famille Laniel) Bulletin de la Société Historique du Canton de Livarot. N°12, décembre 2004.
Editions FLOHIC : le patrimoine des Communes du Calvados page 1103.
LEROYER P., Notice sur la commune de Lisores, Ms. 1886, 33 p.= Arch. Départ. du Calvados, Br. 9431
Lisores, Manoir de Lisores, PGMPA, p. 164
Revue Le Pays d’Auge avril 1970, Curiosités sur Lisores – général Bonnet de La Tour.
Eugène Mary La ferme-musée Fernand Léger à Lisores
Karine Collet L’utilisation du sol à Lisores de 1972 à 1998

Voir :
Lisores en 1789
Hippeau Gouvernement de Normandie VII p.463 à 467
Exposition de Falaise 1864 p.12 n°207

2 – Pièces Justificatives:

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT.
Lisores, ecclesia de Lisoriis.
La commune de Lisores est située à la limite méridionale du diocèse de Bayeux.
L’église, placée sous l’invocation de saint Vigor, s’élève d’une manière pittoresque sur un coteau et domine un joli vallon, lequel va se perdre dans la vallée de la Vie, à Ste-Foy-de-Montgommery.
La nef, sans contreforts, remonte à la période romane.
Le mur septentrional, construit en grossier cailloutis, affecte la disposition en feuilles de fougère. Trois fenêtres, l’une à moulures prismatiques, autrefois partagée en deux baies par un meneau vertical (fin du XVe ou XVIe siècle); les deux autres, modernes, éclairent la nef de ce côté.
On remarque surtout deux petites fenêtres cintrées, en forme de meurtrières, qui datent de l’époque romane. Il y en avait probablement une troisième qui aura été bouchée.
La porte latérale, à plein-cintre, aujourd’hui bouchée, date du même temps.
Le mur méridional de la nef est entièrement recrépi. Il est percé de trois fenêtres : l’une flamboyante, à deux baies séparées par un meneau prismatique; les deux autres cintrées, modernes.
La porte occidentale, de forme ogivale, a été pratiquée au XVIe siècle ou à la fin du XVe. Le trumeau a été détruit, ainsi que l’atteste la baie actuelle, d’une largeur inusitée.
Des panneaux plissés forment les vantaux. Le mur, précédé d’un porche en bois du même temps, est soutenu par deux contreforts saillants.
Un clocher carré en charpente, muni de cinq évents, surmonte le portail. Il remplacerait un clocher plus ancien, lequel, d’après la tradition locale, aurait été démoli au XVIe siècle (1). Deux cloches sont placées dans ce clocher. La plus grosse, fondue en 1843, ne présente aucun intérêt. Son diamètre est de 1 mètre 6 centimètres. La plus petite, dont nous donnons l’inscription, a pour diamètre 94 centimètres :
L’AN 12 IAY ÉTÉ BÉNIE PAR M. NICOLAS IACQUBS FRANÇOIS BOUTEILLER
DESERVANT DE LA secursale DE LISORES ET NOMMÉE MARIE PAR Mr IACQUES
FAMILE DESHAYES ET MARIE FRANÇOISE AGLAÉ DESRAYES, NOËL IOUANNE
MAIRE, ALEXANDRE DE LA PLESSE ADIOINT, ANTOINE BLOT TRÉSORIER EN
CHARGE PIERRE CAMUS ET FRANÇOIS FONTAINE MARGUILLIERS ET Mr PIERRE
NICOLAS DUBOS PRÊTRE.
LAVILLETTE DE LISIEUX M’A FAITE EN 1806.

Jean Aubert signa en 1588, la cloche de Lisores (Calvados).

Le choeur se termine par un chevet droit. Les deux contreforts que l’on voit, l’un à l’orient et l’autre au midi, ont été élevés au XVIe siècle.
Une petite chapelle mortuaire, moderne dans le style gothique fleuri, s’élève derrière le chevet, L’autel, formé de panneaux flamboyants artistement sculptés, présente la riche ornementation de la fin du XVe siècle. Il est surmonté d’une statue de Vierge immaculée, dont la tête est ornée d’une couronne de roses.
On remarque à l’intérieur de l’église le retable du maître autel, orné d’un tableau (style Louis XV) représentant la Résurrection de Notre-Seigneur. De chaque côté se voient les patrons de l’église: saint Vigor (1er patron) et saint Maoeer. Cette toile a été retouchée par un pinceau inhabile.
Le tabernacle est dans le même style. Un dais à lambrequins surmonté l’autel (V. les notes de M. Pannier).
De chaque côté du tabernacle sont placées deux jolies girandoles en cuivre portant les initiales entrelacées L S. Ces girandoles, données par une dame, proviennent probablement d’un salon.
Deux jolis autels latéraux en pierre (style Louis XIV) attirent également les regards. Ces autels sont décorés de deux colonnes à chapiteaux godronnés, supportant un entablement dorique. Le cadre est garni de feuilles de chêne. L’entablement est surmonté d’une niche.
Sur l’arc triomphal se détache un Christ qui paraît ancien.
Il est couvert d’un petit jupon qui descend presque jusqu’aux genoux.
De chaque côté du Christ on lit :
PAVETE AD SANCTUARIUM MEUM.
Lévit. cap. 26

Deux bénitiers (style Louis XV), pédiculés en forme de poire renversée, sont placés au bas de la nef.
La voûte de la nef était en merrain avec entraits et poinçons. Celle du choeur, aujourd’hui couverte d’un enduit, était probablement semblable.
On remarque, dans la sacristie, une petite piscine en accolade (V. les notes de M. Pannier).

Manoir de Lisores.
– L’ancien manoir, converti en presbytère, se compose d’un rez-de-chaussée en bois avec tuiles entre les colombages, surmonté d’un étage en encorbellement.
Les poutres extérieures sont décorées de moulures et terminées par des rageurs. Une grande tour en pierre, qui renfermait l’escalier, s’élevait au centre du bâtiment, à l’opposé de la façade principale. Cette tour, percée de longues meurtrières, terminée par un orifice circulaire, est surmontée d’un toit pyramidal couvert en essente.
La façade principale est surmontée d’une grande lucarne qui avait pour amortissement, un épi en faïence verte, dont on voit encore des fragments au-dessus d’une tonnelle placée dans le jardin du presbytère.
A l’intérieur, les poutres sont sculptées et peintes. Des pavés émaillés attirent les regards. La grande salle mesure 24 pieds sur tous sens. L’une des chambres offre des poutres avec rageurs et des rinceaux.
Lisores est une des localités du canton de Livarot les plus anciennement mentionnées, puisque, dès la première moitié du XIe siècle, nous trouvons que la moitié de la seigneurie, avec les biens et droits qui en dépendaient, fut donnée à l’abbaye de Montivilliers : c’est en vertu de cette donation que, jusqu’à l’époque de la Révolution, les abbesses de Montivilliers: ont possédé des droits seigneuriaux sur une partie de la paroisse de Lisores. (2)

Il s’y trouvait, en outre, deux fiefs nobles, ou portions de fief portant l’un et l’autre, le nom de Lisores, et situés l’un en la vicomté d’Orbec, et l’autre en celle d’Argentan; mais, dans les mentions qui en sont faites, il n’est pas toujours aisé de les distinguer. Le pouillé du diocèse de Lisieux, au XIVe siècle, mentionne Gervais Bordel comme seigneur et patron de Lisores. En 1433, Guillemin Regnault possédait le fief de Lisores, de même que ceux de la Motte et de Vaudeloges, et ce même fief, était encore, en 1549, à Jean Regnault, arrière-petit-fils du précédent; en 1595 : Guillaume Le Sueur était seigneur de Lisores, au droit d’Élisabeth Le Chevalier, sa femme; mais celle-ci: paraît être morte sans postérité, car le fief de Lisores fut porté dans la famille de Marescot par Gillette Le Chevalier, soeur, mariée à Pierre de Marescot (1). Le dernier seigneur de Lisore, cinquième descendant de celui-ci, fut Nicolas-François de Marescot, sieur de Lisores et de l’Hôtellerie-Farou, procureur-général à la Chambre des comptes de Normandie avant la Révolution.
L’autre fief de Lisores appartint longtemps à l’ancienne famille de ce nom. Jean de Lisores en était encore seigneur en 1446; mais, peu après, cette terre était passée à, une autre famille. Les Lisores n’étaient pourtant pas, éteints, mais bien déchus de leur ancienne fortune. En 1666, Claude Lisores fut encore déclaré d’ancienne noblesse par M.de Marie, en la paroisse de Bocquencey; néanmoins, cette famille a été complètement omise dans les Armoriaux de la province. Des Lisores, le fief qu’ils avaient possédé passa à Thomas de La Reue sieur de Lisores et de Norolles, lieutenant-général du bailli d’Évreux, dans la seconde moitié du XVe siècle. En 1495 et 1567, le fief de Lisores, vicomte d’Orbec, appartenait à la famille Le Jumel de Lisores, une des, plus marquantes du Parlement de Rouen. Un fief du même nom fut possédé par Eustache Duroy, qui obtint en 1612 des lettres de noblesse. Dans la seconde moitié du XVIIe siècle, une branche de la famille de Corday était au nombre des seigneurs de Lisores; plusieurs autres se succédèrent dans la propriété de cette terre. En 1666 Maurice Gaultier, frère du seigneur de St-Basile, était qualifié sieur de Lisores.
Sur le territoire de cette commune se trouvaient encore plusieurs manoirs, dont aucun n’a laissé de restes intéressants.
Celui du Plessis était possédé, vers 1700, par Jean-Baptiste de Marescot, frère du seigneur de Lisores. Lors de la Recherche de 1666, Eustache Bonnet, sieur des Bourdonnières, Jean Le Normand, sieur de La Garenne, et Gratien Pépin, sieur de Berville-Çampigny, firent preuve de noblesse ancienne en paroisse de Lisores (V. les notes de M. le vicomte Louis de Neuville).

Pierre Demarescot, Escuyer, Seigneur Et Patron de La Paroisse De Lisorre : Face De gueules et d’argent de six pièces à un léopard lyonné d’or lampassé et armé de gueules brochant sur le tout. Armorial de France.
Luisourez, c’est Lisores (canton de Livarot, Calvados); l’Abbaye de Montivilliers posséda, pendant tout le moyen-âge, la moitié de cette seigneurie. Au commencement du XVIIe siècle, l’Abbesse présentait encore à la cure de Lisores, alternativement avec le seigneur du fief : « Le samedi XXVII jour (de mai 1606), dit le Registre Journalier, Jehan du Roy, père et tuteur estably par justice des enfants soubz agés de luy et de deffuncte damoyselle Renée de Balleroy, sa femme, a presté la foy et omage à lad. dame Abbesse à cause du fief de Lisore, baisant l’anneau du doigt de lad. dame Abbesse, qu’elle passa au travers de la grille de son parloyr. Et se reserva lad. dame Abbesse le droit de nomer et presenter au bénéfice dépendant dud. fief si l’occasion s’en presentoit pendant la minorité des dits soubz agés, laquelle nomination est alternative.
En 1741, le bénéfice de Lisores ne rapportait plus à l’Abbaye de Montivilliers que 60 livres de rente (16).
Une statues anciennes de saint Vigor, provenant de Lisores, est portées, dans le chœur, sur un côté de l’autel de l’église de Saint-Julien-Sur-Calonne.

218. – Le 9 févr. 1695, vu l’attestation du sr Dubois, curé de Vimoutiers, du sr Louvet vicaire de Lisores, et du s Martin, vicaire de Tortisambert, dispense de bans pour le mariage entre Charles-Yves de Vaumesle, Escr, sr d’Enneval, fils de feu Jean de Vaumesle, Escr, sr de Livet, vivant conser du roy, trésorier de France à Alençon, et de noble dame Anne Bourgouin, de la parr, de Vimoutiers, d’une part, et damlle Jeanne Gaultier, fille de Maurice Gaultier, Escr, sr de Lisores, et de noble dame Marie Philippes, originaire de la parr, de Tortisambert et demeurant à Lisores.

335. – Le 3 mars 1696, Jacques Dauvergny, marchand, demeurant à Lisores, constitue 150 livres de rente en faveur de son fils, Me Pierre Dauvergny, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. – La lecture de cet acte lut faite, le 11 mars 1696, à l’issue de la messe paroissiale de Lisores par M° François Louvet. Le 21 avril 1696, reçurent le sous-diaconat : Me Pierre Dauvergny, acolyte de la parr, de Lisores.

485. – Le 10 sept. 1698, vu l’attestation du sr Maulion, curé de Tortisambert, et du sieur Louvet, vicaire de Lisores, dispense de bans pour le mariage entre Charles Le Lasseur, Escr, sr de la Mauvaisinnière, fils de feu Guillaume Le Lasseur, Escr, sr dud. lieu, et de noble dame Catherine Descorches, de la parr, de Fresné-le-Samson, diocèse de Séez, d’une part, et damlle Anne Duquesney, fille de feu Pierre Duquesney, Escr, sr du Terquelin (?), et de noble dame Françoise de Philippes, de la parr. de Tortisambert, et demeurant en celle de Lisores.

223. – Le 22 avril 1680, François Le Prévost, fils de Jean Le Prévost, Escr, et de damlle Anne Périers, de la parr, de Nicolas du-Bosc-Labbey, reçoit la tonsure et les ordres mineurs. Le 6 janv. 1700, la nomination à la cure de St- Vigor de Lisores appartenant au seigr du lieu, de droit alternatif, Mesre Pierre Le Prévost, Escr, sr de Hédentin, garde du corps du roy, seigr et patron en chef et présentateur alternatif de la cure de Lisores, étant à son tour et rang, nomme à cette cure, vacante par la mort de Me Louis Dubois, pbre, dernier titulaire, la personne de son frère, Me François Le Prévost de la Marquandière, pbre, curé de St-Nicolas-du-Bosc-Labbey. Le 11 janv. 1700, le seigr évêque de Lx donne aud. sr Le Prévost la collation dud. bénéfice. Le lendemain, le sr Le Prévost prend possession de la cure de Lisores, en présence de Me Gabriel Le Michel, pbrê, curé de Bellou; Mesre Pierre de Marescot, Escr, seigr de Lisores; Mesre Pierre Bonnet, Escr, seigr de la Morillère; Mesre Louis Le Michel, Escr, sr des Pommerayes, et plusieurs autres témoins, tous de lad. parr Le 29 décembre 1699, la nomination à la cure de Lisores appartenant au seigr du lieu, Mesre Claude Cavey, Esc., sr de Fonteny, nomme à cette cure vacante par la mort du sr Dubois, la personne de Me Tanneguy Cavey, pbre, chapelain en l’église paroissiale de S Eustache de Paris. Le 11 janv. 1700, Ied. sr Cavey, pbre, représenté par dom Jacques Cavey, pbrë, prieur du prieuré de St-Lambert, diocèse de Séez, requiert du seigr évêque de Lx la collation de ce bénéfice. Sa Grandeur la refuse par la raison « que le lieu est remply. »
Le 15 févr. 1700. – Lorsque Mesre Jullian Cordey, Escr, sr du Breuil, avait en 1653 vendu ses fief et terre de Lisores à Gratian Pépin, Escr, sr de Berville, il s’était réservé les droits de nomination et de présentation à la cure de Lisores. En mourant il laissa trois fils : Julian de Cordey, Escr, Jean-Tanneguy de Cordey, Escr, sr du lieu, et Edmond de Cordey, Escr, sr des Fosses. Le premier eut une fille, Marie-Anne, qui n’hérita pas de lui, mais qui hérita de ses oncles, Jean-Tanneguy et Edmond. Elle épousa Mesre François Le Prévost, Escr, seigr de Fourches, dont elle eut un fils, René-François Le Prévost, Esc., sr de S Germain. Le 15 févr. 1700, il ne restait plus personne de tous les membres de la famille de Cordey que nous venons de citer. C’est pourquoi Mre François Le Prévost, comme époux de feue Marie-Anne de Cordey, et son fils, Réné-François Le Prévost, comme héritier de sa mère, prétendirent en vertu de la réserve faite. en 1653 par Julian de Cordey, avoir droit de patronage sur la cure de Lisores, vacante par la mort de Me Dubois. Ce jour-là, ils y nommèrent Me Nicolas Nicolle, pbfê du diocèse de Séez, habitué en la parr, de Vignats et y demeurant actuellement.
Le 20 mars 1700, le seigr évêque donne aud. sr Nicolle la collation dud. bénéfice.
Le 22 mars 1700, le sr Nicolle se rend à Lisores pour prendre possession de la cure ad conservalionem juris. Il demande d’abord les clefs de l’église au vicaire de la parr.; celui-ci répond qu’il ne les a pas et qu’elles sont entre les mains de M.. Le Prévost de la Marquandière, pbrë, pourvu dud. bénéfice et qui en a pris possession. Le notaire royal-apostolique demande alors les clefs au sr Le Prévost qui refuse de les donner. Néanmoins le s r Nicolle est mis en possession de la cure par sa prière faite à la principale porte de l’Eglise et le toucher d’icelle.
Le sr Le Prévost proteste qu’il se pourvoiera contre cet acte. Fait et passé en présence de Me Delaire et de Me Jean Leroux, pbrës de Vimoutiers, ainsi que de Me François Louvet, vicaire de Lisores, témoins qui ont signé, sauf led. sr Louvet qui a refusé.

595. – Le 28 nov. 1702, vu l’attestation du sr Leprevost, curé de Lisores, et du sr Buisson, vicaire de Livarot, dispense de bans pour le mariage entre Jacques Camus et Marie Morin.

843. – Le 5 août 1703, Adam Thomas, marchand, de la parr, de Lisores, constitue 150 livres de rente en faveur de son fils, Me Jean Thomas, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés.
255. – Le 19 juin 1704, vu l’attestation du sr Le Prévost, curé de Lisores, et du sr Leroux, vicaire de Vimoutiers, dispense de bans pour le mariage entre Jean-Baptiste de Vaumesle, Escr, fils de Guillaume de Vaumesle, Escr, et de noble dame Elisabeth de Fortin, de la parr, de Vimoutiers, d’une part, et damlle Marguerite de Huldebert, fille de Jean-Baptiste de Huldebert, Esc’, sr de la Miltière, et de noble dame Renée de Fontaine, de lad. parr, de Lisores.
359. – Le 3 nov. 1704, vu l’attestation du sr Le Prévost, curé de Lisores, dispense de bans pour le mariage entre Jean-Baptiste de Marescot, Escr, fils de feu Pierre de Marescot, Esc., seig de Lisores, et de noble dame Marie Desjardins, de la parr, de Lisores, d’une part, et damlle Charlotte Desperroys, fille de feu François Desperroys, Esc., sr des Vaux, et de noble dame Marie Merieult, de la parr, des Vaux, d’autre part.

585. – Le 3 août 1705, vu l’attestation du sr Le Prévost, curé de Lisores, dispense de bans pour le mariage entre Jacques de Huldebert, Esc., fils de feu Jean- Baptiste de Huldebert, vivant Escr, sr de la Miltière, et de feue damlle Renée Fontaine, de la parr. de Lisores, d’une part, et Charlotte Tancray, fille de feu François, vivant marchand, et de feue Marie Poussin, aussi de lad. parr. de Lisores depuis six ou sept ans.

LISORES (Saint Vigor).
Curés. – L. Dubois V. – T. Cavey, -.V. Nicolle – F. Leprevost.
Vicaires. – De la Fosse – F. Louvet.
Prêtre de la paroisse. – J. Fortin.
Clercs. – F. Dauvergny – J. Thomas.
Patron. Les seigneurs du lieu. – Patronage alternatif- Litige entre C. Cavey, P. Leprevost,. et R. F. Leprevost.
Seigneurs et notables. – M. Gaultier de Lisores – P. Duquesney – P. de Marescot de Lisores – J.-B. de Marescot – P. Bonnet de la Morillière – J.-B. de Huldebert de la Miltière – L. Le Michel des Pommerays.

353. – Le 8 mars 1703, noble dame Marie Desjardins, vve de noble homme Pierre de Marescot, Esc, seigr et patron de Lizores, fonde à perpétuité pour elle et son mari en l’église de Lisores, une messe tous les samedis et deux services qui seront célébrés, l’un le 5 mars, jour du décès dud. seigr, et l’autre en l’anniversaire du jour où mourra lad. dame. La fondation, du consentement de Me François Leprevost, curé de Lisores, et des paroissiens réunis en état de commun, est acceptée par Jean Vasse, fils Pierre, trésorier en charge de lad. église. Fait en présence de Me Charles Fortin, pbrë, et de Me Pierre Chopin, procureur aux vicomtes d’Exmes et de Trun.

490. – Le 6 sept. 1718, vu l’attestation du sr Mannoury, curé de Heurtevent, dispense de bans pour le mariage entre Louis-François de la Houssaye, Escr, sr du Plessis, originaire de la parr. de Lisores, « lequel a demeuré environ deux à trois ans à Heurtevent où il a fait ses pasques dernières, et de laquelle parr. il est sorty il y a environ trois mois, fils de feu Louis delà Houssaye, Escr, sr de la Motte, et de noble dame Marguerite-Geneviève Pépin, de lad. parr. de Lisores, d’une part, et damlle Marie-Anne de Mannoury, fille de Daniel de Mannoury, Escr, sr de St- Louis, et de noble dame Anne Le Métayer, de lad. parr, de Heurtevent.

490. – Le 17 avril 1724, la nomination à la cure de St-Vigor de Lisores appartenant au seigr du lieu, Mre Nicolas-François Marescot, Escr, seigr présentateur de Lisores, nomme à lad. cure, vacante par la mort de Me François Le Prévost, Escr, pbrë, dernier titulaire, la personne de Me Pierre Hardrey, pbfë, prieur de Ste Croix de Séez, demeurant au bourg de Gacé.
Le 24 mai 1724. le seigr évêque donne aud. sr Hardrey la collation dud. bénéfice.
Le 14 juin 1724, le sr Hardrey, prieur de Ste Croix de Séez et chapelain de St-Eustache du Noyer-Besion, prend possession de la cure de Lisores, en présence de Philippe de Monteilles, Escr, chevr de l’Ordre militaire du roy; Jean Voisse, sr de Millière, et autres témoins.
Le 3 juin 1724, la nomination à la cure de Lisores appartenant au seigr dulieu, « Mre Jacques Bonnet, chevr, marquis de la Tour, et de Ste Foy de Montgommery, baron de Démouville, lieutenant général de Nos Seigneurs les mareschaux de France au bailliage de Caen, à cause de son plein fief de haubert ou chastellenie de Lisores, » nomme à lad.
cure vacante par la mort de Me François Le Prévost, dernier titulaire, la personne de Me Augustin Belley, diacre du diocèse de Lx, bachelier en théologie de la faculté de Paris. Fait et passé à Caen.
Le 23 juin 1724, le seigr évêque donne aud. sr Belley la collation dud. bénéfice ad conservationem juris.

658. – Le 30 août 1719, titre clérical fait en faveur de Me François Bove, acolyte, par François Bove, maréchal à Lisores.

777. – Le 13 oct. 1724, vu l’attestation du sr Loysel, curé de Glos, et du sr du Migneray, vicaire de Lisores, dispense de bans pour le mariage entre Mre Jacques Bonnet, Escr, fils de François Bonnet et de Marie-Magdeleine de Franqueville, de la parr, de St-Denis de Brionne, d’une part, et damlle Marie-Léonore-Elisabeth Bonnet, fille de Jacques Bonnet, Escr, sr de la lourde Montgommery, et de feue Marie-Léonore-Elisabeth Godard, de la parr, de Lisores.

814. – Le 1 er sept. 1724, la nomination à la cure de Lisores appartenant au seigr du lieu, haut et puissant seigr Mre Jacques Bonnet de Montgommery, chever, marquis de la Tour et de Ste Foy, baron de Monville et de St-Ay-sur-Loire, seigr et patron en chef de Lisores et autres lieux, lieutenant général de Nos Seigrs le maréchaux de France en la généralité de Caen, en conséquence de la vacance de lad. cure de St-Vigor de Lisores, arrivée par le déceds de Mre François Leprevost, dernier titulaire, et voulant qu’elle ne demeure sans possesseur ny pasteur, à cause du lityge arrivey dans led. bénéfice tombé en quenouille, présente au roy et au seigr évêque de Lx la personne de Mre Jean Balthazard de Bourzès, sr de la Cazolle, pbrë, docteur en théologie, du diocèse de Vabre en Rouergue.
Le 1 er oct. 1724, la nomination à la cure de Lisores revenant au roy « à cause du litige formé entre ceux qui se prétendent patrons », Sa Majesté nomme aud. bénéfice la personne de Me Jean-Balthazard de Bourzès, pbrë du diocèse de Vabre. Donné à Fontainebleau.

LISORES (Saint-Vigor)
Curés. – F. Leprevost.- P. Hardrey – A. Belley – J.-B. de Bourzès de la Casole.
Vicaire. – Du Migneray.
Prêtres de la paroisse. – G. Fortin – J. Thomas – M. Billot..
Clerc. – F. Bove.
Patron. – Le Seigneur du lieu. – N.-F. Marescal – J. Bonnet de la Tour – Le roy [ob litem).
Seigneurs et notables. – J. de Bonnet de la Tour de Montgommery – L. de la Houssaye de la Motte. – L.-F. de la Houssaye du Plessis – P. de Marescot – P. de Monteilles – J. Vasse.

250. – Le 2 déc. 1726, Me Pierre Hardrey, pbrë, curé de Lisores et pourvu de la chapelle de St- Eustache du Noyer-Besion, parr, de St-Evroult-de-Montfort, remet lad. chapelle entre les mains de Mre André de Bernart, seigr de Courmesnil, du Noyer-Besion et autres lieux, en présence de Me Jacques Le Marquant et de Me Nicolas Davy, pbrés de
St-Germain de Lx. Le 13 déc. 1726, led. seigr de Courmesnil, représenté par Mre Alexandre du Buisson, pbrë, chanoine de la Cathédrale, nomme à lad. chapelle la personne de Me Pierre Fleuriel, pbre, titulaire de la chapelle de St-Léonard de Chaumont.
Le même jour, le seigr évêque donne aud. sr Fleuriel la collation dud. bénéfice du Noyer-Besion.
Le 14 mars 1727, le sr Fleuriel, vicaire de Chaumont, prend possession de lad. chapelle, située dans le manoir du Noyer-Besion. Il se rend avec le notaire de Gacé à cette chapelle «détachée de la maison par une porte aiant entrée dans les chambres dud. lieu, où estant entré » il ne trouva « aucuns ornements ny autel, mais seulement une petite figure ou le présentation de St-Eustache, avec une table ou figure d’autel, sans pierre bénite. » Néanmoins, il est mis en possession du bénéfice « par l’ouverture et conduites à la chapelle, faites par la femme du fermier », en présence de Me Gabriel Moisy, curé de Chaumont, et de Me Jacques Legenvre, pbrë habitué à Gacé.

393. – Le 14 août 1727, Me Charles Bove, acolyte, demeurant à Lisores, se constitue 150 livres de rente, afin de parvenir aux ordres sacrés. Cette rente est garantie par Jean-Baptiste-Maurice de Marescot, Esc’, et le sr Jacques Bove, cousin-germain dud. acolyte, demeurant l’un et l’autre à Lisores. Fait en présence de Me François Villette, pbre, vicaire de Lisores, et de François- Pierre Hardrey, sr de Beauval.

1500. – Le 30 mars 1734, dispense de bans pour le mariage entre Mesre César de Vaumesle d’Anneval, Esc, seigr de la Gosselinnaye et de Lisores, fils de feu Mre Charles de Vaumesle d’Anneval, Esc., sr desd. lieux, et de noble dame Anne de Fresnel de la Pipardière, de la parr, de Vimoutiers, d’une part, et dam110 Anne-Madeleine de Grieu,
fille de feu Mesre François-Charles de Grieu, Escr , seigr de Paperotte, la Fontaine et autres lieux, et de noble dame Anne de Gislain de Grenne, de la parr, du Sap.

101. – Le 18 juillet 1735, dispense de bans pour le mariage entre Pierre-Jacques-Alexandre de Huldeldert, Escr, sr de la Miltière, fils de feu Jacques et de feue dame Charlotte de Tancré, de la parr. de Lisores, d’une part, et dmlle Marie-Thérèse Bichot, fille de feu Jean-Baptiste et de dlle Marie-Thérèse Letondelier, de la parr. St-Lo de Rouen.

320. – Le 26 févr. 1737, dispense de bans pour le mariage entre Antoine Maréchal, employé aux aides au département de Vimoutiers, fils de feu Marin et de dlle Marie Collet, d’une part, et damlle Anne-Julie de Huldebert, fille du feu sr Jacques de Huldebert, Escr, sr de la Miltière, et de dame Charlotte Taneray, de la parr. de Lisores.

33. – Le 11 déc. 1744, Me Pierre Hardrey, pbrë, curé de Lisores et titulaire du prieuré simple de Ste Croix en la ville de Séez, donne sa procuration pour résigner led. prieuré entre les mains de N.-S.-P. le pape en faveur de Me Pierre Pigis, pbrë, originaire de St-Aubin de Canapville.

LISORES (Saint-Vigor)
Curé. – P. Hardrey.
Vicaire. – P. Pigis.
Clercs. – C. Bove.
Seigneurs. – J. de Huldebert – P.-J.-A. de Huldebert – A. Maréchal – J.-B. de Marescot.

197. – Le 21 mars 1753, Gilles Desvaux, sr du Longchamp, marchand, fils Jacques, demeurant à St-Germain-de-Montgommery, constitue 150 livres de rente en faveur de son frère, Me Jacques Desvaux, acolyte de Lisores, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Cette rente est garantie par Jean Desvaux, demeurant à Lisores, et Pierre Desvaux, sr de la Chesnaye, demeurant à Vimoutiers, tous deux frères dud. acolyte.
Mr Desvaux, originaire de la paroisse de Lisores, passa ses premières années en celle de St-Germain-de-Montgommery. Il était curé de S 1 Michel-la-Forêt, diocèse d’Evreux, quand vint la Révolution. Il refusa de prêter le serment constitutionnel el dût quitter sa paroisse en 1792. Il se retira d’abord à Lisores mais bientôt nous le trouvons sur la liste des prêtres déportés. (Archives du Calvados).

324. – Le 11 févr. 1754, Eustache Forget, marchand, demeurant à Lisores, constitue 150 livres de rente en faveur de son fils, Me Eustache-Etienne Forget, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés.

4. – Le 19 août 1754, Jean Desvaux, marchand, demeurant à Vimoutiers, constitue 150 livres de rente au nom et en faveur de Me Nicolas Jouenne, acolyte, originaire de Lisores, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Cette rente est hypothéquée sur tous les biens que led. acolyte tient de la succession de Nicolas Jouenne, son père. Fait et passé à Vimoutiers.

87. – Le 19 avril 1755, vu l’attestation du sr Delisle, vicaire de Vimoutiers, et du sr Pigis, vicaire de Lisores, dispense de bans pour le mariage de Pierre Lemoine et d’Elisabeth Marie.

161. – Le 6 déc. 1755, la nomination à la cure de St- Vigor de Lisores appartenant au seigr du lieu, Mesre Ambroise de la Cour, Escr, seigr et patron de lad. parr. et autres lieux, capitaine au régiment d’Orléans, nomme, par procureur, à lad. cure, vacante par la mort de Me Pierre Hardrey, pbrë, dernier titulaire, la personne de Me Pierre Gueroult, pbrë du diocèse de Séez, vicaire de Morteaux. Fait et passé à Lx.
Le 6 déc. 1755, le seigr évêque donne aud. sr Gueroult la collation de ce bénéfice.
le lendemain, le sr Gueroult prend possession de le cure de Lisores, en présence de Me Pierre Pigis, pbrë, desservant lad. parr. ; Me Eustache Forget, diacre dud. lieu, et autres témoins.
Mr Gueroult était curé de Lisores depuis 35 ans environ quand on lui demanda le serment à la Constitution civile du clergé. Loin de s’y refuser, cet ecclésiastique répondit par un long éloge de la Constitution et prêta le serment demandé, en remettant à plus tard à réfuter les 83 évêques qui avaient protesté jusqu’à ce jour. Il passa toute la Révolution à Lisores et nous le trouvons en l’an V sur la liste des ecclésiastiques pensionnés par la Nation. – Depuis cette époque nous n’avons plus aucun document sur M. Gueroult. (Archives de la préfecture du Calvados.)

LISORES (Saint-Vigor)
Curés. – P. Hardrey – P. Gueroult .
Vicaire. – P. Pigis .
Clercs. – E. E. Forget – N. Jouenne.
Patron. – Le seigneur du lieu. – A. de la Cour.
Notable. – Jn Desvaux.

31. – Le 31 déc. 1776, Eustache-Nicolas Dubos, maréchal, demeurant à Lisores, constitue 150 livres de rente en faveur de son frère, Me Pierre-Nicolas Dubos (1), acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Cette rente est hypothéquée sur tous les biens d’Eustache Dubos, leur père, restés indivis entr’eux, et spécialement sur trois pièces de terre, nommées les Chouquets, le Parc St-Thin et la Greslebinière. Fait et passé à Vimoutiers.
Mr Dubos était vicaire de Lisores depuis 1781 quand arriva la Révolution. Il refusa absolument, le 6 février 1791, de prêter le serment schismatique et fut destitué. Il partit pour l’exil l’année suivante. Il se réfugia à Gosport et logea chez John Row, à l’enseigne du « Phénix », mais il revint de bonne heure : nous le voyons faire un baptême à Lisores en 1793. A la fin de 1802, Mgr Brault le désigna pour desservir provisoirement la succursale de
Lisores ; mais, dès le 2 avril suivant il déclarait au prélat que le déplorable état de sa santé le forçait à remettre la paroisse. C’est alors que M. Bouteiller fut nommé curé de Lisores.
Mr Dubos mourut dans cette paroisse le 5 novembre 1806, à l’âge de 51 ans. (Archives de l’évêché de Bayeux. – Archives de la mairie de Lisores. – Mss de Reux.)

46. – Le 26 janv. 1780, dispense de parenté spirituelle pour le mariage entre Louis-François-Jacques de Monteilles, Escr, de la parr, de Lisores, et Marie-Catherine Perinne, originaire de la parr, de Vimoutiers et demeurant aussi en celle de Lisores.

LISORES (Saint-Vigor)
Clerc. – P.-N. Dubos.
Seigneur. – L.-F.-Jq de Monteilles.

Revue Catholique De Normandie – Évreux Imprimerie De L’Eure 1900.
Buisson-Hellouin. C’était une terre seigneuriale située sur la paroisse de Lisores, vicomté d’Argentan, bailliage d’Alençon, aujourd’hui canton de Livarot, arrondissement de Lisieux, Calvados, et s’étendait dans la paroisse de Canappeville (canton de Livarot, arrondissement d’Argentan, Orne). Le commandeur de Saint-Germain céda ce membre, composé de portions d’héritages et d’un grand nombre de rentes inféodées, à noble homme Jean Nollet, licencié en droit (1555). Mais, en 1643, le commandeur Hac fit assigner, devant la Chambre des requêtes à Paris, Charles de Hudebert, (Huldebert) écuyer, seigneur de la Millière, alors détenteur de ce fief, pour faire cesser l’acte d’aliénation en tant que contraire aux statuts de l’Ordre.
Avant le procès, le sieur de Hudebert consentit à remettre au commandeur ce fief, dans l’état où il se trouvait sans aucune garantie de sa part, attendu que, n’ayant jamais eu les titres de propriété, il ne pouvait répondre des pertes de rente ou de terre qu’il aurait pu éprouver.
Le commandeur Hac ayant repris possession du fief s’aperçut que son administration était plus onéreuse que profitable. Il se fit autoriser, par le grand prieur de France, en 1667, pour arrenter les diverses parties de ce domaine, et entre autres, son chef- lieu composé d’une maison sise à Lisores, contre la rivière qui sépare ce village de celui de Vimoutiers et aboutissant au chemin des Vaux, à la Croix – de- Lisores. Cette maison était, en 1670, tenue à cens de la commanderie par François Denis, seigneur de la Barre, moyennant 40 livres par an (1). »
Quel est le généreux donateur de cette terre seigneuriale? Impossible de le savoir puisque les titres de propriété étaient perdus au XVIe siècle. On ne peut faire que des suppositions. C’est d’autant plus regrettable que nous aurions pu, peut-être, grâce aux chartes primitives, déterminer le berceau de la famille Crespin (2)
qui paraît originaire de Livarot ou des environs. Guillaume I dit Crépin, d’après le Miraculum, se rendait souvent de Neaufles, dans le Lieuvin, où il avait son domaine, s’arrêtant au Bec à l’aller comme au retour (3).
(1) Mannier Le grand prieuré de France.
(2) Œuvres de Lanfranc, Ed. Migne, p. 737. Il donna comme dot, au moment de la profession de son fils Gislebert, à l’abbaye du Bec, l’église de Blangy avec le bénéfice qu’Osberne, fils de Vallon, tenait de leur maison. (3)

GUILLAUME Crespin III. du nom, Seigneur du Bec-Crespin; d’Estre pagny & de Dangu, qui épousa Eve de Harcourt, Dame de Lisores, Fille de Guillaume, Sire de Harcourt, & qui fit une donation aux Religieux de Mortemer en 1180. Il en eut Isabeau Crespin, Dame de Livarot, Femme de Robert de Neufbourg, Baron d’Asnebec, de Robert de Neufbourg, Baron d’Asnebec, & GUILLAUME Crespin IV. du nom; Seigneur du Bec – Crespin, & c. l’un de ceux qui furent mandez en 1236.de se trouver à S. Germain en Laye trois semaines après la Pentecôte, pour aller rendre service à Chinon.
Il avoit épousé Alix de Sancerre, Dame de Mauny; Fille aînée d’Estiesine, D’estienne Seigneur de Chastillon- sur- Loing; de laquelle il eut GUILLAUME Crespin, qui suit, & jean Crespin, Seigneur de Lisores, & de Saint Cler sur Epte, qui d’Amicie de Ferrieres, morte en 1316. Jean, Seigneur de Lisores, Guillaume, Seigneur d’Arquency, & Estienne Crespin, mort en 1327. sans Enfans.

8. JEAN Crespin, Seigneur de Dangu, de Mauny & de Lisores, second Fils de GUILLAUME V. du nom, fit plusieurs biens à l’Abbaye de Gomer Fontaine en 1315. Il fut mandé avec son Frère de se trouver à Lisieux aux Brandons de 1318. Par devant les Deputez que le Roy y avoit envoyez. Il avoit épousé Jeanne Tesson, Dame de Thury, dont il eut GUILLAUME,
Seigneur de Mauny, qui suit. Jeanne Crespin, mariée à Guy, Seigneur de Tornebut, auquel elle apporta plusieurs Terres, qui composèrent la Baronie de la Motte-Cesny & de Grinbosc, & Jean Crespin, Seigneur de Dangu, qui de Jeanne d’Avaugour son épouse eut Guillaume, Seigneur de Dangu, mort sans Enfans d’Agnés de Trie, Veuve en 1353. & 1362. &
Blanche Crespin, Dame de Thury, mariée 1. à Loüis, Seigneur de Ferrieres; mort le Samedy après les Rameaux 1327. 2. à Pierre, Sire de Preaux. Elle vivoit encore en 1367 que le Roy lui donna la curatelle de Marguerite de Preaux, Veuve de Jean, Sire de la Rivière.

Collection de Répertoires Sommaires des Documents Antérieurs à 1800 Conservés dans les Archives Communales – Ministère de L’instruction Publique.
LISORES
I. Dioc. de Lisieux. — Baill. d’Orbec. Maîtrise d’Argentan. – Gr. à sel de Livarot. – Gėn. et int. d’Alençon, él. de Lisieux; subd. d’Orbec.
II. Distr. de Lisieux, canton de Livarot (Arrêté du 1er mars 1790).
III. 4 arr. communal (Arr. de Lisieux); canton de Livarot (Loi du 28 pluviôse an VIII et arrêté du 6 brumaire an X).
Pop.: 365 hab. (1911). Sup.: 1175 hect. 38 a. 35 c.
ADMon Gale. Délibérations, depuis le 14 ventôse an IX.
ÉTAT- CIVIL. Baptêmes, mariages et sépultures, depuis 1649. Lacunes : 1669, 1757.
IMPOSITIONS. Estimation des biens-fonds et revenus. 1790 (Cah., 14 fol.)
États de sections (Sections A- E). An V (5 cah., 64 fol.) Lacune : la section D. est incomplète.
Voir les délibérations du Comité de surveillance de Lisores. 24 septembre 1793-27 fructidor an II (Reg.); affaires diverses (Liasse).

Dictionnaire Topographique Du Département Du Calvados C. Hippeau.
Lisores, cant. de Livarot. – Lisortium – 1260 (magni rotuli, p. 16.3, 3). – Lysores, 1320 (fiefs de la vicomté d’Orbec). – Lisorioe, Luisouirez, XIV° s° (pouillé de Lisieux). – Lissore, 1620 (carte de Templeux). – Lysore, 1723 (d’Anville).
Lisores-Sur-Vie, C. Arr. de Lisieux, c. de Livarot. Luisorea dans une charte de 1035. Du Bois, Louis.
Par. de Saint-Vigor, patr, le seigneur du lieu.
Dioc. de Lisieux, doy. de Livarot. Génér. d’Alençon,
élect. de Lisieux, sergent. d’Orbec.
Les fiefs au Mercier, de la Broche, de Gonniers, de l’Espinelaye, de Respignoles, de Morel, de Cailloel, d’Aumont, des Bastons, As Périers, de Hameste, des Duvans (Durans), rassortissaient à la vicomté d’Orbec.

Aunay (L’), h. – Belles-Coutures (Les), h. – Beutière (La), h. – Biéville, f. – Blanchards (Les), h. – Bove (La), h. – Brousse (La), h. – Cour-au-Fault (La), commune de Lisores. Fief mouvant
de la Baronnie de Blangy.- Le Fau, 1708 (d’Anville, diocèse de Lisieux). – Épine (L’), h. – Forges (Les), h. – Fortinière (La), h. – Gascoignière (La. c), h commune de Lisores. Gasconnière (1848 Simon) Gosselinaye (La), h. – Gossinière (La), h. – Grelbinière (La) – Laulnay, h. – L’Eau-Pinnelée, h. – Lépinay, h. – Lirose, pont et mlin. – Lissot, h. – Maltièire (La), h. – Manchonnières (Les), h. – Milletière (La), h. – Noyers (Les), mon – Plessis (Le), h. – Quartier-Aux- Anglais (Le), h. – Ranglais (Les), h. – Rauliers (Les), h. – Raux (Les), h. – Rigogne (La), h. – Roullères, f. – Roux (Les), h – Saussay (Le), h. –

Camps, enceintes, mottes et fortifications antiques du Calvados, par M. le Dr Doranlo – Prospections GRAPPA.
LISORES
– Plusieurs noms de lieu sont à retenir; (La Motte, La Fortinière, La Cour de la Bataille, Le Quartier aux Anglais  »
Carte E. M., Bernay, N.-O. – Le Royer, Monogr; de Lisores, 1885 1886, mss Archiv. du Calv.

Malherbe, François de: Oeuvres de Malherbe
Bertinière, ci-devant procureur des états de Normandie, est aujourd’hui procureur général du Roi au parlement de Rouen, par la mort de Lysores (Nicolas le Jumel, sieur de Lisores). La Reine lui avoit donné l’état purement et simplement; toutefois Monsieur le chancelier, qui avoit logé chez Lysores au voyage de Rouen, a fait que dans son brevet il a été chargé de bailler à la veuve vingt mille livres, avec promesse, qui est au même brevet, que le Roi l’en fera rembourser sur les deniers ordinaires et extraordinaires de son Épargne.

Zeitschrift für romanische Philologie.
Lusoris (347) est probablement l’actuel Lisores Arr. Lisieux, non loin au nord de Vimoutier, à Sainte-Foy-de-Mont-gommery (Rou II 688 note 2). Clarembaldus de Lusoriis fait (Ord. Vit. IV 57) en tant que participant aux batailles entre Wilhelm les Rothen et Elias von La Flèche à la fin du XIe siècle.

Recherche faite en 1540, par les élus de Lisieux des nobles de leur élection – L’abbé de la Roque
40. Jean Regnault, Sr. du dit lieu de Lisores, tant pour lui, que pour sa soeur, veuve de Richard de Valleroi, a baillé sa généalogie, commençante à Jean Regnault, Sr. de Saint-Ouen-le-Hoult, vivant en l’an 1341, qu’il a dit être l’un de ses ancêtres. Et il a dit, que par autres écritures dont la copie est demeurée au greffe, il justifioit sa descente depuis Guillemin Regnault, son bisayeul, qui vivoit en 1433, et étoit propriétaire des terres et sieuries du dit lieu de Lisores, la Mote, et le Val des Logues.

Recherches des élus de 1524.
La paroisse de Lisores :
Guillaume Regnault, (J’ignore comment cette famille acquit la terre de Grengues et comment elle la perdit) seigneur en partie du bien, excusé à cause de sa minorité Damoiselle Jeanne de Lisorts était en 1430 épouse de Jean de Cintray, seigneur de Bellouet et de Friardel, d’où quatre fils (La Roque Histoire de la Maison d’Harcourt) (Recherche des élus de 1540 art; Bellouet)

En 1524, les Elus de Lisieux avaient trouvé, à Lisores, Guill. Regnault, alors en minorité. J’ignore comment cette famille acquit la terre de Grengues et comment elle la perdit.

Montres du bailliage d’Evreux en 1469
Maistre Jacques le Corp, écuyer, seigneur de Lisores, se présenta audit habillement de vougier, décemment habillé monté et armé.

Thomas de la Rene, écuyer, seigneur de Lisores et de Noroles épousa vers 1470 Guillemette Guedon, dame de St Martin du Manoir. Ils eurent quatre fils et une fille Marguerite, mariée par contrat du 3 décembre 1530 à Pierre Regnault, écuyer (La Chesnaye tome XII p.71)
Barneville étant aussi dans leurs terres il est probable qu’il s’agit de Lisores à Equemauville.

Recherche de 1666.
Eustache Bonnet, seigneur de Bourdonnières
Jean le Normand, seigneur de la Guarenne
Pierre Marescot, seigneur de Lisores, fourrier ordinaire de la défunte Reine-mère.
Gratien Pépin, seigneur de Berville, Campigny, ancien noble.

Charles Yves de Vaumesle, seigneur d’Esneval, né le 29 mai 1662 marié le 10 février 1680 à Marie Deshayes de Chiffretot, morte le 1er janvier 1682. Il épousa en secondes noces le 4 octobre 1695 Jeanne Gontier, morte le 16 juin 1696 qui était héritière de Maurice, seigneur de St Basile et de Lisores et de Philippine Viel. Il prit en troisièmes noces Mademoiselle de la Pipardière et mourut le 26 janvier 1706
Les deux premières femmes ne lui donnèrent que des filles
De la troisième il eut trois fils.
César Charles Yves, seigneur d’Erneval, de Lisores, La Fontaine, Paperotte, Neuville les Champsgraunes, né le 26 mai 1701, mort le 1er août 1767, sans enfant de Anne, Madeleine de Grieu de Paperotte, qu’il avait épousée le 22 mars 1734.
Jean, Charles, Marc-Antoine, le second, fut après son aîné, seigneur de Lisores, La Miltière, Couvey-la-Blanchère, né le 28 septembre 1709, il mourut au château de la Gosselinière le 9 novembre 1769. Il avait épousé le 6 mai 1730 Jacqueline Marguerite de Malherbe morte à 43 ans le 24 octobre 1762, d’où deux fils.
L’aîné Jean-François, né le 8 mars 1734, fut seigneur de Lisores, Marié le 30 mars 1762 à Perrine, Charlotte, Marguerite Morel d’Aché, d’où Pierre né le 26 octobre 1768 et Marie Perrine Sophie, née le 3 mars 1764.(Waroquier)

534. L. d’an. d’Eustache le Roy, sieur de Lisores, demeurant à Lisores, vicomté d’Argenten, don. en septembre 1612, ver. ch. le 5 novembre 1613, et c. le 5 juillet 1624. (Est-ce le bon Lisores ?).

Recherches nobiliaires en Normandie, par un gentilhomme normand – A. Du Buisson de Courson.
V° Marescot.
Huitième degré de filiation.
Nicolas Du Buisson; Perrette Marescot; vers 1380 environ.
– Une famille noble du nom de Marescot a joui, dans la province de Normandie, d’une certaine illustration depuis le XVIe siècle, et s’est continuée jusqu’à nos jours; elle est issue des MARESCOTTI d’Italie, qui font remonter leur origine jusqu’à Othon-le-Grand (né en 912, roi de Germanie en 936, roi d’Italie en 961, Empereur en 962, mort en 973). Cette descendance étrangère est établie : 1° par les lettres de confirmation de noblesse accordées à Pierre De Marescot, seigneur de Lizores, au mois de février 1697; 2° par un extrait du registre du Conseil d’Etat, en date du 13 août 1718, où il est expliqué que les. lettres accordées à PIERRE DE Marescot en 1697 n’étaient nullement des Lettres d’anoblissement, mais bien des Lettres de confirmation de son ancienne noblesse, comme descendant de la maison Italienne.
Une des branches de cette maison, qui vint se fixer à Paris vers le XVe siècle, est éteinte. La branche de Normandie avait, croit-on, pour premier auteur Renault De Marescot, écuyer, vivant en 1570, qui avait pour fils Pierre De Marescot, marié à Gillette Le Chevalier, dame de Lizores, au diocèse de Lisieux. A cette branche appartenait Michel De Marescot, sieur du Mesnil-Durand, nommé conseiller au Parlement de Rouen en 1629, et Pierre De Marescot, fourrier de la Reine-mère, maintenu noble à Lizores en l’élection de Lisieux, par M. de Marle, intendant de la généralité d’Alençon, en 1666 ou 1667. – Messire N… DE Marescot De Lizores, ainsi que messire N… De Marescot Du Buat, comparurent aux Assemblées de la Noblesse du bailliage d’Orbec, dépendant du grand bailliage d’Evreux, le 16 mars 1789 (Archives nationales: B. III, 64, pages 64, 136 et 187).
Perrette Marescot appartenait-elle à cette maison? Rien n’est moins certain. En effet, il est peu vraisemblable que les Marescot dont nous venons de parler, quoique d’origine chevaleresque, fussent Français, et surtout Normands, à la fin du XIVe siècle. Dès lors, il s’agit probablement d’une autre famille Normande du nom de MARESCOT, aujourd’hui éteinte, et cette présomption est rendue plus forte encore par le document reproduit au Catalogue Analytique sous le n° 183.

Annuaire De La Noblesse De France Et Des Maisons Souveraines De L’Europe – M. Borel D’hauterive.
LABUTTE; 13 octobre. MM. Cochon (Jean – Edouard),. né le 28 mars 1809, demeurant à Lisores (Calvados); (Charles-Edouard), né le 30 octobre 1847, demeurant à Bayeux; (Ferdinand-Antoine), né le 21 avril 1852, demeurant à Lisores;-(Gustave-Aimé), né le 21 avril 1852, demeurant à Blois; tous nés à Lisores, sont autorisés à substituer à leur nom celui de Labutte, et à s’appeler, à l’avenir, Labutte au lieu de Cochon (8 juillet).

L’intermédiaire Des Chercheurs Et Curieux – 38° Année Premier Semestre 1902.
– Famille de Monteilles (XLIV). –
1724. Philippe de Monteilles, chevalier de l’ordre, à Lisores (canton d’Orbec).
1760 Louis François – de Monteilles, vend la fiefferme et plein fief de Lisores, dit quartier aux Anglais.
1680. Mariage de Louis-François – Jacques de Monteilles, demeurant à Lisores avec Marie- Catherine Périnne.

– Blanchisserie de MM. Laniel père et Henri Laniel située au lieu-dit La Gosselinaie, sur la commune de Lisores, à 2 kilomètres environ de Vimoutiers.
La blanchisserie de Lisores a été fondée à la fin du XVIII siècle par le grand-père de M. Eugène Laniel. A cette époque, on ne fabriquait que des toiles à la main : un grand nombre de commerçants avaient, sous leur direction, un plus ou moins grand nombre d’ouvriers dont les uns filaient le lin et les autres tissaient la toile à domicile, tout en s’occupant, entre temps, de travaux agricoles.
Il y avait alors, autour de Vimoutiers, plusieurs blanchisseries où l’on traitait les toiles ainsi fabriquées avant de les livrer à la consommation. Celle de Lisores ne présentait qu’une superficie de 5 à 6 hectares; elle s’agrandit dans des faibles proportions pendant la première moitié du siècle actuel; son extension prit surtout une sensible importance à partir de 1840, époque où fut fondée par la maison Laniel, à Beuvillers, près Lisieux, le premier tissage mécanique de toute la région de l’Ouest. La rapidité et l’abondance de la production
nécessitèrent alors des agrandissements de plus en plus considérables, et la blanchisserie arriva ainsi à occuper 40 hectares de plus.
La buanderie, les séchoirs, les magasins.
Les toiles sont traitées à l’aide de lessives et surtout par l’exposition sur le pré, qui permet de leur donner la blancheur voulue, en leur conservant une très-grande solidité. Le travail intérieur se fait au moyen de nombreuses cuves, machines à laver, savonneuses, séchoirs à
air chaud, etc. Soixante à quatre-vingts ouvriers, tous logés et nourris dans l’établissement, y sont constamment occupés. La quantité de toiles blanchies est de 18 à 20,000, ce qui fait près de 2 millions de mètres.
Pressoir, caves, qui contiennent plus de soixante grandes futailles, à la laiterie, à la fromagerie, aux jardins potagers, etc.
Un téléphone, destiné à mettre les magasins de MM. Laniel, situés à Vimoutiers, en communication avec la blanchisserie, venait d’être installé par M. Levée, fondeur
mécanicien en cette ville.

Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790.
II. 13 août 1583. Ordonnance de Pierre Le Jumel, écuyer, sieur de Lisores, conseiller du Roi en son Conseil privé et président en sa Cour de Parlement de Rouen, et Jean Vauquelin, écuyer, sieur de La Fresnaye-au-Sauvage, lieutenant général du bailli de Caen, commissaires députés par le Roi pour la réformation de l’Uté de Caen.

Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l’Europe.
MARESCOT.
La famille de Marescot tire son origine des Mariscotti ou Marescotti d’Italie, ainsi que le
prouvent 1° les lettres de confirmation de noblesse accordées à Pierre de Marescot, seigneur de Lizores, au mois de février 1697, enregistrées le 5 juin suivant au parlement de Rouen; 2º l’enregistrement de ses armes par Charles d’Hozier, juge d’armes de France, du 11 mars 1697, lequel témoigne de l’identité de ces armoiries avec celles des Marescotti de Bologne; 3° un extrait 1 du registre du conseil d’État, du 13 août 1748, où il est formellement expliqué que les lettres accordées à Pierre de Marescot en 1697 n’étaient nullement des lettres d’anoblissement; mais bien des lettres de confirmation dans son ancienne noblesse, qui était publique, et où il est reconnu comme « justifié que la maison des Marescot de Boulogne (sic) reconnoît les branches de Paris et celles de Normandie pour être véritablement de leur famille et sorties de celle de Boulogne. »

BRANCHE DES MARESCOT DE NORMANDIE. III. Renault de Marescot, fils de Germain, et frère deGuillaume, forma la branche de Normadie. Il mourut avant le 9 août 1573, et laissa, entre autres enfants, Pierre,qui suit.
IV. Pierre de Marescot, premier du nom, épousa Gillettele Chevalier, héritière de la seigneurie de Lizores, au diocèse de Lisieux, en Normandie.
V. Jean de Marescot, fils du précédent, seigneur de Lisores, ne vivait plus le 16 avril 1654. Il avait épousé Anne Jamot, dont il eut Pierre, qui suit.
VI. Pierre II de Marescot, seigneur de Lizores, maréchal des logis de la reine mère Anne d’Autriche, épousa en 1651 Marie des Jardins (Marie des Jardins, femme de Pierre de Mares-
COT, écuier, seigneur et patron de Lizères [Lizores] : D’azur à trois fleur de lis de jardin d’argent sans tige deux en chef et une en pointe.) fille de noble Guillaume des Jardins, avocat au parlement et au conseil privé du roi, dont il eut 1° Nicolas, qui suit; 2° Jean-Baptiste de Marescot, seigneur du Plessis, qui épousa : 1º en 1702 N… de Gautier; 2º en 1704 Charlotte du Perrey, et n’eut qu’un fils, Jean-Baptiste-Maurice de Marescot, mort sans postérité.
VII. Nicolas de Marescot, premier du nom, avocat au parlement de Normandie, seigneur de Lizores, épousa en 1686 Madeleine de l’Argille, dont il eut : 1º Nicolas­ François, qui suit; 2º et 3º, deux filles sans alliance.
VIII. Nicolas II François de Marescot, seigneur de Lizores, épousa en 1746 Marie-Anne Jollivet, dame de Colomby-sur-Than et de Basly, dont il eut Nicolas-François, qui continua la descendance.
IX. Nicolas III François de Marescot, seigneur de Lizores et de Notre-Dame de l’Hôtellerie-Saint-Farou, procureur général à la chambre des comptes et cour des aides, conseiller honoraire au parlement de Normandie, épousa en 1774 Esther-Charlotte de Nollent, fille de François-Philippe de Nollent, seigneur de Juvigny, Fontenay, etc., et
de Charlotte-Elisabeth du Quesnel d’Allègre, dont il eut :
1° Hyacinthe-Madeleine-Gabrielle de Marescot, mariée à Jean-Baptiste-René Ricœur de Bâmont, dont est issue Laure-Ernestine Ricœur de Bâmont, mariée à Jean-Victor Ricœur de Bâmont, son cousin germain. De ce mariage, elle eut, entre autres enfants: 4° Marie-Alix-Jeanne Ricœur de Bâmont, qui a épousé Eugène-Marie d’Andigné de Beauregard, branche des d’Andigné de la Châsse; 2º Louis­ Stanislas-Xavier-Jean, qui suit.
X. Louis-Stanislas-Xavier-Jean, marquis de Marescot, décédé le 12 mars 1840, avait épousé en 1806 Marie-Henriette-Augustine de Bonvoust.

Nobiliaire De Normandie.
JUMEL De LISORES: Famille de Normandie, maintenue dans fa noblesse le 8 Septembre 1668. dont les armes sont : de gueules, à l’aigle éployée de deux têtes d’argent, au chef de sinople, chargé de trois molettes d’argent, selon Louis Chevillard. Pierre le Jumel, écuyer, sieur de Lisores & du Pont-l’Evêque, étoit président au Parlement de Rouen en 1571.
Nicolas le Jumel, écuyer sieur de Lisores, étoit procureur général au même Parlement en1597. & avoit épousé Elisabeth de Vassy, veuve d’Antoine le Gris, baron d’Eschauffou. Voyez l’Histoire d’Harcourt, par la Ro¬que. Déceds du sr de Lisores, procureur général du Roy au Parlement, en 1613, âgé de 50 ans, auquel succéda le sr de la Bertinière, lors procureur des Estats de Normandie.

JUMEL (LE). Election de Pont-l’Evêque. Cette ancienne famille a été maintenue dans sa noblesse le 28 novembre 1588 et le 8 septembre 1666. – Pierre LE JUMEL, seigneur de Lisores et de Pont- l’Évêque, a été Conseiller au grand conseil le 14 juin 1563, grand rapporteur en la grande chancellerie, le 21 octobre 1568, ensuite Président à mortier au parlement de Rouen en 1571;
Nicolas, son fils, était procureur général au même parlement en 1597. Jean LE JUMEL, Baron de Lisores, vivait en 1678. –
Enfin un membre de cette maison a comparu à l’assemblée de la noblesse du bailliage de Pont- l’Évêque en 1789.
Antoine Le Jumel, marié à Thérèse-Joséphine De Noireterre, eut pour fils : Antoine-Valentin Le Jumel De Noireterre, Officier d’ordonnance de S. M. l’Empereur, marié le 12 juillet 1863, à mademoiselle Suzanne-Antoinette- Laure Du Prat De Terson De Paleville. LL. MM. l’Empereur et l’Impératrice ont daigné signer son contrat de mariage.

N.B: Le nouveau pavage de L’église Saint-Michel de Pont-l’Évêque (nef, les bas-côtés de la chapelle de la Vierge, et le choeur.) posé en 1868, recouvre les tombeaux de plusieurs membres des familles Le Jumel de Lisores.

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR : « analyses et transcriptions … »

– 1035 – Vasouy, Lisores. Robert le magnifique restaure le monastère de Montivilliers, jadis concédé à St Philibert par le duc Warato (maire du Palais après Ebroïn vers 680 ou 683-686 environ) restaure les biens enlevés et confirme les donations faites par lui ou son père.
« … inprimis eamdem…. Hee igitur sunt aliae eclesia (…) ecclesia de Washuic (…) medietatem villae quae vocatur Luxorial…. = FAUROUX M. 1961, n°90 p. 234.

Autre version falsifiée de la charte précédente. Interpolations entre parenthèses:… La Haye du Theil, la moitié de domaine de Lisores, les terres d’Ansgot (le Mesnil Galchiae de Conteville, l’église de Vasouy et l’église d’Equemauville)….
« … La haya de Teilled medietatem terrae de Luisourez cum medietate ecclsiae necnon et molendini sylvaeque et prata, terras cujusdam Ansgoti (le Maisnil Galchiae de Comitevilla et ecclesiam de Guasvic et ecclesiam de Stabelvilla…
= FAUROUX M. 1961, 90 bis, p.237

FIEF D’ÉQUEMAUVILLE.
D. 17. – 7 pièces.
– 1605, 3 juillet. Copie d’un aveu rendu à Pierre Le Jumel, chevalier, seigneur de Lisores, Equemauville, Barneville et Pennedepie, président en la cour du parlement de Rouen, par Martin Nivelet pour quatre pièces de terre situées sur la paroisse d’Equemanville.
– 1623 – Barneville-la-Bertrand. Transport par Hiéronime Le Jumel, écuyer, seigneur des terres et seigneuries de Lisores et Equemauville, à Etienne Le Lou, sieur de La Garde, bourgeois de Honfleur, de rente en quoi Jacques de Varin, écuyer, sieur de Saint-Quentin, s’était obligé en 1616 vers feu Madeleine Eude, veuve de Pierre Le Jumel, président au Parlement de Normandie, seigneur de Lisores, Equemauville, Barneville-la-Bertrand et Pennedepie. = AD. Calvados. Série H. Suppl. Hôpital de Honfleur 1830.- H. 112

Relevé détaillé des insinuations
– De d’Hozier
– Maurice de Gontier (ou Gautier) écuyer, seigneur de Lisores : de gueules à la croix ancrée d’argent liée et frettée de sinople (20 – 403)
– Pierre de Marescot seigneur et patron de la paroisse de Lisores : fascé de gueules et d’argent de six pièces, à un léopard …d’or lampassé et armé de gueules brochant sur le tout (26 – 418)

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE LIVAROT – 14.
LISORES (Calvados). – Vicomté du Buisson-Hellouin, 606.
Election de Lisieux, sergenterie d’Orbec 186 feux
Les Templiers de Bourgoult (La Commanderie est située près des Andelys, sur la Paroisse d’Harquency) possédaient des biens fonciers et des rentes au Buisson-Hellouin, dans la paroisse de Lisores,

Archives NEDELEC Bibliographies.
7.43.- 6 Léger Fernand. A la ferme-musée de Lisores
7.58. -Le Jumel Pierre Sr de Lisores au XVIè s. 1953
12.64. -Vaumesle d’Enneval Jean-François-Le dernier seigneur de Lisores 2 f. 1970

FOND CAILLIAU – Sous-série 3 F – Index
LEROUX famille à Lisores 82

FONDS CAILLIAU 3F1 – 3F201.
3F 82 1648 – Lisores ; vente d’une pièce de terre.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

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