SAINT PAIR DU MONT


Note sur SAINT PAIR DU MONT:

Fief de Fumichon, (le sixième de)

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

L’église de St-Pair, située à 1 kilomètre environ de l’ancienne route royale de Paris à Cherbourg, est bâtie à l’extrémité d’un plateau très-élevé qui domine une immense étendue de pays.
La construction de l’église de St-Pair remonte au XIIIe siècle. Le choeur, plus élevé que la nef, était éclairé de chaque côté par des fenêtres en lancettes dont une seule a conservé sa forme primitive. Il se termine, à l’orient, par un chevet droit, percé de trois lancettes ; la Fabrique de St-Pair a fait rouvrir ces fenêtres, qui étaient bouchées. La nef, dont les murs ont été repercés aux XVI, et XVIIe siècles, n’offre aujourd’hui aucun intérêt.

Le clocher, en charpente, qui surmonte le portail, renferme une cloche provenant de l’ancienne église de St-Laurent-du-Mont, démolie pendant la Révolution; elle porte la date de 1780 et avait pour parrain haut et puissant seigneur Henri-Thomas-Robert d’Angerville, seigneur et patron de St-Louet-sur-Loson, du Mesnil-Leury, Hubertan-le-Vieux, Hubertan-le-Jeune, Colleville, Chanteloup-sur-Fellgère et autres lieux; et pour marraine « haute et puissante demoiselle Marie-Françoise-Julie de Francqueville, baronne de Morainville, dame et patronne du Mesnil-sur-Blangy, Livet et la Couyère, dame et patronne honoraire de Beuvilliers.
Parmi les oeuvres d’art que possédait l’église St-Laurent, on remarquait une magnifique exposition dans le style Louis XIV, dont la forme gracieuse et la riche ornementation faisaient l’admiration de tous les connaisseurs. Cette oeuvre, reléguée pendant long temps dans un coin obscur de la sacristie de St-Pair, a été habilement restaurée par M. Léonard et placée dernièrement dans le choeur.
L’autel a été composé et exécuté par M. Léonard. Sur la face principale est représenté le Christ au tombeau.
M. Le Vardois a décrit, dans le Bulletin monumental, le vitrail qui occupait une fenêtre du choeur et qui a disparu, par suite de travaux faits il y a quelques années (V. la page suivante).
Cette verrière avait une date; elle était, en outre, remarquable par le semé d’hermines et de fers à-cheval d’or, pièces principales des armoiries de la famille de Ferrières.
Un témoignage irrécusable se trouvait dans l’inscription du nom de cette famille, tracé en lettres gothiques au bas de la verrière. Au centre de la vitre, on avait peint des corniches et frontons dont quelques restes seulement subsistent. Ces ornements servaient d’encadrement à un tableau. Le tout était entouré d’une bordure hardiment exécutée. Les sujets ressortent en gris sur fond jaune d’or. De la bouche de l’ange placé au sommet descend, de chaque côté, une guirlande de fleurs et de fruits accostés par des oiseaux dont la queue se termine par des fleurons recourbés; elle forme ainsi
le plus élégant cordon d’arabesques que l’on puisse imaginer.
La réouverture des trois fenêtres à lancettes du chevet est une heureuse compensation des pertes éprouvées, pour l’archéologie, par la destruction de ce vitrail.
L’église de St-Pair est sous l’invocation de saint Paterne.
Le seigneur nommait à la cure; le curé percevait les dîmes.
Cette paroisse faisait partie de l’exemption de Cambremer, et conséquemment du diocèse de Bayeux.

Tènement de Saint-Pair-du-Mont, relevant pour un sixième du fief de la baronnie de Cambremer.

Saint-Pair-du-Mont, canton de Mézidon.
Par. de Saint- Paterne,
patr. le seigneur.
Dioc. de Bayeux, exemption de Cambremer.
Génér. de Rouen,
élect. de Pont-1’évêque,
sergent. de Cambremer.

Lieux-dits de SAINT PAIR DU MONT:
Auvraies (Les), Braguette (LA), Corblins (Les), Fortins (Les), Grande-Ferme (La),

SAINT-PAIR-DU-MONT. – Le lieu-dit « La Butte du Haut-Parc» semble par sa dénomination indiquer des restes de fortifications antiques
(11). « Les Fortins» (Cad., A, 7-23).
(11) Carte E M., Caen, S.-E.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *