SAINT EUGENE

Note sur SAINT EUGENE.

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La commune de Saint-Eugène  est rattachée à celle de FORMENTIN par Décret du 12 novembre 1868.

Saint-Eugène (Calvados ; jusqu’en 1868)
Histoire administrative : Saint-Eugène est réuni à la commune de Formentin par le décret du 12 novembre 1868.
TA Formentin (Calvados)

Lieux-dits de SAINT EUGENE:
Château-Gaillard (LE), Maison – Cour-Marion (LA), h. – Forge-Boutron (LA), h. – Friche-aux-Héroult (Le), h. – Haie-de-Buis (LA), h. – Lieu-Petit (Le), h. – Tourailles (LES), h. – Tremblaye (LA), h. – Val-Ribout (LE), h. –

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie.

Jacques Henry, L’église de Saint-Eugène – commune de Formentin, Calvados.

2 – Pièces Justificatives.

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT.
St.-Eugène, ecclesia Sancti Eugenii.
L’église de St.-Eugène est supprimée et réunie à Formentin.
Le choeur est flanqué, du côté du nord, par trois contreforts qui paraissent du XIIIe. siècle. L’église remonterait donc à cette époque, pour quelques-unes de ses parties; mais ici comme ailleurs on a modifié, à diverses reprises, l’édifice primitif par des reconstructions. Ainsi, dans la nef, on voit encore, au nord, une petite lancette qui peut remonter au XIIIe. siècle, et une lancette pareille en regard du côté du sud; puis viennent trois fenêtres ogivales surbaissées dans le style du XVI. ou plutôt encore du XVII. siècle. La façade occidentale paraît du XVIIe. siècle, quoiqu’elle soit garnie de contreforts. Un porche existe sur la barrière du cimetière et l’on voit un if dans cette enceinte.
Le maître-autel est du XVIII. siècle. Le choeur est séparé de la nef par un arc accompagné de deux autels du XVIIe. siècle, dont les retables sont découpés à jour (Notes de M. Bouet).
L’église est sous l’invocation du saint dont elle a pris le nom. Le seigneur du Fournet nommait à la cure au XIVe. siècle ; au XVIIIe., le chapitre de Lisieux était en possession de ce privilège. On comptait 132 habitants à St.-Eugène dans la première moitié du siècle dernier. M. de Mottevilleen était alors seigneur.

Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien Diocèse de Lisieux – PIEL L.F.D.

335. -Le 22 avril 1680, Pierre Mioque, fils de Pierre et de Marguerite Paris, de la parr. Ste Eugénie (St-Eugène), reçoit la tonsure et les ordres mineurs.

154. – Le 31 août 1694, Me Jean Béquet, pbrë, curé de la parr. de Ste Eugénie (1), bachelier en théologie, cy-devant promoteur de l’évêché de Lx. ayant fondé en son église, le 26 nov. 1687, une confrérie du St-Sacrement, donne au trésor de lad. église la somme de treize livres de rente pour faire célébrer une messe le troisième dimanche de chaque mois et le jeudi du St-Sacrement. Cette rente est hypothéquée sur une terre nommée la « Cousture Bequet » sise en la parr, de St-Désir de Lx.
Le 15 juin 1692, led. sr Bequet avait « fondé quatre sermons pour inspirer la révérence du St-Sacrement, » et un salut solennel tous les soirs de l’octave du Très-Saint Sacrement.
(1) Aujourd’hui St- Eugène, réuni à Formentin.

400. – Le 29 décembre 1696, Jacques Seney, fils de Jean, et d’Anne Vimont, de la parr. de St-Germain de Lx, reçoit la tonsure et les ordres mineurs.

203. – Le 20 sept. 1698 , Me Jacques Seney , acolyte de St-Germain de Lx, reçoit le sous-diaconat. Le 19 sept. 1699, il est ordonné diacre.

65. – Le 24 sept. 1701, Me Jacques Seney, sous-diacre de St-Germain de Lx, est ordonné diacre.

340. – Le 4 oct. 1704, la nomination à la cure de Ste Eugénie (St-Eugène) appartenant au chanoine de semaine en la Cathédrale, Me Jacques de Setz, pbrë, chanoine de semaine lors de la mort de Me Jean Becquet, pbrë, dernier titulaire, décédé la dernière semaine de septembre, nomme a cette cure la personne de Me Jacques Seney, pbrë de Lx.
Le 11 oct. 1704, le seigr évêque donne aud. sr Seney la collation dud. bénéfice.

356. – Le 15 oct. 1704, M6 Jacques Seney, pbfë, pourvu de la cure de « Ste Eugène », prend possession dud. bénéfice, en présence de Me Pierre Yve, pbfë, desservant lad. parr. « de Ste Eugénie » (sic), et autres témoins.

330. – Le 2 avril 1706, Robert Miocque, fils de Pierre et de Marguerie Rebout, de la parr. de Ste Eugénie (St-Eugène), reçoit la tonsure et les ordres mineurs.

559. – Le 11 août 1707,, Jacques Miocque, fils de Pierre, de la parr, de Ste Eugénie, constitue 150 livres de rente en faveur de son fils, Me Robert Miocque, «écolier, ayant fait son cours de philosophie au collège de Lx, » afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés.

547. – Le 24 sept. 1707, furent ordonnés sous-diacres :
Me Robert Miocque, acolyte de la parr, de Ste Eugénie (St-Eugène).

Curés. – J. Béquet – Jacques Seney.
Clercs.- P. Mioque – R. Mioque.
Patron. – Le chanoine de semaine en la Cathédrale. – J. de Setz.

487. – Le 7 avril 1708, Pierre Guillemin, fils de Pierre et de Catherine Lecomte, de la parr, de Ste Eugénie (St-Eugène), reçoit la tonsure et les ordres mineurs.

224. – Le 22 sept. 1708, Me Robert Miocque, sous-diacre de St-Eugène, est ordonné diacre par Mgr Jacques de Matignon, ancien évêque de Condom.

43. – Le 14 mars 1709, Me Pierre Guillemin, demeurant à Ste Eugénie (St-Eugène), constitue 150 livres de rente en faveur de son fils, Me Pierre Guillemin, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. – A ce contrat furent présents Henry de Coeùret, Escr, sr de Colombiers, demeurant en la parr, des Groselliers, et Jean-Auguste Guillemin, demeurant à Tourgéville, l’un des gardes de Monsgr le duc d’Orléans.

487. – Le 7 avril 1708, Pierre Guillemin, fils de Pierre et de Catherine Lecomte, de la parr, de Ste Eugénie (St-Eugène), reçoit la tonsure et les ordres mineurs.

458. – Le 27 mai 1713, vu l’attestation du sr Lebienvenu, curé de la Roque-Baignard, et du sr Seney, curé de Ste Eugène (sic), dispense de bans pour le mariage entre Robert Hain, fils de feu Guillaume et de Marguerite Bloche, de la par?, de Ste Eugène, d’une part, et damlle Catherine de Malfilastre, fille de Pierre et de damlle Françoise Lecavellier, de là parr, de la Roque-Baignard. – Ce mariage ne se fit qu’avec beaucoup de difficultés. Jacques de Malfilastre, frère de la future, et plusieurs autres avaient mis des oppositions qui furent jugées « frivolles » par la sentence de l’officialité.

315. – Le 19 fév. 1715, vu l’attestation du sr Seney, curé de St-Eugène, et du sr Guillemine, vicaire de Bonnebosq, dispense de bans pour le mariage entre Pierre Ollivier et Charlotte Lys.

Curé. – (J.) Seney.
Clercs. – P. Guillemin – R. Mioque.
Notables. – G. Hain – R. Hain.

194. – Le 26 août 1726, Marie Delafosse, veuve de François Bloche, demeurant à St-Eugène, constitue 150 livres de rente en faveur de son fils, Me François Bloche, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés.

1392. – Le 4 mai 1733, la nomination à la cure de « Ste Eugène » (St-Eugène), appartenant au chanoine de semaine en la Cathédrale, Mre Gallois Eudes, pbre, chanoine prébende des Loges, se trouvant chanoine de semaine, nomme à lad. cure, vacante par la mort de M6 Jacques Seney, dernier titulaire, la personne de Me Jacques Duval, pbrë de ce diocèse, gradué en l’Université de Caen.
Le même jour, le seigr évêque donne aud. sr Duval la collation dud. bénéfice.
Le 1 er juin 1733, le sr Duval prend possession de la cure de Ste-Eugène, en présence de Me Jean-Jacques Lechevalier, pbrë, curé d’Auvillers et doyen de Beuvron ; Me Jean-Baptiste Lesueur, pbre, desservant la parr.
de Ste Eugène, et autres témoins.

60. – Le 21 août 1741, dispense de bans pour le mariage entre Jean-Jacques Le Boursier, Me chirurgien royal juré à St-Turpin, bourgeois de Falaise, demeurant à St-Pierre-sur-Dives, d’une part, et dlle Marie-Aulne de Clinchamps, fille de feu Mesre Jean-Baptiste de Clinchamps, Escr, et de damlle Hyacinthe de Bouquetot, de la parr, de Ste Eugène.

Curés. – Jq Seney – Jq Duval.
Prêtre desservant. – J.-B. Lesueur.
Clerc. – F. Bloche.
Patron. – Le chanoine de semaine. – G. Eudes.
Seigneurs. – J.-J. Le Boursier.

124. – Le 12 août 1761, la nomination à la cure de St-Eugène appartenant au chanoine de semaine en la Cathédrale, Mre François d’Hercourt, pbfë, chanoine prébende de Lieurey, 2e portion, se trouvant chanoine de semaine, nomme à lad. cure, vacante par la mort de Me Jacques Duval, dernier titulaire, décédé le 10 du présent mois, la personne de Me Jacques-Augustin-Nicolas Le Danois, pbrë de ce diocèse.
Le même jour, M. de Cheylus donne aud. sr Le Danois la collation dud. bénéfice.
Le 13 août 1761, le sr Le Danois (1) prend possession de la cure de Ste-Eugène (2 et 2a), en présence de Jean Mioque, trésorier de lad. église, et autres témoins.
(1) En 1791, M. Le Danois venait de mourir n’était pas remplacé quand on demanda le serment constitutionnel. M. Jacques-Michel Asse qui desservait alors la paroisse, refusa de le prêter. Il fui destitué et partit pour l’exil, comme nous l’indiqueront plus loin..(Archives du Calvados).
(2) Au commencement de la Révolution, le curé de St-Eugène mourut et ne fut pas remplacé.
Mr Asse fut désigné pour desservir provisoirement la paroisse. On lui demanda de prêter le serment à la Constitution civile ; il refusa de le prêter sans restriction et fut destitué. En 1792 il partit pour l’exil et se dirigea sur Londres. Il mourut à Winchester le 17 décembre 1793, à l’âge de 38 ans. (Archives du Calvados. – Nécrologe anglais de la Biblioth. du Chapitre de Lx.)
(2a) L’acte île nomination porte St-Eugène et le procès verbal de prise de possession écrit « Ste-Eugène », suivant l’ancien usage. Dans le principe on disait « Ste Eugénie. ».

Curés. – Jq Duval – J.-A.-N. Ledanois. Patron. – Le chanoine de semaine en la Cathédrale. – F. d’Hercourt.
Notables. – G. Coypel – Jn. Mioque.

Nobles ou Vivant Noblement à Pont-L’evesque – Par Henry LE COURT.
Robert Le Court, Esc, Sr des Tourailles, paroisse de St-Eugène, épousa Anne Le Barbier.

Le Régime De La Liberté Des Cultes Dans Le Département Du Calvados Pendant La Première Séparation
(1795-1802) – Raoul Patry.

On ne compte plus dans le Calvados les infractions aux lois sur les cultes : dans le cimetière de Saint-Eugène, canton de Bonnebosq, un placard, fixé à la croix qui vient d’être replantée, est une véritable invitation à l’assassinat du premier Consul : « Arbre sacré qu’un sinistre pouvoir avait lâchement abattu, relève-toi et sur les ruines odieuses de la république, sois l’effroi de l’artisan actuel de la misère publique.
A Saint-Eugène, le maire et les adjoints invitent les habitants à contribuer au paiement et au logement du prêtre réfractaire, qu’ils ont appelé pour exercer les cérémonies religieuses et qui n’a pas fait la promesse.

3 – Archives ShL.

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