SAINT GERMAIN de MONTGOMMERY



Notes sur SAINT GERMAIN de MONTGOMMERY – 14

Total des fichiers SGERMDMY.SPR, SGERMYCH.SPR et SGERMYPL. SPR

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.
4 – Manoir des Champeaux ou des Tourelles.
5 – Manoir de La Plesse.

Population de St Germain de Montgommery. 432 en 1834 et 295 en 1869 Annuaires… pour 1834 et pour 1869

1 – Bibliographie:

BOULARD 1948
BARD (Jean Boulard dit Jean), Fresque historique. Illustrations de Gaëtan Douis, ALENCON, Imprimerie alençonnaise, 1948, In 4°, p. 47
+ IND.:
(Les GAUTIERS):
 » Commandés par Vaumartel, ils se dirigèrent vers Falaise que le duc de MONTPENSIER, partisan de HENRI IV assiégeait. Des seigneurs de la région de VIMOUTIERS comme Jean et Romain Billard des Champeaux, Pierre LE FRANCOIS de la PLESSE, de Saint-GERMAIN-de-MONTGOMMERY, Jacques Collet sieur des Hommes, étaient avec Montpensier. Par contre beaucoup de paysans étaient enrôlés dans les rangs de Cossé-Brissac. Les Gautiers furent écrasés en plusieurs rencontres par Montpensier et prirent la fuite. Poursuivis, ils furent rejoints sur les bruyères de Crouttes où Montpensier:
 » en occizant tout et autant qu’il en trouva sous sa main  »

BUNEL Clovis, Recueil des actes des comtes de Ponthieu, n° XXVII, p. 45, l. 29

CARABIE Robert, La propriété foncière dans le très ancien droit normand (XIe – XIIIe siècle). I.- La Propriété domaniale, Caen, Bigot, 1943. In-8°, (30)-347-LXXVII p., tableaux (Bibliothèque d’Histoire du Droit Normand – Deuxième série: Etudes, Tome V)

CARLES André et LEVEQUE Claude, « Promenade de Printemps de l’Association du Pays d’Auge et Assemblée Générale – Dimanche 10 Juin », PAR, 40 – N° 8, Août 1990, pp. 18-28

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, Paris – Caen, Derache – Hardel, t. V, 1867, pp.
CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition Floch, tome III, page 649.

COTTIN Michel : le manoir de La Plesse à Saint Germain de Montgommery. Bulletin du foyer rural du Billot, N° 92 décembre 2005.

DETERVILLE Phillipe :
Saint-Germain-de-Montgommery, Manoir de la Plesse, PGMPA, pp. 162-163
sculptures, masques, Vierge Marie sous une accolade trilobée, palmettes, plume de paon, double culots, encorbellement, rageur

Saint-Germain-de-Montgommery
Le Manoir des Tourelles, PGMPA, pp. 160-161; colombier, tourelles d’entrée

DUVAL Louis, Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790. Orne. Archives ecclésiastiques. Série H. ; Tome I, 1891 (N° 1-1920).- id° (Nos 1921-3351, t. II, 1894; id°…(N° 3352-4738) Tome troisième, id°… (N° 4739-5582. Tome quatrième. Prieurés et couvents de femmes – Ordres religieux et militaires – Etablissements hospitaliers – Compléments, ALENCON, Herpin, 1903, XXXV – 343 p.

Editions FLOHIC : Le Patrimoine des communes du Calvados page 1121,

FLOQUET 1840-1842
FLOQUET Amable, Histoire du Parlement de Normandie, Rouen, Ed. Frère, 1840-1842, 7 vol. In-8°
I, p. 239:
« Gauthiers, Gaultiers ou Gautiers.
« On appelait gaulltiers ou gautiers, ceux qui habitaient les bois du vieux mot français: gault ou gaut, bois, forêt, même mot que l’allemand wald; d’où tant de noms de lieux surnommés en gault, tels que Saint-Cyr-en-Gault, Marcilly-en-Gault – En outre, Favin nous apprend qu’on appelait gautiers les gens de factions ou brigues, les brigands qui faisaient leur retraite dans les bois, et de là ravageaient les campagnes. »
55e note sur le Prologue de Gargantua, de Rabelais, p. 33 du tome I, des Oeuvres de Rabelais, édit. Variorum (1823), publiées par Dalibon.
Voyez aussi le Glossaire de Du Cange, V° GUALDUS. »

FOURNIER Dominique : Notes de toponymie normande. Autour du Vaucery. Bulletin du Foyer rural du Billot n°99 , septembre 2007. page 55.

Laurence Fligny, Mobilier picard. Musée départemental de l’Oise. Beauvais. 1991. 23 octobre 1991-13 janvier 1992, s.l.s.d. (Paris, Imp. les Presses Artistiques, 1991), 210 x 210, 119 p., ill. couv. ill.
dessins panneaux plissées, stalles avec représentations métiers: peaussier, forgeron, orfèvre arbalétrier, tailleur d’images.figuration maison à pans de bois, porte intérieure à montants moulurés et traverses chanfreinées

Jean de GOURMONT, « Notre excursion de printemps », PA, 14, N° 6, Juin 1984, pp. 25-27

LAJOYE Patrice : notes archéologiques d’Arthème PANNIER, BSHL n°48, mai 2001-

MANEUVRIER Christophe : La chapelle Saint Mathieu à Saint Germain de Montgommery. Bulletin du Foyer rural du Billot, n° 35, page 32.

PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 2e carton.

PAUMIER Henri : Moulins à vent en Normandie, les méconnus du Calvados. Bulletin du Foyer rural du Billot, n° 88, décembre 2004

Gustave SAIGE, Cartulaire de la seigneurie de Fontenay-le-Marmion provenant des archives des Matignon publié par ordre de S.A. le Prince de Monaco, Monaco, Imprimerie de Monaco, 1885, in-4°, XXXIX-230 p.; pp. 165 sq.

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

St-Germain-de-Montgommery, Sanctus Germarus de Monte Gommerici.
L’église de St-Germain-de-Moatgommery occupe, d’une manière pittoresque, le point culminant d’une colline qui domine Vimoutiers et la vallée arrosée par la Vie. Son clocher très-élancé, placé à l’extrémité orientale de la nef, s’aperçoit de très-loin. Il est construit en charpente et recouvert en essente.
L’édifice date du XVIe siècle, dans son ensemble. Toutes les fenêtres ont été refaites, à l’exception d’une seule placée au nord, laquelle est trilobée. Le portail est précédé d’un joli porche qui provient de l’église de Vimoutiers.
La porte, à plein-cintre, a été reconstruite en 1786, ainsi que l’indique une inscription.
On remarque à l’intérieur, derrière le maître-autel, un ancien groupe de Notre-Dame-de-Pitié, lequel forme l’étable.
Un joli tableau décore le dossier de la chaire (Notes de M. Pannier..
St-Germain-de-Montgommery était placé, au XIVe et au XVIe siècle, sous le patronage de l’abbesse d’Almenesche.
Au XVIIIe, le patronage appartenait à l’abbesse d’Argentan. Sous le rapport administratif, St-Germain dépendait de l’élection d’Argentan et comptait 77 feux.

Enceinte du château.
— St-Germain-de-Montgommery renferme une enceinte fortifiée des plus remarquables. Cette ancienne forteresse occupe le sommet d’une colline composée d’un banc de marne : l’enceinte, d’une forme ovale irrégulière d’environ 80 mètres de diamètre, est formée d’un large fossé et d’un bourrelet de marne rapportée, sans aucune trace de maçonnerie : ce rempart, fort dégradé aujourd’hui, dominait le fossé d’une hauteur d’environ 20 mètres. L’intérieur du rempart présente, aujourd’hui, un champ labouré, en contre-bas d’au moins 20 pieds de l’enceinte qui l’environne ; on n’y voit aucun vestige de maçonnerie, de briques ou de débris d’aucun genre; le sol est composé d’un terreau sans mélange, dont la profondeur est inconnue et dont le voisinage n’offre point d’analogue. La seule trace d’habitation dont la tradition ait conservé mémoire est un ancien puits, comblé il y a une soixantaine d’années, par suite de plusieurs accidents qui y avaient eu lieu ; dans la paroi de ce puits, d’une extrême profondeur, s’ouvrait une galerie souterraine, d’une étendue inconnue, où la croyance populaire plaçait d’immenses trésors : c’est dans ce souterrain que des explorateurs vides et imprudents trouvèrent,
dit-on, la mort : événement qui détermina le propriétaire à le faire combler. Une autre tradition rapporte qu’on pouvait jadis se rendre, par ce souterrain, jusque dans les ruines du vieux château situé à Ste-Foy-de-Montgommerv : cette assertion paraît dénuée de vraisemblance, la galerie souterraine ne pouvant s’étendre jusque-là sans traverser des terrains de la nature la moins solide.
Il est difficile de douter que cette vieille forteresse n’ait été, originairement, le centre de la baronnie de Montgommery et le berceau de la famille de ce nom ; mais son abandon doit remonter à une époque fort reculée, car, historiquement parlant, le château de Montgommery était certainement situé
à Ste-Foy et dans les derniers siècles la forteresse de St-Germain ne faisait même point partie de la terre de Montgommery : peut-être en avait-elle été distraite dans le partage qui eut lieu entre les fils de Guillaume, comte de Ponthieu, dans la seconde moitié du XIIe siècle. Quoi qu’il en soit, ces retranchements durent être occupés par des Normands, au moins dès le X° siècle : c’est sans doute à cette forteresse que Montgommery doit son nom, désignant un lieu élevé, par conséquent s’appliquant à Ste-Foy. Notons, sans y attacher trop d’importance, l’analogie de ce nom avec
celui de Gorm-Him-Rige, sous lequel les Scandinaves désignaient parfois Guthrum, un de leurs plus célèbres rois de mer, qui ravagea l’Angleterre dans la seconde moitié du IXe siècle et probablement fit aussi du sol neustrien le but de quelques, incursions. St-Germain-de-Montgommery était certainement, au commencement du règne de Guillaume-le-Conquérant, une des plus fortes places du duché de Normandie. On croit que ce fut en en faisant le siège qu’Alain, comte de Bretagne et régent de Normandie pendant la minorité de Guillaume, fut empoisonné et mourut à Vimoutiers vers l’an 1040. Quelques années après, Henri 1er, roi de France, fit en personne le siège de Montgommery : c’était en 1054; après une résistance acharnée que dirigeait Gilbert, frère du seigneur du lieu, la place fut prise et réduite en cendres, ainsi que le bourg et l’église qui en dépendaient. Peut-être est-ce de cette époque que date l’abandon de cette vieille enceinte. Mais les traditions ont conservé longtemps le souvenir des combats acharnés dont le voisinage
a été le théâtre : il n’est presque aucune des communes voisines dont quelque localité n’ait porté le nom de lieu de la bataille.
De nombreux fiefs nobles étaient groupés autour de Montgommery, sans doute par suite de la tendance des grands barons féodaux à s’entourer de ceux de leurs vassaux dont l’appui leur était le plus nécessaire. Signalons d abord le fief de St-Germain-de-Montgommery, quart de fief de chevalier mouvant du comté d’Alençon, et qui, de même que celui de Ste-Foy auquel il était joint, a appartenu pendant des siècles à la famille Bonnet de Montgommery.
Le fief de la Plesse mérite une attention toute particulière, comme ayant conservé intact un vieux manoir en bois d’un style intéressant. Le corps de logis a été allongé et modifié dans le cours du XVIe siècle, mais la plus grande partie offre encore le cachet du genre élégant employé au XVe siècle. Les moulures profondément évidées, les nombreux écussons qui le décorent, l’heureuse combinaison des pièces de charpente en font un curieux modèle de ce singulier système d’architecture. A l’intérieur, une salle lambrissée en chêne et encore décorée d’un portrait du roi Louis XIV, donne une idée de ce qu’était il y a deux siècles l’intérieur du manoir; aujourd’hui, il sert de logement aux fermiers. Les écussons qui décorent extérieurement la plupart des pièces de charpente sont, en partie, devenus frustes et indéchiffrables : ceux qu’on peut encore reconnaître n’offrent le blason d’aucune des familles que nous retrouvons dans le voisinage ; l’un d’eux, chargé d’un chevron, se trouve plusieurs fois reproduit. Il a existé près de Couches une famille de La Plesse qui portait pour armes : d’argent au chevron de gueules accompagné de trois roses de même; serait ce elle qui aurait élevé celte ancienne construction ? Dans ce cas , elle ne l’aurait pas conservée longtemps : vers 1520, Jean Le François, seigneur de St-Michel-de-Livet et d’Avenel, était aussi seigneur de la
Plesse, qui resta près de deux siècles entre les mains de ses descendants: en 1666, Nicolas Le François, sieur de la Plesse, fit preuve d’ancienne noblesse à St-Germain-de-Montgommery. Cette terre, possédée depuis par la famille de Caqueray, a passé par alliance à celle de Porlier de Rubelles, et est encore aujourd’hui la propriété de M. le comte de Rubelles.
Le fief voisin de la Tour, d’abord possédé par une famille de ce nom, est entré au XVIe siècle dans la famille
Le François. Guillaume Le François, sieur du Longprey, était seigneur de la Tour, en usufruit ; il fut père de Jacques Le-François, sieur de la Tour, qui épousa en 1592 Rose Hérault, fille de Guillaume Héroult, sieur de la Rivière, à St-Martin-de-Fresnay, et de Françoise de Neufville, et veuve de son cousin germain, Pierre Le François, sieur de Fizemont. Jacques fut père de Marthe Le François, dame de La Tour, mariée à François Bonnet, sieur de La Chesnaye, fief situé à St-Désir de Lisieux, duquel est issu la famille Bonnet de La Tour. L’ancien manoir de ce nom a fait place à une maison en brique récemment construite.
Une autre branche de la famille Le François, issue comme la précédente des seigneurs de Livet et de la Plesse, résidait
en la même paroisse : elle s’est éteinte dans Catherine Le François, mariée vers 1660, à Étienne de Mannoury, sieur de La Cressonnière, duquel sont issus les Mannoury de St-Germain, à Putot-en-Auge.
Le fief des Champeaux, dont le manoir est situé au fond d’un vallon solitaire, a appartenu à la famille d’Échallou, anoblie au XVIe siècle : cette famille a longtemps géré les terres du comté de Montgommery, comme investie de la confiance des Montgommery-Lorge : elle professait comme ceux-ci le culte calviniste, de même que beaucoup de familles nobles et bourgeoises des environs.
Enfin, la Recherche de la noblesse de 1666 mentionne Jean des Hayes, sieur du Bois-Hue, et Jean Billard, sieur des Vaux, comme demeurant à St-Germain-de-Montgommery

ST-GERMAIN-DE-MONTGOMMERY. – En plus d’une enceinte, signalée par le D. A. G., il existerait, à l’Ouest de l’église, une motte féodale (4). (Cad. A, 261-262).
(4) Caumont, Cours, V, p. 107-108 et 115 ; Stat, monu., V, p. 650-652, – C.A.F., 1870, P. 103. – Inv. S.P.F p. 283.

2 – Pièces Justificatives :

s.d. (c. 1050) – Saint-Germain-de-Montgommery
Extrait de la charte de Roger de Montgommery contenant donation à l’abbaye de Troarn de l’église de Saint-Hilaire de Croci (Crocy) avec la terre qu’Osbert tenait à Saint-Germain et celle que tenait Raoul, dans le service de saint Hilaire.
= AD. 61 – H. 1972 –

???
N° 24. – 46. Charte par laquelle Jean, fils de Guillaume de Ponthieu, donne à Saint-André-en-Gouffern la dîme de tous les arbres à fruits et des vignes qu’il possède dans la paroisse de Montgommery. Cette charte est revêtue de son sceau. (Pl. 6, fig. 1re)
= LECHAUDE d’ANISY – in MSAN, VII, 1835, p. 411

1228 – Saint-Germain-de-Montgommery
Charte laquelle Roger de Montgommemery, dit seigneur de Montgommery, inféode à Richard… un bois situé entre la terre de Guilllaume Le François sur la rivière de Vie et sur la rivière de Monne jusqu’au pont de la Brévière. Ce bois ainsi concédé figure encore dans les biens de l’abbaye de Gouffern, et en 1606, Jacques Margeot, sieur de Saint-Ouen, rendent aveu pour « une pièce de terre en bois taillis nommé le bois Le François, contenant quatre acres et demy ou environ, jouxte d’un costé Gervais Du Roy et Pierre Bonnet, chacun en partie, d’autre costé Jehan Cousin, Jacques et Marc Le Noir, en partie d’un bout… et d’autre bout le chemin tendant aux Loges.. »

1364 – Montgommery
Robert Du Roy, de la paroisse de la Brévière, reconnaît en 1364, qu’il doit à l’abbaye de Falaise dix boisseaux de froment de rente, mesure de Vimoutiers, pour des héritages situés à Montgommery.
= LECHAUDE d’ANISY – in MSAN, VII, 1835, p. 348

1484, 12 février – La Chapelle-Haute-Grue
Es plé de Montgommery pour noble et puissante dame Jehanne de Harcourt comtesse de Tanquarville et de Mongommery vicomtesse de Meulan tenus par nous Pierre le François… noble homme maistre Geoffroi monnier escuier senechal dud. lieu le douz. jour de février l’an mil IIIIc quatre vingt et sept fut pnt. noble homme Jehan Bardoul escr sr du fief noble de Caudemonne tenu pour un fief entier de chevallier dont le che est assis en la paroisse de La Chapelle Haute Grue.
= A.D. Orne. A. Montgommery III.8

1599 – Saint-Germain-de-Montgommery
Titres justificatifs du droit qu’ont les décimateurs de Survie de percevoir la dîme pour les terres converties de labour en herbe – Sentence de Jacques Hérembert, écuyer, licencié-ès-lois, sieur de la Rivière, lieutenant du bailli d’Alençon en la vicomté d’Exmes et Argentan, sur un procès entre François Guyard, écuyer, curé de Saint-Germain-de-Montgommeri et noble homme Guillaume de Basan, sieur de Flamanville, propriétaire de l’herbage du Parc-Bonnet, dont ledit curé voulait avoir les dîmes.
= AD. 61 – H. 1756 –

1625 – Survie
Titres justificatifs du droit qu’ont les décimateurs de Survie de percevoir la dîme pour les terres converties de labour en herbe – Accord entre François Dellyer (de Lyée), chevalier, seigneur de Tonnencourt-¬le-Couldrey et Heurtevent, Saint-Jean-de-Livet et Saint-Martin-de-la-Lieue, et François Hardy, prêtre, curé de Tortisambert, doyen de Mesnil-Mauger, au sujet de trois pièces de terre ci-devant en labour et depuis converties en herbage
AD. 61 – H. 1756 –

1630, 23 mai – Lisieux
Damoiselle Marie Lefrançois, fille de Pierre Lefrançois écuyer, sieur de Saint-Martin ayant été reçue religieuse et professe en lad. abbaye aux dames par contrat du 7 septembre 1621 et que le sieur de Saint Martin pour lui et sa défunte femme et ses parents avait donné 300 livres pour les deniers d’entrée et 300 livres pour le festin de sa « rendue novice » et s’était de plus obligé la vie durant de lad. fille servir aud. couvent six vingt livres de rente sur tous ses biens, désirant se décharger de cette rente, il avait fait avec l’abbesse Dame Marie de Raveton la convention de se libérer en versant un capital de 1500 livres. Etaient présentes Dame Marie de Raveton, abbesse, Rachet Pennier, Barbe de Livet, doyennes, Marguerite Le Roi, maitresse des novices, Madeleine Maillot, Aliénor Faguet, sacristine, Catherine de la Carrelle, Françoise de Ravetton, chantre, Marie de Négrier, chantre, Renée Le Hérissy, Marie de Raveton, Catherine Caumont et Anne de Guérin, toutes religieuses, professes de lad. abbaye. Le même jour, led. sieur de Saint Martin de la paroisse de Brieu (?) vicomté d’Argentan passe son contrat d’obligation.
= Tabellionnage royal de Lisieux exercé par Me Picquot et Hayn du 1er mai 1630 au 29 avril 1631 – Héritages, f° 41 (détruit) Copie aux Arch. SHL. Notes Ch. Hugonin – Cahier N° 12 –

1027-1035 – Montgommery, Vimoutiers
Robert le Magnifique confirme l’autorisation données par l’abbaye de Jumièges à Roger de Montgommery de restaurer un marché à Montgommery. ce dernier, séduit par l’exemple pernicieux du duc avait en effet détruit le marché de Vimoutiers appartenant à Jumièges pour le transférer dans son propre domaine. Robert le magnifique saisi par le repentir, ayant à son tour ruiné ce nouveau marché et restauré celui des moines, Roger de Montgommery obtient l’autorisation de refaire le sien: pendant trois années il devra augmenter d’une livre par an le cens des religieux. Il rend aussi une foire, une forêt, un moulin.
= FAUROUX M. 1961, n°74, p.216

c. 1050/1057-1114
Robert II, Comte de Bellême, Seigneur d’Alençon (1082-1114) c surnommé Talvas, III, 422.- Fils de Roger de Montgommery, II, 47, 412, 415.- Frère de Roger le Poitevin et d’Arnoul, IV, 103.- Son baptême, II, 47.- Est fait chevalier, II, 255.- Vers 1077 se déclare pour Robert Courte-House, II, 297, 380.- En 1082, succède à son père, II, 422.- III, 425.- En 1087, chasse les garnisons royales d’Alençon et de Bellême, III, 261, 262.- En 1088, sert Robert Courte-Heuse, III, 270, 272.- Est assiègé dans Rochester, IV, 17.- En 1088, traite avec Guillaume le Roux, III, 291.- Robert Courte-Heuse le fait arrêter, III, 291-292.- Il est délivré, III, 299.- En 1089, conseiller du duc Robert, III, 322.- L’aide en 1090 à contenir la ville de Rouen, III, 352.- Hugues de Grentemesnil et Richard de Courcy se révoltent contre Robert, III, 359, 361.- Il est secouru par ses frères Roger et Arnoul, III, 361.- Il appelle le duc à son secours, III, 362.- Il assiège le château de Courcy, III, 362-367.- Il s’enfuit, III, 377.- En 1091, il assiège le château d’Exmes, III, 333-334.- En 1091, les habitants de Domfront se révoltent contre lui, III, 385.- Ses différents avec Geoffroi, comte du Perche, III, 302.- En 1094, au siège de Bréval, III, 415.- En 1094, il attaque Robert Giroie, II, 417.- Il entre dans Saint-Cénéri, III, 419.- En 1095, il fait raser le château de Montaigu, III, 421.- Il persécute les religieux, III, 309, 380, 421, 422, 424, ; IV, 306.- Il est excommunié III, 422.- En 1097, il commande l’armée de Guillaume le Roux, IV, 20.- Il donne le plan du château de Giroie, IV, 20.- Vers 1098, il succède à son frère Hugues, comte de Shropshire, IV, 32.- Son administration tyrannique, IV, 32-34.- Sa guerre contre les Manceaux, IV, 34.- Hélie, comte du Maine se met en garde contre lui, IV, 39.- En janvier 1098, Robert pousse Guillaume-le-Roux à attaquer Hélie, IV, 39-40.- Châteaux possédés par robert dans le Maine, IV, 40.- Pillage de ce pays, IV, 40-41.- A la fin d’avril, il fait prisonnier Hélie, comte du Maine, IV, 43-44.- Il le mène à Rouen près du roi Guillaume, IVB, 44.- Celui-ci lui confie la garde du donjon de Ballon, IV, 47.- Ses pillages, IV, 47-48.- En 1099, il fortifie Ballon et annonce à Guilllaume la révolte du comte Hélie, IV, 57.- En 1100, il fait hommage à Henri Ier, IV, 94.- En 1101, il veut mettre le duc Robert sur le trône d’Angleterre, IV, 103.- Domaine que lui donne le duc, IV, 104.- Il trahit Henri Ier, IV, 110.- En 1102, ce roi dirige des poursuites contre Robert et le cite à sa cour, IV, 161, 169.- Il ne se rend pas à cette citation du roi? IV, 169-170.- Il fortifie ses châteaux et en construit un à Bridgenorth, IV, 170.- Expédition de Robert Courte-Heuse contre Robert de Bellême, IV, 171.- Robert de Bellême se retire à Shrewsbury, s’allie aux Gallois et déshérite Guillaume Pantoul, IV, 173.- Après la prise de Bridgeroth, menacé dans Shrewsbury, il fait sa soumission au roi, IV, 176.- En 1103, il passe en Normandie, IV, 161, 169, 177.- Il pille le pays, IV, 177-179.- Robert Courte-Heuse lui rend Argentan, l’évêché de Sées et la forêt de Gouffern, IV, 162, 163, 192.- Il est excommunié par Serlon, évêque de Sées, IV, 192En juin 1103, il brûle l’abbaye d’Almenêches, IV, 180.- Il met en fuite l’armée de Robert Courte-Heuse, IV, 181-182.- Il s’empare d’Exmes et de Château-Gontier, IV,182.- Sa guerre avec le comte du Perche, V, 3-4.- Ses trente quatre châteaux, V, 4.- En 1104, dans lm’entrevue qu’il a avec son frère, Henri Ier lui reproche d’avoir traité avec Robert de Bellême, IV, 200.- En 1105, celui-ci rallume la guerre, IV, 201.- Il viole l’église de Tournai-sur-Dive (Tournay-sur-Dives), IV, 205.- En 1106, il implore le secours du comte Hélie, IV, 234.- Il se réconcilié avec Henri Ier, IV, 236.- Il persécute Jean, archidiacre de sées, IV, 274.- En 1106, il reste attaché au parti du duc Robert, IV, 224, 401.- Guillaume, comte de Mortain, l’appelle à son secours, IV, 225.- Sa conduite à la journée de Tonchebrai, IV, 230.- Précautions prises pour qu’après cette bataille, il ne s’empare pas de la ville de Falaise, IV, 231.- S’entend avec Hélie de Saint-Saëns pour rétablir Guillaume Cliton, IV, 293, 474.- En 1112, il se révolte contre Henrier, IV, 304-305.- Le roi le fait arrêter, IV, 305, 3076, 377; V, 159.- Il donne, en 1118, sa terre à Thibaud, comte de Blois, qui la cède à Etienne, son frère, IV, 323.- Caractère de Robert de Bellème, III, 358, 422-423; IV, 305.- Ses nombreux châteaux, III, 358, 423; V, 4.- Agnès de Ponthieu sa femme, III, 300, 423.- Guillaume Talvas, son fils, III, 300, 423
= Orderic VITAL.- Historiae ecclesiasticae libi tredecim…Emandavit Au¬gustus Le Prevost, Préface de Léopold Delisle, Parissis, 1838-1855, 5 vol., in-8°

1128 -Sainte-Barbe-en-Auge
Charte par laquelle Rabel, fils de Guillaume, chambellan Tancarville, qui avait épousé Agnès, héritière des biens du fondateur de ce prieuré, confirme cette fondation et donne à Sainte-Barbe toute la terre qu’il possédait au-dessus de la Dive. Cette donation est précédée de la charte de fondation, portant qu’elle est souscrite par les barons, ainsi que par Guillaume, duc de Normandie; Jean, archevêque de Rouen; Hugues, évêque de Lisieux; Michel, évêque d’Avranches; Durand, abbé de Troarn; Ainard, abbé de Sainte-Marie-de-Dives; Nicolas, abbé de Saint-Ouen; Roger de Montgommery; Roger de Beaumont et Guillaume Fitz Osbern de Breteuil. Cette charte paraît avoir été revêtue de deux sceaux, mais, ils ne subsistent plus. Elle porte une croix recroisettée pour signe de l’attestation d’Henri, roi d’Angleterre; une croix simple indique la signature de la reine, du comte de Glocester, de Guillaume de Varenne, de Robert, comte de Leicester, de Jean, évêque de Lisieux, de Toustain, archevêque d’York, ainsi que de celle de Guillaume Le Chambellan, et celle de Rabel, son fils.
= LECHAUDE-D’ANISY, A.  » Les anciennes abbayes de Normandie « , MSAN, t. VII, pp. 92-93

1191/1219
Accord conclu entre les abbayes de Saint-André-en-Gouffern et d’Almenesches au sujet des dîmes à Montgommery (Le comte Robert d’Alençon que l’on trouve parmi les témoins peut être Robert III (1191-1217) ou Robert IV (1217-1219).).

= Arch. nat. Latin, 10063, fol. 6.
+ E.-G. LEONARD, « Les plus anciennes chartes originales d’histoire normande ou anglaise de la Bibliothèque Nationale », Normania, 8, 4-1935, p. 446, n° 244

1199
BUON VII Fin XIIe – 119. ?
Roger de Montgomeri, chanoine, donne à l’Hôtel-Dieu une rente à Lornolu, pour le salut de ses parents.
Universis Sancte Matris Ecclesie filiis ad quos presens scriptum pervenerit ego, Rogerus de Monte Gomeri canonicus Lexov., salutem in Domino. Noverit universitas vestra quod ego pro salute anime Roberti patris mei et Aurillose matris mee et mee, donavi et concessi Domui Dei et Beati Thome martyris Lexov. et pauperibus in ea degentibus, in puram et perpetuam elemosinam, unum sextarium avene annuatim recipiendum de terra quam Walterus Torel tenuit de me apud Lornolu, per manum heredum ejusdem Walteri vel eorum qui predictam terram tenebunt. Si autem predictum sextarium avene reddere contradixerint termino constituto, concessi ut ipsi justiciam super terram sicut in puram, liberam et perpetuam elemosinam suam valeant exercere. Et ut hec donatio rata, libera et inconcussa futuris temporibus permaneat, eam presentis scripti et sigilli mei munimine roboravi.
Scellé d’un sceau non visible.
= AD 14. Hôtel-Dieu, Hnc.319/1

119 ?
BUON VIII 119.
Robert de Montgomeri, frère de Roger de Montgomeri, chanoine, confirme la donation de son frère, et y ajoute une rente sur une maison à Lisieux.
Universis Sancte Matris Ecclesie filiis ad quos presens scriptum pervenerit, Robertus de Monte Gomeri, salutem in Domino. Noverit universitas vestra quod dominus Rogerus de Monte Gomeri fratrus meus, cum assensu meo et voluntate mea, dedit et concessit domui Dei et Beati Thome martyris et pauperibus in eadem domo Lexov. degentibus, unum sextarium avene recipiendum annuatim in terra quam Walterus Torel tenuit de eo apud Lornolu. Et ego Robertus pro salute anime patris mei et matris mee et mee eisdem domui et pauperibus, concessi et donavi in liberam, puram et perpetuam elemosinam xii denarios quos habebam in domo Ade Fabri apud Lexov., annuatim recipiendos die festo Beati Johannis Baptiste. Et ut donatio domini Rogeris fratris mei et mea futuris temporibus permaneant in puram et perpetuam elemosinam eas presentis mei munimine roboravi.
Scellé d’un sceau disparu.
= AD. 14. Hôtel-Dieu, Hnc 319/1http://www.societehistoriquedelisieux.fr/wp-admin/users.php

1200
BUON XI 1200
Robert du Pont vend à Robert de Montgomeri une demie vavassorie dans le fief de Richard de Beuvilliers.
Sciant presentes et futuri quod ego Robertus de Ponte in curia domini Regis apud Cadomum ad scaccarium vendidi pro negocio meo integre totam illam meam dimidiam vavassoriam quam habebam apud Boviler de feodo Ricardi de Boviler Roberto filio Bartholomeo de Montegomeri, habendam et possidendam eidem Roberto et heredibus suis jure hereditario sine aliqua reclamatione amplius de me vel heredibus meis, pro xi libris Andeg. quas prefatus Robertus pro inde mihi dedit quando ego Roberto de Ponte de me et heredibus meis prefato Roberto et heredibus suis foris juravi illam dimidiam vavassoriam. Et hoc feci assensu domini feodi, salvo jure suo feodi illius et salvo tamen uno redditu de vi denarios Andegav. quos Walterus filius Fromondi capit in feodo illo annuatim ad festum Sancti Johannis Baptiste.
= HARDY, p. 10

c. 1200
Accord conclu entre les abbayes de Saint-André-en-Gouffern et d’Almenesches au sujet des dîmes à Montgommery.
= Arch. nat. Latin, 10063, fol. 6.
+ E.-G. LEONARD, « Les plus anciennes chartes originales d’histoire normande ou anglaise de la Bibliothèque Nationale », Normannia, 8, 4-1935, p. 446, n° 98.

1364 – Montgommery
Robert Du Roy, de la paroisse de la Brévière, reconnaît en 1364, qu’il doit à l’abbaye de Falaise dix boisseaux de froment de rente, mesure de Vimoutiers, pour des héritages situés à Montgommery.
= LECHAUDE d’ANISY – in MSAN, VII, 1835, p. 348

1450, 23 septembre – La Chapelle-Haute-Grue
 » Ce que tient et advoue tenir à foy et homaige Roger Bardoul…. de Caudemonne de haut et puissant seigneur Guill. de Harcourt comte de Tanquarville Seigneur de Mongommery et Vinas C’est a scavoir un fieu de chevalier entier assis en la paroisse de la Chapelle Haute Grue tenu franchement et noblement a court et usaige et en icelluy fieu a plusieurs Revenus rentes faisances et aultre dignitez a noble fieu appartenant avec…. le patronnage de leglise de la chapelle haute grue et en est tenu faire ledit escuier a mondit seigneur foy et hommage reliefs XIIIe et autres coust….Me Guillaume de la pallu senechal tenant les ples.
= A.D. Orne. A. Montgommery III.8

1484, 12 février – La Chapelle-Haute-Grue
Es plé de Montgommery pour noble et puissante dame Jehanne de Harcourt comtesse de Tanquarville et de mongommery vicomtesse de meulan tenus par nous Pierre le François… noble homme maistre Geoffroi monnier escuier senechal dud. lieu le douz. jour de février l’an mil IIIIc quatre vingt et sept fut pnt. noble homme Jehan Bardoul escr sr du fief noble de caudemonne tenu pour un fief entier de chevallier dont le che est assis en la paroisse de La Chapelle haute grue.
= A.D. Orne. A. Montgommery III.8

14.. ?
Aveu de la vavassorie de la Praonne à Jeanne d’Harcourt, comtesse de Tancarville, dame et baronne de Montgommery et par hommage en sa noble terre et seigneurie de Montgommery en siège de la Bovinière par Michel Chevalier, aisné à cause de sa femme…
= Arch. SHL. 9 FB – 6 – Familles. Copie Et. DEVILLE

1535, 7 mai – Mailloc
Au nom de Notre seigneur, Amen.
L’an de l’Incarnation dicellui comptant mil cinq cent trente cinq, le septième jour du mois de My, nous les parties cy après nomméz assavoir: Barbe de Mailloc, relicte de feu messire Georges de Batanger en son vivant capitaine de talent, de l’auctorité de noble seigneur Sébastien de Villers, mon futur époux présent, et moy auctorisant quant ad ce Michelle de Mailloc dame, femme de noble seigneur messire Loys de Montgommery chevallier de l’autorité d’icelluy messire Loys mon mary présent et moy autorisant quant ad ce et Margueritte de Mailloc aussy damoiselle toutes soeurs germaines, de l’auctorité de Madame Marguerite Legros, dame de Chenguy Sainct saulveur ma mère et… présente et moy autorisant quant ad ce, filles de feu messire Robert de Mailloc, en son vivant chevalier, seigneur dudit Chenguy. Savoir faisons, à tous présents et advenir, que nous avons fait et par ces présentes lectres faisons entre nous ensemble, des autorités que dessus, les promesses, convenances, obligations et renonciations qu’ils s’ensuyvent assavoir que tous et chacuns nos biens tant meubles que hérottages proveant à cause de nos père et mère, en quelque pays et lieux que lesdits biens et héritages soient scituez ny assis après le decez et trespas de ladite dame Marguerite Legros notre mère seront paris et divisez entre nous lesd. trois soeurs et les descendants de nous chacune par tiers et tierces parties et ce non obstant tous traictés de mariage, assignats que donations et aultres… Faictes et passées à Dijon…..Présens Nicolas de Mailloc et Loys de Bienfaicte escuyer témoings…
(Sur le repli) Morelet

Au dos est écrit:
« Nous Barbe de Mailloc, femme de noble homme Sébastien de Villers, escuier, seigneur dudit lieu et de Menguy… de moy auctorisé quant ad ce Marguerite de Mailloc à présent femme de noble seigneur Guillaume de La Rivière, escuyer seigneur du Pré d’Auge en Normandie aussy présent voullant consentant et moy aucthorisé quant ad ce nous lesd. parties scavoir faisons que de l’acte cy dessus après avoir ouy lu de mot à mot tout le traicté accord cy dessus obligant… d’autre part déclaré receu par Adrien Morel notaire royal fait entre nous Barbe, Margueritte et Michelle de Mailloc soeurs germaines femmes et compaignes de Loys de Montgommery chevalier seigneur de… Mailloc
= Arch. SHL. 9FB – 3 Fonds Et. Deville. Copie Dossier Achats, échanges.

1540, 25 septembre – Saint-Germain-de-Montgommery
Pierre Deshayes, prêtre, curé de Nostre-Dame de Villers, confesse avoir vendu à Christophe Deshays, son frère, de la paroisse de Saint-Germain-de-Montgomme¬ry, une pièce de terre labourable, nommée le camp Aubey, tenue de la seigneu¬rie de Montgommery, moyennant cinquante livres tournois.
= Arch. SHL, 9FA. Dossier Saint-Germain-de-Montgommery.

1598, 21 octobre – La Chapelle-Haute-Grue
 » A tous ceux qui ces lettres… le garde des sceaux aux obligations de la vicomté d’Orbec, Salut, devant Guillaume Sauvin et Jehan Le Barbier au siège de Livarot, fut présent noble homme Eustache Aubert Seigneur de Caudemone ; lequel, constitue pour son procureur et certain message spécial scavoir est Jehan de la Fontaine auquel il donne procuration et jouissance de porter en son nom à monsieur le Senechal de la Comté de Montgommery et au procureur d’icelle dicte conte un adveu et denombrement de la terre et Seigneurie dudit lieu de Caudemonne comme tenant mouvante et rellevante de lad. conté à foy et hommaige relliefz treiziesmes seullement que led. sieur de Caudemonne a dict estre de luy signe et ce aux prochains ples de lad. conte et autres enssuivants.
= A.D. Orne. A. Montgommery III.8

1660, 19 octobre – Saint-Germain-de-Montgommery
Sentence de Louis Alliot, sieur du Hauvel, conseiller du Roy, vicomte de Trun, contre Jean Vaumesle, conseiller du roi, trésorier général de France au Bureau des Finances d’Alençon, fils et héritier de feu Jean Vaumesle qui s’opposait au décret des héritages, sis à Saint-Germain-de-Montgommery ayant appartenu à Pierre Vaumesle, sieur des Noyers.
= Arch. SHL, 9 FA, Dossier Saint-Germain-de-Montgommery, 1 pièce parch. 6 ff.

1666, 26 décembre – Saint-Germain-de-Montgommery
Auguste de Montgommery, chevalier, seigneur de la Potterie, la Bouteillerie, donne à ferme, plusieurs immeubles à Bonnet Duc de la Tour et à Ch. Cotte. Fait à Montgommery.
= Catalogue des Archives du Collège héraldique de France – Normandie, N° 253

1666
GENERALITE d’ALENCON
Election d’Argentan
p. 263
Jacques, sieur de Saint-Nicolas, à Echauffour, et Nicolas Le François, sieur de la Plesse, à Saint-Germain-de-Montgommery, portent d’argent à trois palmes de gueulles (maintenus)
= GRAVELLE-DESULIS.- « Recherche de la noblesse d’Alençon faite par de Marle », Annuaire de l’Orne, 1865, pp. 285-296; 1866, pp. 254-309; 1867

c. 1676
Factum pour Jacques de Saint-Denis, sieur de Verveine et Magdeleine Le Breton, veuve de George de Ridouet… sieur de Censé … contre Abraham Caillard… sieur de la Monnerie (Demande en confirmation d’une sentence du 2 juillet 1676, relative au partage des biens de Gabriel de Montgommery)
= BN. fol. Fm 17767, cité par Saffroy, III, p. 701

1734, 14 octobre
Françoise-Madeleine de Tiremois, mariée à Messire Guillaume de Mannoury, chevalier, seigneur de Fontigny (Fief à Saint-Germain-de-Montgomme¬ry.) demeurant à Saint-Germain de Montgommery, dont:
Françoise-Madeleine de Mannoury, mariée après le 14 octobre 1734, à Dominique-François de Gyémare, chevalier seigneur de Samesle, Orville et autres lieux, demeurant à Samesle.
= Arch.SHL 9 FB – 6 – Familles. Notes ms. E. VEUCLIN ?

Autre document :
En 2001, l’antenne de Lisieux de l’Université Inter-Ages a présenté un montage de diapositives concernant quelques célébrités du Pays d’Auge. Nous en avons extrait ce qui concerne Montgommery (textes de Jean Ressencourt) :

Diapo 1 – C’est peut-être à Robert ou à son fils Roger que Rollon aurait donné une terre appelée Mons Gomeri, située entre Vimoutiers et Livarot.
Diapo 2 – Quoi qu’il en soit c’est sur cette terre que Roger 1e fit construire un fort dominant la Vallée de la Vie.
Diapo 3 – Le plus connu des MONTGOMMERY normands fut Roger II le petit-fils de Roger 1e. Il faut y associer son épouse Mabile de Bellême.
Diapo 4 – Fidèle parmi les fidèles de Guillaume le Conquérant, il participa le 14 octobre 1066 à la célèbre bataille d’Hastings en tant que commandant en second de l’armée normande. En récompense Guillaume donnera à Roger II et à Mabile de vastes territoires dans l’ouest de l’Angleterre. C’est d’ailleurs en Angleterre que Roger II mourut en 1095.
Diapo 5 – Mabile, elle, sera décapitée par ses ennemis, à Bures le 2 décembre 1082.
Le château où elle mourut devait se trouver à l’emplacement de ce pavillon, mais il n’en reste aucun vestige.

5 – Archives ShL:

Carnet « Doyenné de Livarot » de Charles VASSEUR.

1 – St GERMAIN DE MONTGOMMERY et Ste FOY DE MONTGOMMERY
voir :
Archives de l’Orne – Comté de Montgommery- archives de 1580 à 1759 – 126 registres – 35 plans – 87 liasses.
Mémoires des Antiquaires de Normandie Tome XXIII p.2 n°13 (conférer avec le n°23) p.17 n°119
Delisle Echiquier p.27 n°107
Annuaire Normand 1867 p.528 (Ste Foy)
Congrès Archéologiques 1870 p.103
Bulletin des Antiquaires de Normandie 4e trimestre 1869 p.434 (St Germain)
Congrès Archéologique 1870 p.107 (St Germain)

SAINT GERMAIN – St Germanus de Monte Gommerici

Election d’ Argentan – sergenterie de Trun 77 feux

Patronage:
14e Abbatessa de Almenesche
16e la même
18e La Dame d’Argentan

Curés:
le Petit 1764
Leclancher 1769-1787

Insinuations:

Chapelle St Marc à St Germain
Chapelle St Mathieu à St Germain

Description de l’église par A.Pannier

Recherche de 1666
Jean Billard, seigneur des Vaux, issu de Romain ennobli en 1594,
Louis Cordey, prêtre, curé de St Germain de Montgommery, R.au Conseil
Jean Deshays, seigneur de Boisner, issu de Jean, anobli en 1596.
Nicollas le François, seigneur de la Place, ancien noble

54 – Manoir des Champeaux ou des Tourelles

Le manoir des Champeaux, souvent dénommé le « Manoir des Tourelles, est situé à Saint-Germain-de-Montgommery, en bordure du chemin reliant la Mairie de cette commune à La Croix Forget. Il est campé au flanc d’un vallon au pied duquel coule le petit ruisseau des Champeaux.

2-A. Historique.

La maigre bibliographie dépouillée [1] n’a laissé apparaître aucune information nouvelle depuis la courte notice d’Arcisse de Caumont. Tout au plus peut-on signaler l’existence aux AD de l’Orne [2], dans le fonds de l’abbaye d’Almenèches, d’une petite liasse de 16 pièces concernant cette seigneurie [3] qui vraisemblablement relevait du Comté de Montgommery.

Ces pièces – la plupart sont des aveux – couvrent la période 1504-1760 et contiennent probablement la liste des propriétaires successifs. On y relève d’ailleurs la mention à la date de 1505, de Thomas d’Echalou, écuyer, sieur des Champeaux. Arcisse de CAUMONT précise que cette famille gérait les biens des Montgommery-Lorges et comme eux aurait embrassé la foi calviniste. L’un d’eux, Jean d’Eschallou occupait encore la fonction de procureur négociateur en 1605. [4]

Cette famille était sans doute éteinte dans la seconde moitié du XVIIe siècle car on ne la voit point figurer dans la Recherche de de Marle de 1666.

Entre temps, cette terre était passée entre les mains des Billard dont deux d’entre eux Jean et Romain, qualifié de seigneur des Champeaux, participèrent à la lamentable aventure des « Gaultiers », ces paysans de la région qui ulcérés par les exactions des troupes perpétuellement en campagne qui pillaient les campagnes se révoltèrent contre l’autorité royale. Ils s’étaient rassemblés à la Chapelle-Gautier d’où leur nom [5]. Peut-être faut-il rapprocher ce choix du fait que cette commune, pour une raison que nous n’avons pu totalement expliquer, possédait une importante population de férons. Ils s’étaient désigné un chef, du nom du Vaumartel. Sans programme précis, eux-même se mirent à errer. C’est alors qu’ils furent mobilisés par le comte de Brissac qui tenait alors pour la Ligue et les entraîna dans une guerre qui n’était peut-être pas totalement la leur. Le Docteur Boulard, dans sa Fresque historique, raconte ainsi la fin de l’épopée: « Commandés par Vaumartel , ils se dirigèrent vers Falaise que le duc de Montpensier, partisan de Henri IV assiégeait. Des seigneurs de la région de Vimoutiers comme Jean et Romain Billard des Champeaux, Pierre LE FRANCOIS de la PLESSE, de Saint-Germain-de-Montgommery, Jacques Collet sieur des Hommes, étaient avec Montpensier… Les Gautiers furent écrasés en plusieurs rencontres par Montpensier et prirent la fuite. Poursuivis, ils furent rejoints sur les bruyères de Crouttes où Montpensier les massacra ».

La présence de nos petits hobereaux locaux sous la bannière d’Henri IV s’explique sans doute par le fait que possessionnés sur les terres des Montgommery, ils suivent le choix politique de leur seigneur qui est  (……)

En 1666, Maurice Billard est qualifié de sieur des Champeaux dans la Recherche [6] où il est précisé qu’il descend de Romain Billard, anobli en 1594 ce qui prouve qu’Henri IV, couronné roi de France a justement récompensé la fidélité de ses compagnons d’arme.

Son fils, sans doute, Richard Billard, sieur des Champeaux figure dans l’Armorial de d’Hozier [7] et paraît comme témoin dans un acte de 1708 [8].

2-B – Description.

2B-1. Le logis:

Le manoir des Champeaux se compose d’un ensemble de constructions disposées autour d’un cour sensiblement carrée, fermée à l’Ouest et au Nord par des bâtiments agricoles. Au sud s’élève un logis rectangulaire en pans de bois de deux niveaux couverts d’un comble.

2B-2. Plan

Actuellement, en élévation, la façade présente 3 larges travées vers l’Ouest et deux plus étroites vers l’est. Il est vraisemblable au vu de la présence au rez-de-chaussée d’un poteau scié à hauteur d’étage que la seconde travée était, à l’origine, divisée en deux parties.
La totalité des sablière basses ayant été sciées et en raison des différentes reprises, on est dans l’incapacité, au terme d’une étude superficielle, de situer avec précision l’emplacement des anciens accès.

2B-3. Elévation

La structure en pans de bois dont les poteaux montent de fond, repose sur un soubassement très fortement remanié sur les faces Nord, Sud et Ouest, mais bien conservé à l’Ouest où l’on peut constater l’emploi de roussier et de quelques blocs de marne.
Sur les murs gouttereaux, les colombes verticales couvrent la totalité de l’étage et sur l’ensemble des bois restés en place – peu de pièces ont été remplacées – on remarque, tant sur les poteaux que sur les colombes, la trace – due au ravinement des bois  et à la présence des trous de chevillage – d’une longue filière horizontale complétant la stabilité transversale, la triangulation des murs gouttereaux étant assurée sur les travées 1, 3, 4 et 5 – en partant de la droite – par des écharpes obliques calées sur les poteaux et disposées à environ 60° ce qui est assez inhabituel [9]
Le pignon Ouest – qui n’a subit aucune « restauration – a conservé son habillage ancien de tuileaux – mais il n’est pas possible de déterminer si celui-ci est contemporain du pan de bois –  tandis que les autres faces présentent un garnissage de chaux.
Les bois employés sont d’une section relativement faible et à ce propos il est intéressant de comparer ces équarrissages, inférieurs nous a-t-il semblé à 0.30 m à ceux du manoir proche de La Plesse. [10]. mais, au vu de la petite maison à étage située dans le bourg de Sainte-Foy-de-Montgommery, ils ne sont cependant pas exceptionnels dans cet environnement.

2B-4. Cheminées
Un large massif de cheminée, décalé vers le mur gouttereau Nord est implanté à la jonction de la première et de la seconde travée. A une trentaine de centimètres de la toiture actuelle, un larmier à chanfrein marque peut-être l’emplacement ancien de la pénétration de la toiture.
Un second massif, plus étroit, débordant d’un tiers environ sur le long pan arrière est assis à la jonction de la troisième et de la quatrième travées.

2B-5. Ouvertures
Aucune des ouvertures ne nous a paru ancienne.

2B-6. Le Colombier
A l’Est, la cour est close par une haie bordant la route d’accès. Sur cette ligne, on trouve un colombier et légèrement en avant les deux petites tourelles encadrant l’entrée.
Ce colombier, de plan octogonal est élevé sur une haut soubassement de pierre et de silex pour les parties les plus anciennes et de briques pour les reprises modernes.
L’élévation comprend deux niveaux et un toit conique largement débordant. Les poteaux corniers montent de fond et présentent, à la rupture d’étage, un léger épaississement formant un décrochement léger – environ 20 mm. – coupé par une large filière moulurée. Ce très léger encorbellement, à peine visible,  permet peut être – sur une sablière d’étage étroite – de croiser les mortaises des colombes des deux niveaux.
Les entre colombages étaient garnis primitivement de tuileaux. Dans certaines parties qui ont particulièrement souffert des éléments, ceux-ci ont été remplacés par des briques sur-cuites du XIXe siècle. Il en est de même de la face sur laquelle est adossée la cheminée construite lorsque ce colombier a été transformé en local d’habitation.

2B-7. Les tourelles
L’accès au manoir se fait entre deux petites tourelles rondes de pierre. Les soubassements qui disparaissent en grande partie sous la terre ou la végétation, semblent être constitués, pour les parties les plus basses, de roussier et de silex gris, utilisés d’une manière assez désordonnée, puis de trois assises de calcaire cénomanien de moyen appareil bien dressées mais pas toujours bien posées. Ce soubassement forme une saillie d’environ six à sept centimètres sur le corps de la tourelle. Le reste de l’élévation est également de calcaire cénomanien.
La partie haute des murs est décorée d’une belle corniche à la modénature raffinée et parfaitement moulurée.
Ces deux tourelles sont couronnées d’une charpente conique dont on distingue les abouts arrondis des faux-sommiers. Cette toiture en tuile déborde largement sur le nu de maçonnerie, ce qui ne manque pas de les alourdir un peu.
Le portail bas (apparemment ancien, mais non contemporain des tourelles avec lesquelles il n’est d’ailleurs pas lié) essentiellement construit en roussier, supporte les grilles actuelles mais nous restons dans l’ignorance du mode ancien de clôture de l’ensemble du manoir. Un léger arrachement sur la partie Sud de la tourelle de gauche correspond peut être à un mur non décelable autrement.
On remarque sur la tourelle de gauche une belle meurtrière destinée au passage d’un mousquet, du même tracé que celle existant dans la tourelle arrière du manoir de Roiville. D’autres passages de bouches à feu ont été creusées çà et là sans aucun soin ni régularité.
Sur la tourelle de droite se voit une inscription en belles capitale romaines de dix à douze centimètres de hauteur dont nous n’avons pu saisir le sens.

C – Essai de Datation.

En l’absence de documents et d’analyses, les datations proposées sont entièrement subjectives et ne se basent que sur l’observation des constructions environnantes ou de caractères stylistiques approximativement datables.

La cheminée Ouest du logis paraît avec le bâtiment agricole Nord constituer l’élément le plus ancien de cet ensemble et se rattacher à une campagne de construction pouvant remonter à la fin du XVe siècle. La position de la cheminée, décalée vers le gouttereau Nord laisse à présumer la présence en arrière d’un escalier d’accès à l’étage, implantation classique jusqu’aux premières décennies du XVIe siècle.

La structure en charpente avec ses bois de faible section, sa filière horizontale, le nombre réduit de fenêtres, sont des caractéristiques assez habituelles dans les construction du milieu du XVIe siècle.

Le colombier quant à lui ne remonte pas au delà des années 1560/1580 [11].

Les deux tourelles pour leur part peuvent être datées, au vu de la modénature des corniches, des premières années du XVIIe siècle [12].

5 – Manoir de La Plesse

Le manoir de la PLESSE, situé sur la commune de SAINT-GERMAIN-de-MONTGOMMERY [13] se trouve au cœur d’un beau et grand domaine qui a conservé une grande partie de ses bâtiments anciens, et cela il le doit peut-être à son isolement mais aussi à la qualité de sa situation, deux facteurs lui ont vraisemblablement évité de trop fréquents démembrements. En effet, quoique constitué depuis au moins quatre siècles, nous le verrons en évoquant son histoire, ce domaine à peu varié de contenance au cours des âges. Sa position dans un lieu agréable entre tous alliée à la qualité de son bâti avaient retenu l’attention de Charles VASSEUR qui lui avait consacré quelques lignes publiées par Arcisse de CAUMONT dans sa Statistique monumentale et bien que souvent visité depuis par les Sociétés savantes, ce manoir n’a pas suscité de recherches nouvelles.

Mais si l’on détaille ce  bel ensemble, on remarque vite une grande disparité dans les campagnes de constructions ou de transformations portant témoignage d’une grande continuité dans la mise en valeur de ce patrimoine.

Il mérite cependant de retenir l’attention aussi, nous nous proposons dans un premier temps de tenter de retracer son histoire puis, au travers d’une étude de ses structures et de sa décoration, de reconstituer les étapes de son édification. Enfin, pour terminer, en croisant ces deux études, historique et archéologique, essayerons de le situer dans le contexte augeron et de le dater.

3-A Historique:

3A-1 Toponymie:

Le Manoir de la Plesse tire son nom du toponyme plessis [14] , toponyme fréquemment rencontré en Normandie. C. HIPPEAU [15] en signale en dizaine dans le CALVADOS dont un sur la commune limitrophe de LISORES, de BLOSSEVILLE [16] , en dénombre une quarantaine pour le département de l’EURE et Louis DUVAL [17] relève dix Plessis et une Plesse dans l’Orne.

Signifiant soit clôture ou palissade [18] soit lieu enclos d’une palissage, d’une haie [19] et par extension se rattachant à l’idée de lieu fortifié, ce terme tire son origine du verbe latin plaxare – ce qui explique que les textes les plus anciens concernant cette terre nous aient conservé la forme PLAISSE – traduit par tresser, entrelacer [20] . C’est d’ailleurs ce sens que le mot plessis ou plesse avait conservé dans le parler normand [21]. Par extension, nous dit François de BEAUREPAIRE [22], , ce terme pouvait désigner également une habitation située dans un enclos.

Dans le département du Calvados [23] ; dans l’Eure [24], ce toponyme se rencontre dans la charte concédée par Guillaume-le-Conquérant en 1074 en faveur de l’église de Bayeux [25] A partir du premier tiers du XIIe siècles les mentions deviennent plus fréquentes. Outre celle de 1135 concernant également Le Plessis-Grimoult et celle de 1143 pour Le Plessis-Mahiet – elles sont particulièrement abondantes dans le troisième quart du XIIe siècle [26]. Ce terme, il faut le remarquer, apparaît pour la première fois sous la plume d’Orderic VITAL[27] qui rédigea son Histoire ecclésiastique entre 1127 et 1131 [28].

Certes ce type de protection était connu depuis fort longtemps [29] et utilisé par des seigneurs importants comme pouvait l’être Grimoud, mais dans le contexte des interdits de construire des demeures fortifiées promulgués par les fils de Guillaume le Conquérant [30] ce type de défenses, légères, donc échappant aux interdictions, mais faciles à construire et cependant efficaces contre des coups de main, durent proliférer.

Toute une étude reste à faire pour connaître la nature féodale des terres sur lesquels s’élevaient ces plessis. A Saint-Germain-de-Montgommery, par exemple, il s’agit d’une terre réputée roturière au XVIe siècle – mais l’était-elle lors de son édification – tandis qu’à Saint-Germain-la-Campagne [31] ce fief aurait été le chefmoi d’un immense domaine de 2.000 hectares.

Dans le cadre des actuelles recherches sur les maisons-fortes et sur l’évolution des châteaux [32] ce sujet est tout à fait d’actualité.

Les mouvances féodales de Saint-Germain-de-Montgommery.

Pour bien situer la position de l’ancien domaine de la Plesse, il peut être intéressant de reconstituer les mouvances féodales de cette paroisse.

Au milieu du XIe siècle, selon toute vraisemblance,  la totalité du territoire de la paroisse de Saint-Germain-de-Montgommery,  appartenait à la famille de Montgommery [33].

Quelques siècles plus tard, la situation était devenue la suivante: l’abbesse d’Almenèches et l’abbé de Saint-André-de-Gouffern continuaient à se partager les biens concédés par Roger II de Montgommery et ses successeurs tandis que deux fiefs, celui de la Tour et celui des Champeaux ainsi que la vavassorie de la Plesse, relevaient du Comté de Montgommery et le quart de fief de Saint Germain du Comté d’Alençon.

L’abbesse d’Almenèches, tenait quelques terres de faible importance, constituant un membre de la baronnie de Camembert, mais aussi le patronage et les dîmes qui figurent pour 35 livres dans le Pouillé de 1350  [34], dîmes affermées au XVIIIe siècle, au curé du lieu.

Pour sa part, l’abbaye de Gouffern y avait la « noble terre de Montgommery et de la Brévière[35], et un moulin donné en 1143 par Robert III de Montgommery [36] proche d’un prieuré sous le titre de Saint-Mathieu relevant également de Gouffern, connu par la prise de possession qu’en fit Me Louis Loutreil le 31 juillet 1754 [37]. La relation détaillée de cette prise de possession révèle un bénéfice inconnu des Pouillés mais sans doute de peu d’importance puisque le meunier voisin ignorait alors qui en détenait la clé.

Enfin, les deux fiefs de la Tour et des Champeaux ayant fait l’objet de quelques travaux ceci nous dispense d’y revenir ici.

3A-2 La terre de la Plesse

Nous l’avons vu, il s’agissait d’une terre roturière qui, au XVIe siècle payait un cens et à ce titre ne devait pas de devoirs de chevalier et ne figure pas dans …le livre valeur abrégé de la terre de Montgommery et de Vinas et des appartenans à noble et puissant seigneur monseigneur Jacques de Harcourt, seigneur desdits lieux, extrait des comptes d’icelle terre en l’an de grâce 1383 tout en pouvant prendre parfois le titre de fief [38] comme nous le voyons dans un document de la fin du XVIIIe siècle, faisant référence à un aveu du 26 juillet 1737 [39] où les propriétaires utilisent le terme de « fief de la Plesse ».

3A-3 Les propriétaires :

L’essentiel de ce que nous savions de l’histoire de la Plesse se trouve fort bien résumé dans l’article rédigé par Louis de Neuville et inséré par de Caumont dans sa Statistique monumentale. Cependant, celui-ci, recherchant l’origine du nom de ce domaine le rattachait à une famille de la Plesse originaire de la région de Conches blasonnant d’argent au chevron de gueules accompagné de trois roses. Mais l’on peut aussi raisonnablement supposer qu’il n’en est rien car les Le François sortent de l’une de ces familles roturières, profondément attachées à la terre, dont nous pouvons suivre la trace pendant près de six siècles dans les archives régionales.
Pour les Le François, la première mention s’en trouve dans une charte de 1228 par laquelle Roger de Montgommemery, dit seigneur de Montgommery, inféodé à Richard… un bois situé entre la terre de Guillaume Le François sur la rivière de Vie et sur la rivière de Monne jusqu’au pont de la Brévière. Le bois ainsi concédé figure encore dans les biens de l’abbaye de Gouffern, et en 1606, Jacques Margeot, sieur de Saint-Ouen, rend aveu pour « une pièce de terre en bois taillis nommé le bois Le François, contenant quatre acres et demy ou environ, jouxte d’un costé Gervais Du Roy et Pierre Bonnet, chacun en partie, d’autre costé Jehan Cousin, Jacques et Marc Le Noir, en partie d’un bout … et d’autre bout le chemin tendant aux Loges .. »

Certains membres de cette famille se trouvaient peut-être installés également à proximité, tel ce Thomas Le Franchois possessionné à Boissey, en 1318, sur les terres des Tilly [40]

Dans la rendue des Comptes de Lehan Le Muet, vicomte d’Orbec pour la Saint-Michel 1444, l’on relève un article consacré à Robin Le François, sergent de Saint-Evroult « qui fut prins par les ennemis et incontinent pendu à un arbre ». En raison de cette disparition, sa veuve et ses enfants, dont Jehan Le François doivent en 1444 la somme de IX livres, somme dont ils reçoivent quittance et don ».

Dans l’aveu rendu en 1484 par Jean Bardoul pour le noble fief de Caudemonne figure un Pierre Le François figure, officier du Comté de Montgommery qui déclare en tenir les plés au nom de « noble et puissante dame Jehanne de Harcourt comtesse de Tanquarville et de Mongommery vicomtesse de Meulan ».[41].

Si la famille est bien implantée dans la région proche de Saint-Germain-de-Montgommery, les Le François de la Plesse ne remontent avec sûreté qu’à Jean, sieur de Livet, de la Plesse et d’Avenel, cité vers 1520.

Peut-être peut-on placer ici Pierre Le François qui avec ses voisins Jean et Romain Billard des Champeaux et Jacques Collet sieur des Hommes, accompagnent le duc de Montpensier dans la malheureuse affaire des Gaultiers [42]

Après lui, son fils, ou plutôt l’un de ses fils, car nous ignorons qui hérita de la terre de la Plesse – Noël en 1551, puis Guillaume fils de Noël en 1613, et François, fils et unique héritier de Guillaume, en  1624 rendirent aveu pour le fief de Livet, à Saint-Michel-de-Livet, sans qu’il soit fait mention de la Plesse. Quel était leur lien avec Nicolas Le François, sieur de la Plesse, trouvé noble à Saint-Germain-de-Montgommery en 1666 [43] et Jacques, sieur de Saint-Nicolas, à Echauffour, nous n’avons pu l’établir.

Au moment de la Révolution de 1789, l’administration municipale ne signale aucun Le François sur le territoire de Saint-Germain et tout au plus relève-t-on le nom du Cen Le François des Tourailles, demeurant à Ecouché, qui reste devoir à la fabrique de Saint-Germain-de-Montgommery, une rente de 3 livres à la représentation de Jean Le François, d’Argentan.

Après eux, selon Louis de Neuville, la propriété passa à la famille de Caqueray, puis aux Porlier de Rubelles, aux Augustin-Normand,  puis aux Laniel.

3A-4 Description.

Le manoir de la Plesse, contrairement à ce que l’on constate fort souvent, a conservé la majeure partie de ses bâtiments agricoles anciens et ceux-ci n’ont pas subi d’altérations majeures. Certes, en détaillant ce bel ensemble on remarque facilement une grande disparité dans les campagnes de constructions ou des transformations, mais chaque élément, pris isolément, est intéressant car il porte témoignage d’une grande continuité dans la mise en valeur de ce domaine et permet de suivre son évolution, tant qualitative que quantitative, chaque nouvelle production ou chaque progression de la production se traduisant par une nouvelle construction ou l’agrandissement d’un bâtiment existant.

Cette permanence d’occupation, cette constante amélioration, la conservation de son bâti ancien, sont dus à de multiples facteurs: présence de l’eau, qualité des terres, isolement relatif à l’abri des grandes routes mais aussi proximité de marchés actifs. Tous ces facteurs ont n’ont sans doute pas été sans influer sur son destin et participer au maintien de son intégrité, puisque constitué depuis au moins quatre siècles, nous le verrons en évoquant son histoire, ce domaine, pour ce que l’on peut en juger, n’a pratiquement pas dû varier de contenance au cours des âges.

Ainsi, dans le document de la fin du XVIIIe siècle, faisant référence à un aveu du 28 juillet 1737 [44], les propriétaires déclarèrent que ce domaine s’étendait sur 100 acres, soit environ 81 ha 72 a [45] Depuis, malgré un certain nombre de mutations, cette propriété a conservé cette superficie.

3A-5 Situation

Un certain nombre de manoirs de région: le Vigan à SAINT-MARTIN-de-FRESNAY, Betteville, près de PONT-L’EVEQUE, par exemple partagent cette situation à la rupture d’un plateau, situation permettant de bénéficier à la fois d’un point d’eau et de la faculté de se retirer dans les bois qui généralement couronnent les hauteurs. On peut également penser que ces manoirs ont succédé à des points fortifiés très anciens, à des arx tels ceux mentionnés dans les Capitulaires carolingiens [46] ou dans certains Cartulaires [47].

L’ensemble des constructions, demeure et bâtiments agricoles, forme un U très ouvert dont l’habitation ferme le fond avec une façade principale orientée à l’Ouest.

Le manoir lui-même surplombe une petite vallée parallèle à celle de la Vie, proche de l’ancienne voie de crête reliant la CHAPELLE-HAUTE-GRUE à la Croix-Forget

3A-6 Les voies d’accès

En Pays d’Auge, en règle générale, les voies d’accès conditionnent l’implantation de nos manoirs. Dans le cas présent, les traces des routes anciennes sont peu visibles, mais une  voie oblique passant devant la façade de l’habitation se dirigeant vers VIMOUTIERS est sans doute à l’origine du choix de l’orientation de la façade principale.

3A-7 Orientation

L’ensemble des constructions, demeure et bâtiments agricoles, forme un U très ouvert dont l’habitation ferme le fond avec une façade principale orientée à l’Ouest.

Maison d’habitation
Plan

La maison d’habitation est construite sur un plan rectangulaire, de 18m de longueur sur 7m de large, cette habitation comporte sur la façade postérieure.
Les cinq premières travées du rez-de-chaussée en partant de la droite, l’ancien mur de pignon Nord , devenu cloison de séparation intérieure, la partie de la façade arrière correspondant aux cinq premières travées et peut-être le pignon Sud, sont homogènes et constituent la première phase de construction.
Les deux premières travées en partant de la droite sont construites sur cave. Sur la façade postérieure une tourelle contenant l’escalier et de chaque côté de celui-ci , deux petites galeries desservant les appartements d’étage. L’ensemble comprend huit travées étroites d’environ 2,10 m  d’entraxe mais un examen même superficiel permet de déceler plusieurs campagnes de construction.

3A-8-Elévation.

– Maison à pan de bois

1.0. Soubassement

Autant que dans son plan, le soubassement, tout au moins de ce que l’on peut en voir, permet de suivre les différentes phases de construction par l’emploi différencié des matériaux, par leur technique de mise en oeuvre et leur mode de pose. Partant de la droite vers la gauche, l’on discerne mal la nature du soubassement de la partie la plus ancienne, mais il semble qu’il ait été constitué de blocs de « roussin », cette oolithe ferrugineuse du Sud Pays d’Auge, blocs de forte taille, à peine dégrossis, calés sous les poteaux les soutenant. L’espace intermédiaire est garni d’un blocage de silex tout venant, noyé dans un bain de mortier. Au-delà et tout particulièrement sous la grande adjonction, l’on distingue un emploi très caractéristique de harpes de pierres, reprises par endroits en briques, avec panneaux de silex taillés t posés par lits. La cheminée du pignon Nord comporte plusieurs assises de roussin et ensuite un appareillage de harpes d’angle en calcaire cénomanien avec remplissage de silex.

Le mur soutenant le pan de bois fermant le dessous de la galerie Sud et qui correspond à une adjonction postérieure à l’édification de la tourelle et de cette galerie est construit en pierres de roussin, de moyen appareil, taillées avec soin.

L’ensemble de la façade sur entrée est à encorbellement sur sommiers mais, en raison du décalage de son érection, l’on y remarque des différences, tant dans la section des bois employés que dans les techniques de mise en oeuvre.

Les poteaux, la sablière basse et plus encore les sommiers des cinq premières travées présentent des sections très importantes, courantes d’ailleurs pour l’époque et le type de constructions, entre 0.40 m. et 0.50 m. ce qui apparemment correspond à des arbres de plus de deux siècles. Les bois, épurés avec soin, exclusivement des chênes, sauf peut-être quelques pièces des combles proviennent de fûts de belle venue, bien dressés. Les bois des trois dernières travées et des adjonctions ne possèdent pas la même puissance et les sections varient de 0.24 m. à 0.30 m.

Le pan de bois étant masqué n’apparaît que sur la façade arrière, au niveau de la jonction du pan de bois et des fermes et en cet endroit l’assemblage à tenon et mortaise du poteau et de l’entrait ne présente aucune particularité méritant d’être signalée.

Le surplomb de la façade présente le schéma classique dans la région lexovienne des encorbellements à trois éléments; sablière haute de rez-de-chaussée, entretoise d’encorbellement et sablière basse d’étage. La sablière haute de rez-de-chaussée se situe dans le plan de cette paroi tandis que celle d’étage, posée sur la tête des sommiers, saillit de  0.  ? m., l’espace entre ce deux pièces étant comblé par l’entretoise.

1.1 – Structure des pans de bois.

Des colombes ou tournisses ou colombages, pièces de bois verticales  garnissent les intervalles entre les poteaux, mais rien ne subsiste, ni sur la façade, ni en arrière de la disposition originale et ce que nous voyons correspond aux phases 2 ou 3. Seule la guette d’angle de la façade qui trouvait son équivalence sur la façade arrière, se rattache peut-être à la phase 1. Il est possible que lors de sa construction les panneaux d’allège, sous fenêtre aient reçu un remplissage de croix de Saint-André car les poteaux de la façade arrière ne portent la trace d’aucun assemblage et ces croisillons pouvaient s’assembler sur la sablière et sous l’appui des fenêtres.

1.2 – Les hourdis.

Actuellement, l’ensemble des façades visibles (nous ignorons ce que couvre le bardage d’ardoise), exception faite des jonctions arrières, possède un hourdis de briques, mais nous n’avons pu vérifier la forme des colombages et nous ignorons la nature du hourdis d’origine. La partie visible des poteaux arrières correspondant à la phase 1, portent sur une face des cavités et sur l’autre un buchage continu destiné au logement de pannetons qui témoignent de l’emploi d’un hourdis de terre. En opposition, le pan de bois de l’ancien pignon, vidé de ses hourdis permet de constater la présence d’un « crâne » semi-circulaire lié généralement à la présence de hourdis de tuileaux ou de briques de remplissage sans tenons. Il subsiste là un point qui reste à éclaircir.

Du 17 septembre 1869
Description du Manoir de la Plesse

Le château de St Germain de Montgommery, à ¾ de lieue de Vimoutiers, consiste dans une enceinte carrée à angles obtus, presque arrondis, entourée de fossés profonds et garnis de remparts élevés. L’intérieur qui est labouré et planté de pommiers, n’offre rien de particulier. On voit seulement que les terres du « vallum » sont soutenues par des murs en pierre. Cette place doit dater des 10e ou 11e siècle ; les Montgommery auxquels elle appartenait ont joué un grand rôle en Normandie. Alain III, duc de Bretagne mourut en 1035 à Vimoutiers, pendant qu’il faisait le siège du château de St Germain de Montgommery. Cet événement a donné à la forteresse une certaine célébrité (Bulletin Caumont tome II p.245)

Normand du 8 mai 1858….. Découverte à St Germain de Montgommery, dans un herbage à 900 pas environ des ruines du château, dans une cavité circulaire, de 600 médailles environ en bronze, de l ‘époque romaine, la plupart entièrement frustes. Il y avait un Marc-Aurèle m.b, un beau Commode Un amateur de Vimoutiers en a acheté plusieurs : des Antonins et deux Faustines : Diva Faustina et Faustina Augusta. (A.P)

Manoir de la Bataille, situé à St Germain de Montgommery, appartenant à l’Abbaye de st André en Gouffern en 1324.

Loys de Montgommery –
Anticalvinomantie ov
abrégé des lieux communs en forme de thèses des 26 principaux points que les Calvinistes dénient à l’Eglise catholique, apostolique et romains. (In 18, demi-reliure veau.. Paris 1607 chez Fleury Bourriquant au Mont St Hilaire près le Puits-Certain)
(Catalogue de livres sur la Normandie de Me Ve Le Gost Clérisse. Caen n°1 p.25 art 308)

[1] Voir en annexe II.

[2] Voir Louis DUVAL, Inventaire sommaire des Archives de l’Orne. Série H, Tome III.

[3] AD 61. H 3794.

[4] Voir en Annexe I, le document de 1605 .

[5] Sur les gautiers, voir CHARPILLON et CAREME, I, p. 724-725; GERMAN

[6] GRAVELLE-DESULIS, « Recherche de la noblesse d’Alençon faite par de Marle », Annuaire de l’Orne , 1865, pp. 256.

[7] G.-A. PREVOST, Armorial général de France (Edit de Novembre 1696). Généralité d’Alençon publié d’après le manuscrit de la Bibliothèque nationale, Rouen-Paris, Lestringant-Picard, 1922, p. 34.

[8] abbé PIEL, Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien diocèse de Lisieux analysés pour servir à l’histoire du personnel de l’évêché, de la cathédrale, des collégiales, des abbayes et prieurés des paroisses et chapelles ainsi que de toutes les Familles notables de ce Diocèse, LISIEUX, Piel, 1895, t. II, p. 12.

[9] Sur une disposition assez semblable sur la façade du manoir de Bellou, les écharpes sont aux environs de 45°. Michel COTTIN, « Le manoir de Bellou », PA , 43, N° 4, Avril 1993, pp. 3-15, ill. .

[10] Voir nos notes sur ce manoir.

[11] Ceci correspond d’ailleurs à la grande époque de l’élévation de ces édifices: voir: Michel COTTIN, « Colombiers de Normandie », Histoire et tradition populaires – Foyer rural du Billot. Catalogue de l’exposition: L’élevage en Pays d’Auge, N° 25, Mars 1989, pp. 73-76.

[12] Et non pas contemporaines de la guerre de Cent Ans ou des Guerres de Religion comme le laissait entendre le Dr BOULLARD: « Le manoir des Tourelles (à Saint-Germain–de-Montgommery) », PAR, 9, N° 3, Mars 1959, pp. 1-2.

[13] La population de Saint-Germain-de-Montgommery était de 432 habitants en 1834 et de 295 en 1869 dans Annuaires administratifs du Calvados pour 1834 et id° pour 1869 .

[14] Sur ce toponyme voir l’article de Jean-François MARECHAL, « L’origine Viking des ‘Mottes féodales' », PA , 27, 4-1977, pp. 31-32.

[15] C. HIPPEAU, Dictionnaire topographique du Département du Calvados , Paris, Imp. Nationale, 1883.

[16] Bénigne-Ernest PORET de BLOSSEVILLE, Dictionnaire topographique du départe­ment de l’Eure contenant les noms de lieux anciens et modernes, Paris, Imp. Nationale, 1878.FIN NOTEB

[17] Inventaire sommaire archives départementales…Orne. Série H. Table , Alençon, 1910.

[18] Sur l’utilisation de ces palissades, voir Grégoire de TOURS , Histoire des Francs , Traduction Robert LATOUCHE, Paris, Les Belles Lettres, 1963, t. I, pp. 93-94.

[19] Charles DU CANGE, Glossaire François , Niort, 1879, II, 173 .

[20] R. GRANSAIGNES D’HAUTERIVES, Dictionnaire d’ancien français, Paris, 1947.

[21] Henri MOISY, Dictionnaire de patois normand … , CAEN , (1885)

[22] François de BEAUREPAIRE, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, Paris, Picard, 1986, p. 177.F

[23] C. HIPPEAU, op. cit., art. Le Plesis-Grimoult .

[24] François de BEAUREPAIRE.- Les noms de communes et anciennes paroisses de l’Eure , Paris, Picard, 1981, p. 259.

[25] F. MARCHEGAY , « Chartes normandes de l’abbaye de Saint-Florent près Saumur de 710 à 1200 environ », MSAN , XXX, pp. 700-701. Citée et étudiée par Henri NAVEL , BSAN, LI, pp. 122-127 et Elisabeth ZADORA-RIO , « L’enceinte fortifiée du Plessis-Grimoult (Calvados). Contribution à l’étude historique et archéologique de l’habitat seigneurial au XIe siècle », Archéolo. médiévale , III-IV, 1973-1974, p. 112.

[26] Auguste LE PREVOST, Dictionnaire des anciens noms de lieux du département de l’Eure , Evreux, Ancelle, 1839, pp. 222-225.

[27] Orderic VITAL, Historiae ecclesiasticae libi tredecim … Emandavit Au­gustus Le Prevost , Paris, 1838-1855, t. II, p. 428 et t. IV, p. 318.

[28] Léopold DELISLE, Notice sur Orderic Vital in Historiaea …, t. V pp. xlvj-xlviij.

[29] Voir parmi les textes rassemblés par Gabriel FOURNIER, Le Château dans la France médiévale , Paris, Aubier, 1978, p. 269, la mention dans le capitulaire de Pitres (25 juin 864) de l’emploi de la haie parmi les moyens de défense.

[30] Gabriel FOURNIER, Id° , citation du texte des Consuetudines et justicie (1091), pp. 300-301.

[31] Henri PELLERIN, « Le manoir du Plessis à Saint-Germain-la-Campagne », PA. , 19, 1-1969 , pp. 22-28 et 2-1969, pp. 5-11.

[32] A Caen, grâce à la revue Château-Gaillard, dans l’Est autour de Michel BUR et dans le Sud-Ouest dans le cadre des Colloques de Castellologie de Flaran, des publications régulières approfondissent de nombreux points de détails restés dans l’ombre jusqu’ici.

[33] Sur la famille de Montgommery, voir le généalogie établie par Louis de NEUVILLE et publiée par Arcisse de CAUMONT, Statistique mon., t. V, pp. 642-646, ainsi que l’article du Cdt NAVEL, « Institutions féodales en Normandie », BSAN, LI, pp. 12-13 et 134-136. Nous n’avons pu consulter la récente maîtrise de Dominique TOSTAIN, La seigneurie de Montgommery, Université de Caen, 1988.

[34] Auguste LONGNON, Pouillés de la province de Rouen, Paris, 1903, p. 261 D.

[35] AD. Calvados, H 6516.

[36] Clovis BUNEL, XXVII, p. 45, 1.29.

[37] abbé PIEL, Insinuations cclésiastiques … , III, 213.

[38] Voir à ce sujet CARABIE 1943, p. 254 sq.

[39] AD. Orne, A. Montgommery.

[40]  » Item, a Boissey et environ: premièrement en la main Jehan des Eiz, trente solz, une geline, dix oez, deux deniers; par la main Richard de Fourquette à la Saint-Michel, cinq solz; par la main Richard de la Court, à la Saint Michel pour vingt deux acres de terre vint soulz; par la main Thomas le Franchois, pour sept acres de terre, cinq sols, une mine daveine  trois capons, trois deniers, trente oez, trois deniers à la Saint Michel; par Denis Pinchon, pour Richars Gosce, pour une masure, cinq solz; par Thome Alechire, pour une acre de terre, deux solz… (dans la suite de l’acte dont une partie concerne également Boissey, autre mention de ce Thomas Le Franchois) dans Gustave SAIGE, Cartulaire de la seigneurie de Fontenay-le-Marmion provenant des archives des Matignon publié par ordre de S.A. le Prince de Monaco, Monaco, Imprimerie de Monaco, 1885, pp. 33-34.

[41]  = A.D. Orne . A. Montgommery III.8.

[42] Cité par Le Dr BOULARD 1948, p. 47.

[43] GRAVELLE-DESULIS, « Recherche de la noblesse d’Alençon faite par de Marle », Annuaire de l’Orne , p. 263. Un manuscrit de cette même Recherche le porte comme demeurant à Méry. FIN NOTEB

[44] AD. Orne, Série A, Fonds Montgommery.

[45] Sur la base des recherches du Commandant Henri NAVEL, Recherches sur les anciennes mesures agraires normandes. Acres, Vergées, Perches , Caen, 1932, 156 p., cartes.

[46] Cités et commentés in Johannes STEENSSTRUP, Les invasions normandes en France, Paris, Albin Michel, 1969.

[47] Voir entre autres dans Jacques BOUSQUET, Trois révolutions aux origines des Châteaux forts médiévaux. Renversements et Renaissance dans Yves BRUAND et al., Châteaux et Révolutions en Gascogne, Actes du quatrième colloque de castellologie de Flaran, 1991, pp. 11-28 – un texte de 801 extrait du cartulaire de l’abbaye de Conques mentionnant le riche Leutade qui donne à l’abbaye « dans la vallée du Tarn, le lieu ou villa de Prix, avec sa maison de maître – casa dominicale – c’est-à-dire une grande exploitation agricole et il y joint le rocher – rocca – « où nous et nos parents avons eu coutume de nous fortifier – incastellare – en face de mauvaises gens – gentes nefendas « .

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