CHAPELLE YVON La


NOTES sur La CHAPELLE YVON

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accrue de Le BESNEREYE

La Chapelle-Yvon (Calvados ; jusqu’en 2015)
Canton actuel : Livarot
Arrondissement actuel :Lisieux
Code INSEE : 14154
Histoire administrative : La Chapelle-Yvon intègre la commune du Bennerey par l’ordonnance du 22 juin 1825. A partir du 1er janvier 2016, elle forme avec Saint-Cyr-du-Ronceray, Saint-Julien-de-Mailloc, Saint-Pierre-de-Mailloc et Tordouetla commune nouvelle de Valorbiquet (cheflieu dans l’ancienne commune de Saint-Cyr-du-Ronceray), par l’arrêté préfectoral du 9 décembre 2015.

Adigard des Gautries Jean, Lechanteur Fernand. Les noms des communes de Normandie – XIV.
679. — La Chapelle-Yvon (Orbec, C), accrue du Besneray en 1825 :
Capella Yvonis 1252 n. st. : Cartul. Friardel, n° 47, fol. 10 v°.
Le déterminatif est le n.h. Yvon (du francique Ivo).

Chapelle-Yvon (LA), canton d’Orbec, accrue de Benneray en 1825. Capella Yvonis, 1233 (ch. de Friardel).
Par. de Notre-Dame,
patr. le seigneur.
Dioc. de Lisieux,
doy. de Bernay.
Gêner.. d’Alençon,
élect. de Lisieux,
sergent. d’Orbec:

Lieux-dits de La CHAPELLE YVON:
Bois-Yvon (Le) Boi Yvo. Le Bois-Yvon., fief tenu du roi en la vicomté d’Orbec.
Boscus Yvonis, I203 (magni rotuli, p. 94).
Beaupoulain, Butte-des-Bois (LA), Chêne (LE), Cour-de-Douville (La), COUR-DU-BEAU-POULAIN (La), Douville, Fontaines (Les), Friche (LA), [Manoir (LE), f. et chat.], MARES (LES), Meulle (LA), [Mont-Houre (LE), Mont-Hour, 1845 (Simon)], Moulin-Chicane (LE) usine, Moulin-Guernet (LE), usine, Moulins (LES), Rabottière (LA), Rifaudière (LA), Vastines (Les),

La Chapelle- Yvon, – Hue de Saint-Fenest y tient deux quarts d’un membre de fief, prisé 28 livres ;
La La Chapelle-Yvon. – Guillaume Labbé y tient un quart de fief ;
La Chapelle-Yvon, 80 feux
La Chapelle-Yvon appartenant à Christophe de-Mailloc.

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

– Bibliographie :

La Chapelle-Yvon au fil du temps – Suzanne Cardon.
CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome III page 822.
CHAPPET Alain : Avec ceux de Lisieux et alentours dans les Armées de premier Empire ; BSHL N°55, Décembre 2003 (Jean-Baptiste DESHAYES)
Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 1223.
FOURNIER Dominique : les références à la justice dans la toponymie et l’anthroponymie noirmandes ; BSHL n°61, décembre 2006. p 38.
PAUMIER Henri : Pour l’histoire du papier. Les moulins des papetiers du Pays d’Auge. Bulletin du Foyer rural du Billot, n°82, juin 2003.
ROSENPLÄTER Johannès : Trois villages du Sud Pays d’Auge : (La Chapelle Yvon, La Cressonnière et La Croupte), étude démographique, sociale et économique. Mémoire de Maîtrise CAEN, 1999.
SICOT A., Monographie communale de la Chapelle-Yvon, Ms. 1886, 156 p.
= Arch. Départ. du Calvados, Br. 9408
Revue Le pays d’Auge:
Henri Pellerin La formation chirurgicale de la Chapelle-Yvon 1954
Henri Pellerin Les tours de l’église de la Chapelle-Yvon: architecture romane 1971

2 – Pièces Justificatives:

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
La Chapelle-Yvon, Capella-Yvonis.
Le seigneur qui a donné son nom à cette église, dont il fut sans doute le constructeur, n’a pas trouvé place dans l’histoire.
Il est probable que c’est son oeuvre qui subsiste encore aujourd’hui, car, dans son ensemble, l’église de la Chapelle-Yvon appartient à la période romane.
Le pignon occidental montre, dans le plein des murs soutenus par deux contreforts plats, l’appareil bien caractérisé en feuilles de fougère. La porte a été percée seulement au XVIe siècle. L’entrée primitive devait exister au centre du mur méridional, où sont restés, au milieu des reprises postérieures, quelques claveaux sculptés d’étoiles. Une partie du mur avec un contrefort appartient aussi à l’époque romane.
On y voit des briques longues, semblables aux briques romaines, mais plus grossièrement modelées. Le surplus, parementé en grand appareil, date seulement du XVIe siècle avec les deux fenêtres cintrées qui y sont pratiquées. Les deux autres ouvertures consistent en une grande baie moderne et en une fenêtre ogivale à tracerie flamboyante. Le mur latéral du nord, comme toujours, est resté mieux caractérisé.
Deux contreforts plats le soutiennent; mais les ouvertures sont modernes.
Le choeur ne date que du XVe siècle, il est à chevet droit ; une seule fenêtre mérite d’être signalée, c’est l’ogive subdivisée par un meneau qui s’ouvre dans le mur du sud.
De ce côté s’élève la tour, disposée entre choeur et nef et faisant saillie de moitié environ de son diamètre. C’est une construction rectangulaire assez massive, composée d’un blocage de silex non taillé et de grison. Deux contreforts buttent le mur méridional ; un seul est apparent à l’ouest et à l’est. La corniche se compose d’un quart de rond avec une plate-bande. Un clocher en charpente du XVe siècle couronne cette tour. Il est octogone, revêtu d’essente, avec des lucarnes sur quatre des faces. La seule ouverture de la tour est une fenêtre cintrée à deux rangs de claveaux de pierre blanche extradossés. Une tête sculptée en haut-relief forme clef à la première rangée. Cette tour est, sans aucun doute, contemporaine de la nef.
L’intérieur, affligé d’un bain de badigeon criard, n’offre rien de remarquable. Les voûtes sont en merrain avec charpentes apparentes. L’arc triomphal date du XV » siècle; il consiste en une ogive à moulures prismatiques soutenue par deux piliers semi-cylindriques. Les trois autels sont insignifiants.
On voyait autrefois, au retable de l’Épître, un tableau représentant saint Biaise, peut-être sans grand mérite artistique ; mais, au bas, était un blason de donateur qui lui donnait une valeur historique. Ce blason était de gueules au chevron d’argent accompagné de 3 merlettes de même. A la place, on a pendu une toile moderne, due à la munificence du baron André Despériers.
Aux fenêtres ogivales restent quelques fragments de vitraux, bordures de la Renaissance, cartels entourés d’amours et autres motifs, et un petit sujet fort décoloré qui représente le martyre de saint Blaise.
Diverses statues méritent d’être signalées, surtout une Vierge de la Renaissance avec l’Enfant-Jésus vêtu d’une longue robe, pressant dans ses mains une colombe.
Le clocher renferme deux cloches anciennes : l’une vient du Besnerey, et j’en réserve l’inscription pour l’article de cette paroisse. L’autre porte les lignes suivantes:
LAN 1788 IAI ETE BENIE PAR Me IOSEPH PHILIPPE LE MONNIER DE
LA MAITRÉE CURE DE CE LIEU ET NOMMEZ MAGDELEINE PAR TRES HAUT ET
TRES PUISSANT SEIGNEUR ANTOINE FRANCOIS DE QUITRY BRIGADIER DES
ARMÉES DU ROY ET PAR TRES HAUTE ET TRES PUISSANTE DAME MAGDELEINE
CHARLOTTE DE RIQUEL DE CARAMAN EPOUSE DE TRES HAUT ET TRES PUISSANT
SEIGNEUR VICTOR IACQUES GUI GEORGE HENRY DE CHAUMONT MARQUIS
DE QUIIRY.
LE Sr PIERRE LECUIER TRESORIER COMPTABLE. IEAN COPIE MA FAITE.

L’église de la Chapelle-Yvon est sous-l’invocation de Notre Dame. Elle faisait partie du doyenné d’Orbec. Les pouillés du XIVe siècle indiquent, comme patron, le seigneur du Besnerey; ceux des siècles suivants portent simplement le seigneur du lieu : dominus loci.
La chapelle-Yvon était un plein fief de haubert. En 1562, il appartenait à maistre Pierre des Hayes ; en 1581, à Jacques des Hayes, sieur de Gassart. Au XVIIe siècle et jusqu’à la Révolution, on le trouve en la possession des Chaumont de Quitry, barons d’Orbec.

Promenade dans le canton d’Orbec-en-Auge – R.GUIBLAIS.
La Chapelle-Yvon, qui appartenait autrefois au canton de Courtonne-la-Ville, a été rattachée au canton d’Orbec par arrêté du 6 brumaire de l’an X (29 Octobre 1801). En 1790, la commune du Besneray, ayant été dissoute, lui fut rattachée.
La Chapelle-Yvon doit son nom à un seigneur du Haut Moyen Age qui fit construire l’église et qui donna, en même temps, son nom au village.

Notices sur diverses localités du département du Calvados par A. Guilmeth
Il est à remarquer que la plupart des médailles que nous venons de citer datent toutes du Haut-Empire ; il en est de même de beaucoup d’autres, trouvées dans les bois de Bienfaite, de Tordouet et de la Chapelle-Yvon.

CAUMONT A. de, Notes manuscrites,leg Travers, 1941, A.D. 14., F.6029
médailles romaines trouvées dans le bois de M. de Quitry. » S’agit-il de la même découverte que celle signalée par A. Guilmeth ?

Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien Diocèse de Lisieux

31. – Le 14 mai 1697, vu l’attestation du sr. Poplu, curé de Mailloc, et du sr. Monthoure, vicaire de la Chapelle-Yvon, dispense de bans pour le mariage entre Pierre Dubuisson et Catherine Gaillard.

213. – Le 10 décembre 1697, le seig. évêque nomme Me. Germain Morin, pbre. de ce diocèse, au bénéfice-cure de la Chapelle-Yvon, vacant par la mort de Me. Olivier Vimonf, pbre. dernier titulaire.

248.- Le 28 décembre 1697, la nomination à la cure de la Chapelle-Yvon appartenant au seig. du lieu, Msr. François de Chaumont, seig de Lecques, Gaillon, St-Michel et autres places, lieutenant de Nos Seigneurs les Maréchaux de France au diocèse de Ledève, et aussi seig. patron de la Chapelle-Yvon, représenté par Mesr. Guy de Chaumont, son frère, Chev., marquis d’Orbec, seig. de Bienfaite, Tordouet, Le Ronceray, Quitry, baron de Péral, présentement en son château de Bienfaite, nomme aud. bénéfice de la Chapelle-Yvon, vacant par la mort de Me. Olivier Vimont, pbre, dernier titulaire, la personne de Me. Philippe Soumillon, pbrë du diocèse de Séez.

299. – Le 10 mars 1698, les vicaires généraux du seig. évêque donnent à Me. Philippe Soumillon, pbrë du diocèse de Séez, la collation de la cure de la Chapelle-Yvon.

20. – Le 19 févr. 1699, vu l’attestation du sr. Le Bas, curé de St-Martin-de-Mailloc, et du sr. Soumillon, curé de la Chapelle-Yvon, dispense de bans pour le mariage entre Pierre Garnier «faisant profession de tenir les petites escholles», cy devant demeurant en lad, parr, de St-Martin et résidant depuis deux ans en celle de la Chapelle-Yvon, d’une part, et Barbe Houet, « n’ayant aucune profession que de filer.»

497. – Le 18 juillet 1702, vu l’attestation du sr. Soumillon, pbre, curé de la Chapelle-Yvon, et du sr. Barroy, pbrë, vicaire de St-Marlin-de-Mailloc, dispense de bans pour le mariage entre Toussaint Blondel et Agnès Leliquerre.

839. – Le 28 août 1703, la nomination à la cure de N.-D. de la Chapelle-Yvon appartenant au seig. du lieu, Mesr. François de Chaumont, chev. seig. de St-Michel, Lunel, la Chapelle-Yvon et autres lieux, nomme à cette cure, vacante par la mort de Me. Philippe Soumillon, pbrë, dernier titulaire, la personne de Me. Thomas Dionis, pbrë, demeurant à Tordouet. Fait au château de la Cressonnière appartenant à Monseig. le chevalier de Melun.

115. – Le 5 nov. 1703, le seig. éveque donne à Me. Thomas Dionys, pbrë de ce diocèse, la collation de la cure de la Chapelle-Yvon, vacante par la mort de Me. Philippe Soumillon, dernier titulaire.
Le 3 janvier 1704, le sr. Dionys prend possession dud. bénéfice, en présence de Me. Richard Le Michel, pbrë, curé de St-Denis-de-Mailloc et doyen rural d’Orbec ; noble et discrète personne Me.Charles d’Assy, pbrë, curé du Bêneré ; Me. Nicolas Duval, curé du Ronceray ; Me. Nicolas Le Front, curé de Tordouet; Me. Michel Poplu, curé de St-Julien-de-Mailloc; Me. Nicolas Jourdain, pbrë de Tordouet ; Me. Jean Bernays, pbrë, vicaire de Tordouet; Me. Pierre Costard, pbrë, vicaire du Ronceray, et Me. François Esmont, sr. de la Rosière, avocat, de la parr. de la Chapelle-Yvon.

Curés. – 0, Vimont – G. Morin, IV. 213. – P.Soumillon – T. Dionls.
Vicaire,- N. Montoure.
Patron. – Le seigneur du lieu. – F, de Chaumont.
Notables. – F. Esmont de la Rosière – M.Boudin – P, Garnier.
Petites Ecoles. – P. Garnler.

284. – Le 31 août 1712, dispense de bans pour le mariage entre Antoine de Brossard, Esc. sr. du Mesnil du Rondval, fils de feu Nicolas de Brossard, Esc. sr. du Mesnil, et de demll. Catherine de Mannoury, de la parr. de St-Ouen-le-Hoult, d’une part, et dame Anne Foucques, fille de feu Henry Foucques et d’Elisabeth de la Bove, de la parr, de la Chapelle-Yvon.

Curé. – T. Dionis.
Notables. – H. Foucques.

1396. – le 22 mai 1733, la nomination à la cure de N.-D. de la Chapelle-Yvon appartenant au seig. du lieu, haut et puissant seigneur, Me. Antoine de Chaumont, chev. seig. et patron des parr. de la Chapelle-Yvon, Tordouet, le Roncerey en Normandie, Lesques, St-Michel et autres lieux en Languedoc, nomme à lad. cure de la Chapelle-Yvon, vacante par la mort de Me. Thomas Dionis, pbrë, dernier titulaire, la personne de Me. Adrien Fleury, pbrè de ce diocèse. Fait à Bienfaite, au château dud. seig. marquis de Quitry.
Le 23 mai 1733, le seig. évêque donne aud. sr. Fleury la collation dud. bénéfice.
Le 24mai 1733, le sr. Fleury prend possession de la cure de la Chapelle-Yvon, en présence de Me. François Morel, pbrë, vicaire du lieu; Me. Guillaume Tulou, pbrë, curé de Tordouet; François Esmont, sr.de la Rosière, et autres témoins.

31. – Le 7 juin 1741, dispense de bans pour le mariage entre Jean-Baptiste-François Esmont, Esc. sr. de la Rosière, l’un des deux cents gendarmes de la garde du roy, fils de feu François Esmont. sr. de la Rosière, et de feue demll. Louise Le Couturier, de la parr. de la Chapelle-Yvon, d’une part, et noble demll. Marie-Anne de la Houssaye, Esc. sr. des Monts, et de feue damll. Thérèse Simon, de la parr. de la Vespière.

436. – Le 14 mars 1743, Me. Jean-Jacques de Senoy, sr de la Sauvagère, cons. et procureur du roy en l’élection de Lx, demeurant parr. St-Jacques, constitue 150 livres de rente en faveur de Me. Jean Montoure, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Cette rente est garantie par Jean Montoure, laboureur, demeurant à la Chapelle-Yvon, et Guillaume Montoure, aussi laboureur, demeurant à St-Pierre-de-Mailloc.

160. – Le 20 janv. 1744, la nomination à cure de N.-D. de la Chapelle-Yvon appartenant au seig. du lieu, le roy, à cause de la garde noble des enfans du sr. de Chaumont Quitry, nomme à lad. cure, vacante par la mort de Me. Adrien Fleury, pbrë, dernier titulaire, la personne de Me. Pierre Branley, pbrë de Berthouville, diocèse de Lx.
Le 12 avril 1744, les vicaires généraux du seig. évêque donnent aud. sr. Branley la collation dud. bénéfice.
Le 30 mai 1744, le sr. Branley, demeurant à Paris, rue St-Jacques, parr. St-Etienne-du-Mont, et représenté par Msr. François de Scvrey, pbrë, curé de St-Cyr-du-Ronceray, prend possession de la cure de la Chapelle-Yvon, en présence de Me. Jean-Baptiste Vatteville, pbrë, desservant led. bénéfice, et autres témoins.

Curés. – T. Dionis – A. Fleury – P. Branley.
Vicaire. – F. M. Morel.
Prêtre desservant. – J.-B. Vatteville.
Patron. – Le seigneur du lieu. A. de Chamont – Leroy ob tutelam.
Notables. – F. Esmond de la Rosière – J.B.F Edmond de la Bucardière.

259. – Le 25 mai 1750, dispense de bans pour le mariage entre Mesr. Antoine-Adrien-Charles Le Bas Esc. sr. du Rouvray, cons. du roy, maître ordinaire en sa cour des Comptes, Aides et Finances de Normandie, fils de feu Mesr. Adriea Le Bas Esc. cons. du roy, auditeur en la même cour, et de damll. Charlotte de Valois, de la parr. de la Chappelle-Yvon, d’une part, et damll. Elisabeth-Antoinette Le Vasseur, fille de Mre. Jean Le Vasseur Esc. contrôleur de la Maison du roy, et de dame Antoinette-Catherine de Percherye (?), de la parr. St-Nicolas
de Paris.
16. – Le 8 nov. 1750, vu les attestations du sr. Branley, curé de la Chapelle-Yvon, du sr. Bardel, curé d’Orbec, et du sr.Jean Deshayes, pbfë de la Couture de Bernay, dispense de bans pour le mariage entre Me. Louis-Charles Gosselin, fils de feu Me. Robert Gosselin et de dame Jacqueline Amiot, de lad. parr, de la Couture, d’une part, et damll. Marie-Elisabeth Esmont, fille de feu François Esmont, sr.de la Rosière, et de dame Marie-Françoise Sauvage, originaire de la Chapelle-Yvon et demeurant à Orbec depuis huit mois.

14. – Le 4 sept. 1754, Pierre Jourdain, marchand, demeurant à la Chapelle-Yvon, constitue 150 livres de rente en faveur de Me. François le Normand, acolyte de lad. parr. afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Fait et passé à Orbec.

41. – le 1 févr. 1757, dispense de bans pour le mariage entre François Esmont, Esc. sr. de la Rosière, officier au régiment de cavalerie de Noailles, fils de feu François Esmont, sr. de la Rosière, et de dame Françoise Sauvage, de la parr, de la Chapelle-Yvon et demeurant à Orbec depuis plus de six ans, d’une part, et dame Hélène-Angélique Léger, Vve. du sr. de la Teillard, fille de feu Jean-Gilles-Etienne Léger, Esc., commensal de Sa Majesté, et de dame Catherine Barbier, de la pair, de Long (des-Bois) (?), diocèse de Chartres.

Curé. – P. Branley.
Clerc. – F. Le Normand.
Seigneurs et notables. – F. Esmont de la Rosiere- F. Esmont – A. Le Bas du Rouvray – A.A.A Le Bas.

284. — Le 22 janv. 1782, la nomination à la cure de la Chapelle-Yvon, appartenant au seig. du lieu, noble dame Marie-Victoire de Margeot, Vve de haut et puissant seig. Jacques-Guy-Georges-Henry de Chaumont, marquis de Guitry, ancien chef de brigade des gardes-du-corps du roy, mestre-de-camp de cavalerie, chevalier de l’Ordre royal et militaire de St-Louis ; tutrice honoraire de ses enfants mineurs, barons d’Orbec et de Bienfaite, seig. et patrons de Tordouet, les Roncerés, la Chapelle-Yvon, les Noës, Monney et autres lieux en Normandie, barons de Lecques, seigneurs fonciers en toute justice de St-Michel de Caillo, Saussan, Pignan, Fabrègues et autres lieux en Languedoc ; donataire de Monsieur frère du roy, de la garde-noble de ses enfants mineurs, ainsi que des patronages de bénéfices-cures dépendant de leurs fiefs, demeurant au château de Bienfaite, nomme à lad. cure de la Chapelle-Yvon, vacante par la mort de M. Pierre Branley, dernier titulaire, la personne de M. Jacques-Augustin Maris, pbre, curé de Druval. Fait et passé à Lx, en la maison canoniale de M. de la Cauvinière, chanoine de Lx et conseiller de grande chambre au parlement de Normandie, demeurant parr. St-Germain, « au coin des rues du Bouteiller et du Cerf. »
Le 4 mai 1782, le seig. évêque donne aud. Sr. Maris la collation dud. bénéfice.
Le 21 oct. 1782, le Sr.Maris prend possession de la cure de la Chapelle-Yvon, en présence de Me Jean-Baptiste-Robert Armenoult, pbre, desservant lad. parr., et autres témoins.

8. — Le 28 nov. 1782, M. Jacques-Augustin Maris, pbre, curé de Druval et de N.-D. de la Chapelle-Yvon,demeurant à Druval, résigne purement et simplement lad. cure de la Chapelle-Yvon entre les mains du seig. évêque, afin qu’il y soit pourvu par qui do droit. Fait et passé à Lx.
Le 4 décembre 1782, la nomination à la cure de N.-D. de la Chapelle-Yvon appartenant au seig. du lieu, haute et puissante dame Marie-Victoire de Margeot, Vve de Mes. Jacques-Guy-Georges-Henry de Chaumont, marquis do Guitry, ancien chef do brigade des gardes-du-corps du roy, mestre-de-camp de cavalerie, chevalier de l’Ordre royal et militaire de St-Louis, lad. dame tutrice honoraire de ses nobles enfants mineurs, barons d’Orbec et de Bienfaite, seig. et patrons de Tordouet, les Roncereys, la Chapelle-Yvon, les Noes, Monnay et autres lieux en Normandie, barons de Lecques, seig. fonciers en toute justice de St-Michel, Gailhan, Saussan, Pignan, Fabrègucs on Languedoc et autres lieux, demeurant au château de Bienfaite, nomme à lad. cure de la Chapelle-Yvon, la personne de M. François-Charles Deshayes de Bonneval, Esc. pbre du diocèse de Lx, chanoine prébende non distributif d’Ecajeul en la Cathédrale de Lx. Fait et passé à Lx, au palais épiscopal.
Le même jour, le seig. évêque donne aud. Sr. Deshayes de Bonneval la collation dud. bénéfice.
Le 11 déc. 1782, le Sr. Deshayes de Bonneval prend possession de la cure de la Chapelle-Yvon, en présence do M. Jean-Baptiste-Robert Armenoult, pbre, desservant lad. parr. et autres témoins.

4. — Le 23 déc. 1784, la nomination à la cure de N.-D. de la Chapelle-Yvon appartenant au seig. du lieu, haute et puissante dame Marie-Victoire de Margeot, Vve de haut et puissant seig. Jaques-Guy-Georges-Henry de Chaumont, marquis de Guittry, tenant de Monsieur, frère du roy, la garde noble de ses enfants mineurs et agissant en leur nom et au sien, nomme à la Lad. cure vacante parla démission de Mrs. Francois-Charles Deshayes de Bonneval, pbre, chanoine prébende d’Ecajeul, curé des Roncerés et dernier curé de la Chapelle-Yvon, personnelle M. Joseph-Philippe Le Monnier de la Haitrée, pbre de ce diocèse, vicaire de Pennedopie. Fait et passé au château de Bienfaite, en la demeure de Madame la Marquise et en présence de M. Pierre Le Petit de Montmirel, garde-du-corps de Monsieur, présentement au château de Bienfaite, et de Mes. Gabriel-Charles Hauvel, conseiller-secrétaire du roy. Maison et Couronne de France en la chancellerie près le parlement de Dijon, demeurant on sa terre, parr. de St-Germain-la-Campagne.
Le 30 décembre 1784, M. Collignon, vic. Gl, donne aud. Sr. de la Haitrée la collation dud. bénéfice.
Le 9 janv. 1785, le Sr Le Monnier de la Haitrée prend possession de la cure de la Chapelle-Yvon, en présence de plusieurs habitants de la parr.

327. — Le 23 décembre 1784, Mesr. François-Charles Deshayes de Bonneval, pbre, curé de la Chapelle-Yvon et de St-Cyr-des-Roncerés, résigne purement et simplement lad. cure de la Chapelle-Yvon entre les mains du seig. évêque, afin qu’il y soit pourvu par qui de droit. Fait et passé au château de Bienfaite en la demeure de Madame la marquise de Guitry, eu présence de Mes. Pierre Le Petit de Montmirel, garde du-corps de Monsieur, demeurant à Versailles à l’hôtel des gardes-du-corps, et de Mesr. Gabriel-Charles Hauvel, conseiller-secrétaire du roy, Maison et Couronne de France en la chancellerie près le parlement de Dijon, demeurant en sa terre, parr. de St-Germain-de-la-Campagne.

161. — Le 25 janv. 1786, Nicolas Benoit, marchand, demeurant à la Chapelle-Yvon, constitue 150 livres de rente en faveur de M. Pierre Montoure, acolyte du diocèse de Lx, (parr. de St-Pierre de Mailloc), afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Fait et passé à Orbec, en l’étude de M.Gueslin

140 — Le 20 octobre I788, dispense de bans pour le mariage entre Mes. Antoine-Adrien-Charles Le Bas, Esc. Sr. du Rouvray, veuf de demll. Elisabeth-Antoinette Levasseur, et fils de M. Adrien Le Bas et de demll. Charlotte Levallois, demeurant ordinairement à Rouen et résidant depuis plus d’un an à la Chapelle-Yvon, d’une part, et demlle. Marie-Augustine-Julie do Grecy, fille mineure de M. François Philibert Esc. Sr. des Linières, originaire de la parr. de N.-D. de la Couture de Bernay et demeurant aussi depuis quelques mois en celle de la Chapelle-Yvon.
Suit la dispense de parenté du 3° degré obtenue en cour de Rome par les parties.

Curés.- P. Branley – F.C. Deshayes de Bonneval – J.Ph. Le Monnier de la Haitrée.
Prêtre desservant J.-B-R Armenoult
Patron. — le seigneur du lieu.— M.-V. de Margeot Vve de Chaumout-Guitry
Seigneur et notable X. Benoist – A.-A.-C. le Bas du Rouvray

DIVERS:
– Deux descriptions de l’église dont une du 17 octobre 1853 et l’autre du 21 octobre 1858
– Dessin d’un écusson sur un tableau de St Nicolas dans l’église de la Chapelle Yvon.
– Mention sur la cloche : L’an 1788 j’ai été bénie par Messire Joseph Lemonnier de la Haitrée, curé Magdelaine par Très Haut et Puissant Seigneur Antoine Anne François de ….
– Etat des fiefs de 1559 : illisible
– Recherche de 1524 : néant
– Arrière-ban de 1562 : Olivier de St Ouen, seigneur de Tordouet et de la Courdoville (note la Courdoville fief à la Chapelle Yvon d’après Monsieur Rioult de Neuville) Maistre Pierre des Hayes écuyer seigneur de la Chapelle Yvon.
6 juillet 1581 : aveu rendu à Noble Homme Jacques Deshais, sieur de Gassard et de la Chapelle Yvon
– Henry de Chaumont, chevalier, seigneur et baron de Lesques, St Michel et Tordouet, maître de camp d’un régiment de 20 compagnies et à cause de Haute et Puissante Dame Louise de Boucquetot, son épouse, seigneur et baron d’Orbec, Bienfaite et la Chapelle Yvon. 18 juillet 1639, 29 juillet 1648, janvier 1664, 8 février 1666.
– Jacques Anthoine de Chaumont, chevalier seigneur marquis de Guitry, baron d’Orbec, Bienfaite, Tordouet, Lesques, St Michel en Languedoc, Coudehards, la Chapelle Yvon et autres lieux.
– 25 juillet 1722, 3 juillet 1723, 19 décembre 1732, 1er février 1734, 7 mai 1734, 26 mars 1734,
– 9 avril 1721 et 17 octobre 1722.
– Anonyme du Fay veuve et héritière de Jacques de Chaumont, marquis de Guitry, tutrice de ses enfants mineurs 3 septembre 1739.
– Jacques Guy Georges Henry de Chaumont, marquis de Guitry, maître de camp de cavalerie, chevalier de St Louis, baron d’Orbec, Bienfaite, seigneur et patron des paroisses de Tordouet, le Ronceray et la Chapelle Yvon, baron fossier de St Michel, seigneur de Lesques, Fabrèges, Gailhan, Saussan, et Pignan en Languedoc. 23 juin 1771, 12 août 1771.
– Le marquis de Guitry avait épousé Haute et Puissante Dame Marie Victoire de Margeot suivant un acte du 17 octobre 1774.

1562
p. 68 13 – Olivier de Saint-Ouen, écuyer, seigneur de Tordouet et de Courdoville (La Courdouville, fief à La Chapelle-Yvon. Note de M. Rioult de Neuville.) LVI l.
= P.-F. LEBEURIER, Rôle des taxes de l’arrière-ban du bailliage d’Evreux en 1562 avec une Introduction sur l’histoire et l’organisation du ban et de l’arrière-ban, Evreux-Rouen, Huet-Lebrument, 1861, In-12, 167 p.

1565, jeudi 26 avril – Tordouet
Noble personne Me Loys Duboys, chanoine de Lisieux et curé de Cambernon, demeurant à Lisieux, rend et remet ès mains de noble homme Olivier de Saint-Ouen, seigneur de Tordouet, le fief, terre et seigneurie de Monnay, assis et situé aux paroisses ded. lieu de Tordouet, Saint-Cyr-du-Ronceray, La Chapelle-Yvon et environs et en état que led. Duboys l’a eu et acquis de noble personne Me Guy de Saint-Ouen, curé de Saint-Martin-de-l’Espinay-Tesson, de présent demeurant à Lisieux, lors seigneur dud. fief et seigneurie de Monnay, oncle dud. seigneur de Tordouet, duquel ledit fief est tenu. Selon les lettres du 18 août dernier led. Duboys avait acquis led. fief moyennant la somme de 500 livres.
= Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville.

1704 27 janvier
Vente faite par Jean Montoure, marchand bourgeois d’Orbec à Pierre Bardel de Saint-Julien-de-Mailloc, de diverses pièces de terres situées en la paroisse de la Chapelle-Yvon et de Saint-Pierre-de-Mailloc, tenues en partie de la seigneurie dudit lieu de la Chapelle-Yvon, en partie de la seigneurie de Courthonne, et la pièce située en la paroisse de Saint-Pierre-de-Mailloc relevant du Marquisat de Mailloc
En marge est écrit : reçu le treizième du présent contrat ce 25e d’août 1705
signé : Alexandre de Belleau

1761
Archives SHL 1F62 1761, 20 septembre_
François Nehoux, blatier, demeurant en la paroisse de Besnerey, vend à Jean Lenormand, fils Jacques, laboureur demeurant en ladite paroisse, une pièce de terre en pasture située sur la paroisse de la Chapelle-Yvon.

1773 – Archives SHL.
1F410 : 29 juin 1773 : Marie Conard de La Chapelle Yvon, vend à Michel Héribel, tisserand de St Martin de Mailloc, une pièce de terre et bâtiment à St Martin.

« Analyses et transcriptions … »
– p.27 – 29 juillet 1648
contestation de terrain de diverses pièces de terre entre Messire HENRY de CHAULMONT chevalier et baron de LECQUES, BENFAITE, LA CHAPELLE-YVON et TORDOUET et Monsieur Maistre François de MOGES seigneur de Préaux et du Besneray
p.9 -11 mai 1452

L’exercice de ces droits, auxquels la vanité des seigneurs attachait une grande importance, soulevait souvent des difficultés et occasionnait des procès. Il en fut ainsi, à la Chapelle-Yvon, le 28 octobre 1694.
On célébrait dans l’église la fête de Saint-Simon et Saint-Jude. Maître Jean Lebas, sieur du Longpré, conseiller du roi, élu en l’élection de Lisieux, venait de se placer, ainsi que sa femme, dans le banc qu’il tenait à fieffe du trésor, quand un gentilhomme de la paroisse, Etienne des Hayes, les insulta grièvement en présence des fidèles réunis.
N’ayant pas trouvé la chaise dont il se servait quelquefois pour s’asseoir sur les marches de l’autel de Saint-Jean, il lui dit : « Mordieu! est-ce que tu as pris ma chaise? » Et comme le conseiller élu lui répondait: « Je ne l’ai même pas vue », il s’écrie: « Il faut que je te retire de ce banc et que je te traîne comme un barbet ». Et comme ses deux paroissiens se prenaient aux cheveux, le curé, maître Olivier de Vimont, enlève promptement sa chasuble et vient mettre le holà.
Alors le scandale fut à son comble, car le gentilhomme accabla de sarcasmes Jean Lebas et sa femme en disant : « Tu es d’une classe inférieure à la mienne, un fils de purin, et ta femme une froctière, une fileuse de laine ». Son épouse enchérissait à son tour : « Mon mari est de grande qualité et doit l’emporter, votre place est au bas de la nef au-dessous des fonds baptismaux ». L’affaire se termina devant le tribunal du lieutenant du bailli à Orbec. On déplorait de pareils scandales, qui faisaient dire à un contemporain :
« C’est un des malheurs de notre siècle, que le rang n’est en lieu quelconque si opiniâtrement recherché qu’en la maison de Dieu, où l’humilité nous est le plus commandée ».

Catalogue des gentilshommes de Normandie – par Louis de La Roque et Edouard de Barthélemy.
Mme de Margeot, tutrice du sieur de la Chapelle-Yvon.

Chemin de fer de Lisieux à Orbec : petit guide du promeneur et du touriste – par Amédée Tissot
LA CHAPELLE-YVON : Renseignements géographiques et industriels.
— Son histoire. — Son église. — Le Besnerey. — Le paysage.

LA CHAPELLE-YVON, commune du canton d’Orbec, à 7 kilomètres de cette ville et à 13 kilomètres de Lisieux. Sa superficie est de 697 hectares et sa population de 625 habitants. Elle est arrosée par l’Orbiquet et une autre petite rivière, qui prend sa source à Tordouet.
Il n’y a pas moins de neuf établissements industriels à la Chapelle-Yvon, et ils occupent en moyenne 120 à 150 ouvriers. Ce sont : quatre filatures de laines, dont deux appartiennent à M. Dutheil aîné, une à M. Georges Dutheil, et l’autre à M. Martin ; — trois moulins à foulon, dont deux sont à M. Haimet, le troisième à M. Aubry ; — une filature de coton, appartenant à M. Puval, qui occupe à elle seule 60 ou 70 ouvriers.
C’est la seconde station, sur la ligne, avec gare pour voyageurs et pour marchandises.

LA CHAPELLE-YVON, Capella-Yvonis, tire son surnom de quelque seigneur du moyen âge, qui s’appelait Ivo, mais qui n’a laissé aucune trace dans l’histoire de la contrée.
C’était autrefois un fief de Haubert. Il appartenait, en 1562, à maître Pierre des Hayes ; en 1581, à Jacques des Hayes, sieur de Gassart. Depuis le XVIIe siècle jusqu’à la révolution, on le trouve en la possession de la famille de Chaumont de Quitry, baron d’Orbec.
L’ÉGLISE de la Chapelle-Yvon remonte, dans son ensemble, à la période romane ; mais le choeur et le clocher, en charpente, datent du XVe siècle. L’intérieur n’a rien de bien remarquable, sinon une statue de la Renaissance représentant la Vierge avec l’Enfant-Jésus, vêtu d’une longue robe, et pressant dans ses mains une colombe.
Aux fenêtres ogivales, il reste quelques fragments de vitraux, bordure de la Renaissance, cartels entourés d’amours et autres motifs, et un petit sujet fort décoloré, représentant le martyre de saint Blaise.
Cette église est placée sous le patronage de Notre-Dame.
La fête patronale se célèbre le 15 août.
La commune de la Chapelle-Yvon n’a pas été occupée par les Prussiens pendant la guerre de 1870-1871 ; mais, elle a été plusieurs fois visitée par eux, notamment les 22, 23 et 26 janvier et plus souvent encore pendant l’armistice. Ils ont réclamé une contribution de guerre de 16,326 fr. 25 c., menaçant de prendre des otages si cette contribution n’était pas payée au temps et lieu indiqués. C’était pendant l’armistice ; sur les réclamations des autorités, le Sous-Préfet de Lisieux télégraphia à Bordeaux pour protester contre cette violation des conditions de l’armistice. Le colonel prussien, qui commandait à Orbec, reçut des ordres, et la somme demandée ne fut pas payée.
Dès que le train s’éloigne de la gare de la Chapelle-Yvon, pour se diriger vers Orbec, il franchit un pont sous lequel passe un chemin vicinal, laissant à droite une usine tout en briques rouges et couverte en ardoises ; — à gauche une maison de ferme, qui a tout l’aspect d’un vieux manoir et dont l’un des pignons regarde obliquement la voie qui le touche presque.

Le fief de la Cauvinière appartenait, en 1469, à Jean du Vieu; il entra dans la famille Deshayes, en 1520, par le mariage d’Alix du Vieu avec Pierre Deshayes, seigneur de la Chapelle-Yvon : celui-ci est l’auteur des Deshayes de Forval, de Gassart et de Launay : c’est l’aînée de ces branches, celle de Forval, qui a possédé la terre de la Cauvinière jusqu’au milieu du siècle dernier, et a porté le titre de baron de la Cauvinière. Cette terre a appartenu depuis à la famille Riquier, puis à la famille Ribard, qui en est encore propriétaire.

Dictionnaire de la noblesse par De la Chenaye-Desbois et Badier.
VI. Geoffroy des Hais, qui s’y établit en 1490, et eut pour femme Perrine du Chesne-Varin, Dame de la Chapelle-Yvon, Avernes, la Saussaye. De ce mariage vint :

VII. Pierre des Hais, Seigneur de la Chapelle-Yvon, la Cauvinière et qui épousa, l’an 1520, Alix du Vieux, fille de Jean, Seigneur de Bellou, de laquelle il eut :
1. Pierre, qui suit;
2. Jacques, allié à Marie de Goulaffre, et auteur des branches de Gassard, de Launay et de Chiffretot ;
3. Et Thibaut, mort sans postérité.

VIII. Pierre des Hais, Seigneur de la Cauvinière, la Chapelle-Yvon, épousa, l’an 1544, Madeleine de Malherbe, fille de Jacques, dont :
1 . Gabriel, qui suit ;
2. Et Marguerite, mariée, en 1562, à Jean de la Houssaye, Seigneur du Plessis.

IX. Gabriel des Hais, Seigneur desdits lieux, fut Capitaine au Régiment de Saint- Denis, ensuite Guidon des Gendarmes de M. de Montpensier, fut tué au siège de Bernay. Il épousa, en 1581, Ambroise de Trihan, fille de Jean, Seigneur de Bourgeauville, de Fleurance de Pellevé, dont il eut :

X. Gabriel des Hais, II° du nom, Seigneur de la Cauvinière, Gentilhomme de la Chambre du Roi, Chevalier de son Ordre, qui épousa, 1° en 1614, Marie Baudouin, Dame de Préaux du Beneré, morte sans enfans; 2° en 1641, Françoise d’Espinai, fille de Jean, Seigneur de Campigny, Grandval, la Halboudière, de Madeleine Ozanne, dont :
1. Jean-Baptiste, qui suit;
2. Lanfranc – Charles, Seigneur de Forval, Colonel de Cavalerie au service de Pologne, Comte de Beregh, Envoyé pour le service du Roi en plusieurs Cours, mort à Soleure en 1704, charge des affaires du Roi;
3. Gabriel- Edme, Chevalier des Ordres de N.-D.-du Mont-Camel de Saint-Lazare de Jérusalem, Enseigne des Gardes de Mon- sieur, frère unique du Roi, mort en 1081 ;
4. François-Auguste, Prieur de Chêne-Galon, mort en 1712 ;
5. Marc-Aurèle, Prêtre, mort en 1694;
6. Madeleine, mariée avec Louis -Eudes de Colve ;
7. Et Marguerite, femme de Nicolas Malart de la Motte-Trémont

XI. Jean-Baptiste des Hais , Seigneur de la Cauvinière, se maria, en 1673, avec Marguerite d’Avesgo, fille de Maurice, Seigneur du Val-Heureux, d’Elisabeth Droullin- de-Ménil-Glaise. Leurs enfans furent :
1. LÉONOR, qui suit;
2. Charles-Emmanuel, Lieutenant des Vaisseaux du Roi ;
3. Et Marc-Antoine, Religieux à Chêne-Galon.

XII. Léonor des Hais, Ecuyer, Seigneur delà Cauvinière, épousa, en 1718, Marie Turel, fille de Jacques, Seigneur du Haucard, de Marie le Canu, dont:
I. Léonor-Jacques, qui suit;
3. Et Marie- Charlotte- Léonore, mariée, en 1754, à Nicolas-Adrien du Houlley, Seigneur de Courtonne.

XIII. Léonor-Jacques des Hais, Chevalier, Baron de Forval, s’est allié en 1742, avec Marie- Anne- Antoinette-Louise le Paulmier, fille de Louis, Chevalier, Seigneur de Giberville, de Marie – Antoinette de Doham, dont:
1. Léonor- Antoine-André, tué, le 13 Avril 1759, à la bataille de Berghen ;
2. Léonor, Chevalier, Seigneur de Forval, né le 3 Juin 1749;
3. Marie- Antoinette-Louise-Léonore;
4. Et Marie-Léonore.
Cette Famille a été maintenue dans sa noblesse, par Arrêt du Conseil du Roi, du 15 Avril 1666, ses titres justificatifs de noblesse ont été communiqués à M. d’Hozier de Sérigny, dit le Mémoire qu’on nous a fait passer.
Les armes : d’azur, à 3 faces d’argent.

3 – Archives ShL:

Arthème PANNIER – Dossier NE12 :
– Chapelle Yvon : Le Besnerey.

Fonds Michel COTTIN Série 11F A1.
– 11 FA – 33 – Divers
– 1761-1847 – La Chapelle-Yvon, Saint-Denis-de-Mailloc. Papiers divers concernant les Familles Cantrel et Cuillier, fabricants de frocs.

FONDS COTTIN 2019.
Carton 39: ACTES NOTARIÉS ORIGINAUX
Boîte archives Chapelle-Yvon (la) – 1628

Archives NEDELEC Communes.
Com.11.10 Chapelle-Yvon (La)

Enveloppe n°400 Divers
– 2 copies de tampons de paroisse (Saint Cyr du Rouvray, La Chapelle Yvon et Saint Pierre de Mailloc (originaux collection Mr et Mme Catherine – don de juillet 2014)

Prospection Christophe Maneuvrier 1991.
LA CHAPELLE-YVON (LA)
Dans la maçonnerie de la tour romane de l’église, à environ 1m50 de hauteur environ se trouvent plusieurs briques d’apparence romaine. Un site gallo-romain doit donc exister à proximité.

Carnets de Charles Vasseur :
Voir « analyses et transcriptions «
– p.27 – 29 juillet 1648
contestation de terrain de diverses pièces de terre entre Messire HENRY de CHAULMONT chevaler et baron de LECQUES, BIENFAITE, LA CHAPELLE-YVON et TORDOUET
– 2e fascicule – p.16 – 6 juillet 1581
aveu rendu par Jullian PYGNERAY de 7 pièces de terre en herbe tenues de la seigneurerie de la CHAPELLE-YVON de noble homme Jacques DESHAYS sieur de GASSART
-3e fascicule – P.18 1704 27 janvier
Vente faite par Jean Montoure, marchand bourgeois d’Orbec à Pierre Bardel de Saint-Julien-de-Mailloc, de diverses pièces de terres situées en la paroisse de la Chapelle-Yvon et de Saint-Pierre-de-Mailloc, tenues en partie de la seigneurie dudit lieu de la Chapelle-Yvon, en partie de la seigneurie de Courthonne, et la pièce située en la paroisse de Saint-Pierre-de-Mailloc relevant du Marquisat de Mailloc
En marge est écrit : reçu le treizième du présent contrat ce 25e d’août 1705 – signé : Alexandre de Belleau voir « Doyenné d’Orbec ».

– Insinuations
– Sous l’invocation de Notre Dame ;
– Curés:
Fleury 1764
P.Branley 1774
Jh.Ph.Le Monnier de la Haitrée 1784-1787.
F -O. Deshayesde Bonneval
Prêtre desservant: J.-B-R Armenoult
Patron. le seigneur du lieu M.-V. de Margeot Vve deChaumont-Guitry
Seigneur et notable. X. Benoist – A.-A.-C. le Bas du Rouvray

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

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