FAMILLY


NOTES sur FAMILLY – 14259.
14259.2

FAMILLY accrue le 31 mars 1825 à la Commune de La HALBOUDIERE
Familleium, Famillie, Famillye.

FAMILLY, canton d’Orbec, accru de la Halboudière en 1826.
Famillie, 1281 (cartul. de Friardel).
Familléum (ibid. n°9).
Famillye, 1320 (rôles de la vicomté d’Auge).

Plein fief de haubert, formé en 1666 par sa réunion au fief de la Pelardière, relevant de la vicomté d’Orbec.

Lieux-dits de :
Banvole (LA), h. – Bataillère (LA), h. – BEAUVALLE (LÀ), h. – Blanc-Buisson (LE), h. – BUISSON (LE), h. – Champs (Les), h. – CORNICHET (Le), h. – Gasnerie (LA), h. – GRANDE-NOE (LA), h. – Guérardière (La), vill. – Hancards (Les), h. – Manoir (LE), h. – Motte (LA), f. – [Noë (LA GRANDE et LA PETITE-), h.] – RATAIS (LE), h. – Roquets (Les), h. – Valtier (LE), h. – Vannetière (LA), h. –

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition Floch, tome III, page 754 pour Familly et page 760 pour La Halboudière.

Editions FLOHIC : Le Patrimoine des Communes du Calvados : page 1227.

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Notes de M. Ch. Vasseur.
Familly, Familleyum.

Comme Meulles, cette paroisse occupe une plaine, au milieu de laquelle s’élève l’église isolée, sans agglomération de maisons. Le château, situé un peu plus loin au nord de l’église, occupe seul la ligne d’horizon ; sa silhouette est peu mouvementée. L’église est sans importance et sans valeur architectonique.
Le portail pratiqué dans le pignon occidental est moderne.
La porte d’entrée se trouvait autrefois dans la dernière travée du côté du sud. On en voit encore la trace : elle avait un linteau droit sur lequel on avait tracé légèrement en creux u ne accolade. Un porche, dont on trouve encore les arrachements, la protégeait. Les fenêtres sont régulièrement disposées sur les deux murs latéraux, divisés en quatre travées par des contreforts. Ces fenêtres, ogivales ou cintrées subtrilobées, accusent la fin du style ogival tertiaire. En effet, la construction ne doit pas être antérieure au XVI, siècle, car les murs et les contreforts sont bâtis en grès, et l’exploitation de ces roches n’a pas dû se faire avant la fin du XVe siècle.
Le clocher, en ardoise, n’offre rien à signaler; seulement, au lieu d’être à cheval sur le faîte, suivant l’usage, il s’élève sur l’angle sud-ouest, et sa base forme saillie à l’intérieur, au-dessus de la porte primitive.
Le choeur, eu retraite sur ia nef, n’a aucun caractère qui puisse mettre à même de déterminer l’époque de sa construction; les murs sont en blocage de silex non taillé, avec angles en grès grossier, sans contreforts. Les ouvertures sont du XVIIe siècle.
Le maître-autel à haut retable, à tombeau droit, revêtu d’un parement de toile peinte, peut remonter au XVIIe siècle, mais il a certainement été retravaillé à une époque récente.
La voûte a été blanchie, et on a coupé les entraits qui la maintenaient.
L’arc triomphal est ogival avec moulures prismatiques portant sur des pieds-droits semi-cylindriques.
La voûte de la nef, assez bien conservée, accuse le XVe ou le XVIe siècle. Ses sablières sont soutenues par des corbeaux de pierre fort saillants, comme nous en avons déjà rencontré à Ouillie-du-Houlley, et au Mesnil-Guillaume.
Les deux petits- autels dédiés à saint Jean-Baptiste et à la Sainte-Vierge datent du règne de Louis XIV. Ils ont été enlevés à l’église supprimée de la Halboudière. Leurs rétables se composent de deux colonnes torses avec ceps de vigne, portant un fronton coupé en volute, avec une niche en amortissement. Un tableau occupe le centre.
Deux petites piscines accompagnent ces autels.
Il reste aux fenêtres quelques lambeaux de vitraux dans le style de la Renaissance.
Les fonts baptismaux sont en grès, de forme octogone ; sans la date 1696 qu’on voit sur une des faces, on les attribuerait facilement au XVIe siècle.

La sacristie est surmontée d’une croix en fer assez curieuse.
L’église de Familly est sous l’invocation de Saint Jean Baptiste. Elle était comprise dans le doyenné d’Orbec. Le patronage appartenait à l’Evêque de Lisieux. Suivant un acte des archives du Calvados, du 5 septembre 1444, ce droit lui fut contesté par le chapitre, et en 1451 l’un et l’autre présentèrent de concert.

Château
— Le château est situé au nord de l’église, dans une ligne parallèle, au milieu d’un vaste enclos et sans aucun entourage. On peut considérer que ce qui existe actuellement n’est qu’une aile du château primitif, soit qu ‘il ait été terminé, ou qu’il soit resté en projet. Un fossé devait entourer le pied des murs : on en voit encore quelques traces devant la façade du nord. L’architecture, dans ses principales parties, rappelle l’évêché de Lisieux. Toutefois, la brique seule a été employée et d’après un système tout particulier.
Dans l’état actuel, la principale façade regarde le nord.
Elle est flanquée à– ses extrémités par deux pavillons. Les angles sont à refends ; les trumeaux, dans l’intervalle des fenêtres, sont occupés par des cartouches menagés en recreusant tout autour le parement de la muraille, enduit ensuite d’un crépi jaunâtre qui fait ressortir la couleur rouge de la brique. On a, par ce même procédé, tracé, au-dessus du cordon de séparation des deux étages, une balustrade à fuseaux renflés d’un galbe léger et délicat. Des lignes de briques noires forment zigzag sur la frise de la corniche et dessinent des losanges sous l’appui des fenêtres).
Le corps central compte cinq fenêtres et sa décoration est semblable à celle des deux pavillons. Les combles sont en ardoise, coupés harmonieusement par des lucarnes à fronton alternativement triangulaire et circulaire. Ce motif est imité certainement de la partie de l’évêché de Lisieux qui date du règne de Louis XIII.
La façade du sud présente une disposition analogue dans la moitié de son étendue ; l’autre moitié offre des amorces et des remaniements confus qui- indiquent évidemment qu’un corps-de-logis, maintenant détruit, s’appuyait sur cette partie.
Ce devait être le corps principal.
Dans son état actuel, » dit M. Ch. Vasseur, ce château n’est pas encore dépourvu d’importance. Le procédé employé pour sa décoration, avec une seule sorte de matériaux vulgaires, en même temps ingénieux et économique, indique un architecte consommé dont on doit regretter d’ignorer le nom. Est-il permis de faire une conjecture ? Cet architecte serait celui que Léonor de Matignon, évêque de Lisieux, employa à la reconstruction de son palais épiscopal à la fin du XVII, siècle. J’en trouverais la preuve dans un même procédé de décoration employé pour transformer les murs du XIIe siècle, de l’aile occidentale, et dans les hardis emprunts faits par le constructeur de Familly au vieux bâtiment Louis XIII, qui fait façade sur la place Royale. Le hasard, des recherches postérieures,viendront, j’espère, confirmer mes présomptions. Familly était un demi-fief de haubert d’abord possédé par des seigneurs du nom. En 1241, Nicolas de Familly renonce à toute prétention sur le patronage.

La Recherche de la noblesse, faite en 1524, trouva à Familly Nicolas Lecourt, sieur du lieu, ennobli par le roi Louis XI.
En 1562, cette terre appartenait à Loys d’Irlande.
Un siècle après, en 1662, on la trouve entre les mains de messire Adrian de Mainteternes, escuier, conseiller du roy, vicomte enquesteur et commissaire examinateur en la vicomté du Sap. Il vivait encore en 1676. C’est à lui, sans aucun doute, qu’on doit la construction du château.
En 1789, M. d’Avernes était seigneur de Familly. Le château est actuellement habité par M. le comte de Pardieu, membre de l’Association normande.
La paroisse de Familly était comprise dans l’élection de Lisieux, sergenterie d’Orbec. Elle comptait 61 feux ou 300.
habitants. On y a réuni la Halboudière, dont nous allons parler tout à l’heure, qui comptait également 300 habitants.
Aujourd’hui, ces deux paroisses réunies sont réduites à 277 âmes.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

FAMILLY. – Ch. Vasseur a observé des traces de fossés autour du château situé au nord de l’église (4). Deux noms de lieu sont à retenir: « La Motte» à 4 kil. environ à l’O.S.O. de l’église et « La Bataillère » à 3 kil. au S.-O. (5).
(5) Carte E. M., Bernay, N.-O. Cad D, 516-533).

2 – Pièces Justificatives

– 1215, sept. – Courson, Bellou, Bellouet, Genneville, Familly, etc.
Jourdain du Hommet, évêque de Lisieux donne au chapitre toute la dîme des blés des deux prébendes de Nonant, deux gerbes dans la paroisse de Lasson, le patronage et les grosses dîmes des deux portions de Notre-Dame-de-Monnay, de Notre-Dame-de-Courson, de saint Léger, de Saint saturnin de Réville, de Saint-Pierre-de-Bellouet, de saint Sulpice de la Goulafrière, de Saint Ouen de Genneville, de Sainte Marguerite des Loges, de Saint-Jean-de-Familly, de sainte Cecile de Beuvillers et de Notre Dame de Villerville, en se réservant le droit d’instituer dans ces paroisses les vicaires perpétuels, et oblige le chapitre à donner, sur le revenu de ces bénéfices, 100 livres par an aux dits clercs ou chapelains de la cathédrale, nommés Douze-Livres, sous la condition qu’ils y assisteraient à tout l’office. Il donne au chantre, 10 livres par an en deux termes, sur le revenu de l’église de Saint Aubin de Canapeville, au doyenné de Vimoutiers, avec ce qu’il avait retiré des moines de Jumièges, tant en vassaux qu’en terres, bois et pâturages; et accorde au trésorier le patronage de l’église de Notre-Dame-de-Bellou.
= Cart Lexov. (?) cité par Noël DESHAYES, Mémoire pour servir dans FORMEVILLE, t.II, p.91

– 1662, 12 octobre
Sentence rendue aux plaids du Sap par Adrien de Mainteterne, écuyer, seigneur et patron de Familly, vicomte enquêteur et examinateur de la vicomté du Sap, sur la requête de Jean-Baptiste Mallet, sieur de Neuville.
= Arch. SHL. Ms. BB 292

– En 1241 Nicolas de Saint Jean de Familly renonça à toute prétention sur le patronage.
– 5 septembre 1444 licence à l’Evêque et au doyen de passer accord au sujet de la nomination à la cure de Familly. Signé par le Roy à la relation du Duc d’York, lieutenant général et gouverneur de France et de Normandie.
– 7 février 1451, accord entre l’évêque et le chapitre nommant de concert à la cure de Familly
– Description de l’église du 10 août 1863
– Description du château de Familly

– Recherche de 1524
La paroisse de Familly : Nicoll LECOURT, seigneur du lieu, lequel a fait appar de ses liès ( ?) de noblesse du Roy Lois (Louis) II
– Etat des fiefs de 1559
Deux fiefs à Familly

– Rôle de l’arrière ban de 1562
Loys d’Irelande, seigneur de Familly
– 1672 Messire André de Mainteternes, seigneur de Familly, écuyer receveur des tailles à Bernay et Dame Marie du Fey
– d’Avernes, seigneur de Familly en 1789
– Adrian de Mainteternes, écuyer seigneur et patron de Familly ; conseiller du Roy, vicomte enquêteur et commissaire examinateur en la Vicomté du Sap en 1662. Il vivait encore en 1676 suivant une sentence rendue par lui le 28 mai de cette année.

3 – Archives ShL:

Archives SHL :
voir carnets de Charles Vasseur à doyenné d’Orbec ou « Doy ; d’Orbec.doc » pour Familly et La Halboudière.

6 – FAMILLY (Familleyum).
– Insinuations
– Sous l’invocation de St Jean Baptiste
– Curés:
le Vavasseur 1764/1774
Motte 1783/1787

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *