MESNIL MAUGER LE



NOTES  sur MESNIL-MAUGER Le – 14422

L’actuelle commune de MESNIL MAUGER a absorbé les communes de:
SAINT CRESPIN – CERQUEUX (sur Vie) – ECAJEUL – SOQUENCE – SAINTE MARIE AUX ANGLAIS – DOUX MARAIS – SAINT MACLOU.

1 – Bibliographie :
2 – Mesnil-Mauger.
3 – Ecajeul et Soquence. (+ Plainville)
4 – Doux-Marais et Saint Maclou)L’ordonnance de 1836 prescrivait la fusion des trois communes de Sainte-Marie-­aux-Anglais, Doux-Marais et Saint-Maclou en une seule.
5 -Saint Crespin.

1  – Bibliographie :

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome III – Mesnil-Mauger page 481 –
Saint Crespin page 404 – Cerqueux (sur Vie) page 405 – Ecajeul page 467 – Soquence page 480 – Plainville (rattaché à Ecajeul) page 476 – Ste Marie aux Anglais page 492 – Doux Marais page 502 – Saint Maclou page 477

CONSEIL GENERAL DU CALVADOS.- DIR. des ARCHIVES DEP. : Carnets de Cyrille PAYNEL (1817-1886) éleveur-fromager en pays d’Auge.
voir à SHL : BIB-Pays d’Auge.

Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados page 1161.

FOURNIER Dominique : Quelques traces franciques, anglo-saxonnes et scandinaves dans la toponymie augeronne. BSHL N°55, Décembre 2003.

LE CHERBONNIER Yannick : L’architecture fromagère en Pays d’Auge. Bulletin du Foyer rural du Billot n° 91 Septembre 2005.

MANEUVRIER Jack : Le Mesnil Mauger : l’affaire de Carrouges. Bulletin du Foyer rural du Billot, n°56, décembre 1996.
MANEUVRIER Jack : La ligne de Mesnil Mauger à Sainte Gauburge. Bulletin du Foyer rural du Billot. N°83, septembre 2003.

PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 2e carton.

POREE chanoine André, « Thomas Giroult, prédicateur, Principal du Collège, Curé de la Madeleine de Verneuil-sur-Avre », BSAN, XXXII, 1917, pp. 13-35
Jean Le Veneur, baron de Tillières et de Mesnil-Mauger, n’étaient pas seigneurs de Mesnil-Mauger mais possédaient le château de Capomesnil ou Carrouges

TRAMBLAIS Jean : Ligne de Chemin de fer Ste Gauburge-Mesnil Mauger. Bulletin de la Société Historique du Canton de Livarot. N°11,  juin 2004.
Mesnil-Mauger – « Manoir de la Pernelle au Mesnil-Mauger. Propriété de Monsieur et Madame Chalot, elle-même descendante de Marie Harel ».
= reproduit in A. LANGLOIS, Mézidon-Canon et ses environs – pp. 108
Mesnil-Mauger – Fabrique de vis de pressoir
= reproduit in A. LANGLOIS, Mézidon-Canon et ses environs – pp. 108
Mesnil-Mauger – La Moranderie (Manoir de 2 niveaux et de 5 travées, sans contreventement apparent avec cheminée axée dans la 3e + 3 avec écharpes. – Au premier plan logis bas à usage agricole.
= reproduit in A. LANGLOIS, Mézidon-Canon et ses environs, pp. 108
Mesnil-Mauger – Chalet Lamare (construction sur 2 niveaux avec portes aux extrémités, cheminée centrale, traverse d’allège. Grand pignon avec traverse d’allège au 3e niveau sous croupe rabattue.
= reproduit in A. LANGLOIS, Mézidon-Canon et ses environs, pp. 108
Mesnil-Mauger – Moulin de Carouge
= reproduit in A. LANGLOIS, Mézidon-Canon et ses environs, pp. 109
Mesnil-Mauger – Château du Coin (XIVe siècle) (Vue arrière avec décoration d’essentage d’ardoise.
= reproduit in A. LANGLOIS, Mézidon-Canon et ses environs – p. 109

Archives SHL dossier « Lieux M à Z » ! 19 – Mesnil-Mauger : église de Sainte Marie aux Anglais. Société d’archéologie et d’histoire de la Manche   –   Mélanges multigraphiés, ­10e   série, 1981
Archives SHL. FONDS Michel COTTIN
11 FA – 20 – Divers IV – Plans lignes de chemin de fer Mesnil-Mauger / Sainte-Gauburge; Lisieux / Trouville-Deauville. Documents divers sur les églises de Monteille etc.
Archives SHL : Fonds STURLER (photos), boite 60 :
n°4 Notre-Dame.de Mesnil-Mauger 3 pellicules
VASSEUR Charles : archives SHL : « Doyenné de Mesnil-Mauger »
Voir ci-après à Sainte Marie aux Anglais et à Ecajeul.

2 – Mesnil-Mauger.

XIIe siècle – Mesnil-Simon
Accord fait entre les chanoines de Sainte-Barbe et les moines du Bec au sujet des dîmes du fief de Turouff de Magny, dans la paroisse du Mesnil-Simon réglant que les moines recevront les dîmes à charge de donner aux chanoines un septier de blé et deux d’avoine.
= Arch. SHL – Charles VASSEUR.-Notes et documents- Portefeuille « Doyenné du Mesnil-Mauger)

1260 – 1er décembre – Mesnil-Simon
Guillaume dict Quesnel, de la paroisse du Mesnil-Simon vend aux religieux, abbé et couvent de Sainte-Marie du Bec-Hellouin, neuf sous et IIIIxx deniers (?) ts. sur le tènement qu’il a et tient par 8 deniers de rente annuelle avec les services dus en cette paroisse sur une masagio terra arabili et gardino contigu de cette masure contenant deux acres de terre bornée d’un côté le chemin et d’autre le doito qui dirinatur a molinendo eorum deum sitii ex utroque latera inter terras feodi domini de hotot pro quator libris turonensium
= Arch. SHL – Charles VASSEUR.- Notes et documents – Portefeuille  » Doyenné du Mesnil-Mauger  » Extrait d’un feuillet 26e d’un cartulaire du Bec retrouvé par M. Z. Métayer servant de reliure à un livre en décembre 1859 – Lu par M. R. BORDEAUX  »

1399 – 24 mai
Information du vicomte de Falaise pour la mise hors de garde noble de Colin de La Fontaine, né au Mesnil-Mauger le 28 septembre 1377, fils de Raoul de La Fontaine, qui était en la garde du roi à cause de la sergenterie de Breteuil en la vicomté de Falaise.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 6, pp. 322.-323.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle – XVI, fasc. 1-2, 1967, p. 40.

1625 – Survie
Titres justificatifs du droit qu’ont les décimateurs de Survie de percevoir la dîme pour les terres converties de labour en herbe – Accord entre François Dellyer (de Lyée), chevalier, seigneur de Tonnencourt-­le-Couldrey et Heurtevent, Saint-Jean-de-Livet et Saint-Martin-de-la-Lieue, et François Hardy, prêtre, curé de Tortisambert, doyen de Mesnil-Mauger, au sujet de trois pièces de terre ci-devant en labour et depuis converties en herbage
61 – H. 1756 –

Archives SHL : Carnets de Charles VASSEUR :
“Doyenné de MESNIL-MAUGER”.
MESNIL-MAUGER (35) CAROUGES FERME DU COIN
Maugerii – Mansio Malgerii

Voir :
Congrès archéologique de 1870 p.28.
Bulletin Monumental 1855 p.562 note
Archives normandes I p.257 à 261
Archives de la Manche – Seigneurie de Mesnil Mauger de 1394 à 1643 -1 liasse-
972
Delisle – Catalogue des Actes de Philippe Auguste n°972.
Congrès archéologique de 1873 p.662 – Vitraux de l’église de Mesnil Mauger
Abécéda           ire d’archives Tome I p.446 et p.130 – Description des Fonts Baptismaux et de la Tour   – Tome II p.224 Dessin et description de la ferme du Coin
Annuaire Normand 1864 p.112
Notice sur Mezeray p.10
Bulletin Monumental p.573.
Mesnil-Mauger – Musée de Caen Fonts baptismaux p.84 n°453
Mémoires des Antiquaires de Normandie 1864 p.424 – Mesnil-Mauger –  Monnaie Gauloise

Election de Falaise, Election de St Pierre sur Dives
152 feux
Sous l’invocation de St Etienne
Patronage divisé en portions :
1ere portion :
XIVe épiscopus lexoviensis
XVIe capitulum lexoviense
XVIIIe : …

2e portion:
XVIe: prior St Barbara
La possession de la moitié des Dîmes fut confirmée à l’abbaye de Ste Barbe par la charte de l’Evêque Arnoul
Curés :
1 ère portion :
Formage 1764
Fleury 1770/1787
2e portion :
Carrey 1760/1787
D’après d’Hozier n° 267 et 147
François Fromage ou Formage curé du Mesnil Mauger : d’azur à 3 besans d’argent

La Cavée, cure du Mesnil Mauger : d’argent au lion de sable à la bande d’azur chargée de 3 croisettes d’or brochante

Insinuations
Dîme de Mesnil-Mauger donnée pour moitié à St Barbe ainsi que la tenure de Robert de Hotot
Arnoul, évêque de Lisieux, consentit en 1141 à réunir à ce prieuré les prébendes assez pauvres du reste, qui existaient de toute ancienneté dans l’église St Etienne du Mesnil Mauger. (Guilmeth – Bourg de Mézidon)
Description de l’église 17 avril 1856
Dans l’année 1128 on trouve un Serton seigneur du Mesnil Mauger.
Dans le livre des fiefs de Philippe Auguste, nomenclature du commencement du XIIe siècle on lit : « Dominus Petrus de Tilleyo tercium … feodi apud Mesnillum Mauger, apud Viquetot et apud Herbigneium et apud Livetum unum feodum. »
Charte de Henri II en faveur de Ste Barbe (texte en latin)
Essai de restitution d’un registre perdu des Olim par Léopold Delisle (texte en latin)
Fragments de l’histoire de Gonesse principalement tirés des archives hospitalières de cette commune, par Léopold Delisle Paris 1859 (texte en latin)
Pierre de Thillay, originaire des environs de Gonesse et bailli de l’Orléanais fut choisi par Philippe Auguste après la conquête pour habituer les Nornands à sa domination. Il fut nommé bailli de Caen. En 1206 le Roy comme pour l’intéresser à l’affermissement de la conquête, lui concéda de vastes domaines au cœur de la Normandie. Il lui assigna le manoir qui avait appartenu à Robert de Fribois, la terre que Geoffroy de Mesnil-Mauger avait tenue du fief de Montfort et du chambellan de Tancarville, la terre que Robert des Vaux tenait de Geofffroy de Mesnil-Mauger et la terre que Henri Heuse possédait à Barneville.
Philippe Auguste s’était réservé quelques droits au Mesnil-Mauger. Deux ans après il les abandonna en échange de rentes et de terres que Pierre avait acquises de Raoul de Rupière à Beaumont-le-Roger….
Ainsi se forma un fief considérable dont le chef-lieu était au Mesnil-Mauger, localité importante dès la première moitié du XIIe siècle.
Pierre de Thillay eut une femme nommée Aveline, qui était fille de Eudes de St Cyr. Il en sorti une fille nommée Héloïse qui épousa un chevalier du voisinage de Gonesse, Eudes du Tremblay, qui paraît avoir hérité dès 1225 des possessions de Pierre en Normandie. C’est ainsi que la famille du Tremblay s’établit au Mesnil-Mauger; nous pouvons l’y suivre pendant plusieurs générations. En décembre 1264 Jean du Tremblay, chevalier, baille des terres à Eudes Viel, bourgeois de Falaise.
Un acte de l’Officialité de Lisieux, nous fait connaître Clémence, femme de Jean du Tremblay, escuyer en novembre 1270.
En 1271, Jean du Tremblay, encore escuyer, échangea avec les religieux de Ste Barbe, la dîme des moulins et des près du Mesnil-Mauger. Au mois de février 1278, un arrêt du Parlement décida que Jean du Tremblay, chevalier, ferait hommage au Roi et non pas à Jean de Brucourt pour la terre de Fribois qu’il possédait comme héritier de Pierre du Tremblay.
Je termine ces détails généalogiques par la mention de Jean du Tremblay, chevalier et seigneur de Mesnil-Mauger en 1290.
Pierre du Thillay avait fait de nombreuses donations aux églises … et quand il fut devenu seigneur de Mesnil-Mauger, il s’empressa de détacher quelques revenus de son fief pour doter la chapelle de Notre-Dame de Fribois, desservie par les chanoines de Ste Barbe en Auge.
Vers 1207, il affecta à l’entretien du luminaire de cette église une dîme qu’il avait achetée à Robert Louvel à Condé sur Laizon pour une somme de 30 livres en monnaie de Tours. Il obtint de Philippe Auguste en avril 1219 des privilèges pour ce petit prieuré et décida son ami Guillaume d’Ouilly, archidiacre d’Angers, à lui aumôner 15 acres de terres situées au Pont d’Ouilly.
Charte de Philippe Auguste pour Pierre du Thillay en 1208 (suit texte en latin)
Extrait du terrier de Pierre du Thillay vers 1220 (texte en latin)
Henry de Manoury chevalier seigneur du fief du Coing au Mesnil-Mauger avait dans la mouvance la seigneurie de Barneville (ou Bonneville) la Campagne, dont il fut rendu aveu le 20 août 1555.

Carouges

Fief situé sur le territoire de la Commune de Mesnil Mauger. En étaient vraisemblablement propriétaires : Thomas et Jehan de Carouges que l’on trouve cités parmi les hommes d’armes qui devaient garder la forteresse du Prieuré de Ste Barbe en l’an 1411.
C’est, dit M. Dubois, au hameau de Capomesnil où est le château de Carouges qu’eut lieu le viol de Marguerite de Thibouville, femme de Jean de Carouges en 1386, à la  suite duquel eut lieu le duel judiciaire entre ce dernier et Jacques Le Gris qui y périt. Il fut reconnu innocent plus tard. Juvénal des Ursins a fait le récit du combat (voir Odolon-Desnos Tome I p.439 à 447) (voir Froissard 22 décembre 1387)
An 1386 – « En ce temps y avoit un gentil chevalier nommé Messire Jean de Carrouget, qui avoit épousé une très belle et vaillante dame, lequel par aucun (?) temps avoit été absent. Et quand il revint, la dame en plorant dit à son mary qu’elle avoit esté prise de force et cognue charnellement par un escuyer nommé Jacques le Gris. Lequel quand il scent qu’on le vouloit charger d’un tel cas, fut bien desplaisant et souvent affirmoit par serment, que oncques le cas ne luy estoit advenu. Toutes fois Carrouget ne le crut point et le fit adjourner en la présence du roy en cas de gage de bataille et comparut et fut jetté le gage et cette matière renvoyée en la cour du parlement. Et le tout veu et considéré, fut dit qu’il y escheait gage et fut adjugé le gage et ordonne que la dame serait détenue prisonnière. Et feroit serment, que ce qu’elle imposoit à Jacques le Gris estoit vray, et ainsi le jura et afferma et ledit Jacques, aussi pareillement le contraire. Si furent les parties mises en champ et les cris faits en la forme et matière accoustumée. Et disoit on que Messire Jean de Carrouget avoit fiefvres, et que à ceste heure le prirent, si combatirent lesdits champions bien et asprement l’un contre l’autre. Et finalement Jacques le Gris cheut Et lors Carrouget monta sur luy, l’espée traite, en luy requérant qu’il lui dist vérité. Et il répondit que sur Dieu et sur le péril de la damnation de son âme, il n’avait oncques commis le cas dont on le chargeoit. Et pourtant Carrouget qui croyait sa femme, lui bouta l’espée au corps par-dessous et le fit mourir, qui fut grande pitié.
Car depuis on scent véritablement qu’il n’avoit oncques commis le cas et que un autre l’avoit fait, lequel mourut de maladie en son lict et en l’article de la mort, il confessa devant gens ce qu’il avoit fait. » (voir Juvénal des Ursins – Edition du Panthéon littéraire p.358 colonne)
Le duel judiciaire était défendu par une ordonnance de St Louis de 1270 rétabli par Philippe le Bel en 1306, seulement pour les cas de meurtres ou de trahisons et le Parlement lui même par arrêt que rapporte Lecoq le prescrire sur une accusation d’adultère intentée contre Jacques Legris par Jean de Carouge son voisin, tous deux habitant Paris. (Discours de rentrée de M. Paul Fabre, avocat général à la Cour de Cassation, sur les Ordonnances et Etablissements de St Louis. Gazette de France du 5 novembre 1864)
Le duel Judiciaire de Messire Jean de Carouges et Jacques Legris.
Froissard prétend que l’action qui donna lieu à cette affaire judiciaire se passa … « en chastel sur les marches du Perche et d’Alençon lequel chastel on nomme, ce m’est avis, Argenteuil… « du reste la distance à parcourir était, dit l’historien, de 24 lieues – 12 pour aller 12 pour revenir.
(Froissard –Chroniques- Livre III chapitre XLIX Tome II p.534 et suivantes)
(L’éditeur donne en note diverses pièces tirées des registres du Parlement de Paris, qui ne sont importantes que si l’on voulait approfondir le fait et en faire une étude spéciale)

Recherches de 1666
Guillaume de Couvert, sieur de St Laurent, condamné
Guillaume de Foucques, sieur du Mesnil Manetot, ancien noble,
Adrian de Foucques, sieur du lieu
Delisle – Restitution d’un volume des Olim – Archives de l’Empire – Actes du Parlement – Tome I p.350. Texte en latin concernant Robert de Fribois

3 – ECAJEUL.

Cf Soquence
Contient également des références concernant le prieuré de Sainte Barbe
14…PLAINVILLE : rattaché à Ecajeul, (A. de Caumont III,476.)

A – Bibliographie :
B – Références historiques.
C – Archives SHL.

A – Bibliographie :

(Des chanoines augustiniens, venus de Sainte-Barbe-en-Auge,­ s’installèrent à Ouville – Cf. 10 H AD Seine-Maritime
Abbayes Normandes. Catalogue de l’exposition itinérante  – n° spécial (77), Art de Basse-Normandie, printemps 1979, pp. 31-39
Sainte-Barbe-en-Auge, Saint-Hymer, Perrières, Saint-pierre-sur-Dives,
I.P. « Un manoir du Pays d’Auge renaît… (Fot Basseville, à Ecajeul),­ Art de Basse-Normandie  – n° 3, Automne 1956, pp. 25-26
CAIRON Jean-Alain : L’honneur d’Ecajeul   au Moyen-âge,   BSHL  n 43,­janvier 1999
CAIRON Jean-Alain : L’honneur d’Ecajeul.  Bulletin du foyer rural du Billot  n°65, mars 1999.
CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome III page 467 et page 480 pour Soquence.
DELETTRE Louis : « Un manoir normand du XVI e  siècle – Le Fort Basseville ­à Ecajeul »,  BSHL  – N° 16 – 1907 – pp. 5-6
Léopold DELISLE : « Notes sur une collection de titres normands ­provenant de la Chambre des Comptes (Coll. Danquin) « ,  Bull.­mon.,XX, 1854, pp. 415-448
DEVILLE Etienne :  Les manuscrits normands conservés à la Bibliothèque ­Sainte-Geneviève  – Evreux, 1904. In-8
DEVILLE Etienne : Notices sur quelques manuscrits normands conservés à ­la Bibliothèque Sainte-Geneviève – X – Manuscrits divers  – Evreux,­1910
Louis DU BOIS : Histoire de Lisieux  – Lisieux, Durand, 1848, t. II, pp.­152-159
Ecajeul  – Le Manoir dit Fort-Basseville,  CDMPA  – pp. 208-209; pierre, lucarne charpente
Le Fort-Bazeville, par Mesnil-Mauger  (grande partie en pierre à 1­étage. Tourelle d’escalier hors d’œuvre – Partie bois très remaniée avec cheminée dans l’axe. (carte-postale)
= reproduit in A. LANGLOIS,  Mézidon-Canon et ses environs  – p. 109
DUVAL Louis :  Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790. Orne. Archives ecclésiastiques. Série H.; Tome II
Prieuré de Sainte-Barbe-en-Auge : 2058-2094 et 3349-3350;
L’EXPLOITATION ANCIENNE DES ROCHES DANS LE CALVADOS : HISTOIRE ET­ARCHEOLOGIE. Serv. dep. D’Archéologie 1999. page 161.
FOURNIER Dominique : Quelques traces franciques, anglo-saxonnes et scandinaves dans la toponymie augeronne. BSHL N°55, Décembre 2003.
Charles FOUQUES : « Les chanoines de Sainte-Barbe-en-Auge et les seigneurs de Soquence »,  PAR  – 38, N° 9, Septembre 1988, pp. 23-26
Charles FOUQUES : « Une visite imaginaire de l’église prieurale de ­Sainte-Barbe-en-Auge »,  PAR  – 39, N° 3, Mars 1989, pp. 3-8
Charles FOUQUES : « Les chapelles de Soquence, Mirbel et Mézidon­ succursales de l’église de Sainte-Barbe-en-Auge »,  PAR  – 42, N° 3 Mars­1992, pp. 23-29
Charles FOUQUES : « Inhumation à Sainte-Barbe-en-Auge. I;- D’étranges cérémonies,  PAR  – 42, N° 11, Novembre 1992, pp. 25-31, ill.
FOURNIER Dominique : note de toponymie normande : Ecajeul – Bulletin Le Billot n°48 décembre 1994
GUILMETH Auguste :  Notices sur diverses localités du département du Calvados – Bourg de Mézidon  – Rouen, Berdalle La Pommeraye, s.d..­In-8°, 48 p.
LANGLOIS André et al. :  Mézidon-Canon et ses environs. Vie et images du ­passé – s.l.s.d. (Ville de Mézidon, Imp. Maury, 1991), 205 x 275, 156­p., ill. couv. ill.
LECHAUDE d’ANISY : (article Sainte-Barbe-en-Auge)  M.S.A.N., VII, pp.­104, 105, et sq..
MUSSET Lucien : « Recherches sur les Communautés de Clercs Séculiers en Normandie au XI e  siècle »,  BSAN – LV, 1959-1960 (1961), pp. 5-38
NORTIER Michel :  Sources de l’histoire de Normandie au département des ­manuscrits de la Bibliothèque nationale – Fonds des Nouvelles ­acquisitions latines  – Nogent-sur-Marne, 1959
RUPRICH-ROBERT V. :  L’architecture normande aux XI° et XII° siècles en Normandie et en Angleterre  – Paris, Lib. des imprimeries réunies, ­1884-1889; Réimpression par Gregg international Publisher LTD, 1­Westmead Farnborough, Hants, G-B., 2 vol., in fol. 340 et 176 pl. 36 £
(Beaumais; Ecajeul: p. 72; Friardel p. 59 abside semi-circulaire;­Jort, Ouilly-le-Vicomte, p. 72; Saint-André-d’Hébertot, p. 99;­ Saint-Jean-de-Livet: p. 105 – 112 – ouvertures triangulaires; Saint-Martin-de-la-Lieue: p. 105, 112, ouvertures triangulaires;­Vieux-Pont: p. 72, 89, 100.
René-Norbert SAUVAGE : La Chronique de Sainte-Barbe-en-Auge  – Caen, ­1907. In-8°
René-Norbert SAUVAGE : Note sur les textes narratifs provenus du prieuré de Sainte-Barbe-en-Auge, Caen, 1909. In-8°
René-Norbert SAUVAGE :   » Varia quorumdam prioratum Normanniae chartae­et  monu menta   »  in  Catalogue des manuscrits de la Col lection Mancel à­Caen  – Paris- Caen, 1910 pp. 179-180.
René-Norbert SAUVAGE :  Archives départementales du Calvados.  Répertoire ­numérique  de la série D (Université de Caen (fin), Prieuré de Sainte-Barbe-en- Auge, Collège des Jésuites de Caen, de Beaumont-en-Auge, etc. Académie des belles- lettres de Caen ), Caen, Bigot, 1942. In-4°, 52 p.
SIMON Georges-Abel : « Ruines du prieuré de Sainte-Barbe-en-Auge »,  BSHL – N° 27, 1926-1930 (1930), p. 206

b – Références historiques :

XIIe siècle – Mesnil-Simon
Accord fait entre les chanoines de Sainte-Barbe et les moines du Bec au sujet des dîmes du fief de Turouff de Magny, dans la paroisse du Mesnil-Simon réglant que les moines recevront les dîmes à charge de donner aux chanoines un septier de blé et deux d’avoine.
= Arch. SHL – Charles VASSEUR.- Notes et documents – Portefeuille  » Doyenné du Mesnil-Mauger)

1128 -Sainte-Barbe-en-Auge
Charte par laquelle Rabel, fils de Guillaume, chambellan Tancarville, qui avait épousé Agnès, héritière des biens du fondateur de ce prieuré, confirme cette fondation et donne à Sainte-Barbe toute la terre qu’il possédait au-dessus de la Dive. Cette donation est précédée de la charte de fondation, portant qu’elle est souscrite par les barons, ainsi que par Guillaume, duc de Normandie; Jean, archevêque de Rouen; Hugues, évêque de Lisieux; Michel, évêque d’Avranches; Durand, abbé de Troarn; Ainard, abbé de Sainte-Marie-de-Dives; Nicolas, abbé de Saint-Ouen; Roger de Montgommery; Roger de Beaumont et Guillaume Fitz Osbern de Breteuil. Cette charte paraît avoir été revêtue de deux sceaux, mais, ils ne subsistent plus. Elle porte une croix recroisettée pour signe de l’attestation d’Henri, roi d’Angleterre; une croix simple indique la signature de la reine, du comte de Glocester, de Guillaume de Varenne, de Robert, comte de Leicester, de Jean, évêque de Lisieux, de Toustain, archevêque d’York, ainsi que de celle de Guillaume Le Chambellan, et celle de Rabel, son fils.
= LECHAUDE-D’ANISY, A.  » Les anciennes abbayes de Normandie « , MSAN – t. VII, pp. 92-93
c. 1181-1206 – Ouville-la-Bien-Tournée
Alverède, abbé de Sainte-Marie-sur-Dives, fait un accord avec les religieux de Sainte-Barbe au sujet d’une partie de la dîme d’Ouville et des fiefs du Vigan, de Chaffray et d’Oudart, qui fut partagé entre eux, au moyen de ce que le prieur de Sainte-Barbe remet à l’abbaye de Dives, la masure de Douville, qu’il tenait de Gaultier de Catehoulde (les sceaux sont brisés)
= LECHAUDE d’ANISY, Abbayes du Calvados – MSAN, t. VII, p. 130. N° 349
11.. – Ouville-la-Bien-Tournée
Deux chartes sans date de Foulques d’Ouville, fils de Hélie d’Ouville, par lesquelles il donne au prieuré de Sainte-Barbe diverses pièces de terre à Ouville, son père, contenant le droit de présenter à l’église de Sainte-Marie-d’Ouville (Cette charte est sans date et le sceau est brisé)
+ IND.: LECHAUDE d’ANISY – Abbayes du Calvados – MSAN, t. VII, p. 130. N° 347-348

1210
Robert  Marmion confirme en 1210 la donation que Robert Gouviz, chevalier, avait faite à Sainte-Barbe et à la chapelle de Sainte-Marie-de-Fribois, de diverses redevances en grain, à prendre dans son moulin de Bretteville-sur-Laise.
+ IND. LECHAUDE CANISY, Sainte-Barbe et Sainte-Marie-de-Fribois, dans MSAN – 1834, t. VII.

1217 – Vendeuvre
Richard de Vendeuvre, chevalier, donne en 1217 à Sainte-Barbe-en-Auge et à la chapelle Sainte-Marie-de-Fribois, une pièce de terre située à Percy.
= LECHAUDE d’ANISY – Abbayes du Calvados dans MSAN – t. VII, 1834, p. 108

1395 – 7 juillet
Information de Thomas Noël, lieutenant du vicomte de Caen, pour la mise hors de garde noble de Roger d’Ecajeul, écuyer, de la paroisse de Merville.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 7, p. 113.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle – XVI, fasc. 1-2, 1967, p. 32.

1410 – 24 août – Ecajeul
Information de Nicolas Potier, vicomte de Falaise, sur la valeur des biens des enfants mineurs de feu Guillaume de Combray, chevalier qui sont en la garde du roi depuis le décès de leur grand-père Guilbert de Combray, chevalier, mort le 17 mars 1410: fief d’Ecajeul.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 6, pp. 29-31
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle – XVIII, fasc. 3-4, 1969, p. 29.

1410 – 11 septembre
Information de Nicolas Potier, vicomte de Falaise, sur la valeur des biens des enfants mineurs de feu Guillaume de Combray, chevalier, et de Marguerite de Vendôme, qui sont en la garde du roi depuis le décès de leur grand-père Guilbert de Combray, chevalier, sire d’Ecajeul, mort le 19 mars 1410: honneur d’Ecajeul, seigneurie de Sacey (Manche), fief de Say, à Quettreville-sur-Sien­ne, de Boussentier (Manche) et de Saint-Georges-de-Rouelley (Manche).
= Arch. nat. Dom Lenoir, 6, p. 37.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle – XVIII, fasc. 3-4, 1969, p. 29.

1452 – 29 octobre – Lisieux
 » Cy ensuivent les fieux, baronnies, haultes justices que l’évêque de Lisieux tient du Roi notre sire et les arrières fieux qui dudit évêque sont tenus (Cart. lexov., f° 12, verso) :
 » Le Prieur et le couvent de Sainte-Barbe tiennent dudit évêque un tiers de fieu de chevallier, assis en la paroisse du Mesnil-Eudes, en bailliage de Rouen, en la vicomté d’Auge, en la chastellerie de Touques.
 » Item. De lad. baronnie sont tenus deulx autres fiefs et demy, asis en la paroisse de Livet-le-Baudouin et ès paroisses d’environ, en bailliage de Rouen, en la vicomté d’Auge et chastellerie de Touques, et sont tenus les hoirs de feu Colin Louvet et Jehan Louvel pour feu Ancel Louvet et autres leurs parsonniers. C’est assavoir: le Doïen de Lisieux; Maistre Thomas Tabouyer pour et en lieu de Guillaume de Sauquence (Soquence), Cardin d’Auge, en lieu de Collette, déguerpie de Colin de Belleaue et Guilbert Bardouf pour et en lieu de Raoul Bardouf.
= Cartulaire lexovien  f° 12, v°, publié par Henri de FORMEVILLE, dans Histoire de l’Evêché-Comté de Lisieux – I, ccccliij.p. cccclv

1484 – Soquence (rattaché à Ecajeul puis Mesnil-Mauger)
Aveu fait à la Cour des Comptes de Rouen
« Au Roi notre souverain seigneur à cause de sa vicomté de Falaise au bailliage de Caen je, Florentin de Chaumont, écuyer, confesse et avoue tenir en plein fief de haubert nomme le fief de Soquence assis en icelle paroisse de Soquence et illec environ et s’étend iceluio fief es paroisses de Perchie (Percy) Vielfume (Vieux-Fumé) Mésidon (Mézidon= et Vieuville.
Auquel fieu ai près, bois, pâtures, terres labourables, jardins rentes en deniers, grains, œufs, oiseaux, services, corvées, honneurs, hommage, reliefs, treizièmes, aides coutumiers, place de colombier et tout ce qui a noble fief appartient.
Et tout ledit fieu en deniers communs vaut 20 livres tournois, en froment un boisseau, en avoine quatre-vingts boisseaux, en poulaille quatre-vingts pièces ou environ
Item en près 12 acres ou environ, item 30 acres ou environ en bois déserts qui à présent sont en pâturages dont les deux parts sont sujettes à dîmes et le tiers en danger, en terres labourables 25 acres ou environ, item en jardins, en bois, en haies et garennes et le tout en dîmes 20 acres ou environ.
Lequel ave j’ai baillé ainsi au Roi notre sire sauf à plus avant bailler, déclarer ou diminuer si métier est. En témoin de ce, j’ai scellé ledit aveu de mon scel d’armes et signé de ma main, le sixième jour d’octobre mil quatre cent quatre vingt et quatre ».
= Charles FOUQUES – « Les chanoines de Sainte-Barbe-en-Auge et les seigneurs de Soquence », PA – 38, N° 9, Septembre 1988, p. 26.

1565 – jeudi 26 juillet – Lisieux
Retrait par le Chapitre de la Cathédrale de Lisieux – de la Baronnie de Glos – terre et seigneurie de Coutonne et Montgoubert – acquises par Me Jacques Olivier – licencié ès droits – le 15 septembre 1563 moyennant 13.000 livres suivant l’édit du Roi.
Le même jour – retrait de la terre et seigneurie de Putôt – acquise par noble homme Guy de Bricqueville – capitaine de Saint-Lô.
Le même jour – retrait d’une maison – sise paroisse Saint-Germain – dépendant du prieuré de Sainte Barbe – biens de l’église de Lisieux – vendus suivant l’édit du Roi – maison acquise par Olivier Carrey – représenté par Jehan Duprey – licencié en médecine.

c – Archives SHL :

Fonds Boudard :
– 2FK10- abbayes diverses : Thiberville, Lonlay, La Lyre, Saint Thaurin d’Evreux, Saint Sauveur le Vicomte, Villiers, Silly, Cerisy, Préaux, La Trappe, Sainte Barbe, Saint André de Gouffern, Jumièges. (1 carton)
– 2FL33 : Prieuré de Sainte Barbe : 1778
– Fonds 1-F
1F475 : succession du sieur Bonnetot,  Ecajeul….
PANNIER Arthème :  voir Archives SHL, NE12, 1er carton.

CARNETS de Charles Vasseur :
1 – doyenné de Mesnil-Mauger :
ECAJEUL et PRIEURE DE SAINTE BARBE (7)
Sous l’invocation de Saint Pierre
Noms des Curés :
Jean 1764
Fromage 1774
Esnaut 1786/1787

Insinuations :
ECAJEUL est une localité importante avec L’HONNEUR, vieille forteresse avec sa chapelle et le fameux prieuré de Sainte Barbe ou Saint Martin

Description de l’église, des cloches.
Près de l’église une ancienne maison en bois du 16e S. probablement manoir curial.
Note sur L’HONNEUR d’ECAJEUL (forteresse) qui appartenait en 1O68 à Odon Stégaud qui a fondé l’Abbaye de Ste Barbe, au commencement du XIIe S. cette terre était passée par mariage dans la maison des Tancarville. Suit une chronologie des différents possesseurs de la terre d’Ecajeul ; y figurent :
– Françoise d’Harcourt, fille du Baron de Briouze dans la maison d’Orglandes,
– François d’Orglandes et son épouse Jeanne de Foligny
Au XVIe siècle. :
– Famille Vauquelin de la Fresnaye dont Pierre de la Fresnaye décédé en 1587,
-Isabeau Vauquelin épouse de Robert Morin décédé en 1590
-Un autre Robert Morin littérateur
-Famille de L’Abbey de la Roque dont Pierre qui épouse Madeleine Crestey ; Pierre – leur fils, époux de Jeanne Lambert, fille de Benjamin Lambert.
Armoiries de la Fresnaye de Saint Aignan
Relevé dans les Mémoires de la Sté des Antiquaires un texte en latin du 18 avril 1419
Description du Fort de Basseville en juin 1863
Prieuré de Sainte Barbe en Auge – Prioratus S. Barbara

Voir :
d’Hozier 417.
Musée de Caen des Antiquaires p.85 n°455.
Delisle – Echiquier p.67 n°262 – p.176 n° 786 et 787 – p.178 n°791.
Bulletin Monumental 1866 p.12.
Bulletin des Antiquaires de Normandie Tome VII 1874 p.128 – 4e trimestre 1868 p.201 – et Tome IV p.575.
Mémoires des Antiquaires d Normandie Tome XXVI p.196 – 322 – 365.
Bulletin Monumental 1854 p.433.
Revue des Questions Historiques janvier 1868 p.326.
Formeville I – II p.43 – 52 – 54 – 68 – 210 – 210 – 220 – 242 – 262.
Prieurs de Ste Barbe en Auge – Notice de Lebeurier sur la Croix St Leufroy p.13.
Le Couroyer – Religieux de Ste Geneviève (Ste Barbe ?) Catalogue Luzarche I n°640 p.94.
676
Le Hericher – Avranchin Monumental II p.676.
Archives du Calvados – Prieuré de Ste Barbe en Auge –archives de 1472 à 1788 7 registres, 22 liasses, 501 chartes.
Archives du Calvados – Catalogue Général des Cartulaires 1847 – Cartulaire du prieuré de Ste Barbe en Auge 442 feuillets – XVIIe siècle – 282 pièces – daté de 1395 à 1618 – manquent 16 pages  de 867 à 883.
Relativement à la plaque de cheminée de l’abbaye de Ste Barbe voir le catalogue de Luzarche I n° 375 p.60
Annuaire Normand 1865 p.47 – Cloches de Ste Barbe en Auge

Insinuations :
L’an 1068 de Notre Seigneur Jésus Christ, deux ans après la glorieuse conquête  de L’Angleterre par le Duc Guillaume, l’un des plus puissants barons normands, Odon Stigand, résolut pour le salut de son âme, et aussi, peut être pour imiter l’exemple de son souverain, de fonder un monastère où de pieux personnages puissent prier pour lui et ses ancêtres. Le lieu fut admirablement choisi. On traça l’enceinte sur la rive droite de la Dive, au milieu de vastes prairies de l’Honneur d’Ecajeul, et vis-à-vis de la forteresse qu’Odon avait construite dans une île formée par la rivière, et qu’il avait nommé de son nom : Mezidon (Monsio Odonis).
Comme presque tous les fondateurs, le Baron normand laissa son œuvre inachevée. Son fils, Maurice, auquel la baronnie d’Ecajeul était échue, se chargea de la conduire à sa fin, le château fort fut détruit et l’humble chapelle dédiée à St Martin, où se réunissaient les six chanoines établis par Odon, fut remplacée par une basilique splendide qui prit le titre de Ste Barbe, vierge et martyre, dont les reliques avaient été apportées de Grèce par Robert, autre fils du fondateur. (Il faut croire que par la suite ces reliques se trouvèrent enlevées car en 1646, l’abbé de Ste Geneviève, après avoir établi sa congrégation dans le Prieuré, lui donna une partie des os du crâne de Ste Barbe, qu’il avait reçu du Cardinal de la Roche-Foucault, qui l’avait rapportée de Rome).
Agnès, la fille du seigneur de Mézidon, ayant survécu à ses frères, transmit leurs vastes domaines à Rabel le Chambellan, qui se hâta, par une charte de 1128, de sanctionner l’œuvre de ses prédécesseurs ; et aux sic prêtres séculiers qu’Odon Stigand avait réunis, il substitua des chanoines réguliers de ma ville d’Eu, qui suivaient la règle de St Augustin
Pour les diriger, il jeta les yeux sur Guillaume d’Evreux, trésorier du Roy, qui ayant senti la vanité des Cours, s’était revêtu de l’habit monastique dans un ermitage des environs de Breteuil. Le pieux cénobite refusa par humilité de prendre le titre pompeux d’Abbé et se contenta de prendre le simple bâton prieural. (Les prieurs n’en avaient pas moins séance à l’Echiquier)
Guillaume brilla assez parmi ses contemporains, comme compositeur de musique et comme littérateur, pour que la postérité en ait conservé le souvenir ; mais ces travaux intellectuels qu’il dirigeait tous vers la gloire de Dieu, ne lui firent point négliger l’administration et l’accroissement de son monastère. Il traça les règles à ses religieux, où il entre dans les plus petits détails sur la manière dont ils doivent remplis chacun de leurs exercices. Ces constitutions, qui ne contiennent pas moins de 39 chapitres, existent en manuscrit à la Bibliothèque Ste Geneviève de Paris. (E.L20bis 5 cahiers non cotés, écrits recto et verso XVIIIe siècle) Elles sont suivies de la vie ou plutôt de l’éloge du Bienheureux Guillaume, qui mourut en l’an 1153 après avoir désigné son successeur.
Le monastère était à peine fondé que les donations affluaient non seulement en Normandie mais même en Angleterre et l’énumération qu’en fait le Roy Henry II (1154-1189) montre combien était déjà grande la puissance et le crédit dont jouissaient ses Prieurs.
A ces aumônes des princes de la terre vinrent s’ajouter les privilèges du chef de l’Eglise. Lucius 11 (1184), Urbain IV, Célestin III, Eugène III, Adrien IV (1156) Clément V, Jean XXIII, Boniface VIII, (1298) Grégoire XI, confirmèrent, ou augmentèrent successivement les franchises et les exemptions des Religieux ou du Prieur. C’est ainsi que celui-ci obtint, le bâton pastoral et l’anneau pontifical.
Les visites d’Odon Rigault, archevêque de Rouen, nous donnent un résumé concis de cette situation. Ainsi, en 1249, lors de sa visite qui commença le 9 des kalendes de février, il y avait à Ste Barbe, 40 chanoines, et on comptait dans leur dépendance 14 prieurés, le patronage de 30 églises, sans comprendre les possessions relevant directement du monastère, qui n’étaient pas estimées à moins de 2000 livres de revenu.
En 1254 il n’y avait plus que 34 chanoines tous prêtres excepté deux novices ; et trois ans après, en 1257, le nombre en était encore diminué et réduit à 32, dont 25 seulement étaient prêtres.
Dix ans après (1267) 35 chanoines se trouvaient encore dans le monastère.

Voici une liste d’églises dont le patronage appartenait au Prieur et qui étaient la plupart desservies par les chanoines.
On trouve dans le diocèse :
La Lande
Bonneville la Louvet avec le Prieuré de Montfouqueron,
Ouiville la Bien Tournée,
La Boissière,
Le Mesnil Mauger,
Mézidon, acquis au milieu du XVe siècle par Jean Ingier, 24e prieur,
La Motte en Auge avec le Prieuré,
St Pierre des Ifs,
Doux Marais,
Mirebel,
Soquence,
Les Monceaux en Auge,
Le Prieuré de Fribois,
L’Ecaude avec le prieuré,
Pontfol,
St Jouin,
Dozulé,
Marmouillé,
Coulmer,
St Evroult de Montfort,
La Roche Nonant,
En tout 21 églises, et hors le diocèse :
Baron et Gouvix données par Robert de Gouvix avant 1196. La première échangée plus tard pour Quetteville avec l’abbaye de Barbery,
Poussy,
Bray,
Ernes.

En 1250 Jean de Rupierre I du nom, chevalier, fils de Guillaume, fit donation au couvent de Ste Barbe en Auge, de la terre partie de la dîme de Canappeville. Il en avait déjà fait une autre au même couvent à la charge de dire trois messes par semaine, et de donner un maître pour l’instruction des enfants de ladite paroisse de Canappeville et l’on trouve Guillaume Boisnel, pourvu de cette place de Maître d’Ecole le 1er juillet 1651 avec la permission de Guillaume de Nollent, écuyer, qui était seigneur de Canappeville par Catherine de Rupierre, sa grand-mère.
(Lachesnaye Desbois Tome XII p.390)
Avec les siècles vinrent les guerres et les dissensions civiles ; il fallut songer à protéger les richesses du monastère, et ses vassaux, contre les pillards. Ste Barbe devint une forteresse à la possession de laquelle les Rois de France attachèrent une certaine importance pendant les guerres du XIVe siècle.
Il existe des lettres royaux (?) de l’an 1358 qui autorisent les religieux de Ste Barbe à lever un impôt sur tous leurs hommes et autres qui, pour éviter les dégâts des ennemis voudraient se réfugier eux et leurs biens, dans la forteresse dudit prieuré afin de la rétablir et la mettre en état de résister à l’invasion des ennemis. Ces mêmes lettres autorisent également le prieur à nommer un capitaine dudit château et à le destituer quand il le verra bon être. Enfin elles ordonnent aux gens du Roy de recevoir et reconnaître celui que le prieur leur présenterait pour occuper ladite charge de capitaine.
En 1366 et 1367 … « l’approche des Grandes Compagnies, dit Monsieur l’Abbé Delarue, intimida le prieur, ou bien il ne se crut pas en état de résister à des troupes qui avaient emporté des places plus fortes que la sienne, et qui avaient même battu les meilleurs généraux de cette époque. En conséquence, il prit le parti de confier la garde de son for à Pierre de Saint Cloud, chevalier expérimenté. Mais avant tout il lui fit prêter serment de fidélité, et jurer de ne rendre la place qu’au Roi ou a lui, prieur, le tout en convenant d’appointements pour son service. Ce serment prêté sur l’Evangile et même sur la Sainte Eucharistie et prêté à un moine, embarrassa la conscience du chevalier. Il demanda au prieur de l’en délier. Sur son refus il s’adresse au commandant général, Guillaume du Merle, qui accourt à Ste Barbe et ordonne au prieur de relever Pierre de Saint Cloud de ses serments et qu’en suite il lui laissât la garde du fort, parce qu’il l’en nommait capitaine. Sur le refus du prieur, tant à Ste Barbe qu’à Falaise, où il fut mandé, le temporel de son prieuré fut saisi et lui-même assigné à comparaître à Caen à la poursuite de la partie publique. Là condamné à une amende, et à une amende considérable, il n’a d’autre ressource sur de recourir à la bienfaisance de Charles V qui lui rend son temporel et le décharge de la condamnation. » (Guilmeth)
Plus tard par des lettres datées de 1407 et scellées en queue … « Loys (le Vigoureux) prieur du Moustier de Sainte  Barbe, capitaine et garde de par le Roy, nostre sire, de la forteresse dudit lieu de Ste Barbe, établit Robert Bonnenfant, écuyer, seigneur de Quétiéville, son lieutenant ou connétable audit office de capitaine et lui donne la garde et gouvernement de ladite forteresse, ordonnant à tous les sujets de ladite forteresse de lui obéir, lui prêter et lui donner conseil, confort et aide si mestie (?) en a… »
L’an 1411, le danger devenait paraît-il, plus pressant et les moines firent un appel aux gentilshommes de la contrée ; mais comme la forteresse appartenait au Roy, il fallut des lettres patentes de Charles VI, portant permission de faire garder ladite forteresse du prieuré de Ste Barbe pour douze hommes d’armes dont les noms suivent :
Thomas de Carouges, Jehan de Carouges et Jehan Pouchin, chevaliers, Robert Bonnefant, Roger d’Evrecy, Jehan Malnoury, Jehan de Fribois, Philippot de Bonnenfant, Philippot de Troismont, Denis le Chevalier, Colin Bonnenfant, Massiot Benard, écuyers.
Au XVIe siècle, les Huguenots commirent de grands ravages et de grandes cruautés en Normandie, pillant, rançonnant, assassinant tous ceux qui tombaient en leur pouvoir. Il est probable qu’alors la forteresse de Ste Barbe n’existait plus, ou qu’elle ne fut point assez forte pour préserver ses habitants, car de Bras dans son livre (p.181) parle de trois religieux de ce monastère … « qu’ils firent mettre sur une planche à l’endroit de la rivière de Dyve, puis tiroyent sur eux et tomboyent à l’eau et à aucuns de ces prestres et religieux   ils coupoyent les oreilles et les attachèrent pour enseigne en leurs chapeaux … » etc
Dans la seconde moitié du XVIe siècle, les commendataires remplacèrent les prieurs réguliers, servant ainsi de transition à la sécularisation qui devait arriver avec le commencement du XVIIe siècle.
Le 20 décembre 1607 Robert de la Ménardière, chantre de la Sainte Chapelle de Paris et abbé  de Ste Colombe, se démit en faveur des Jésuites. Les Jésuites éprouvèrent de l’antagonisme de la part des religieux, dans la liquidation de leurs droits respectifs et la séparation de la manse prieurale d’avec la manse monacale. Enfin le 6 juillet 1609, il fit intervenir un concordat qui fut sanctionné par des lettres patentes du Roy Henry IV du 17 mars de l’année suivante.
Voici sommairement quel fut le partage des biens et privilèges du vieux monastère entre les Jésuites et les sous-prieur et religieux qui restaient encore dans la maison.

Aux religieux :
les patronages de Mirebel, Soquence, Ouville, Bray en Cinglais, Marmouillé, Doux Marais, Ste Croix, Augis, t Laurent du Mont, Pontfol, St Gervais des Sablons, Mesnil Mauger, le bois de l’Ecaude, etc.

Aux Jésuites :
le prieuré de la Cochère, Vaulx la Campagne, l’Ecaude, St Crespin, les dîmes de l’Ecaude, Ernes, Cauvicourt, La Lande, le Trembaly, Poussy, Sentilly, Occagne, la ferme de Béchet, Vaucelles, et aussi une partie de l’enclos même du prieuré, à savoir, l’antique demeure des prieurs jusqu’à la chambre du Paradis, de fond en comble.

Cette disposition n’était pas favorable à la conservation des édifices claustraux. Du reste il n’existe pas de documents historiques qui puissent nous indiquer les dates et le style des divers bâtiments.
Godefroy 3e prieur, dans une de ses lettres adressées à Jean, abbé de St André en Gouffern, déplore avec lui la mort du cellerier qui, avait construit, dit-il, les murs et les logements du prieuré. Plus tard, Philippe de Courmarel, 23e prieur, mort en 1484, reconstruisit la salle capitulaire, s’il fait en croire la Gallia Christiana.
Mais les infortunes que devait subir le prieuré n’étaient point épuisées.
Les Jésuites ne restèrent pas 30 ans en possession de la concession qui leur avait été faite
En 1634, Pierre Rouvier, religieux profès de la Compagnie de Jésus, était délégué par le Rd Père Etienne Binet, provincial de France, pour remplir les formalités relatives à la séparation du collège de Caen, et à l’agrégation à la manse prieurale à la manse prieurale de Ste Geneviève de Paris et à la congrégation des chanoines réguliers de France.
C’était menacer d’une réforme les quelques anciens religieux augustins qui étaient restés dans le monastère. Ils s’en émurent, et à la suite d’un chapitre général, procuration fut donnée pour s’opposer à cette réunion.
On eut point d’égards à ces réclamations que Philippe Cospéan, évêque de Lisieux, soutint quelque temps lui-même par ses hésitations. Il craignait que son autorité épiscopale ne souffrit de ce nouvel établissement ; mais l’évêque de Beauvais, Augustin Potier, éclaircit ses doutes et le prélat accorda son autorisation qui mit fin à tout.
Les Génovefains prirent possession le 11 mars 1643.
On peut dire qu’il ne reste pas pierre sur pierre de l’ancien monastère. L’église, après avoir longtemps servi de carrière, a été rasée au niveau du sol et les bestiaux paissent sur son emplacement.
Les bâtiments claustraux ont aussi disparu.
Il ne reste de l’enclos que la porte d’entrée, assez belle, surmontée d’une sorte de fronton cintré, cintrée elle-même, précédée d’une place vague. Elle s’ouvre à peu près au centre de l’enceinte close de murs, qui paraît être carrée. Cette porte paraît dater seulement de la fin du XVIe siècle.
A gauche, sur le chemin, s’étend un grand bâtiment, dont les murs accusent diverses reprises postérieurs à la construction primitive, qui, à en juger par trois lancettes étroites, qui y sont percées, pourrait bien remonter au XIIIe siècle. Une autre petite fenêtre carrée peut être de la même époque, peut être seulement du XVe, complète le nombre des ouvertures de l’extérieur. Le bout du bâtiment, qui forme un angle droit avec le portail, est soutenu de contre forts assez plats qui doivent dater aussi du XIIIe siècle. On voit entre deux les traces de deux grandes ogives aiguës, maintenant bouchées, qui paraissent être du XIIIe siècle.
Ce bâtiment est actuellement consacré à l’exploitation et paraît n’avoir jamais eu d’autre destination. Le côté apposé au chemin s’ouvre sur une basse-cour ; mais ses ouvertures ne présentent aucun caractère.
Voilà tout ce qui peut arrêter un instant l’étranger dans l’ancien enclos de Ste Barbe : une étable.
Les armoiries du prieur de Ste Barbe sont, suivant d’Hozier : d’argent au chevron d’azur accompagné en chef de deux roses et en pointe d’une tout de gueules

Samedi 18 février 1640 à Caen «  ledict jour ou le précédent, mon dict seigneur le chancelier accorda aux jésuites les lettres de ce … d’adresse et … adressantes à Messieurs lers Commissaires tenantz le Parlement de Rouen, pour le registrement des bulles de Sa Sainteté par eux obtenues pour l’union de prieur simple de … au collège de Caen ledict prieuré dépendant de celuy de Ste Barbe en Auge, de l’ordre des chanoines réguliers de St Augustin, qui fonct la fondation de leur collège, à ceux qu’ils s’estaient réservez, en leur partition de la collation des bénéfices en dépentants aveq les religieux dudict prieuré  conventuel, ledict prieuré seulement à l’effet de ladicte union …(Floquet)
Les Prieurs de Ste Barbe avaient à Lisieux dans le faubourg de St Désir, un hôtel avec de vastes jardins. Il n’existe plus ; mais on en connaît encore l’emplacement.

Abbés de Sainte Barbe :
1 – Guillelmus Ebroïcensis 1144/1147
2 – Daniel ex Anglia orimdus
3 – Gaufridus
4 – Galteras 1185/1195
5 – Guillelmus Eremita 1209/1210
6 – Henricus
7 – Rogernis 1222/1235
8 – Philippus
9 – Nicolaus
10 – Radulphus 1276
11 – Dionysius
12 – Robertus Burgensis
13 – Guillelmus de Alneto 1332
14 – Guillelmus Lucii 1335
15 – Guillelmus de Valle Jeminata 1352
16 – Guillelmus Lamberti
17 – Guillelmus de Valle Warrini 1385
18 – Ludovicus le Vigereux 1408
19 – Egidius Fabri 1417
20 – Robertus de Cauchea 1418
21 – Iacobus Ratel 1442
22 – Ricardus Maloisel 1454
23 – Philippus de Courmarel 1484
24 – Ioannes Inger 1494
25 – Georgius d’Arques 1496
26 – Stephanus Blosset 1505
27 – Ioannes Cousin 1515
28 – Gabriel le Boulenger 1560
29 – Nicolaus Fouquet 1554
30 – L. de la Ménardière
31 – Robertus de la Ménardière 1647.
(Archives du Moustier – Neustria Pia)

Prieurs de Sainte Barbe
1 – Guillaume d’Evreux mis en 1128 à la tête du prieuré naissant, mort en odeur de sainteté le 13 janvier 1153.
2 – Daniel, anglais de nation, désigné par Guillaume pour lui succéder ; il mourut le 12 des Kalendes de mars.
3 – Gaudefroy ; D … dans son Thésaurus Anecdotorum Tome I col.494 et suivantes, a publié une nombreuse série de lettres de ce religieux qui prit le bâton pastoral vers 1170 ; mort le …
des kalendes de novembre.
4 – Gautier, qui mourut le 14 des kalendes d’avril.
5 – Guillaume II l’Hermite qui vivait en 1209 et 1201 ; il mourut le 29 janvier.
6 – Henry, mort le 5 des kalendes d’août.
7 – Roger, 1226-1235.
8 – Philippe I nommé l’an 1247 ; il mourut suivant le Gallia Christiana le 19 février et suivant une note M.S d’une Liturgie du XVe siècle, le jour des nones de juillet.
9 – Nicolas, mort le 4 des nones de juillet.
10 – Raoul, 1276. Il mourut le 13 novembre
11 – Denis.
12 – Robert, ou suivant le M.S Roger le Bourgeois.
13 – Guillaume III d’Aulnay ; il mourut le 8 septembre vers l’an 1332.
14 – Guillaume IV de Lucey 1335.
15 – Guillaume V de Valsemé, mort le 9 janvier 1352.
16 – Guillaume VI de Lambert, mort le 19 août.
17 –  Guillaume VII de Vauwarin mort le 22 juin 1385.
18 – Louis le Vigoureux, 3 décembre 1408.
19 – Gilles le Febvre, mort le 28 février 1417.
20 – Robert de Cauchy, mort le 19 décembre 1418.
21 – Jacques Ratel, mort le 12 décembre 1442.
22 – Richard Maloisel, mort le 21 juin 1454, suivant le Gallia Christiana et le 10 suivant le M.S.
23 – Philippe II de Courmarel, mort en 1484 le 22 octobre ou suivant le MS le jour deSt Mellon le 14 octobre.
24 – Jean Ingier, mort le 13 mai 1494 et suivant le MS le 10.
25 – Georges d’Arques, mort le 25 juillet 1496
26 – Etienne Bloset, évêque de Lisieux, mort le 31 août 1505.
27 – Jean Cousin, mort le 8 août 1515.
28 – Nicolas Foucquet, donné par le MS comme le 27e prieur ; la date de sa mort est indiquée au 9 juin.
29 – le 28 du Gallia Christiana ; Gabriel le Boulanger qui fit cession en faveur de :
30 – Louis de la Ménardière, abbé de Barbery, premier prieur commendataire ; on le trouve mentionné aux années 1564-1565.
32 – Robert de la Ménardière, chantre de la Ste Chapelle de Pais, abbé de Ste Colombe, neveu du précédent ; on le voit cité aux années 1574-1577-1587. Il se démit en 1607 en faveur des Jésuites.

Il y eut vers le même temps un autre écrivain (Geoffroy de Breteuil- ses lettres) de même nom. Chanoine régulier de Ste Barbe dans le Neustrie, dont il reste un grand nombre de lettres rapportées au premier tome des Anecdotes de Dom Materne (p.494). La plupart sont adressés à l’abbé et aux moines de Beaugency, ordre de Citeaux dans le diocèse de Tours. Geoffroy, élevé depuis peu à la dignité d’abbé, se plaignait que pour en faire les fonctions, il se trouvait obligé de quitter la méditation des choses spirituelles pour s’occuper des temporelles, de servir aux moeurs différents de ses Frères et d’enseigner ceux qui en savaient plus que lui. L’abbé de Beaugency lui répondit qu’il pouvait, en se déchargeant sur des officiers subalternes du soin des affaires temporelles, continuer à jouir du plaisir que lui causait l’étude des sciences et la pratique des exercices spirituels et maintenir en même temps la régularité de la discipline dans son monastère. Dans une autre lettre au même abbé, Geoffroy le prie et sa communauté de faire mémoire pendant le Sacrifice de la Messe, du Célerier de son monastère, mort depuis peu. Il croyait une bibliothèque aussi nécessaire au monastère qu’un arsenal à une forteresse, et voulait que tout âge, tout sexe et toute condition put y trouver des instructions pour le salut éternel, surtout dans les livres saints.
Goeffroy souhaitait avec ardeur que Hugues, moine et ensuite prieur de St Martin de Seez, écrivit le Vie de Vaultier de Mauritanie dont nous avons quelques lettres dans le second tome du Spicilège, et pour l’engager à ce travail il lui faisait entrevoir que la matière en était agréable et noble, qu’il serait secouru de la grâce de celui l^même qui le récompenserait de ses peines. Les lettres de Geoffroy sont pleines de sentiments, soutenues … des autorités de l’Ecriture et des Pères. Il cite même les poètes profanes, notamment le comique Turpilius. Toutes finissent par une épigramme en vers, de diverses mesures. Il paraît, par la 44e lettre, qu’il avait composé un recueil de Cantiques spirituels adressé à un de ses amis nommé Augustin. (D. Remy Ceillier – Tome XXII p.304)
Jean Mébard seigneur de la Ménardière et autres lieux en Berry et en Touraine, de Courbespine près Bernay, de la Planche près de Crévecoeur en Auge, etc … gentilhomme et panetier du Roy en 1551, d’où 4 enfants dont Robert, abbé de Barbery et prieur de Ste Barbe en Auge, assista en 1593 aux Etats de la Ligue à Paris, député par le Baillage de Sens.
Résigna le 20 décembre 1607 en faveur des Jésuites de Caen dont il fut le principal fondateur après Henry IV.
Mort le 22 novembre 1622 âgé de 79 ans.
D’argent au lion rampant de gueules, supports de porcs-épics de sable cimier, I porc-épic aussi de sable surmonté d’un casque d’ancien gentilhomme. Devise « Nul ne s’y frotte ».
Sceau de Ste Barbe – XVe siècle
Sceau ovale ogival – Sur le champ un personnage vêtu d’un habit étroit, serré autour des reins par une ceinture. Il tient d’une main le tête d’un personnage représenté agenouillé devant lui, les bras étendus, tandis que de l’autre main il brandit encore une épée.
C’est vraisemblablement le représentation de la mort de la sainte patronne du prieuré ; entre eux sont les deux lettres S et B.
Autour on lit ; SIGILLUM CAPITULI : BEATA BARBARA
(Lechaudé d’Anisy – Atlas)
Un cahier concernant la Liturgie de Ste Barbe en Auge et le Bréviaire de Ste Barbe  (textes en latin)
Un cahier contenant :
un texte en latin, création du prieuré
extrait des Registres de la cour du Parlement 1610
Extrait des chartres
Un texte en latin
Thesaurus Anecdotorum  tome I col.494
deux feuillets en latin
Itinéraire de Jean Sans Terre – Sainte Barbe 2 novembre 1201 et 9/10 mai 1203
Odon Rigault
Sainte Barbe
-1249 – le 10 des kalendes de février il y arrive et commence sa visite le 9.
Il y avait 40 chanoines ayant dans leur dépendance 14 prieurés ; environ 2000 livres de revenu ; 600 livres de dettes.
Ils ont le patronage de 30 églises (p.63)
9 des kalendes de février 1254 – 34 chanoines tous prêtres excepté les novices (p.199)
3 des nones d’avril 1257 et visite le 2. – 32 chanoines dont 25 prêtres ; 2000 livres de revenu ; 700 livres de dettes.le 5 des ides de janvier 1267 – 35 chanoines.
Lettre d’Arnoul évêque de Lisieux à Daniel, prieur de Ste Barbe –  (voir Ses oeuvres p.89)
Sainte Barbe en Auge – Monsieur de Glanville en possède deux clefs de voûte sculptées de personnages ou bas-reliefs. L’un représente, je crois, St Nicolas et l’autre une fuite en Egypte.
Au XIVe siècle, les religieux de Sainte Barbe … de Préaux et de St Ymer consommaient du cidre   (Delisle –Classe Agricole p.471)
Henri V supprime en Angleterre les prieurés appartenant au prieuré de Ste Barbe (Monasticum Anglicanum)
Annales Bénédictines de Mabillon Tome VI livre LXXVII p.337 texte en latin

Historique de l’Abbaye de Ste Barbe

Extrait d’un rapport du 18 février 1640 concernant l’union du Prieuré simple au Collège de Caen .

Les Prieurs de Ste Barbe possédaient à Saint Désir un hôtel avec de vastes jardins, aujourd’hui disparu.

Liste des Abbés de Sainte Barbe de 1144 à 1647

Liste des Prieurs de 1128 à 16O7

Note concernant un écrivain chanoine Geoffroy de Berteuil dont les lettres sont adressées aux moines de l’Abbaye de Citeaux

Courte monographie sur Jean Menard, seigneur de la Ménardière et autres lieux en Berry et en Touraine, de Courbespîne près Bernay, et de la Planche près Crévecoeur en Auge.
Description des armoiries et devise « Nul ne s’y frotte »

Description du sceau de Sainte Barbe XVe S.

Extrait des Registres de la Cour du Parlement , 1610, sur la requête présentée par le recteur du collège des Jésuites établis à Caen, tendant à ce que les bulles concédées par le Pape et le Concordat soient homologuées et enregistrées au registre de la Cour

Listes des Chartes et Privilèges accordés a l’Abbaye de Sainte Barbe ou Saint Martin d’Ecajeul

Deux textes en latin

Note de Odon Rigault sur Ste Barbe en 1249

Fascicule sur la Liturgie de Sainte Barbe
le Bréviaire de Ste Barbe

sur:

SOQUENCE:
dans 29 – La Houblonnière :
Monsieur Guy Charles du Val, marquis de Bonneval, demeurant au château de Soquence, comme de Sahurs près de la Bouille, marié à Marie Charlotte Antoinette Louise de Ségur
Les précédents propriétaires sont :
Monsieur Guy Henri Marie du Val, marquis de Bonneval oncle de Monsieur le Marquis Guy Charles de Bonneval ayant demeuré au château de Soquence, et décédé à Middlessex, paroisse de St Pancras (Angleterre) le 17 septembre 1836 et Monsieur du Val, marquis de Bonneval, aïeul du Marquis de Bonneval, vendeur.

Dans SOQUENCE (48)
48 – SOQUENCE – Soquantia – Salquantia – Salcantia – Salchantia – Sarchance – Sanaquancia – Soquance – Sanquancia – Sancancia
Election de Falaise, sergenteire de St Pierre sur Dives
21 feux
Sous l’invocation de St Michel
Patronage :
XVIe : prior  St Barbara

Curés :
Paris 1764/1774
Aumont 1784/1787

Insinuations :
La cloche est à l’église d’Ecajeul, elle offre de l’intérêt.
Gruchet de Soquence, conseiller au Parlement de Rouen 1676 : d’argent à la croix de gueules.
Il s’agit de Soquence près de Rouen (Floquet – Parlement III p.571)

PLAINVILLE :
voir « paroisses hors Evêché de Lisieux»
8 – Plainville

voir :
Odolan Desnos Tome I p.443
d’Hozier 410
Plainville – Pléville
1201 Théobald de Pléville chevalier dans une charte de l’Hôtel Dieu de Dives.
Guillaume de Plainville fils de Guillaume en 1280.
Plainville appartint au XVIe siècle aux d’Assy et passa à la famille le Grand par un mariage avec Anne d’Assy.
Jacques Alexandre, denier du nom, mourut en 1780, laissant pour héritier Joseph, Louis Rosey. Monsieur Bouquerel, son gendre, possède la terre aujourd’hui.
le Grand de Plainville aujourd’hui vivant, descend de Jean le Grand de Quetteville et en possède encore une partie des biens. Il est fils de défunt le Grand de Plainville qui a servi plus de vingt ans dans un régiment d’infanterie et de N. de la Haye qui portait un échiquier d’argent et de gueules au chef d’azur fascé de 3 besants d’or.
Armes : d’hermines au chevron de gueules chargé de 3 molettes d’or (La Chesnayes VII p.400)
Documents inédits – Lettres de Henry IV 1576 – 6 février
Originaux – Collection de Monsieur Louis du Bois, employé aux Archives du Royaume.
Copie transmise par Monsieur Léon de la Sicotière, correspondant du ministère de l’Instruction publique à Alençon.
Imprime Histoire de Domfront par Monsieur Roger la Tournerie, Vire 1806 in 12 p.49, in 8 p.247.
A Monseigneur d’Assy
Seigneur de Plainville sur Dive(1)
A Alençon ce 6 fébvreir 1576
Monsiegneur d’Assy incontinent que j’ay esté arrivé en ce lieu d’Alençon (2), je vous en ay bien voulu advertir et vous prier que montés à cheval avec le plus grand nombre de vos amys (3) ; et faictes conduire aultant de soldats à pied qu’en pourrés recouvrer pour me venir trouver ; n’estant la présente pour aultre effect, en recommandant à vos bonnes grâces
Et prie Dieu Monseigneur d’Assy vous avoir en sa garde.
Votre bien bon amy – Henry.
(1) le lieu de Plainville est du canton de Mézidon, arrondissement de Lisieux, département du Calvados. Monsieur d’Assy était de la famille le Grand d’Assy, établie encore aujourd’hui dans ce département.
(2) Le Roi de Navarre, après s’être échappé de Paris le 3 février, sous le prétexte d’une chasse dans la forêt de Senlis, se rendit de Saint Prix près de Senlis à Alençon en passant par Monrtfort l’Amaury, Châteauneuf en Thimerais, Senonches, Mortagne et autres lieux moins connus, dont le détail nous est fourni par les registres originaux des comptes de sa dépense jour par jour. Le Mesle y est nommé comme le lieu où il soupa et coucha le 6 février. C’et le 7 qu’il dîne pour la première fois à Alençon. D’après notre lettre il dut y arriver dans la nuit, et avec son activité ordinaire il écrivit aussitôt à quelques gentilshommes de son parti, demeurant dans les environs pour rassembler du monde autour de lui.
(3)  « Dedans trois jours, dit d’Aubigné, arrivèrent à Alençon deux cent cinquante gentis hommes » (Tome II livre.II p.168).
Bessin, curé de Plainville en Auge poète en 1765

4 – Doux-Marais et Saint-Maclou.

de Dulci Mareco – Odonariscum – Odonis Mariscum

Election de Falaise, sergenterie de St Pierre sur Dives
34 feux
Sous l’invocation de Notre Dame.

Patronage :
XVIe : Prior S. Barbara

Curés :
Hamard 1764
Desgonotez 1774
Rault 1784/1787

En 1751 – Présentateurs : Ste Barbe – Monsieur de St Germain, et Madame de Montreuil, héritiers de Madame de Rouvre, seigneur et dame de ladite paroisse

Curé :
Vincent Adrien Le Boullenger
Jean Louis de la Rivière, curé du Doux Maraix : d’azue à une fasce vahuée d’argent et en pointe, un canard d’argent nageant sur une mer de même (d’Hozier 265)

Insinuations
Description de l’église 16 juin 1863
Hugues Papion donne à Ste Barbe et à Grestain une pièce de terre de son domaine au Doux Marais.
Les dîmes de cette même paroisse appartiennent aussi à ces deux couvents et Arnoult, évêque de Lisieux, fit entre eux un accord à ce sujet.
Noble Homme Edmes de Bernières, sieur du Doul Maresq se constitue en une rente de 100 livres avec d’autres seigneurs, le 12 février 1622 ; il prend part à un acte le 26 août 1638.
César Auguste de Mathon, décédé le 19 février 1693, devint seigneur du Doux Marais, il avait épousé en 1661 Madeleine de Drozey fille de Pierre de Drosey seigneur de Ste Marie aux Anglais et de Madelène de Bernières ; c’est sans doute par cette dernière dame que se fit la transmission d’une famille à l’autre.
Au XVIIIe siècle, une autre famille possédait le Doux Marais : la famille d’Orglandes. Elle lui était échue encore par les femmes.
Antoine Louis Camille d’Orglandes né le 21 novembre 1712 comte de Briouze épousa en secondes noces le 22 août 1750 Marie Hélène Gautier de Montreuil, dame de Montreuil, La Cambe, Louvières, Ouville, Doux Maraix et Beaunnais et Bernières., fille de feu Jean François Gautier et feue Françoise Gabrielle Geneviève Le Verrier, dame de Trezesaints, Notre Dame de Boucey, Le Desert, Beaunnais, Ouville, Doux Marais et Hauteville
On ne doit donc pas rapporter à cet article la mention suivante de d’Hozier… Anne Dhouetteville, femme de Guy d’Aché, seigneur de Domarais : d’or au chef de sable.
Noble Homme François Leprévost, sieur des Petitz-prais au Doulx Maresq – 13 juin 1616.

Recherche de 1666 :
Louis Leprévost, sieur de Rivered, ancien noble.

SAINT MACLOU EN AUGE (39)

Election de Falaise, sergenterie de St Pierre sur Dives
17 feux
Sous l’invocation de St Maclou.

Patronage :
XVIe : Dominus de Foix
XVIIIe : le seigneur

Curés :
Travers 1764
Traver de Roquen 1774
Chatel 1774/1787

Insinuations:
Description de l’église 16 juin 1863
Le château de St Maclou était situé un peu au dessous de l’église ; il est remplacé par une maison moderne genre de celle de Mme Dubois ; mais moins bien bâtie. Les bâtiments qui l’environnent doivent être du XVIIe ou du XVIIIe siècle. Ils n’ont rien de remarquable.
On doit jouir d’une belle vue de l’emplacement du château. On nous dit qu’il appartient à Monsieur Duval, marchand de soiries à Caen.
La terre de St Maclou appartenait au XVIIIe siècle à la famille Dunot sur laquelle on trouve des détails intéressants dans un article de M. de Formigny de la Londe (Bulletin des Antiquaires de Normandie 1862). Leurs armes se trouvent sur la litre funèbre de l’église de Vieux Pont.
Cézar Auguste de Mathan, chevalier né vers 1637 ayant épousé en 1661 Madeleine de Drosey dont la mère Madeleine de Bernières-Percy lui avait donné le Doux Marais, il est probable que son titre de seigneur de St Maclou lui venait aussi de la même famille.
Il le transmit à son fils Jean Joseph de Mathan qui ayant eu deux enfants de Anne le Lacesseur, dame de la Coquardière le laissa à son fils aîné Pierre Auguste.
Mais celui-ci, mort sans enfants, elle fit retour à son frère Claude, seigneur de Pierrefitte et du Tilleul, marié en 1726 à Renée Françoise Anne Marguerite Fauche, dame de Cordey et de Neuilly.
Son fils Pierre Claude René Henry épousa en 1752 Marie Henriette Jeanne le Berceur de Fontenay. (Lachesnaye)

Le MANOIR  de SAINTE-MARIE-aux-ANGLAIS

– Ne pas oublier de mentionner les souches de cheminées de brique sur plan pentagonal
– peut-être antérieur au XVe siècle cf. photographie in Camille ASSE, En Pays d’Auge – s.l.s.d. ; rééd.: (Saint-Pierre-sur-Dives, Bescond, 1981), In-8°, 175 p., ill.rééd.

C – Pièces historiques :

1407 – 11 septembre
Information de Guillaume Le Diacre, vicomte de Falaise, sur l’âge de Guillaume Le Gras, né à Sainte-Marie-aux-Anglais vers 1378, pour la mise hors de garde noble de sa femme Perrote de Forges,née vers 1382-1383, fille de Roger de Forges, dit Becquet, chevalier mort au dernier voyage de Flandres, qui est en la garde du roi comme héritière de ses frères et possède les fiefs d’Olendon, de sassy, de Ranville, de Launay (commune de Blangy-le-Château), une fiefferme à Banneville (canton de Villers-Bocage), deux vavassories à Rouvres et une maison à Caen.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 5, pp. 359-360.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle – XVIII, fasc. 3-4, 1969, p. 21.

1604 – 3 février – Sainte-Marie-aux-Anglais
Jehan de Drosay – écuyer – sieur de Sainte-Marie-aux-Anglais – reconnaît être tenu faire à Jacques Dastin – sieur de Saint-Laurent-du-Bois-Normand – 167 livres 7 sols de rente
= Arch. M.C. Fonds et analyse Et. Deville – minute papier

1610   15 janvier
Archives SHL 1F621 : 15 janvier 1610 : Avis du Garde des sceaux de la vicomté­ de Falaise : contrat entre Jehan de Drosey de Ste Marie aux­  Anglais et Jacques de Courcy patron de Magny pour une rente à­  Julien de Beaurepère, sieur de Jort et de Pierrefitte.

1610
Carnets de Charles Vasseur : « Analyses et transcriptions… » HH 2
Parchemins destinés à la destruction, provenant de chez CHATELET père,
paraissant provenir de chez Monsieur BOUDARD, receveur de l’Evêque (février 1860)

101- 15 janvier 1610
Quittance donnée par Noble Homme Jean de DROSEY, sieur et patron de SAINTE-MARIE-AUX-ENGLOIS à Noble Homme Jacques de COURCY, sieur et patron et MAGNY, pour la somme de 1400 livres, moyennant laquelle il reste chargé de 100 livres de rente envers Noble Homme Julien de BEAUREPERE, sieur de JORT et de PIERREFITTE.
Témoins : Noble Homme Charles DUROUIL, sieur de LAROULLIERE, Messire Isaac CHARLOT, escuyer, licencié en loys, avocat, sieur de BOISSET.

107 – 26 août 1638
Acte par lequel Esmes de BERNIERE escuyer, sieur de DOUMARESQ, Jean de
BERNIERE, escuyer – sieur de VAUX, et Messire Salomon MANCHON; sieur de la NOE, s’obligent envers Jean de PAULMIER, escuyer – sieur de VENDEUVRE, Jean de PAULMIER, escuyer – sieur de TILLY et Damoiselle Anne de PAULMIER, veuve de feu Roulland de COUREY, vivant escuyer, sieur et patron de MAGNY, de les décharger envers Renée de la HAYE, veuve de feu Messire Jacques LE BOUCHER vivant – sieur de MENILLE – de 50 livres de rente constituée par contrat de…….
HH 6    172 à 180

p.8/179 – 12 février 1622
Vente faite par Nobles Hommes Edmes de BERNIERES, sieur du Doul-Maresq, Jacques de COUREY sieur de MAGNY-la-CAMPAGNE, Jean de COUREY, sieur de VALLEE et Jacques POUTREL, à Noble Homme Pierre COSTANT, sieur de BISSIERES, de 100 livres de rente constituée sur eux par le capital de 1400 livres.
Témoins : Noble Homme Jean PICOT, sieur de PERCY, etc…..

1616
H 1 PARCHEMINS ET PAPIERS ACHETES PAR MONSIEUR PANNIER CHEZ LA FEMME GRANDVAL FRIPIERE  PROVENANT DE LA FEMME HARDOUIN DE PRESTREVILLE

1616 13 juin, page 117
Noble Homme Jehan Leprévost, sieur des Partz de la paroisse de Mesnil-Mauger et Noble Homme François Leprévost, sieur des Petitz Prais au Douls Marescq.

5 – SAINT CRESPIN :

14 – CERQUEUX sur VIE  (réunie à  Saint  Crespin le 28 septembre 1815)
(Du Bois, livre VII page 397,)

1204 – Pontoise
Remise par Jean de « Montchevrel » à Jean de « Blakencort » de sa terre de « Johiel » et de ses droits sur la grange de « de Sancto Crispino » (Saint-Crespin), en dédommagement de la cession de la dîme de « Blakencort » faite à sa demande à l’abbaye du Bec par Jean de « Blakencort ».
= Arch. nat. Latin – 9211, n° 12.
+ E.-G. LEONARD, « Les plus anciennes chartes originales d’histoire normande ou anglaise de la Bibliothèque Nationale », Normannia – 8, 4-1935, p. 452, n° 139.

Archives SHL :
FONDS STURLER (photos)
33 C Manoir Saint-Crespin  nov 1964 – extérieur 2 pellicules noir et 2 pellicules couleur

Archives SHL :
Vasseur Charles « doyenné de Mesnil-Mauger »
Voir à Saint Crespin et à CERQUEUX SUR VIE.
43 -SAINT CRESPIN SUR VIE – S. Crispinus

Voir :
L’Ecaude
D’Hozier 339
Election de Pont l’Evêque, sergenterie de St Julien le Faucon
10 feux taillables
pas de feu privilégie
Sous le vocable de St Crespin

Patronage :
XVIe : Abbas de Grestano
XVIIIe : le seigneur

Curé :
Hemery 1755/1787

Insinuations
18 mai 1609 mourut âgé de 56 ans à Rouen, Henri d’Ambray, escuyer, conseiller et maître d’hôtel ordinaire du Roy, seigneur de St Crespin, Montigny, Bosc-Théroude etc..

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

St-Crespin, Sanctus Stephanus de Laillier ( V. le pouillé du diocèse de Lisieux, publié par MM. Le Prevost et de Formeville)

L’église de St-Crespin est une des plus insignifiantes de la contrée. Elle se compose d’une nef rectangulaire et d’un choeur terminé en demi-cercle.
La nef paraîtrait la partie la plus ancienne, à en juger par l’appareil et les contreforts ; mais toutes les fenêtres sont carrées et refaites. Le mur de l’ouest paraît être du XVIIe siècle, aussi bien que la porte arrondie et sans style qui s’ouvre au centre.
Le choeur, bâti en brique avec chaînages en pierre, paraît dater du XVII, siècle. Plusieurs pierres tombales existent
dans le sanctuaire.
La tour, en bois, conforme à toutes celles que nous avons déjà décrites, couronne l’extrémité occidentale de la nef. Elle renferme une cloche dont l’inscription, que voici, a été relevée par M. Pépin :
J’AI ÉTÉ BÉNITE PAR Me JEAN HENRY DU CELLIER ET NOMMÉE PAR Me LÉON
THOMAS CHARLES DUVAL DE LÉCAUDE, SGr ET PATRON DE St CRESPIN, HODENY
ET AUTRES LIEUX, ANCIEN MAIRE DE LA VILLE DE ROUEN, ET PAR HAUTE ET
PUISSANTE DAME MADAME CÉCILE HENRIETTE DUMESNIL, FEMME DE HAUT ET
PUISSANT SEIGNEUR GUY CLAUDE NICOLAS DUVAL DE BONNEVAL, CHATELAIN
SGr ET PATRON DE LA HOUBLONNIÈREET AUTRES LIEUX, PRÉSIDENT A MORTIER
AU PARLEMENT SÉANT A ROUEN. 1763.
Avant la Révolution, l’église était sous l’invocation de saint Etienne ; l’abbé du Bec nommait à la cure.

42 – CERQUEUX
CERQUEUX sur Vie

Election de Pont l’Evêque, sergenterie de St Julien le Faucon
2 feux privilégiés
10 feux taillables

Sous le vocable de St Pierre

Curés:
Gabrie 1764
Bardel 1774
Duval 1779 à 1787

Insinuations:
La cloche de l’église de très petit diamètre mais pourtant munie d’une inscription se trouve au presbytère de Mesnil-Mauger.

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

Cerqueux, Sarcophagi.
L’église de Cerqueux a été complètement démolie; elle était située près d’un manoir, bâti sur une éminence au
pied de laquelle passe le chemin de fer de Caen à Paris et qui n’offre rien de remarquable. On distingue encore l’emplacement du cimetière. Le nom latin de cette commune, Sarcophagi, semblerait annoncer qu’on y a trouvé des cercueils en pierre.

Image Géoportail
Emplacement supposé de l’église

[1] Auguste LONGNON, Pouillés de la province de Rouen , Paris, Imprimerie nationale, 1903.
[2] Les biens des églises avaient été saisis par Charles-Martel et une partie seulement restitués par Carloman et Pépin-le-Bref. Voir: Alain ERLANDE-BRANDENBURG, La Cathédrale , Paris, Fayard, s.d. (1989), pp. 79-80.
[3]  . Jean GAUDEMET, Les institutions ecclésiastiques en France du milieu du XII° au début du XIV° siècle , dans Ferdinand LOT et Robert FAWTIER, III.- Institutions ecclésiastiques , p. 205.
[4] Ainsi, dans une de ses lettres, Arnoul, évêque de Lisieux, peut écrire: « Ils m’accusent d’avoir dilapidé mon église moi qui lui ai acquis plus de 1.200 livres à perpétuité, qui en ai porté cinq cents dans le trésor… qui en ai augmenté de 600 livres de revenu la mense commune des chanoines… » Lettre d’Arnoult publiée dans le Spicilège , t. III, p. 511. Traduction de Brial.
[5] C. HIPPEAU, Dictionnaire topographique du Calvados , Paris, Imp. Nationale, 1883. Concernant Englesqueville-sur-Touques, voir la forme Anglica villa attestée en 1247: Querimonniae Normannorum anno 1247 , Ed. Léopold Delisle in Recueil des historiens de la France , t. 24, 1ère partie, Paris, 1904, p. 4 et 7.
[6] François de BEAUREPAIRE, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Manche , Paris, Picard, 1986.
[7] François de BEAUREPAIRE, Les noms des communes  et anciennes paroisses de la Seine-Maritime , Paris, Picard, 1979, pp. 29-30.
[8] François de BEAUREPAIRE, « Les noms d’Anglo-Saxons contenus dans la toponymie normande », Annales de Normandie , 1960, pp. 307-316; « Quelques finales anglo-saxonnes dans la toponymie normande », Annales de Normandie , 1963, pp. 219-236 ; Toponymie et évolution du peuplement sur le pourtour de la baie du Mont-Saint-Michel in Millénaire monastique du Mont-Saint-Michel , II, pp. 49-72; « Cherbourg, nom de lieu anglo-saxon », Revue de la Manche , 4, 1962, fasc. 14, pp. 191-193.
[9] François de BEAUREPAIRE, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Manche , p. 68..
[10] Au vu de la seule table onomastique de LECHAUDE d’ANISY in MSAN, VII et VIII on remarque que ce patronyme est l’un des plus courants en Normandie aux XIIe et XIIIe siècle.
[11] Pour une bonne part des toponyme comportant le préfixe Anglais et le suffixe ville, nous avons des témoignages d’emploi parfois très ancien tandis que dans ce cas, la première mention, à notre connaissance ne remonte qu’au XIIIe siècle. Voir la charte de 1277 citée par C. HIPPEAU, Dict. topographique, 1883, p. 259. .
[12] Cf. Bull. mon , XIV, 1848, p. 484.
[13] Bull. mon , 4e série, t. II, 32, 1866, p. 585 .
[14] Quelques constructions parasites ont été démolies au siècles dernier.
[15] Voir à ce sujet le travail de Georges BOUET, Analyse architecture de l’abbaye de Saint-Etienne de Caen , Caen, Le Blanc-Hardel, 1868, pp. 17, 46-47, 60-61, etc. Cet auteur est l’un des tous premiers à signaler l’importance de ce détail pour la datation des constructions.
[16] Les récentes recherches sur les carrières, l’extraction et la taille de pierre attendent une synthèse, mais dans l’espace lexovien, ce sujet est pratiquement vierge pour cette époque. Dans un travail en préparation sur Pont-L’Evêque, nous avons particulièrement étudié ce sujet..
[17] Sur cette décoration, voir: René FAGE, « La décoration géométrique dans l’école romane de Normandie », CAF , 1908, II, pp. 615-633.
[18] Voir à ce sujet Georges HUARD, La cathédrale de Lisieux aux XIIe et XIIIe siècles dans  Etudes Lexoviennes , II, p. 15.
[19] Bulletin mon. de 1866, p. 588
[20] Cette étude, présentée à la Société Historique de Lisieux le 24 novembre 1959, fit l’objet d’un résumé publié dans le BSHL , 1959-196O, N° 3O, pp. 42-43.
[21] Nom local relevé par François COTTIN, des pochoirs destinés à ce type de décoration peinte .
[22] Une partie de la décoration du chœur a été reproduite par les spécialistes du Musée des Monuments Français – Voir Paul DESCHAMPS et M. THIBOUT, La peinture murale en France au début de l’époque gothique , Paris, 1965, pp. 66-68.
[23] Bull. mon. , 27, 1860, p. 569.
[24] Billon avait lu la date de 1785, date qu’il s’agirait de vérifier.
[25] M. Henri VAUTORTE, alors Maire de Saint-Pierre-sur-Dives, nous en avait très aimablement vérifié l’inscription et avait pour sa part relevé la date de 1783.
[26] Il s’agissait là d’une pratique assez courante dans la région que l’on retrouve à Vieux-Pont, aux Authieux-Papion, à Launay-sur-Calonne, etc. mais généralement, les gisants ont disparu.
[27] L. SERBAT, Guide du Congrès de Caen , in CAF , 1908 et E. LEFEVRE-PONTALIS,  » Les clochers du Calvados « , Bull. mon. , 75, 1908,2, pp. 652-684
[28] Louis REGNIER, « L’église de Sainte-Marie-aux-Anglais (Calvados) », Bull. mon. , 1903, pp. 205-231, ill.; t. à p.: Caen, Delesques, 1903, 31 p., ill.
[29] Sur cette question, voir en dernier lieu : Willibald SAUERLANDER et Jacques HENRIET, Le monde gothique . Le siècle des cathédrales 1140-1260 Paris, Gallimard, 1989, 464 p. 427 ill. ( Coll. L’univers des formes) et la critique de Anne PRACHE, in  Bull. mon. , 146-IV, 1990, pp. 447-448 .
[30] Lucien MUSSET, Normandie romane , La Pierre Qui Vire, Zodiaque, t. II ,
[31] Martine TREUIL-DEMARS et Annie-France BELZIC, Les églises romanes du Nord du Pays d’Auge . Mémoi­re maîtrise, Université de Caen, 1975 ; pp. 19-28 ; Isabelle BASTIDE, Les églises romanes du Sud  du Pays d’Auge , Mémoire de Maîtrise sous la dir. du Prof. Musset, septembre 1976.
[32] C’est d’ailleurs le cas à Sainte-Marie où l’arc ogival de la porte latérale présente un décor roman de bâtons brisés.
[33] Nous aurons l’occasion de revenir sur ce sujet dans une note sur « Les ateliers d’architecture entre Touques et Orne à la fin de l’époque romane »..
[34] Il étayait son jugement en faisant remarquer que les maçonneries n’avaient pu rester plusieurs décennies sans couvrement et qu’il ne paraissait pas possible de dater les oeuvres de charpenterie du XIIe siècle. Il y a là, en effet, un point resté sans réponse.
[35] C’est l’objet de la collection en cours de parution dont le premier tome  contient quelques aperçus nouveaux sur la question: M. BIDEAULT et C. LAUTIER, Ile-de-France gothique. Les églises de la vallée de l’Oise et du Beauvaisis , Paris, Picard, 1987, 400 p., 280 ill. .
[36] Voir entre autres l’étude Alain ERLANDE–BRANDEBURG, « La cathédrale de Lisieux, les campagnes de construction », CAF , 135, 1974.
[37] Outre la notice de Arcisse de CAUMONT dans sa Statistique monumentale , voir : Elisabeth GAUTIER-DESVAUX –  » Saint-Pierre-sur-Dives « , CAF , 132, 1974, pp. 188-214.
[38] Sur cette église dont la trace se lit très nettement sur les photographies aériennes, voir les travaux en cours de M. FOUQUES.
[39] Voir les travaux de Georges-Abel SIMON et de François COTTIN, « L’abbaye bénédictine de Notre-Dame-du-Pré-lès-Lisieux d’après les dernières fouilles » BSHLx., 1930-1940, pp. 16-26; et t. à p.: Caen, Ozanne, s.d., 11 p., 1 pl. h.t.
[40] L’ouvrage de Bernard BECK, Quand les Normands bâtissaient leurs églises, 15 siècles de vie des hommes, d’histoire et d’architecture religieuse dans la Manche , Coutances, OCEP, 1981, 185 x 230, 204 p. ill. couv. ill., comme son titre l’indique concerne surtout la Manche et les mentions de constructions par des patrons laïques ne remontent pas au delà du XVe siècle.F
[41] Sur la cathédrale de Lisieux, voir les documents analysés par George HUARD, La cathédrale de Lisieux aux XIe et XIIe siècles in Etudes lexoviennes , II, 1919, pp. 1-36.; sur l’abbatiale de Saint-Pierre-sur-Di­ves, voir les différentes éditions de la lettre d’Haimon et la traduction de l’abbé J. DENIS, L’église de l’abbaye de Saint-Pierre-sur-Dives en 1148. Lettre de l’abbé Haimon sur les circonstances merveilleuses qui ont accompagné la construction de cet édifice, précédée d’une notice historique sur l’abbaye , Caen, Chénel, 1867, plan. . .
[42] Il serait intéressant de cartographier ces divers types de constructions et de rechercher leurs liens avec les grands établissements monastiques de la région: Saint-Pierre-sur-Di-ves, Troarn, Barbery, Saint-Martin-de-Fontenay et les abbayes caennaises.
[43] Les travaux de E. LEFEVRE-PONTALIS sur « Les clochers du Calvados », CAF, 1908, pp. 652-684, ill. – ont été repris par Denise JALABERT, Clochers de France , Paris, Picard, 1968, ix-101 p. mais certaines de ses analyses ne doivent être acceptées qu’avec la plus extrême réserve.
[44] Cf. Pierre HELIOT, « Les arcatures décoratives sur les murs des églises romanes en Normandie et leur influence », Annales de Normandie , XVII, 3-1967, pp. 187-222.

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