TORDOUET



NOTES sur TORDOUET – 14693

Ancien fichier : TORDOUET.SPR

1 – L’Eglise.
2 – Le Manoir.
3 – Bibliographie.
4 – Pièces Justificatives.
5 – Archives ShL.

1 – L’Eglise:

1 – a Historique.

L’église de Tordouet dépendait de l’archidiaconé du Lieuvin, au doyenné d’Orbec.
Le plus ancien document concernant la cure de Tordouet reste, jusqu’à plus ample informé, le pouillé rédigé vers 1350[1]  par lequel nous apprenons sa titulature, saint Michel, la taxe des décimes, 40 livres, ce qui la place dans la moyenne habituelle. Par contre, il ne nous livre pas le nom du patron.
A partir du début du XVe siècle, on peut appréhender son histoire  grâce à une série assez exceptionnelle de documents concernant justement la collation de la cure et à la faveur desquelles les patrons présentateurs nous apparaissent. L’église dépend directement du seigneur laïc,
La collation du bénéfice relève bien entendu des évêques de Lisieux, mais ce sont généralement leurs vicaires généraux qui les représentent, souscrivant en leur nom l’acte de collation, car, au travers des titres parvenus, on perçoit la fréquence de leurs absences.
Jusqu’à la Révolution, ce patronage restera laïc et les possesseurs successifs du manoir proche continueront à nommer à la cure.
Aux environs des années 1850, le chœur de cette antique église fut irrémédiablement détruit et remplacé par une sorte de grange hideuse en brique rouges, selon le jugement du Professeur MUSSET [2] . Quant à sa partie moderne, elle fut dotée dans le troisième quart du XIXe siècle et au début du XXe siècle, d’une série de vitraux dont l’intérêt essentiel réside dans les inscriptions quoique l’ensemble, assez homogène méritait sans doute d’être étudié.
De nos jours, ce sanctuaire connaît une activité soutenue avec la présence d’une communauté orientée vers l’introduction de la musique moderne dans la liturgie. L’initiateur de ce renouveau, le Père Lecointre, qui accompagna Jean-Paul II dans la célébration de la messe célébrée à l’occasion de son passage à Lisieux en 1983, vient de décéder.

1 – b Description.

L’église de Tordouet, placée sous le vocable de Saint-Michel, couronne le sommet d’un coteau au pied duquel  p. 809 coule un ruisseau, ou douet, dont le cours sinueux (tortus ductus) a donné son nom à la paroisse.
Nous nous trouvons actuellement en face de deux églises accolées, dont seuls  le chœur et la tour ne subsistent de la plus ancienne. Cette partie romane est particulièrement remarquable par son voûtement, rare en Pays d’Auge et l’élévation de sa tour.

1 – c Le chœur roman.

Transformé en sacristie après la construction de la grande église de brique au XIXe siècle, le chœur et la partie basse de la tour, avaient été miraculeusement épargnés et, depuis quelques années, des travaux de restauration les ont rendus au culte, faisant réapparaître des éléments invisibles à l’époque d’Arcisse de Caumont.
Le sanctuaire était, semble-t-il très petit, puisqu’il ne comportait qu’une travée voûte d’arête sans nervures tandis que l’abside semi-circulaire est en cul-de-four. L’ensemble est éclairé par trois petites fenêtres en forme de meurtrières, ayant environ 90 centimètres de haut sur 16 de large.
A la base de l’intrados de l’arc doubleau – où il est fréquent en Normandie de rencontrer une décoration sculptée- on peut voir la figure d’une sorte de cheval fantastique crachant des végétaux ou des palmettes… aux contours simplement cernés [3] .  Il s’agit d’un modèle assez fréquent en Normandie [4] . Maylis BAYLE insiste tout particulièrement sur le caractère local de ce type de sculpture qui s’inscrit dans la mode des bestiaires sculptés [5] mais exécutée par des sculpteurs peu qualifiés ou habitués à produire en série des œuvres un peu secondaires.
En avant de cette travée, la base de la tour prolonge le chœur.
A droite du chœur, est pratiquée une belle piscine ogivale trilobée, à double cuvette qui date du XIIIe siècle.
A l’extérieur, le chœur se termine par trois pans coupés, et la corniche, composée d’un gros tore, est supportée par des modillons en forme de consoles.

1 – d La tour.

La tour, était primitivement implantée entre chœur le chœur et la nef. Au-dessus de la base carrée intégrée dans le chœur nous trouvons deux étages octogonaux couronnés d’une pyramide essentée.
Le bas de la tour, autrefois flanqué de contreforts plats, est éclairé, du côté nord, par une fenêtre cintrée, moderne. Elle est supportée par quatre arcades en plein cintre, avec retraite, qui reposent sur des colonnes dont les chapiteaux, grossièrement sculptés, sont formés de larges feuilles recourbées en volutes. Au-dessus règne une arcature composée de deux arcades simulées, reçues de chaque côté par une colonnette. La transition du carré à l’octogone est ménagée par des trompes, et le formant à l’extérieur, une saillie triangulaire et s’amortissant, à l’intérieur, de la tour en forme de coquille dont le bord ou cintre externe est formé de claveaux extradossés, coquille, dans laquelle Maylis BAYLE a vu comme à TOUQUES  et à DRUBEC l’amorce d’un voûtement assimilable à celui d’une tentative de coupole [6] . Le milieu de l’arc, au lieu d’être fermé d’une clé, présente un joint rempli de mortier. Les deux étages supérieurs de la tour offrent, sur chaque face, deux baies étroites séparées par une colonnette et dans un grand cintre dont l’archivolte repose, de chaque côté, sur une colonnette (voir page suivante). La base de ces colonnettes est une base attique; elle est composée de deux tores séparés par une scotie garnie d’un petit listel. Il n’y manque que le congé qui ordinairement, réunit la base au fût de la colonne. Les tailloirs forment damier. Le cintre qui surmonte les baies du premier étage retombe d’un côté sur une colonnette et de l’autre sur le tailloir qui termine les pieds-droits et relie les baies entre elles. L’archivolte des fenêtres de l’étage supérieur repose, de chaque côté, sur une colonnette dont les chapiteaux sont formés de feuilles recourbées en volute. La surface de plusieurs pierres, formant les claveaux des fenêtres, est couverte de rosaces et de losanges de différentes grandeurs. Plusieurs pierres portent également la marque de l’appareilleur.
La tour renferme deux cloches. La plus grosse, fondue par M. Bollée, du Mans, a 1 mètre 23 centimètres de diamètre; l’autre, fondue par Lemaire, a 1 mètre 04 centimètre.
Cette tour remarquable n’était pas isolée et cette forme octogonale se rencontre encore à TOUQUES [7]  à DRUBEC [8] .
Maylis BAYLE, dans sa remarquable étude nous propose de rattacher cette oeuvre à l’école caennaise à laquelle nous devons les grandes abbatiales et quelques églises de moindre importance, telles Saint-Nicolas et Sainte-Paix.
Enfin, si nous poussons l’analyse au-delà de celle de nos devanciers, il reste à souligner quelques petits points de détail. En premier lieu la multiplicité des reprises de maçonnerie laissant à supposer une édification de la tour postérieure à celle du chœur. Nous nous trouverions ainsi dans un cas de figure identique à celui de VIEUX-PONT, ou selon toute vraisemblance, le mur sud a été éventré pour  implanter après coup la tour que nous voyons actuellement et dans laquelle on retrouve un certain nombre d’éléments décoratifs identiques.
En second lieu, la partie haute des murs avec son tore et ses modillons se rattache à une campagne de transformations ultérieures. Il en résulte que l’on peut proposer une datation s’étageant entre les années 1080/1085 pour le chœur, 1090 pour la tour et la seconde moitié du XIIe siècle pour la partie haute des murs.

1 – e Eglise moderne.

Le chœur et la nef de l’église moderne ont été élevés dans un style aux environs des années 1850

1 – f Mobilier.

Du mobilier ancien peu de chose subsistent: les stalles du chœur d’un style habituel au  XVIIIe siècle, dans la région [9] . Celles-ci, selon la note de de Caumont, proviendraient du couvent des Mathurins de Lisieux.
Selon la note d’Arcisse de CAUMONT le maître-autel accompagné d’un grand retable à colonnes torses, p. 812. (ill.) p. 813. dans le style Louis XIV, a été composé et habilement sculpté par M. Léonard, sculpteur, à Lisieux. Jacques POUGHEOL reprend cette information [10] , mais pense que ce Léonard ait utilisé des éléments provenant d’autels anciens. Cela nous paraît fort plausible car il se dégage de l’ensemble une raideur et une sécheresse auxquels le XVIIIe siècle ne nous a pas laissé beaucoup d’exemples. Ces caractères se retrouvent dans les deux statues de saint Michel et du saint évêque qui lui fait pendant.
Au fond des bas-côtés de la nef, on remarque deux autels secondaires avec retables dans le style Louis XIV dont l’exécution est particulièrement soignée Retables latéraux d’un style courant à la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe. Peut-être ont-ils bénéficié des soins experts de Léonard. Les toiles représentent l’Assomption et saint Mathurin (celle-ci moderne); colonnes corinthiennes cannelées et rudentées. Fronton brisé avec attique découpé [11] .
L’intérieur de l’église est décoré avec goût. Le maître-autel accompagné de d’un grand retable à colonnes torses, p. 812. (ill.) p. 813. dans le style Louis XIV, a été composé et habilement sculpté par M. Léonard, sculpteur, à Lisieux.
Cette église a pour premier patron saint Michel. On a fait la remarque que presque toutes les églises et chapelles dédiées à saint Michel, sont placées sur un monticule et dominent une certaine étendue de pays.

2 – Le Manoir:

2 – a Historique.

Le fief de Tordouet était un plein fief de haubert s’étendant sur quelques communes environnantes.
Les documents les plus anciens font mention d’une famille du Buisson qui tient le fief dès la fin du XIVe siècle, mais peut-être même très antérieurement, et nomme à la cure.

2 – b Description.

Le manoir est situé sur une butte, sans doute naturelle, aménagée.
En plan, il représente sous la forme de deux rectangles accolés et l’ensemble est orienté Est-Ouest.
L’étude des maçonneries et des charpentes révèle trois principales campagnes de construction.
Tout d’abord, une construction de quatre travées de pans de bois sur un haut rez-de-chaussée de pierre constitué d’une maçonnerie de cailloutis entre quelques arases de pierre de taille. L’étage est particulièrement représentatif de cette charpenterie lexovienne qui a largement rayonné et donné des oeuvres de haute technicité. Il s’agit  de portiques composés de poteaux verticaux assemblés en partie basse par des sommiers assis sur de puissants sommiers débordant de l’aplomb de la maçonnerie du rez-de-chaussée tandis qu’en partie haute ils sont assemblés dans les entraits des fermes. Ces portiques sont reliés entre eux par des sablières hautes et basses, ces dernières formant encorbellement. Des colombages intermédiaires, d’une section plus fine que les poteaux rythment l’ensemble selon un espacement qui se retrouve avec peu de différence dans toutes les oeuvres de ce type.
A la partie inférieure des ouvertures, coure une longue filière d’appui chevillée dans chaque poteau, assurant la liaison médiane.
En partie de ces mêmes ouvertures une traverse moulurée relie poteaux et colombages, ménageaient au-dessus un vide qui est clos par un petit volet pivotant.
Enfin pour assurer la stabilité transversale, des guettes, sortes de petites écharpes obliques, sont assemblées dans les poteaux et les potelets. Leur croisement donne des croix de Saint-André qui, au-delà de leur fonction décorative certaine, servent essentiellement à éviter tout roulement de la charpente. A chacune de ces croix correspondait à l’origine, une ouverte fermée par un volet qui, glissant de bas en haut, assurait l’obturation des ouvertures.
Les bois utilisés pour toutes les charpentes de cette époque sont généralement parfaitement épurés, bien dolés, c’est-à-dire bien dressés, et les assemblages sont d’une grande précision. La qualité de l’ensemble est telle, que malgré les innombrables transformations qui ont affecté ces façades: ouvertures de grandes baies, suppressions des croix de Saint-André, amputation des meneaux, etc., dans la majorité des cas, ces charpentes ont conservé toute leur stabilité.
Dans un second temps, on a curieusement allongé l’ensemble selon un plan en navette que seule une implantation ancienne de plan semi-circulaire paraît susceptible d’expliquer. Cette partie fut élevée sur un mur présentant un appareillage avec des arases de pierre plus serrée offrant un damier oblong.
Le rez-de-chaussée du manoir est construit en pierre et silex ce qui, quoiqu’on ait pu en dire [12] , n’est pas rare dans la contrée puisqu’on retrouve le même parti à l’église de Préaux, etc.

3 – Bibliographie:

Maylis BAYLE, Maylis BAYLE, Les origines et les premier développements de la sculpture romane dans Art de Basse-Normandie, N° 100 bis; pp. 39 b, 97 a, 98, 99, 100, 131, 137 a et b, 158, Pl. 296, 519, 520
1090
137 Le clocher octogonal de Saint-Michel de Tordouet est un peu plus récent que les précédents. La modénature des baies à gorges et à tores, les bases constituées de lourds talus ou de forme bulbeuses, à l’exception de quelques petits profils attiques qui résultent f(une restauration, indiquent plutôt les années 1090…
Arcisse de CAUMONT, Statistique monumentale du Calvados, t. V, pp. 808-813
808

TORDOUET [13]
Tordouet, ecclesia de Torto Ductu.
L’église de Tordouet, placée sous le vocable de Saint-Michel, couronne le sommet d’un coteau au pied duquel  p. 809 coule un ruisseau, ou douet, dont le cours sinueux (tortus ductus) a donné son nom à la paroisse. Sa belle tour romane p. 810. octogone qui date du XIe siècle, domine d’une manière pittoresque les maisons du village et tous les vallons d’alentour.
Le chœur et la nef ont été bâtis dans le style classique, il y a environ quinze ans, l’ancienne église étant devenue, dit-on, insuffisante pour les besoins du culte. On remarque à l’entrée du chœur, six belles stalles dans le style du XVIIIe siècle, provenant du couvent des Mathurins de Lisieux.
La nef est accompagnée de bas-côtés à l’extrémité desquels s’élèvent deux jolis autels avec retables dans le style Louis XIV.
L’ancien chœur roman, qui sert aujourd’hui de sacristie, est très petit. Il offre une voûte d’arête sans nervures. Celle du sanctuaire est en forme de cul-de-four. A droite, est pratiquée une belle piscine ogivale trilobée, à double cuvette qui date du XIIIe siècle. A l’extérieur, le chœur se termine par trois pans coupés, autrefois percés de petites fenêtres en forme de meurtrières, ayant environ 90 centimètres de haut sur 16 de large. On voit encore, du côté nord, l’une de ces fenêtres qui a conservé sa forme primitive. La corniche, composée d’un gros tore, est supportée par des modillons en forme de consoles.
La tour, placée entre chœur et nef, offre deux étages éclairés par de nombreuses baies. Carrée à la base, elle devient octogone dans la partie supérieure et se termine par un toit en charpente recouvert en ardoise. Elle est supportée par quatre arcades en plein cintre, avec retraite, qui reposent sur des colonnes dont les chapiteaux, grossièrement sculptés, sont formés de larges feuilles recourbées en volutes. Sur l’un des claveaux de l’arcade qui sépare le chœur du transept, est représenté un animal chimérique, ressemblant à un cheval.
811
811. Le bas de la tour, autrefois flanqué de contreforts plats, est éclairé, du côté nord, par une fenêtre cintrée, moderne. Au-dessus règne une arcature composée de deux arcades simulées, reçues de chaque côté par une colonnette. La transition du carré à l’octogone est ménagée par des trompes, formant à l’extérieur, une saillie triangulaire et s’amortissant, à l’intérieur, de la tour en forme de coquille dont le bord ou cintre externe est formé de claveaux extradossés. Le milieu de l’arc, au lieu d’être fermé d’une clé, présente un joint rempli de mortier. Les deux étages supérieurs de la tour offrent, sur chaque face, deux baies étroites séparées par une colonnette et dans un grand cintre dont l’archivolte repose, de chaque côté, sur une colonnette (voir page suivante). La base de ces colonnettes est une base attique; elle est composée de deux tores séparés par une scotie garnie d’un petit listel. Il n’y manque que le congé qui ordinairement, réunit la base au fût de la colonne. Les tailloirs forment damier. Le cintre qui surmonte les baies du premier étage retombe d’un côté sur une colonnette et de l’autre sur le tailloir qui termine les pieds-droits et relie les baies entre elles. L’archivolte des fenêtres de l’étage supérieur repose, de chaque côté, sur une colonnette dont les chapiteaux sont formés de feuilles recourbées en volute. La surface de plusieurs pierres, formant les claveaux des fenêtres, est couverte de rosaces et de losanges de différentes grandeurs. Plusieurs pierres portent également la marque de l’appareilleur.

La tour renferme deux cloches. La plus grosse, fondue par M. Bollée, du Mans, a 1 mètre 23 centimètres de diamètre; l’autre, fondue par Lemaire, a 1 mètre 04 centimètre.
L’intérieur de l’église est décoré avec goût. Le maître-autel accompagné de d’un grand retable à colonnes torses, p. 812. (ill.) p. 813. dans le style Louis XIV, a été composé et habilement sculpté par M. Léonard, sculpteur, à Lisieux.
Cette église a pour premier patron saint Michel. On a fait la remarque que presque toutes les églises et chapelles dédiées à saint Michel, sont placées sur un monticule et dominent une certaine étendue de pays.
La commune de Tordouet, qui comptait autrefois 1.400 habitants, n’en a plus aujourd’hui que 900. Le nombre des métiers à tisser s’élève à 150 environ.
Manoir. Le manoir se trouve au-dessous de l’église, à l’extrême pointe du coteau. Bâti sur une motte importante, dont les fossés étaient alimentés par le petit ruisseau qui serpente au fond du vallon, il a le caractère des constructions du XVIe siècle: rez-de-chaussée en échiquier de pierre et de silex taillé; partie supérieure en bois. Les sablières des encorbellements sont moulurées; du reste, pas de sculptures. Les combles sont d’une dimension exagérée. Au milieu du paysage boisé qui l’environne, avec son pignon garni d’un lierre vigoureux et l’eau qui baigne ses bases, ce manoir produit un effet pittoresque, presque grandiose.
CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados réédition Floch, tome III, page 808.
Hélène COUZY, Les châteaux de Cricqueville et de Victot et l’architec­ture polychrome en Normandie orientale, CAF, 132, 1974 (1978), pp. 118-138 (p. 130 ill.)
ill. : Querville, p. 119; Tordouet, p. 120; Verneuil, p. 121; Blanc-Buisson à Saint-Pierre-du-Mesnil, p. 123; Manoir de Calletot à Lanquetot, p. 125; Pigeonnier du manoir de Cauville, p. 125; Cricqueville, p. 127, 128, 129, Bellou, p. 130; Victot, pp.131-135
Philippe DETERVILLE, Tordouet (Manoir) dans Charme discret des manoirs du Pays d’Auge, pp. 76-78 ; filière d’allège, guettes
Roland ENGERAND, En Pays d’Auge, ouvrage orné de 44 gravures, Tours, Arrault, 193, In-8°, 182 p.; A Lisieux, bonne vie et belle vie – Au Val-Richer: François Guizot, ou la dictature du juste milieu – A Saint-Hymer: Port-Royal en Normandie – Sur les bords de la Touques: la Dame de Fervaques – Sur les bords de l’Orbec et de la Dives – Adieux au Pays d’Auge (Tordouet; Saint-Martin-de-Mailloc; Saint-Pierre-de-Mailloc; Saint-Pierre-sur-Dives; Saint-Martin-de-Bienfaite; la Cressonnière)
Editions FLOHIC : Le Patrimoine des communes du Calvados page1251.

GUIBLAIS, Promenades dans le canton d’Orbec-en-Auge, 1973

Jean LESQUIER, Les plus anciens textes de la Société Historique de Lisieux – 1208-1450, BSHL., N° 22, 1914-1915, pp. 27-55; t. à p., Caen, Domin, 1915, In-8°, 31 p. (Orbec, Mesnil-Gonfrey, Neuville-sur-Touques, Bienfaite, Beau­mont-en-Auge, Bonneville-sur-Touques, Blonville, Heullant, Blonville, Vauvil­le, Tordouet).
Isabelle JOUAN, dir., Pays d’Auge – Un terroir, un patrimoine  – Guide des cantons de : Lisieux II, Saint-Pierre-sur-Dives, Livarot, Orbec, s.l.s.d. Pays d’Accueil Sud-Pays-d’Auge (1989), 110 x 210, 81 p. 6 cartes h.t.
Paul LE CACHEUX, Actes de la chancellerie d’Henri VI concernant la Normandie sous la domination anglaise (1422-1435), Rouen-Paris, Lestringant-Picard, 1907, 2 vol., In-8°.
Tordouet, II, 301 –
Léon LE CLERC, Manoirs normands, L’Illustration
(Grandchamp, Canapville, Manoir des Trois Diables de Lilambert, Lieu-Binet, Manoir du Désert, Manoir du Breuil-Blangy) Manoir d’Argentelles, Prestre­val à Barneville, Crèvecoeur, Tordouet, Vitenval), L’Aumône à Saint-Hymer, La Vallée à Barneville, Le Mesnil) la Croix-Sonnet)
rec. factice Pages de Tourisme de l’Illustration)
MANEUVRIER Christophe : Marques de plomb des textiles au XVIIIe siècle :. Bulletin du Foyer rural du Billot n°42, page 37.
Jannie MAYER, Ministère de la Culture et de la Communication Direction du Patrimoine. Catalogue des Plans et Dessins des Archives de la Commission des Monuments Historiques – Tome I, Basse-Normandie: Calvados, Manche et Orne. Introduction de Françoise Berce, Caen, Lafond, 1980, 167 x 250, VII, 367 p., ill. couv. ill.; Tordouet : église, p.
PANNIER Arthème :  voir Archives SHL, NE12, 2e carton.
Henri PELLERIN, La découverte d’une lettre de l’époque révolutionnaire au manoir de Tordouet, PA, 22, N° 10, Octobre 1972, pp. 17-27, ill.
Henri PELLERIN, Architecture romane   , 20, N° 12, Décembre 1970; 21, N° 1, Janvier 1971; N° Février 1971
Edmond SPALIKOWSKI, Au pays des Manoirs. Quelques gentilhommières du Calvados, Revue du Touring Club de France, août 1937, pp. 235-245
Classeur Construction Normandie – Tordouet – Saint-Christophe – Le Lieu-Bi­net – Vasouy – Glatigny, à Tourgville – Les Dominicaines, à Pont-l’Evêque – Le Breuil-en-Auge – Malou, à Norolles – La Cauvinière – Le Manoir du Désert – Englesqueville – Saint-Hymer, Manoir du Fresnay – Fort-Basseville, à Ecajeul – Sainte-Marie-aux-Anglais – Grandchamp – Coupesarte – Bellou – Auquainville – Cambremer – Bouttemont, à Ouilly-le-Vicomte – Saint-Germain-de-Livet – Mesnil-Mauger – Auquainville (Clichés abbé BRETOCQ et ESTEVE)

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Notes de MM. Billon, Vasseur et Palmier.
Tordouet, ecclesia de Torto-Ductu.
L’église de Tordouet, placée sous le vocable de saint Michel, couronne le sommet d’un coteau au pied duquel coule un ruisseau, ou douet, dont le cours sinueux (tortus ductus) a donné son nom à la paroisse. Sa belle tour romane, octogone, qui date du XI* siècle, domine d’une manière pittoresque les maisons du village et tous les vallons d’alentour.
Le choeur et la nef ont été bâtis dans le style classique, il y a environ quinze ans, l’ancienne église étant devenue, dit-on , insuffisante pour les besoins du culte. On remarque, à l’entrée du choeur, six belles stalles, dans le style du XVIIIe siècle, provenant du couvent des Mathurins de Lisieux.
La nef est accompagnée de bas-côtés, à l’extrémité desquels s’élèvent deux jolis autels avec retable dans le style Louis XIV.
L’ancienne nef ne dépassait pas la chaire actuelle et mesurait à peu près la longueur de l’ancien choeur.
L’ancien choeur roman, qui sert aujourd’hui de sacristie, est très-petit. Il offre une voûte d’arête sans nervures.
Celle du sanctuaire est en forme de cul-de-four. A droite est pratiquée une belle piscine ogivale, trilobée, à double cuvette, qui date du XIIIe siècle. A l’extérieur, le choeur se termine par trois pans coupés, autrefois percés de petites fenêtres en forme de meurtrières, ayant environ 90 centimètres de haut sur 16 de large. On voit encore, du côté nord, l’une de ces fenêtres qui a conservé sa forme primitive.
La corniche, composée d’un gros tore, est supportée par des modillons en forme de consoles.
La tour, placée entre choeur et nef, offre deux étages éclairés par de nombreuses baies. Carrée a sa base, elle devient octogone dans la partie supérieure et se termine par un toit en charpente recouvert en ardoise. Elle est supportée par quatre arcades à plein-cintre, avec retraite, qui reposent sur des colonnes dont les chapiteaux, grossièrement sculptés, sont formés de larges feuilles recourbées en volutes.
Sur l’un des claveaux de l’arcade qui sépare le choeur du transept, est représenté un animal chimérique, ressemblant à un cheval.
Le bas de la tour, autrefois flanqué de contreforts plats, est éclairé, du côté du nord, par une fenêtre cintrée, moderne.
Au-dessus règne une arcature composée de deux arcades simulées, reçues de chaque côté par une colonnette.
La transition du carré à l’octogone est ménagée par des trompes formant, à l’extérieur, une saillie triangulaire et s’amortissant, à l’intérieur, de la tour en forme de coquille dont le bord ou cintre externe est formé de claveaux extradossés. Le milieu de l’arc, au lieu d’être fermé par une clef, présente un joint rempli de mortier. Les deux étages supérieurs de la tour offrent, sur chaque face, deux
baies étroites séparées par une colonnette et dans un grand cintre dont l’archivolte repose, de chaque côté, sur une colonnette (V. la page suivante). La base de ces colonnettes est une base attique ; elle est composée de deux tores séparés par une scotie garnie, de chaque côté, d’un petit listel. Il n’y manque que le congé qui, ordinairement, réunit la base au fût de la colonne. Les tailloirs forment damier. Le cintre qui surmonte les baies du premier étage retombe, d’un côté, sur une colonnette, et de l’autre sur le tailloir qui termine les pieds-droits et relie les baies entre elles. L’archivolte des fenêtres de l’étage supérieur repose, de chaque côté, sur une colonnette dont les chapiteaux sont formés de feuilles recourbées en volute. La surface de plusieurs pierres, formant les claveaux des fenêtres, est couverte de rosaces et de losanges de différentes grandeurs. Plusieurs pierres portent également les marques de l’appareilleur.
La tour renferme deux cloches. La plus grosse, fondue par M. Bollée, du Mans, a 1 mètre 23 centimètres de diamètre; l’autre, fondue par Lemaire, a 1 mètre 04 centimètres.
L’intérieur de l’église est décoré avec goût. Le maître autel, accompagné d’un grand retable à colonnes torses dans le style Louis XIV, a été composé et habilement exécuté, par M. Léonard, sculpteur à Lisieux.
Cette église a pour premier patron saint Michel. On a fait la remarque que presque toutes les églises et chapelles dédiées à saint Michel, sont placées sur un monticule et dominent une certaine étendue de pays.
La commune de Tordouet, qui comptait autrefois 1,400 habitants, n’en n’a plus aujourd’hui que 900. Le nombre des métiers à tisser s’élève à 150 environ.

Manoir.

Le manoir se trouve au-dessous de l’église, à l’extrême pointe du coteau. Bâti sur une motte importante, dont les fossés étaient alimentés par le petit ruisseau qui serpente au fond du vallon, il a le caractère des constructions du XVIe siècle : rez-de-chaussée en échiquier de pierre et de silex taillé ; partie supérieure en bois. Les sablières des encorbellements sont moulurées; du reste, pas de sculptures.
Les combles sont d’une dimension exagérée. Au milieu du paysage boisé qui l’environne, avec son pignon garni d’un lierre vigoureux et l’eau qui baigne ses bases, ce manoir produit un effet pittoresque presque grandiose.

TORDOUET. – Le manoir de Tordouet a été bâti sur une ancienne motte féodale (2),
(2) Caumout , Stat . Mon, V, p. 813. – Doranlo, Camps, p. 811

Tordouet. – Sur la limite de Cernay existe le hameau des « Catelets».

4 – Pièces Justificatives:

1320
Fiefs de la Vicomté d’Orbec en 1320 :
SERGENTERIE d’ORBEC
Arrières-fiefs de la Sergenterie d’Orbec

390 N° 12 Tordouet – Robert de Monnay y tient un sixième de fief;

= Fiefs de la Vicomté d’Orbec en l’année 1320 in H. de Formeville, t. II, p. 388 (Extrait du Ms. suppl. f° 4, 2797, Comté de Beaumont, à la B.N.)
1403, 22 décembre – Tordouet
Collation pour Guillaume du Buisson, clerc, de la cure de Tordouet, vacante par le décès de Symon Harel, prêtre, dernier possesseur, sur la présentation de noble dame Isabelle Cardonnel, dame dudit lieu. Délivrée par les vicaires généraux, l’évêque Guillaume d’Estouteville étant a suis civitate et dioc notorie nunc absentis.
= Original parchemin aux archives de la baronnie d’Orbec acquis en février 1858. Sceau arrachécité (?)dans BSHL, N° 1-2, 1869, p. 6.

1407, mars – Saint-Cyr-du-Ronceray – Tordouet
Lettres de présentation par Odon de Saint-Ouen, écuyer, seigneur de Tordoit et de Sainct Sir des Roncherez, au droit de sa femme – de maistre Olivier du mont, pour la cure dudit lieu de S. Cir, vacante par le trépas de mestre Jehan Legrix, prêtre, Derrain curé
= Original en parchemin. Des Archives de la Baronnie d’Orbec. Communiqué par M. Ch. Vasseur, le 7 septembre 1869.

1407, juin – Saint-Cyr-du-Ronceray
Collation pour Guillaume Le Cesne, prêtre, de la cure de St. Cir des (Roncerez) vacante par le décès de Guill. du Bosc, prêtre, dernier possesseur, sur la présentation de noble dame Ysabelle Cardonnel, veuve de feu Henry (du Bysson) (du Buisson), chevalier.
Délivrée par les vicaires généraux, l’évêque Guillaume d’Estouteville, étant a suis civitate et dioci notorie nunc absentis
= Original en parchemin d’une bonne écriture. Sceau arraché. Des Archives de la Baronnie d’Orbec. Communiqué par M. Ch. Vasseur, le 7 septembre 1869.

1432, 5 septembre – Tordouet
Rémission à un gentilhomme de la paroisse de Tordouet employé en la garde du château de Courtonne, lequel étant allé trouvé un certain Massot Hébert, rebelle pour l’engager à faire soumission, s’est pris de querelle avec lui au sujet d’une petite rivière, où ledit Massot prétendait avoir le droit de pêche, et l’a frappé mortellement de plusieurs coups de dague.
= Paul LE CACHEUX, Actes de la chancellerie d’Henri VI concernant la Normandie sous la domination anglaise (1422-1435), Rouen-Paris, Lestringant-Picard, 1907, 2 vol., In-8°.; Tordouet, II, 201.; d’après AN. JJ 175, n 143, fol. 44 verso.

1435, 26 juillet – Tordouet
Le vicaire général de Lisieux confère la cure de Tordouet à Robert du Buisson, vacante après le décès de Guillaume du Buisson (Guillelmi de Dumo) sur présentation de noble homme Henrico de Dumo scutifero, seigneur temporel du fief terre et seigneurie dudit lieu de Tordouet
= Arch. SHL GC 152. Publié par Jean LESQUIER, Les plus anciens textes de la Société Historique, BSHL, 1914-1915, N° 22, pp. 49-50.

1435, 30 novembre – Tordouet
Collation pour Robert du Buisson, clerc acolyte, de la cure de Saint-Michel de Tordouet, en tant que besoin, par suite du jugement rendu aux Assises de Rouen, relativement au patronage entre le Procureur du Roi et Henri du Buisson, écuyer qui l’avait présenté, et qui reconnaît le droit de ce dernier. Délivré par les vicaires généraux, l’évêque Pierre Cauchon a suis civitate et dioci lexovien. notorie nunc absentis et in remotis partibus agentos.
= Original parchemin, sans sceau, des Archives de la baronnie d’Orbec. Communiqué par M. Ch. Vasseur, le 7 septembre 1859cité dans BSHL, N° 1-2, 1869, p. 6. (Ce document ne figure pas parmi ceux analysés par Jean LESQUIER)

1439, mai – Tordouet
Le doyen d’Orbec certifie avoir installé Pierre Bouquet dans la cure de Tordouet.
= Arch. SHL GC 152. Publié par Jean LESQUIER, Les plus anciens textes de la Société Historique, BSHL, 1914-1915, N° 22, pp. 51-52.

1440, 16 juillet –  Saint-Cyr-du-Ronceray
Collation par Jean Legris, prêtre de la cure de St. Cir de Roncherez, vacante par décès de Guill. le Cesne, sur la présentation du Roi de France et d’Angleterre, à cause de la garde des enfants de feu Henry du Bysson (du Buisson). Délivrée par le vicaire général de Pierre Cauchon, absent.
= Original en parchemin, le sceau arraché. Des Archives de la Baronnie d’Orbec. Communiqué par M. Ch. Vasseur, le 7 septembre 1869.

1444 – Tordouet
Compte de Jean Le Muet
129
128-129. (10) – De rente achetée sur le tènement au seigneur de Tordoit par Henry du Buisson pro toto annoxxiij l.
Tordouet était un fief entier dont le chef se trouvait dans la paroisse du même nom et qui s’étendait sur celle de la Chapelle-Yvon et des Roncerets. Henri du Buisson, écuyer, rendit aveu au roi pour ce fief le 8 octobre 1413. Il était fils de Henri du Buisson, chevalier et d’Ysabeau Cardonnel, qui était veuve dès 1397; son frère Thomas devint seigneur de Friardel (à Préaux) par son mariage avec Jacqueline Le Breton. Henri du Buisson dut solliciter du roi Henry VI des lettres de rémission à la suite d’une rixe qu’il eut en mars 1432 avec un dénommé Massot Hébert, habitant de Tordouet, qui mourut sous ses coups; elles lui furent accordées le 5 septembre 1432 (A.N. JJ, 175, N° 143. Chancel. Henry VI, t. II, p. 201) Il mourut vers 1440, laissant des mineurs. Sa fille devint dame de Tordouet et épousa Odon de Saint-Ouen, écuyer, qui rendit aveu au roi pour ce fief le 8 juin 1452. Leur postérité possédait encore ce fief au milieu du XVIe siècle.
212 (284).- De la garde des enfants soubaigés (?)de feu Henri du Buisson, en son vivant écuyer, et de la demoiselle sa femme, venus en la garde du Roy, nostre sire par le trespas de leurs dits père et mère, par Jean de Vippart le jeune. Pour moitié à ce terme…… Cv s.
291-292 (424).- A Jehan Vippart le jeune, tenant à titre de garde les héritages appartenant aux enfants soubzaaigés de feu Henri du Buisson, en son vivant écuyer, et la demoiselle sa femme, subjets chacun an à ceste recepte, c’est assavoir au terme Saint-Michiel pro toto anno en la viije partie de la sergenterie d’Orbec xxiij L.t. de rente à cause de ladite garde aux termes de Pasques et à la Saint Michiel par moictié comme il est dit cy devant en recepte ou chappitre de gardes en x L. X s. t. Pour deniers à lui déduitz par ledit viconte en obtempérant aux lettres patentes du Roy nostre sire et expédition d’icelles rendues sur le compte du terme de Pasques derrain passé, par lesquelles icelui seigneur a quitté audit Vippart la moictié de tout ce qu’il doit, tantr à cause desdites rentes que de ladite garde pour les termes Saint Michiel CCCXLI et Pasques CCCCXLII et oultre pour trois ans ensuivans par paiant pour chacun d’iceulx trois ans c’est assavoir pour ladite rente xxiij L. x S. Pour ce, pour ce présent terme dudit rabais au regart de ladite rente……xiij L. x s.
Et Pour cedit présent terme au regart de ladite garde pour moitié iii° vj) terme dudit rabaislv s.
= Henri de FRONDEVILLE, Le Compte de la Vicomté d’Orbec pour la Saint-Michel 1444. Lean Le Muet, Vicomte et receveur dans Etudes lexoviennes, IV.

1463
Recherche de Montfaut
LISIEUX. NOBLES
22
22.En l’élection de Lisieux…
Sergenterie d’Orbec
4
André de Saint-Ouen, Tordouet
= P.A.M. LABBEY de LA ROQUE, Recherche de Montfaut, Caen, 1818, in-8°.

1496, 24 février – Saint-Cyr-du-Ronceray – Tordouet
Collation pour Guillaume de Saint-Pierre, clerc, de la cure de St. Cir de Roncerez vacante par décès d’Olivier du Mont. Sur présentation de noble homme René de Saint-Ouen, écuyer, seigneur de Tordouet et du Roncherey. Délivré par le vicaire général de Etienne de Blosset de Carrouges.
= Original en parchemin. Des Archives de la Baronnie d’Orbec. Communiqué par M. Ch. Vasseur, le 7 septembre 1869.dans BSHL, N° 1-2, 1869, pp. 8-9

1528 – Tordouet
Sentence rendue ès assises de la vicomté d’Orbec entre Loys d’Orbec, chevalier, seigneur et baron dud. lieu et de Bienfaite et noble homme Ollivier de Saint-Ouen, sieur de Tordouet, héritier de deffunct Ollivier de Saint-Ouen, en son vivant écuyer et patron de Tordouet.
= Arch. SHL. Notes de Charles VASSEUR, Archives détruites de la baronnie d’Orbec compulsées en 1858.

1528 – Tordouet
Vente par Jacques Duval et Béatrice sa femme, de Tordouet, à noble homme Ollivier de Saint-Ouen, sieur de Tordouet et e Maigny, d’une portion d’héritage sise à Tordouet, par le prix et somme de 35 sols tournois.
= Arch. SHL. Notes de Charles VASSEUR, Archives détruites de la baronnie d’Orbec compulsées en 1858.

1533, jeudi 30 janvier – Courtonne-la-Meurdrac
Noble dame Guillemette Le Prévost, dame de Hermival, veuve de feu Christophe Dubosc (du Bosch), en son vivant écuyer, confesse avoir vendu à Jehan Le Valloys, écuyer, seigneur de Putôt, une pièce de terre labourable contenant dix à onze acres sise en la paroisse de Courtonne-la-Meurdrac, jouxte d’un côté le sieur Duclos, d’autre côte le seigneur de Tordouet, d’un bout le chemin tendant à Bernay, d’autre bout, le chemin tendant à l’Hôtellerie, moyennant deux cents livres tournois.
= Tab. de Lisieux – Analyse Et. Deville

1538, mardi 2 juillet – Lisieux
Nobles et discrètes personnes, maître Robert de La Reue, Jehan Osmont et Richard Denocy, prêtres, chanoines en la cathédrale, députés par les autres chanoines, confessent avoir reçu de noble homme Olivier de Saint-Ouen, seigneur de Tordouet, le racquit et franchissement de 21 livres tournois de rente.
= Tab. de lisieux – Analyse Et. Deville.

1540 RECHERCHE DES NOBLES DE L’ELECTION de LISIEIUX
Faite en 1540…
Tordouet
20
20. Dérogeans nuls
Olivier de Saint-Ouen, Sr. du lieu, pour justifier sa noblesse, a produit plusieurs lettes et écritures par lesquelles il a dit justifier, qu’il étoit descendu au 7e ou 8e degré de Mre Gaston de Saint-Ouen, cher vivant en 1265.
= LABBEY de LA ROQUE.- Recherche faite en 1540, par les Elus de Lisieux des nobles de leur Election, Caen, Poisson, 1827, In-8°, 170 p.

1562 – Tordouet
68 13 – Olivier de Saint-Ouen, écuyer, seigneur de Tordouet et de Courdoville (La Courdouville, fief à La Chapelle-Yvon. Note de M. Rioult de NeuvilleLVI l.
= LEBEURIER (P.-F.), Rôle des taxes de l’arrière-ban du bailliage d’Evreux en 1562 avec une Introduction sur l’histoire et l’organisation du ban et de l’arrière-ban, Evreux – Rouen, Huet – Lebrument, 1861, p. 68.

1565, jeudi 26 avril – Tordouet
Noble personne Me  Loys Duboys, chanoine de Lisieux et curé de Cambernon, demeurant à Lisieux, rend et remet ès mains de noble homme Olivier de Saint-Ouen, seigneur de Tordouet, le fief, terre et seigneurie de Monnay, assis et situé aux paroisses ded. lieu de Tordouet, Saint-Cyr-du-Ronceray, La Chapelle-Yvon et environs et en état que led. Duboys l’a eu et acquis de noble personne Me Guy de Saint-Ouen, curé de Saint-Martin-de-l’Espinay-Tesson, de présent demeurant à Lisieux, lors seigneur dud. fief et seigneurie de Monnay, oncle dud. seigneur de Tordouet, duquel ledit fief est tenu. Selon les lettres du 18 août dernier led. Duboys avait acquis led. fief moyennant la somme de 500 livres.
= Tabell. de Lisieux – Analyse Et. Deville.

1587, 11 avril – Tordouet
Par devant Robert Prestot et Etienne Fromyn, tabellions au siège d’Auquainville, Pierre Leprévost, receveur de la paroisse et seigneur de La Croupte, vend et transporte à François Lescurey, de Tordouet, 1 écu 5 sols ts. de rente. Témoins: Claude Cudorge, bourgeois de Fervaques et Bonaventure Vastine, de Courson.
= Arch. SHL, Parchemin.

1596, 6 avril 1596     Fervaques
Archives SHL :1F429 : 6 avril 1596 : Jehan Gallopin de Tordouet à l’instance et  ­requête de Jehan Cullier de Fervaques reconnaît qu’il appartient à Cullier le droit à l’acquisition d’une pièce de terre à ­Fervaques.

1610, 5 décembre -Tordouet
Par devant Pierre Vastine et Gabriel Rioult, tabellions royaux au siège d’Auquainville, Nicolas Lescurey, écuyer, de la paroisse de Tordouet tient et clame quitte Ollivier et Philippe dits Roussel, de Fervaques, de tous les arrérages échus de 65 sols tournois de rente. Témoins: Michel Quesnie, de Saint-Germain-de-Livet, et Nicolas Le Front, de Tordouet.
= Arch. SHL.

1635, 17 juin – Tordouet
Par devant Michel Quesnée et Jehan Raullin, tabellions au siège d’Auquainville, Jean Corbel, de Lisieux, s’oblige envers Guillaume Rougey, Etienne Hue, Jacques Amyot, Guillaume Germain, fils Yves, Marin Hue, Louis Amyot, Guillaume Delmaigne, Roulland Aupoix, se faisant fort pour Louis Gallopin, leur consort, absent, pour la collecte de la taille dans la paroisse de Tordouet.
= Arch. SHL. 9 FA. Fonds Et. Deville. Dossier Tordouet.

1638-1643 – Tordouet
Documents relatifs à la perception de la taille dans la paroisse de Tordouet.
= Arch. SHL. 9 FA. Fonds Et. Deville. Dossier Tordouet. 3 p. papier

1659, 9 novembre – Tordouet
Par devant Guillaume Piperel et Charles Dunel, tabellions à Orbec, François Lescurey, sieur de Lajourie, paroisse de Tordouet, cède et transporte à Pasques Cullier, de Fervaques, la somme de 65 sols tournois de rentes hypothécaires, moyennant 32 livres 10 sols. Témoins: Jean Courthonne et Jean Dandelot, de Tordouet.
= Arch. SHL. Parch. 2 ff.

1667-1682 – Tordouet
Pièces de procédure concernant Jean Le Vavasseur, sieur du Buisson, demeurant à Tordouet, à propos de la succession des enfants mineurs de Anne Regnoult, veuve en premières noces de Me Louis Corbel.
= Arch. SHL. Papier, 9 pièces.

1674, 27 avril – Tordouet
Sursis accordé à Guy de Chaumont, baron d’Orbec pour bailler son aveu de la seigneurie de Tordouet.
= Arch. SHL. 9 FA. Fonds Et. Deville. Dossier Tordouet

1734, 1er février – Tordouet
Aveu rendu à Jacques-Antoine de Chaumont, marquis de Guitry, baron d’Orbec et Bienfaite, seigneur et patron de Tordouet, le Ronceray, la Chapelle-Yvon, baron de Lesques, etc., au nom des Pères Capucins d’Orbec, pour leur maison en cette ville.
= Arch. SHL. FF 328.

1760, 6 septembre – Tordouet
Par devant Louis Horlaville, notaire pour le siège de Glos-sur-Lisieux, noble dame Marie-Anne de Bonnechose, veuve de Robert Hardy, sieur de la Roche, demeurant en la paroisse de Tordouet, donne à Pierre Faguet, de lad. paroisse de Tordouet, la somme de 220 livres de rente foncière perpétuelle et non rachetable pour le récompenser de ses services. Témoins: Jacques Mourier, praticien, demeurant en la paroisse de Saint-Jean-de-Livet, Jacques et Pierre Drouet, père et fils, laboureurs demeurant à Saint-Martin-de-Mailloc.
= Arch. SHL. Parch. 2 ff.

1760
Archives SHL.1F546

1760 : donation à Pierre Faguet de Tordouet (devant notaire de Glos sur Lisieux) moyennant rente foncière ­perpétuelle.
1780, 27 janvier – Tordouet
Jean Bauche, de la paroisse de Tordouet, vend à Pierre Cullier, de la paroisse du Ronceray, deux pièces de terre sises à Tordouet.
= Arch. SHL. 9 FA. Fonds Et. Deville. Parch. 2 ff.
1780, 12 février – Tordouet
Procès-verbal d’arpentage, par François Le Franc, arpenteur du bailliage d’Orbec, y demeurant, de deux pièces de terre en labour, sises à Tordouet, triège du Clos Montier, appartenant à Pierre Cullier, suivant contrat de vente du 27 janvier 1780.
= Arch. SHL. 9 FA. Fonds Et. Deville. Parch. 2 ff.

5 – Archives de la ShL:

Carnets de Charles Vasseur :
Doyenné d’Orbec :
19 – TORDOUET  (de Torto Ductu)
Sous l’invocation de St Michel

Curés:
Tulou 1764
Berardel ou Bernardel 1767/1787
Guy de Saint Ouen, curé de Tordouet (v ; charité de Surville)

Insinuations:
14 juillet 1454 : acte d’information au sujet de la cure vacante de Tordouet par la mort de Pierre Bouquet et sur le patronage.
Le bénéfice.
La cure de St Michel de Tordouet, en patronage laïque, ayant vaqué le 3 octobre 1672, et le patron qui faisait profession de la religion prétendue réformée, ayant supplié Monseigneur l’Evêque de Lisieux de le conférer à Me Olivier Vimont, cet évêque le refusa à cause des mauvaises mœurs de ce prêtre, qui avait scandale dans la province ; mais en même temps il lui promit de le conférer à tout autre personne capable qu’il lui voudrait présenter. Le patron qui voulait absolument faire tomber ce bénéfice entre les mains de Vimont, se voyant frustré eut  recours à la ruse. Dans ce dessein, il part de la province pour se rendre à Paris et sur le chemin il écrit une lettre à Monseigneur l’Evêque de Lisieux par laquelle il mande son voyage, l’assure qu’il ne sera pas long et le prie de vouloir attendre son retour pour conférer le bénéfice. Cependant étant à Paris il charge un banquier en Cour de Rome pour impétrer le bénéfice au nom de Vimont. C’était là le sujet de son voyage, et il ne prenait cette précaution qu’afin que s’il arrivait dans la suite que celui auquel il ferait conférer ce bénéfice lors de son retour, ne voulut pas le remettre entre les mains de Vimont, ce prêtre … tout au moins prétendre sur une signature de la Cour de Rome.
Le Patron étant de retour dans la province de Normandie, fait conférer le bénéfice à Maître Martin Burel, mais Burel n’ayant pas voulu s’en désister comme l’espérait le patron, Vimont fit paraître sa provision en Cour de Rome. En conséquence il présenta requête en la  Chambre des vacations, à ce qu’il lui fut permis de prendre possession pour la conservation de son droit et qu’il lui fut décerné un mandement pour faire assigner Burel en la Cour en cas d’opposition, ce qui lui ayant été accordé et sur la prise de possession,  Burel s’étant opposé, Vimont  en vertu de l’ordonnance de la Cour, le fit ajourner au Parlement où Burel ayant volontairement comparu, la cause fut agitée en l’audience de la Grande Chambre…….
….. la cour faisant droit sur le mandement à maintenir et maintient Burel en pleine possession du bénéfice  de la cure de St Michel de Tordouet avec dépens.
Prononcé en l’audience de le Grande Chambre le 20 juillet 1674, plaidant le Bourgeois, pour Vimont et Lyould  Lejeune pour Burel.  (Mémoires du Clergé Tome 10 p.941 à 958)
Description de l’église 18 mai 1865
Description du Manoir de Tordouet
Montfaut 1463 : André de Saint Ouen de Tordouet

Montres du bailliage d’Evreux :
1469 Odon de Saint Ouen, escuyer, seigneur de Tordouet se présenta audit habillement d’homme d’armes, vingt archiers et vingt paiges (?) avec lui montés et armés suffisamment.
Ce sont les noms des tenants fiefs nobles en la Vicomté d’Orbec 1559, plain fief de Tordouet ?
Recherche des élus en 1524, paroisse de Tordouet : Olivier de Saint Ouen, noble
Recherche de 1540
Olivier de Saint Ouen, seigneur du lieu, pour justifier sa noblesse, a produit plusieurs lettres et écritures par lesquelles il a dit justifier qu’il était descendu au 7e  ou 8e degré de Messire Gaston de Saint Ouen, chevalier, vivant en 1265.
Olivier de Saint Ouen, escuyer, seigneur de Tordouet et Damoiselle Magdalaine de Mannoury, sa femme, se rendirent à la Charité de Saint Martin de Surville le 5e  jour d’août l’an 1519 et donnèrent 5 sous.
Maître Guy de Saint Ouen, curé de Tordouet, se rendit à la Charité le 5e jour d’août l’an 1519 et donna 5 sous (Registre de la Charité de Surville)
Recherches de 1666 : Gabriel de Bonnechose, seigneur de Braval.
Collation pour Guillaume du Buisson, clerc de la cure de Tordouet et vacante par le décès de Symon Harel, prêtre, dernier possesseur, sur la présentation de Noble Dame Isabelle Cardonnel, dame dudit lieu 22 décembre 1403, délivrée par les vicaires généraux, l’Evêque Guillaume d’Estouville étant a suis civitate et dioc (?) notorié nunc absentis (original en parchemin des archives de la Baronnie d’Orbec, sceau arraché)
Communiqué par Charles Vasseur le 7 septembre1869
Collation  pour Robert du Buisson, clerc  acolyte de la cure de Saint Michel de Tordouet, en tant que besoin, par suite du jugement rendu aux assises de Rouen, relativement au patronage entre le procureur du Roy et Henri du Buisson qui l’avait présenté et qui reconnaît le droit de ce dernier ;  30 novembre 1435
Délivrée par les vicaires généraux l’Evêque Pierre Cauchon …
Originaux en parchemin, sans sceaux, des archives de la Baronnie d’Orbec.
Procès-verbal de prise de possession par Davy, doyen d’Orbec le 2 …1435.
Communiqué par Charles Vasseur le 7 septembre1869.
Texte en latin

[1] Auguste LONGNON , Pouillés de la province de Rouen , Paris, 1903, p. 253 A.
[2] Lucien MUSSET ,  Normandie romane 1 , La Pierre-qui-Vire, 3 e éd. , 1987, p. 42
[3] Voir sur ce motif, Maylis BAYLE , Les origines et les premier développements de la sculpture romane dans Art de Basse-Normandie , n° 100bis, 1992, p. 97, 98 A, ill.
[4] Il se retrouve entre autres à Montivilliers id° , p. 99 A.
[5] Voir les références au Bestiaires de Philippe de Thaon.
[6] Maylis BAYLE , op. cit. , p. 39.
[7] Henry LE COURT , L’église Saint-Pierre , à Touques in La Normandie Monumentale et Pittores­que , Le Havre , Le Male et Cie. réédit. Corlet , t. II , pp. 229-232; Lucien MUSSET , L’Eglise Saint-Pierre de Touques , in Normandie romane , I , p. 43 ; id° , L’Eglise Saint-Pierre de Touques , in Dictionnaire des Eglises de France , IV D. ; Maylise BAYLE ,  » L’Eglise Saint-­Pierre de Touques  » , Art de Basse-Normandie , N° 93bis 1986 , 16 p ; id° .-  » L’Eglise Saint-Pierre de Touques  » , A.A.N., 145, 1987 (1988), pp. 30-33; Martine TREUIL-DEMARS , « L’église Saint-Pierre de Touques », Le Pays d’Auge – Novembre 1989. Voir notre note Michel COTTIN , Bulletin de la Société Historique de Vimoutiers , n° 18, Novembre 1989.
[8] Lucien MUSSET , op. cit , p. 33.
[9] Elles mériteraient d’être rapprochées de celles provenant de l’ancienne abbaye du Val-Richer et conservées dans l’église Saint-Jacques et de celles qui garnissent le chœur de l’église de la Pommeraye.
[10] Jacques POUGHEOL , Répertoire des autels et retables du Calvados, XVIIe , XVIIIe s. dans Art de Basse-Normandie , nos 46, 47, 48, 49, 50, 1973; p. 112.
[11] Jacques POUGHEOL , Répertoire des autels et retables du Calvados, XVIIe , VIIIe s. dans Art de Basse-Normandie , nos 46, 47, 48, 49, 50, 1973; p. 112.
[12] Hélène COUZY , « Les châteaux de Cricqueville et de Victot et l’architec­ture polychrome en Normandie orientale », CAF , 132, 1974 (1978), p. 120, ill.
[13] Notes de MM. Billon, Vasseur et Pannier.

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