TOUQUES


NOTES sur TOUQUES – 14699
A – Saint-Pierre de Touques et Saint-Thomas de Touques
B – DAUBEUF sur Touques.

Rôle des Fiefs de la vicomté d’Auge 1620 – 1640:
TOUQUES, bourg et port de mer, à l’embouchure de la rivière de ce nom, est de la juridiction et élection de Pont-l’Evêque; il appartient à notre Evêque, qui nomme aux deux cures, dont l’une a pour patron saint Pierre, et l’autre saint Thomas de Cantorbéri. Il y a un siège d’amirauté, un château qui a un gouverneur; un marché le samedi, et une foire le 22 juillet.

BARONNIE DE TOUCQUE
Dont le chef est assis en la paroisse de Saint-Pierre-de-Toucques, dans le district et territoire dudit vicomte d’Auge, et possédée par l’Evêque de Lisieux, qui prétend ladite baronnie incorporée à son Evêché, lequel, par même moyen, relève du Roi.

    De ladite Baronnie releve :

  • Le petit fiefde Villerville, assis à Saint-Arnoult, possédé par les héritiers de Jehan Dauge, Ecuyer.
    • De ce fief relève le fief de Giverville, assis à Saint-Arnoult, 4 de fief,

SERGENTERIE de TOUQUES:

  • Ladite sergenterie temue par moitié d’un plein fief possédé par François de Belle hache, sieur de Longeval.
  • Le fief de Lespiney, plein fief, assis en la paroisse de Saint-Thomas de Toucques, possédé par Pierre de Boucquetot, écuyer, sieur de Rabu, à cause de la dame Catherine du Mesnil, son épouse.
    • Duquel fief (de Lespiney) sont tenus les fiefs qui ensuivent, à savoir :

    • Le fief de Lespiney-Surville, assis en la paroisse dudit lieu de Surville, possédé par François Eulde, sieur de Colney.
    • Le fief de Fleurigny, demi-fief, assis à Saint-Thomas de Toucques, possédé par Jehan Carrel, écuyer, sieur de Meautrix.
    • Le fief de Surville, assis en ladite paroisse, possédé par ledit sieur de Collené.
    • Le fief de Prestreville, assis à Gonneville-sur-Honfleur, possédé par Jacques Varrin, écuyer, sieur de Saint-Quentin.
    • Le fief de Reux, quart de fief, assis en la paroisse de Reux, possédé par messire Laurence Marc, écuyer, conseiller du Roi en sa cour des aides de Normandie.
    • Le fief de Meautrix, fief assis à Saint-Thomas de Toucques, possédé par Jehan Carrel, sieur de ladite sieurie de Meautrix, écuyer.
    • Le fief de Saint-Martin, assis à Villers, possédé par messire de Villers-Hemery.
    • Le fief de Criqueboeuf, plein fief, assis en la paroisse de Criqueboeuf, possédé par Robert Mallet, écuyer, sieur de Saint-Martin.
    • Les fiefs de Villerville et de Tilly ou Gilly, deux quarts de fiefs, assis en la paroisse de Villerville, possédés par Jacques Dolianson, écuyer, sieur de Villerville.
    • Le fief de Trouville, demi fief, assis à Trouville, possédé par Robert de Nollent, écuyer.
    • Le fief de Maillocq, quart de fief, assis en ladite paroisse de Trouville, possédé par Robert de Nollent, écuyer.
    • La sergenterie nommée Prentout(1), en la forêt, dont est propriétaire la dame veuve du feu sieur Président du Troncq, comme fille et héritière du feu sieur de Bapaulme, vivant conseiller au Parlement à Rouen, et de la dame Moges, son épouse ; lequel sieur de Bapaulme avait déguerpi ladite sergenterie et la suivante, pour raison de quoi il y a procès pendant et indécis au Parlement de Paris, d’autant que Mademoiselle maintient que ledit déguerpissement ne doit être admis qu’en remettant les choses en leur pristin état, que n’ayant été fait par ledit sieur de Bapaulme, attendu qu’il y avait ci-devant de grandes rentes auxdites sergenteries , qui en ont été aliénées.
    • La sergenterie qui fut Herier, en ladite forêt et celle ci-dessus, étaient possédées par ledit feu sieur de Bapaulme, et lesquelles ont été renoncées et déguerpies par ses héritiers, lequel déguerpissement Mademoiselle ne veut admettre, sur quoi il y a procès au Parlement de Paris.
    • La sergenterie qui fut au Chevalier, en ladite forêt. NOTA. – Cette sergenterie et celle employée au Chapitre de la sergenterie d’Arragon est une même sergenterie.

    (1)Persée: L’administration des eaux et forêts dans le domaine royal en France aux XIVe et XVe siècles. Mémoire posthume d’Edouard Decq
    Edouard Decq

    – A. N., P 305, n° 107 : aveu de Guillaume Prentout pour une sergenterie fieffée de la forêt de Touques, reconnaissant devoir « reliefs et 13 ème quant ilz echéent; et se led. advoant aloit de vie a trespassernent, le roy… auroit hommaige de son hoir, et, ce fait, son hoir auroit ung quesne et ung hestre par livrée dud. verdier ou son lieutenant, et le peut vendre et faire a sa voulenté, et paieroit led. hoir pour son relief cent solz; et se led. hoir estait soubzaagé, il seroit en la garde du Roy » (1408, 19 août). Cf. P 305, nos 113,224; 307, n° 138. 58, 68, 109, 121, 138, 196).
    5. A. N., P 305, n° 107 : Guillaume Prentout doit rendre au roi, pour sa sergenterie fieffée, un setier de froment, onze boisseaux d’avoine, six boisseaux d’orge, payables chaque année au vicomte d’Auge (1408, 19 août). Cf.P 305, n°s 13, 224; P 307, n05 37, 42, 46.
    P 305, n° 113 : Henri de Montessart et Robin de Longchamps, sergents fieffés de la forêt de Touques, doivent au roi le service « a cheval, montez et armez bien et souffisaument; et s’il avient que les chevaulx d’iceulx sergens l’eussent blessez ou tuez en faisant et exerçant led. office de sergenlerie, le roy notre s. est tenu de leur rendre et restituer » (1411, 18 juill.). Cf. P 305, n°s 107, 117, 134; P 307, n° 68.

    1 – Bibliographie :
    2 – Références historiques :
    3 – Archives ShL.

    1- Bibliographie:

    Archives SHL – Dossier « Lieux M à Z »
    40 – excursion association « Le Pays d’Auge » : Touques et Bonneville sur Touques.

    EGLISE DE TOUQUES :
    ARCHITECTURE NORMANDE AU MOYEN-AGE. COLLOQUE DE CERISY LA SALLE 1994 –
    2 volumes 24×32 – Ed Corlet 1997 – vol 2 p 76

    BRYE Hubert de, En flânant dans le Pays d’Auge – Vallées de la Tou¬ques et de la Dives, (c. 1958), p. 89

    BUREAU Dr Jean, « L’Hôtel de Montpensier, à Pont-l’Evêque », PAR, 9, N° 3, Mars 1959, pp. 3-7
    construit vers 1624 par Nicolas Chéron, écuyer, seigneur du fief de la Fontaine-Esmanguard, à Saint-Hymer et du Fresnay, à Cambremer, président des élus de Pont-l’Evêque. En 1710, dénommé « bâtiment du Frenay », vendu à Joseph Chauffer, conseiller du roi, receveur des tailles. Marie son fils Jean-Joseph, conseiller ordinaire en la cour des Comptes, Aides et Finances à Charlotte de Nollent qui lui apporte la terre de Lespiney et Fleurigny, à Touques. Plus tard, entre en possession de la seigneurie de Toutlaville à Saint-Marin-aux-Chartrains.

    BAYLE Maylise, « L’Eglise Saint-Pierre de Touques », Art de Basse-Normandie, N° 93bis 1986, 16 p.
    BAYLE Maylise, « L’Eglise Saint-Pierre de Touques », AAN, 145, 1987 (1988), pp. 30-33

    BUREAU Dr Jean et CHENNEBENOIST Jean, Touques, ses monuments, son passé. Le château de Bonneville-sur-Touques, Trouville, 1968

    CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados réédition Floch, tome IV, page 249 (Daubeuf et Touques).

    CHENNEBENOIST Jean et DAVY Michel, Trouville depuis les origines connues jusqu’en 1830, Mondeville, Graphitype, 1986). 16 x 22, 686 p.
    (vicomté d’Auge)

    CHEVREUX Paul et VERNIER Jules, Les Archives de la Normandie et de la Seine-Inférieure – Etat général des fonds, Rouen, Imp. Lecerf, 1911, album. 57 p. et 60 pl. h.t. avec texte de présentation.

    CLOULAS Annie, « En descendant la Touques avec Eugène Boudin », Athéna, N° 106-107, Décembre 1990 – Janvier 1991, pp. 35-43

    CLOULAS Ivan, « Le Manoir de l’Amirauté de Touques: essai de reconstitution de la généalogie d’une ancienne demeure », Athéna, N° 106-107, Décembre 1990-Janvier 1991, pp.48-54, ill.

    DAVY Michel, « En descendant la Touques », Athéna, N° 106-107, Décembre 1990-Janvier 1991, pp. 5-33, ill

    DETERVILLE Philippe, Manoir de Méautry dans Charme discret des Manoirs du Pays d’Auge, pp. 141-143; partie en pierre XVe et partie bois id°; Manoir du Mesnil-Saint-Germain dans CDMPA, pp. 144-146
    Manoir du Mesnil-Saint-Germain, CDMPA, pp. 144-146

    « Excursion du 20 août 1918 (Bonneville-sur-Touques, Touques, Saint-Arnoult) », BSHL, N° 23, 1918, pp. 14-15

    DORANLO Dr Raoul, « Essai de topographie rétrospective de la région d’Honfleur. Les voies antiques », A.A.N., 1941-1948

    Editions FLOHIC : Le Patrimoine des communes du Calvados page1601.

    FAUROUX Marie, Actes des Ducs de Normandie in MSAN., XXXVI, 1961

    FOURNEE Dr Jean, « ¬Eglise Saint-Thomas de Touques », AAN, 145, 1987 (1988), pp. 97-102

    GILBERT, « Les salines de Touques », BSAN., 1888-1891, pp. 563-583

    HUART Suzanne d’, Archives de la Maison de France (Branche d’Orléans) Tome I – Fonds de Dreux (300 AP I, 1 à 2634) – Inventaire, Paris, Archives Nationales, 1976. In-8°, 460 p

    HERIN R, Touques, de la cité médiévale à la ville de l’an 2.000 in La gestion d’un espace rural en voie d’urbanisation, Département de Géographie de l’Université de Caen, s.d. (1981)

    HUNGER Victor-René, « La chapelle du Château de Touques », BSHL, 1926-1930, N° 27, pp.176-182

    LAJOYE Patrice : notes archéologiques d’Arthème PANNIER, BSHL n°48, mai 2001-

    LE COURT Charles-Victor, Touques et le château de Bonneville ancienne résidence de Guillaume-le-Conquérant et des ducs de Normandie: description du château et notice historique sur ce château et le bourg de Touques, C. Delahais, 1868. In- 16, 32 p, planche et tableau

    LE COURT Henry, L’église Saint-Pierre, à Touques in La Normandie Monumentale et Pittoresque, Le Havre, Le Male et Cie., réédit. Corlet, t. II, pp. 229-232
    LE COURT Henry, « Découverte archéologique à Touques en 1911 », BSHL, n° 19, 1911, pp. 24-26

    L’EXPLOITATION ANCIENNE DES ROCHES DANS LE CALVADOS : HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE. Serv. dep. d’Archéologie 1999. page 437.

    MANEUVRIER Christophe : Un acte oublié de Richard Cœur de Lion….BSHL n°40 Déc. 1997

    MUSSET Lucien, « L’histoire maritime des Scandinaves. 2.- Les sauniers », Heimdal, N° 17 (1975), pp. 13-19 (salines)
    MUSSET Lucien, « Foires et marchés de Normandie à l’époque ducale », Ann. de Norm., 26, mars 1976, p. 7
    MUSSET Lucien, « Le château ducal de Bonneville-sur-Touques dans l’histoire de la Normandie », AAN., 145, 1987 (1988), pp. 5-7; 89-92
    MUSSET Lucien, L’Eglise Saint-Pierre de Touques, in Dictionnaire des Eglises de France, IV D.

    PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 2e carton. (dossier « Touques » et dossier « Divers »)

    PELVILLAIN Hervé, « Les Monuments historiques à Touques », Athéna, N° 106-107, Décembre 1990 – Janvier 1991, pp. 45-47, ill.

    POUGHEOL Jacques, (Eglise Saint-Thomas de Touques) in Trésors d’Art religieux du Pays d’Auge, p. 24
    (confrérie de charité)

    REGNIER Louis, « L’Eglise Saint-Thomas de Touques », AAN, 1892

    TESTANIERE Geneviève et LEGOY Gaston, Sur les pas d’Eugène Boudin: Le Havre, Honfleur, Trouville et autres lieux. Musée des Beaux-Arts André Malraux, Le Havre. 15 septembre-4 décembre 1978, Le Havre, Atelier d’Impr. de la ville, 1978, 150×215, n.pag. ill. n.b., couv. ill.

    VINCENT A. in Toponymie de la France, p. 16

    STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
    Touques, Tolka, Tolca, Toucha, Tocca.
    Touques, port situé à 3 kilomètres de l’embouchure de la Touque, porte le même nom que la rivière sur laquelle il est situé, de même que le port de la Dive s’identifiait avec la rivière à laquelle il devait son existence et porte aussi le même nom qu’elle, Dives.
    Touques était le chef-lieu d’un doyenné dépendant de l’archidiaconé de Pont-Audemer. C’était en même temps une des sept baronnies relevant de l’évêché de Lisieux et le siége de deux prébendes du Chapitre.
    Le duc Guillaume-le-Conquérant est venu plusieurs fois à Touques, et au château de Bonneville qui en est voisin.
    Touques était certainement, sous les ducs de Normandie, rois d’Angleterre, une des bourgades les plus importantes de la contrée; c’était un port de commerce très-fréquenté, et j’ai prouvé, dans mon Histoire de l’architecture militaire (t. Ve. de mon Cours d’antiquités monumentales), que c’était souvent à Touques que nos ducs abordaient quand ils revenaient d’Angleterre en Normandie. Ils s’embarquaient souvent à Barfleur lorsqu’ils partaient pour l’Angleterre, mais ils descendaient habituellement à Touques quand ils en revenaient.
    Le château de Bonneville était effectivement une de leurs plus importantes places fortes, et la fertilité du pays devait les y rappeler souvent. L’accès du port de Touques était facile pour les vaisseaux venant d’Angleterre, ce port était plus central que les autres : de là, on pouvait se transporter rapidement dans les châteaux des frontières normandes sur lesquelles les rois d’Angleterre exerçaient continuellement leur surveillance.
    C’est à Touques que Guillaume-le-Roux vint en toute hâte, après la mort de Guillaume-le-Conquérant, s’embarquer pour aller se faire sacrer roi d’Angleterre en 1086.
    Plus tard, en 1099, ce fut à Touques qu’il débarqua quand il fut rappelé inopinément par la révolte des Manceaux contre son autorité

    (En 1099, les Manceaux s’étant révoltés contre l’autorité de Guillaume-le-Roux, le courrier qui alla lui porter cette nouvelle en
    Angleterre, le trouva à la chasse dans la forêt Neuve (où depuis il trouva la mort des mains de Tyrrel). Sans consulter personne, il tourna
    a bride aussitôt, et gagna rapidement la mer; eu vain lui conseilla-t-on de différer son départ à cause des vents contraires, rien ne put l’arrêter.
    Je n ‘ai pas ouï dire qu’il y ait eu des rois noyés, s’écria-t-il, je ne crains pas la tempête dont vous voulez me faire peur. Il se jeta dans un bateau et partit avec quelques matelots.
    Beaucoup de personnes qui se trouvaient à Touques, ayant vu un bâtiment faisant voile d’Angleterre, l’attendaient au rivage pour en
    apprendre des nouvelles: le roi ayant répondu en riant d’une manière inattendue, les curieux éprouvèrent beaucoup d’étonnement, puis une
    joie très-vive ; ensuite ayant monté la cavale d’un certain prêtre, il gagna Bonneville avec un grand concours d’ecclésiastiques et de paysans, qui le suivaient à pied avec de grands applaudissements. Sa présence jeta i effroi parmi ses ennemis qui exerçaient leurs fureurs sur les frontières de Normandie » ( Orderic Vital, Histoire de Normandie).
    ).

    Geoffroy Plantagenet, comte d’Anjou, se rendit à Touques en 1139 pour faire le siège du château de Bonneville.
    Le tableau, publié par M. Duffus-Hardy, antiquaire anglais, d’un certain nombre de lieux où Jean-sans-Terre a séjourné, depuis son couronnement en 1199 jusqu’à son expulsion de la Normandie, vers 1204, avec la date précise de ces diverses stations, prouve que Jean-sans-Terre débarqua à Touques le 2 juin 1201 : il revenait alors d’Angleterre où il avait passé huit mois; il y avait débarqué selon toute apparence l’année précédente, lorsqu’il vint d’Angleterre en Normandie,
    en juillet 1199, après son couronnement
    ( J ‘ai publié, dans l’Atlas de mon Cours d’antiquités monumentales, pl. LXXX, le fragment de l’itinéraire de Jean-sans-Terre qui concerne la Normandie et les autres provinces françaises alors dépendantes de l’Angleterre. Il a paru en entier dans le XXIIe. volume de L’Archoeologia.
    Ce tableau est d’une grande authenticité, car il résulte du dépouillement et du classement des mandats souscrits par le prince dans les diverses localités mentionnées, mandats déposés à la Tour de Londres.
    On peut voir ce que j’en ai dit dans le Ve. volume de mon Cours d’antiquités, pages 286, 287 et suivantes.

    En 1417, Henri V, roi d’Angleterre, débarqua à Touques avec une armée considérable et assiégea le château de Bonneville. Nous verions, dans le chapitre suivant, quel fut le sort de cette place.
    En 1565, François Ier. séjourna à Touques pour chasser dans la forêt.
    Enfin, lorsque Honfleur, Pont-l’Ëvèque et Lisieux eurent cédé aux armes de Henri IV, en 1590, Touques qui tenait encore fit une composition avantageuse que le roi accepta, pressé qu’il était de se trouver ailleurs (Essai historique sur l’arrondissement de Pont-L’Évêque, par M. La Butte..)

    Touques eut des gouverneurs jusqu’en 1789.
    Jusqu’à la Révolution de 89, Touques a été divisé en deux paroisses : St.-Pierre et St.-Thomas.
    L’église St.-Pierre, qui n’est plus consacrée au culte, a attiré, dans ces derniers temps, l’attention de 31. Ch. Le Normant, de l’Institut, et de quelques autres qui lui ont attribué des dates beaucoup trop reculées : je ne crois pas qu’il y ait rien d’antérieur au XIe. siècle dans cette église.
    D’après mes appréciations et celles de M. Bouet, les diverses parties de la nef seraient, avec les absidioles des transepts, ce qu’il y a de plus ancien dans cette église. Nous ne parlons que de quelques parties de la nef, car elle a été réparée et raccourcie au XVIIe. ou au commencement du XVIIIe. siècle, et tout récemment le Comité des monuments du ministère y a fait exécuter d’importants travaux de consolidation ; mais il est facile de distinguer ce qui est refait de ce qui est ancien.
    La porte occidentale appartient aux reconstructions du XVIII. siècle.
    La tour octogone à pans irréguliers, qui s’élève au centre du transept, appartiendrait à une époque moins ancienne que celle attribuée aux parties indiquées. Ce fut à cette seconde époque que furent élevés, à partir des chapiteaux des cotonnes, les quatre arcs en ogive qui supportent celte tour.
    Comme on le voit par mon dessin, deux fenêtres cintrées dans les quatre côtés les plus larges, et deux arcatures dans les quatre les plus étroits, occupent chacun des pans de la tour dont la corniche est décorée de modillons; une pyramide en bois couverte d’ardoises forme le couronnement.
    Je présente une vue de l’intérieur de l’église, prise de la nef et de manière à faire voir en même temps la partie la plus intéressante de celle-ci : le dessous de la tour avec les pendentifs qui supportent les pans coupés établis sur les angles du carré ; le choeur avec ses voûtes en wagon et son chevet droit percé de trois fenêtres de même hauteur ( Y. la planche ci-jointe).
    Enfin cette lithographie, que je dois au crayon de M. Bouet, indique que certaines parties des voûtes et des arcades du choeur et du transept étaient ornées de peintures.
    Ces peintures murales offrent les mêmes teintes et les mêmes dessins que celles dont on voit les traces dans un grand nombre d’églises du XIIe. et du XIIIe. siècle.
    La nef n’était pas voûtée. La vue que j’ai produite montre la disposition des lambris, disposition pareille à celle d’un grand nombre d’églises du pays.

    La cure de St.-Pierre était à la nomination de l’évêque de Lisieux.

    L’église de St.-Thomas:

    Aujourd’hui l’église paroissiale, montre deux époques bien distinctes ; le choeur appartient au style ogival flamboyant de la dernière époque.
    Ce choeur, terminé par une abside à pans garni de contreforts couronnés de frontons aigus, bordés de crochets et dont l’entablement est orné d’une guirlande de feuillage, est éclairé par des fenêtres à trois baies avec tracery à compartiments flamboyants.
    La tour, carrée et tronquée, flanquée sur les angles par des contreforts très-saillants et disposés avec des talus, paraîtrait avoir été destinée à porter un poids considérable : elle n’a pas été achevée, ou bien on a été obligé d’en démolir une partie. Les petites fenêtres cintrées qu’on voit dans les parties basses appartiennent au XIIe. siècle ; il serait possible que la partie supérieure datât du XIIIe. Aujourd’hui, l’étage en bois qui surmonte la construction de pierre est garni comme les hourds d’une forteresse et couvert d’un toit
    quadrangulaire, peu élevé.
    Le dessin que je présente montre ces disposition du choeur et de la tour de St. -Thomas. Nous retrouverons plusieurs fois, dans l’évêché de Lisieux, ce type de tours massives inachevées, surmontées de constructions en bois couvertes d’ardoises ou de bardeaux.
    La nef appartient au style roman de la 2e. moitié du XII,. siècle ; on y voit une jolie porte latérale, au sud, ornée de zigzags avec linteau couvert de moulures.
    La corniche a conservé ses modillons à figures très-élégantes, séparées par des arcatures géminées ; mais on a pratiqué des ouvertures et des reprises modernes dans ces murs.
    Trois énormes fenêtres cintrées en briques ont été percées dans chacun des murs latéraux.
    Le portail occidental est moderne, du temps de Louis XIV, je crois ; mais, au-dessus, on voit une charmante fenêtre ogivale de transition, garnie de deux archivoltes portées sur autant de colonnettes et séparées par un tore conduit élégamment en zigzag,
    depuis le haut de la fenêtre jusqu’à sa base. A l’intérieur de la nef, des colonnes romanes garnissent les murs et sont espacées comme si elles eussent dû porter des arceaux de voûte en pierre; il n’y a que des lambris en bois.
    La cure de cette église était, comme la précédente, à la nomination de l’évêché de Lisieux.
    Henri II, roi d’Angleterre et duc de Normandie, avait accordé une foire le jour de la Madeleine à l’évêque de Lisieux, Arnoult, baron de Touques, au droit de son siège épiscopal. Cette foire fut confirmée par Richard-Coeur-de-Lion.
    Au centre du bourg, sur une petite place, on voit encore les anciennes halles, moins importantes que celles de Dives, mais construites en bois avec toit revêtu de tuiles ; elles n’offrent pas de nef centrale entre deux ailes, comme celles de Dives et de Beaumont, mais bien deux nefs parallèles sous le même toit. Il y a onze travées dans la longueur.
    En entrant à Touques, du côté de Pont-L’évêque, j’ai remarqué un manoir dont la porte à bossage, un peu lourde, mais d’un style imposant, est accolée à un petit bâtiment percé de trous pour des armes à feu. Ce manoir, auquel est attenante une enceinte de murs assez considérable, s’appelle, m ‘a-t-on dit, le manoir de Montruit. Il peut dater du temps de Louis XIII ou de Henri IV.

    TOUQUES. – A noter le lien-dit « Le Parquet », à 3 kil. environ au N.-N.-E. de l’église (6).
    (6) Carte E. M., Caen, N.-E.

    2 – Références historiques:

    1021-1025 – Touques
    Richard II donne à St Père de Chartres…
    « … in comitatu Lesvin, piscatoriam in fluvio Tolca, per sabbati vesperum et diem dominicum integrum…(pêcheries sur la Touques)
    = FAUROUX M., 1961, n°32, p.122

    1022-1026 – Mesnil-Guéroult, Touques
    Richard II donne au chapitre de Lisieux une terre de son domaine du Mesnil Gueroult Mancelet (un ou deux lieux ?) l’église de Touques avec le marché à la Saint Léger.
    « … tardidi fratribus Lisiacensis ecclesiae quandam mei juris ac dominii terram cultam et incultam quae digitur Manilgyrot Mancelet, cum omnibus utensilibus, et ecclesiam de Toucqua, cum mercato in festivate Sancti leodegharii coadunando…
    S. Valselini militis Lisiacensis episcopi
    S. Rogerii, militis Sancti Petri Lisiacensis episcopi
    S. Gilberti, fratris Rogeri militis.
    = FAUROUX M. 1961, n°48, p.158

    1138
    « Malgré une trêve de deux ans, jurée entre le roi Etienne et le Comte d’Anjou, ce dernier vient de nouveau avec son armée, pour s’emparer de notre Basse Province.

    Le Comte d’Anjou les conduit à Touques, ville alors très riche, suivant les historiens du temps. A leur approche, les habitants fuient, les maisons sont désertes, et l’ennemi s’en empare. Après avoir pris quelques aliments, la troupe, excédée par la fatigue, se couche avec confiance; mais, pendant la nuit, Guillaume Troussebot, Gouverneur de la forteresse de Bonneville-sur-Touque, envoie quarante enfants mettre le feu à tous les coins de la ville. réveillé par le bruit des flammes et les cris des sentinelles, l’ennemi s’échappe, laissant chevaux, armes et bagages. Le Gouverneur s’avance à sa rencontre avec sa garnison; mais la fumée enveloppe amis et ennemis dans ses tourbillons. On ne se reconnaît pas. Le turbulent comte d’Anjou fuit et se réfugie dans un cimetière où il passe le reste de la nuit, et rassemblant les siens, autant qu’il peut, il part dès le point du jour pour aller cacher sa honteuse défaite dans Argentan. »
    = Abbé DE LA RUE, Nouveaux essais historiques sur la ville de Caen, 2 vol., Caen, Mancel, 1842, T. II, pp. 120-122.

    De 1338, 2 octobre à 1343, 31 juillet
    Compte de jean du Moustier, enquêteur des eaux et forêts de France et de Normandie, rendu par sa veuve le 2 octobre 1343. Concerne les hayes et garennes d’Arques et la forêt de Touques.
    = B.N Fr. 25997, 365. Deux peaux mutilées
    + IND.: NORTIER Michel,  » Les Sources… Le fonds français du département des manuscrits « , Suppl. Ann. de Norm, Octobre 1962, n° 171.

    1343, 13 novembre – Saint-Germain-en-Laye
    Jean, fils aîné du roi de France, duc de Normandie, comte d’Anjou et du Maine, demande au bailli de Rouen de verser à Gieffroy de Meullent, prieur de Montbotin (à Saint-Léger-du-Bosq), 20 l.t. pour la réparation du prieuré à prendre sur les marchandises de bois de « noz forez de Touque ».
    = Bibl. mun. de Rouen. Y 29, n) 14 et 17.
    + IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XIII, fasc. 2, 1964, p. 30.

    1354, 22 septembre
    Inventaire fait par Robin Lescot, sergent de Touques, des biens meubles de Jehan de Maliavalla dit Bon Ami, qui s’était pendu, vendus pour 37 l. 7 s. 4 d. sans compter un écu de Philippe, deux de Jehan, deux gros tournois du temps de Saint Louis et 3 plombs à faire menu sel que le vicomte se proposait de faire fondre avec le vieux plomb des gouttières du château de Bonneville.
    = B.N Fr. 26000, 297.
    + IND.: NORTIER Michel,  » Les Sources… Le fonds français du département des manuscrits « , Suppl. Ann. de Norm, Juin 1963, n° 418.

    1357, 2 juillet
    1) Montre de 7 hommes d’armes et de 8 arbalétriers de la garnison du château de Touques servant sous Jehan Malet, sire de Plasnes, châtelain.
    2) Lettre d’envoi.
    = Bibl. mun. de Rouen. Martainville 198, n° 16.
    + IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XIII, fasc. 2, 1964, p. 37.

    1362, 1er mars
    Robin Le Conte, dit Robinet donne quittance à Colart Decroix, connétable du château de Touques, de la somme de 30 florins d’or royaux pour des charrois de bois destinés à la fortification du château.
    Actes de Jehan Lengleis, curé de Saint-Mélaine, garde du sceau des obligations de la vic. d’Auge, passé devant Colin Enout, tabellion
    = Bibl. mun. de Rouen. Y 29 nos 196, 197.
    + IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XIII, fasc. 2, 1964, p. 40.

    1379, 19 mai
    Jehaan Desuillot et Pierre de Cracint, maîtres des oeuvres de charpenterie et maçonnerie du roi en la vicomté de Rouen, attestent devant le bailli de ladite ville qu’à la requête du vicomte d’Auge ils ont vérifié les rôles et l’état des travaux faits au château de Touques et à la cohue de Danestal.
    = Arch. nat. KK 1338, n° 39.
    + IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVII, fasc. 1-2, 1968, p. 42.

    1385, 16 décembre
    Information de Guillaume Le Dyacre, vicomte d’Auge, pour la mise hors de garde noble de Jean Le Chambellenc, de la paroisse de Saint-Thomas de Touques, né à Touques en 1365.
    = Arch. nat. Dom Lenoir, 7, pp. 193.
    + IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 1-2, 1967, p. 20.

    1395, 8 avril – Touques, Pont-l’Evêque
    Information de Guillaume de Longueil, vicomte d’Auge, pour savoir si une maison et un pré sis à Pont-l’Evêque et qui avaient appartenu à feu Jean Guérin, ont été mis mal à propos en la main du roi.
    = Arch. nat. Dom Lenoir, 7, p. 81.
    + IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 1-2, 1967, p. 31.

    1395
    Information de Jean Le Lieur, vicomte de Pont-Authou et Pont-Audemer, pour faire savoir que le fief de Beaumont et la fiefferme de la Bataille, à Bourneville, sont échus en la garde du roi à cause de la minorité des enfants de Jean de La Heuse, chevalier, mort à Touques le 2 octobre 1391, après la mort à Rouen, le 1er mai 1393, de leur grand-père Le Baudrain de La Heuse.
    = Arch. nat. Dom Lenoir, 7, pp. 101.102.
    + IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 1-2, 1967, p. 33.

    1396, 2 mars – Touques
    Information de Guillaume de Longueil, vicomte d’Auge, sur les sergenteries fieffées de la forêt de Touques pour savoir si celle que tient Colin Cavelier est entière ou seulement une portion de sergenterie.
    = Arch. nat. Dom Lenoir, 6, p. 279.
    + IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 1-2, 1967, p. 33.

    1397, 20 mars
    Guillaume Dabelon reçoit de Billart Lambert, receveur d’Harfleur, 35 s.t. pour avoir abattu avec ses compagnons charpentiers et bûcherons, 32 chênes en la forêt de Touques, ce bois devant être employé aux travaux du port et des écluses d’Harfleur.
    = Arch. nat. KK 1338, n° 46
    + IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVII, fasc. 1-2, 1968, p. 43.

    1444
    Compte de Jean Le Muet

    Un Jehan de Saint-Germain, chevalier fit la montre de sa retenue à Touques, le 2 septembre 1415 (Clairambault, Titres LIII.n° 28.). Jehan de Saint-Germain, écuyer, fut un des défenseurs du Mont-Saint-Michel (O. de Poli, n° 450.)

    Un Jean Le Mire était parmi les hommes d’armes du Château de Touques qui obtinrent un sauf-conduit du roi d’Angleterre le 10 août 1417 (Magn. Rot., p. 216).

    = EDIT.: Henri de FRONDEVILLE, Le Compte de la Vicomté d’Orbec pour la Saint-Michel 1444. Jean Le Muet, Vicomte et receveur dans Etudes lexoviennes, IV.

    1447, 24 mars – Lisieux
    Ordre donné par l’évêque et Durant de Thieuville, lieutenant particulier du bailli de Rouen, (en la vicomté d’Auge et de Pont-Audemer) à Me Pingrenon (ou Pigrenon), commis à la recette des deniers ordonnés pour les travaux faits en la rivière de Touques de Lisieux à Touques pour la rendre navigable, de payer à Jean Mouton et Jean Sautin, pionniers, les travaux de dragage qu’ils ont faits de l’ancien cours de la rivière d’Ouilly entre le pont de Laprée et le pont du Perroy au prix de 60 s.t. la perche.
    = B.N Mss. français 25968, 615.
    + IND.: NORTIER Michel, « Les Sources… Le fonds des nouvelles acquisitions française du département des manuscrits », Suppl. Ann. de Norm, Déc. 1959. p. 30.

    1452, 29 octobre – Lisieux
     » Cy ensuivent les fieux, baronnies, haultes justices que l’évêque de Lisieux tient du Roi notre sire et les arrières fieux qui dudit évêque sont tenus (Cart. lexov., f° 12, verso) :

     » Jean de Heudreville, escuyer, tant pour lui que pour messire Jehan de Mailloc, chevalier, et Pierre Baignard, escuyer, et ses parchonniers, tient ung fieu de chevalier assis ès paroisses de la Roque, Léaupartie et Formentin, au bailliage de Rouen, en la vicomté d’Auge et la chastellenie de Touques. Duquel fieu l’évêque de Lisieux soulloit tenir un quart de fieu, Jehan Osmont demy-fief et Guillaume d’Asnières, un quart  »

     » Le Prieur et le couvent de Sainte-Barbe tiennent dudit évêque un tiers de fieu de chevallier, assis en la paroisse du Mesnil-Eudes, en bailliage de Rouen, en la vicomté d’Auge, en la chastellerie de Touques.
    = Cartulaire lexovien f° 12, v°, publié par Henri de FORMEVILLE, dans Histoire de l’Evêché-Comté de Lisieux, I, ccccliij.p. cccclv

    1453 – Lisieux
    Gens de guerre de la grant ordonnance logés sus la mer tant à Touque, Dyve, Beaumont que ès parties d’environ.
    = Léopold DELISLE.-  » Notes sur une collection de titres normands « , Bull. mon. XX, 1854, p. 438

    1455, 1er août
    Quittance par les hommes préposés à la garde de Touque sur le commandement de Jean Carbonnel, à Thomas de Loraille commis à faire le paiement des gens de guerre, de la somme de 900 l. t. pour leurs gages et soldes du second trimestre de l’année 1455.
    = Victor HUNGER, Quelques actes normands des XIVe et XVe siècles, Troisième fascicule, Paris, Champion, 1911; p. 51.

    1459, 10 novembre – Chinon
    Ordre donné « De par le roi » au bailli de Rouen de faire convoquer six notables aux Etats de Normandie prévus pour le 1er décembre, soit une personne noble, une d’église et quatre de « l’estat commun ».
    Signé Charles, Chalignant. Copie dans une lettre adressée le 21 novembre par le bailli de Rouen au vicomté d’AUge pour lui demander de faire élire une personne de « l’estat commun ».
    Au dos quittance du 30 novembre donnée par Robin Le Masuyer et 4 autres messagers à Gilles Grieu, vicomte d’Auge, pour la somme de 10 s. donnée à chacun pour avoir porté les lettres dudit vicomte, aux sergents de Pont-l’Evêque, Dives, Cambremer, Touques et Honfleur (établie par Nicolas Sandret, tabellion en la vicomté d’Auge)
    = Bibl. mun. de Rouen. Y 29, t. V, n° 13

    1460 (n.st.), 29 mars – Touques,
    Thomas Basin, évêque de Lisieux, baille à rente à Colin de Viquesy, de Saint-Thomas de Touques, deux pièces de terre sises à Touques, la première contenant vergée et demie, chargée d’une rente de cinq boisseaux de froment, la seconde contenant une vergée, chargée d’une rente de huit boisseaux d’avoine, que soulloit tenir Richard Dallet, sise près du moulin de l’évêque. Pour la première pièce, lad. rente plus cinq boisseaux de froment, mesure de Touques, et la seconde pièce par huit boisseaux d’avoine payable chaque année en la recette de la baronnie de Touques.
    = Tabell. Lisieux (détruit)
    + IND. Analyse Et. Deville

    1460, 3 juin – Touques
    Girot Pirain, de Saint-Thomas de Touques, prend à rente de Thomas Basin, évêque de Lisieux, une pièce de terre, contenant une acre, sise à Saint-Pierre de Touques, moyennant 16 boisseaux d’avoine et 2 chapons.
    = Tabell. Lisieux. – Analyse Et. Deville

    1463 Recherche de Montfaut
    p. 22
    LISIEUX. NOBLES
    En l’élection de Lisieux, ensuivent les personnes qui ont esté,par le rapport des Elus, trouvés gens nobles et extraicts de noble lignée, et non assis à la taille, et par le rapport d’aultres, à leurs âmes et consciences.

    Sergenterie de Touques
    126. Robert du Mesnil, Manneville-la-Pipard
    127. Richard Nollent, Saint-Benoît-de-Hébertot
    128. Louis de Ségrie, du Mesnil sur Blangi
    129. Guillaume Carrel
    130. Jean Carrel, son neveu, Saint-Pierre-sur-Touques
    131. Robin Saint-Pierre, bâtard de la maison de Blosset, Saint-Pierre-de-Tou¬ques
    132. Jean du Mesnil, du Couldray
    133. Robert de Saint-Pierre, de Saint-Julien
    134. Jean de la Porte, Manneville-la-Pipart (En 1540, les Elus de Lisieux, trouvèrent au dit lieu de Manneville, un Richard de la Porte, petit-fils de Jean, anobli par les francs-fiefs, en 1470.).
    = P.A.M. LABBEY de LA ROQUE.- Recherche de Montfaut, Caen, 1818, in-8°.

    1464, 18 mai
    Robert Violle, sergent en la forêt de Touques pour la garde de la Haye du Theil, donne quittance de 11 l. 12 s. 6 d. au vicomte d’Auge pour ses gages dus au terme de Pâques à raison de 15 d. par jour.
    = Bibl. mun. de Rouen. Y 29, t. II, n° 2, signé
    + IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, 3-4, p. 14, n° 650.

    1489, 22 octobre
    Rôle des amendes et exploits de la forêt de Touques au terme de Saint-Michel 1489, taxés par Robin Gobin, verdier (gardes du Mont-Saint-Jean, de la Haye-du-Theil, Herier, de Jean de La Haye, du Breul et Helluin, de Dibdalle). Total: 334 l.t. 11 s. 7 d.
    = Bibl. mun. de Rouen. Y 29, t. V, n° 155
    + IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 3-4, 1967, p. 47, n° 850

    1490, 13 juin – Troyes – Touques, La Haye du Theil
     » Charles, par la grâce de Dieu, roy de France au maistre des eaux et forests parch. mutilé… son lieutenant salut. humble supplication de notre bien amé Apparoc, escuyer, seigneur du fief de sainte Marie… avons recue contenant que à cause de son fief dont le manoir et principal hostel est situé et assis près de nostre forêt de Touque et Haye du Teil, il a droit de prendre et avoir certaines droictures, en lad. forest et Haye du Theil, et à cause de ce nous est redevable chacun an en dix sept sols de rente. Et combien que icelle rente ait esté toujours paiee par lui et ses prédécesseurs en encore continué chacun an a la recepte de la viconté d’Auge ce nonobstant pour ce que les propriétaires dudit fief capables de ledit de Compiengne qui tenoient le party et obéissance de notre tres cher seigneur et ayeul le roy Charles que Dieu absoille durant le temps que les Angloys nos anciens ennemys occupoient notre. pais et duché de Normandie avoient abandonné le pais et la joissance dud fief et droiz dicellui et depuis la reducion de notre pais et nont, sesd prédécesseurs, fait demeure ne residence aud. manoir jusques naguères que led. suppliant est venu à la jouissance dud. fief par quoy lesd. droictures ont esté discontinuées et pource que ledit suppliant doubtoit que nos officiers vousistent faire aucune difficulté de lui souffrir la jouissance de sesd. droictures pour le terme à venir soubz umbre de la discontinuité depuis aucun longtemps néanmoins et quil vous en face et paie a raion dicelle droicture lesd. xvij s. de rente…  » Le roi autorise le suppliant à user de ses droictures moyennant le paiement de la rente.= Arch. SHL 9FB – 3 Fonds Et. Deville – Copie, dossier Achats, échanges. Doc. vu par lui dans les Arch. du Manoir le Mire, à Canapville.

    1540 RECHERCHE DES NOBLES DE L’ELECTION de LISIEIUX
    Faite en 1540…
    Sergenterie de Touques
    p. 105
    Le Coudray
    279. David du Mesnil, Sr du lieu, a produit l’état de sa noblesse, sur la paroisse de Saint-Thomas-de-Touques, avec le Sr de Lépinay. N° 307.
    Saint-Martin-aux-Chartrains
    280. Jacques du Mesnil, a produit un annoblissement, donné en mai 1485, à Pierre du Mesnil, qu’il a dit être son père, pour 20 l. ts par lui payées, joûte la quittance; et il s’est submis vérifier être fils légitime du dit Pierre anobli. Ainsi requis par le procureur du Roi.
    p. 106
    Les Authieux-sur-Calonne
    281. des Christophe de Saint-Pierre, Me Jean, son père; et Aubert, Sr de Norolles, son frère, ont produit lots et autres écritures, dont la copie est demeurée au greffe, par lesquels ils ont dit justifier leur extraction de noblesse et descente par cinq degrès depuis Jean de saint-Pierre, seigneur de Norolles, et de Saint-Julien, vivant en 1360; ledit Christophe a été accusé de dérogeance, comme coutumier de acheter boeufs et vaches, les engraisser en ses herbages, et ensuite les revendre; et vu le rapport contre lui fait, a été requis qu’il soit assis (A Robert que porte l’ex. de Cairon, nous préférons Aubert, nom plus rare en Normandie, et que les copistes n’auroient probablement pas admis, s’ils ne l’eussent vu bien distinctement écrit.). V. le n° 289.
    Saint-Pierre-de-Touques
    282. Jean Carel, Sr de Meautrix et Jacques Carel, ont produit un arrêt de la Cour de nos seigneurs les généraux, le 5 décembre 1538, à leur profit, sur le fait de leur noblesse, dont la copie est demeurée au greffe.
    Elie Carel, demeurant à Saint-Thomas de Touques, s’est aidé de l’arrêt ci-dessus, et d’un semblable arrêt de la même cour, du 230 mars 1540, donné à l’entente de Henri Carel, qu’il a p. 107 dit être son père. Le procureur du Roi a requis qu’il vérifie sa descente, ou qu’il soit assis.
    Bonneville-sur-Touques
    293. Jean et Jacques du Mesnil, ont produit avec Guillaume, Sr de Lespinay, leur frère aîne, sur la paroisse de Saint-Thomas-de-Touques.
    p. 116
    Saint-Thomas-de-Touques
    307. Guillaume du Mesnil, Sr de Lépinay, Jean,et Jacques, ses frères, et David du Mesnil, Sr du Couldray, leur cousin, ont dit être procréés de noblesse ancienne, suivant la généalogie par eux baillée; pour laquelle justifier, p. 117 ils ont produit plusieurs lettres et écritures dont la copie est demeurée au greffe; desquelles la plus ancienne, date de 1406, est le traité de mariage de Jean du Mesnil, écuyer, Sr du Couldray, avec damoiselle Guillemette d’Aufresne, fille de messire Jean d’Aufresne, chevalier, seigneur de Saint-Cloud, et les autres justifient leur descente dudit Jean. Le procureur du Roi a requis qu’ils vérifient leur dite descente ou qu’ils soient assis. V. les nos 279, 283.
    = LABBEY de LA ROQUE.- Recherche faite en 1540, par les Elus de Lisieux des nobles de leur Election, Caen, Poisson, 1827, In-8°, 170 p.

    1545, 28 juin – Touques
    « A Toucques, Calvados, est attribuée par lettres patentes à « maistres Jacques Androuet, architecte » pour une période de trois ans, une complète protection contre la vente de copies non autorisées de ses « … ouvraiges et figures d’architectes, cornices, moresques et compartiments ».
    A.N. XIa, 1556, f° 124 r°. Cité: dans Jacques ANDROUET DU CERCEAU, Les plus excellents bâtiments de France. Présentation par David Thomson. Traduit de l’anglais par Catherine Ludet, Paris, Sand et Conti, s.d. (1988), p. 310.

    1570-1793 – Touques
    Copie des titres de Louis de Bourbon pour sa seigneurie de Touques et charges et conditions de l’adjudication.
    = Cité in Suzanne d’HUART.- Archives de la Maison de France (Branche d’Orléans) Tome I – Fonds de Dreux (300 AP I, 389), Paris, 1976, p. 175.

    1588, 16 juin – Courtonne-la-Meurdrac
    Par devant Robert Le Suent et Pierre Myorque, tabellions au siège de Touques, Jehan du Houlley, rend et remet à Gabriel du Houlley, son frère demeurant à Courtonne-la-Meurdrac, un certain contrat de rente, moyennant le rembours d’une somme de 563 écus. Il est question dans cet acte, d’une maison « en la rue du Bouteiller », à Lisieux. Témoins: Guillaume Bréard, chandelier à Pont-l’Evêque, et Pierre Rémy, d’Orbec.
    = Arch. SHL. Parch. Analyse Et. Deville.

    1620 – 1640
    FIEFS de la VICOMTE d’AUGE
    Pour le traict de Touques
    Le fief de Reux, quart de fief assis en la paroisse de Reux, possédé par Messire Laurence Marc, écuyer, conseiller du Roi en sa cour des aides de Normandie.
    = Henri de FORMEVILLE, Rôle des fiefs de la Vicomté d’Auge. 1620-1640 dans Histoire de l’ancien évêché-comté de Lisieux, t. II

    1664, 26 décembre.
    Devant les tabellions de Pont-l’Evêque et Touques, Jean de Carville, écuyer, demeurant à Ners, vicomté de Falaise et Olivier Guérin, écuyer, sieur de Saint-Léger, procèdent au partage de la succession de feu noble homme Guillaume Ballan. Le premier lot comprenant le lieu où ledit Ballan faisait sa demeure, comprenant 8 corps de logis et huit tonnes se trouvant dans la maison; 11 pièces de terre, le Moulin de Tacue (ou Tacul) avec ses droitures et dépendances.
    Le 2e lot 18 pièces de terre sises à Canapville, Englesqueville et Saint-Martin-aux-Chartrains et des rentes annuelles en argent et en nature s’élevant à la somme de 154 livres 10 sols 6 deniers, 6 poules et 1 chapon.
    Les héritiers devaient payer à Marie Corneille, chacun 400 livres pour sa part de la succession par chacun an. Jean de Carville, en qualité d’aîné choisit le premier lot. L’acte est passé à Canapville le vendredi après midi 26e jour de décembre 1664, en présence de Pierre Ballan, sieur de la Champaigne, demeurant à Honfleur et Jean Cavelier, demeurant à Canapville.
    = Arch. 9 FB – 6 – Familles. Notes ms. Et. DEVILLE. Parch. 16 ff.

    1684.- Touques
    Documents concernant un nommé Vattier
    = AD14 – F 5432

    1691, 24 mars
    Brevet d’huissier en l’amirauté de Touques délivré à Louis-Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, amiral de France au sieur Vatier.
    = Arch. SHL. BC 710

    1741, 3 janvier – 1741, 17 juillet
    Procès concernant la Confrérie du Saint-Sacrement de Saint-Thomas de Touques, opposant Pierre le Febve, recteur de l’église Saint-Thomas et Germain Morin, curé de lad. paroisse.
    = Arch. SHL EE 456, 12 p. papier

    1780. – Archives SHL. 1F780 :
    1780 : navigation sur la rivière Touques.

    1780. archives SHL. 1F843 :
    1780 : Touques : chemin du moulin.

    1782. – Archives SHL.1F862 :
    7 août 1782 : forêt de Touques : demande de couper les ¬fougères.

    1787 – Archives SHL – Fonds BOUDARD
    2FM80 : 1787-88 : redevance de la Baronnie de Touques et de la Baronnie de Nonant.

    1793-1833 – Touques
    Liquidation des droits d’usage dans la forêt de Touques et pièces à l’appui
    = Cité in Suzanne d’HUART.- Archives de la Maison de France (Branche d’Orléans) Tome I – Fonds de Dreux (300 AP I, 435), Paris, 1976, p. 186.

    Révolution : Archives SHL : IMPRIMES.
    II A 5 : Tableau du district de Pont-l’Evêque, réduit à 93 paroisses et deux succursales, avec la liste des paroisses supprimées, noms des fonctionnaires publics et autres ecclésiastiques qui ont déféré à la loi du serment et l’indication des remplacements à faire par l’ordre de suppression proposé.
    (cantons de Pont-l’Evêque, Honfleur, Blangy le Château, Bonnebosq, Cambremer, Beuvron, Touques, Dives, Crévecoeur, Beaumont)

    1813. – archives SHL.1F585 :
    1813 : famille Hauvel marchand de bois, commune de ¬Touques.

    1822 – Forêt de Touques
    Pièces de procédures concernant la forêt de Touques vendue en 1793 par le duc d’Orléans. Partages, droits d’usages, etc…Jean-Ulrich Guttinger. Cantonnements
    = AD 14 F 6708

    1833 – Archives SHL – IMPRIMES.
    III A 23 : Convocation de M. Julien Sorel, de Touques, pour les élections des membres du conseil général et des conseils d’arrondissement, le 23 octobre 1833.

    1836. – archives SHL. 1F868 :
    1836 : nouveau marché à TROUVILLE, doléances de TOUQUES.
    Archives SHL – IMPRIMES.
    III A 13 : Observations contre le projet d’établir un marché dans la commune de Trouville, 1836, (comparaison entre Trouville et Touques).

    1839. – archives SHL 1F872 :
    1839 : Chemin de grande communication de TOUQUES ଠHONFLEUR

    1842 – Archives SHL – Fonds BOUDARD.
    2FM39 : 1842-44 : affaire Viellot avec la mairie de Touques.

    1848 – Archives SHL. 1F540:
    29 avril 1848 : certificat de soutien de famille (Heuzey)- Touques.

    1848. – Archives SHL. 1F802 :
    1848 : Enquête commerciale, artisanale et industrielle¬ concernant la région de Pont-l’Evêque (Bonneville, Canapville, ¬ Clarbec, Drubec, Englesqueville, Pont-l’Evêque, St Arnoult, St¬ Hymer, St Etienne la Thillaye, St Martin aux Chartrains, Ste¬ Melaine, Surville, Tourgéville, Touques, Tourville, Trouville,¬ Villerville.

    1871. – Archives SHL. 1F497 :
    29 avril 1871 : profession de foi de Jules Bessaux, ¬ adressée aux électeurs de Touques.

    1875. – archives SHL. 1F722
    : 1875 : lettre de Me Bidault notaire à Rouen au sujet de la¬ succession de Madame Flaubert (mère de Gustave ?) née Fleuriot.¬ (ferme de Touques).

    1876. – Archives SHL. 1F617:
    1876 : congé entre d’Auguste Guerrier de Trouville et Théodore Marais à Touques.

    1972 – Archives SHL – Fonds Sturler (photos)
    49 C Touques prise de vue Poste de transformation juill 72
    12 pellicules.

    Sans date – Archives SHL :
    1F377 : pièces relatives à Jacques Louis Daufresne tabellion à ¬Cambremer, Bonnebosq et Touques.

    Archives SHL. Fonds 25 F LEMETAYER-DESPLANCHES : 1er classeur :
    I B 2 : 1847 : reconnaissance de dette
    II C 2 b : 1848, proposition de demander pour lui le poste de Beaumont, le même s’indigne de ce qui se fait dans le pays d’Auge
    LEMETAYER-DESPLANCHES : Voir Archives SHL, Fonds 25F 2e classeur.

    3 – b Notes historiques :

    1034-1035 – Daubeuf
    Pierre, moine de Fécamp, richement pourvu, après avoir été profès à Fécamp, et après avoir vécu avec des frères dans la forêt de Bonneville à l’église St Martin de Flavile se rendit à Préaux pour y vivre reclus.
    « … in silva de Bonevile in ecclesia Sancti Martini Flaviville (sic), cum quibusdam fratribus habitavit. Inde vero ut reclusus sicut dictum est efficeretur, Pratellum venit ».
    = FAUROUX, n°88, p. 230

    1752 : archives SHL – carnets de Charles Vasseur : « Analyses et transcriptions … »
    H 1 EXTRAIT DE NOTES RECUEILLEES PAR MONSIEUR CATHERINE, INSTITUTEUR A GONNEVILLE SUR HONFLEUR.
    P.52
    Seigneurie d’Ablon
    Dans un aveu rendu à ladite seigneurie par le curé de Barneville Monsieur de Thieuville, le 8 mars 1752, on trouve :

    Noble Dame Marie Charlotte Cécile Ledoyen, dame et patronne des terres et seigneuries d’Ablon, Ableville, Esquainville, Fastouville-sur-la Mer, La Chapelle Saint-Clair, Saint-Laurent de Quetteville, aussi dame des nobles fiefs, terres, seigneuries de la Rûe, la Boulley, le Rozel, Dauboeuf, Manneville-au-Bouef, le Mesnil-Cordelier, Cormeilles, Lessard, Le Val-Richer, Les Gruaux, La Gohaigne, Chantereine, Laschyet autres terres et seigneuries, veuve de Messire Henry Eustache de Saint-Pierre, Marquis de Saint-Julien seigneur dudit lieu, Grangues, Mailloc, Heudreville et autres lieux, chevalier de l’Ordre militaire de Saint Louis
    (archives de Thieuville)
    page 53
    Dans un autre aveu rendu par Agnès Eudes, veuve de feu Jean de Thieuville escuyer, sieur d’Ableville, on trouve :Messire François Ledoyen vivant, chevalier seigneur et patron des bénéfices, terres et seigneuries d’Ablon, Ableville, Equainville, La Chapelle Saint-Clair près Honfleur, et des nobles fiefs, terres et seigneuries d’Auboeuf, Manneville, Dauboeuf, Dubosc etc..

    4 – Archives SHL:

    Carnets de Charles Vasseur. Doyenné de Touques.

    3 – TOUQUES –

    Voir :
    Hippeau – Gouvernement de Normandie tome I p.30
    Formeville II p.108
    Le Court -Article Historique sur Touques et le Château de Bonneville (Pays d’Auge des 31 août, 21 septembre et 5 octobre 1837)
    Annuaire normand 1850 p.331
    Château de Touques – Baronnie de Touques -Mémoire des Antiquaires de Normandie tome 23 p.110 n°675- p ;173 n°983 -p191 n°1065 – p.230 n°1317- p.249 n°1359
    Bulletin monumental 1864 p.426,438,447.
    Châtellenie : Ste Historique p.53 107-109
    Almanach de Lisieux pour 1870 p.179
    Catalogue de la Ste Historique 1874 p.19 n°7
    Violet-le-Duc Dictionnaire d’Architecture V p.172
    Amirauté de Touques : voir Honfleur
    Salines de Touques au 13e siècle A.2.538
    Bibliothèque de l’Ecole des Chartes 1ere table p.89
    Forêt de Touques – Maury -Forêts de la Gaule p.303
    Mémoires des Antiquaires de Normandie tome XXV p.402
    Léproserie de St Marc près Touques -Mémoires des Antiquaires de Normandie tome XXVIII p.144
    Fief d’Espinay à Touques – Bulletin de la Ste Historique n°5 p.54
    Manoir de Meautrix – Journal de Lisieux 1er mai 1875

    Catalogue Joursanvault
    Tome I 1545 : Guillaume de la Soullie reçoit 50 S.T pour avoir relié, recollé et couvert de deux couvertures avec 10 clous de cuivre de le messel du chastel de Touques 1399
    Tome II 3570 : Réparations au château de Touques 1390/1399 (Paris Techerier 1838)

    Insinuations:

    En 1402 on constata le droit de l’évêque de Lisieux de prendre dans la forêt de Touques du bois pour soutenir les vignes du manoir épiscopal de Touques (L.Delisle)

    Sous ce titre « Une légende historique du Moyen-Age » Monsieur l’Abbé Lecomte raconte la visite de Thomas Becket à Touques et la dédicace de l’église St Thomas de cette localité (Revue de la Normandie 31 mars 1868 p.173/175)

    Touques était une prébende du Chapitre de la cathédrale de Lisieux divisée en deux portions.
    Maladrerie de Touques : patron : le Roi

    Suivant le pouillé de Lisieux, publié par M. le Prévost, il existait dans le XVI siècle une léproserie à Heurtevelle, dans le doyenné dé Touques. Elle rentra probablement dans les mains du fondatetur, car
    elle ne figure pas dans l’état des léproseries réunies aux hôpitaux de ce diocèse.

    Chapelle en l’église de St Marc de Touques : patron : l’évêque
    (voir Almanach de 1787 p.31 – Procès-verbal de 1784 p 131à 135 – Salines Annuaire Normand 1840 p.387 à 400)

    Le château de Touques, place très forte au 14e siècle, donna à lui seul plus de mal à l’Echiquier que tous les autres grâce au zèle infatigable de son capitaine Jehan de Villiers dit Sauvage, chevalier, qui chargé par le Roi de garder cette place et en connaissant toute l’importance, prit à partie toutes les paroisses voisines en grand nombre qu’il voulait contraindre au guet et ne se donna point de repos qu’il n’ait obtenu des arrêts de l’Echiquier contre chacune d’elles. Elles étaient en si grand nombre ces paroisses que ce serait allonger ce récit que de les y vouloir nommer toutes. Aussi ne fut-ce pas l’affaire d’un jour, à la fin du 14e siècle ce n’était à chaque audience que de nouvelles instances entre ces villages récalcitrants et l’opiniâtre capitaine qui, à la fin, triompha de toutes ces égoïstes résistances. (Registre de l’Echiquier 1397) (Floquet : Echiquier I p.196)

    Mémoires de la Ste des Antiquaires tome 23 p.173
    Texte en latin du 3 avril 1421

    Touque possédait un château important où résidèrent souvent les Ducs de Normandie. On trouve cependant un sire de Touques qui assista à la conquête d’Angleterre
    Dans les Montres du Bailliage d’Evreux est mentionné Monseigneur Jehan d’Onnebault (Annebault), chevalier, seigneur de Messey, capitaine du château de Touques.
    Au 16e siècle Nicolas des Buats, capitaine du château de Touques eut de sa femme Vincente de Viennens, une fille nommée Catherine qui épousa en 1561 Jacques du Merle (Généalogie dressée par d’Hozier)
    Ce château existait encore au 18e siècle car on trouva Pierre François Thomas de Borel, comte de Manerbe, gouverneur et châtelain du Joux et de la ville Pontarlier en Franche-Comté, de la ville et château de Touques en Normandie, chevalier se St Louis etc.…Mort le 2 novembre 1762 dans sa 77e année. Il portait de gueules à la bande de vair accostée de deux lions d’or (Lachesnaye tome II p 657)
    En 1417 Henri d’Angleterre descendit à Touques et assiégea le château qui se défendit énergiquement et capitula d’égal à égal avec le Roi.
    En 1449 le sire de Blainville, maréchal des armées royales reprit le château de Touques sur les Anglais.
    Pendant les guerres de Religion il tint, pour la Ligue, et résista en 1590 à Henri IV
    Qui finit par lui accorder une composition avantageuse.

    Montfaut trouva nobles à Touques :
    Jean Carrel de St Pierre de Touques
    Robin de St Pierre, bâtard de la maison de Blosset sur la même paroisse
    Et rejeta comme non noble Jean de la Porte.

    Orderic Vital Livre XIII traduction Guizot tome IV p ;518 :
    Le Duc d’Anjou après avoir ravagé diverses places de la Normandie ……se rendit à Touques au commencement de novembre. Il y trouva une place opulente et voulut assiéger le lendemain Bonneville, forteresse du voisinage. Les ennemis trouvèrent à Bonneville des maisons considérables mais vides où ils s’établirent témérairement dans leur triomphe et se firent préparer de splendides festins.
    Sur ces entrefaites, pendant l’obscurité de la nuit, comme leurs agresseurs reposaient avec sécurité dans les maisons de leurs adversaires, Guillaume surnommé Troussebot, gouverneur de Bonneville, profita habilement de l’imprudence des angevins. Par des exhortations convenables il excita avec grande entreprise les habitants qu’il avait rassemblés autour de lui. Puis il envoya à Touques des jeunes gens débauchés et des filles publiques, et leur dit adroitement, après avoir bien réfléchi, ce qu’ils avaient à faire. Ces gens, d’après leurs instructions, se dispersèrent en cachette dans le bourg et dans ses quatre quartiers ils mirent hardiment le feu en quarante cinq endroits. Déjà les angevins avaient pris la place et fait prisonniers leurs hôtes dans leurs propres foyers et sur leurs chaises ; tout à coup, surpris par le grand bruit des flammes et les cris des gardes, ils furent excessivement effrayés et prirent la fuite en abandonnant leurs chevaux, leurs armes et même leurs effets les plus nécessaires. Alors Guillaume Troussebot se présenta en armes avec sa troupe devant les ennemis, mais l’épaisseur de la fumée les aveugla tellement de part et d’autre qu’ils ne purent ni se voir ni se reconnaître. Enfin le Comte Geoffroy, tout troublé, s’arrêta dans un cimetière et y rassembla ses soldats. Là, confus et tremblant, il attendit l’arrivée du jour. Aussitôt qu’il parut il s’enfuit au plus vite et ayant appris à connaître l’audace des normands il arriva tout honteux à Argentan.

    Echiquier de Normandie p.215
    Texte en latin « De salvo conductu Touque »
    Se terminant par la liste des 106 ou 108 gentilshommes qui défendirent le susdit château.

    Echiquier de Normandie p.263
    « Lappointement de Touque »
    Censuit lenpointement de traitéee et par lettres endentées prise et acccordez le Mardy le tierce jour d’August après que le siège fust mise devant le chastelle de Touque par lordenance du Trèshaut et trèspuissant prince, le trèsexcellent Roi de France et Dengleterre, a savoir pour la partie du trèsexcellent Roy commise de sa grâce audite traitée et appointement vaquer et entendre ses homes lieges Monsieur Jehan Cornevaille et Monsieur Guillem Porter chevalier.
    Et pour la partie de l’adversaire de susdit trèsexcellent Roy, Guillaume le Comte, lieutenant depar Messieurs Jean Daugere capitaine dudit chastelle et Jehan Bonenfant esquiers ladite appointement accordé en cest forme. Que sency n’est que ledit chastelle soit recussez ou succurrez oudeins lundy le noefisme jour du susdit mois proschien accompainez de gents darmes que à ycelle heure le lientenant rendra ledit chastelle de Touque en les mains du trèsexcellent Rou de France et Dengleterre ou a autre de sa noblesse à ces commis pour le recevoir. Et sur cest traitée et appointement à la Roy de sa benigne grâce attroyé a tous ceux soiantz dedens ledit chatselle leur vies avesques toutz leurs biens, hernois, montures, armures et autres choses quelconques hormis vitailles et artillerie appartenantz audit chastelle. Et pour y ceste traitée et appointement entretenir bien et loialement sanz fraude et male engyn ount les sus ditz deux esquiers faits serement solempnelle et sur peine de reprouche et avecque ce bailles et délivrés hors dudit chastelle sept hostages bones notables et suffisantss a la volonté e du Roy et après la délivrance dudit chastelle devreste renduz franchement et quietement come les autres qui sont demeures dedenspurvey que si ledit chastelle soit par forve come dit est socurrez adonques les hostages parailement devestre rendus. Et par y ceste desus contenuz plus véritablement approver et entretenir ount les parties susditz mises a cestes presentz leur scalx lesquelles furent escripts et scalez le sus dit tierce jour du cest present moys en lan nostre seigneur mille cccc xvii.
    (conferer le sauf conduit donné aux 106 ou 108 gentilshommes qui défendaient le susdit château)

    Capellle Castri de Touqua

    Patronage:
    16e et 18e Dominus Cleriaco

    Hôtel de Dieu de Touques
    Patron : les habitants

    Capelle léproserie St Marci

    Patronage:
    l’administrateur d’icelle
    Sur la paroisse St Thomas

    Adolphe, Jules, César Auguste Dureau de la Malle, né à Paris le 2 mars 1777, membre de l’Académie des Inscriptions et des Belles Lettres en remplacement de Millin le 16 octobre 1818.
    « Le goût qu’il avait pour le dessin lui fit entreprendre en 1792, avec trois artistes, le long des côtes de Flandre, de Normandie et de Bretagne, un voyage de paysagiste, à pied et sac au dos. Mais l’époque était peu favorable à ces studieuses excursions. Pris pour des émigrés et des ingénieurs anglais qui levaient le plan des côtes, nos artistes voyageurs furent tout près d’être mis à la lanterne à Touques ; déjà même ils avaient la corde au cou, c’en était fait d’eux, si le jeune Dureau de la Malle avec son éloquence de 15 ans n’eut obtenu un sursis. Garrotté avec ses compagnons et conduit à travers les malédictions de la populace jusqu’au tribunal du district. Ils eurent le bonheur d’y être délivrés. (Encyclopédie des Gens du monde tome VII p.775)

    Edit du Roy portant suppression des Verderies de Touques et de Landepourie et création d’un lieutenant dans les Maîtrises d’Auge et de Mortain, pour en tenir lieu, sur la demande du Duc d’Orléans, frère unique du Roy, comme légataire universel de Marie Anne Louise de Montpensier qui en était propriétaire par contrat d’échange fait entre ses prédécesseurs et François 1 le 11 avril 1529 – Décembre 1699 Versailles. (Recueil d’Edits Tome II p.821)

    SAINT THOMAS DE TOUQUES

    Voir :
    Catalogue de la Ste Historique de Lisieux 1872 p.19 n°34

    Sous l’invocation de St Thomas

    Patronage:
    14 e :épiscopus lexoviensis

    Lors de la déclaration des bénéfices le curé de St Thomas se nommait Jacques Charles de Brossard qui avait droit au tiers des grosses dîmes, aux vendanges et de plus en d‘autres revenus une somme de 574 livres.

    Curés:
    de Brossard 1764
    Roney 1774
    Magnan 1784-1787

    Description de l’église St Thomas par A. Pannier

    Description des cloches
    St Thomas
    J’ai été bénite par Messire Hérault ci-devant curé de St Pierre, ancien doyen de Touques pasteur de ce lieu et nommée Marie Louise par Monsieur Louis Pimpert et Dame Marie Anne veuve Saucisse et refondue par les soins de Monsieur Fils, trésorier comptable, et de Messieurs Goguet et Lehéricher foulon …curateurs de la fabrique sous la mairie de Monsieur Quatrhomme.
    Lavillette de Lisieux m’a faite en 1806.

    St Pierre
    IHS Marie Jésus nommée Marie par Jacques Carrel, écuyer, sieur de Meautrix et de St Arnoult et par Demoiselle Marie Thiron, femme de Noble Homme Pierre Ferey, seigneur du Pont, conseiller du Roy, lieutenant-es-loi, en l’élection de Pont l’Evêque plus Messire Pasquet Mareis trésorier – 1633-

    Petite cloche de Touques
    J’ai été bénite par Monsieur Charles Prieur, curé de Touques et nommée Victoire Alexandre par Monsieur Alexandre Abraham Leloup, avocat à la Cour royale de Paris et Madame Victoire Pouettre, veuve Sorel, Messieurs V.H Leboucher étant trésorier et Messieurs A. Cordier, J. Biette et A.Leloup marguilliers, sous la mairie de Monsieur Briard.
    Fondue en 1834 par JV et A.Langlois à Quetteville.

    SAINT PIERRE DE TOUQUES

    Voir :
    Congrès archéologique de 1867 p.513

    Sous l’invocation de St Pierre
    Patronage:
    14e siècle épiscopus lexoviensis

    Curés:
    Buchard 1764
    Etienne 1774
    Hérault 1782-1787
    Noble et discrète personne Messire Pierre Picquenot, prêtre curé du bénéfice de St Pierre de Touques 26 avril 1664

    Description de l’église St Pierre par A.Pannier

    Coupures de presse : promenades archéologiques
    22 août 1866 : Touques, Château de l’Epiney, Manoir Meautrix, Les Salines et Bonneville sur Touques
    16 septembre 1866 : Touques
    30 septembre 1866 : Touques suite
    7 octobre 1866 : Manoir de Meautrix
    11 et 18 novembre 1866 : les Salines
    Le Pays d’Auge jeudi 16 juin 1870


    DAUBEUF-sur-TOUQUES

    25 – DAUBEUF – Dambelium – Dambostrum – Auboeuf

    (Ancien fichier « DAUBEU14.SPR »)
    Commune réunie à Touques en 1827.

    Le fief d’Aubeuf, autrement dit le petit Manneville, à N. H. Robert Langlois, duquel la tenure est en litige entre ledit sieur de Thierville, à cause de sa dite seigneurie d’Abeville, et le sieur de Villerville par un quart de fief, 9 livres.

    3 – a Bibliographie :

    De CAUMONT Arcisse : Statistique monumentale du Calvados réédition FLOCH, tome IV, page 249
    (selon De CAUMONT, DAUBEUF se trouvait à 3 km de Touques et de Bonneville)

    C. HIPPEAU.- Dictionnaire topographique du Calvados, Paris, 1883, p. 97:

    DAUBEUF-sur-TOUQUES, Commune réunie à Touques en 1827 – Daubae, (1198) (magni rotuli, p. 9).- Dambolium, XIVe siècle (pouillé de Lisieux, p. 38).- Daubostum, 1571 (ibid. p. 39 note)._ Auboeuf, 1579, 1683, 1729 (ibid. p. 39 note).- Dobeuf, 1716 (carte de de Lisle)
    Par. de Saint-Just, patron l’abbé de Fécamp. Diocèse de Lisieux, doyenné de Touque. Généralité de Rouen, élection de Pont-l’Evêque, sergenterie de Touque.
    Daubeuf, fief de la baronnie de Blangy, s’étendait aux paroisses de Saint-Léonard et Notre-Dame de Honfleur, Ablon et Crémanville, 1620 (fiefs de la Vicomté d’Auge)

    Dr Jean BUREAU.- PA., 25, 1-1975,
    Paul GUIDECOQ.- « En forêt de Saint-Gatien. Notes historiques sur la fondation du Prieuré de Saint-Martin-du-Bosc », P.A., 35, 3-1985, pp. 3-13, ill.
    Claude PRIMOIS.- P.A., 31, 2-1981
    Lucien MUSSET.-

    STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
    Daubeuf, Dombolium, Daubostum.

    Daubeuf était une petite paroisse, à 3 kilomètres de Touques et de Bonneville, au fond d’une vallée dont le ruisseau vient à Touques se joindre à la grande rivière. L’église a été détruite, sauf une partie du choeur que l’on a convertie en chapelle et qui est à présent propriété privée.
    Les parties les plus anciennes de ce qui reste peuvent être rapportées à la fin du XIIe. siècle. On a incrusté l’inscription suivante dans le mur du chevet :


    ME . IEAN . DUCHEMIN
    CHIRURGIEN . DECEDE
    LE 12 JANVIER 1770
    PRIEZ DIEU POUR
    LUY.

    L’église de Daubeuf était sous l’invocation de saint Just.
    L’abbé de Fécamp nommait à la cure.
    On comptait 76 feux taillables dans la commune et 2 feux privilégiés.

    voir :
    Extrait de la St Historique de Lisieux – 49 –
    Sous l’invocation de St Just

    Patronage:
    16e abbas Fiscamensis
    18e ? ?

    Chapelle St Martin de Bosco
    Patronage:
    16e abbas Fiscamens
    18e ? ?

    Prior St Martini in Usto super Touquam in parrochia de Dambolio sur Hennequevilla

    Patron:
    16e abbas et couventus Fiscamensis
    18e ? ?

    Ce prieuré paraît avoir été réuni à la chapelle de St Martin du Bosc

    Curé :
    Duchemin 1764-1774
    Quevilly 1780-1787
    Guillaume Michault, curé de Daubeuf voir Charité de Surville.

    Chapelle en l’église de St Martin du Bois : patron l’abbé de Fécamp.

    St Martin du Bosc, prieuré simple de St Benoît à Daubeuf (Vies des Saints Patrons)

    Insinuation:

    L’ancienne commune de Daubeuf que traverse la nouvelle route d’Honfleur à Dives par Touques est réunie aujourd’hui à cette dernière localité pour le culte et pour l’administration civile.
    L’église a été en grande partie démolie il y a environ quinze ans (suit une description de l’église reconstituée d’après selon des renseignements recueillis sur place -A.Pannier

    Prieuré de St Martin du Bosc, diocèse de Lisieux, dépendant de l’Abbaye de Fécamp – 1 plan, 1 liasse, 3 chartes de 1421 à 1782 (Archives de la Seine Inférieure).

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