ABLON


NOTES sur ABLON – 14001


Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Ablon, canton d’Honfleur
Abelon, 1198 (magni rotuli,p. 33, a).

Archives Calvados:
Ablon (Calvados)
Canton actuel : Honfleur-Deauville
Arrondissement actuel :Lisieux
Code INSEE : 14001
Histoire administrative : Ablon intègre les communes d’Ableville et Crémanville par le décret du 13 octobre 1809. Le hameau de
Saint-Sauveur est réuni à Saint-Léonard par l’ordonnance du 21 novembre 1831.

Les Noms des Communes de Normandie – I Jean Adigard des Gautries, Fernand Lechanteur
1. — Ablon (Honfleur C), augmentée de Crémanville et d’Ableville en 1809 :
Abelon 1180 : Mag. Rot. Scacc. Norm., éd. Stapleton, p. 68.
Origine obscure, sans doute ganl. Cf. Ablon S.-et-O. (cant, de Longjumeau). Même radical qu’Avallon (gaul. aballo « pomme », donc « pommeraie ») ?

Lieux-dits d’ABLON.
Bruyère (La) – Gros-Chêne (LE) – Gros-Dos (LE) – GUERRE(La) – GUERRE(La) –
HOUSSAYE(La), Hoxeia, v. 1360 (cart. de Friardel). Fief relevant de la baronnie de Blangy, s’étendant aux paroisses de Crémanville,
Notre-Dame et Saint-Léonard de Honfleur.
MORQUET – Noyer ( Le) – Proverie (LA) – Saint-Nicolle – Vallée-d’Ableville (La) – Vallée-de-Crémanville (La) – Village-Noyer (Le) –

Rôle des Fiefs de la vicomté d’Auge 1620 – 1640:

– Le fief d’Ablon, appartenant à Loys Le Doyen, escuyer, à cause de sa femme.

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie

BODIN Pierre Docteur : Les litres seigneuriales du Calvados, supplément au BSHL n°54 ou Litres Calvados.Doc

L’EXPLOITATION ANCIENNE DES ROCHES DANS LE CALVADOS : HISTOIRE ET-ARCHEOLOGIE. Serv. dép. d’Archéologie. 1999 pages 256, 259.

De CAUMONT Arcisse : Statistique monumentale du Calvados réédition FLOCH, tome IV, page 329.et page 331

Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 913.

FOURNEE D Jean, Les deux saints Jacques en Normandie. Première partie: Etude topographique- dans Cahiers Léopold Delisle-, t. XXXVIII, fasc. 3-4

LECOUTURIER Yves, L’industrie dans le Calvados sous l’occupation, 1940-1944 dans L’Homme et l’industrie en Normandie. Du Néolithique à nos jours. (23e Congrès des Sociétés historiques et archéologiques de Normandie, 1988), BULL. SOC. HISTORIQUE ET ARCH. DE L’ORNE, n° spécial, 1990, pp. 69-74
Mommers à Lisieux, Dives, La Rivière-Saint-Sauveur, Ablon

Bibliothèque de l’Ecole des Chartes 1ere table p.8 col 1.
Ste Historique de Lisieux 1872 p.16 n°7, p.20 n°37 – Extraits 5-49
Ste Historique de Lisieux 1874 p.8 n°28
Bulletin de la St Historique n°5 p.54

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Ablon, Abelon, ecclesia de Ablone.

L’église d’Ablon était romane dans l’origine, mais il ne reste plus de cette époque que le mur du nord, jusqu’au point où commence le pan coupé du sanctuaire. Ce mur montre des silex disposés en arêtes de poisson, des contreforts plats en tuf, et une porte romane sans ornements, bouchée.
Il a été exhaussé postérieurement, vraisemblablement quand on a refait le sanctuaire et le mur méridional.
Ces travaux eurent lieu probablement à la fin du XV.siècle. Alors on fil remplacer le chevet par un pan coupé ; on y perça des fenêtres qui furent, comme celles que l’on voit dans le mur du sud, au nombre de six, composées de deux baies subtrilobées surmontées d’une tracerie dans le style flamboyant. Quelques-unes, sinon toutes, furent garnies de vitres peintes dont il reste quelques traces. Des contreforts entre chaque fenêtre sont surmontés de pinacles ornés de crosses, ce qui montre un certain luxe dans cette reconstruction.
Les voûtes, en bois avec entraits, ont été enduites de plâtre.
La tour, moderne, forme une addition à l’extrémité occidentale de la nef. La porte est à cintre surbaissé aussi bien qu’une arcade qui la surmonte. Une pyramide couverte d’ardoises couronne cette tour dans laquelle il y a trois cloches ; elles ne sont pas anciennes.
Il me reste à parler d’un font baptismal qui, heureusement, n’a pas été remplacé : c’est une cuve cylindrique monolithe, un peu diminuée parle bas et assez mal arrondie, ornée d’un cercle près du bord, lequel cercle paraît reposer sur quatre bandes verticales divisant le cylindre en quatre parties ou panneaux ; ces espèces de pilastres sont garnis de cercles enlacés, et les quatre panneaux sont garnis eux mêmes de cercles et de demi-cercles disposés symétriquement et tracés légèrement en creux. Je crois ce font de la fin du XII,. siècle.
Il y a dans l’église d’Ablon un autel à colonnes dans le sanctuaire, et deux petits autels accolés au mur entre choeur et nef : ces derniers n’ont pas d’intérêt.
Une statue de sainte Honorine et une de la Sainte Vierge sont fixées sur les murs de la nef (côté sud).
La chaire, en bois, doit dater du temps de Louis XV.
L’église d’Ablon est sous l’invocation de saint Pierre.
Jean de Clarbec, D. Clarobecco, est mentionné comme nommant à la cure dans le Pouillé du XIVe. siècle. Cette famille était importante à cette époque, et, au XVII, siècle, elle avait encore le patronage d’Ablon. Avant la Révolution, il appartenait toujours au seigneur.

Château.
— Le château d’Ablon, à peu de distance et au sud de l’église, domine une charmante vallée qui se développe à l’est et sépare le Calvados du département de l’Eure.
La position est pittoresque et belle. Ce château m’a paru du siècle dernier, peut-être du commencement. Il est toujours occupé par la famille, qui porte le nom de la paroisse.
On comptait 3 feux privilégiés et 51 feux taillables dans la paroisse d’Ablon ; elle dépendait de la sergenterie du Ménil et de l’élection de Pont-Audemer.

2 – Pièces Justificatives:

Labbey de La Roque, Pierre Élie Marie
Recherche faite en 1540, par les élus de Lisieux des nobles de leur élection

ABLON.
340. Louis le Doyen, Sr. du dit lieu d’Ablon, a été plusieurs fois approché pour bailler sa généalogie et déclarer les causes de son exemption , et néantmoins n’a icelle fournie ; pour quoi le procureur du Roi a requis qu’il fût suspendu de son privilege et assis au profit du Roi.

– Insinuations:

Description de l’église considérée comme très intéressante.
L’église d’Ablon avait pour patron au 14e siècle Jean de Clarbec (Johannes de Clarobecco) qui, écuyer, comparut aux Assises de l’Echiquier en 1340, 1340 et 1344.
Il existe dans les cartulaires de St Ymer plusieurs chartes de ses prédécesseurs et entre autres une de 1308 de Pierre de Clerbec, écuyer fils de Nicolas.
Au 18e siècle le patron était le seigneur de la localité.
Vers le milieu du 16 e siècle (1540) Louis le Doyen, seigneur d’Ablon possédait la terre d’Ablon. Son écusson était d’or à trois têtes de maure tortillées d’argent.
A la fin du 17e siècle, la famille le Doyen était encore en possession de la terre d’Ablon.
A l’époque de la Révolution la paroisse d’Ablon, qui dépendait du doyenné d’Honfleur, faisait partie de la vicomté de Pont Audemer.
Les anciennes paroisses d’Ableville et de Crémanville, dont les églises ont été démolies, sont réunies à la comme d’ Ablon qui compte aujourd’hui plus de 700 habitants.
– A peu de distance de l’église, sur le même côté s’élève dans une charmante position le château d’Ablon.
Ce château construit en brique dans la seconde moitié du 18e siècle domine un vallon sauvage et pittoresque, une large avenue de tilleuls précède le château du côté de la plaine.
Dans la cour contiguë au château s’élève un colombier octogone, construit en bois avec tuiles entre les colombages, qui donne à cette charmante habitation un aspect féodal.
(A.Pannier – Journal d’Honfleur des 30 juin et juillet 1861)

Jean de Clarbec était seigneur, patron d’Ablon au 14e siècle. Au 15e siècle cette terre passa à la famille d’Osmont. Louis d’Osmont fit ses preuves à Ablon lors de la Recherche de la noblesse par Montfaut en 1463.
Une autre famille se trouve au 16e siècle en possession d’Ablon, la famille Le Doyen. Louis Le Doyen, seigneur d’Ablon, refusa de justifier de sa noblesse devant les élus de Lisieux en 1540.
Les Le Doyen sont restés en possession de cette terre ainsi que d’un certain nombre de fiefs et de paroisses environnantes jusqu’à la fin du 17e siècle.
Noble Dame Marie Charlotte Cécile Le Doyen, dame et patronne des fiefs, terres et seigneuries d’Ablon, Ableville, Esquainville, Quetteville etc. fut la dernière du nom.
Elle se maria deux fois. J’ignore le nom de son premier mari, elle se maria en secondes noces en novembre 1718 à Messire Henry Eustache de St Pierre, marquis de St Julien, seigneur de Greugnes, Heudreville etc.
-Seigneurie d’Ablon: Dans un aveu rendu à ladite seigneurie par le curé de Barneville Monsieur de Thieuville, le 8 mars 1752, on trouve :
« Noble Dame Marie Charlotte Cécile Ledoyen, dame et patronne des terres et seigneuries d’Ablon, Ableville, Esquainville, Fastouville-sur-la Mer, La Chapelle Saint-Clair, Saint-Laurent de Quetteville, aussi dame des nobles fiefs, terres, seigneuries de la Rûe, la Boulley, le Rozel, Dauboeuf, Manneville-au-Bouef, le Mesnil-Cordelier, Cormeilles, Lessard, Le Val-Richer, Les Gruaux, La Gohaigne, Chantereine, Laschyet autres terres et seigneuries, veuve de Messire Henry Eustache de Saint-Pierre, Marquis de Saint-Julien seigneur dudit lieu, Grangues, Mailloc, Heudreville et autres lieux, chevalier de l’Ordre militaire de Saint Louis (archives de Thieuville) »
De ce mariage naquit une seule fille Marie Madeleine de St Pierre, qui fut mariée au Marquis de Goyon et mourut sans postérité. Sa succession fut partagée entre le seigneur de Brévedent et le comte de Sermeterre le 4 septembre 1766.
Monsieur de Brévedent devint ainsi seigneur d’Ablon, Ableville, Equainville etc., que son fils Léon Jean Baptiste posséda jusqu’à la Révolution. Il avait épousé Jeanne Henriette Louise de Courseulles, fille d’Alexandre de Courseulles, dernier seigneur de Gonneville sur Honfleur.
Je vois en 1823 Madame de Giverville aux droits de Madame de Brévedent née de Courseulles, mais j’ignore à quel titre. Est-ce sa fille ?
– Le Doyen porta : d’or à trois têtes de maure de sable tortillées d’argent.
de Brévedent : d’azur à la croix ancrée d’or au chef d’argent chargé de trois fers de moulin de sable.
– Mademoiselle de Brévedent du Plessis née en 1750, instruite à St Cyr, mariée à sa sortie.

Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien Diocèse de Lisieux

343. – Le 28 août 1696, noble dame Charlotte de Fastouville, Vve de Mes. Henry Le Doyen, chevalier seigneur des fiefs et terres et patron d’Ablon, Ableville, Fatouville sur la Mer, le Boulley, Daubouef, le Rozel et autres lieux), demeurant en son manoir seigneurial de la Rue, parr, d’EquainvilIe, et Philippe Galloys, bourgeois demeurant à St-Léonard d’Honfleur, constituent 150 livres de rente en faveur de Me. Guillaume Galloys, acolyle, fils dud., sr. Philippe, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Cette rente est garantie par Me Michel Leduc, pbre, curé de Gonneville-sur-Honfleur, docteur en théologie, et par Me Jacques Falaize, aussi pbrë, chapelain eu l’église St-Léonard d’Honfleur, demeurant en lad. ville Led. acolyte fut représenté dans cet acte par Jean Galloys, son oncle.

53. – Le 9 oct. 1711, dame Cécile de Brunon, Vve. de .Mes. François Le Doyen, chev. seig. et patron d’Ablon, Ableville, Equainville et de la chapelle St-Clair, demeurant à Rouen, nomme, en sa qualité de douairière dud. seig., à la cure d’Ablon, vacante par la mort de Me. Louis Angomare, pbrë, dernier titulaire, la personne de Me. Elic Commely, pbfë, curé de St-Ouen de Grestain. Le 29 oct. 1711, le seig. évêque donne aud. sr. Commely la collation du bénéfice d’Ablon.

88. – Le 1 er janvier 1711, Me Elie Commely, pbrë, curé de Grestain, y demeurant, pourvu de la cure d’Ablon, prend possession dud. bénéfice, en présence de M. Claude Le Doyen, pbrë, curé de Fatouville et titulaire de la chapelle St-Clair, située en la parr. St-Léonard de Honfleur ; Me. Nicolas Lefebvre, pbfë, curé de Carbec : Me. Jacques Fossey, pbrë, vicaire de Fatouville.

380. – Le 10 fév. 1713, dispense de parenté au 3° degré pour le mariage entre Edmond de Thieuville, chev. demeurant à Ablon, et Catherine Thierry, demeurant en la parr. de St-Léonard d’Honfleur.

405. – Le 8 juin 1713, dispense de parenté au 3° degré pour le mariage entre Jean de Thieuville, Esc. et damll. Agnès Eudes, demeurant à Ablon.

Curés. – L. Angomar.
Prêtre dé la paroisse, – 0. Thierry.

76. – Le 30 mars 1719, M Thomas Lebreton, pbrë, originaire du Torpt, et demeurant à Ablon en qualité de vicaire, Me ès-arts en l’Université de Caen, fait réitérer ses noms et grades aux relig. de Grestain, St-Pierre de Préaux et Cormeilles, ainsi qu’aux dames de St-Léger de Préaux.

Curés. – L. Angomare – E. Commely – N. Mauger.
Vicaire. – T. Le Breton.
Patron. – Le Seigneur du Lieu. – C. de Brunon, veuve Le Doyen.
Seigneurs et notables. – S. Pilley – F. Le Doyen – J. de Thieuville – E. de Thieuville.

531 . – Le 16 juin 1728, dispense de bans pour le mariage entre Paul Levannier, gendarme de la reine, fils de Jacques, de la parr. d’Englesqueville, d’une part, et damlle Catherine Thierry, fille d’André et de Catherine Langlois, de la parr. d’Ablon.

608. – Le 23 nov. 1728, dispense de bans pour le mariage entre Charles de Maharu, fils de feu Me Nicolas de Maharu, chirurgien, et de damlle Catherine-Françoise Dauge, de la parr. d’Ablon, d’une part, et damlle Marie Hébert, fille de Me Jacques Hébert, notaire, et de Magdeleine Prévost, de la pair, du Mesnil-sur-Blangy.

643. – Le 28 fév. 1729, dispense de bans pour le mariage entre Mre Nicolas Le Boctey, fils de feu Nicolas Le Boctey, chev, seigr et Charles Thierry, sr du Puits, Esc, garde de feu Son Altesse Royale Mr le duc d’Orléans, fils de feu André Thierry, sr du Puits, et de dame Jacqueline Langlois, de la parr. de N.-D. de Honfleur, demeurant à présent en celle d’Ablon, d’une part, et damlle Jeanne Parrin, fille de Me Guillaume Parrin et de dame Jeanne Baudouin, de la parr. S’ Ouen de Pontaudemer.

130. – Le 16 août 1735, noble dame Agnès Eudes, veuve de Jean de Thieuville, Escr, sr d’Ableville, demeurant en sa terre, parr. d’Ablon, constitue 150 livres de rente en faveur de son fils, Me Esprit-Jean-Charles de Thieuville, Escr, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés.

143. – Le 2 nov. 1732, Jean-Baptiste de Thieuville, fils de Jean-Charles et d’Agnès Eudes, de la parr. d’Ablon, reçoit la tonsure et les ordres mineurs à Lx, de la main de Mgr de Simiane, évêque de St-Paul-Trois-Châteaux.
Le 6 oct. 1739, la nomination à la cure de Barneville-la-Bertrand, appartenant au seigr du lieu, Mrs Philippe-Louis Le Jumel, seigr et patron de Barneville et seig. de Pennedepie, nomme à lad. cure, vacante par la mort de Me Pierre Lecesne, qui avait succédé à Me Michel Thorel, la personne de Mre Jean-Baptiste de Thieuville, pbrë de ce diocèse.
Le 7 oct. 1739, le seigr évêque donne aud. sr de Thieuville la collation dud. bénéfice.
Le 19 oct. 1739, le sr de Thieuville (1) prend possession de la cure de Barneville, en présence de Me Jean-Charles Duval, pbfë de S* Léonard de Honfleur, Me Antoine Turgis, pbrë, desservant Ied. bénéfice de Barneville et plusieurs autres témoins.

633. – Le 16 fév. 1729, dispense de bans pour le mariage entre Charles Thierry, sr du Puits, Esc, garde de feu Son Altesse Royale Mr le duc d’Orléans, fils de feu André Thierry, sr du Puits, et de dame Jacqueline Langlois, de la parr. de N.-D. de Honfleur, demeurant à présent en celle d’Ablon, d’une part, et damlle Jeanne Parrin, fille de Me Guillaume Parrin et de dame Jeanne Baudouin, de la parr. S’ Ouen de Pontaudemer.

130. – Le 16 août 1735, noble dame Agnès Eudes, veuve de Jean de Thieuville, Escr, sr d’Ableville, demeurant en sa terre, parr. d’Ablon, constitue 150 livres de rente en faveur de son fils, Me Esprit-Jean-Charles de Thieuville, Escr, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés.

43. – Le 13 juin 1747, la nomination à la cure de St- Pierre d’Ablon appartenant au seigr du lieu, haute et puissante dame Marie-Charlotte-Cécile Le Doyen, dame et patronne d’Ablon, Fatouville-sur-la-Mer, Equainville, Ableville, St- Laurent de Quetteville, la Chapelle-St-Clair,
le Boulley, Dauboeuf et autres lieux, Vve de haut et puissant seigr Henry-Eustache de St- Pierre, marquis de St- Julien, seigr et patron dud. lieu, Mailloc, Grengues et autres lieux, chevalier de l’Ordre militaire de St-Louis, demeurant à Rouen, en son hôtel, rue Beauvoisine, parr. Ste Croix-St-Ouen, nomme à lad. cure d’Ablon, vacante par la mort de Me Nicolas Mauger, dernier titulaire, la personne de Me Pierre-François Mérieult, pbrë du diocèse de Lx, curé de N.-D. de Catenay, diocèse de Rouen. Fait et passé à Rouen, en l’hôtel de lad. dame marquise de St-Julien.
Le 17 juin 1747, le seigr évêque donne aud. sr Mérieult la collation de ce bénéfice.
Le 19 juin 1747, le sr Mérieult prend possession de la cure d’Ablon, en présence de Me Jean-René Massue, pbrë, curé de Beuzeville ; Me Nicolas Le Viderel, pbrë, desservant le bénéfice d’Ablon ; Me Nicolas Lemonnier, pbrë, vicaire de Beuzeville ; Me Pierre Foucault, pbrë,
vicaire d’Equainville ; Mesre Jacques Deschamps de la Guerrie, et autres témoins du lieu.

Curés. – N. Mauger – P. -F. Méricult.
Prêtre desservant. – N. Le Viderel.
Clerc. – E.-J.-C. de Thieuville.
Patron. – Le seigneur du lieu. – M.-C.-C. Le Doyen. Vve de St-Pierre.
Seigneurs et notables. – J.Deschamps de la Guerrie – C. de Maharu — N. de Maharu – A. Thierry – C. Thierry.

376. – Le 23 sept. 1771, dispense de bans pour le mariage entre Mesre Jean-Antoine Duquesne, ancien garde du roy, capitaine de cavalerie et pensionnaire de Sa Majesté, fils de Mesre Pierre Duquesne, sr de la Mare, seigr des fiefs de la Mare, de la Chevalerie et autres lieux, et de noble dame Marie-Barbe-Charlotte Blondel, demeurant en la pair, de Toutainvilie et en celle de St-Sulpice de Graimbouville, d’une part, et noble demll. Marie-Anne-Thérèse-Guillaume de Brèvedent, fille de Mesre Esprit-Jean-Baptiste de Brèvedent, Escs. ancien chevau-léger de la garde ordinaire du roy, chevalier, seigr et patron d’Ablon, Ableville, Fatouville, Equainville et autres lieux, et de noble dame Marie-Anne de Mannoury, de la parr. d’Ablon.

66. – Le 24 févr., 1777, la nomination à la cure de St-Pierre d’Ablon appartenant au seigr dud. lieu, Mesre Esprit-Jean-Baptiste de Brèvedent, chevr, seigr et patron d’Ablon, Fatouville, Equainville, Ableville, la Chapelle St-Clair, seigr des fiefs et terres de la Rue, du Boulley, du Bois, des Mares, du Noyer, Dauboeuf, Manneville, du Rosel et autres lieux, demeurant en son château d’Ablon, nomme à lad. cure vacante par la mort de Me Pierre-François Merieult, dernier titulaire, la personne de M Jacques Rebut, pbrë, vicaire de Maclou-la-Campagne.
Fait et passé aud. château d’Ablon.
Le 27 févr. 1777, le seigr évêque donne aud. sr Rebut des lettres de provision dud. bénéfice.
Le 9 avril 1777, le sr Rebut (1) prend possession de la cure d’Ablon, en présence de Me Thomas-André-Etienne Caignard, pbrë, curé de St-Maclou ; Me Jean-Pierre Millet, pbrë, desservant lad. parr. d’Ablon et autres témoins.
(1) Bientôt parurent de nouvelles lois d’expulsion contre les prêtres assermentés. M. le curé d’Ablon prit un passe-port pour l’Angleterre et partit pour les Pays-Bas. Il mourut en exil. – (Archives du Calvados. – Mss de Reux.)

133. – Le 10 sept. 1781, dispense de bans pour le mariage entre Mesre Pierre-Philippe-Gilles-Alexandre de la Roque de Bernière, demeurant à Pont-L’Evêque, fils de feu M. Pierre de la Roque de Bernière, Escr, conser du roy, lieutenant-général au bailliage d’Auge, et de
noble dame Jeanne-Esther Hébert de Bailleul , demeurant en sa terre des Barreaux, pair, de Tourgéville, d’une part, et noble demlle Charlotte-Félicité de Brèvedent, fille de Mes. Jean-Baptiste-Esprit de Brèvedent et de noble dame Marie-Anne de Mannoury, de la parr. d’Ablon.

Curés. – P. -P. Mérieult – Jq. Rebut.
Prêtres de la paroisse. – J -P. Millet – P. Vaste.
Seigneurs.- E.-J.-B. de Brèvedent d’Ablon – L.-J.-B. de Brèvedent d’Ablon – C. Thierry
du Puits.

Population : en 1774 ( Archives de Ronfleur, subdélégation), 256 habitants (2 prêtres, 50 hommes, 57 femmes, 20 garçons majeurs, 42 garçons mineurs, 28 filles majeures, 33 filles mineures, 13 valets, 11 servantes) ; en 1789, 58 feux.
Impositions ordinaires en 1790 (Archives du Calvados , C. 8.690) :
Taille.
1.550 L . 2 s. 5 d
Imposition accessoire.
901 L. 15 s. 8 d.
Capitation.
1.007 L. 10 s. 4 d. (1)
Prestations.
392 L. 16 s
(1) Les répartiteurs sont : Jacques Morin, maire; Thierry; Philippe Milcent, membres de la municipalité.
Corvée , en 1783 : 325 1. (Archives communales de Honfleur.
Gabelle , en 1789 : 98 feux et 239 personnes imposés ; 3 feux et 21 personnes privilégiés (Archives nationales, G 1 100). Sel d’impôt [690 I.] (Archives de la Seine-Inférieure , C. 610).

Cours d’antiquités monumentales.
la chapelle seigneuriale de La Cambe appartient au dernier style ogival et date de la première moitié du XVIe. siècle. Il recouvre les restes d’un des membres de la famille des anciens seigneurs de Jucoville Messire Guillaurne Le François en son vivant curé d’Ablon qui mourut en 1511.
Malgré les mutilations qu’elle a subies, la statue qui recouvre le tombeau et qui est celle de ce curé est digne d’intérêt elle avait été sculptée par une main habile (1) les détails en sont bien exécutés la chasuble était peinte en rouge; l’étole, les glands et les autres ornements étaient dorés. On avait figuré des pierres précieuses dans les galons du costume avec des morceaux de verre incrustés.

(1) On raconte sur ce curé les histoires les plus singulières. « II « était, dit-on, d’un caractère oppresseur et tyrannique, son tombeau est hanté la nuit par les revenants; il y vient des cavalcades et jusqu’à des voitures a quatre chevaux enfin on ajoute « que son tombeau n’est ni dehors ni dedans l’église mais sous « une arcade formant un abri particulier. »
Dès traditions semblables se rattachent aux tombeaux de personnes excommuniées et qui ne pouvaient, d’après les lois canoniques, être inhumées en terre sainte j’ignore si le curé d’Ablon se trouvait à sa mort sous le coup d’une excommunication, mais ces traditions encore vivantes dans l’esprit des habitants de La Cambe, m’ont paru assez singulières pour être rapportées ici.

3 – Archives ShL:

Saint-Pierre-ès-Liens.
Par. de Saint-Pierre,
patr. le seigneur du lieu.
Dioc. de Lisieux,
doy. d’Honfleur.
Génér. de Rouen,
élect. de Pont-Audemer,
sergent. du Mesnil.
C’était le siège d’une seigneurie qui relevait de la baronnie de Blangy et s’étendait sur les paroisses d’Ablon, Abbeville, Crémanville, Notre-Dame et Saint-Léonard d’Honfleur.

VASSEUR Charles : voir « Transcriptions.DOC » ou carnet « Analyses et transcriptions »
EXTRAIT DE NOTES RECUEILLIES PAR MONSIEUR CATHERINE, INSTITUTEUR A GONNEVILLE SUR HONFLEUR. Communiquées par Monsieur Panier 20 novembre 1861.
P.52 Seigneurie d’Ablon: aveu rendu à ladite seigneurie par le curé de Barneville Monsieur de Thieuville, le 8 mars 1752.
Reçu de Monsieur Curé de Barneville par les mains de Jean Fame, domestique de Madame Dupuys-Thierry à Ablon, la somme de 17 livres à valoir sur le trait de dîme de ladite paroisse de Barneville, appartenant à l’Abbaye de Saint-Léger de Préaux le 22 juin 1753.

Diocèse de : Lisieux
Doyenné de : Honfleur
Généralité de: Rouen
Election de : Pont-Audemer
Sergenterie du: Mesnil

C’était le siège d’une seigneurie qui relevait de la baronnie de Blangy.

3 feux privilégiés et 51 feux taillables
Sous l’invocation de St Pierre

– Patronage:
14e Johannes de Clarobecco
16e et 18e dominus de Clarobecco

– Curés:
Merieult 1764/1774
Rebut 1777/1787

Archives NEDELEC Communes 6 consultable ShL.
Commune Titre Date
Com.1. 1. 1 Ablon Vie quotidienne 8 art. 1994-2008
Com.1. 1. 2 Ablon Abelon . Crémanville
Com.1. 1. 3 Ablon Fête patronale St-Pierre-ès-Liens 7 art. 2003-2008
Com.1. 1. 4 Ablon Eglise. Château.

INVENTAIRE DES ENVELOPPES

Enveloppe n° 66
Document réalisé par les membres des l’association « Les Racines d’Honfleur » concernant la ville d’Ablon.

PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 1er carton. Carnet 109

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *