ABLON


NOTES sur ABLON – 14001

Ablon, canton d’Honfleur
Abelon, 1198 (magni rotuli,p. 33, a).

Archives Calvados:
Ablon (Calvados)
Canton actuel : Honfleur-Deauville
Arrondissement actuel :Lisieux
Code INSEE : 14001
Histoire administrative : Ablon intègre les communes d’Ableville et Crémanville par le décret du 13 octobre 1809. Le hameau de
Saint-Sauveur est réuni à Saint-Léonard par l’ordonnance du 21 novembre 1831.

Les Noms des Communes de Normandie – I Jean Adigard des Gautries, Fernand Lechanteur
1. — Ablon (Honfleur C), augmentée de Crémanville et d’Ableville en 1809 :
Abelon 1180 : Mag. Rot. Scacc. Norm., éd. Stapleton, p. 68.
Origine obscure, sans doute ganl. Cf. Ablon S.-et-O. (cant, de Longjumeau). Même radical qu’Avallon (gaul. aballo « pomme », donc « pommeraie ») ?

Lieux-dits d’ABLON.
Bruyère (La) – Gros-Chêne (LE) – Gros-Dos (LE) – GUERRE(La) – GUERRE(La) –
HOUSSAYE(La), Hoxeia, v. 1360 (cart. de Friardel). Fief relevant de la baronnie de Blangy, s’étendant aux paroisses de Crémanville,
Notre-Dame et Saint-Léonard de Honfleur.
MORQUET – Noyer ( Le) – Proverie (LA) – Saint-Nicolle – Vallée-d’Ableville (La) – Vallée-de-Crémanville (La) – Village-Noyer (Le) –

Rôle des Fiefs de la vicomté d’Auge 1620 – 1640:

– Le fief d’Ablon, appartenant à Loys Le Doyen, escuyer, à cause de sa femme.

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie

BODIN Pierre Docteur : Les litres seigneuriales du Calvados, supplément au BSHL n°54 ou Litres Calvados.Doc

L’EXPLOITATION ANCIENNE DES ROCHES DANS LE CALVADOS : HISTOIRE ET-ARCHEOLOGIE. Serv. dép. d’Archéologie. 1999 pages 256, 259.

De CAUMONT Arcisse : Statistique monumentale du Calvados réédition FLOCH, tome IV, page 329.et page 331

Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 913.

FOURNEE D Jean, Les deux saints Jacques en Normandie. Première partie: Etude topographique- dans Cahiers Léopold Delisle-, t. XXXVIII, fasc. 3-4

LECOUTURIER Yves, L’industrie dans le Calvados sous l’occupation, 1940-1944 dans L’Homme et l’industrie en Normandie. Du Néolithique à nos jours. (23e Congrès des Sociétés historiques et archéologiques de Normandie, 1988), BULL. SOC. HISTORIQUE ET ARCH. DE L’ORNE, n° spécial, 1990, pp. 69-74
Mommers à Lisieux, Dives, La Rivière-Saint-Sauveur, Ablon

Bibliothèque de l’Ecole des Chartes 1ere table p.8 col 1.
Ste Historique de Lisieux 1872 p.16 n°7, p.20 n°37 – Extraits 5-49
Ste Historique de Lisieux 1874 p.8 n°28
Bulletin de la St Historique n°5 p.54

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Ablon, Abelon, ecclesia de Ablone.

L’église d’Ablon était romane dans l’origine, mais il ne reste plus de cette époque que le mur du nord, jusqu’au point où commence le pan coupé du sanctuaire. Ce mur montre des silex disposés en arêtes de poisson, des contreforts plats en tuf, et une porte romane sans ornements, bouchée.
Il a été exhaussé postérieurement, vraisemblablement quand on a refait le sanctuaire et le mur méridional.
Ces travaux eurent lieu probablement à la fin du XV.siècle. Alors on fil remplacer le chevet par un pan coupé ; on y perça des fenêtres qui furent, comme celles que l’on voit dans le mur du sud, au nombre de six, composées de deux baies subtrilobées surmontées d’une tracerie dans le style flamboyant. Quelques-unes, sinon toutes, furent garnies de vitres peintes dont il reste quelques traces. Des contreforts entre chaque fenêtre sont surmontés de pinacles ornés de crosses, ce qui montre un certain luxe dans cette reconstruction.
Les voûtes, en bois avec entraits, ont été enduites de plâtre.
La tour, moderne, forme une addition à l’extrémité occidentale de la nef. La porte est à cintre surbaissé aussi bien qu’une arcade qui la surmonte. Une pyramide couverte d’ardoises couronne cette tour dans laquelle il y a trois cloches ; elles ne sont pas anciennes.
Il me reste à parler d’un font baptismal qui, heureusement, n’a pas été remplacé : c’est une cuve cylindrique monolithe, un peu diminuée parle bas et assez mal arrondie, ornée d’un cercle près du bord, lequel cercle paraît reposer sur quatre bandes verticales divisant le cylindre en quatre parties ou panneaux ; ces espèces de pilastres sont garnis de cercles enlacés, et les quatre panneaux sont garnis eux mêmes de cercles et de demi-cercles disposés symétriquement et tracés légèrement en creux. Je crois ce font de la fin du XII,. siècle.
Il y a dans l’église d’Ablon un autel à colonnes dans le sanctuaire, et deux petits autels accolés au mur entre choeur et nef : ces derniers n’ont pas d’intérêt.
Une statue de sainte Honorine et une de la Sainte Vierge sont fixées sur les murs de la nef (côté sud).
La chaire, en bois, doit dater du temps de Louis XV.
L’église d’Ablon est sous l’invocation de saint Pierre.
Jean de Clarbec, D. Clarobecco, est mentionné comme nommant à la cure dans le Pouillé du XIVe. siècle. Cette famille était importante à cette époque, et, au XVII, siècle, elle avait encore le patronage d’Ablon. Avant la Révolution, il appartenait toujours au seigneur.

Château.
— Le château d’Ablon, à peu de distance et au sud de l’église, domine une charmante vallée qui se développe à l’est et sépare le Calvados du département de l’Eure.
La position est pittoresque et belle. Ce château m’a paru du siècle dernier, peut-être du commencement. Il est toujours occupé par la famille, qui porte le nom de la paroisse.
On comptait 3 feux privilégiés et 51 feux taillables dans la paroisse d’Ablon ; elle dépendait de la sergenterie du Ménil et de l’élection de Pont-Audemer.

2 – Pièces Justificatives:

Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien Diocèse de Lisieux.
380. — le 10 fév. 1713, dispense de parenté au 3° degré pour le mariage entre Edmond de Thieuville, chev., demeurant à Ablon, et Catherine Thierry, demeurant en la parr. de St-Léonard d’Honfleur.

405. — Le 8 juin 1713, dispense de parenté au 3* degré pour le mariage entre Jean de Thieuville, Esc., et damll. Agnès Eudes, demeurant à Ablon.

70. — Le 30 mars 1719, Me. Thomas Lebreton. pbrë, originaire du Torpt, et demeurant à Ablon en qualité de vicaire, M. ès-arts en l’Université de Caen, fait réitérer ses noms et grades aux relig. de Grestain, St-Pierre de Préaux et Cormeilles, ainsi qu’aux dames de St-Léger de Préaux.

Labbey de La Roque, Pierre Élie Marie
Recherche faite en 1540, par les élus de Lisieux des nobles de leur élection

ABLON.
340. Louis le Doyen, Sr. du dit lieu d’Ablon, a été plusieurs fois approché pour bailler sa généalogie et déclarer les causes de son exemption , et néantmoins n’a icelle fournie ; pour quoi le procureur du Roi a requis qu’il fût suspendu de son privilege et assis au profit du Roi.

– Insinuations:

Description de l’église considérée comme très intéressante.
L’église d’Ablon avait pour patron au 14e siècle Jean de Clarbec (Johannes de Clarobecco) qui, écuyer, comparut aux Assises de l’Echiquier en 1340, 1340 et 1344.
Il existe dans les cartulaires de St Ymer plusieurs chartes de ses prédécesseurs et entre autres une de 1308 de Pierre de Clerbec, écuyer fils de Nicolas.
Au 18e siècle le patron était le seigneur de la localité.
Vers le milieu du 16 e siècle (1540) Louis le Doyen, seigneur d’Ablon possédait la terre d’Ablon. Son écusson était d’or à trois têtes de maure tortillées d’argent.
A la fin du 17e siècle, la famille le Doyen était encore en possession de la terre d’Ablon.
A l’époque de la Révolution la paroisse d’Ablon, qui dépendait du doyenné d’Honfleur, faisait partie de la vicomté de Pont Audemer.
Les anciennes paroisses d’Ableville et de Crémanville, dont les églises ont été démolies, sont réunies à la comme d’ Ablon qui compte aujourd’hui plus de 700 habitants.
– A peu de distance de l’église, sur le même côté s’élève dans une charmante position le château d’Ablon.
Ce château construit en brique dans la seconde moitié du 18e siècle domine un vallon sauvage et pittoresque, une large avenue de tilleuls précède le château du côté de la plaine.
Dans la cour contiguë au château s’élève un colombier octogone, construit en bois avec tuiles entre les colombages, qui donne à cette charmante habitation un aspect féodal.
(A.Pannier – Journal d’Honfleur des 30 juin et juillet 1861)

Jean de Clarbec était seigneur, patron d’Ablon au 14e siècle. Au 15e siècle cette terre passa à la famille d’Osmont. Louis d’Osmont fit ses preuves à Ablon lors de la Recherche de la noblesse par Montfaut en 1463.
Une autre famille se trouve au 16e siècle en possession d’Ablon, la famille Le Doyen. Louis Le Doyen, seigneur d’Ablon, refusa de justifier de sa noblesse devant les élus de Lisieux en 1540.
Les Le Doyen sont restés en possession de cette terre ainsi que d’un certain nombre de fiefs et de paroisses environnantes jusqu’à la fin du 17e siècle.
Noble Dame Marie Charlotte Cécile Le Doyen, dame et patronne des fiefs, terres et seigneuries d’Ablon, Ableville, Esquainville, Quetteville etc. fut la dernière du nom.
Elle se maria deux fois. J’ignore le nom de son premier mari, elle se maria en secondes noces en novembre 1718 à Messire Henry Eustache de St Pierre, marquis de St Julien, seigneur de Greugnes, Heudreville etc.
De ce mariage naquit une seule fille Marie Madeleine de St Pierre, qui fut mariée au Marquis de Goyon et mourut sans postérité. Sa succession fut partagée entre le seigneur de Brévedent et le comte de Sermeterre le 4 septembre 1766.
Monsieur de Brévedent devint ainsi seigneur d’Ablon, Ableville, Equainville etc., que son fils Léon Jean Baptiste posséda jusqu’à la Révolution. Il avait épousé Jeanne Henriette Louise de Courseulles, fille d’Alexandre de Courseulles, dernier seigneur de Gonneville sur Honfleur.
Je vois en 1823 Madame de Giverville aux droits de Madame de Brévedent née de Courseulles, mais j’ignore à quel titre. Est-ce sa fille ?
– Le Doyen porta : d’or à trois têtes de maure de sable tortillées d’argent.
de Brévedent : d’azur à la croix ancrée d’or au chef d’argent chargé de trois fers de moulin de sable.
– Mademoiselle de Brévedent du Plessis née en 1750, instruite à St Cyr, mariée à sa sortie.

66 – Le 24 févr, 1777, la nomination à la cure de St-Pierre d’Ablon appartenant au seig. dud. lieu, Mess Esprit-Jean-Baptiste de Brèvedent, chev, seig et patron d’Ablon, Fatouville, Equainville, Ableville, la Chapelle S.Clair, seigr des fiefs et terres de la Rue, du Boulley,
du Bois, des Mares, du Noyer, Daubeuf, Manneville, du Rosel autres lieux, demeurant en son château d’Ablon, nomme à lad. cure vacante par la mort de Me. Pierre-François Merieult, dernier titulaire, la personne de Mr Jacques Rebut, pbre, vicaire de St Maclou-la-Campagne. Fait et passé aud. château d’Ablon.

Curés. — P.-F. Mérieult — Jq Rebut.
Prêtres de la paroisse. — J -P. Millet Jq — P. Vast.-.
Seigneurs.— K.-J.-B. de Brèvedent d’Ablon. M.A de Mannoury.— L-J. B. de Brèvedent d’Ablon. — C. Thierry du Puits. – J. Parrin. — F.-A. Thierry du Puits.-A.C de Groulard.

Cours d’antiquités monumentales.
la chapelle seigneuriale de La Cambe appartient au dernier style ogival et date de la première moitié du XVIe. siècle. Il recouvre les restes d’un des membres de la famille des anciens seigneurs de Jucoville Messire Guillaurne Le François en son vivant curé d’Ablon qui mourut en 1511.
Malgré les mutilations qu’elle a subies, la statue qui recouvre le tombeau et qui est celle de ce curé est digne d’intérêt elle avait été sculptée par une main habile (1) les détails en sont bien exécutés la chasuble était peinte en rouge; l’étole, les glands et les autres ornements étaient dorés. On avait figuré des pierres précieuses dans les galons du costume avec des morceaux de verre incrustés.

(1) On raconte sur ce curé les histoires les plus singulières. « II « était, dit-on, d’un caractère oppresseur et tyrannique, son tombeau est hanté la nuit par les revenants; il y vient des cavalcades et jusqu’à des voitures a quatre chevaux enfin on ajoute « que son tombeau n’est ni dehors ni dedans l’église mais sous « une arcade formant un abri particulier. »
Dès traditions semblables se rattachent aux tombeaux de personnes excommuniées et qui ne pouvaient, d’après les lois canoniques, être inhumées en terre guinte j’ignore si le curé d’Ablon se trouvait à sa mort sous le coup d’une excommunication, mais ces traditions encore vivantes dans l’esprit des habitants de La Cambe, m’ont paru assez singulières pour être rapportées ici.

3 – Archives ShL:

Par. de Saint-Pierre,
patr. le seigneur du lieu.
Dioc. de Lisieux,
doy. d’Honfleur.
Génér. de Rouen,
élect. de Pont-Audemer,
sergent. du Mesnil.
C’était le siège d’une seigneurie qui relevait de la baronnie de Blangy et s’étendait sur les paroisses d’Ablon, Abbeville, Crémanville, Notre-Dame et Saint-Léonard d’Honfleur.

VASSEUR Charles : voir « Transcriptions.DOC » ou carnet « Analyses et transcriptions »
EXTRAIT DE NOTES RECUEILLIES PAR MONSIEUR CATHERINE, INSTITUTEUR A GONNEVILLE SUR HONFLEUR. (Communiquées par Monsieur Panier 20 novembre 1861
P.52 Seigneurie d’Ablon: aveu rendu à ladite seigneurie par le curé de Barneville Monsieur de Thieuville, le 8 mars 1752,

Diocèse de : Lisieux
Doyenné de : Honfleur
Généralité de: Rouen
Election de : Pont-Audemer
Sergenterie du: Mesnil

C’était le siège d’une seigneurie qui relevait de la baronnie de Blangy.

3 feux privilégiés et 51 feux taillables
Sous l’invocation de St Pierre

– Patronage:
14e Johannes de Clarobecco
16e et 18e dominus de Clarobecco

– Curés:
Merieult 1764/1774
Rebut 1777/1787

Archives NEDELEC Communes 6 consultable ShL.
Commune Titre Date
Com.1. 1. 1 Ablon Vie quotidienne 8 art. 1994-2008
Com.1. 1. 2 Ablon Abelon . Crémanville
Com.1. 1. 3 Ablon Fête patronale St-Pierre-ès-Liens 7 art. 2003-2008
Com.1. 1. 4 Ablon Eglise. Château.

INVENTAIRE DES ENVELOPPES

Enveloppe n° 66
Document réalisé par les membres des l’association « Les Racines d’Honfleur » concernant la ville d’Ablon.

PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 1er carton. Carnet 109

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

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