HOTOT EN AUGE




NOTES sur
A – HOTOT EN AUGE.
B – BROCOTTES
C – LE HAM.



A – HOTOT EN AUGE.

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL .

1 – Bibliographie:

CAUMONT Arcisse de: Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome IV pages 139 (Hottot), 133 (Brocottes), 134 (Le Ham).

Editions FLOHIC: le patrimoine des Communes du Calvados page 526.

BRIERE Christophe: L’Habitat seigneurial du Ham et l’occupation du sol au bord de la Dives. BSHL n°56, juin 2004.

LE CHERBONNIER Yannick: L’architecture fromagère en Pays d’Auge. Bulletin du Foyer rural du Billot n° 91 Septembre 2005.

PANNIER Arthème: voir Archives SHL, NE12, 1er carton.

PAYSANT A., « Découverte de monnaies féodales faite en mai 1862 dans les démolitions de l’église de Hotot-en-Auge », BSAN, II, 1862, pp.188-190

Hotot-en-Auge, Le Manoir du Lieu-Gervais, CDMPA, pp. 238-240; logis d’origine à 5 travées + 2 ajoutées (?), portes aux extrémités des 5 travées, rageurs sur les sablières hautes d’étage, tourelle polygonale en arrière, chronogramme 1545 sur un colombage sculpté, cheminée à colonnes engagées, tailloir rudenté, base carrée avec lancette d’angle.

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Hottot-en-Auge, Hottot.

On entre maintenant dans l’église de Hottot par une porte cintrée, placée sous un portail en pierre du XVIII.- ou du XVII. siècle placé à l’ouest; mais il est probable que dans l’origine l’église n’avait pas d’ouverture de ce côté, qui était occupé par cinq grands contreforts romans. La nef se compose de trois travées séparées par des contreforts; les deux premières percées de fenêtres flamboyantes à deux jours. La seconde travée du nord était, en outre, percée d’une petite porte en accolade qui maintenant est bouchée.
La troisième travée est occupée, au nord, par la base d’une très-grosse tour de la Renaissance ornée de modillons, et qui porte la date de 1534. Cette base ne s’élève qu’à la hauteur des murs de l’église, et se termine par une construction en bois revêtue d’essente.
Au midi, une chapelle, probablement seigneuriale, servant maintenant de sacristie, est appliquée à cette travée ; elle est de style gothique peu caractérisé. La partie la plus rapprochée de l’arc triomphal est éclairée par une fenêtre un peut plus petite que les autres, et dont le meneau a ete détruit.
Le choeur roman se compose de deux travées, il est percé de petites fenêtres cintrées assez étroites, séparées par des contreforts plats; des fenêtres du sud ont été élargies, celles du chevet, de forme ogivale, ne sont pas les primitives ( Voir page 444). Dans la première travée du nord, on voit une assez belle porte romane ornée de zigzags ; une autre a dû exister au sud. Les murs latéraux sont couronnés par une corniche à modillons (Le mur méridional surplombe considérablement, par suite de l’affaissement de la charpente causé par la suppression d’une poutre.
II entre beaucoup de briques dans la construction de la nef et du choeur de cette église. Mais ces briques ne sont pas de grande dimension. Il en existe dans la base des contreforts romans de l ‘ouest, placées verticalement entre quelques joints et dans les murs romans du choeur. Elles se voient en bien plus grand nombre dans les murs de la nef; elles y sont placées par trois assises, de distance en distance, et paraissent n’avoir pas été dérangées par le percement des fenêtres flamboyantes.
Dans le mur du sud de la nef on rencontre aussi un grand nombre de fragments de l’archivolte extérieure d’une porte, disséminés au milieu du moellon et des briques.
L’église de Hottot est sous l’invocation de saint Georges ; le seigneur nommait à la cure.
Le maître-autel est décoré de colonnes corinthiennes, il n’offre de remarquable qu’une belle Descente de croix.
De chaque côté de l’autel sont des statues de saint Georges et de saint Roch ; à la fenêtre du chevet un reste de vitrail représente saint Pierre et une sainte. Les fenêtres placées au nord du choeur sont bouchées ; dans la plus voisine de l’autel on a placé un fragment de sculpture d’environ un mètre de haut, représentant une forteresse avec plusieurs personnages, entr’autres un roi et une reine regardant par-dessus les murs; au-devant était autrefois un saint Georges combattant le dragon, qui maintenant est détruit. Les habitants disent que cette sculpture représente le Mont-St.-Michel, auquel, du reste, elle ne ressemble nullement, et qu’elle a été placée par un des seigneurs de Hottot, qui était au nombre des défenseurs de cette forteresse. Dans le pavé du sanctuaire est une pierre tombale, de la fin du XVII. siècle, très-fruste, dont l’écusson, la figure et l’inscription sont effacés, mais qui a conservé quelques restes de la décoration au trait qui l’encadrait.
L’arc triomphal est ogival, très-simple.
Dans la nef, il y a quelques restes de vitraux de la Renaissance (blanc et or).
Une chapelle de la Renaissance occupe le dessous du clocher.
L’ancien clocher était à la même place, et s’ouvrait de même sur la nef, à en juger du moins par quelques restes de l’ancienne arche d’entrée de cette chapelle.
La chapelle servant de sacristie, en face de la précédente, est voûtée en planches ; dans une crédence est une statue de sainte Apolline, de style gothique, dont le manteau est couvert de peintures représentant des fleurs. Cette statue était autrefois sur une console à la porte de la chapelle. Les deux autels de St.-Sébastien et de la Sainte-Vierge, de chaque côté de l’arc triomphal, ont des devants-d’autel en soie blanche avec bandes formées de broderies venant probablement d’anciens orfrois, et représentant les douze apôtres et un tronc brodé sur velours noir et entièrement semblable à celui publié par M. Parker, dans le Médiéval embroidery (Notes de M. G. Bouet, membre de la Société française d’archéologie).

Auprès de l’autel de la Vierge est une petite crédence flamboyante.
Le confessionnal est très-laid, mais des plus singuliers.
Belle statue du XIIIe. siècle. —Sous la chaire, on a déposé une des plus belles statues tombales que l’on connaisse en Normandie : elle représente une femme couchée, couronnée de fleurs et tenant une espèce de boule dans ses mains jointes; elle a les pieds sur un dragon et paraît du commencement du XIIIe. siècle.
On la nomme sainte Luce, et l’on dit que, jetée à la porte pendant la Révolution, cette statue rentra toute seule dans l’église. Luce de Coulonges, femme du seigneur de Hottot, vivait en 1246 ; elle a laissé une grande réputation de sainteté et de bienfaisance, et tout porte à croire que cette statue est la sienne.

Château.
— A cent cinquante pas au sud-est de l’église est une ancienne motte qui, plus tard, fut remplacée par un château bâti à une centaine de pas plus au nord et tout près de l’église ; ce nouveau château se compose d’une très grande cour carrée, entourée de quelques bâtiments dont aucun ne paraît antérieur au XVII. siècle. L’entrée principale, assez bien conservée, est placée au nord et se compose d’un bâtiment flanqué de petites tours circulaires ; une autre tourelle existe auprès de l’église à l’angle sud-ouest. Le bâtiment principal, à l’ouest, a des fenêtres de la fin du XVIe. siècle.
Pour revenir à l’emplacement du château primitif, la motte s’élève à 25 ou 30 pieds environ au-dessus du niveau de l’herbage dans lequel elle existe ; elle est à peu près ronde, d’un diamètre de 40 à 50 pieds ; on n’y voit pas de constructions,
mais on y a trouvé, m’a-t-on dit, en 1828, quelques pierres et un assez grand nombre de tuiles.
Cette éminence arrondie, faite de main d’homme, était défendue par un large fossé. On a trouvé, dit-on, un certain nombre de squelettes enterrés à un pied de profondeur seulement autour de cette motte.
Elle se reliait à une enceinte de fossés s’étendant assez loin vers l’ouest, et qui formait la grande cour du château.
Une tradition, répandue dans le pays, rapporte que très anciennement Hottot était un port sur la Dive, et qu’on y a vu le long du fleuve, près de l’endroit où était le bac, des crocs en fer destinés à attacher les navires ou plutôt les barques.
Il ne faut pas ajouter foi à toutes les traditions de ce genre : souvent elles ne reposent que sur des faits dont on a tiré des conséquences exagérées; mais on doit admettre que les eaux couvraient une plus grande étendue de terrain dans la vallée de la Dive, et que les communications par eau étaient beaucoup plus importantes autrefois qu’aujourd’hui, car les routes devaient être impraticables pendant la moitié de l’année.
Hottot-en-Auge était de l’élection de Pont-l’Évêque et de la sergenterie de Beuvron; on y comptait 6 feux privilégies et 92 feux taillables.
La famille de Hottot, qui posséda la première la terre de ce nom, florissait dès le XIIe. siècle. Les listes données par La Roque, dans son Traité du ban et de l’arrière-ban, citent les noms de Pierre, Guillaume et Robert de Hottot, qui firent la guerre dans l’ost du Roy pendant le cours du XIIIe. siècle.

M. de Courcelles, dans son Dictionnaire, t.I, dit que cette famille avait pour auteur Roger de Hottot qui, en 1247, vivait avec sa femme, Luce de. Coulonges.
Le Recueil des Olim du Parlement renferme un arrêt de l’an 1260, où il s’agit d’un seigneur-de Hottot (t. l, p. 485).
Reste à savoir si. c’est celui dont nous nous occupons.
La famille de Hottot était encore en possession de cette paroisse au XIVe. siècle.
En 1540, elle appartenait à Jean de La Haye, valet tranchant ordinaire du Roy. Le 10 octobre 1545 décéda Jeanne de La Haye, qui avait porté la terre de Hottot dans la famille de Breaulté.

HOTOT-EN-AUGE. – Au S.-E. et à 150 m. environ de l’église, dans un herbage, se dresse une haute éminence circulaire, en partie détruite, dite « Le Château Gris ». Elle domine toute la vallée de la Dives qui se développe au Sud. Au pied de cette motte se voient les vestiges des fossés aujourd’hui presque comblés, Sur le côté Ouest, très entamé, se trouve l’ouverture d’un souterrain. Le tableau d’assemblage
du cadastre porte l’Indication : «Ancienne place de guerre» (Son C, 106). L’aspect du terrain qui environne cette butte montre qu’une plus vaste enceinte dépendant de la motte s’étendait primitivement vers le Nord où se remarquent les vestiges d’anciens fossés (1). A 400 m. à l’Ouest de l’église se trouve le hameau du xxxxlet », emplacement probable d’une autre forteresse (Cad. D, 44-49).
(1) Caumont, Ibid., p. 147 ; Cours, V, p. 111-112; A.N, 1853, p. 56; C. A. F., 1870, p. 102.

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2 – Pièces Justificatives:

13.. ?
Rôle d’exploit de justice où il est fait mention de messire Jehan de Bailleul, Richard d’Houdetot, Pierre de Hotot, Pierre de Sintot, Jean de Varenne, Robert de Fresne, etc. (Pièce sans date – XIVe siècle)
= Catalogue des Archives du Collège héraldique de France – Normandie – N° 109

1534, mardi 15 septembre – Le Pré-d’Auge
Me Jean Philippes, prêtre, curé du Pré-d’Auge, official de Cambremer, pour permettre à son neveu Guillaume Philippes, fils Bertran, de parvenir aux ordres sacrés et avoir part à ses messes, prières et oraisons, lui donne une pièce de terre sise à la delle du ruel dorguel en la paroisse de Brocottes, jouxte d’un côté les hoirs jehan Lebrun, d’autre costé les hoirs d’un surnommé Leforestier, d’un bout led. ruel d’orguel et de l’autre le chemin de l’espine Trochetn, en parmy il y a une sente ou veoye tendant au moulin à vent…a charge de paier aud. curé et a ses hoirs ou aiant cause deux deniers de rente par chacun an au terme du jourd huy, premier du jourd huy en ung an, et ainsy d’an en an, oultre et par dessus les rentes et faisances que lad. pièce est tenue faire à la seigneurie du Ham.
« A ce présent Andrieu Coquerel, soubzdiacre de lad. paroisses du Pré d’Auge, lequel promist que led. Guillaume, son nepveu du costé maternel, aura le présent contrat agréable et luy faire rattifier touttefoys que mestier sera, luy venu en aage, et laquelle pièce de terre led.curé disoit avoir retiré par clameur de marché de bourse prinsprins ung an en ça de messires Pierre et Guillaume dits Paris, frères, jouxte les lettres dud. ratrait quil disoit estre passé devant le tabellionnage d’Hotot ey promet led. don et delais tenir et avoir agréable et que jamais à lad. pièce de terre riens ne demandera aultrement que lesd. deux deniers de rente.
Et a ce retenir et garantir oblige biens et héritages présens et advenir. Passé aud. Lisieux, présns Guillaume Faroux et Pierre de Bienassis. – Lailler – Delannoy
= Arch. SHL9FB – 3 Fonds.Deville. Copie de l’original Arch. Cailliau. Tab. Lx.

1578 – An II –
Familles Sevestre, à Caen, La Caine, Hotot-les-Bagues, Lisieux, Pierrefitte-en-Auge, Le Pré-d’Auge, Saint-Ouen-le-Pin, Tournay-sur-Odon; Alençon, Orne),
= AD 2E 889 (103 p.)

1694, 1719. 1737-1754 – Manerbe
Testament et acte de sépulture du comte de Manerbe: donation de Marie, duchesse d’Orléans à sa mère, Anne de Mouchy; testament d’Anne de Mochy. Dossier concernant sa soeur, Marie-Elisabeth de Borel, veuve de Jean-Claude Costard, sieur de Hotot.
= AD 14. 77 F 429

1744, 26 décembre – Formentin
Guillaume Surrirey, demeurant à Hotot, reconnaît avoir reçu de Toussaint Lhermitte, demeurant à Formentin, la somme de 11 livres 2 sols pour deux années de rente.
= Arch. SHL- 1 pièce papier – Analyse Et. DEVILLE



B – BROCOTTES

BROCOTTES – rattaché à HOTOT en Auge.

1 – Bibliographie.

CAUMONT Arcisse de: Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome IV page 132

LESCROART Yves, La Renaissance en Pays d’Auge dans La Renaissance en Basse-Normandie, numéro spécial de Art de Basse-Normandie, Printemps1975, p. 59. Manoir de l’Epinay. « Une précieuse date, 1545, gravée sur le montant d’une fenêtre de l’étage, situe les importants travaux de décoration entrepris au manoir de l’Epinay: fenêtres à meneaux couverts de torsades et décor de losanges.
« Une fenêtre du rez-de-chaussée, protégée depuis par une adjonction, a conservé toute sa délicatesse d’exécution, reflet de ce que fut la façade principale aujourd’hui très érodée par les intempéries ».

MARIE-CARDINE Pierre, « Le pillage de l’église de Brocottes (8 décembre 1792) », PAR, 21, N° 9, Septembre 1975, pp. 31-34

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STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Brocotte, Brocotte, Prioratus de Bricotes.

L’église de Brocotte est, en grande partie, du XIIIe. siècle.
On voit encore une fenêtre étroite en forme de lancette dans la première travée de la nef, dont le mur latéral nord conserve l’ancienne corniche en dents de scie. Le chevet, masqué par une sacristie moderne, montre une fenêtre en lancette.
De larges fenêtres en cintre surbaissé, de proportions disgracieuses, sont ouvertes au nord et au sud.
Le choeur et la nef sont voûtés en bois. La tour, moderne (probablement du siècle dernier) forme un appendice sur la façade occidentale. Elle renferme la porte et un vestibule; elle se termine par un étage octogone en bois, surmonté d’un toit conique à huit pans; le tout
recouvert d’ardoise.
L’église de Brocotte est sous l’invocation de saint Ouen. Au XVIIIe. siècle, l’abbé de Belle-Étoile nommait à la cure.
Elle dépendait du doyenné de Beuvron.
On comptaità Brocotte 3 feux privilégiés et 31 feux taillables.
La cure de Brocotte avait titre de prieuré et valait 1,000 livres, d’après les Pouillés.
L’abbaye de St.-Ouen de Rouen avait des biens dans cette paroisse ; la seigneurie temporelle fut long-temps dans les mains de la famille de La Rivière, qui possédait aussi les Authieux-sur-Corbon.
En 1463 Montfaut trouva à Brocotte GuilIaume de La Rivière.
Michel de La Rivière, sieur de Brocotte, fournitses preuves de noblesse aux élus de Lisieux en 1540.

2 – Pièces Justificatives:

– Insinuations:

1534, mardi 15 septembre – Le Pré-d’Auge
Me Jean Philippes, prêtre, curé du Pré-d’Auge, official de Cambremer, pour permettre à son neveu Guillaume Philippes, fils Bertran, de parvenir aux ordres sacrés et avoir part à ses messes, prières et oraisons, lui donne une pièce de terre sise à la delle du ruel dorguel en la paroisse de Brocottes. (Voir XVIe et XVIIe siècles)
= Arch. ShL9FB – 3 Fonds.Deville. Copie de l’original Arch. Cailliau. Tab. Lx.

1603, 9 juillet – Le Pré-d’Auge
Me Julien Guesnelin, prêtre, cure de Brocottes, cède et transporte à Robert de La Rivière, sieur du Pré-d’Auge, certains héritages.
= Arch. ShL 9F Deville. A. Dossier Le Pré-d’Auge.

1604 – Brocottes
Vente par Jehan de Courseulles, sieur du Joncquay, à noble homme Charles Le Gouez, sieur du Port et de Mesnil-Guillaume, de deux pièces de terre sises à Brocottes.
= AD Orne. H 207. Abbaye de Belle-Etoile

1607, 18 juillet – Le Pré-d’Auge
Pierre et Pierre de Rivière, père et fils, de la paroisse du Pré-d’Auge, baillent et échangent à Philippe Cucuel, fils Michel, chandelier, Me Julien Guesnelin, prêtre, cure de Brocottes, cède et transporte à Robert de La Rivière, sieur du Pré-d’Auge, certains héritages.
= Arch. SHL9F Deville. A. Dossier Glos.

3 – Archives ShL:

Carnets de CHARLES VASSEUR: « Doyenné de Beuvron »
BROCOTTE (35)

– Sous l’invocation de Saint Ouen
– Noms des curés:
Raoult 1764-1774
Moulinet 1782-1787



C – LE HAM.

LE HAM rattaché à HOTOT EN AUGE – 26-12-1972.

Carnets de Charles Vasseur: Doyenné de Beuvron.

Sous l’invocation de Saint Martin
Noms des curés:
Richer 1764
Lautour 1763-1787

Insinuations

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Le Ham, ecclesia de Hayno,.Sanctus Martinus de Hayno.

L’église du Ham s’élève au bord de la vallée de la Dive, Sur un petit monticule formé parlas couches du calcaire kellovien,
en face du passage qui conduit à un ancien bac aujourd’hui remplacé par un pont.
La nef et le choeur, rectangulaires, offrent très-peu de caractères; les fenêtres ont toutes été refaites et sont carrées avec une légère courbure au sommet ; mais il est probable que quelques parties des murs sont anciennes. En tous cas, d’église actuelle a remplacé une
église de style roman , car on voit, du côté du sud, quelques pierres sculptées dont une paraît représenter un boeuf et l ‘autre des enlacements. Du même côté, il subsiste encore un mètre environ de l’ancienne corniche, qui présente la figure suivante.
La porte est peu ancienne, peut-être de la fin du XVIe. siècle.
La tour, en bois, est couverte d’ardoise ; elle s’élève sur la première travée de la nef, à plomb du mur occidental.
L’église est sous l’invocation de saint Martin. L’abbé de Troarn nommait à la cure au XIVe. siècle. Au XVIe. siècle c’était Thomas de Silly, seigneur considérable du pays, dont nous avons déjà parlé ; mais, au XVIIIe. siècle, l’abbaye de Troarn était rentrée en possession de ce patronage. Il y avait au Ham 1 feu privilégié et 23 feux taillables.
Le Ham fut possédé par la maison d’Estouteville. La Roque,
dans son Histoire de la maison d’Harcourt,mentionne Simon d’Estouteville, sire de Brucourt, Criquebeuf, Missy, Le Ham, etc., dont les biens furent confisqués par le roi d’Angleterre, au bénéfice de Nicolas de La Porte.
Il n’eut pas d’enfants, et sa soeur Perrette, qui avait épousé Richard de La Rivière, hérita de ses biens. Le Ham passa, avec Brucourt, à leur troisième fils, nommé aussi Richard,
qui épousa Jeanne de Bétheville (Notes de M. Ch. Vasseur).
En 1540, les élus de Lisieux firent une recherche de la noblesse; leur procès-verbal a été publié par M. de La Roque. Les faits qui y sont consignés ne concordent point avec l’ Histoire de la maison d’Harcourt. En effet, on y lit, à l’article LE HAM, qu’à cette époque Robert de Courseulles et Robert, son fils, en étaient seigneurs, et il résulte d’un autre article que leur production remontait jusqu’à Guillaume de Courseulles, écuyer, sieur du Ham et d’Ailly, dont le fils, Jacques, épousa damoiselle Suzanne de Conrcy, selon le traité de leur mariage, de l’an 1348. Dans le doute, c’est ce dernier document qui paraît le plus authentique.

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