HOTOT EN AUGE

Notes sur HOTOT EN AUGE.
HOTOT EN AUGE – 14335.

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Brocottes rattaché à Hottot, 26-12-1972.
Le Ham rattaché à Hotot-en-Auge – 26-12-1972.

Hotot-en-Auge (Calvados)
Canton actuel : Mézidon
Arrondissement actuel :Lisieux
Code INSEE : 14335
Histoire administrative : Le complément « en-Auge » ne semble pas avoir été officiellement autorisé. Hotot-en-
Auge fusionne avec les communes de Brocottes et du Ham par l’arrêté du 26 décembre 1972 sous le nom de Hotot-en-
Auge. EP Hôtot-en-Auge (Calvados) Hotot (Calvados)
Revue Le Pay d’Auge:
– Henri Pellerin Les complications de la Famille Turpin à Hotot en Auge au XVIII° siècle 1971
– Françoise Dutour : Hotot-en-Auge. 2004

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL .

1 – Bibliographie:

CAUMONT Arcisse de: Statistique monumentale du Calvados.
Editions FLOHIC: le patrimoine des Communes du Calvados page 526.
LE CHERBONNIER Yannick: L’architecture fromagère en Pays d’Auge. Bulletin du Foyer rural du Billot n° 91 Septembre 2005.
PANNIER Arthème: voir Archives SHL, NE12, 1er carton.
PAYSANT A., « Découverte de monnaies féodales faite en mai 1862 dans les démolitions de l’église de Hotot-en-Auge », BSAN, II, 1862, pp.188-190
CHAUTARD (J.). Notice sur une découverte de petites pièces de monnaie à Hotot-en-Auge.
L. Musset Hotot-en-Auge : église paroissiale.
MUSSET Lucien, 1992 – Un site gallo-romain inédit à Hotot-en-Auge (Calvados). Bulletin de la Société des
Antiquaires de Normandie, 1992, t. LX (1967-1989), p. 237-238.
CDMPA, Hotot-en-Auge, Le Manoir du Lieu-Gervais(1), pp. 238-240
(1) Manoir du Lieu Gervais, Manoir de Langle ou le Vieux Manoir se trouve sur l’ancienne paroisse de Brocottes
, voir celle-ci.

2 – Pièces Justificatives:

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT.
Hottot-en-Auge, Hottot.
On entre maintenant dans l’église de Hottot par une porte cintrée, placée sous un portail en pierre du XVIII.- ou du XVII. siècle placé à l’ouest; mais il est probable que dans l’origine l’église n’avait pas d’ouverture de ce côté, qui était occupé par cinq grands contreforts romans. La nef se compose de trois travées séparées par des contreforts; les deux premières percées de fenêtres flamboyantes à deux jours. La seconde travée du nord était, en outre, percée d’une petite porte en accolade qui maintenant est bouchée.
La troisième travée est occupée, au nord, par la base d’une très-grosse tour de la Renaissance ornée de modillons, et qui porte la date de 1534. Cette base ne s’élève qu’à la hauteur des murs de l’église, et se termine par une construction en bois revêtue d’essente.
Au midi, une chapelle, probablement seigneuriale, servant maintenant de sacristie, est appliquée à cette travée; elle est de style gothique peu caractérisé. La partie la plus rapprochée de l’arc triomphal est éclairée par une fenêtre un peut plus petite que les autres, et dont le meneau a ete détruit.
Le choeur roman se compose de deux travées, il est percé de petites fenêtres cintrées assez étroites, séparées par des contreforts plats; des fenêtres du sud ont été élargies, celles du chevet, de forme ogivale, ne sont pas les primitives ( Voir page 444). Dans la première travée du nord, on voit une assez belle porte romane ornée de zigzags; une autre a dû exister au sud. Les murs latéraux sont couronnés par une corniche à modillons (Le mur méridional surplombe considérablement, par suite de l’affaissement de la charpente causé par la suppression d’une poutre.
II entre beaucoup de briques dans la construction de la nef et du choeur de cette église. Mais ces briques ne sont pas de grande dimension. Il en existe dans la base des contreforts romans de l ‘ouest, placées verticalement entre quelques joints et dans les murs romans du choeur. Elles se voient en bien plus grand nombre dans les murs de la nef; elles y sont placées par trois assises, de distance en distance, et paraissent n’avoir pas été dérangées par le percement des fenêtres flamboyantes.
Dans le mur du sud de la nef on rencontre aussi un grand nombre de fragments de l’archivolte extérieure d’une porte, disséminés au milieu du moellon et des briques.
L’église de Hottot est sous l’invocation de saint Georges; le seigneur nommait à la cure.
Le maître-autel est décoré de colonnes corinthiennes, il n’offre de remarquable qu’une belle Descente de croix.
De chaque côté de l’autel sont des statues de saint Georges et de saint Roch; à la fenêtre du chevet un reste de vitrail représente saint Pierre et une sainte. Les fenêtres placées au nord du choeur sont bouchées; dans la plus voisine de l’autel on a placé un fragment de sculpture d’environ un mètre de haut, représentant une forteresse avec plusieurs personnages, entr’autres un roi et une reine regardant par-dessus les murs; au-devant était autrefois un saint Georges combattant le dragon, qui maintenant est détruit. Les habitants disent que cette sculpture représente le Mont-St.-Michel, auquel, du reste, elle ne ressemble nullement, et qu’elle a été placée par un des seigneurs de Hottot, qui était au nombre des défenseurs de cette forteresse. Dans le pavé du sanctuaire est une pierre tombale, de la fin du XVII. siècle, très-fruste, dont l’écusson, la figure et l’inscription sont effacés, mais qui a conservé quelques restes de la décoration au trait qui l’encadrait.
L’arc triomphal est ogival, très-simple.
Dans la nef, il y a quelques restes de vitraux de la Renaissance (blanc et or).
Une chapelle de la Renaissance occupe le dessous du clocher.
L’ancien clocher était à la même place, et s’ouvrait de même sur la nef, à en juger du moins par quelques restes de l’ancienne arche d’entrée de cette chapelle.
La chapelle servant de sacristie, en face de la précédente, est voûtée en planches; dans une crédence est une statue de sainte Apolline, de style gothique, dont le manteau est couvert de peintures représentant des fleurs. Cette statue était autrefois sur une console à la porte de la chapelle. Les deux autels de St.-Sébastien et de la Sainte-Vierge, de chaque côté de l’arc triomphal, ont des devants-d’autel en soie blanche avec bandes formées de broderies venant probablement d’anciens orfrois, et représentant les douze apôtres et un tronc brodé sur velours noir et entièrement semblable à celui publié par M. Parker, dans le Médiéval embroidery (Notes de M. G. Bouet, membre de la Société française d’archéologie).
Auprès de l’autel de la Vierge est une petite crédence flamboyante.
Le confessionnal est très-laid, mais des plus singuliers.
Belle statue du XIIIe. siècle. —Sous la chaire, on a déposé une des plus belles statues tombales que l’on connaisse en Normandie : elle représente une femme couchée, couronnée de fleurs et tenant une espèce de boule dans ses mains jointes; elle a les pieds sur un dragon et paraît du commencement du XIIIe. siècle.
On la nomme sainte Luce, et l’on dit que, jetée à la porte pendant la Révolution, cette statue rentra toute seule dans l’église. Luce de Coulonges, femme du seigneur de Hottot, vivait en 1246; elle a laissé une grande réputation de sainteté et de bienfaisance, et tout porte à croire que cette statue est la sienne.

Château.
— A cent cinquante pas au sud-est de l’église est une ancienne motte qui, plus tard, fut remplacée par un château bâti à une centaine de pas plus au nord et tout près de l’église; ce nouveau château se compose d’une très grande cour carrée, entourée de quelques bâtiments dont aucun ne paraît antérieur au XVII. siècle. L’entrée principale, assez bien conservée, est placée au nord et se compose d’un bâtiment flanqué de petites tours circulaires; une autre tourelle existe auprès de l’église à l’angle sud-ouest. Le bâtiment principal, à l’ouest, a des fenêtres de la fin du XVIe. siècle.
Pour revenir à l’emplacement du château primitif, la motte s’élève à 25 ou 30 pieds environ au-dessus du niveau de l’herbage dans lequel elle existe; elle est à peu près ronde, d’un diamètre de 40 à 50 pieds; on n’y voit pas de constructions, mais on y a trouvé, m’a-t-on dit, en 1828, quelques pierres et un assez grand nombre de tuiles.
Cette éminence arrondie, faite de main d’homme, était défendue par un large fossé. On a trouvé, dit-on, un certain nombre de squelettes enterrés à un pied de profondeur seulement autour de cette motte.
Elle se reliait à une enceinte de fossés s’étendant assez loin vers l’ouest, et qui formait la grande cour du château.
Une tradition, répandue dans le pays, rapporte que très anciennement Hottot était un port sur la Dive, et qu’on y a vu le long du fleuve, près de l’endroit où était le bac, des crocs en fer destinés à attacher les navires ou plutôt les barques.
Il ne faut pas ajouter foi à toutes les traditions de ce genre : souvent elles ne reposent que sur des faits dont on a tiré des conséquences exagérées; mais on doit admettre que les eaux couvraient une plus grande étendue de terrain dans la vallée de la Dive, et que les communications par eau étaient beaucoup plus importantes autrefois qu’aujourd’hui, car les routes devaient être impraticables pendant la moitié de l’année.
Hottot-en-Auge était de l’élection de Pont-l’Évêque et de la sergenterie de Beuvron; on y comptait 6 feux privilégies et 92 feux taillables.
La famille de Hottot, qui posséda la première la terre de ce nom, florissait dès le XIIe. siècle. Les listes données par La Roque, dans son Traité du ban et de l’arrière-ban, citent les noms de Pierre, Guillaume et Robert de Hottot, qui firent la guerre dans l’ost du Roy pendant le cours du XIIIe. siècle.
M. de Courcelles, dans son Dictionnaire, t.I, dit que cette famille avait pour auteur Roger de Hottot qui, en 1247, vivait avec sa femme, Luce de. Coulonges.
Le Recueil des Olim du Parlement renferme un arrêt de l’an 1260, où il s’agit d’un seigneur-de Hottot (t. l, p. 485). Reste à savoir si. c’est celui dont nous nous occupons.
La famille de Hottot était encore en possession de cette paroisse au XIVe. siècle.
En 1540, elle appartenait à Jean de La Haye, valet tranchant ordinaire du Roy. Le 10 octobre 1545 décéda Jeanne de La Haye, qui avait porté la terre de Hottot dans la famille de Breaulté.

HOTOT-EN-AUGE. – Au S.-E. et à 150 m. environ de l’église, dans un herbage, se dresse une haute éminence circulaire, en partie détruite, dite « Le Château Gris ». Elle domine toute la vallée de la Dives qui se développe au Sud. Au pied de cette motte se voient les vestiges des fossés aujourd’hui presque comblés, Sur le côté Ouest, très entamé, se trouve l’ouverture d’un souterrain. Le tableau d’assemblage du cadastre porte l’Indication : «Ancienne place de guerre» (Son C, 106). L’aspect du terrain qui environne cette butte montre qu’une plus vaste enceinte dépendant de la motte s’étendait primitivement vers le Nord où se remarquent les vestiges d’anciens fossés (1). A 400 m. à l’Ouest de l’église se trouve le hameau du ….let », emplacement probable d’une autre forteresse (Cad. D, 44-49).
(1) Caumont, Ibid., p. 147; Cours, V, p. 111-112; A.N, 1853, p. 56; C. A. F., 1870, p. 102.

Recherche faite en 1540, par les élus de Lisieux des nobles de leur élection – Labbey de La Roque
HOTOT.
249. Jean de la Haye, Sgr., vicomte et châtelain hérédital du dit lieu de Hotot, valet tranchant ordinaire du Roi, s’est presenté par Jean, son frere, Sr. d’Iberon, qui nous a remontré qu’il a été convenu à son domicile, depuis son partement, pour aller à la cour du Roi; et que du depuis il n’avoit fait retour par deçà; à cause de quoi il n’avoit connoissance du dit ajournement; et que lui Sr. d’Iberon n’étoit saisi des écritures concernant leur noblesse; se soumettant, justement après le retour du dit Sr. de Hotot, son frere, obéir au vouloir et commandement du Roi; nous requérant son excuse être employée au present procès-verbal.
250. Jean le Gentil a fourni en la parroisse de Piencour, vicomté d’Orbec, n°. 98.
251. Claude et Grégoire l’Abbé, Ives l’Abbé, Nicolas l’Abbé, ont fourni avec les sieurs de Héroussart, de St.-Jean de Livet et de Beaufy, ainsi qu’il a été déclaré sur l’article et parroisse de Saint-Jean de Livet, sergenterie de Moyaux, vicomté d’Orbec, n°. 84.
252. Sébastien du Fresnay, Marin le Chevalier et Me. Michel Herpin, dénommés comme nobles et éxempts à la fin du rôle, ont dit que ils ne se veulent aider du dit privilege de noblesse, ni autre exemption, fors que, passés sont 20 ans, ils étoient, et sont encore à present serviteurs louatifs du dit seigr. de Hotot.

Collection de Répertoires Sommaires des Documents Antérieurs à 1800 Conservés dans les Archives Communales – Ministère de L’instruction Publique.
Hotot-en-Auge
I. Dioc. de Lisieux. – Baill. et maitrise de Pont-l’Evêque.- Gr. à sel de Danestal. – Gén. et int. de Rouen; él. et subd. de Pont l’Evêque. = II. Distr. de Pont-l’Evêque; canton de Beuvron (Arrête du 1er mars 1790). = III. 3° arr. communal (Arr. de Pont-l’Evêque); canton de Beuvron (Loi du 28 pluviôse an VIII); – canton de Cambremer (Arrête du 6 brumaire an X). – Pop.: 306 hab. (1911). – Sup.: 1.202 Hect. 56 a. 51 c.
ADMon Gén,. – Délibérations du commun. 1658-1695 (2 reg, 110, 49 fol.
Lacune: 1675-1682 – Audiences de contrats. 1662-1674. 1694-1695
Délibérations municipales et enregistrement des lois et décrets. 1 Août 1788.
Germinal an V (Reg. 233 fol).
Reprise des délibérations : 15 pluviôse an IX.

Etat-Civil.- Baptêmes, mariages et sépultures, depuis1586. Lacunes: 1602-1628. 1656. – Audiences de contrats. 1586- 1601, passim, et 1630-1655. — Délibérations du commun. 1696-1755 et passim. – Compte du Trésor-. 1723. – Visites de l’archidiacre.
Propriétés Communales. Arrêt de règlement de juges entre la paroisse de Hotot et la maitrise de Pont- l’Évêque, au sujet du marais commun. 1688 (2 p. copies modernes informes.
Divers. – Contrats entre particuliers, à Cléville, etc. 1746-1781 (4 p.) – Copies de lois et décrets. 1791-an VIII (15p.)

Notes du Premier Président Pellot sur la Normandie.
Gentilshommes et Terres Principalles De Ladite Vicomte du Pont L’évêque
Le marquis de Bréauté; sa terre de Hotot a valu 40,000 l. t. de rente, ne vaut que 2 5 m. 1.t.; s’est accommodé avec ses créanciers qui luy laissent à jouir 1 2 m. 1. t. par an; a payé ses créanciers en herbage au denier vingt Pierre, sire de Bréauté, châtelain de Néville et Hottot, seigneur de Corbon?, lui, ou son père, aurait épousé Françoise-Marie Arbaleste. (La Galiss., Elect. de Pont-l’Evêque.) Charles-Claude de Bréauté, comte de Bréauté, qui s’était battu avec un seigneur d’Atteville, au sortir de la Comédie-Française, en i685, bénéficia du privilège de Saint-Romain. (Floquet, Privil., t. II, p. 494.) « Ces Bréauté étoient d’une fort ancienne maison de Normandie,
illustrée par les alliances et les emplois, et dont plusieurs étoient pour aller loin qui furent tués jeunes ». (Saint-Simon, t. IV, p. 2 53.) — Il semble qu’il s’agit ici de celui dont parle Saint-Simon, « qui avoit très peu servi et qui, avec fort peu d’esprit, n’avoit pas laissé d’être mêlé à la cour autrefois. Il se maria médiocrement et se ruina en plein. On prétendit que ce fut à souffler… La dévotion suivit la misère; il se retira à Saint-Magloire d’où il fallut sortir quelque temps après, faute d’y pouvoir payer sa pension. Le duc de Foix, dont il étoit parent, le retira généreusement chez lui. Mais lui et Mme de Foix… dinoient rarement chez eux et n’y soupoient jamais. Bréauté, qui étoit de grand appétit et gourmand, ne s’accomodoit pas de la nourriture du domestique. Il alloit chercher à vivre aux tables du voisinage où il ennuyoit souvent par ses sermons. Il étoit tout occupé de piété et de bonnes oeuvres. » (Id., ib.).

Bulletin monumental. 37.
Le Manoir de Hottot-en-Auge (Calvados).
Au nord de l’église de Hottot se développe une vaste cour carrée, entourée de bâtiments d’exploitation. Dans l’angle nord­ouest de cette cour s’élève l’ancien manoir féodal, long bâtiment dont la façade principale, construite en bois, est ornée de tuiles entre les colombages formant des dessins variés. Le toit offre encore deux grandes lucarnes, autrefois surmontées d’épis, et deux petites lucarnes cintrées.
La façade opposée, qui regarde le couchant, est construite en moëllon et percée de fenêtres carrées, autrefois cruciformes. Des fenêtres plus petites, aujourd’hui bouchées, étaient placées entre les grandes. Quatre belles lucarnes en pierre, à plein-cintre, ornées de consoles et terminées par un gracieux couronnement dans le style de la Renaissance, font saillie sur le toit. De petites lucarnes existent entre les grandes. Au-dessous de la belle lucarne du milieu est sculpté un double écusson presque entièrement fruste. Les fenêtres du rez-de-chaussée ne présentent plus aucun caractère.
On remarque à l’intérieur une magnifique cheminée en pierre, avec incrustations en marbre.
Le manteau est supporté par deux pilastres cannelés qui se rétrécissent dans la partie supérieure et sont terminés par deux statuettes qui remplacent le chapiteau. Le trumeau est décoré de consoles qui supportent deux statues, représentant : l’une, le châtelain sous le costume d’un guerrier; l’autre, la châtelaine avec le costume de Diane chasseresse. Le fronton coupé, qui couronne l’entablement, est orné d’un écusson fruste que soutiennent deux petits Amours, assis sur les rampants. Les retours de la cheminée sont décorés de pilasters ioniques autour desquels s’enroulent des guirlandes de fleur et de fruits.
Le salon dans lequel cette belle cheminée est placée s’étendait jusqu’à l’escalier.
Sur les panneaux d’une armoire qui fait face à la cheminée, on lit l’inscription suivante :
PAROISSE DE HOTOT
CHARTRES DE LA UICOMTÉ
CHATELAINIE ET HAUTE IUSTICE
DE HOTOT DONT EST PROPRIÉTAIRE
HAUT ET PUISSANT SEIGNEUR
MESSIRE GILLES FRANÇOIS
DE MEAUPEOU CHEVALIER
UICOMTE HÉRÉDITAIRE
CHATELAIN ET HAUT IUSTICIER
DE HOTOT
EN AUGE DANS LESQUELLES
CHARTRES SONS PORTées TOUS
LES TITRES D’YCELLE
CHATELAINIE ANNO
MDCCXLVII.

Sur l’un des panneaux supérieurs, on lit: Fief de Héribel. Les nombreuses cases que renferme cette armoire, qui contenait toutes les archives du château, portent les inscriptions suivantes :
UAVASSORIE BERRI-GIRARD
UAVASSORIE TURPIN
UAVASSORIE UADEMARE
ETC., ETC.

Au fond de la cour, vers le nord, s’élève la poterne, flanquée de deux tourelles. Le rez-de-chaussée présente deux larges arcades à plein cintre, construites en pierre. L’arcadequi donne sur la cour est surmontée d’un étage percé dedeux fenêtres carrées, cruciformes.il yLes bâtiments en pierre et en bois qui se trouvaient à gauche,entre cette construction et le manoir, ont été démolis,a une vingtaine d’années.Le long bâtiment en pierre, flanqué de contreforts, qui setrouve sur le bord du chemin, du côté du midi, était la prison.Ce manoir, l’un des plus considérables du pays, étaitentouré de douves. Il appartenait, avant la Révolution, à lafamille de Meaupeou. M. Desroquettes, avocat à Louviers,en est aujourd’hui propriétaire.Au midi de l’église s’élève une motte de terre sur laquellese dressait autrefois une potence. En déblayant le terrain ona trouvé beaucoup d’ossements humains.
A. PANNIER.

Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien Diocèse de Lisieux – PIEL L.F.D.
505. Le 9 juillet 1702, François, sire de Bréauté, chevalier, marquis dud. lieu, seigr de Hotot, Neuville, Corbon et autres lieux, demeurant à Paris, nomme à la cure de Hotot, vacante par la mort de Me Jean Doublet, dernier titulaire, la personne de Me Charles Gouche, pbfë du diocèse de Rouen Le 21 juillet 1702, le seigr évêque donne aud. sr Gouche la collation dud. bénéfice. Le 30 juillet 1702, le sr Gouche prend possession de la cure de Hotot, en présence de Me François Duquesne, pbfë, vicaire du lieu, et plusieurs autres témoins.

302. – Le 5 août 1704, « hault et puissant seigr, Mre François, sire de Bréauté, chevalier, marquis seigr et patron de Hotot, doyenné de Beuvron, demeurant à Paris », nomme à lad. cure de Hotot, vacante par la démission de Me Charles Gouche, pbre du diocèse de Rouen, la personne de Me Thomas-Louis de la Garde, pbrë, bachelier de Sorbonne. Le 22 août 1704, le visa épiscopal est donné aud. sr de la Garde, pbrë du diocèse de Quimper, pour sa nomination à lad. cure de Hotot. Le 27 août 1704, le sr de la Garde prend possession de la cure de Hotot, en présence de Me Charles Maurey, pbrë de Lx, y demeurant.

HOTOT (Salnt-Georges)
Curés. – J. Doublet – C. Gouche – T.-L. de la Garde.

95. – Le 2 mai 1701, vu l’attestation du sr Ameline, pbrë, curé de Biéville, et du sr Doublet, curé de Hottot, dispense de bans pour le mariage entre Guillaume Labbey, Escr, sr des Couldrayes, fils de feu Adrian Labbey, Escr, sr de Billy, et de damlle Anne Bénard, de la parr, de Hottot, d’une part, et damlle Charlotte Jean, fille de Archange Jean, Escr, sr de Montison, et de dame Marie Lhermitte, de la parr. de Biéville.

73. – Le 27 avril 1707, Pierre de là Rue, fils de Robert et de Geneviève Le Roux, de la parr, de Hotot, reçoit la tonsure et les ordres mineurs. Le 13 nov. 1711, il est reçu Me ès-arts en l’Université de Caen. Le 17 février 1712, Pierre de la Rue, acolyte du diocèse de Lx (parr. de Hotot), reçoit des lettres de quinquennium du recteur de l’Université de Caen. Le même jour il est nommé par icelle sur les archevêchés et les chapitres de Paris et de Rouen; sur les évêchés et les chapitres de Bayeux, Lisieux, Coutances, Avranches, Evreux, Séez, Chartres et Le Mans, et sur la plupart des abbayes et prieurés de ces divers diocèses.

493. – Le 23 février 1713, damlle Marie de Montjoie, épouse de Charles Gosse, Escr, sr des Casteaux, et précédemment vve de feu Me Jean-Auguste Collet, avocat, les srs Jean-Auguste et Jacques Collet, ses fils, demeurant en la parr. de Hotot, constituent 150 livres de rente en faveur de Me François-Auguste Collet, acolyte, étudiant à Lx, fils de lad. veuve, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Cette rente sera garantie et servie d’abord par les biens personnels dud . sr acolyte qui ont une valeur supérieure à 150 livres de revenu.

58T. – Le 17 janvier 1714, dispense de bans pour le mariage entre Jean Colmiche, fils de Me Nicolas, bourgeois de Caen, et de dame Marguerite Morin, d’une part, et damlle Marie-Thérèse Le Gentil, fils de Charles-Rémy Le Gentil, Escr, sr de Toutteville, et de noble dame Barbe de Cavelande, de la parr, de Hotot, d’autre part.

335. – Le 15 déc. 1717, dispense de parenté au 2e degré pour le mariage entre François-Alexandre-Auguste Turpin, Escr, sr de Morel, et damlle Marie-Françoise-Dorothée Turpin, fille de feu Gabriel Turpin, Escr, sr de Caillouet, tous deux de la parr. de Hotot.

352. – Le 3 fév. 1718, M. Guillaume Tirard, pbfë du diocèse de Bayeux, demeure à Hotot, diocèse de Lx.

110. – Le 7 sept. 1722, vu l’attestation du sr Odienne, curé de St-Désir, et du sr Halley, vicaire de Hotot, dispense de bans pour le mariage entre Jacques Montjoye, sr du Bosc, fils de feu Jean de Montjoye et de feu dame Louise L demeurant à Hotot, d’une part, et Jacqueline-Charlotte de Boissey, fille d’Ollivier de Boissey et de dame Charlotte Carrey, demeurant à St-Désir de Lx.

38G. -Le 27 juillet 1723, vu l’attestation du sr Halley, vicaire de Hotot, dispense de bans pour le mariage entre Louis-François Patry, Escr, fils de Pierre Patry, Escr, sr de Precommun, et de feu noble dame Gabrielle d’Osmont, demeurant à Hotot, d’une part, et dame Françoise Hamel, fille de feu Jean Hamel, sr des Fontaines, et de feue Françoise Perrier, de la parr, de Pont-l’Evêque.

535. – Le 14 août 1722, titre clérical fait en faveur de Me Jean-Baptiste Hoisbel, acolyte, par Pierre Hoisbel, marchand, demeurant à Hotot.

746. – Le 30 janv. 1724, titre clérical fait en faveur de Me Jean-Baptiste Doublet, acolyte, par Jean Doublet, marchand, demeurant à Hotot.

965. – Le 1 er sept. 1725, Me Pierre Delarue, professeur de philosophie, demeurant à Caen, et Charles Delarue, marchand, demeurant à Hotot, constituent 150 livres de rente en faveur de leur frère, Me Nicolas Delarue, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés.

HOTOT (Saint-Georges).
Curé. – (T.-L.) de la Garde.
Vicaires. -G. Tirard – Halley.
Prêtre de la paroisse. – G. Tirard.
Clercs. – P. Delarue – N. Delarue – F. -A. Collet – J.-B. Hoisbel – J.-B. Doublet.
Seigneurs et notables. – J. -A. Collet – C. Gosse des Casteaux – C.-H. Le Gentil d’Estouteville – C.-H. Le Gentil d’Estouteville, fils – J q de Montjoie du Bosc – L.-F. Patry – P. Patry – F. -A. -A. Turpin de Morel – G. Turpin de Caillouet.

1460. – Le 3 oct. 1733, dispense de bans pour le mariage entre Jean-Charles-Guillaume de Picquot, Escr, seigr et patron de Magny-la- Campagne, fils de feu Jacques-Charles de Picquot, Esc., seigr dud. lieu, capitaine au régiment de Vivarais, et de noble dame Marie-Marguerite de Bourgais de lad. parr, de Magny, d’une part, et damlle Marie-Françoise-Charlotte de Vauborel, fille de feu Mre Anne-Charles de Vauborel, Escr, seigr d’Auvillers, et de noble dame Charlotte-Ravenne Patry, de la parr, de Hotot.

366. – Le 11 sept. 1736, dispense de bans pour le mariage entre Mesre Guillaume-Archange-Charles de VauboreI,Escr, seigr d’Auvillers, fils de feu Anne-Charles de Vauborel, Escr, seigr d’Auvillers, et de noble dame Charlotte- Ravène Patry, de la parr, de Hotot, d’une part, et damlle Louise-Anne de St-Gilles, fille de Jean-Baptiste de St-Gilles, Escr, chevalier de l’Ordre militaire de St-Louis et pensionnaire du roy, et de feue noble Françoise du Bosc de Beaupré, de la parr, de Brocottes et demeurant à Lx, parr. St-Germain.

137. – Le 12 janv. 1742, dispense de bans pour le mariage entre Guillaume de Turpin, Escr, sr de Condé-Morel, fils de feu Alexandre de Turpin, Escr, sr de Morel, et de noble dame Françoise Le Riche, de la parr. de Hotot-en-Auge, d’une part, et damlle Marie-Madeleine-Elisabeth Daragon Rumesnil, fille de feu Thomas Daragon-Rumesnil, garde-escuyer de Mgr le duc d’Orléans, et subdélégué en titre de Lisieux, et de feue dame Elisabeth Le Monnier, de la parr, de St- Germain de Lx.

517. – Le 16 sept. 1743, dispense de bans pour le mariage entre Jean Sauvegrain, sr de Beauval, chirurgien, fils de François, de la parr, de Méry, diocèse de Bayeux, d’une part, et nob]e damlle Marie-Anne de Fouqueville, fille de feu Georges de Fouqueville, Escr, et de noble dame Magdeleine Gosselin, de la parr, de Hotot.

131 . – Le 1 er juillet 1745, dispense de bans pour le mariage entre François-Auguste de Picquot, Escr, fils de feu Jacques-Charles de Picquot, seigr et patron de Magny-la-Campagne, pensionnaire du roy, et de noble dame Marie-Marguerite Le Bourget, de la parr . d’Ouésy, diocèse de Séez, d’une part, et noble dame Charlotte-Ravanne Patry, Vve de Mre Jean-Baptiste de St-Gilles, Escr, chevalier, de l’Ordre militaire de St-Louis, fille de feu Pierre Patry, Escr, sr de Précommune, et de noble dame Gabrielle Dodeman, de la parr, de Hotot.

19. – Le 10 janv. 1747, Louis Guesnet, demeurant à Hotot, et Michel-Claude de Piédoux, Escr, sr des Chapelles, demeurant ordinairement à Caen, rue des Carmes, et se trouvant présentement en sa terre
de Brocottes, constituent 150 livres de rente en faveur de Me André Guesnet, acolyte, fils dud. Louis, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Fait et passé à Brocottes, en la maison du sr de Piédoux, en présence de Me Jean-Baptiste Richer, pbrë, curé du Ham.

327. – Le 5 févr. 1769, vu l’attestation du sr Gallot, pbrë, vicaire de Hottot, dispense de bans pour le mariage entre Léonor Le Harivel, Escr, seigr haut-justicier et patron honoraire de Ste Honorine-du-Fay, Longchamp, La Londe, Verney, Mondreville et autres lieux, et de noble dame Françoise Gueroult, de la parr. de Maizet, diocèse de Bayeux, d’une part, et noble damlle Françoise-Gabrielle de Turpin, fille de feu François de Turpin, Escr, sr de Callouet, et de noble dame Charlotte Desjardins, de la parr, de Hottot.

HOTOT (Saint-Georges)
Vicaire. – Gallot
Clerc. – A. Guesnet.
Seigneurs. – G. de Fouqueville – P. Patry – F.-A. de Picquot – J.-B. de Saint-Gilles – J. Sauvegrain – A de Turpin – F. de Turpin – G. de Turpin – A.-C. de Vauborel – G.-A.-C. de Vauborel.

293. – Le 2 avril 1750, la nomination à la cure de St-Georges de Hotot appartenant au seigr du lieu, Mesre Charles-Gilles-Félix de Maupeou, chevr, seigr-comte d’Ableiges, conser du roy en son Grand Conseil, agissant au nom et comme tuteur de ses enfants mineurs, et, en cette qualité, usufruitier de la terre et vicomte de Hotot et patron de la cure dud. lieu, nomme à ce bénéfice, vacant par la mort de Me Thomas-Louis de la Garde, pbrë, dernier titulaire, décédé au mois de janvier dernier, la personne de Me Georges Coustil, pbrë, curé de Villeneuve-Sl Martin en Vexin français, diocèsede Rouen. Fait et passé au château des Ableiges, en présence de Me Marin Prunier de la Forest, pbrë, prieur de Lasseville et curé des Ableiges, et Me Nicolas-Denis Hardy, avocat en la cour, demeurant à Paris, cul-de-sac des Blancs- Manteaux. Le 18 avril 1750, le seig. évêque donne aud. sr Coustil la collation de la cure de llotot. Le 5 août 1750, le sr Coustil, demeurant toujours à la Ville-Neuve-Saint-Martin et représenté par Me Pierre Gallot, pbrê du diocèse de Lx, prend possession de lad. cure de Hotot, en présence de Pierre Bonnement, trésorier servant de lad, Eglise, et autres témoins.

73. – Le 22 mars 1751, dispense de bans pour le mariage entre Philippe-Auguste Turpin, Escr, sr dé Morel, fils de feu Alexandre-Auguste Turpin, Escr sr de Morel, et de noble dame Marie-Françoise Dorothée de Turpin, de la parr. de Hotot et Corbon, d’une part, et damlle Jeanne-Marguerite-Marie-Michelle Roussel, sr de Limage, officier de la connétablie de France, et de noble dame Magdeleine de la Roque, de la parr. d’Estrées. Lad. dame Turpin avait d’abord mis opposition a ce mariage; mais elle finit par donner son consentement. Suit la dispense de temps.

96. – Le 2 juin 1755, dispense de bans pour le mariage entre Mesre Guillaume-Charles-Archange de Vauborel, Escr, chevalier seigr d’Auvillers, veuf de noble dame Anne-Françoise de St-Gilles et fils de feu Mesre Aimé-Charles de Vauborel, et de noble dame Charlotte-Ravène Patry, de la parr. de Hotot, d’une part, et noble damlle Françoise de la Cour de Grainville, fille de feu Mesre Marin de la Cour, seigr honoraire de Grainville, et de noble dame Cécile Fredelle, de la parr, de St-Etienne de Caen.

351 . – Le 5 oct. 1758, la nomination à la cure de St-Georges de Hotot appartenant au seigr du lieu, Mesre Charles-Félix de Maupeou, chevr, seigr d’Ablèges-la-Villeneuve, St-Martin Ws, Courcelles, les Authieux-Papionet du fief du Loudel, et, à cause de dame Françoise-Anne Le Monnier, son épouse usufruitière du vicomte héréditaire de Hotot, demeurant ordinairement à Paris, rue St-Lazare, près la Barrière-Blanche, parr. de Montmartre, et se trouvant présentement en son château d’Ablèges, nomme à lad. cure de Hotot, vacante par la mort de Me Georges Coutil, dernier titulaire, la personne de Me Philippe-Thomas Le Monnier, pbrê de la ville de St-Lo, diocèse de Coutances. Le 19 oct. 1758, le seigr évêque donne aud. sr Le Monnier la collation
dud. bénéfice. Le lendemain, le sr Le Monnier prend possession de la cure de Hotot, en présence de Me Jean-Baptiste Le Vigueur, pbrê, desservant lad. parr.; Jean-Charles Herval, Escr, conser secrétaire du roy, Maison et Couronne de France, procureur domanial de Mgr le duc d’Orléans, premier prince du sang, en sa vicomte d’Auge, demeurant à Pont-l’Evêque, et autres témoins. Mr de Maupeou avait fait cette nomination par devant le tabellion d’Ablèges qui n’était pas notaire apostolique et par suite n’avait pas qualité pour recevoir de tels actes; le sr Delivet, notaire apostolique de Lx, se réserve de faire condamner ce tabellion à l’amende et autres peines de droit.

202, – Le 19 déc. 1759, la nomination à la cure de Hotot appartenant au seigr du lieu, Mesre Gilles-Charles-Félix de Maupeou, chevr, seigr d’Ableiges et seigr et patron de Hotot-en-Auge, demeurant à Paris, Vieille rue du Temple, parr. St-Nicolas-des-Champs, nomme a lad. cure, vacante par la mort de Me Philippe-Thomas Lemonnier, pbfë, dernier titulaire, décédé après avoir pris possession, la personne de Me Claude-François Dernier, pbfë du diocèse de Rouen. Le24 déc. 1759, Mr Mery, vic. gl, donne aud. sr Dernier la collation dud. bénéfice. Le 25 déc. 1759, le sr Dernier prend possession de la cure de Hotot, en présence de Me Jean-Maurice Hervieu, pbfë, desservant lad. parr., et autres témoins.

37. – Le 12 janv. 1761, vu l’attestation du sr Anger, curé d’Estrées, et du sr Héribel, vicaire de St-Germain de Lx, dispense de bans pour le mariage entre Pierre Regnault, Escr, sr des Perrots, fourrier des logis de Madame la dauphine, fils de feu Pierre Regnault, conser du roy et référendaire en la chancellerie de Rouen, et de noble dame Marie-Magdeleine Manchon, de la parr. d’Estrées, d’une part, et noble damlle Marie Magdeleine-Françoise de Turpin de Condé, fille de feu Mesre Guillaume de Turpin de Condé de Morel, et de feue noble dame Marie-Magdeleine-Elisabeth Daragon de Rumesnil, de la parr . de Hotot-en-Auge et demeurant en celle de St-Germain de Lx.

46. – Le 29 janv. 1761, Jacques-Joseph Colmiche, officier vétéran de Mgr le duc d’Orléans, demeurant à Hotot- en-Auge.

44. – Le 10 sept. 1766, Mre Claude-François Dernier, pbrë, prieur du prieuré simple de Lesseville, curédeSt-Martin d’Ablèges, au diocèse de Rouen, et de St-Georges de Hotot, diocèse de Lx, demeurant au presbytère d’Ablèges, résigne purement et simplement lad. cure de Hotot entre les mains du seigr évêque de Lx. Fait et passé à Pontoise. Le 31 oct. 1765, la nomination à la cure de Hotot appartenant au seigr du lieu, Mesre Gilles-Charles-Félix de Maupeou, chev, seigr comte d’Ablèges, La Villeneuve-St-Martin, vicomte de Hotot-en-Auge, nomme à lad. cure la personne de Me Charles Jobey, pbrë du diocèse de Lx. Fait et passé au château des Ablèges. Le 23 décembre 1766, le seigr évêque donne aud. sr Jobey la collation dud. bénéfice. Le 30 décembre 1766, le sr Jobey prend possession de la cure de Hotot, en présence de Me Guillaume Brou, pbrë, desservant lad. parr. Me François-Jean Léonard, avocat au parlement de Paris et au bailliage de Caen, bailly haut-justicier de Hotot, demeurant à Caen, parr. St-Jean, et autres témoins.

44. – Le 10 sept. 1766, Mre Claude-François Dernier, pbrë, prieur du prieuré simple de Lesseville, curédeSt-Martin d’Ablèges, au diocèse de Rouen, et de St-Georges de Hotot, diocèse de Lx, demeurant au presbytère d’Ablèges, résigne purement et simplement lad. cure de Hotot entre les mains du seig. évêque de Lx. Fait et passé à Pontoise. Le 31 oct. 1765, la nomination à la cure de Hotot appartenant au seigr du lieu, Mesre Gilles-Charles-Félix de Maupeou, chev, seigr comte d’Ablèges, La Villeneuve-St-Martin, vicomte de Hotot-en-Auge, nomme à lad. cure la personne de Me Charles Jobey, pbrë du diocèse de Lx.
Fait et passé au château des Ablèges. Le 23 décembre 1766, le seigr évêque donne aud. sr Jobey la collation
dud. bénéfice. Le 30 décembre 1766, le sr Jobey prend possession de la cure de Hotot, en présence de Me Guillaume Brou, pbrë, desservant lad. parr.; Me François-Jean Léonard, avocat au parlement de Paris et au bailliage de Caen, bailly haut-justicier de Hotot, demeurant à Caen, parr. St-Jean, et autres témoins.

188. – Le 15 sept. 1707, vu l’attestation du sr Brou, desservant la parr, de Hotot, dispense de bans pour le mariage entre Mesre Jacques de la Lande, Escr, garde du corps du roy, fils de Mesre Louis-César de la Lande, Esc.-, chevr, seigr et patron de la parr, du Détroit etd’Ouillie-le-Basset, et de noble dame Anne de Vambes de Florimont, de lad. parr, du Détroit, diocèse de Séez, d’une part, et noble damlle Louise-Jeanne-Marguerite de Vauborel, fille de Guillaume-Charles-Archange de Vauborel, Escr, chev, seig. d’Auvillers, et de feue noble dame Louise-Françoise-Anne de St-Gilles, de la parr, de Hotot.

201. – Le 29 oct. 1707, dispense de bans pour le mariage entre Mesre Jacques-Louis de Trémansois, ancien garde du roy, de la parr. de Bréville, diocèse de Bayeux, fils de feu Mesre Louis de Trémansois, officier d’infanterie, et de feue Anne Champin, en leur vivant demeurant à Caen, parr. St- Gilles, d’une part, et noble dame Marie-Françoise-Elisabeth Turpin de Condé, veuve de Pierre Ravallet, Escr, sr des Perrois, fourrier des logis de madame la dauphine, fille de Mesre Guillaume Turpin de Condé, et de feue noble dame Marie Daragon, de la parr, de Hotot, et lad. dame veuve demeurant en celle d’Estrées.

HOTOT (Saint-Georges)
Curés. – T. -L de la Garde – G. Coustil ou Coutil – P. -T. Lemonnier – C -F. Dernier – C. Jobey.
Vicaires. – Le Vigneur – G. Brou.
Prêtres desservants. – J.-B. Le Vigneur -J.-M.Hervieu.
Patron. – Le seigneur du lieu. – C -G. -F. de Maupeou.
Seigneurs et notables. – P. Bonnement – Jn-Jq Colmiche – J.-J. Estienne de la Sauvagerie – F.-J. Levrard [et non pas Léonard) – A. -A. Turpin – P. -A.Turpin – G. de Turpin de Condé – A.-C. de Vauborel – G.-C.-A. de Vauborel.

64. — Le 5 juin 1770, dispense de bans pour le mariage entre Mesre François-Léonor Le Duc, chevr Henry-Jean-Robert Le Duc, chev, seigr de Bernières, et de feue noble dame Marie-Anne-Charlotte de Jean, de la parr, de Mery, diocèse de Bayeux, d’une part, et noble demlle Louise-Léonore de Vauborel, fille de Mesre Guillaume-Charles-Gabriel-Archange de Vauborel, chev, seigr d’Auvillers, et de feue noble dame Louise-Françoise-Anne de St-Gilles, de la parr. de Hotot.

21 . — Le 11 avril 1772, dispense de parenté au 4° degré accordée, pour cause de pauvreté, par le seigr évêque pour le mariage entre Michel Labbé, Escr, de la parr, de Druval, et de Marie-Anne-Catherine Labbé d’Héroussard, de la parr, de Hotot.

39. — Le 14 avril 1772, dispense de bans pour le mariage entre Mesre Michel -Joseph Labbey, fils de feu Michel-Joseph Labbey, Escr, seigr de Druval, et de feue noble dame Marie-Barbe de Percaval, de la parr. de Druval, d’une part, et noble damlle Marie-Anne-Catherine Labbey d’Heroussard, fille de feu Jacques Labbey, Escr, seigr d’Heroussard, et de noble dame Anne-Louise Le Pelley, de la parr. de Hotot.

343. — Le 18 avril 1784, Thomas Vassal, marchand, demeurant en la parr, de Hotot-en-Auge, et Me Jean-Baptiste Le Remois, avocat, demeurant à Paris, rue de Touraine, faubourg St-Germain, constituent 150 livres de rente en faveur de Me Thomas-Augustin Vassal, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Cette rente est hypothéquée sur une cour, sise en lad. parr, de Hotot, que led. sr Vassal, père, avait acquise, le 2 mai 1737, de dame Marie-Françoise-Elisabeth Turpin de Condé (de la parr. de N.-D. d’Estrées), vve de Mr Renault des Perreaux, Escr, fourrier du logis de Madame la dauphine. De plus cette rente est garantie par Charles Vallée, syndic de la parr, de Bonnebosq, y demeurant, et par Me Jean-François Martin, notaire royal au siège de Bonnebosq, y demeurant aussi. Fait et passé à Bonnebosq, par devant Jean-Baptiste Pouchin, notaire aud. siège pour la branche du Torquesne. Led. sr acolyte était fils du sieur Thomas Vassal et neveu dud. sr Le Remois.

HOTOT (St Georges)
Vicaire. — J.-B. Nicolle.
Prêtre de la paroisse. — A. Guesnet.
Clerc. — T. -A. Vassal.
Seigneurs. — Jq Labbey d’Héroussard — G. -G. -G -A. de Vauborel d’Auvillers.

Histoire civile et ecclesiastique du Comte d’Evreux – Le Brasseur, Pierre.
On reconnoît dans la Maiſon de Villiers la moitié de la Baronie du Hommet; dans celle de Hotot (11)
l’autre moitié, avec les Terres de Beaumont-le-Richard, de la Riviere de Grand Camp.
(11) C’est la Maison de Hotot en Auge. Elle portoit d’argent à une salle d’azur , accompagnée de quatre aiglettes de sable, il la faut distinguer de celle de Horot en Caux.

Le Grand dictionnaire historique ou Le mélange curieux de l’histoire sacrée et profane – Mre Louis Moreri. <
DE BREAUTÉ . La Chesnaye des Bois parle de cette famille, originaire du château de Breauté, près Saint-Omer, depuis N. de Breauté, qui accompagna le duc Guillaume à la conquête de l’Angleterre en 1066 . Ses descendants possédèrent la baronnie de Hotot en Auge, à partir d’Adrien 1er , sire et châtelain de Néville, vicomte de Hotot-en-Auge, en 1518, époux de Jeanne de la Haye. (dont le mariage avec François d’Harcourt, Baron de Beuvron , avoit été cassé. Elle étoit fille héritière de Jacques de la Haye, Seigneur de Hotot, de Jeanne ou Joffìne de Moüy.
Alexandre- Charles de Breauté, marquis de Hotot , maître de la garde-robe du duc d’Orléans dès 1696, fut le dernier de son nom . (Nobiliaire de Normandie – Gabriel O’gilvy)

Mémoires Pour Servir à L’état Historique et Géographique du Diocèse de Bayeux – Michel Béziers.
– Jonquay ( Saint- Pierre du ) . Sergenterie au Verrier , élection de Caen , 24 feux, notariat de Méry – Corbon . Les dîmes appartiennent au curé, conjointement avec le curé de Hotot- en – Auge, diocèse de Lisieux , les religieuses de Villers – Canivet et les chanoines de Croissanville.

Dictionnaire de la Noblesse – De La Chenaye-Desbois et Badier.
Famille de Normandie, originaire du Bailliage de Rouen où la terre de Hotot est située, près de la Vallée de Corbon dans le pays d’Auge, entre Pont-l’Evêque la ville de Caen. Ceux de ce nom ont été reconnus par Montfaut, Chamillard, pour être de noble race. Voici ce que nous avons pu en recueillir.
Le Sire de Hotot, en Auge, est nommé parmi les Chevaliers qui assistoient leur Duc Guillaume le Bâtard, à la conquête de l’Angleterre en 1066.
Jean de Hotot portoit : d’argent, à une fasce d’azur, 4 aiglettes des, dit Gabriel de Moulin.
Thomas de Hotot brisoit d’un lambel de gueules; d’autres ont aussi brifé d’une fasce de fable, dit la Roque; ils vivoient à la fin du XIV siècle.
Pierre de Hotot vivoit en l’an 1214, est nommé témoin dans une charte de ce tems-là.
Roger de Hotot, Chevalier, vivoit en 1247; il eut pour femme Luce de Coulonces, fille de Thomas, Seigneur de Coulonces, de Luce de la Ferriére, dont il eut :
Thomas, Seigneur de Hotot, qui s’est marié à Jeanne de Clère, fille de Georges, I° du nom. Sire; Baron de Clère, de Mahaut d’Estouteville, sa troisième femme.
Il en eut :
Guillaume, qui suit; Pierre.
Guillaume de Hotot, Baron de Clère, fut père de Jeanne de Hotot, qui s’est mariée à Gauvin de la Haye, Sire d’Eroudeville, de Vauville, auquel elle porta la Terre de Hotot, qui depuis est tombée, par l’héritière de la Maison de la Haye, dans celle de Breauté, éteinte.
HOTOT.
249. Jean de la Haye, Sgr., vicomte et châtelain hérédital du dit lieu de Hotot, valet tranchant ordinaire du Roi, s’est presenté par Jean, son frere, Sr. d’Iberon, qui nous a remontré qu’il a été convenu à son domicile, depuis son partement, pour aller à la cour du Roi; et que du depuis il n’avoit fait retour par deça; à cause de quoi il n’avoit connoissance du dit ajournement; et que lui Sr. d’Iberon n’étoit saisi des écritures concernant leur noblesse; se soumettant, justement après le retour du dit Sr. de Hotot, son frère, obéir au vouloir et commandement du Roi; nous requérant son excuse être employée au présent procès-verbal.
252. Sébastien du Fresnay, Marin le Chevalier et Me. Michel Herpin, dénommés comme nobles et éxempts à la fin du rôle, ont dit que ils ne se veulent aider du dit privilege de noblesse, ni autre exemption, fors que, passés sont 20 ans, ils étoient, et sont encore à present serviteurs louatifs du dit seigr. de Hotot.

Recherche faite en 1540, par les élus de Lisieux des nobles de leur élection.
98. Thomas le Gentil, et Jean, son frère , demeurant à Hotot en Auge, pour justifier qu’ils estoient descendus et procréés de noblesse ancienne, ont produit plusieurs lettres et écritures, dont la 1re datée du 12 mars 1424, est sur le nom de Colin le Gentil, leur ayeul. Après les avoir veues, le procureur du Roi a requis qu’ils vérifiassent plus amplement, ou autrement qu’ils fussent assis.

Bulletin de la Société des antiquaires de Normandie.
– HOTOT-EN-AUGE. – Au S.-E. et à 150 m. environ de l’église, dans un herbage, se dresse une haute éminence circulaire, en partie détruite, dite « Le Château Gris ». Elle domine toute la vallée de la Dives qui se développe au Sud. Au pied de cette motte se voient les vestiges des fossés aujourd’hui presque comblés, Sur le côté Ouest, très entamé, se trouve l’ouverture d’un souterrain. Le tableau d’assemblage du cadastre porte l’indication : « Ancienne place de guerre» (Son C, 106). L’aspect du terrain qui environne cette butte montre qu’une plus vaste enceinte dépendant de la motte s’étendait primitivement vers le Nord où se remarquent les vestiges d’anciens fossés (1). A 400 m. à l’Ouest de l’église se trouve le hameau du .xxLt.let », emplacement probable d’une autre forteresse (Cad. D, 44-49).
– Hotot-en-Auge. Motte conique, à 100 mètres au sud-est de l’église, sur le bord d’un chemin allant à Beuvron; sa hauteur est de 10 mètres et son diamètre au sommet de 15 mètres. Elle est entourée de fossés; un très grand nombre de squelettes furent trouvés dans les terres de cette motte. (De Caumont: Stat. mon., t. IV, p. 147, et Cours d’antiq., t. V, p. 111-112.)

Les fortifications circulaires isolées en France – Annales de Normandie
HOTOT-EN-AUGE (Calvados). — Feuille Caen. Petit bois rond dans un pré au sud du village. Mission Caen – Brionne 1955, n° 179-180.

Inventaire Sommaire des Archives Départementales Antérieures à 1790
Rédigé par M. Armand BENET.
8 novembre, baptême de Nicolas, fils de Guillaume de St-Martin et Marie GosseIin, de Hotot; parrain, Nicolas Cottart, ce, sieur de Hotot; marié à, Jeanne Le Vaillant; Jean Guérout, curé (2° portion).

Dictionnaire Topographique du Département du Calvados.
Hotot ou Hotot-en-Auge, canton de Cambremer. — Huldeslot, 1269 (cart. norm. N° 767, p. 173).
Par. de Saint-Georges, patr. le seigneur du lieu.
Dioc. de Lisieux, doy. de Beuvron. Génér. De Rouen , élect. de Pont-l’Evêque , sergent, de Beuvron.
La vicomte héréditaire d’Hotot, avec haute justice, relevait du bailliage de Conches, comté d’Alençon.
Dans cette paroisse, le Fief d’Auvillars relevait de la châtellenie de ce nom. Un autre fief nommé Héribel
relevait de Bonnebosq, mouvant de la vicomte d’Auge.

POP : la plateforme ouverte du patrimoine.
Hotot-en-Auge; église paroissiale Saint-Georges.
Statue : gisant dit de Luce de Coulonges – Nef, mur sud.
Gisant sur dalle funéraire. Le visage est traité en aplat. Aux pieds, un dragon. De nombreux détails sculptés apparaissent sur le vêtement : cordons, fibule, et décor de fleurs sur la ceinture; un léger reste de polychromie verte apparaît sur celui-ci. Un dragon cantonne les pieds du gisant, dont les mains se joignent sur le buste. Le front est ceint d’une couronne de fleurs. Usure de la pierre; l’état actuel du visage laisse difficilement présumer de la qualité initiale de la sculpture; manque la tête du dragon.
Selon la tradition, cette effigie serait celle de Luce de Coulonges, réputée pour sa bonté et sa sainteté. Epouse de Roger, seigneur de Hotot, son nom est mentionné dans les textes en 1242. La légende veut que jetée à la porte pendant la Révolution, cette statue rentra toute seule dans l’église (Caumont A., de., 1859, vol. IV, p. 142). Le gisant a dû être placé dans la niche actuelle lors des travaux de réfection de la nef en 1860-63.

Les Remparts de Normandie
Hotot-en-A. Beuvron-en-A. (Calvados)
Par Gilloudifs dans Accueil le 5 Novembre 2018.
La motte féodale de Hotot-en-Auge date du 11e siècle; à proximité, se dressent les vestiges du château de la Haute Justice du 15e siècle en grande partie détruit en 1944.
Un château, dont les restes sont visibles (…), fut érigé au 13e siècle, reconstruit à la fin du 15e siècle ou au début du 16e siècle, vendu comme bien national à la Révolution, bombardé en 1944. Telles sont les étapes principales de ce bâtiment dont il ne reste que la poterne d’entrée, avec une tourelle entière et une autre, étêtée, du côté de l’église. La tourelle, encore en place, comporte un escalier, comme il arrive souvent dans ce type de poterne. Complètement à gauche, on distingue la toiture de dépendances agricoles remaniées et transformées pour partie en fromagerie au 19e siècle. »
Hotot ou Hudelstot est un nom d’origine danoise dont le suffixe tot lissu de toft signifie enclos. Le bourg d’Hotot-en-Auge est posé en bordure des marais de la Dives, assis sur un éperon calcaire formant un site défensif naturel a 30 m d’altitude.
Le village se rassemble en une ligne bordière au plateau; à ses pieds, la motte féodale (datée de l’an 1000), bien indiquée sur le cadastre du 19e siècle par la mention « d’ancienne place de guerre » est toujours visible. Parfaitement ronde, elle a un diamètre de 20 m environ et une hauteur voisine de 10 m, une futaie pousse sur la levée de terre, bordée par un fossé défensif. Le site fut un lieu d’affrontement confirmé par des fouilles qui ont mis au jour des ossements et des pièces d’armes (casques et fers de lances). Il ne reste aucune trace de construction, car un tel site défensif n’était le plus souvent constitué que d’une palissade en rondins de bois.
Le fief a appartenu à la famille de Hotot dès le 12e siècle, il s’agit d’une vicomté héréditaire avec haute justice. Au 15e siècle, un puissant château fortifié est construit en limite de l’éperon calcaire. Il comportait des tours encadrant une puissante poterne d’entrée. Le vaste manoir fut détruit lors des bombardements de 1944. Une grange dîmière subsiste ainsi que quelques bâtiments, vestiges d’une exploitation concentrée et organisée autour d’une grande cour. A partir du 16e siècle les terres appartiennent à la famille de La Haye, puis à la famille de Bréaulté.

État des anoblis en Normandie, de 1545 à 1661 – Abbé P.-F. Lebeurier..
Pierre Turpin, sieur de Condé, du Fief Morel, demeurant a Hotot en Auge, a obtenu l. d’an, du roy Henry 4e don. a Mantes en may 1593 en conséquence dud. edit, moyennant 700 l, ver. ch. le 1 2 octobre 1593, a la charge d’indemnité a la somme de 300 l, constituez par luy en 30 l. de rente; et porte pour ses armes 3 pommes de pin avec un chevron d’or en champ d’azur.

Nouvelle biographie normande – par N.-N. Oursel.
LE BRET (Arsène- Alexandre.) Né à Caen, .18 Novembre .1814 Mort à Hotot-en-Auge, 28 Août 1885. Curé d’Equemauville, de Vaubadon et de Hotot-en-Auge.
La Divinité du Christ dans l’Hist des origines chrétiennes, Honfleur, 1S.70-.71, 2 yol.. in -8 (Anon.)

Dictionnaire des communes de la France – Joanne, Adolphe.
HOTOT-EN-AUGE, Calvados, c. de 318 hab., cant. de Cambremer (9 kil.), arr. de Pont-l’Evêque (25 kíl.),
à 25 kil. de Caen, de Dozulé. Eglise de plusieurs époques – porche en pierre du XVII° s. – chapelle seigneuriale du style ogival au S. (statue de sainte Apolline) – dans la première travée du N. belle porte romane – dans la nef, restes de vitraux de la Renaissance – au maître-autel, belle descente de croix – dans une des fenêtres bouchées du choeur fragment de sculpture d’environ 1 mèt. de hauteur – chapelle de la Renaissance – au-dessous du du clocher sous la chaire, magnifique statue tombale de sainte Luce (XIII s.) – aux autels de la Vierge et saint Sébastien, devants d’autel ornés de broderies anciennes – Château du XVIe s., flanqué de tourelles.

3 – Archives ShL .

Archives NEDELEC Bibliographies
Paturel Gérard Potier céramiste à Hotot en Auge 3 art. 2003-2007

Archives NEDELEC Communes.
Com.33.2.1 Hotot-en -Auge Manoir dit dela Gare ou Petit manoir
Com.33.2.2 Hotot-en -Auge Motte féodale
Com.33.2.3 Hotot-en -Auge Lieu Calice
Com.33.2.4 Hotot-en -Auge Motte et manoir de la Haute Justice
Com.33.2.5 Hotot-en -Auge Haras de la Vallée d’Auge
Com.33.2.6 Hotot-en -Auge Notes historiques
Com.33.2.7 Hotot-en -Auge Vie de la commune

Fonds Enveloppes.
Enveloppe n° 63 Photos de Porches des Églises du Pays D’auge Hotot en Auge

Carnets d’Arthème Pannier.
Carnet 108
012 à 023 – Hotot en Auge. Eglise, description
050 à 052 – Hotot-en-Auge. Noblesse.
064- Hotot-en-Auge, château.

Fonds Madame Goncalves.
Carton 2 – Iv A2 – Quittance Morin – Hottot.

Cartulaire Shl avec inventaires ShL et sources bibliographiques diverses du Xe siècle à 1940.
13.. ?
Rôle d’exploit de justice où il est fait mention de messire Jehan de Bailleul, Richard d’Houdetot, Pierre de Hotot, Pierre de Sintot, Jean de Varenne, Robert de Fresne, etc. (Pièce sans date – XIVe siècle)= Catalogue des Archives du Collège héraldique de France – Normandie – N° 109.

1694, 1719. 1737-1754 – Manerbe – Testament et acte de sépulture du comte de Manerbe: donation de Marie, duchesse d’Orléans à sa mère, Anne de Mouchy; testament d’Anne de Mochy. Dossier concernant sa soeur, Marie-Elisabeth de Borel, veuve de Jean-Claude Costard, sieur de Hotot.= AD 14. 77 F 429

1744, 26 décembre – Formentin
Guillaume Surrirey, demeurant à Hotot, reconnaît avoir reçu de Toussaint Lhermitte, demeurant à Formentin, la somme de 11 livres 2 sols pour deux années de rente. = Arch. SHL- 1 pièce papier – Analyse Et. DEVILLE

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

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