EQUEMAUVILLE – 14




NOTES sur EQUEMAUVILLE – 14

Ecquemauville – Esquemeauvilla – Scamelvilla – Escamelvilla

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome IV page 306

Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 917.

MUSSET Lucien, « Un curieux épisode de l’histoire ecclésiastique du Pays d’Auge au XI° siècle: Equemauville et les reliques de Saint-Vigor », AAN, 145, 1987 (1988), pp. 93-95
(cf. bibliographie)

Recherches des Nobles de Lisieux p.113
Montfaut p.26
Histoire d’Honfleur -anonyme- p.7

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Équemauville, Scamelvilla, Escamelvilla, Esquemeauvilla.

L’église d’Équemauville se composait, je crois, dans l’origine, d’une nef romane et d’un choeur du XIIIe. siècle.
J’en juge, pour la nef, par quelques restes d’appareil formé de silex irréguliers disposés en arête de poisson, et par deux arcades dont les traces se voient du côté du nord et qui communiquaient à un collatéral qui devait exister de ce côté.
La nef actuelle a été reprise; on y a percé des fenêtres carrées dans les murs latéraux : la porte occidentale, dans la façade refaite à l’époque moderne, est carrée et légèrement cintrée. Au-dessus est une fenêtre carrée comme celles qui ont été pratiquées dans les murs latéraux.
L’appareil du choeur est conservé en partie, du côté du sud ; on y voit des contreforts et une petite porte qui annoncent le XIIIe. siècle. Quant aux fenêtres, elles sont modernes, cintrées.
Du côté du nord, un collatéral règne depuis la nef jusqu’au chevet. Je crois, à en juger par l’appareil et les matériaux employés, qu’il ne remonte pas au-delà du XVIe. ou du XVe. siècle. C’est aussi à cette époque que j’attribuerais la chapelle formant transept, du côté du sud.
La tour carrée, en bois, revêtue d’ardoises, avec pyramide terminale à quatre pans, est moderne.
La cloche porte l’inscription suivante :


IAY ESTÉ BÉNITE PAR DISCRETTE PERSONNE Me IACQVES DAMEMME ptre
CVRÉ D’ECQVEMEAVVILLE ET NOMMÉE IEANNE LOVISE LE PARREIN MRE CLAVDE
IRAN LE IVMEL ESCVYER SEIGr D’ECQVEMEAVVILLE BARNEVILLE ET AVTRES
LIEVX LA MARREINE NOBLE DAME CLAVDE LOVISE LE MVSNIER VEVVE DE Mre
PHILIPPE LOVIS LE IVMEL ESCVYER SEICNr DE CE LIEV GVILLEAVME TROVRET
TRÉSORIER IACQVES GABRIEL BVRET M’A FAITE L’ANNÉE 1732.
On voit dans le cimetière d’Équemauville les tombeaux de deux curés de cette commune.
Sur la première de ces dalles tumulaires on lit :
M. V. LE SÉNÉCAL NÉ A HONFLEUR EN 1777
DÉCÉDÉ LE 9 AVRIL 1833
APRÈS AVOIR ÉTÉ CURÉ 17 ANS.

La seconde porte l’inscription suivante :

M. L ABBÉ VIVIOT NÉ A HONFLEUR EN 1806
ET DÉCÉDÉ LE 4 DÉCEMBRE 1858 A ÉQUEMAUVILLE
APRÈS AVOIR ÉTÉ CURÉ PENDANT 25 ANS.

Le tuf ou travertin a été employé dans les murs et les contreforts de l’église, dans les parties que je rapporte au XIIIe. siècle.
L’église d’Équemauville est sous l’invocation de saint Martin.
Le roi nommait à la cure dans le XIVe. siècle ; au XVIe., le patronage avait été donné au Chapitre de Cléry.
On comptait 3 feux privilégiés et 55 feux taillables à Équemauville.
Au XIIe. siècle, les ducs de Normandie avaient une porcherie à Équemauville.

NOTRE-DAME-DE-GRACE.
— La chapelle Notre-Dame-de-Grâce, capella Beatoe Mariæ de Gracia prope Honefleuctum (Pouillé du diocèse de Lisieux).
est très-vénérée des marins et s’élève au sommet de la falaise qui domine la mer, à l’ouest d’Honfleur, sur le territoire d’Équemauville; on jouit, de là, d’une vue magnifique.
La chapelle actuelle n’est pas ancienne, elle date de 1606; elle en a remplacé une autre qui fut détruite par un éboulement de la falaise en 1538 ( Une tradition rapporte que la chapelle Notre-Dame-de-Grace avait été fondée par un des premiers ducs de Normandie, lequel, ayant été accueilli en mer par une tempête, aurait fait voeu d’édifier plusieurs chapelles à la Suinte Vierge, s’il échappait au danger).
L’abbaye du Bec nommait le chapelain de Notre-Dame.
D après une note de M. Le Prevost, depuis 1620 jusqu’à la Révolution de 89, cette chapelle aurait appartenu aux Capucins d’Honneur.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

2 – Pièces Justificatives:

– 1010-1017 ou 1016-1017 – Equemauville
Richard II donne à St Riquier, à la requête de l’abbé Angelrannus l’église d’Equemauville.
« Consilio ergo et sggestu nostrorum fidelium, decrevemus tradere perpetuo praedicto sancto et servis ejus ecclesiam quae sita est in Scabelli villa.
= FAUROUX M. 1961, p.104, n°20

– 1035 – Vasouy, Lisores
Robert le magnifique restaure le monastère de Montivilliers, jadis concédé à St Philibert par le duc Warato (maire du Palais après Ebroïn vers 680 ou 683-686 environ) restaure les biens enlevés et confirme les donations faites par lui ou son père.
« … inprimis eamdem…. Hee igitur sunt aliae eclesia (…) ecclesia de Washuic (…) medietatem villae quae vocatur Luxorial….
= FAUROUX M. 1961, n°90 p. 234.
Autre version falsifiée de la charte précédente. Interpolations entre parenthèses:… La Haye du Theil, la moitié de domaine de Lisores, les terres d’Ansgot (le Mesnil Galchiae de Conteville, l’église de Vasouy et l’église d’Equemauville)….
« … La haya de Teilled medietatem terrae de Luisourez cum medietate ecclsiae necnon et molendini sylvaeque et prata, terras cujusdam Ansgoti (le Maisnil Galchiae de Comitevilla et ecclesiam de Guasvic et ecclesiam de Stabelvilla…
= FAUROUX M. 1961, 90 bis, p.237

– 1048 – Equemauville
Guillaume le Bâtard confirme par jugement à Saint-Riquier l’église d’Equemauville, qu’il prend sous sa garde. La possession en avait été contestée par l’abbesse de Montivilliers mais avait été revendiquée par l’abbé Gervin I qui avait invoqué la donation de Richard II et de Robert.
= FAUROUX M.1961, n° 115, p. 278

– 1623 – Barneville-la-Bertrand
Transport par Hiéronime Le Jumel, écuyer, seigneur des terres et seigneuries de Lisores et Equemauville, à Etienne Le Lou, sieur de La Garde, bourgeois de Honfleur, de rente en quoi Jacques de Varin, écuyer, sieur de saint-Quentin,s’était obligé en 1616 vers feu Madeleine Eude, veuve de Pierre Le Jumel, président au Parlement de Normandie, seigneur de Lisores, Equemauville, Barneville-la-Bertrand et Pennedepie.
= AD. Calvados. Série H. Suppl. Hôpital de Honfleur 1830.- H. 112

– archives SHL – Fonds imprimés :
Jour 15 : Journal et petites affiches de Pont-l’Evêque et de Lisieux.
21-02-1808 : nouvelles étrangères : Angleterre, Autriche, Bavière.
Nouvelles locales : Equemauville, Fierville, Mesnil sur Blangy.
24-03-1811 : Turquie, Transilvanie, Autriche, Empire Français et
nouvelles locales : Méry-Corbon, Pont-l’Evêque, valeur des monnaies.

Insinuations.

Description de la cloche.
J’ai été bénite par Discrète personne Messire Jacques Damemme, prêtre curé d’Ecquemauville et nommée Jeanne Louise, le parrain Messire Claude Jean le Ivenel, écuyer seigneur d’ Ecquemauville, Barneville et autres lieux, la marraine Noble Dame Claude Louise le Musnier, veuve de Messire Philippe Louis le Ivenel, escuyer, seigneur de ce lieu, Guillaume Thouret, trésorier.
Jacques Gabriel Buret m’a faite l’année 1732.

Le président Le Jumel ne voulut point être de ses juges « pour éviter la vengeance que Grillon pourrait exercer sur sa maison sieuriale de Lisores sise assez près d’Honfleur » ( Floquet – Parlement III p.518)

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE HONFLEUR – 14

Election de Pont l’Evêque, sergenterie d’Honfleur
3 feux privilégiés – 55 feux taillables.

Sous l’invocation de St Pierre

Patronage:
14e Dominus Rex
16e Rex Vel Dominus de Clery
18e le chapitre de Cléry

Curés:
Bazin 1764
Le Perchey 1767/1787.

En 1751 Patron : le chapitre de Cléry, curé Bazin.

La Chapelle Notre-Dame de Grâce est sur le territoire de cette paroisse.

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