QUETTEVILLE – 14




NOTES sur QUETTEVILLE – 14

Appropriatio de Quettivilla et Quetevilla et Quetievila

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition Floch, tome IV, page 333.

Editions FLOHIC : Le Patrimoine des Communes du Calvados page 938.

LEPAUMIER Hubert : Deux nouvelles occupations gauloises en Pays d’Auge- Bull. Foyer du Billot n°59 Sept. 1997

LEPAUMIER Hubert : Les sites gaulois de Quetteville. Première approche pour une nouvelle définition du territoire des Lexovii, avant la conquête. BSHL n° 52, septembre 2002.

LEMARCHAND, Monographie de la commune de Quetteville, Ms. s.d. vers1885, 5 p.
= Arch. Départ. du Calvados, Br. 9462 GOUEY

L’EXPLOITATION ANCIENNE DES ROCHES DANS LE CALVADOS : HISTOIRE ET ARCHÉOLOGIE. Serv. dep. d’Archéologie 1999. page 156.

PONSOT Philippe, Bâtiments et équipements des usines … huile du Calvados: 1785-1883 dans L’Homme et l’industrie en Normandie. Du Néolithique … nos jours. (23e Congrès des Sociétés historiques et archéologiques de Normandie, 1988), BSHAO, n° spécial, 1990, pp.347-362, carte, fig.
Manneville-la-Pipard, Fierville-les-Parc, Honfleur: importation et exportation, huilerie et savonnerie des frères Sorel emploie 130personnes. Quetteville, Les Authieux-sur-Calonne, Surville,Bonneville-la-Louvet

Le Grand
Gonneville
Le Chatel
St Martin le Vieil
Dufour de Quetteville (Exposition de Falaise 1864) p.25 n°641
Mémoires des Antiquaires de Normandie Tome XXVI p.254, 258

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Quetteville, Quettevilla, Quetuvilla.
Le choeur, en retrait sur la nef, est moderne, éclairé par des fenêtres cintrées ; conséquemment il n’offre rien d’intéressant. L’autel n’a de remarquable que son tableau de retable, représentant le martyre de saint Laurent. La sacristie, en bois, est accolée du côté de l’évangile.
C’est donc la nef et la tour latérale, au sud, qui méritent l’attention. Les parties qui paraissent les plus anciennes sont dans le mur méridional. L’appareil, une petite fenêtre cintrée très-étroite et la porte bouchée pourraient dater de la fin du XIe. siècle. Le mur du nord, avec ses contreforts en travertin, paraîtrait plutôt du XIII ». siècle ou même du XIV.
Quatre contreforts garnissent aussi la façade occidentale qui est assez élevée ; mais la porte qui s’ouvre au centre est du XVI’. siècle.
La tour n’a pas subi d’avaries ; elle doit être à peu près dans son état primitif. Les parties inférieure et moyenne sont éclairées par de petites ouvertures quadrangulaires, allongées, on forme de meurtrière. L’étage supérieur est percé de fenêtres cintrées, subdivisées en deux baies ogivales avec traverse en pierre. Des contreforts étagés garnissent les angles de chaque face du carré. Elle est couronnée d’un toit quadrangulaire en charpente, couvert d’ardoise, qui rappelle celui de la tour de Pont-l’Évêque.
Je suis disposé à admettre que cette tour pourrait remonter au XIIIe. siècle. Pourtant, en considérant que le travertin employé comme pierre de taille ne comportait pas de moulures, et qu’on a du continuer longtemps avec cette pierre le style du XIII. siècle le moins compliqué. elle pourrait bien n’être que du XIVe. siècle.
Au-dessus de la porte qui communique de la nef à la tour, on lit sur un tableau en bois, qui ne paraît pas remonter au-delà d’un siècle, l’inscription suivante peinte en belles lettres capitales, au-dessous de la figure d’une cloche :
O VOUS A QUI MON SON SERT D’AVERTISSEMENT
DE VENIR AU SAINT LIEU POUR PRIER LE SEIGNEUR
GARDEZ-VOUS EN PRIANT DE PRIER FROIDEMENT
PRIEZ AVEC AMOUR PRIEZ AVEC FERVEUR

Voici une inscription plus ancienne et plus intéressante; elle est sur une table de pierre incrustée dans les montants d’une fenêtre percée à l’extrémité de la nef, côté sud, prés de l’autel :

Mil IIII cens IIII x VIII
le treisieme jour d’octobr
fut ceste oeuvre ainsy conduyte
sas peser en mal ne abprobe
et adfin que chacun soit sobre
en langage sas rie nomer
homme vestu mois q calabre
la fait tellement continuer.

Un fait assez difficile à expliquer et que j’ai observé déjà ailleurs, notamment à Goustranville (V. la page 118), c’est l’existence de deux contreforts à l’intérieur de la nef, vers l extrémité du côté de l ‘évangile. Il est probable que ce mur est de deux-époques; mais cela n’explique pas la présence des deux contreforts dont je parle.
Toute l’église est voûtée en lambris avec entraits. On y voyait autrefois des statues assez barbares et par cela même curieuses ; elles ont, excepté une, été reléguées dans le clocher où on les voit encore.
Une des petites cloches de procession porte le nom de Jean Buret, disposé autour d’une figure de cloche formant les armoiries du fondeur.
Les fonts baptismaux, pédiculés et octogones, me paraissent du XVIe. siècle ou des dernières années du XVe.
L église de Quetteville est sous l’invocation de saint Laurent.
L’abbaye du Bec nommait à la cure.
On comptait-7 feux privilégiés et 163 feux taillables à Quetteville.
Un tunnel considérable, établi pour le chemin de fer de Pont-l’Évêque à Honfleur, entre St.-André-d’Hébertot et Quetteville, débouche à quelques pas de l’église, au fond du vallon; une grande et profonde tranchée sillonnant la vallée de l’ouest à l’est rend intéressante, au point de vue des grands travaux, la position de Quetteville. Une station y sera, dit-on , établie.

Le château, appartenant à M. Dufour de Quetteville, membre de l’Association normande, est à peu de distance, au nord de l’église, sur la hauteur.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

2 – Pièces Justificatives:

1395, 7 juillet – Cormeilles
Information de Jean Le Lieur, vicomte de Pont-Authou et Pont-Audemer, sur l’assiette des terres et revenus de Richard de Cormeilles, désire transférer à son fils aîné Guillaume à l’occasion de son mariage: biens à Cormeilles, Saint-Pierre et Saint-Sylvestre de Cormeilles, Quetteville, et au Faulq; fief de Quetteville, fief de Grangues à Quetteville, fief de Norolles.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 7, pp. 115.116.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle, XVI, fasc. 1-2, 1967, p. 32.

Insinuations

Description de l’église du 9 avril 1863

Cloche de Quetteville
J’ai été bénite par Maître Alexandre Piquot, curé de cette paroisse
Pierre Néron, trésorier
Lavillette 1772
Même inscription sur deux autres cloches.

En 1463 Montfaut trouva à Quetteville Jean le Grand dont les descendants existaient encore à la fin du 16e siècle.
Richard le Grand, seigneur de Quetteville, produisit devant les élus de Lisieux en 1540, avec Elie le Grand, seigneur des Gruaux, Colas et Jacques dits le Grand.
Ils portaient suivant la Galissonnière : d’hermines sans nombre au chevron de gueules, chargé de trois molettes d’or, comme la famille Mehendin.
Une branche de cette famille possédait Plainville en Auge à la fin du 18e siècle.
On trouve en 1402 Damoiselle Colette de Quetteville, veuve de Jean d’Annebaut, écuyer de la famille du Grand Amiral Claude d’Annebaud. Etait-elle de la race de Jean le Grand ou de la famille primitive de Quetteville ?

Cabinet des Estampes – Collection topographique (Calvados)
182 – Vue du château du Mesnil Cordelier ou St Laurent de Quetteville à un ¼ de lieue de l’église près de la route d’Honfleur.
Fort belle construction, style Louis XIV, pavillon en avant-corps avec ailes moins élevées.
Elévation des deux façades (lithographie disposée, je pense, pour une affiche de vente)

Le Marquis de Vielmaison, seigneur de Quetteville, député de la noblesse à l’Assemblée provinciale de 1787 au mois d’août (Hippeau V p.229) et une lettre de lui (id p.472)

L’ancien Manoir de Quetteville se trouve dans la direction ouest (le Theil) à dix minutes de l’église. C’est une grande construction en briques, genre Louis XIII, aujourd’hui inhabitée. D’immenses avenues de peupliers conduisaient à la cour d’honneur et traversaient la campagne dans toutes les directions. Il y a une trentaine d’années qu’elles ont été abattues. Dans la seconde moitié du 17e siècle, les fiefs , terres et seigneurie de Quetteville (Mesnil Cordelier) appartenaient à Alexandre Legrand, escuyer, demeurant au manoir seigneurial dudit.
Cet Alexandre Legrand vendit le 25 juillet 1668 à Louis Nautier, sieur de la Rocquerie, demeurant à la paroisse St Léonard, lieu dit Le Désert, le fief de Quetteville qui est un ¼ de fief de haubert, relevant du marquisat d’Anebaux ou baronye d’Aubigny en échange des fiefs, terres et seigneurie de St Martin le Vieil.
La Rocquerie – il y a entre Quetteville et Genneville, une ferme de ce nom, c’est probablement un ancien fief, ainsi que les Seigneurs autre ferme de la commune de Quetteville.
Maintenant j’ignore comment le Mesnil Cordelier passa dans la famille d’Ablon. On trouve à la date de 1733 demeurant au château du Mesnil Cordelier, Marie Cécile Le Doyen, dame d’Ablon, de Quetteville etc… épouse de Messire de St Pierre , Marquis de St Jullien,
Et en 1793 le Mesnil Cordelier appartenait à Monsieur de Vieilmaison ; aujourd’hui c’est Monsieur de Gourges qui est propriétaire par mariage avec une héritière de Vieilmaison (extrait d’une lettre de Monsieur Bréard d’Honfleur à Monsieur Pannier le 24 janvier 1864)

Coupures de presse du Journal de Honfleur des 17 avril, 24 avril et 1er mai 1864 – articles de M.Pannier.

« Analyses et transcriptions … » ou « Transcriptions.doc »
EXTRAIT DE NOTES RECUEILLEES PAR MONSIEUR CATHERINE, INSTITUTEUR A GONNEVILLE SUR HONFLEUR : page 59
Le dernier seigneur de Gonneville fut Alexandre de Courselles, chevalier seigneur honoraire de Gonneville, seigneur des nobles terres et seigneuries de L’Epinay (cette proriété est à Fourneville) de Beudart, de la Haye-Bertrand, Saint-Evroult, Quetteville, Moulineaux et autres lieux.

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE HONFLEUR – 14

Election de Pont Audemer – sergenterie du Mesnil
Feux privilégiés – 163 feux taillables

Sous l’invocation de St Laurent

Patronage:

14e, 16e et 18 e siècle Abbas de Becco

Curé:
Piquot ou Picot 1768 /1787

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