Trousseauville – 14




NOTES sur Trousseauville – 14

Creseuvilla – Trousseauville Trousseauvilla

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Par M. Ch. Vasseur.
Trousseauville,Cresenevilla, Trousseauvilla.

L’église de Trousseauville est à l’état de ruines ; la paroisse est supprimée et réunie à Dives. Située sur le penchant d’un coteau abrupte, entouré de vallons et de pentes boisées et sauvages , on y accède par des chemins creux et sourcilleux.
Le portail, construit en appareil irrégulier, flanqué de deux contreforts larges, peu saillants, à deux retraites, est percé, au pignon, d’une fenêtre étroite, cintrée,, qui paraît au moins du XIIe. siècle. La porte est cintrée et ne date que du XVIIIe. siècle; mais, à droite et à gauche, on distingue, dans l’appareil, les traces d’une ogive aiguë et basse, probablement de la fin du XIIe. siècle. Le clocher
en charpente est à base carrée, avec pyramide à pans coupés, recouverte d’essente. Le mur du nord de la nef est construit en blocage fort irrégulier, avec vestiges de feuilles de fougère, et flanqué d’un seul contrefort plat en pierre de taille, placé près de l’angle occidental. Il n’y a dans tout ce mur aucune trace d’ouvertures; de vigoureux lierres l’ont envahi dans différents endroits.
Au midi, les murs montrent un blocage, dans lequel on distingue des feuilles de fougère entourant une petite fenêtre cintrée étroite, percée fort bas, ébrasée à l’intérieur et vitrée au niveau du mur. A l’angle occidental, de ce même côté, est un contrefort très-détérioré, peu saillant, entre les pierres duquel a végété un coudrier, et qui date de la construction primitive. Outre la petite fenêtre romane, il y a quatre ouvertures de différentes époques, savoir : une fenêtre ogivale à moulures prismatiques du XVII. siècle, au-dessous de laquelle à dû se trouver une porte, maintenant bouchée, du XVIIIe. siècle ; puis une fenêtre cintrée, du XVIe. siècle ; enfin une fenêtre carrée, ouverte sous le règne de Louis XV.
Le choeur doit remonter à l’époque romane. Il est en retraite sur la nef. Au nord, les murs sont en blocage, totalement recrépis, ce qui empêche d’en apprécier l’appareil; ils ne sent soutenus que par un seul contrefort, peu saillant, qui sert de base à un gros lierre grimpant jusque sur le toit.
On y a pratiqué deux fenêtres carrées au dernier siècle.
Presque tout le mur du midi est envahi par des lierres, des viornes et des coudriers, derrière lesquels sont complètement dissimulées une petite porte à arc surbaissé, et une fenêtre carrée. La partie restée visible, la plus rapprochée du chevet, est soutenue par un contrefort à chaperon qui paraît du XVe. siècle.
Le chevet est droit, construit en blocage, et ajouré de deux petites fenêtres dans le style Louis XV.

Intérieur.
— L’intérieur est dévasté, livré à toutes les désolations: plus d’autels; les murs sont verdâtres ; les voûtes tristement effondrées. Cependant diverses choses y peuvent attirer l’attention de l’archéologue.
Les écussons de la litre funèbre qui entourait l’édifice intérieurement et extérieurement sont encore visibles dans la nef. On y distingue parfaitement, sur un champ de gueules, deux jumelles d’or, surmontées d’un lion passant de même, qui est de Mathan.
Dans le mur du nord, près de l’entrée du choeur, est une large arcade ogivale, aiguë et sans moulures, mais évidemment du XIIIe. siècle, qui a dû servir à protéger quelque tombeau. On y voit des vestiges de rinceaux exécutés en rouge sur le fond, et qui doivent remonter à une époque ancienne.
Le sol du choeur est surélevé de deux degrés ; une large plaque de marbre noir offre une longue inscription illisible : tout a été martelé. Mais un fragment d’écusson, rapproché de celui de la litre funèbre, permet de considérer la personne que recouvre cette tombe comme un membre de la famille de Mathan.
Sous le badigeon appliqué sur les murs on. découvre, en divers endroits, des traces d’anciennes peintures simulant un appareil par une double ligne rouge , et au-dessous, une arcature cintrée, tracée avec la même peinture.
L’église était sous l’invocation de saint Martin, mais il y avait aussi un autel dédié à saint Laurent. Non loin de l’église, dans une prairie, est une fontaine placée sous l’invocation de ce saint, qui est encore à présent l’objet d’un pèlerinage.
Le patronage appartenait au seigneur laïque.
La cloche a été transportée dans l’église de Dives (Voir l’inscription de cette cloche à L’article DIVES).

Château.
— Le château de Trousseauville se trouve assez loin de l’église, et sur le bord de la grande route.
Les seigneurs de Trousseauville figurèrent autrefois dans l’histoire. On trouve, dans le catalogue des seigneurs normands qui suivirent le duc Robert en Terre-Sainte, un Henry de Trousseauville, qui portait de noir il un fer de moulin d’or (Gab. Dumoulin ).
Trousseauville faisait partie de l’élection de Pont-l’Évêque,
sergenterie de Dives : on y comptait 2 feux privilégiés, 26 feux taillables.

2 – Pièces Justificatives:

Insinuations

Du 27 Août 1856
L’église de Trousseauville est à l’état de ruines, la paroisse est supprimée et réunie à Dives.

Suit la description des ruines de l’église

La cloche a été transportée à l’église de Dives, elle est fort intéressante

Non loin de cette église dans une prairie est une fontaine placée sous l’invocation de St Laurent qui est l’objet d’un pèlerinage même depuis la suppression de l’église.

Catalogue des seigneurs qui suivirent Robert à Jérusalem :
Monsieur Henry de Trousseauville : .. de noir à un fer de moulin d’or.

Extrait des chartres

Guillaume et Foulques de Bailleul, fils de Henry de Bailleul, chevalier, vendent en 1437 à l’abbaye de St Etienne, le fief de Trousseauville, situé dans les vicomtés d’Auge et de Falaise, ainsi que le patronage de l’église et tous autres droits dépendants dudit fief de Trousseauville.

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE BEAUMONT – 14

Election de Pont l’Evêque, sergenterie de Dives
2 feux privilégiés, 26 feux taillables

Sous l’invocation de St Martin

Patronage:
XIVe, XVIe et XVIIIe siècle : Dominus loci

Curés:
Bazin 1764/1774
Bellenger 1782/1787

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