DIVES sur MER



NOTES sur DIVES-sur-MER – 14225.

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En 1826, DIVES absorbe TROUSSEAUVILLE

Dive, canton de Dozulé. On écrit aujourd’hui Dives, mais à tort.
Portus Divoe, 1077 (ch. de Saint Etienne).
Leuga Pontis Dive, 1080 (ibid.). Diva, XI° s° (Dudon de Saint-Quentin, p. 239).
Sanctus Salvator de Diva, 1268 (bulle de Clément IV).
Dyve, 1421 (rôles de Bréquigny, n°1288).
Portus Divoe et Pons Divoe (le bourg de Dives)

Dives, Diva, N.-D., prieuré bénédictin de Troarn, diocèse de Lisieux, auj. Bayeux, archidiaconé d’Auge, doyenné de Beaumont-en-Auge, cant. Dozulé, arrond. Pont-l’Evêque, Calvados.
BEAUNIER-BESSE, VII, 206. — LONGNON, II, 257. — SAUVAGE, L’abbaye de Troarn, 1S7.

Par. de Notre-Dame, par. l’abbé de Troarn.
Dioc. de Lisieux,
doy. de Beaumont.
Génér. de Rouen,
élect. de Pont-l’Evêque,
sergenterie de Dive.

Histoire de l’ancien évêché comté de Lisieux : par H. de Formeville
– BARONNIE DE DIVES – Dont le chef est assis en la paroisse de Dyves, possédée par l’Abbé de La grand Abbaye de Caen, lequel prétend qu’encore que ladite baronnie soit située dans Le district et territoire dudit vicomté d’Auge, néanmoins est incorporée à ladite Abbaye laquelle, par un seul moyen, relève du Roi.
– 1066. Réunion, dans le port de Dives et dans les ports voisins, de la flotte qui partit de Saint-Valeri-sur-Somme, le 30 septembre, pour la conquête de l’Angleterre que ne tarda pas à opérer Guillaume-le-Bâtard, devenu, après la bataille d’Hastings (samedi 14 octobre 1066), Guillaume-le-Conquérant.

Histoire de Lisieux : ville, diocèse et arrondissement – M. Louis Du Bois.
– La seigneurie de Dive (baronnie de Saint-Sauveur de Dive), dans laquelle l’abbaye de Saint-Étienne avait basse et moyenne justice s’étendait aux paroisses de Caumont, Périers, Beuzeval et Villers-sur-Mer, 1554 (aveu du temporel de Saint-Étienne de Caen).
– Vers 1077 Même année: 1ermai. Guillaume-le-Conquérant assiste à la dédicace de l’église de Dives.
– 1620 : 14 juillet. Louis XIII, voyageant en Normandie, dine à Honfleur d’où il va coucher à Dives.

– Rôle des Fiefs de la vicomté d’Auge 1620 – 1640:

  • Le fief de Douville, plein fief assis en la paroisse de Douville, possédé par Jehan Desson, Ecuyer.
  • Le fief d’Auricher, plein fief assis à Angerville, possédé par Anthoine Dhemery, seigneur de Villers.
  • Le fief de Brucourt, plein fief assis en la paroisse dudit lieu de Brucourt, possédé par messire Anthoine de Longaulney, seigneur de Francqueville.
  • Duquel fief de Brucourt relèvent les fiefs qui ensuivent : voir Brucourt

Lieux-dits de DIVES-sur-MER
Rue-des-Magasins (La), h – Rue-du-Puits (LA), h. – Saint-Cloud, h. –

Archives du Calvados
Dives-sur-Mer (Calvados)
Canton actuel : Cabourg
Arrondissement actuel :Lisieux
Code INSEE : 14225
Histoire administrative : Dives intègre la commune de Trousseauville par l’ordonnance du 19 juillet 1826. Le complément « sur-Mer » est ajouté par le décret du 18 septembre 1897.
EP Dives (Calvados; jusqu’en 1897)

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH Tome IV page 5
DUTOUR Françoise et HAUGUEMAR Monique, Dives et les Divais, Condé-sur-Noireau, Corlet s.d. (1991), 125 p.
Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 715.
FOURNIER Dominique : les références à la justice dans la toponymie et l’anthroponymie normandes; BSHL n°61.
LENAIN Georges, « Combat naval de la Dives (10 Prairial an VI-29 mai 1798) », PA , 42, N° 11, Novembre 1992.
DUPRE Philippe, « L’usine de Dives-sur-Mer: Les Sociétés », Ann. De Normandie , 42, N° 3, Juillet 1992.
L’EXPLOITATION ANCIENNE DES ROCHES DANS LE CALVADOS : HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE. Serv. dep. d’Archéologie 1999. page 433.
LECOUTURIER Yves, L’industrie dans le Calvados sous l’occupation, 1940-1944 dans L’Homme et l’industrie en Normandie. Du Néolithique à nos jours – BSHAO, n° spécial, 1990.
Mommers à Lisieux, Dives, La Rivière-Saint-Sauveur, Ablon
LE COURT Henry, Les halles de Dives in La Normandie Monumentale et Pittoresque, Le Havre, Le Male et Cie.
L’usine de cuivre de Dives-sur-Mer, Histoire et patrimoine industriels en Basse-Normandie, photocopie.
DESLOGES Jean, « Un atelier de briquetage à Dives-sur-Mer », Archéologie en Pays d’Auge , N° 1, 1993.
DESLOGES Jean, MANEUVRIER Christophe, FORFAIT Nathalie, « L’Apport de la prospection Aérienne à l’Etude du peuplement antique: La vallée de la Dives, frontière antique ? », Archéologie en Pays d’Auge , N° 1, 1993.
PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 1er carton.

Revue Le Pays d’Auge:
– R. Viel – Le premier augeron-1952 – Panique à Dives en 1813 – 1952.
– J. des Dunes – La Dives: La vallée de la Dives – 1962. La Dives: Au pays d’ Exmès – 1962. – Sur les récentes fouilles dans l’église de Dives-sur-mer – 1962.
– J. Henry – L’ érection de la colonne de Dives -1966. – Le livre d’ Or de Dives – 1966.
– P. Marie-Cardine – Les invasions de l’Angleterre – Echecs et succès – Dives – 1982.
– Pierre-Jean Pénault – Guillaume le Conquérant et le Pays d’Auge – Autour de Dives – 1990.
– Jean Bayle – L’Hostellerie Guillaume-leConquérant à Dives-sur-Mer – 1991.
– Jean-Denis Gautié – Le Flambart « Saint -Rémi » – Dives-sur-Mer -1991.
Bulletin Monumental 180 p.14
Annuaire Normand 1986 p.427 – Inauguration de la colonne
Annuaire Normand 1863 p.670 Fête Internationale
Port de Dives – Annuaire Normand de 1863 p.666 et suivantes
Archives de l’Hôtel de Ville de Lisieux VI 31
Bulletin des Antiquaires 1er trimestre 1869 p.270
Bulletin monumental 1854 p.435 et 438
Monnaies romaines trouvées à Dives – Bulletin des Antiquaires de Normandie 8e année Tome 4 p.471
Amirauté de Dives voir Honfleur
La Dive Rivière près Moncontours – Voir Œuvres de Napoléon III Tome IV p.289

2 – Pièces Justificatives:

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT.
Dives, Diva, Divoe, Pons Divoe, Sanctus Salvator.

Eglise.
— Le monument le plus remarquable de Dives est l’église. Elle appartenait à un prieuré dépendant de l’abbaye de Troarn, et c’est un édifice assez important. On peut en juger par la vue générale extérieure que je présente, page 10, et qui est prise du côté du sud-ouest.
Hormis quelques restes du XIe. siècle sous la tour, le monument est du XIVe. et du XV ». siècle. Ainsi, le choeur, avec la grande fenêtre du chevet et les bas-côtés qui l’accompagnent, offre tous les caractères du XIVe., aussi bien que les chapelles du transept et la travée de la nef qui suit. Le reste de la nef et les bas-côtés qui lui correspondent sont de la fin du XVe. siècle, ou même du commencement du XVIe.
L’église actuelle fut, au XIVe. siècle, reconstruite sur un plan assez vaste : on commença par le choeur et l’on s’arrêta à la seconde travée de la nef, après le transept.
Quelle fut la cause de ce temps d’arrêt? Nous ne savons; on en trouverait peut-être l’explication en fouillant dans les archives : toujours est-il que la partie de la nef, bâtie au XVe. siècle, fut disposée de manière à favoriser l’accès de la foule. On verra bientôt quel en fut le motif. Deux portes latérales s’ouvrent sous des espèces de porches, au nord et au sud, en regard l’une de l’autre (AA, voir le plan, page 11), pour faciliter l’entrée et la sortie des fidèles; une autre porte plus large occupe, selon l’usage, le centre de la façade occidentale(B).
Rien de plus élégant, de plus habilement découpé, que les moulures et les feuillages de cette porte occidentale de la nef; c’est un véritable chef-d’oeuvre de sculpture. Elle semble avoir été abritée anciennement sous un porche en pierre.
Plusieurs des fenêtres du choeur et des transepts ont subi des avaries et perdu leurs compartiments rayonnants. A une époque déjà ancienne, on a rétabli des meneaux perpendiculaires ajustés aux restes du tracery de ces fenêtres (Voir la page suivante).
La fenêtre du chevet est intacte; elfe est fort belle et conserve encore des restes de vitres peintes du temps.
La partie supérieure montre de petits anges tenant des instruments de musique; l’agneau, le pélican, et plusieurs scènes de la chute de l’homme.
La partie basse contient plusieurs saints et des donateurs.
Le milieu de la fenêtre est occupé par une clef d’argent sur un fond de gueules à deux fasces d’or.
On conservait à Dives un Christ fort ancien, qui a disparu, et qui passait pour avoir été pêché dans la mer.
Un tableau moderne, d’exécution grossière, mais assez curieux, placé dans le transept nord, représente cette découverte et celle de la croix qui s’en était détachée, et qui fut retrouvée deux ans après. Des inscriptions imprimées sur deux feuilles, et placées dans deux cadres de chaque côté de l’autel, m’ont paru mériter d’être transcrites, car leur style et leur orthographe indiquent qu’elles ont été copiées sur des inscriptions gothiques. Les voici. Elles servent d’explication aux deux scènes peintes sur le tableau :

COMME LES
PECHEURS DE DIVES
PECHERENT EN LA MER L’I
MAGE DE St SAUVEUR SANS CROUX
COMME LES PECHEURS DE CABOURG
POUR Y AVOIR PART EURENT GRANDE
ALTERCATION.
COMME APRÈS LE DICT IMAGE FUT PRINS
EN LA MER, IL FUT DICT PAR ENTRE LUX QU’IL
SERAIT APPORTÉ DANS L’ÉGLISE DE DIVES
OU LON LE REÇU EN GRAND JOYE ET
SOLENPNITÉ.
COMME AU DICT IMAGE L’ON FICT
TROIS CROUX QUI NE LUI SERVIRENT,
CAR DEUX SE TROUVERENT TROP
COURTE ET L’AUTRE FUT REU-
VÉE TROP LONGUE
COMME DEUX
ANS ESSUIVAN APRES L’IN
VENTION DU DICT IMAGE P
LA GRACE DE DIEU LES DICT PE
CHEURS DE DIVES PECHERENT EN LA
MER LA CROUX DU DICT IMAGE EN
LEURS RAYS
COMME LIMAGE ET LA CROUX FURENT
JOINGS ENSEMBLE POUR DIVINE FUT TREUVEY
QUE CETAIT LA PREMIERE CROUX DU DICT
IMAGE
COMME PAR APRÉ QUE LIMAGE FUT
CLOUÉ CONTRE LA CROUX ET TOUTE LES
CHOSE SUSDICT RECOUGNU ET DEUBE
MENT AVENU , FUT ÉLEVÉ EN CROUX
COMME VOYEZ

Le tableau est tout ce qui reste, à présent, pour rappeler la précieuse trouvaille dont il est question dans l’inscription; mais nous savons que ce crucifix a long-temps attiré les pèlerins à Dives, et c’est probablement ce qui a déterminé l’ouverture des deux portes latérales dont je parlais tout à l’heure.
C’est à cette circonstance qu’il faut aussi rapporter l’origine du nom de St.Sauveur qu’a porté long-temps le bourg de Dives, et sous lequel on le trouve mentionné dans divers documents (V. le t. II de la Statistique monumentale du Calvados, p. 6.)

L’église de Dives présente, dans sa disposition, des faits curieux qui ont été signalés à la Société française d’archéologie, et que j’ai plusieurs fois observés.
Les deux travées qui précèdent le transept, dit M. Bouet, étaient occupées par une sorte de jubé correspondant à toute la largeur de la nef et s’étendant même sur les bas-côtés; les voûtes en étaient portées alternativement sur les grands piliers et sur de petits piliers secondaires: les traces de plusieurs de ces piliers sont encore très évidentes, et confirment ce que j’ai entendu dire que ces voûtes étaient si basses qu’elles forçaient à baisser la croix processionnelle.
Il paraît que cette disposition insolite avait pour but de former une sorte de chapelle haute pour l’exposition du crucifix miraculeux; une description des clefs de voûte que j’ai trouvée à la bibliothèque Richelieu motive cette supposition.
Voici ce que dit le manuscrit : « A la première arcade, la plus proche du choeur, ladite inscription portée par un ange en demi-relief;
L’an de grâce mil et un le sixiesme jour d’aoust au dit an, print l’image de St. Sauveur en ceste église son repos, le St. Image sans croix vint, mais deux ans après ly vint la croix que sur la mer vi par marinaux. Dieu le v.. que par eux fut accomplis.
A la clef de la seconde arcade, sur laquelle est gravé et figuré un vaisseau rempli de plusieurs matelots et qui est surmonté d’un ange en demi-relief, les mots suivants sont écrits et gravés: « De la grâce de Dieu, les marinaux de Dives levèrent de la mer St. Sauveur en leur rets.
A la clef de la troisième est la figure de St. Sauveur en croix en relief.
A la quatrième sont gravés et figurés des charpentiers travaillant à faire une croix pour l’église St-Sauveur.
Le jubé dont parle M. Bouet n’existe plus, mais on peut reconnaître facilement qu’il correspondait à la quatrième travée de la nef, c’est-à-dire à la partie flamboyante de l’édifice, et on en retrouve des traces dans la travée du XIVe. siècle qui touche au transept. Les deux grandes portes latérales, en regard, dont j’ai parlé correspondent à la travée de la nef qui précédait le jubé, et les pèlerins pouvaient, avec la plus grande facilité, adorer la croix miraculeuse en entrant du côté du nord et du côté du midi.
Dans un des bas-côtés se trouve une cheminée placée dans cette sorte de tribune, ce qui paraît prouver qu’autrefois des gardiens veillaient jour et nuit près de la croix miraculeuse.
Dans le choeur, on voit encore une pierre tumulaire du XVIIIe. siècle, sur laquelle on peut encore lire :

HIC
IACET IACOBA
DENI…
QVÆ OBIIT ANNO
DOMINI MDC… XXIII DIE
NOVEMBRIS DIE.
REQVIESCAT
IN PACE
…. II IMEMATI …..

( 7 lignes illisibles. )
bords et dont quelques mots pourraient être encore lisibles.
A l’un des angles était un écusson (1) Je dois ces inscriptions, et plusieurs des notes qui suivent, à M. Ch. Vasseur.
Dans la même chapelle, au haut d’un confessionnal, est relégué un tableau dont le sujet est la Présentation au Temple.
Au bas, on-lit l’inscription suivante :

DONNÉ PAR M. LE CURÉ
ET LA CONFRAIRIE
DE LA CHARITÉ, 1726.

Enfin, à l’une des fenêtres du bas-côté nord du choeur, on voit un écusson dans le vitrage.
La lampe qui brûle devant l’autel de Sainte-Croix (transept nord ) est antérieure à la révolution de 1793 et porte les armoiries
précédentes.
Il y a dans la tour quatre cloches : trois sont anciennes; l’autre moderne. Voici les inscriptions des premières; la plus petite vient de l’église de Trousseauville.

LAN 1772 IAY ETE BENIE ET NOMMEE MARIE IEANNE PAR MAITRE
IEAN BAPTISTE MARTIN CURE DE CETTE PAROISSE ET PAR DAME MARIE
IEANNE MARGUERITE DUCLOS EPOUSE DU SIEUR PIERRE PASTEY LIEUTENANT
GENERAL DU GUET DE LA CAPITAINNERIE DE DIVES FRANÇOIS ANCELLE
TRESORIER
E QUENTIN ET GILLOT NOUS ONT FAITES


LAN 1772 IAY ETE BENIE PAR MAITRE IF.AN BAPTISTE MARTIN CURE
DE CE LIEU ET NOMMEE PAR DAME MARIE THERESE DROSE EPOUSE DE PIERRE
PASTEY LIEUTENANT GENERAL DU GUET DE LA CAPITAINNERIE DE DIVES
ANCELLE TRESORIER.


lAY ETE BENISTE PAR ME GILLES GAILLORE PBre CVRE DE TROVSSEAVVILLE
ET NOMMEE PAR DEM. MARIE MARGUERITTE LEBLAIS ET PAR MESSIRE
PIERRE DE MATHAN CHEVALIER SEIG. ET PATRON DE TROVSSEAVVILLE ET
DE LONGVILLIERS ESCr ORDINAIRE DV ROY EN 1676.

L’église, sous l’invocation de Notre-Dame, avait le titre de prieuré.
Le patronage appartenait à l’abbé de Troarn.
L’abbé de St.Étiennede Caen possédait des biens à Dives.
Dives était chef-lieu de sergenterie de l’élection de Pont L’Evêque, comptait 3 feux privilégiés et 52 feux taillables.
Il était compris dans la circonscription du doyenné de Beaumont.

Anciennes maisons.
— On remarque à Dives une maison assez considérable dont je donne l’esquisse, pages 19 et 20, et qui doit être du XVIIe. siècle. On lit sur la clef de voûte de l’arcade de la porte d’entrée la date 1695. Quelques personnes la désignent comme ayant été un ancien prieuré; mais aucune preuve ne vient légitimer cette attribution, et des écussons géminés, sculptés sur une cheminée du temps de Louis XIV, peut-être, paraissent se rapporter à un seigneur et à sa femme.
La principale auberge du bourg pourrait dater, dans quelques parties, de la fin du XVIe. siècle.

Halles.
— Les anciennes halles en bois, de Dives, ont une certaine importance. La partie la moins ancienne, qui est vers l’est, paraît remonter au XVIe. siècle; les dix travées, beaucoup mieux construites, qui composaient la halle primitive datent bien certainement du moyen-âge. Elles ont une longueur de 32 mètres et une largeur de plus de 11 mètres, qui se décompose de la manière suivante : la nef centrale, 7 mètres; bas-côtés, 4 mètres 32.
Voici d’abord la coupe transversale des charpentes, la même disposition des pièces se reproduit de travée en travée jusqu’aux travées terminales.
Ces dernières devaient être disposées de manière à soutenir un toit: or, voici la coupe longitudinale des bouts rabattus qui terminaient les dix travées de la halle primitive. La coupe longitudinale ci-jointe de deux travées du faîte montre comment celui-ci est consolidé au moyen de poutres croisées : ces dispositions se retrouvent dans presque toutes les anciennes charpentes du même genre.

Faits historiques.
— Une partie de la flotte destinée à transporter les troupes de Guillaume-le-Conquérant fut armée à l’embouchure de la Dive, où elle fut retenue quelque temps par les vents contraires. De là elle se rallia aux autres bâtiments de la flotte à St.-Valery-en-Caux (Seine-Inférieure). En examinant, sur la Tapisserie de la reine Mathilde à Bayeux, les préparatifs et l’embarquement des provisions, on est tenté de croire qu’il s’agit des vaisseaux partant de Dives; car on voit porter dans les navires, les uns sur les épaules, les autres sur des chariots comme le suivant, des barils absolument semblables à ceux dont on se sert encore aujourd’hui dans ce port, pour contenir le cidre. Ces petits tonneaux allongés devaient être employés presque exclusivement au moyen-âge pour le transport des boissons aux environs de Dives, où les chemins étaient si mauvais, il y a quelques années encore, que les charrettes pouvaient difficilement les parcourir et que tous les transports se faisaient à dos de cheval.
S’il est vrai, comme on le dit, que Guillaume embarqua à Dives une partie de l’armée qui conquit l’Angleterre, Dives est bien déchu de son ancienne splendeur; et, en voyant la rivière couler tranquillement au milieu de fertiles pâturages, on ne se douterait pas que la flotte du duc Guillaume stationnait, en 1066, là où ruminent aujourd’hui des troupeaux de boeufs.
Mais de grands changements s’opèrent, à l’embouchure des rivières, par les alluvions qui s’y forment. Wace nous affirme que celle de la Dive était, au Xe. siècle, une baie maritime, quand il dit:
Soubz Varaville vint o sis nés soulement
Là où Dive entre en mer, assez près de Bavent.

Il est positif que des salines existaient à Varaville et sur beaucoup d’autres points de la vallée, et l’on ne peut se refuser à admettre que le sol se soit exhaussé par les apports continuels des eaux C’est ce que nous voyons partout. Ravenne, qui était un port de mer an VIe. siècle, se trouve aujourd’hui à une certaine distance de la mer; de vastes plaines herbées occupent l’emplacement du port où les flottes romaines étaient à l’ancre, du temps de Justinien.
Dives a toujours son port, à 2 kilomètres au-dessous du bourg; mais tout porte à croire qu’il a changé de place, et il est certain qu’il a perdu de son importance.
Dives n’a jamais eu de seigneurs particuliers, cependant on trouve dans les rôles de l’Echiquier de Normandie, aux années 1180 et 1184, un Willelmus de Diva. Lors de la recherche des nobles en 1540, les élus de Lisieux y trouvèrent
Me Michel de Semilly, qui dirait être demeurant dans le ressort des élus de Caen (Notes manuscrites de M. Ch. Vasseur).

Deux rois de France, au XVII ». siècle, ont séjourné à Dives et lui ont rendu momentanément un peu du mouvement que, long-temps auparavant, les compagnons du Conquérant avaient dû y produire pendant l’armement de la flotte. Le 13 septembre 1603, Henri IV adressait de Dives à M. Miron un ordre de faire arrêter Robert Basset, qui complotait contre le roi d’Angleterre ((Collection de documents inédits. Lettres de Henri 1V, tome VI, p. 676). En juillet 1620, Louis XIII arrivait en Normandie pour apaiser une révolte par sa présence. Le quatorzième, le Roi disna à Honfleur, et nonobstant le péril qu’on lui proposa de passer le long de la mer, qui, en quelques endroits, est très périlleuse à cause des marées et des lieux inaccessibles qui se trouvent sur les chemins, il en méprisa les hasards et s’en vint coucher à Dives, qui est sur un bras de la mer (Archives curieuses de l’histoire de France , 2″. série, t. Il, p. 212.)

On sonne la retraite (le couvre-feu), à Dives, à neuf heures du soir, le samedi et le dimanche seulement. Il est à remarquer que cet antique usage ne s’est conservé que dans les très anciens bourgs qualifiés; et en effet, dès le temps de Philippe-Auguste (1205), Dives avait des bourgeois et une banlieue, comme St-Pierre-sur-Dive, Cambremer et Lisieux.
Nous terminerons cet article par les réflexions suivantes, que nous empruntons à l’intéressant volume publié en 1840, par M. La Butte, sur quelques communes de l’arrondissement, de font-l’Évêque (In-81. de 342 pages, imprimé à Honneur. Nous aurons à citer quelquefois cet ouvrage.)

L’emplacement que Dives occupait autrefois se reconnaît encore facilement aujourd’hui. il était assez vaste et en rapport avec l’importance du port où se rallia la flotte que Guillaume destinait à la conquête de l’Angleterre. Toutes ces rues désertes qui s’étendent jusque dans les prairies, étaient couvertes de maisons; là, où règnent le silence et la solitude, s’agitait une population active et industrieuse.
Ce qui reste encore debout de l’ancien Dives présente je ne sais quel aspect morne et désolé; en pénétrant dans son enceinte, on s’aperçoit de suite que toute vie, tout mouvement s’est retiré de ce vestige de cité. Les rues, les places, l’église, les halles, tout est dans de grandes proportions, tout indique, ce que l’histoire révèle d’ailleurs d’une manière certaine, que Dives avait autrefois une importante population, et qu’il vit de meilleurs jours. Aussi à part la grande page de son histoire, celle qui a trait aux préparatifs de la conquête d’Angleterre qui eurent lieu dans ses murs, l’état dans lequel il végète aujourd’hui est une véritable agonie, en comparaison de ce qu’il avait naguère de force et de vie !

Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien Diocèse de Lisieux – PIEL Léopold Ferdinand Désiré.

36. – Le 23 juin 1694, vu l’attestation du sr Bourget, curé de Dives, et du sr des Buats, pbrë, curé de Brucourt, dispense de bans pour le mariage de Guillaume Crosnier et de Catherine Morin.

773. – Le 20 avril 1703, la nomination au prieuré de St-Sauveur de Dives appartenant au seigr abbé de Troarn, Monsr du Bouchet de Sourches, abbé commendataire de Troarn, nomme à ce bénéfice, vacant par la mort de Me François Favereau, dernier titulaire, la personne de dom André Antheaume, pbfë, religieux et prieur claustral de lad. abbaye de Troarn.
Le 4 mai 1703, led. sr Antheaume prend possession du prieuré de St-Sauveur de Dives, en la parr. de Dives, en présence de Me Jean-Baptiste Manchon, pbrë, chapelain dud. lieu, et autres témoins.

Curé, – du Bourget.
Notable. – L. Poussemaille.
Prieuré de Saint-Sauveur de Dives. – Prieurs. F. Favereau – A. Antheaume – Chapelain. J.-B. Manchon – Patron. L’abbé de Troarn. – I.-L. du Bouchet de Souches.

55. – Le 13 nov. 1711, dispense de parenté du 2e au 3e degré pour le mariage entre Thomas Leduc, Escr, demeurant en la parr, de Périers, et damlle Marguerite Le Cloustier, demeurant en la parr, de Dives.

65. – Le 25 nov. 1711, vu l’attestation du sr Du Bourget, curé de Dives, et du sr Pissot, curé de Périers, dispense de bans pour le mariage entre Thomas Le Duc, Escr, sr de Bernières, fils de Thomas et de noble dame Marguerite Lemière, de lad parr. de Périers, d’une part, et damlle Marguerite LeCloustier, fille de Pierre LeCloustier, Escr, sr de Boishibout, et de noble dame Marie-Anne Le Duc, de la parr, de Dives.

237. – Le 28 mai 1717, vu l’attestation du sr Bourget, curé de Dives, et du sr Pépin, curé de Grangues, dispense de bans pour le mariage entre Henry-Jean-Robert Daniel, chevr, seigr et patron de Grangues, Martagny, Le Breuil et autres lieux, fils de Henry Daniel, conser du roy en tous ses conseils et président en la chambre des Comptes de Normandie, et de noble dame Catherine Le Maistre, d’une part, et noble damlle Louise-Marguerite Le Cloustier, fille de Pierre Le Cloustier, Escr, seigr de Boishibout, seigr et patron de Mézières et autres lieux, et de noble dame Marie-Anne Leduc de la Falaise, demeurant à Dives.

300. – Le 18 sept. 1717, furent ordonnés diacres:
M. Gilles Hamelin, sous-diacre de Dives.

453. – Le 12 août 1716, Me Gilles Hamelin, chirurgien, demeurant à St-Clair-de-Barneville et Anne Varin, vve de feu Me Hervé Hamelin, aussi chirurgien, demeurant à Dives, constituent 150 livres de rente en faveur de Me Gilles Hamelin, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Led. sr acolyte était petit-fils dud. sr Gilles et fils aine du feu sr Hervé et de lad. dame Varin. Fait en présence de Me Antoine du Pissot, pbrë, curé de Périers.

493. – Le 12 sept. 1718, vu l’attestation du sr Guillaume Manchon, pbrë, vicaire de Dives, dispense de bans pour le mariage entre Simon Duvey et Simonne Desnos.

383. – Le 3 janvier 1721, la nomination à la cure de Dives appartenant au seigr abbé de St-Martin de Troarn, Mg. Jean-Louis du Bouchet de Sourches, évêque et comte de Dol, abbé commendataire de lad. abbaye, nomme à lad. cure, vacante par la mort de Vincent Du Bourget, pbfë, dernier titulaire, la personne de Me Pierre Vicaire, Le Jeune, pbfë, du diocèse de Bayeux, docteur en théologie. Fait à Paris, en l’hôtel dud. seigr évêque de Dol, rue de Condé.
Le 13 janvier 1721, les vicaires généraux, en l’absence du seigr évêque, donnent aud. sr Vicaire, la collation dud. bénéfice.
Le 31 janvier 1721, le sr Vicaire, demeurant à Caen, prend possession de la cure de Dives, en présence de Me Guillaume Manchon, pbre, curé de Barneville, et plusieurs habitants du bourg de Dives.

416. – Le 20 mars 1721, vu l’attestation du sr Denis, desservant la parr, de Dives, dispense de bans pour le mariage entre Me Jacques- Nicolas de Bonenfant, Escr, sr de Montfreulle, fils de François et de noble dame Jeanne Baudouin, delà parr. de Méry, diocèse de Bayeux, d’une part, et damlle Marie-Catherine Le Cloustier, fille de feu Pierre Le Cloustier, Esc, sr de Boishibout, seig. de Mézières, et de noble dame Marie-Anne Leduc, de lad. parr, de Dives.

593. – Le 20 déc. 1721, Me Pierre Vicaire du Dézert, pbfë, curé de N.-D. de Dives, docteur en théologie de l’Université de Caen, demeurant à Caen, parr. N.-D., remet purement et simplement sond. bénéfice de Dives entre les mains de Mgr l’évêque de Lx pour la personne qui sera nommée par Mgr Jean-Louis de Bouchet de Sourches, évêque de Dol et abbé de Troarn, patron de lad. cure.
Le 3 janv. 1722, en conséquence de lad. résignation, led. seig. évêque, abbé de Troarn, nomme à la cure de N.-D. de Dives, la personne de Me Antoine Le Touzé Dubourg, pbre de St-Sauveur de Caen. Fait à Paris en l’hôtel dud. seigr, rue du Colombier.
Le 9 janv. 1722, le seigr évêque de Lx donne aud. sr Le Touzé Dubourg la collation dud. bénéfice.

56. – Le 2 avril 1722, Me Antoine Le Touzé du Bourg, pbfë, demeurant à Caen, parr. St-Sauveur, pourvu de la cure de N.-D. de Dives, vacante par la démission volontaire de Me Pierre Vicaire du Dézert, pbfë, prend possession dud. bénéfice, en présence de Me Jean- Baptiste Chipel, pbfë, vicaire du lieu, et autres témoins.

83. – Le 7 juillet 1722, dispense de bans pour le mariage entre Laurent Buchard, maître de poste de la parr, de Dives, fils d’Ursin et de Jeanne Letellier, d’une part et Catherine Montfils, de la parr . de St-Désir de Lx.

Curés. – V. du Bourget – A. Letouzé-Dubourg.
Vicaires. – G. Manchon – J.-B. Chipel.
Prêtre desservant. – Denis.
Clercs. – G. Hamelin.
Patron. – L’abbé de Troarn. – J.-L. de Bouchot de Sourches.
Seigneurs et notables. – H. Vigneron – P. de Grainville – P. Le Cloustier – H. Hamelin- L. Buchard.
Prieuré de Saint-Sauveur. – Prieurs. – A. Antheaume – J. Gastine – Patron. – L’abbé de Troarn. – J.-L. de Bouchet de Sourches.

434. – Le 23 août 1737, Claude Amet, demeurant à Dives, constitue 150 livres de rente en faveur de Me Thomas Amet, acolyte, son fils et fils de Marie Panchy, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés.

13. – Le 17 mars 1734, Me Pierre Caillier, du diocèse de Lx, souscrit le formulaire contre le livre de Jansénius.
Le 25 nov. 1738, led. sr Caillier, pbrë, vicaire de N.-D. de Dives, et Me ès-arts en l’Université de Caen, fait signifier ses noms et grades, par procureur, aux religieux de St-Evroult.
Le 27 novembre 1738, il fait faire la môme signification aux religieux de N.-D. de Bernay; le lendemain, aux religieux de St-Pierre de Cormeilles, en parlant, pour ces derniers, à Dom François Lesterlin, pbfë, célérier de lad. abbaye.

15. – Le 11 décembre 1738, Me Pierre Caillier, pbrë, vicaire de Dives, Me ès-arts en l’Université de Caen, ayant fait élection de domicile pour le présent seulement, en la maison de Me François Jouen, pbrë, curé de St-Etienne-la-Thillaye, fait signifier ses noms et grades aux religieux de Beaumont, en parlant à Dom Denis, religieux et procureur dud. monastère.

37. – Le 27 févr. 1739, Me Pierre Caillier, pbre, vicaire de N.-D. de Dives, Me ès-arts en l’Université de Caen, fait réitérer ses noms et grades aux religx de St-Evroult, Bernay, St-Pierre de Préaux et de Beaumont-en-Auge, en présence de Me Jacques Bigot, diacre, et de Me Jean Goubin, sous-diacre, demeurant l’un et l’autre à Lx, parr. St-Germain.

184. – Le 24 mars 1740, Me Pierre Caillier, pbrë, vicaire de Dives, Me ès-arts en l’Université de Caen, fait réitérer ses noms et grades aux religieux des abbayes de Bernay, St-Pierre de Préaux et de Beaumont-en-Auge.

201. – Le 9 avril 1740, la nomination à la cure de Fierville, diocèse de Bayeux, appartenant aux religieux de St-Evroult, Me Pierre Caillier, pbrë, vicaire de Dives, Me ès-arts en l’Université de Caen, requiert desd. religieux, en sa qualité de gradué, sa nomination à lad. cure de Fierville-la-Campagne, vacante par la mort de Me Bizet, dernier titulaire, décédé au mois de janvier dernier.

358. – Le 23 févr. 1741, et les jours suivants, les gradués dont les noms se trouvent ici indiqués, firent réitérer leurs titres et leurs grades, soit au seigr évoque, soit au Chapitre de Lx, soit aux religieux de quelque monastère de ce diocèse :
– Pierre Caillier, vicaire de Dives.

45. – Le 14 juillet 1741, la nomination à la cure de St-Etienne-la-Thillaye appartenant aux religieux de Beaumont, Me Pierre Caillier, pbfë, vicaire de Dives, Me ès-arts en l’Université de Caen, requiert desd. religieux sa nomination à lad. cure vacante par la mort de M6 François Jouen, pbfë, dernier titulaire, décédé dans le présent mois.
Le R. P. prieur n’a voulu faire aucune réponse. Fait et passé en présence de Jean-Pierre Bride, chirurgien, demeurant à Beaumont.
Le 16 juillet 1740, en conséquence de la précédente réquisition, le seigr évêque donne aud. sr Caillier la collation dud. bénéfice.
Le sr Caillier ne prit pas possession de cette cure.

160. – Le 15 mars 1742, M. Pierre Caillier, pbrë, vicaire de Dives, Me ès-arts en l’Université de Caen, fait réitérer ses noms et grades aux religieux de St-Evroult, Bernay, St-Pierre de Préaux et Beaumont.

172. – Le 15 mais 1742, Ma Pierre Caillier, pbrë, vicaire de N.-D. de Dives, Me ès-arts en l’Université de Caen, fait réitérer ses noms et grades aux religx de St-Evroult, Bernay, St-Pierre-de-Préaux et Beaumont-en-Auge.

316.- Le 31 octobre 1734, Thomas Amet, fils de Claude et de Marie-Anne Ponchy, de la parr, de Dives, reçoit la tonsure.
Le 26 juillet 1736, il est reçu Me ès-arts en l’Université de Caen.
Le 2 févr. 1741, led. sr Amet, pbfë du diocèse de Lx, âgé de 27 ans, obtient des lettres de quinquennium du recteur de lad. Université.
Le même jour, il est nommé par icelle sur les archevêchés et les Chapitres de Rouen, Tours et Bourges; sur les évêchés et les Chapitres de Meaux, Chartres, Blois, Soissons, Orléans, Beauvais, Bayeux, Lisieux, Coutances, Avranches, Evreux, Séez, Le Mans, St-Malo, Rennes et Dol, ainsi que sur la plupart des abbayes et prieurés de ces divers diocèses.
Le 7 mai 1742, le sr Amet, ayant fait élection de domicile en la maison de Jean-Baptiste Lévesque, aubergiste, demeurant à Lx, parr. St-Germain, « où pend pour enseigne la Belle-Epée », fait signifier ses noms et grades aux R R. P P. Mathurins de Lx, en parlant au P. Bernardin Marais, trouvé aud. couvent.

395.- Le 6 oct. 1742, Me Thomas Amet, pbrë, originaire de Dives, vicaire de Victot, et Me ès-arts en l’Université de Caen, fait signifier ses noms et grades aux religieux de St-Pierre de Préaux en parlant à Dom Pierre-Claude Mallet, procureur de lad. abbaye.

431. – Le 9 avril 1743, Me Pierre Caillier, pbfë, vicaire de Dives Me ès-arts en l’Université de Caen, fait réitérer ses noms et grades aux religx de St-Pierre de Préaux, Bernay, St-Evroult et Beaumont.

Curé. – A. Letouzé-Dubourg.
Vicaires.- P. Caillier – Le Bis.
Clercs. – T. Amet – F. Robert.
Notable. – N. Levavasseur.

57. – Le 22 févr. 1749, M Charles Fouet, conser et procureur du roy en l’amirauté de Dives, demeurant à Pont-1’Evêque, constitue 150 livres de rente en faveur de M Charles-Michel Le Truand, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Cette rente est garantie par Me Jacques Cambremer, avocat, et Jean-Baptiste Queruel, apothicaire, demeurant en lad. ville de Pont-l’Evêque.

380. – Le 18 mai 1750, Dom Jean-Jacques Le Monnier, pbrë, religieux-profès de l’abbaye de Trouard (Troarn), diocèse de Bayeux, obtient en cour de Rome des lettres de provision du prieuré simple (Cura conventuque carentem personalcraque residentiam non requirentem) et régulier de St-Sauveur « estant dans l’église paroissiale de Dives, diocèse de Lisieux », vacant par la résignation faite en sa faveur par Dom Jacques Gastinnes, pbrë, religx-profès de l’ordre de St-Benoît.
La pension de 200 livres réservée par led. sr Gastinnes est aussi approuvée.
Le 9 juillet 1750, le seigr évêque donne son visa auxd. lettres de provision.
Le lendemain, le sr Le Monnier prend possession du prieuré de Dives par la libre entrée dans la chapelle et autres cérémonies accoutumées, en présence de Me Antoine Letouzé-Dubourg, pbrë, curé de Dives; Me Joseph Pesnel, pbrë, curé de St-Ouen de Perriers-en-Bessin; Me Pierre Dollendon, pbrë, vicaire de lad. parr, de Dives, et autres témoins.

151. – Le 24 juillet 1751, la nomination -à la cure de Dives appartenant au seigr abbé de Troarn, Mesre Clément-Joseph Hugon de Touard, pbfë, chanoine de la Cathédrale de Bayeux et vicaire général de Mr l’abbé de St-Cyr, abbé de Troarn, nomme à lad. cure, vacante par la mort de Me Antoine Touzé-Dubourg, dernier titulaire, la personne de Me Jean-Baptiste Yvon, pbfë du diocèse de Bayeux, Me ès-arts en l’Université de Caen.
Le 26 juillet 1751, le seigr évêque donne aud. sr Yvon la collation dud. bénéfice.
Le lendemain, le sr Yvon prend possession de la cure de N.-D. de Dives, en présence de Me Pierre d’Olendon, vicaire de lad. parr., et plusieurs autres témoins.

123. – Le 15 mars 1763, M6 Jean-Baptiste Férey, receveur des droits du roy à Dives et demeurant aud. bourg, constitue 150 livres de rente en faveur de Me Robert-François Jehenne, acolyte de Dozulé, afin
qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Cette rente est garantie par Robert de Thollemer, Escr, sr des Champs, et Augustin Thomas, sr de la Croix Mommelin, demeurant tous deux à Dozulé. Fait et passé à
Dozulé, en présence de Mr Marin Amiel, prieur-curé du lieu.

187. – Le 21 janv. 1764, Dom Pierre Meulat, pbre, relig. de l’abbaye de Longues, de l’ancienne observance, diocèse de Bayeux, Me ès-arts en l’Université, ayant requis sans succès de Dom Claude-Louis Lamy, prieur claustral de Troarn, sa nomination au prieuré simple régulier de St-Sauveur de Dives, vacant par la mort de Dom Jean-Jacques Le Monnier, pbrë, religieux de l’abbaye de Troarn, décédé dans le présent mois, led. religx requiert en sa qualité de gradué, du seigr évêque de Lx, la collation dud. prieuré. En l’absence de Sa Grandeur, Mr Mery, vie. gl., répond qu’il ne peut lui donner cette collation avant qu’il ne lui ait présenté ses lettres de tonsure et une attestation de bonnes vie et moeurs.
Le 1 er févr. 1764, led. sr Mery accorde aud. sr Meulat les provisions qu’il avait sollicitées.
Le 3 févr. 1764, le sr Meulat prend possession du prieuré de Dives, Ordre de Cluny, par l’entrée en la chapelle priorale, située dans l’église paroissiale dud. lieu, et autres cérémonies accoutumées, en présence de Gilles-Michel Le Barbey, Escr, seigr d’Aulnay, demeurant à Bayeux, parr. St-Martin, et autres témoins.

30. – Le 10 févr. 1765, dispense de bans pour le mariage entre Pierre Renaut, chirurgien, fils de Pierre et de feue Magdeleine Duparc, originaire de St-Thomas de Touques et demeurant à Dives d’une part, et Marie-Françoise Jourdel, fille de Jacques, de la parr. de Beuzeval.

309. – Le 14 mars 1766, la nomination à la cure de N.-D. de Dives appartenant au seigr abbé de Troarn, mais ce droit revenant au seigr évêque de Lx, à cause de la vacance du siège abbatial, Sa Grandeur nomme aud. bénéfice devenu libre par la mort de Me Jean-Baptiste Yvon, dernier titulaire, la personne de Me Jean-Baptiste Farcy, pbrë du diocèse de Bayeux.
Le 7 juillet 1766, led. sr Farcy, vicaire de Beaufour, remet purement et simplement lad. cure de Dives entre les mains du seigr évêque et dépose entre les mains du notaire apostolique une nomination faite de sa personne à la cure de Clermont par le seigr du lieu.
Le 25 juill. 1766, en conséquence de la démission dud. sr Farcy, le seigr évêque de Lx nomme à la cure de Dives la personne de Me Jean-Baptiste Martin, pbrë de ce diocèse, (originaire de Barneville-la-Bertrand).
Le 29 juill. 1766, led. sr Martin prend possession dud. bénéfice, en présence de Mre Jean-Baptiste-Charles de Thieuville, curé de Barneville-la-Bertrand; Me Louis Delauney, curé d’Annebault; Me Pierre-Thomas Mériel, pbrë, desservant lad. parr. de Barneville, et Pierre Gallois, custos, demeurant à Dives.

61 . – Le 12 nov. 1768, Mesre Jean-Baptiste Martin, pbrë, curé de N.-D. de Dives, agissant conformément à l’Edit du roy, donné au mois de mai dernier, déclare au sr Pierre Meulac, religieux en l’abbaye de Longues, titulaire du prieuré de St-Sauveur de Dives et, en cette qualité gros décimateur, de lad. parr., « que voulant estre débarrassé de toutes les sollicitudes temporelles et ne s’attacher qu’au soin du troupeau que le seigneur lui a confié, il fait option de sa pension congrue sur led. bénéfice de Dives et abandonne au sr Meulac toutes les dixmes de lad. parr. » Fait et passé à Dives, en L’étude de M Robert Duval, tabellion royal, en présence de David Bouet, contrôleur, demeurant à Auberville, et autres témoins.

Curés. – A. Lelouzé-Dubourg – J.-B Yvon – J.-B. Farcy – J.-B. Martin.
Vicaire. – P. Dollendon.
Patron. – L’abbé de Troarn. – C-Jh Hugon de Touard – L’évêque de Lx (sede abbatiali vacante).
Notables. – R. Duval – J.-B. Ferey – G. -L. Le Barbier – P. Renaut.
Prieuré de Saint-Sauveur. – Prieurs. – Jq Gastine – J.-J. Le Monnier – P. Meulat ou Meulac.

182. – Le 27 mars 1778, la nomination à la cure de N.-D. de Dives appartenant au seigr abbé de Troarn, mais revenant au seigr évêque de Lx à cause de la vacance du siège abbatial, Sa Grandeur nomme aud. bénéfice, devenu libre par la mort de Me Jean-Baptiste Martin, pbrë, dernier titulaire, la personne de Me Pierre Dunarae, pbrë, curé de Courtonne-la-Meurdrac, 2e portion.
Le 9 sept. 1778, led. sr Duname prend possession de la cure de Dives, en présence de Me Jean-Charles Juhel, pbrë, desservant lad. parr., et de Me Jean-Jacques Rogerey, pbrè, vicaire en icelle, et autres témoins.

339. – Le 17 sept. 1778, Me Pierre Duname, pbrë, curé de la 2e portion de St-Ouen de Courtonne-la-Meurdrac, et, depuis, pourvu de la cure de N.-D. de Dives, remet purement et simplement lad. cure de Courtonne entre les mains du seigr évêque, afin qu’il y soit pourvu par le présentateur ordinaire. Fait et passé à Lx.
Le lendemain, la nomination à la cure de Courtonne, 2e portion, appartenant au chanoine de semaine en la Cathédrale, Mre Jean-François-Polycarpe Naudin, pbrë, chanoine prébende de Cordebugle, nomme à ce bénéfice la personne de Me Joachim Le Monnier, pbrë de ce diocèse.
Le 3 oct. 1778, Mr de la Baume, vie. gl, donne aud. sr Le Monnier la collation dud. bénéfice.
Le 18 oct. 1778, le sr Le Monnier (1) prend possession de la cure de Courtonne, 2e portion, en présence de Me Jacques Leboullenger, pbrë, curé de la lre portion; Me Jean-Jacques Kogerey, pbrë, desservant lad. 2e portion; Me Jacques Halbout, acolyte, demeurant en lad. parr., et autres témoins.

328. – Le 5 juin 1782, la nomination au prieuré simple de St-Sauveur de Dives en l’église paroissiale de N.-D. de Dives appartenant au seigr abbé de Troarn, Mgr Joseph-Alphonse de Veri, prélat romain, ci-devant auditeur de rote, abbé commendataire de Troarn, nomme aud. bénéfice, vacant par la mort de M. Pierre Meulac, dernier titulaire, la personne de M. François-Guillaume Robert Igou, pbrë, religx de l’Ordre de St-Benoit, ancien prieur de l’abbaye de Troarn, vicaire général de l’exemption de lad. abbaye. Fait et passé à Paris.
Le 22 juin 1782, led. sr Igou prend possession dud. prieuré par la libre entrée en l’église paroissiale de N.-D. de Dives, où est la chapelle d’icelui prieuré, prière à Dieu, à genoux, devant l’autel de lad. chapelle et autres cérémonies accoutumées. Fait et passé en présence de Pierre Guillaume Fontaine, François Godefroy, Charles Drumarc, anciens trésoriers, Henry Férey, syndic, et Pierre Renault, chirurgien de l’amirauté, tous demeurant en lad. parr.

241. – Le 9 déc, 1785, M6 Guillaume Thouroude, pbre du diocèse de Bayeux, curé de N.-D. de Janville, obtient en cour de Rome des lettres de provision en commende décrétée, dites de per obitum, du prieuré de St-Sauveur de Dives, vacant par la mort de Me François-Guillaume-Robert Igou, dernier titulaire.
Le 20 juin 1786, le seigr évêque donne son visa auxd. lettres de provision.
Le 21 juin 1786, le sr Thouroude prend possession du prieuré simple de St-Sauveur, « situé dans l’église paroissiale de N.-D. de Dives, » par la libre entrée en lad. église, en présence de Me Pierre Duname, curé du lieu; Me Jacques Petin, curé de Cabourg, diocèse de Bayeux; Me Thomas-François Poret, vicaire de Dives, et autres témoins.

117. – Le 18 avril 1787, Me Pierre Duname, pbre, curé de N.-D. de Dives, déclare, conformément à l’Edit de 1787, à Me Thouroude, curé de Vauville et titulaire du prieuré de St-Sauveur de Dives et, en cette qualité, gros décimateur en lad. parr. de Dives, « que voulant être débarrassé de toutes les sollicitudes temporelles et ne s’attacher qu’au soin de son troupeau que l’Etre suprême lui a confié, il fait option de sa portion congrue sur led. bénéfice et abandonne aud. Me Thouroude toutes les dixmes de lad. parr. ».

119. – Le 21 juillet 1788, la nomination à la cure de N.-D. de Dives appartenant au seigr abbé de Troarn, M. l’abbé Mery de Berthenonville, vicaire général de M. l’abbé de Very, abbé commendataire de l’abbaye de Troarn, nomme à lad. cure, vacante par la mort de Me Pierre Duname, dernier titulaire, décédé dans le présent mois, la personne de Thomas Perrin, pbre du diocèse de Bayeux, Me ès-arts en l’Université de Caen, demeurant en lad. ville de Caen, parr. N -D. Donné au château de Berthenonville.
Le 29 juillet 1788, M. de Collignon, vie. gl, donne aud. sr Perrin la collation dud. bénéfice.
Le 4 août 1788, le sT Perrin prend possession de la cure de Dives, en présence de Mesre Paul-Jean-Jacques-Philippe, chevalier de Marigny, ancien capitaine de dragons, chevalier de l’Ordre royal et militaire de St-Louis, pensionnaire du roy, demeurant à Bayeux, parr. St-Patrice; Mesre Paul Le Petit de Montlleury, seigr et patron de Trousseauville, demeurant à Caen, parr. N.-D.; Mesre Dominique-Edmond-Marie Le Petit de Montlleury, chanoine de la cathédrale d’Auxerre, y demeurant; Mesre Charles-St-Denis Le Petit de Montfleury, officier au régiment d’Artois-Infanterie, demeurant à Caen, parr. N.-D.; Me Jean- Charles Bellenger, curé de Trousseauville, et autres témoins.

Curés. – J.-B. Martin — P. Duname – T. Perrin.
Vicaires. – J.-J. Rogerey – T -F. Poret.
Prêtre desservant. – J.-C. Juhel.
Patron. – l’abbé de Troarn. – L’évêque de Lx, sede abb. vacante – M. Méry, vic. gl. de l’abbé de Troarn.
Notables. – C. Drumare – H. Férey – G. Fontaine – F. Godefroy – P. Patry – F. Pierre – P. Renault.
Prieuré de St-Sauveur. – Prieurs – P. Meulac – G. Thouroude – Patron. – L’abbé de Troarn. – Jh-Alph. de Very.

La Normandie monumentale et pittoresque… Calvados – MM. CH.-A. DE BEAUREPAIRE, G. DE BEAUREPAIRE.
L’ÉGLISE DE DIVES
Parler de Dives autrefois le bourg de Saint-Sauveur « de Dyve », c’est évoquer le souvenir le illustre plus parmi ceux dont se glorifie la Normandie, celui du Conquérant de l’Angleterre au du moyen âge. C’est du port de Dives, en effet, que partit Guillaume pour cette expédition fameuse entre toutes celles dont l’histoire nous a laissé le récit, surtout par ses conséquences dans l’avenir.
De même que Touques, Dives avait déjà une certaine importance avant le règne de Guillaume le Conquérant.
L’histoire normande nous montre, dès 946, Harold d’Angleterre débarquant à l’embouchure de la Dives pour secourir le jeune duc de Normandie Richard Ier; sur les bords de la même rivière a lieu l’entrevue après laquelle Louis d’Outremer fut fait prisonnier (2).
Mais nous ignorons l’époque précise de la fondation du bourg; nous pensons cependant, vu l’importance de la rivière, qu’il doit être fort ancien. Son emplacement et celui de son pont, vers Cabourg, figurent sur les anciennes cartes sous le nom de « Portus et Pons Divæ » (3).
Après le fait saillant de son histoire, l’embarquement de Guillaume en 1066, Dives rentre, pour n’en plus guère sortir, dans l’obscurité. C’est Touques, sa voisine, sans être sa rivale, qui avait la faveur des ducs-rois.
Cependant Dives possédait un château.
En 1105, lors du siège de Falaise, qu’il fut forcé de lever, Henri Ier, roi d’Angleterre, fils du Conquérant, fut poursuivi par Renauld de Warren et Robert d’Estouteville, tenant le parti de son frère le duc Robert. Ceux-ci se rendirent maîtres du château de Dives, d’où ensuite Henri les délogea, incendia le château et les força de se rembarquer pour l’Angleterre (4).
En 1340, lors de l’armement des navires français, au moment de la bataille de l’Écluse, Dives avait perdu beaucoup de son importance, car il ne figure pas au nombre des ports où furent construits ces navires (5).
(2) DEPPING, t. II, 164-162.
(3) Carte du diocèse de Lisieux de d’Anville.
(4) Histoire de Normandie, 383.
(5) SIMÉON LUCE. La France pendant la Guerre de Cent ans, 7.
En 1442, en septembre, les Français s’emparèrent du bourg de Dives, pillant les marchandises de la foire de la Nativité de la Vierge et, après s’être emparés des effets mobiliers que les habitants avaient portés dans l’église, brûlèrent les maisons du bourg, emmenèrent à leur suite des otages pour la rançon des prisonniers faits dans cette invasion (1).
Dives était anciennement une baronnie appartenant à l’abbaye de Saint-Etienne de Caen, fondée, on le sait, par Guillaume le Conquérant (2).
En 171 1, il fut définitivement le siège dune amirauté comme Touques et Honfleur (3). A la Révolution, il devint chef-lieu de canton; mais, en 1825, il perdit ce titre qu’obtint Dozulé, alors favorisé par le passage de la route
de Caen à Rouen, mais dont la population est redevenue depuis inférieure à la sienne.
Au XIe siècle, il y avait des salines dans le voisinage du bourg. Norbert, seigneur de Dives, figure à la même époque au nombre des bienfaiteurs de l’abbaye de Troarn, dont relevait l’église du lieu (4).
Le port est séparé du bourg par une certaine distance. Ce dernier se trouve au pied d’une colline nommée Caumont, autrefois « Calvimont-sur-Dyve », et non loin d’une autre appelée « Houlegatte »; ce dernier nom est saxon et signifie chemin creux, passage étroit, ou mieux basse porte.
Il n’y avait, en effet, jadis, au pied de cette colline, vers la mer, qu’un étroit passage, défendu des eaux de la
Dives, qui la contournait alors, par de nombreux épis (5).
Dives a vu naître deux poètes remarquables, à des époques et à des titres différents.
C’est d’abord Pierre de Dives, dit aussi Pierre d’Auge, moine de l’abbaye de Saint-Pierre-sur-Dives, qui composa, au XIIe siècle, un poème latin retraçant l’histoire des abbés du Bec-Hellouin depuis sa fondation jusqu’à Roger de Bailleul (6).
(1) L’abbé DE LA RUE, 304.
(2) Acte 9 septembre 1785, archives de Lierremont.
(3) Du Bois, I, 208. Cependant cette amirauté paraît avoir existé dès la fin du XVIIe siècle.
(4) L’abbé DE LA RUE, II, 312.
(5) Ibid. Aux XVIe et XVIIe siècles, un membre de la famille Le Marays de Beuzeval portait le titre de sieur de Caumont, et les de Beaumont, de Gonneville-sur-Dives, celui de sieur de Houlgate (État civil de Beuzeval; généalogie de la famille Le Court, mss.).
(6) Louis Du Bois.
Puis nous trouvons, à une date beaucoup plus rapprochée de notre temps, un autre enfant de Dives, Jean Bretocq(1) « de Saint-Sauveur-de-Dyve», qui fit imprimer à Lyon, en 1571, sa « Tragédie françoise, à huict personnages, traictant de l’amour d’un serviteur envers sa maistresse, et de tout ce qui en advint ».
Outre son église, dont nous allons parler, Dives renferme plusieurs vieilles maisons assez curieuses et principalement une halle en bois, intéressant spécimen de l’ancien style normand de ce genre de construction.
Elle est beaucoup plus grande et plus remarquable que celle de Touques, une des seules survivantes avec elle de ces anciens marchés dans le pays, celle de Pont-l’Évêque ayant disparu il y a une cinquantaine d’années.
L’église, sous le vocable de Notre-Dame, se trouve à l’extrémité du bourg, au pied de la butte Caumont, vers Pont-l’Evêque.
Elle est bâtie solidement, en croix et assez grande; elle est ornée d’une grosse d’une grosse tour sans clocher, terminée par une plate-forme avec gargouilles saillantes, posées sur le milieu de la croisée.
L’architecture indique des époques diverses. M. de Caumont estime que les arcades sous la tour appartiennent au style roman secondaire, c’est-à-dire au XIe siècle ; il faudrait donc rapporter à Guillaume le Conquérant la construction de cette partie de l’édifice.
Le savant archéologue ajoute que le portail et la majeure partie du monument sont du style ogival de la quatrième époque.
(1) La famille Bretocq existe encore aux environs de Dives, notamment à Saint-Étienne-la-Thillaye. Elle occupait, à la fin du siècle dernier, des charges notables de judicature, et s’est alliée à la meilleure bourgeoisie du pays d’Auge ; un de ses derniers membres fut ingénieur de marine.
Du reste, cette forme en croix, avec le choeur à l’est, indique bien le XIe siècle. Il est tout naturel qu’il en soit ainsi, car c’est à cette époque que l’attention du duc-roi et de ses successeurs fut principalement appelée sur Dives, et aussi sur son église, suprême préoccupation de nos pères en ces temps de foi. Les restaurations successives qui ont eu lieu a diverses époques ont laissé subsister cette forme primitive de la croix latine.
On accède dans le vaisseau par trois portes : la principale est à l’ouest, à l’entrée de la nef; elle offre un grand
nombre d’ornements, mutilés malheureusement par le temps et la main des hommes.
Au-dessus, à l’intérieur, a été placée, lors de la pose du monument de la Butte Caumont, une série de tables sur lesquelles on lit les noms des compagnons du Conquérant, parmi lesquels de nombreuses familles normandes et anglaises se glorifient de retrouver leurs ancêtres. Quant aux deux autres entrées, au sud et au nord, elles sont précédées d’un portail remarquable.
Les décorations extérieures sous les corniches rappellent les ornements d’usage aux XVe et XVIe siècles; les clochetons placés aux angles des transepts sont dépourvus de rampes à la base de la pyramide, et celle-ci n’est pas découpée à jour ; c’est la forme adoptée au XIV siècle.
Quant aux grandes rosaces de l’est et du sud, elles paraissent être du XVe siècle (1).
Un tableau, relativement moderne, retrace la légende d’un christ et de sa croix, trouvés par des pêcheurs dans leurs filets dans des circonstances miraculeuses et qui a disparu.
« C’est, dit M. de Caumont, à cette circonstance qu’il faut rapporter l’origine du nom de Saint-Sauveur, porté pendant longtemps par le bourg de Dives »(2).
C’est en 1001 et 1003 que ces faits se seraient passés.
La tour renferme quatre cloches de diverses grosseurs, dont une provient de l’ancienne église de Trousseauville, commune actuellement réunie à Dives.
Plusieurs pierres tombales existent encore dans l’église, mais leurs inscriptions sont frustes ou effacées. Les anciens registres paroissiaux antérieurs à la Révolution y signalent également d’autres sépultures de personnes notables, entre autres, Thomas de Conty (3), ancien lieutenant de l’amirauté, inhumé le 15 juin 1674, et Jean Aubery, sieur de Leurmont, mari de demoiselle Marguerite Vauquelin (4), inhumé le 10 juin 1676.
Outre la baronnie qui en portait le titre et relevait, nous l’avons dit, de l’abbaye de Saint-Etienne de Caen, Dives renfermait encore un fief, le petit Saint-Cloud, quart de fief, appartenant, en 1680, à la famille Le Duc, et relevant du plein fief et paroisse de Saint-Cloud-sur- Touques, près Pont-l’Évêque, qu’on appelait le grand Saint-Cloud (5),
Une portion du manoir seigneurial de Saint-Cloud existe encore à Dives, dans un herbage longé par la route de Dozulé ; mais il a perdu en grande partie son caractère, et ses restes rappellent encore les vieilles constructions normandes en bois du XVIe siècle.
(1) Notes de M. LE COURT père. Archives de Lierremont.
(2) Statistique monumentale du Calvados, IV, 10.
(3) Famille de robe de l’élection de Pont-l’Évêque, qui habita successivement, aux XVIIe et XVIIIe 11, siècles, à Saint-Gatien, Saint-Pierre-Azif et Cresseveulles.
(4) famille noble établie d’abord à Dives, puis à Saint-Samson, Saint-Pierre-de-Cormeilles, Reux et Pont-l’Evêque, et encore aujourd’hui représentée, notamment, par M. de Vauquelin au château de Drumare, à Surville.
(5) État des fiefs de la vicomté d’Auge, mss. (vers 1680). Archives de Lierremont.

LES HALLES DE DIVES.
En parlant de Dives et de son église, nous avons déjà dit quelques mots des halles très remarquables qui existent encore sur la place du Marché de cet antique petit bourg.
En général, ces vieux vestiges des marchés normands ont disparu des villes ou des bourgs actuels : on ne les trouve plus en rapport avec le progrès, et cependant, comme aération, ces vénérables constructions de bois ne laissent rien à désirer. Beuvron, Cambremer et Touques sont, avec Dives, les seules localités du pays d’Auge qui aient conservé leurs halles. Celles de Pont-l’Evêque disparurent vers 1845, pour faire place à un marché couvert dont l’usage fut bien vite reconnu impossible, et qu’on vient récemment de transformer en salle de spectacle!
De tous les marchés que nous venons de citer, les halles de Dives sont de beaucoup les plus remarquables et par leurs dimensions, — 32 mètres de longueur sur 11 mètres de largeur, — et aussi et surtout par leur antiquité, car si la partie est accuse seulement l’époque du XVIe siècle, les dix travées qui forment le surplus de la construction, et qui étaient, nous dit M. de Caumont, la halle primitive, remontent, sans aucun doute, au moyen âge.
Et c’est surtout cette grande antiquité qui fait le mérite de ce monument; car si les constructions en pierre
de cette époque ont subi tant de remaniements en arrivant jusqu’à nous, bien peu d’édifices de bois subsistent encore et, avec la vieille église de Sainte-Catherine de Honfleur, les halles de Dives sont, croyons-nous, le seul vestige de ce lointain passé dans nos contrées.
Comme celle de Touques, la halle de Dives est couverte de tuiles, cette antique toiture des vieux manoirs normands; le solide bois de chêne qui la compose n’est revêtu d’aucun badigeon, et pourtant défie encore les injures du temps.
Les marchés de Dives, qui se tiennent le samedi sous ces halles, avaient jadis une certaine importance. Ce bourg a conservé sa foire de la Nativité, qui a lieu le 9 septembre; comme à cette époque de l’année, le temps devient souvent mauvais, un vieux dicton du pays prétend « qu’à la foire de Dives, les boues prennent leur place ». Ce qui, du reste, n’empêche nullement et les bestiaux de s’y vendre un bon prix et les promeneurs de l’été d’y affluer.
Le Commandeur HENRY LE COURT.

Notice sur l’église de Notre-Dame de Dozulé – Le Plessis-Esmangard.
31° Ecclesia DE DIVA (1) (B. M. de Diva: XVI° siècle); N.-D.-de-Dives; l’abbé de Troarn.

The Norman People And Their Existing Descendants In The British Dominions And The United States Of America – Henry S. King
Dive, de Dives, Normandie, une famille baronnie qui est devenue assise en Angleterre à la Conquête, et apparaît continuellement dans les archives. Boceliu de Dive accompagna le Conquérant et s’assit à Cambridge.

Recherche faite en 1540, par les élus de Lisieux des nobles de leur élection…Labbey de La Roque, Pierre Élie Marie.
– 212. Me. Michel de Semilly a fait apparoir comme il avoit baillé sa généalogie devant les élus de Caen, sous le ressort desquels il a dit être demeurant.
– Aveu fait aurai de la baronnie de Dive, par Jean Le Sénéchal, abbé de Saint-Etienne, 1392.

Essai sur Lisieux pendant le Haut Moyen Âge – par Charles Engelhard.
– A noter que ce dernier cite une exhumation de vaisseau antique dans les vases de la Dive, en un endroit au moins aussi éloigné de la mer que Lisieux, et qu’il en parle comme témoin oculaire.

Le rouleau de bataille de l’abbaye. Vol. I. par la duchesse de Cleveland – Préparé par Michael A. Linton.
Diue : de Dives, Normandie. Le nom est modifié à Domesday de de Dina. à de Diua, mais semble avoir été écrit tantôt dans un sens, tantôt dans l’autre. « Beuselin de Dive » est sur le Dives Roll, et s’est assis à Cambridge, où ses descendants, cependant, semblent n’avoir laissé aucune trace. Hugh de Diva, a tenu une baronnie à Notts and Northants temp. Poule. II.; et son fils William (qui donna l’église de Haddon à l’abbaye de Sulby dans le Northamptonshire) laissa trois filles.

Généalogie Stirnet.com
OWC a rapporté qu’« il semblerait que la famille de Dive, ou Dyve, Dyver, Dryve, et Dryver, ou Driver, ait pris son nom de cette ville de Dives, dans le département du Calvados, en Normandie. Benselin de Dive, est dit être arrivé en Angleterre au moment de la conquête. Cette branche descendrait de Hugh Dyve de Brampton (temp King John). » L’information d’OWC a commencé avec le John Dyve qui a épousé Margaret de Quinton.

La famille Driver : un mémoire généalogique des descendants de Robert et Phebe Driver, de Lynn, Mass. Avec une annexe, contenant vingt-trois familles alliées. 1592-1887 – Cooke, Harriet Ruth.
Le premier du nom de Dive trouvé en Angleterre était Benselin de Dive, l’un des compagnons de Guillaume, Duc de Normandie, dans la conquête de l’Angleterre en 1066. Son nom est le trente-huitième sur la liste des disciples de Guillaume, cinq cents en tout, cette liste, en août 1862, a été apposée sur la plus ancienne église de Dives.
« Dives est une petite ville, dans le département du Calvados, en Normandie, près de la côte. Cette ville est d’une grande importance dans l’histoire française et anglaise, car c’était à proximité, à l’embouchure de la Dive, que Guillaume le Conquérant et ses compagnons d’armes se sont réunis pour la soumission de l’Angleterre. Au XIe siècle, c’était l’un des principaux ports du duché de Normandie. – .

Les Dyve de Wyke-Dyve avaient une origine commune avec Henry Dyve, le seigneur mesne de Brampton, et Hugh Dyve, qui revendiquait contre Henry Dyve en 1202 le service féodal.

L’hôtel des Dyves aurait été contigu à l’emplacement de la chapelle dans un clos qui conserve encore le nom de Halle-Close. Un petit siège moderne, fin de la propriété et résidence de M. Pearce, qui est dans l’occupation de William Rose-Rose. Le village est à quatre milles de Northampton, sur la route à péage menant à Leicester en passant par Welford. Au recensement de 1801, il contenait trente et une maisons et cent soixante-dix habitants.

Chapitres de coffres familiaux – Walford, Edouard.
LA CHUTE DE LA GRANDE MAISON DE NORWICH.
Son fils et successeur, Sir Roger, représenta le comté de Northampton au Parlement sous Charles II, mais, ne souscrivant pas aux mesures du parti de la Cour, il se retira dans la vie privée.
C’est son fils qui a épousé une fille de Thomas Savage, troisième comte de Rivers, et avec son petit-fils la baronnie aurait expiré, et le manoir de Brampton Ash fait maintenant partie des grands domaines de Lord Spencer, étant entré en cette famille de Sir Christopher Hatton, qui l’avait achetée aux Dyves, à qui les Norwich l’avaient aliénée.

Notices architecturales et historiques des églises du Cambridgeshire – Arthur George.

Lodwick Dyve, fils de William Dyve, Esq., et Ann sa femme, fille de Lodwick Apprice, tenaient le manoir de Ragons, du roi par allégeance. John Hagar était seigneur du manoir de Dyves..

DIVERS.

– FAUROUX M. (1961), n°36, p.140
1024 – Vimoutiers, Crouttes, Honfleur, Dives
Richard II confirme les restitutions faites par Guillaume Longue Epée à Jumièges (…) le bourg de Quillebeuf, Saint-Aubin-sur-Quillebeuf avec les églises, le droit de passage, le tonlieu et tout ce qui revient au domaine ducal. Richard II énumère ensuite les donations orales faites par son père ou avec son consentement:
« …dedit quoque Vimonasterium Osmundus Gelth et omnes qui cum illo partem habebant, cum omnibus appendiciis suis, pratis, aquis molendinis, et piscariis, et silva que est in altera parte fluminis ab ipso loco usque ad divisionem silve Sanct Petri Lisoye urbis. Dedit et Walterius mediatem ville que dicitur Cruptas et alterius medietatis terciam partem et ecclesie medietatem et quartam partem de Masnille quod dicitur Rainuardi videlicet in ecclesia et in terris, pratis, silvis. Dedit quoque silvam ex integro, que est inetr Vimonasteriaum et Cruptas, usque ad Pontem seccus viam qua itur ad Montem Sancti Michaelis.
… do etiam salinas quatuor ad Hunefloth…
… et octo hospicia que dedit Odo Constabularius in marisco Dive, et partem quam habebat in ecclesia ville que dicitur Sancte Marie (Dives) et LX ambras salis, et duos tractus piscatorios

– FAUROUX M.1961, n°34, p.130
1025, août – Hennequeville
Richard II confirme les biens du monastère de Fécamp, et ajoute Hennequeville (…) les dîmes du tonlieu du bourg de Caen avec une hôtisee; une autre hôtise à Dives sur Mer, toutes deux libres de tous les autres services qui lui sont dus.
… et heldechin villam supra mare et quicquid ad eam pertinet (…)
… do etiam decimas telonei de burgo qui vocatur Cadumus, et unum hospitium, et ad pontem Dive, hospitium unum, liberos omnibus nostris osequiis.

– Bibl. mun. de Rouen. Y 29, t. V, n° 13
1459, 10 novembre – Chinon
Ordre donné « De par le roi » au bailli de Rouen de faire convoquer six notables aux Etats de Normandie prévus pour le 1er décembre, soit une personne noble, une d’église et quatre de « l’estat commun ».
Signé Charles, Chalignant. Copie dans une lettre adressée le 21 novembre par le bailli de Rouen au vicomté d’Auge pour lui demander de faire élire une personne de « l’estat commun ».
Au dos quittance du 30 novembre donnée par Robin Le Masuyer et 4 autres messagers à Gilles Grieu, vicomte d’Auge, pour la somme de 10 s. donnée à chacun pour avoir porté les lettres dudit vicomte, aux sergents de Pont-l’Evêque, Dives, Cambremer, Touques et Honfleur (établie par Nicolas Sandret, tabellion en la vicomté d’Auge)

– Arch. Nat. E 2661a
1774, 31 mars – Rivière de Dives
Arrêt qui commet le sr DUBOIS Inspecteur général des Ponts et Chaussées pour dresser le plan des ouvrages commencés pour le dessèchement des prairies le long de ladite rivière.

– LECHAUDE d’ANISY, Abbayes du Calvados , MSAN, t. VII, p. 130. N° 349
c. 1181-1206 – Ouville-la-Bien-Tournée
Alverède, abbé de Sainte-Marie-sur-Dives, fait un accord avec les religieux de Sainte-Barbe au sujet d’une partie de la dîme d’Ouville et des fiefs du Vigan, de Chaffray et d’Oudart, qui fut partagé entre eux, au moyen de ce que le prieur de Sainte-Barbe remet à l’abbaye de Dives, la masure de Douville, qu’il tenait de Gaultier de Catehoulde (les sceaux sont brisés)

1815. – archives SHL 1F801 : 1815 et ensuite : mutations dans la gendarmerie (Honfleur, Dozulé et Dives/Mer)

Cambremer, Dives, Lisieux, St Pierre sur Dives, avaient des Banlieues dès avant la Conquête de la Normandie par le Roi Philippe Auguste (voir Delisle – de l’Agriculture en Normandie)
On sonne la Retraite à Dives, le soir à neuf heures le samedi et le dimanche seulement (1856)
Un jour c’était l’armée du Duc d’Aumale qui était devant Touques ou à St Sauveur sur Dive.(1)
A St Sauveur, ilz avaient tué quelques habitans, et faict prisonnyiers; il y avait danger qu’ilz de s’emparassent du fort estant en lesglize dudict lieu, pour le tenir contre le roy, à la ruyne du pays(2)
(1) Reg.secr.Caen 26 novembre 1589
(2) Reg. Secr. Caen 16 mai 1590
Floquet – Parlement III p.469

Documents Inédits – Lettres de Henri IV Tome VI p.676
Lettre datée du 13 septembre 1603 à Dives adressée à Monsieur Miron, portant ordre de faire arrêter Robert Basset, qui complote contre le Roi d’Angleterre.

Noble Homme Gaspard Le Duc, sieur de Chicheboville résidant à Dives, possède 30 acres de terre.
Déclaration du Roi du 20 juin 1631 par les habitants de Bellengreville p.56 et suivantes
Autre déclaration du 2 janvier 1639

Dives avait des salines pendant la domination normande (Annuaire Normand 1840 p.388)

Bulletin Monumental Tome XX p.69 et suivantes :
… Le seul monument remarquable qui soit à Dives est l’église. Elle appartenait au prieuré dépendant de l’abbaye St Etienne de Caen, et c’est un édifice assez important … Hormis quelques restes du XIe siècle sous la tour, le monument est du XIV e et du XVe siècle. Ainsi le chœur, avec la grande fenêtre du chevet et les bas-côtés qui l’accompagnent, offrent tous les caractères du XIVe, aussi bien que les chapelles du transept. La nef et les bas-côtés qui lui correspondent sont de la fin du XVe siècle et même du commencement du XVIe
Rien de plus élégant de plus habilement découpé que les moulures et les feuillages de la porte occidentale de la nef; c’est un vrai chef d’œuvre de sculpture.
On conservait à Dives un Christ fort ancien qui a disparu et qu’on disait avoir été péché dans la mer. Un tableau assez curieux représente cette découverte.

Le Valois – Noticia Galliorum – voir Diva
Texte en latin

Description des Halles du 28 août 1856
Après l’Eglise et les Halles il n’y a dans Dives aucune construction capable de fixer l’attention si ce n’est un édifice de la plus grande irrégularité situé à l’un des angles d’un vaste enclos près de la grande place et que l’on nomme suivant les uns : l’Hôpital, suivant les autres Prieuré. Peut-être pourrait-on réunir ces deux dénominations et en faire un Hôpital-Prieuré, de même qu’ailleurs on trouve Maladrerie, Léproserie et autres maisons pour les pauvres et les malades portant le titre de Prieuré.
Quoiqu’il en soir cette construction date de l’année 1695 suivant les chiffres inscrits sur une clef de l’arcade de la grande porte. Toutes les constructions intérieures ont un cachet qui s’accorde parfaitement avec cette date et il est difficile d’en donner une description. Du reste ils n’ont rien de remarquable que leur irrégularité systématique. Ils sont entièrement construits en pierre de taille.
A l’appui de leur destination privilégiée on peut encore citer cette particularité; c’est que la foire se tient en partie dans la cour qui les précède concurremment avec la halle et les rues environnantes.

La maladerie de Dives-sur-Mer, assise dans le doyenné de Beaumont, diocèse de Lisieux, ne nous est connue que par un acte du tabellionage de Caen, daté du 30 octobre 1475.

3 – Archives ShL:

Fonds – Revues – Brochures.
BR 476 Abbaye de St-Pierre-sur-Dives, note sur la découverte d’un décor mural J.DESLOGES.

FONDS DUVAL Georges 2S.
Pays d’Auge, bocage et plaine – 2S377

Sommaire des Carnets d’Alexandre MOISY.
– EPITOME – X – NORMANDIE – Le Christ de Dives.

Archives NEDELEC Bibliographies.
5.79. 3-Gautié Jean-Denis-Invitation à une conférence à Dives-sur-Mer 21/10/2001.
7.72 Lenormand André – Maire de Dives-sur-Mer 18/03/1993.

Inventaire Des Enveloppes.
– Enveloppe n°362 Don de Mr de Russé (novembre 2010). Reproduction photographique de l’église de Dives-sur-Mer
Original (et 2 copies) du congé de réforme définitive n° 1 par ordre du ministère de la guerre en date du douze juillet 1919.
– Enveloppe n° 236 Don de Mr Catherine (janvier 2012) – Blason offert au banquet de Dives sur Mer à Mr Alain Gosselin (20-21 août 2011).
– Enveloppe n° 224 Diverses informations sur le Pays d’Auge – don de Mr de Russé (décembre 2011)
L’Autre Pays d’Auge (1erb trimestre 1979), journal socialiste d’information édité par la Section de Lisieux
Fascicule sur Dives, une vieille histoire (novembre 1977)

FONDS PANNIER ARTHÈME.
NE 12.1 – 1er carton « Communes ». Cabourg, Dives, Houlgate.

25 F – Fonds Lemetayer-Desplanches.
1C2 – Contenu: Epais dossier contenant des brouillons souvent au crayon et des dessins sur les monuments de la région: Dives.

Archives Nedelec Communes.
com.20.3. 1 Dives Notes historiques
com.20.3. 2 Dives Vie de la commune

Fonds Ancien 1F.
Militaires :
– 1F801 : 1815 et ensuite : mutations dans la gendarmerie (Honfleur, Dozulé et Dives/Mer).
26 mars 1361. Lisieux, Dives, Annebault
– 1F65 – 26 mars 1361 :
Les élus du roi à Rouen pour l’aide de la délivrance du roi mandent aux élus de Lisieux que Robert de la Tillaie, fermier de l’imposition de Dive, d’ Annebault et de la Chapelle-Hainfray, s’étant vu ôter l’imposition du pain qu’il payait 700 livres et ayant souffert bien 50 livres de pertes qu’il avait avancées à lui causées pour la foire de Dive par les ravages des Anglais, ils lui remettent 250 livres sur le prix de sa ferme qui était de 518 livres

Les Bulletins de la ShL.
– Numéro 56, Juin 2004 .
Christophe Brière – L’Habitat seigneurial du Ham et l’occupation du sol au bord de la Dives.
– Numéro 35, juin 1996.
Christophe Maneuvrier – Les possessions de l’abbaye de Grestain dans la vallée de la Dives (XIe-XIIIe s.).

A travers le pays d’Auge – Henri Vuagneux.
Eglise de Dives, dont l’origine remonte au duc Robert I. Dives possède encore quelques vieilles constructions très intéressantes. Parmi celles-ci, c l’hostellerie de Guillaume » avec sa façade sévère, sa grande porte et ses galeries de bois précédant, du côté de la cour, les chambres destinées aux voyageurs, rappelle un peu les anciens manoirs du moyen âge. Henri IV et Louis XIII passèrent jadis par là.
Entre Dives et Villers-sur-Mer sont les Vaches noires, ces curieux rochers faits de pierres, de coquillages et de terre glaise.

Carnets de Charles Vasseur:
– Doyenné de Beaumont (2)
Sous l’invocation de Notre-Dame
– Patronage:
XIVe, XVI et XVIIIe siècle : Abbas de Troarno
3 feux privilégiés, 62 feux taillables
Bourg, chef lieu de sergenterie de l’élection de Pont l’Evêque
– Curés:
Yvon 1764
Martin 1774
Dumaine 1778/1787

1835. – archives SHL.
Insinuations
Description de l’extérieur et de l’intérieur de l’église de août 1856
Descriptions des cloches
– 1ere cloche : L’an 1772 j’ay été bénie et nommée Marie Jeanne par Maître Jean Baptiste Martin, curé de cette paroisse et par Dame Marie, Jeanne, Marguerite Duclos, épouse du Sieur Pierre Pastey, lieutenant général du Guet de la capitainerie de Dives; François Ancelle Trésorier.
E.Quentin et Gillot nous ont faites.
– 2e cloche; L’an 1846 j’ai été bénite par Monsieur Dasseville, curé de cette paroisse et nommée Auguste, Adèle par Monsieur Henri Philippe Auguste Dutronc, docteur en droit, conseiller honoraire à la cour Gle d’Amiens, officier de la légion d’honneur, membre suprême de l’Ordre national de Grèce, propriétaire à Dives, assisté de Madame Adèle Dutronc née Galot en présence de Messieurs Leblanc, maire de Dives, et Conard trésorier de la fabrique.
Bailly, père et fils, fondeurs à Caen, Bernay et Alençon.

Echiquier de Normandie
An 1180 : Willelmus de Diva : 10 sol. produello Lexov.
An 1184 : 20 sol.provino supervendito
Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

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