PARCFONTAINES




NOTES sur PARCFONTAINES

Ecclesia de Sparsis Fontibus – Esparfontaines

Les communes de FIERVILLE et des Parcs-Fontaines ont été réunies le 26 février 1853, et porte depuis le nom de Fierville-les-Parcs.

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

Voir :
Bulletin Monumental 1862 p.554
Beaurepaire – Agriculture p.369.

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Notes de M. Charles Valeur.
Les Parcs-Fontaines, ecclesia de Sparsis Fontibus, Esparfontanes, Eparfontaine, Prefontaine.
L’église, qui est sous l’invocation de saint Désir, faisait partie du doyenné de Touques. Elle est située à peu de distance de la grande route de Lisieux à Honfleur, et son petit enclos forme une enclave au milieu des terres du château. La construction actuelle n’est pas antérieure à la seconde moitié du XVIe. siècle ; elle est, par conséquent, presque moderne. Les quatre fenêtres de la nef sont à plein plein-cintre; celles du choeur sont sans caractère. Un petit clocher essenté surmonte le pignon occidental. Mais, si l’extérieur offre peu d’intérêt, on est bien dédommagé lorsqu’on a franchi le seuil. Le retable du maître-autel est un des plus beaux morceaux de sculpture que l’où puisse imaginer. Il date du commencement du XVII. siècle ; mais l’artiste auquel nous le devons était tout imbu encore des merveilleuses conceptions des fondateurs de la Renaissance.
Deux colonnes torses avec chapiteau corinthien portent un entablement dont les modillons alternent avec de jolis pendentifs.
Ces colonnes sont couvertes d’arabesques ingénieuses, parfaitement dessinées et fouillées à jour. Le centre est occupé par un bon tableau, une Descente de croix, dont le cadre est aussi taillé à jour.
Au-dessus de l’entablement se trouve un attique dont les colonnettes sont encore travaillées à jour. Le fond est rempli par une précieuse peinture sur panneau, représentant la Résurrection.
Le tabernacle, de forme peu commune est accompagné de deux bas-reliefs, à droite et à gauche, la Flagellation de N.-S. et le Portement de croix.
La décoration du chevet est complétée par deux tableaux sur bois.
Il faudrait un dessin, ou plutôt tout un album pour faire apprécier ce que peut valoir ce chef-d’oeuvre, enfoui dans une modeste église.
Le patronage était laïque. Les pouillés du XIVe. siècle nous ont conservé le nom de Thomas Lendet, seigneur à cette époque. La cloche, qui est ancienne, nous donne d’autres noms; enfin, la litre funèbre qui entoure intérieurement et extérieurement les murs pourra, par ses blasons, nous en indiquer encore d’autres. Ces écussons ont été apposés certainement à des époques distinctes. Les uns sont accolés, le
premier, d’argent au chevron de gueules accompagné en chef de deux roses au naturel, et en pointe d’une merlette de sable ; le second, d’argent au chevron de gueules accompagné de trois merlettes de sable, les deux du chef affrontées.
Les autres, plus petits, sont aussi accolés : le premier, de sable à la fasce d’or accompagnée de trois quatre feuilles de même ; le second, de sable au soleil de douze rayons d’or. Celui-ci est reproduit, en sculpture, au pied d’une petite statue en pierre du XVI,. siècle. C’est celui de la famille de Cantel, qui posséda pendant un certain laps de temps la terre des Parfontaines. Nicolas de Cantel, sieur de Parfontaines, figure dans l’Armorial de d’Hozier, qui lui attribue : d’azur à la fasce d’or accompagnée de trois sautoirs
de même composés de quatre-feuilles de frêne, deux en chef et un en pointe. Une recherche de 1666 avait trouvé, aux Parcs-Fontaines, Françoise Dupart, veuve de Guillaume Cantel, sieur des Parcs-Fontaines, qui fut renvoyée au Conseil. C’est donc par le nom de Cantel qu’il faut rectifier celui de Contez, qui figure sur la cloche.
Voici l’inscription de la cloche :


1685 GVILLe CONTEZ ESCer Sr ET PATRON DES PARFONTe. Tr. NIC. FRANC
DES CONTEZ ESCr. SR ET PATRON DV TRISSIME MADMe TVLLON EPOVSE
DCD. SEIGr. DES PARF. MArr. Mre. IEAN BAPT. LE TAILLOIS CVRE.
IEAN AVBERT
MA FAITE.

Le cimetière est en grande partie ombragé par un if magnifique, aux nombreux rameaux, qui n’a pas moins de quinze pieds de circonférence à la partie moyenne du tronc , près de dix-huit à la naissance des branches.

Château.
— Il ne reste plus du château des Parcs-Fontaines que des pans de murs délabrés. La perte n’est point regrettable au point de vue de l’art : ce n’était qu’une grosse maison en bois, avec bases en briques et pierres, qui pouvait remonter tout au plus à la première moitié du XVIII. siècle.
Sa situation était agréable. Maintenant, un gros colombier qui dépend de la ferme voisine est la seule preuve que l’on puisse invoquer de la présence, en cet endroit, d’un grand domaine féodal.
Les registres de l’Ëchiquier nous ont conservé le nom de Vautier d’Éparfontaine, qui vivait en 1195. Il nous faut ensuite franchir jusqu’au XV. siècle pour retrouver les noms des seigneurs de cette terre. On lit, dans les Montres du bailliage d’Évreux : Philippe de Bellemare se présenta, et fut receu pour lui Jehan de Bellemare, son frère, seigneur d’un huitième de fief assis à Éparfontaines, et de la sergenterie de Moiaulx, en abillement d’archer a deux chevaulx. »
Le nom des Parcs-Fontaines est tombé dans le domaine des légendaires, par suite d’un événement qui s’y est en partie accompli, mais qu’il serait trop long de rapporter ici ; d’ailleurs, il n’a point un rapport direct avec notre sujet.
On le trouvera tout entier dans les Archives curieuses de l’Histoire de France, 2c. série, t. VI, p. 1 à 36.
Cette paroisse faisait partie de l’élection de Lisieux et de la sergenterie de Moyaux. On y comptait 20 feux.

2 – Pièces Justificatives:

Les possessions du chapitre de Chartres au pays d’Auge.

Le chapitre de Chartres possédait encore et paraît avoir conservé jusqu’à la Révolution le fîef des Parcs-Fontaines. Mais nous ignorons comment le chapitre en était devenu propriétaire, car il ne figure pas dans le titre de 1014.
Nous savons seulement que ce fief était situé dans l’ancienne paroisse des Parcs-Fontaines formant actuellement une seule commune sous le nom de Fierville-des-Parcs avec Fierville sa voisine 1).
Deux aveux rendus au grand prévôt pour son noble fief des les Parcs-Fontaines, l’un de Jehan Boisbluche le 24 mai 1642 et l’autre de Toussaint Bernière le 22 juin 1728 (2).
Mais jamais la possession de ce fief, de quelque importance qu’il fût, n’entraîna au profit du chapitre le patronage de la paroisse où il se trouvait ; dès le XIV° siècle, en effet, ce patronage appartenait au seigneur laïque,Jehan Leudet ses successeurs l’ont toujours conservé, sans aucun trouble de la part du grand prévôt, jusqu’à la Révolution.
(1) Sparsi-fontes autrefois paroisse de l’élection de Lisieux, généralité d’Alençon, sergenterie de Moyaux, archidiaconé de Pont-L’évêque doyenné de Touques, 20 feux, actuellement Fierville-les-Parcs,canton de Blangy, 170 habitants.
(2) Archives de Lierremont.

Montres du bailliage d’Evreux.
Philippe de Bellemare se présenta et fut reçu pour lui, Jehan de Bellemare, son frère, seigneur d’un huitième de fief assis à Esparfontaines et de la sergenterie de Moiaulx en abillement d’archier à deux chevaulx.

D’Hozier 109 : Nicolas de Contel seigneur de Parfontaines

Recherches de 1666
Françoise Dupart, veuve de Guillaume Contel, seigneur des Parcfontaines, renvoyée au Conseil.

Histoire de Tancrède de Rohan qui passa sa jeunesse aux Parcs-Fontaines et fut enlevé du château du Breuil par ordre de sa sœur (Archives curieuses de l’Histoire de France – 2e série – tome VI p 1 à 36.)

M. de Parfontaines, chevalier de St Louis, décédé, maire de Roncherolles-en-Bray, le 12 juin 1812 (D. Derguy – Les cloches du Pays de Bray p.160)

3 – Archives ShL:

Archives SHL : Achat du 11-02-2003. Lot n° 71
2) PARCS-FONTAINES ; 4 actes notariés; 1497, partage de biens (copie ancienne); 1602, vente ; 1602, vente de terre; 1603, reçu de la somme de 330 livres tournois.

Carnets de Charles Vasseur : « Doyenné de Touques ».
– Ecclesia de Sparsis Fontibus – Esparfontaines

Voir :
– Election de Lisieux – sergenterie de Moyaux – 20 feux
– Sous l’invocation de St Desir
– Patronage:
14e Johannes Leudet ou Lendet
16e et 18e dominus temporalis loci

– Curés : Remouffin 1764
Leudet 1771-1787
Noël de Firville, curé d’Esparfontaine (voir Charité de Surville)

– On trouve dans les M.R.N ad an 1195 : Wacius d’Esparfontanes et Walterus de Esparfontaines.
– Insinuations
– Description de l’église du 17 juin 1853 par A. Pannier, suivie d’une description du château.
– Description de la cloche
En 1685 Guillaume Contez escuyer, seigneur et patron des Parfontaines… François des Contez escuyer, seigneur et patron du trissimé ….Madame Tullon épouse dudit seigneur des Parfontaines marraine, Messire Jean Baptiste le Taillois, curé.
Jean Aubert m’a faite.

Dans le chœur de l’église paroissiale de St Erbland, sur une table de marbre :
« Ci-gisent Noble Homme Michel de Contel et Demoiselle Anne Baudouin, sa femme, lesquels ont fondé une basse messe annuelle et autres services « et au-dessous est écrit : « La présente épitaphe mise par Noble Homme Maître Guillaume de Contel, sieur et patron de Parfontaines, greffier ancien en chef en la Chambre des Comptes de Normandie, seul fils et héritier du feu sieur de Contel » (Farin)

Montres du bailliage d’Evreux
Philippe de Bellemare se présenta et fut reçu pour lui, Jehan de Bellemare, son frère, seigneur d’un huitième de fief assis à Esparfontaines et de la sergenterie de Moiaulx en abillement d’archier à deux chevaulx.

D’Hozier 109 : Nicolas de Contel seigneur de Parfontaines

Recherches de 1666
Françoise Dupart, veuve de Guillaume Contel, seigneur des Parcfontaines, renvoyée au Conseil.

Histoire de Tancrède de Rohan qui passa sa jeunesse aux Parcs-Fontaines et fut enlevé du château du Breuil par ordre de sa sœur (Archives curieuses de l’Histoire de France – 2e série – tome VI p 1 à 36.)

M. de Parfontaines, chevalier de St Louis, décédé, maire de Roncherolles-en-Bray, le 12 juin 1812 (D. Derguy – Les cloches du Pays de Bray p.160)

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