AMMEVILLE



NOTES sur AMMEVILLE

HISTOIRE DE LISIEUX (VILLE, DIOCÈSE ET ARRONDISSEMENT) PAR M. LOUIS DU BOIS.
AMMEVILLE. Partie de la commune d’Abeville lui a été réunie le 18 mai 1833.
Adigard des Gautries Jean, Lechanteur Fernand. Les noms des communes de Normandie – II.
39. — Ammeville (St-Pierre-sur-Dive, C), accrue d’une partie d’Abbeville en 1833 : Almovilla 1108 : vid. 1270 n. st., Arch. Calv., H 7033 ; — R.N.
Sauvage, Dipl. Henri Iev pour St-P.-s.-D., dans Mél. Soc. Hist.Norm., 12e série, p. 126.
Formé sur n. h. francique Almod (de Adalmod).

Ammeville, canton de Saint-Pierre-sur-Dive.
Almovilla, 1160 – 1135 (pouillé de Lisieux, p.46, note 15 ).
Aumevilla, XIV° siècle (pouillé de Lisieux, p. 46).
Ammevilla, XVI° siècle (ibid.).
Ammeville, 1579
Àumanville, 1683 (carte de Tassin).
Aubeville, 1683
Dambville, 1690
Dampville, 1729 (pouillé de Lisieux p. 47, note 11).
Ameville, XVIII° siècle (Cassini)

Archives Calvados:
Ammeville (Calvados ; jusqu’en 1972)
Histoire administrative : La commune reçoit une partie d’Abbeville (rive droite de l’Oudon) par l’ordonnance du 18 mai 1833. Elle fusionne ensuite avec neuf autres communes par décret du 26 décembre 1972 pour former à partir du 1er janvier 1973 la commune de L’Oudon.

Par. de Sainte-Honorine,
patr. le seigneur.
Dioc. de Lisieux,
doy. du Mesnil-Mauger.
Génér. d’Alençon,
élect. de Falaise, sergent. de Saint-Pierre-sur-Dive.-

AMMEVILLE (Ste Honorine)
Curés. — Foucault, — Le Boucher,
Vicaires L.J. Le Boucher,
Clerc.— Dammeville.
Patron. — Le seig du lieu.—A.-F.-M.Dechayes, V.Boscher.
Seigneurs. — C.-F. de Berniêre.

AMMEVILLE (Sainte Honorine)
Curés. – G. Dasrnières — J. Boscher — P. de Bernîer ou Bernière.
Prêtre de la paroisse. — J. Boscher.
Clercs. — P. Hareng — J. Motte — J. Boscher — P. Girey.
Patron.— Le seigneur du lieu. — G. de Bailleul.

Lieux-dits d’AMMEVILLE.
COUR-DE-LA-FRÉMONDIERE(LA), h. – COUR-MANABLE(LA), h, – Cour-Saint-Laurent (LA), h. – Fosses (Les), h. – Friche (LE), h. – Guillards (Les), h. vill. – Houlme (Le), Il. – Mauviel, h. – PERCOTTES (LES), h. – PEULVEY,h. – PUNAYE (LA), f. – TUILERIE (LÀ), h. –

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

CAUMONT  Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition FLOCH, tome III page 593.
FOURNIER Dominique : Le registre de M. AUMONT, forgeron-maréchal à Ammeville – Bulletin Foyer le Billot  – mars 1994 n45
L’EXPLOITATION ANCIENNE DES ROCHES DANS LE CALVADOS : HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE. Serv. dep. d’Archéologie. 1999 pages 256, 259.
MANEUVRIER Jack : Ammeville, Bulletin du Foyer rural du Billot n31, page 15
MANEUVRIER Jack : La tuilerie d’Ammeville. Bulletin Foyer rural du Billot n78, juin 2002
GUERARD E. L’école d’Ammeville au XIXe siècle Bulletin du Foyer rural du Billot n13, page 61.
GUERARD E. L’école d’Ammeville –  Bulletin du Foyer rural du Billot n17, page 12.
FOURNIER Dominique : vocabulaire relatif au jardin, dans le registre de M. Aumont 1856. Bulletin du Foyer rural du Billot n46, page 49.
PAUMIER S. et H. : Le tramway n’a jamais soufflé à Ammeville et pourtant – Bulletin du Foyer rural du Billot n 24, page 43.
PAUMIER Henri : Moulins à vent en Normandie, les méconnus du Calvados. Bulletin du Foyer rural du Billot, n 88, décembre 2004

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

Ammeville, Aumevilla, Almevilla, Ammevilla.

L’église d’Ammeville est trop peu caractérisée pour être chronologiquement classée; elle se compose, comme presque toutes celles de la contrée, d’un choeur à chevet droit en retrait sur la nef, également rectangulaire. Une flèche en bois, couverte en ardoises, correspond à l’extrémité de cette nef. Deux autels orientés garnissent l’entrée du choeur; le tout est voûté en bois. Toutes les fenêtres ont été refaites.
La porte occidentale est moderne.
Autel revêtu de perles en nacre. — Si cette église n’offre aucun intérêt, elle renferme un autel extrêmement remarquable, cité d abord par feu M. Billon, de Lisieux, et que nous avons vu avec la même satisfaction que lui.
Qu’on se figure un autel dont les gradins, le tabernacle, l’exposition et le retable, ornés de colonnes et d’un entablement corinthien, sont tapissés de perles cylindriques creuses fixées par des fils qui les traversent et forment un tissu nacré qui recouvre le tout; les feuilles des chapiteaux, les rinceaux courant sur les gradins, toutes les moulures ont été figurées par ces perles, les unes jaunes, les autres d’un blanc nacré ; au moyen de ces deux couleurs, on a pu broder des dessins et des ornements qui ont beaucoup de relief.
Que de temps il a fallu pour terminer un pareil ouvrage! Ce curieux retable, qui provient de l’église des Capucins de Lisieux, avait été apporté à Ammeville par un curé constitutionnel, ainsi, que nous l’apprend M. Billon. Il aurait été, dit-il, si l’on en croit la tradition, donné par un pape à un des évêques de Lisieux.
Il est question d’allonger la nef et d’avancer l’autel dans le choeur pour établir la sacristie derrière: cette combinaison est très-mauvaise et entraînera peut-être la perte de ce curieux autel; j’ai fait ce que j’ai pu pour en dissuader, d’autant j^us qu’il existe une sacristie accolée au sanctuaire, du côte de l’évangile, et que, si elle est insuffisante, rien n’empêche de la reconstruire (Trop souvent on sacrifie tout pour la sacristie. Rien n’est plus déplorable que les travaux qui ont été faits dans plusieurs églises, pour placer les sacristies là où elles paraissaient, le plus commodes. On oublie le principal (l’église) pour l’accessoire, et l’on mutile pour satisfaire des besoins qui n’ont rien de réel, et n’existent le plus souvent que dans l’imagination ou le caprice de ceux qui les réclament.
Mr Billon nous apprend, dans son intéressant ouvrage sur les cloches et les sonneries françaises et étrangères, que la cloche d’Ammeville est une de celles qui composaient, avant la Révolution, le beau carillon de l’église St-Germain de Lisieux ; elle porte l’inscription suivante :

L’AN 1738 J’AY ÉTÉ NOMMÉE MARGVERITE GVILLEMETTE PAR GVILLAVME
LE FORT ET MARGUERITE LE ROY ÉPOUSE PICOVENOT
ÉCHEVIN DE CETTE VILLE.

L’église d’Ammeville est sous l’invocation de sainte Honorine.
Le patronage était laïque : le baron de Courçy était seigneur et nommait à la cure aux XVe et XVIe siècles.
J’ai remarqué dans le choeur, du côté de l’évangile, une pierre tombale recouvrant les restes de Guillaume-Philippe de Bernières, écuyer, prêtre-curé de cette paroisse; la date de la mort est effacée par l’usure. Il existe encore dans le pays une famille de ce nom.
Un if assez vieux se voit dans le cimetière.

Manoir.
— On trouve, quelque distance de l’église, un ancien manoir, que je n’ai pas examiné, mais dont on m’a signalé l’existence.
Ammeville faisait partie du diocèse de Séez, de l’élection de Falaise, de la sergenterie de St-Pierre-sur-Dive. On y comptait 95 feux.

AMMEVILLE. A noter «Les Hogues» à 2,500 km au E-N-E de l’église (Carte E.M. Falaise, N.-E).

2 – Pièces Justificatives:

Insinuations:

Description de la cloche :
L’an 1738 j’ai été nommée Marguerite Guillemette par Guillaume Lefort et par Marguerite Lery épouse de Guillaume Picquenot échevin de cette ville
Cette cloche est probablement la 3e de la sonnerie de St Germain de Lisieux

Ci-gist : Messire Philippe de Bernière, écuyé, prestre curé de cette paroisse, décédé le 23  9bre  1739 âgé de 61 ans. Priée Dieu pour le repos de son âme – De profondis.
Domaine de St Laurent à Vaudeloges et Ammeville

HISTORIQUE

Le Manoir de Pirecotte, connu sous de multiples vocables qui vont de Putecostes à Piercotte, se situe à l’extrémité Ouest de la paroisse. Il s’agit en fait d’un site fossoyé sans levées de terre apparentes. Ce type de moatted sites semble caractériser les fiefs secondaires et en effet, les mentions concernant celui-ci ne font mention que d’une aînesse.
Ce type de fief, avait en Normandie, un statut assez spécial qui l’assimilait aux fiefs nobles sans lui donner la totalité des prérogatives de ceux-ci.
Son histoire nous apparaît en contrefont de celle du fief de la Punaye qui, acquis par Marguerite de Lorraine pour doter l’abbaye de Sainte-Claire d’Argentan a conservé un chartrier important. En effet, un certain nombre des possesseurs de cette aînesse qui relevait des seigneuries de la Punaye et du Houlme, nous sont connus comme officiers de ces seigneuries.

Références historiques :

Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien Diocèse de Lisieux.

430. — Le 10 août 1710, Nicolas Lecourt, marchand, demeurant à Ammeville, constitue 150 livres de rente en faveur de son fils. M. Guillaume Lecourt, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés.

166. — Le 22 février 1725, Nicolas Lecourt, marchand, demeurant
à Ammeville, constitue 150 livras de rente en faveur de son fils, M. Jean
Lecourt, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés.

373. — Le 25 juin 1726, dispense de parenté au 2° degré pour le
mariage entre Gabriel-François Lenormand. Esc, demeurant à Javron,
diocèse du Mans, et dame Anne Suzanne de Bernière. demeurant à Ammeville.

141. — Le 20 juillet 1726, M. Louis-François de Bernière, pbrë,
titulaire d’un canonicat en l’église métropolitaine de Cambray, donne sa
procuration pour résigner led. bénéfice entre les mains de N.-S.-P. le
pape, en faveur de son oncle, . Philippe de Bernière, pbrë, curé

261. — Le 21 août 1736, dispense de bans pour le mariage entre
Me. Paul de Dernières, Escs., Sr de la Cotterie, fils de feu Me. François
de Bernières, Escr, Sr de la Cotterie, et de noble dame Marie de Fessard,
led. Sr. Paul originaire de Coupesarte et demeurant depuis douze ans en
la pair. d’Ammeville, d’une part, et dell. Madeleine Thierry, fille de
Me. Jean-François Thierry, Sr. des Cours, bourgeois de Caen, et de feue
Jeanne Violette, demeurant à Auvillers.

172. — Le 30 juillet 1744, la nomination à la cure de Ste-Honorine
d’Ammeville appartenant au seig. du lieu, Jacques Motte, Esc.,
seig. et patron d’Ammeville et autres lieux, demeurant à Falaise, parr.
St-Gervais, nomme à lad. cure, vacante par la démission pure et simple
de Me Pierre-Jacques Bacon des Rives, dernier titulaire, la personne
de M. Jacques Foucault, pbrë du diocèse de Séez. Fait et passé à
Falaise en la maison de M. Motte.
Led. Sr. Bacon des Rives, nommé curé de St-Aignan de Tourville,
diocèse de Toul, lo 25 mai 1743, avait résigné la cure d’Ammeville le
7 mai 1744.
Le 4 août 1744, les vicaires généraux du seig. évêque donnent aud.
Sr. Foucault la collation dud. bénéfice.
Le 5 août 1744, le Sr. Foucault prend possession de la cure d’Ammeville, en présence de M. Pierre Poignant, pbre, desservant lad. parr, et autres témoins.

349. — Le 2 sept. 1779, dispense de bans pour le mariage entre Mes. François-Paul de Bernière, fils de Mes. Charles-François de Bernière et de noble dame Marie-Angélique de Louvigny, de la pair. d’Ammeville, d’une part, et noble dem. François-Thérèse Le Normand, fille de feu Mes. Guillaume-Olivier Le Normand et de feue noble dame Marie-Anne-Fraçoise de Colliboeuf, de la pair, de N.-D. de Fresnay.

42. — Le 18 janv. 1780, dispense e bans pour le mariage entre Mesr. François-Armand-Charles de Bernière, Esc, Sr de Vaux, gendarme
du roy, (originaire de la parr. d’Ammeville, fils de feu François et de noble dame Jeanne-Adrienne de Louvigny, demeurant en la parr, de St-Désir de Lx, d’une part, et dell Catherine-Louise Gaillard, fille majeure de M. Louis Gaillard et de feue dame Charlotte Thorel, demeurant en la parr. de Moyaux.

194 — Le 1° sept. 1787, la nomination à la cure de Ste Honorine d’Ammeville appartenant au seig. du lieu, Madame Anne-Françoise-Michelto Deshayes, dame et patronne d’Ammeville. Vve de M. Boscher, con. du roy, lieutenant-général civil et criminel au bailliage de Falaise, demeurant en son hôtel, en lad. ville de Falaise, parr, de Guibray, nomme à lad. cure, vacante par la mort de M. Jean Foucault, dernier titulaire, la personne de M* Louis Jean Le Boucher, pbre, originaire de Livarot et actuellement vicaire de lad. parr. d’Ammeville. Fait et passé à Falaise, en l’hôte! de lad. dame Boscher.
Le 4 sept. 1787, M. Rambaud, vic. Gl, donne aud. Sr Le Boucher la collation dud. bénéfice.

6 — Le 24 oct. 1787, M. Jean Le Boucher (1), pbre du diocèse de Lx, prend possession de la cure d’Ammeville, en présence de M. Philippe-François-Milcent, curé de Garnetot : M. François-Nicolas Dusoir, curé de N.-D. de Fresnay : M. Louis Rocher, curé de Couliboeuf, diocèse de Séez : M. Pierre Huet, curé d’Abbeville aud. diocèse : Sébastien-Noël Gigon, maréchal-des-Logis au régiment du mestre-de-camp général dragons, demeurant à Berville. près St-Pierre-sur-Dives, et autres témoins.

3 – Archives ShL.

Carnets de Charles Vasseur : – voir « Doyenné de Mesnil-Mauger ».
37 – AMMEVILLE   – Aumevilla – Ammevilla – Almovilla – Aubeville – Dambville – Dampville
Voir :
Histoire de l’abbaye de St Pierre sur Dive par l’abbé Denis p.173 – 181.
Election de Falaise, sergenterie de St Pierre sur Dive
95 feux

Sous l’invocation de Ste Honorine

Patronage :
XIVe dominus de Courceyo
XVIe Baro de Courcy
XVIIIe le seigneur

Curé :
Foucault 1744/1787

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

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