BEUZEVAL




NOTES sur BEUZEVAL

BEMEVAL,canton de Dozulé.
Boseval, 1077 (ch. de Saint-Étienne de Caen). ).
Bosa Vàllis, 1180 (magni rotuli, p. 3o, 2).
Bosseval, Bueseval, 1283 (ch. de Saint-Étienne).
Beuzval, 1320 (rôle des fiefs de la vicomte d’Auge).
Beuseval, XIV.
Beusevallis, XVI siècle (pouillé de Lisieux, p. 53).
Beuzeval, 1585′ (papier terrier de Falaise)

Capella de Beusevalle
BEUZEVAL aujourd’hui : Houlgate.

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

Voir : Bulletin Monumental Tome XX p.69
Monsieur Bouet a dessiné la façade de Beuzeval , précédée d’un porche couronné d’une balustrade flamboyante en pierre
D’Hozier 398
Delisle – Echiquier p.159 n°703 la note
Histoire du Val Richer p.56
Catalogue de la Ste Historique de Lisieux 1874 p.9 n°36 et 37

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Notes de M. Ch. Vasseur.
Beuzeval, Bosavallis., ecclesia de Beusevallis, Boseval.

L’église de Beuzeval est située sur la croupe des coteaux qui enserrent dans leurs nombreuses sinuosités la petite vallée qui porte ce nom, et qui se terminent à la mer par deux falaises fort élevées d’où l’on jouit des plus beaux points de vue.
Elle remonte, pour la plus grande partie de sa constructi-on, à la fin du XIIe. siècle ; mais elle a subi différentes retouches.
Ainsi, le mur du nord de la nef est évidemment de deux époques, quoiqu’il soit recouvert d’un épais crépi. La moitié de la première travée, y compris le contrefort, ne date que du XVII. siècle. Les cinq autres contreforts doivent dater de la fin du XIIe. siècle, quoiqu’ils soient un peu saillants.
L’appareil des murs doit être en blocage. La troisième et la dernière travée sont percées, chacune d’une fenêtre carrée sans aucun caractère.
Du côté du midi, la première travée, tout entière, est construite en pierre de taille et le .contrefort angulaire est saillant, avec une moulure en doucine à sa base. Les autres contreforts, placés à faux à-plomb, n’ont pas de caractère.
Le mur qu’ils sont destinés à butter a été probablement refait : du reste, un épais crépi empêche de voir l’appareil. Les fenêtres sont d’époques différentes. Celle de la première travée est une grande fenêtre ogivale sans subdivisions, du XVe. siècle. La’ suivante est également ogivale, mais subdivisée par un meneau, avec sculptures flamboyantes.
Puis viennent une porte et une fenêtre modernes.
Le portail est construit tout entier en pierre de taille, flanqué de quatre contreforts que précède un porche en pierre, voûté en ogive, surmonté par une galerie en pierre, à compartiments flamboyants : deux clochetons au pied desquels sont deux gargouilles accompagnent cette galerie. La porte, ornée de moulures prismatiques, est en accolade, surmontée d ‘un amortissement et garnie de feuilles frisées.
La baie est en arc surbaissé, et le triangle, laissé plein par cette disposition, est couvert par un petit écusson aux trois fleurs de lis de France.
Le clocher est moderne, avec une calotte sphérique.
Le choeur est en retraite sur la nef. Au midi, comme au nord, trois contreforts assez plats, de la fan du XII,. siècle, buttent des murs nouvellement crépis. Cinq fenêtres modernes, sans caractères, et une porte répandent amplement la lumière à l’intérieur.
Le chevet droit, soutenu par trois contreforts, a conservé plus de cachet et semble indiquer pour le choeur, comme pour la nef, la fin du XIIe. siècle. Le contrefort du milieu sépare deux fenêtres étroites, cintrées, évidemment romanes, et au-dessus. s’ouvre une autre fenêtre du même style, mais un peu plus large.
L intérieur de l’église n’a rien de remarquable. Le principal autel a un haut retable. Je n’ai pu deviner le sujet du tableau. Au bas, à gauche, on lit le nom du peintre:
St. -Martin pinxit ; Et à droite, cette mention : Ex dono Joannis Mottay. rectoris hujus Ecclesiae 1689.
La voûte du choeur est plâtrée ; celle de la nef est lambrissée, avec entraits et poinçons fort grossiers et presque bruts.
L’arc triomphal n’est pas ancien. Les deux petits autels qui l’accompagnent sont insignifiants.
On peut remarquer, dans le choeur, une statue de saint Aubin, du XVI. siècle, ayant à ses pieds un petit personnage agenouillé,
peut-être un donateur.
C’est saint Aubin qui est le premier patron de l’église; saint Antoine, le second (Il existe, dans la vaste prairie qui s’étend au-dessous de l’église, une fontaine dédiée à ce dernier saint, et qui est l’objet d’un pèlerinage encore assez suivi..).
Au bas de la nef est un autel à haut retable, soutenu par deux colonnes torses, avec un tableau représentant Jésus-Christ chez Simon-le-Lépreux,ayant à ses pieds la Madeleine.
Cet autel provient de la chapelle du manoir de Beuzeval.
Les cloches ne datent que de 1813; elles n’ont rien d’intéressant et vont être refondues.
La paroisse de Beuzeval dépendait du doyenné de Beaumont, de la sergenterie de Dives et de l’élection de Pont l’Évêque.
Le patronage a appartenu, au XIVe. siècle, au duc de Normandie ; au XVIe. siècle, au seigneur de Cléry, et au XVIIIe., au Chapitre de Cléry (Voir le pouillé du diocèse de Lisieux, publié par MM. A. Le Prévost et de Formeville, dans le tome XIII.. des Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie.)

Manoir de Beuzeval.
— Le manoir de Beuzeval n’a rien d’intéressant, et ne doit pas remonter au-delà du XVIIe siècle. La chapelle ne paraît pas plus ancienne que le reste ; elle est surmontée d’un petit clocheton carré recouvert d’essente.
Une tradition assez curieuse, c’est que ce château, demeure féodale du seigneur de Beuzeval, se trouvait, avant la Révolution, dans la circonscription de la paroisse de Gonneville.
C’est peut-être pour ce motif que fut érigée la chapelle mentionnée dans les pouillés, dès le XIVe. siècle, comme bénéfice à la nomination du Roi.
Toutes ces constructions sont élevées sur la contrescarpe des fossés d’une belle motte féodale, qui n’a pas moins de deux cents pas de circonférence à son sommet. Elle est à peu près circulaire, aplanie au sommet, et élevée au-dessus du fond des fossés de 12 pieds environ : on n’y a pas trouvé de vestiges de constructions ; mais de l’autre côté du fossé, vers le midi, on voit encore un massif de maçonnerie qu’on dit avoir été la pile d’un pont destiné à franchir le fossé que remplissaient les eaux d’un petit ruisseau dont la source est quelques pas plus loin, et que retient le barrage d’un moulin.
Les falaises des Vaches-Noires sont, depuis long-temps, renommées pour leurs productions paléontologiques et les couches superposées qu’on peut y étudier.
Ces falaises, dont nous donnons une esquisse page 42, règnent sur une étendue de 7 kilomètres, entre Beuzeval et Villers.
Depuis quelques années, des maisons ont été construites sur la plage, au centre du vallon de Beuzeval, et une société nombreuse de baigneurs s’y réunit; un grand hôtel vient d’être terminé. On y a également élevé une chapelle à l’usage de la colonie.

2 – Pièces Justificatives:

Insinuations:
Description de l’église du 26 août 1856
Description du château de Beuzeval

3 – Archives ShL:

Par. de Saint-Aubin, àuj. Notre-Dame;
patr. le duc de Normandie, puis le chapitre de Cléry.
Dioc. de Lisieux,
doy. de Beaumont.
Génér. de Rouen,
élect. de Pont- 1’Evêque,
sergent, de Dive.
Quart de fief relevant de la seigneurie de Brucourt.
Fief d’Héricourl, assis à Beuzeval et relevant de Dozulé, 1620 (aveux de la vicomté d’Auge).
Fief de Beuzeval ou de Morsan, 1620 (aveux de la vicomte

Carnets de Charles VASSEUR –
DOYENNE DE BEAUMONT – 14

Election de Pont l’Evêque – Sergenterie de Dives
2 feux privilégiés – 60 feux taillables
Sous l’invocation de St Aubin

Patronage:
14e Dux Normania
16e Dominus de Cléry
18e Chapitre de Cléry

Capella de Beusevalle –
patronage au 14e siècle : Dominus Rex

Curés:
Le Danois 1764/1774
Le Roux 1782/1787

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