AUTHIEUX-sur-CALONNE



NOTES sur Les AUTHIEUX sur CALONNE

Canton de Blangy.
Sanclus Nicolaus .
Sunctus Petrus de Altaribus, XIV siècle,(pouillé de Lisieux, p. 38).
Les Aoustieux du-Puits, les Aoustieux 1579 ( ibid, p. 39 note 1 ).
Saint-Meuf-les-Authieux XVIII siècle (Cassini).

Hameaux des AUTHIEUX sur CALONNE:
Airreries (LES), quart, Bas-Verger (LE), BEL (LE), Biétrisière (LA), Bois-Halley (LE), Boudinière (LA), Brévalerie (LA), Bruyère (LA), Campagne (LA), Carrefour-Rouge (LE), Champs-de-Calonne (Les), Chaussée (LA), Chouquet, Cour (LA), Cour au Seigneur (LA), Cour-d’en-Bas (LA), Cour-des-Vignes (La), Cour-du-Mineur (LA), Cour-du-Pressoir (LA), Cour-Plessier (LA), Delarue, Ferme-des-Quais (LA), Grentherie(LA), Grieux, Haut-Verger (Le), Houssaye (LA),

Saint Nicolas des Authieux – Saint Pierre des Authieux

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

BERTAULD Suzanne, « Un Impressionniste en Pays d’Auge: Frederick Carl Frieseke », PAR, 43, N° 5, Mai 1993, pp. 8-13, ill.

CAUMONT Arcisse de, Statistique monumentale du Calvados. Arrondissement de Pont-l’Evêque, t. IV, Caen, Hardel, 1862. In-8°, 469 p., fig; pp. 358-365, fig.

Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 217

« Excursion du 16 juillet 1918 (Les Authieux-sur-Calonne, Saint-André-d’Héber¬tot) », BSHL, N° 23, 1918, pp. 13-14

GARNIER, Monographie communale des Authieux-sur-Calonne, Ms. 1885, 4 p.
= Arch. Départ. du Calvados, Br. 9424

GUILBERT, Monographie communale des Authieux-sur-Calonne, Ms. 1885, 4 p.
= Arch. Départ. du Calvados, Br. 9424

GUILMETH Auguste, Bourg de Blangy, s.l., s.d. (note manuscrite E.D.: Rouen, 1849). In12, 48 p.
= M.C. Br. E.D. 1166, manque cahier 9-16 – 2e ex. complet.

LESCROART Yves, La Renaissance en Pays d’Auge dans La Renaissance en Basse-Normandie, numéro spécial de Art de Basse-Normandie, Printemps 1975, p. 57.

NORTIER Michel, Contribution à l’étude de la population en Normandie au bas moyen âge (XIVe-XVIe siècles). Inventaire des rôles de fouage et d’aide. Sixième série: Rôles de fouage paroissiaux de 1518 à 1533 dans Répertoire périodique de documentation normande. N° 14, Cahiers Léopold Delisle, XXXIX, 1990, pp. 1-127; p. 36.

PIEL L., « Etudes sur le Livre du Trésor des Authieux-sur-Calonne », BSHL, n° 7, 1879, pp. 1-55

PONSOT Philippe, Bâtiments et équipements des usines à huile du Calvados: 1785-1883 dans L’Homme et l’industrie en Normandie. Du Néolithique à nos jours. (23e Congrès des Sociétés historiques et archéologiques de Normandie, 1988), BSHAO, n° spécial, 1990, pp. 347-362, carte, fig.
Manneville-la-Pipard, Fierville-les-Parc, Honfleur: importation et exportation, huilerie et savonnerie des frères Sorel emploie 130 personnes. Quetteville, Les Authieux-sur-Calonne, Surville, Bonneville-la-Louvet

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Notes de M. Ch. Vasseur
Les Authieux-sur-Calonne, ecclesia de Altaribus.
Comme son nom l’indique, cette paroisse possédait deux églises : l’une d’elles sert encore au culte ; l’autre, située à quelques pas seulement de la première, est en grande partie démolie : il n’en reste plus que le choeur.
Elle est indiquée, sur la carte de Cassini, sous le nom de St.Meuf-les-Authieux; pourtant elle avait saint Nicolas pour patron.

Saint.-Meuf.
— Ce qui en reste paraît de construction ancienne.
Il y a absence complète de contreforts. Le chevet est droit, sans aucune ouverture. Les deux murs latéraux sont symétriquement percés chacun de deux fenêtres Au midi, la première est cintrée ; la deuxième en accolade ; elles datent toutes deux du XVIII. siècle. Au nord, la première fenêtre est aussi cintrée; mais, malgré son peu de caractère, elle offre un aspect roman ; ses claveaux sont extradossés. La seconde fenêtre est du XVIe siècle.
Le portail actuel est l’ancien arc triomphal. Il est ogival, sans aucune moulure; les pieds-droits massifs étaient surmontés, au lieu de chapiteaux, d’une moulure simple d’aspect roman. On a, en partie, rempli cette arcade en n’y réservant qu’une porte qui se trouve garnie de deux vantaux, restes curieux et remarquables de sculpture à personnages de la Renaissance. Plusieurs panneaux, malheureusement, ont disparu. Chacun de ceux qui restent porte un saint, sculpté en demi-relief. Le premier est saint Jean, l’apôtre, avec son calice d’où sort un dragon. Viennent ensuite, en commençant vers le nord : saint Nicolas, avec les trois enfants qui sont son attribut ; sainte Barbe, avec sa tourelle ; la Vierge-Mère; saint Roch; enfin saint Antoine, ayant sous ses pieds un petit porc. La série inférieure est fort incomplète; il en reste un saint évêque, auprès duquel on lit : s. LAIGIR (saint Léger); enfin un saint Jean-Baptiste. Il tient sur son bras gauche un agneau qu’il montre de sa main droite.
La voûte est ogivale, en merrain, avec des dessins en noir sur les douvettes. Une inscription gothique de quatre lignes indique, sans doute, la date de la construction et les noms des charpentiers; mais elle est trop fine pour être lue d’en bas.
Sous la première fenêtre du midi est une piscine grossièrement cintrée.
Les deux statues qui accompagnent l’autel sont anciennes : l’une est une Vierge en pierre, un peu maigre de formes, tenant son enfant habillé dans ses bras; elle provient de l’un des autels de l’église voisine.
La statue qui lui fait vis-à-vis est aussi une Vierge. A en juger par sa posture, elle avait été faite pour accompagner la croix d’un arc triomphal.
Cette église de St.-Nicolas dépendait du doyenne de Touques ; le patronage en appartenait au prévôt de Normandie
dans la cathédrale de Chartres. Je ne sais par quelle transaction
le seigneur était devenu patron au XVIIIe. siècle.

Église Saint-Pierre.
— L’église de St.-Pierre est construite sur une motte assez élevée, semblable en tout aux anciennes mottes féodales des premiers seigneurs normands, mais que je crois formée simplement par des chemins creux qui entouraient l’enclos consacré. Elle remonte, comme sa voisine,
jusqu’à la période romane.
Le portail est flanqué de trois contreforts : deux sont romans.
Près du contrefort central, qui s’élève jusque dans le pignon, est une très-étroite fenêtre cintrée, de style roman.
La porte est surbaissée, avec vantaux à panneaux plissés.
Le mur méridional, construit en blocage, avec feuilles de fougère, est soutenu par trois contreforts plats. Deux fenêtres, du XVII. siècle, éclairent les premières travées ; dans la troisième est une fenêtre moderne. Le mur septentrional a été refait ; mais il y reste un contrefort plat, de la construction primitive.
Le clocher, assis sur l’arc triomphal, à l’extrémité orientale
de la nef, est carré, d’une forme peu élégante.
Le mur méridional du choeur est moderne. Le chevet est droit ; la sacristie y est adossée. Au nord sont deux chapelles, l’une en briques avec des pilastres en pierre aux angles; l’autre, avec deux contreforts sur l’angle, est percée dans le pignon d’une fenêtre trilobée. La plus grande de ces deux chapelles, celle de l’est, est appelée chapelle de Brancas.
L’intérieur de l’église renferme des objets d’ameublement curieux.
La voûte du choeur est une carène ogivale en merrain, sans trace d’entraits ni poinçons.
L’autel date du règne de Louis XIV ; il se compose de deux colonnes corinthiennes, cannelées, rudentées, portant un entablement droit. Le tableau représente l’Assomption de la Vierge ; il est entouré d’un cadre à feuillage de laurier enlacé de rubans.
Le tabernacle est d’une dimension assez considérable. C’est un pavillon semi-hexagonal terminé en dôme. Dans les niches de ses faces sont cinq petites statuettes : sur la porte, le Sauveur du monde ; à droite et à gauche, les quatre évangélistes avec leurs attributs distinctifs.
Cet autel en cache un plus ancien et plus simple : une table de pierre, seulement biseautée, portée sur deux piliers de maçonnerie.
L’arc triomphal est ogival, sans moulures; mais il pourrait remonter à la période de transition.
A droite et à gauche sont deux petits autels. Celui du nord, consacré à la Vierge, est garni d’un parement en cuir gaufré, peint et doré, où sont figurés des rinceaux et des fleurs. Le retable se compose de deux colonnes torses avec des ceps de vigne enroulés, au milieu desquels jouent, ou se poursuivent, des serpents, des salamandres, des reptiles de toute sorte, des oiseaux, des escargots, etc. Le centre était autrefois occupé par un tableau, représentant une Vierge au Scapulaire, qu’entourait un beau cadre à feuillages dans le style Louis XIV, comme le reste. Ce tableau est maintenant relégué contre un des murs, au bas de la nef.
L’autre petit autel n’a pas de style ; il encadrait aussi un tableau singulier: saint Pierre, assis de face, la tête coiffée de la tiare à triple couronne , couvert de riches vêtements sacerdotaux et tenant d’une main un sceptre, de l’autre la croix à triple croisillon ; un large cadre noir avec de légers rinceaux dorés entoure la toile et donne à l’ensemble un aspect sévère. Ce tableau fait pendant à celui du petit autel de la Vierge, et une niche sans style a pris sa place primitive.
Deux autres tableaux garnissent encore les murs. L’un représente des moines priant et lisant devant un cadavre ; au bas on lit : s. MEV 1643. Dans un coin est un petit écusson d’argent à un lion rampant armé et lampassé de sable, entouré du collier de saint Michel. Vis-à-vis est un saint Quentin. Il est de même dimension que le précédent et porte aussi au coin un blason accolé : le premier de gueules à l’écusson d’azur portant un lac d’amour d’or accompagné de six fermaux aussi d’or, en orle; le second d’azur à deux roses d’or posées en chef, et un fer de lance aussi d’or en pointe.
Les deux chapelles du nord communiquent avec le choeur par deux arcades en planches, avec la nef par une arcade ogivale informe, et à droite de l’autel de la Vierge par une sorte de trou carré.
La première chapelle, la plus voisine du chevet, est voûtée en forme de carène ogivale en merrain, avec un entrait Dans l’ameublement il n’y a rien de remarquable qu’une antique statue d’évêque.
L’autre chapelle est voûtée en pierre avec nervures prismatiques tombant jusqu’à terre dans les angles. Sur la clef de voûte est figuré un écusson, non blasonné, entouré de traceries flamboyantes.
Devant le portail est un if qui mesure, à sa partie moyenne, 14 pieds de circonférence. Il est creux, mais ses branches ont encore une grande vigueur de végétation.
Le patronage de cette église, comme celui de St.-Nicolas, avait été donné dès la plus haute antiquité au prévôt de Normandie dans le chapitre de Chartres ; on le retrouve également, au XVIIIe. siècle, entre les mains du seigneur laïque. Elle dépendait du doyenné de Touques.

Château.
— A peu de distance de l’église, à l’est, se trouve un vieux logis qui s’appelle manoir de Brancas, sans doute du nom de l’une des familles qui l’a possédé. Il est désigné simplement sous le nom de château sur la Carte de Cassini. En effet, c’est une très grande construction élevée de deux étages, bâtie en grande partie en briques et pierre ; mais dans les étages supérieurs se trouve une partie en bois sculptée dans le style du règne de François I’r. Au milieu de ces sculptures, on distingue encore sur deux poteaux corniers un blason fascé ondé, celui du constructeur du XVIe. siècle. Trop de familles normandes ont porté des blasons analogues pour qu’on puisse faire une attribution, à défaut de tout document historique. Les bâtiments d’exploitation sont groupés sans ordre et n’offrent point d’intérêt. La porte de l’enclos est ancienne, et son état de délabrement contribue encore à la rendre pittoresque.
Les Authieux paraissent avoir été une localité importante au point de vue féodal. Dans le registre de Philippe-Auguste, rédigé au commencement du XIIIe. siècle, on trouve l’indication de cinq fiefs de haubert aux Authieux : Domitius de Altaribus V feoda apud Altaria.
Mais, depuis lors jusqu’au XVe. siècle, nous n’avons pu trouver le moindre document.
On voit figurer dans les registres de la Charité de Surville, en l’année l479, un Richard de Saint-Pierre, sieur des Authieux, qui vivait encore en 1513.
En 1540, Christophe de Saint-Pierre, Jean, son père, et Robert, sieur de Norolles, son frère, produisirent leurs titres de noblesse devant les élus de Lisieux. Ils furent assis à la taille comme coutumier de achapter boeufs et vaches, les engraisser dans ses herbages et ensuite Les revendre.
Néanmoins ils avaient bien justifié leur extraction de noblesse et descente par cinq degrés, depuis Jean de Saint-Pierre, seigneur de Norolles et de St.-Julien, vivant en 1360.
Il existait, dans les limites de la paroisse, une chapelle de St.-Jean-des-Gastines. Je ne sais si elle subsiste encore.
Les Aulhieux faisaient partie de l’élection de Pont-l’Évêque, sergenterie de St.-Julien-sur-Calonne. On y comptait
2 feux privilégiés et 93 feux taillables.

LES AUTHIEUX-SUR-CALONNE. – Motte sur laquelle se trouve bâtie l’église (7).
(7) Caumont, Stat. mon., IV, p. 361. – Doranlo, Camps, p. 802.

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

2 – Pièces Justificatives:

Extraits des fichiers « CARTULAIRE. »
c. 1250

Guillaume des Authieux, chevalier, abandonne en faveur de l’église de Chartres ses prétentions sur les églises de Saint-Julien-sur-Calonne et Saint-Nicolas et Saint-Pierre-des-Authieux.
= Arch. nat. Orig. Latin, nouv. acq. 2231, n° 5. Copie XVIIe siècle, Latin 51851, p. 329
DELISLE, Mélanges de paléographie, p. 400.
+ NORTIER Michel, Sources …, 1959, p. 60, n° 78.

1540
RECHERCHE DES NOBLES DE L’ELECTION de LISIEUX

Sergenterie de Touques
p. 106
Les Authieux-sur-Calonne

281. Christophe de Saint-Pierre, Me Jean, son père; et Aubert, Sr de Norolles, son frère, ont produit des lots et autres écritures, dont la copie est demeurée au greffe, par lesquels ils ont dit justifier leur extraction de noblesse et descente par cinq degrés depuis Jean de Saint-Pierre, seigneur de Norolles, et de Saint-Julien, vivant en 1360; ledit Christophe a été accusé de dérogeance, comme coutumier de achapter beufs et vaches, les engraisser en ses herbages, et ensuite les revendre; et vû le rapport contre lui fait, a été requis qu’il soit assis ( A Robert que porte l’ex. de Cairon, nous préférons Aubert, nom plus rare en Normandie, et que les copistes n’auroient probablement pas admis, s’ils ne l’eussent vu bien distinctement ). V. le n° 289.

LABBEY de LA ROQUE, Recherche faite en 1540, par les Elus de Lisieux des nobles de leur Election, Caen, Poisson, 1827, In-8°, 170 p.

1620 – 1640

FIEFS de la VICOMTE d’AUGE
p. 357
Sergenterie de Saint-Julien-sur-Calonne

Divisée en trois branches.

La sergenterie noble de Saint-Julien-sur-Calonne, divisée en trois branches qui relèvent par un plein fief possédé par les enfants et héritiers de feu François de Saint-Pierre, Ecuyer, sieur de Saint-Julien.

De la dite sergenterie noble de Saint-Julien-sur-Calonne, divisée en trois branches relèvent:

L’autre branche de la sergenterie noble, possédée par Jehan Le Cordier, nommée la Sergenterie d’Arragon.

Le fief des Authieux-sur-Calonne, plein fief assis en la paroisse desdits Authieux-sur-Calonne, possédé par messire Jacques de Vippart, seigneur de la Ferté.

Dudit fief des Authieux-sur-Calonne relève :

= Henri de FORMEVILLE, Rôle des fiefs de la Vicomté d’Auge. 1620-1640 dans Histoire de l’ancien évêché-comté de Lisieux, t. II

(Pas de document dans le fichier 1F)

3 – Archives ShL:

Carnets de Charles Vasseur : « Doyenné de Touques ».

17 – LES AUTHIEUX SUR CALONNE –

Deux paroisses:
Saint-Pierre:
Saint-Nicolas: supprimée.

patr; le prévôt de l’église de Chartres

Dioc. de Lisieux,
doy. de. Touque.
Gêner de Rouen,
Elect.,de :Pont-l’Évêque,.
Sergent de saint-Julien-sur-Calonne.
Plein fief relevant de la vicomté d’Auge.

Election de Pont l’Evêque
– 2 feux privilégiés – 93 feux taillables.(Expilly)

25 mai 1859
Cette paroisse possédait deux églises.
L’une sert encore au culte, l’autre située à quelques pas de la première est en grande partie démolie il n’en reste plus que le chœur ; elle est indiquée sur la carte de Cassini sous le nom de Saint Meuf les Authieux, pourtant elle avait St Nicolas pour patron.

SAINT NICOLAS DE AUTHIEUX
-St Nicolaus de Altaribus

Sous l’invocation de St Nicolas

Patronage:
14e propositus Norm. In ecclesia Carnot.
16e
18e le seigneur

Curé:
Etienne 1764

Description de l’église

Insinuations de St Nicolas

SAINT PIERRE DES AUTHIEUX
– S Petrus de Altaribus

Sous l’invocation de St Pierre

Patronage:
14e propositus Norm. In eccles. Carnot.
16e
18e le seigneur

Curés:
Senoze 1764-1774
Advisse 1781-1787

Description de l’église St Pierre du 30 juillet 1858

Insinuations de St Pierre

Non loin de l’église vers l’orient se trouve un vieux manoir qui s’appelle Manoir de Brancas, sans doute à cause d’un membre de la famille de ce nom qui l’a possédé.
Il est désigné sous le nom de château sur la carte de Cassini, en effet c’est une très grande construction, élevée de deux étages, bâtie en grande partie en briques et pierre, mais dans les étages supérieurs se trouvent une partie en bois sculptée de fleurons dans le style du règne de François Ie. Au milieu de ces sculptures on distingue encore sur deux poteaux corniers un blason fascé, ondé, celui du constructeur du 16e siècle sans aucun doute.
Les bâtiments d’exploitation sont groupés sans ordre et n’offrent point d’intérêt, la porte de l’enclos est ancienne et son état de délabrement contribue encore à la rendre pittoresque.

Les Authieux paraissent avoir été une localité importante au point vue féodal. Dans le registre de Philippe Auguste, rédigé après la Conquête au 13e siècle, on trouve indication de 5 fiefs aux Authieux : Dominus des Altaribus. V feoda apud Altaria ; mais depuis lors jusqu’au 15e siècle on n’a pas trouvé le moindre document.
On voit figurer dans les Registres de la Charité de Surville (1479) un Richard de St Pierre, seigneur des Authieux vivant encore en 1513.
En 1540 Christophe de St Pierre, Messire Jean, son père et Robert, seigneur de Norolles son frère, produisirent leurs titres de noblesse devant les Elus de Lisieux. Ils furent assis à la taille comme coutumiers de achapter bœufs et vaches, les engraisser dans les herbages et ensuite les revendre. Néanmoins ils avaient justifié leur extraction de noblesse et descente par cinq degrés depuis Jean de St Pierre, seigneur de Noroles et de St Julien, vivant en 1360.

De Brancas
Duc de Villars-Brancas
Duc de Brancas-Cereste etc…
D’azur au pal d’argent, chargé de trois tours de gueules et accosté de quatre jambes de lion d’or, affrontées en bandes et en barres, mouvantes des flancs de l’écu –de Courcelles Tome I)

Baudouin des Autieux (de Altaribus), trouvère qui possédait cinq fiefs de chevalier dans la mouvance du château de Bonneville sur Touques, entre autres les Autieux, près Pont l’Evêque. On connaît de lui deux chansons. Il vivait au 13e siècle (Abbé de la Rue – Bardes et Jongleurs Tome III p.205)

Chapelle St Jean des Gastines aux Authieux sur Calonne.

BnF Gallica Carte Cassini

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