SAINT JULIEN SUR CALONNE


NOTES sur SAINT-JULIEN-SUR-CALONNE – 14601

Ancien fichier SJULSCAL.SPR (2 pages) complété.

1 – Notes de Michel COTTIN.
2 – Bibliographie.
3 – Pièces justificatives.
4 – Archives ShL.

Rôle des Fiefs de la vicomté d’Auge 1620 – 1640:
SERGENTERIE DE SAINT-JULIEN-SUR-CALONNE .
DIVISÉE EN TROIS BRANCHES
La Sergenterie noble de Saint-Julien-sur-Calonne, divisée en trois branches, qui se relèvent par un plein fief possédé par les enfants hériters de feu François de Saint Pierre, Ecuyer, sieur de Saint-Jullien.

De latdite sergenterie noble de Saint-Julien-sur-Calonne, divisée en trois branches relèvent :

  • L’autre branche de la sergenterie noble, possédée par Jehan Le Cordier, nommée la Sergenterie-d’Arragon.
  • Le fief des Authieux-sur-Calonne, plein fief assis en la paroisse desdits Authieux sur-Calonne, possédé par messire Jacques de Vippart, seigneur de la Ferté
  • Dudit fief des Authieux-sur-Calonne relève : voir Authieux sur-Calonne

      Dudit fief de Vassy relève :

    • Le fief d’Asniere, assis à Pierrefitte.
    • Le fief de Brévedent, tiers de fief assis à Manneville, possédé par messire Robert Louval, Conseiller du Roi en sa Cour de Parlement de Rouen.
    • Le Moulin de la noble fiefferme de Calonne, à présent réuni au domaine de ladite vicomté d’Auge.
    • Le fief de Guieuredonet, qui est un 8° de fief, assis en la paroisse de Hébertot, possédé par Guy de Nollent, écuyer, sieur de Hébertot.

SERGENTERIE D’ARRAGON
SECONDE BRANCHE DE SAINT-JULLIEN.

  • Le fief de Couldray, plein fief assis en la paroisse de Couldray, possédé par les héritiers de feu messire Louis de Mouy, chevalier, seigneur de la Mailleraie.
  • Le fief de Rabu, demi fief assis en la paroisse de Rabu, possédé par Pierre de Boucquetot, écuyer.
  • Le fief de Tourville, demi fief assis en la paroisse de Tourville, possédé par François Eulde, écuyer, sieur de Colne.
  • La noble sergenterie à garde de la forêt nommée la Sergenterie au Chevalier messire d’Englesqueville, possédé par les héritiers de feu Charles Desselière, vivant écuyer.
  • La fiefferme ou fief d’Heudreville, quart de fief assis en la paroisse de Tourville, possédé par les enfants héritiers de feu Louis de Mahiel, vivant écuyer, sieur de Saint-Clair.
  • La moitié de la noble Sergenterie d’Arragon, tiers de fief possédé par Jehan Le Cordier, dit la Moissonnière.

1 – Notes de Michel COTTIN:

A Saint-Julien-sur-Calonne, à proximité de l’église, le long du chemin longeant, bâtiment agricole parallèle au chemin.
Sous-bassement avec panneaux de silex taillé en arases bien réglées entre des harpes de pierre de moyen appareil. Le pan de bois au dessus paraît avoir été fortement remanié. De la structure originale subsistent les poteaux, quelques colombes et des éléments de sablière. Les poteaux présentent au centre un léger renflement de 30 à 50 mm. Creusés latéralement d’une mortaise de 60 à 70 mm destinée à recevoir une filière ce que confirme la présence de place en place de trous de chevilles sur les colombes.
L’entre colombage est garni d’un cailloutis de récupération monté au plâtre, sans doute à une époque assez ancienne. Dans ce plâtre grossier on remarque de nombreux fragments de charbons de bois. Quelques entre colombages sont réparés avec de l’argile ce qui laisse à penser que l’emploi du cailloutis est ancien.

Manoir du Grand Lieu (Mademoiselle MASCRE)
Ce manoir possède une très belle façade en encorbellement. (Voir de CAUMONT, t. IV, p. 378. Manoir des Chanoines de Chartres ?)
La structure du pignon Ouest – recouvert d’un bardage d’ardoise – est à trois travées délimitées, sur la façade par un faux-sommier d’angle, et à la suite par deux faux-sommiers intermédiaires et la sablière haute d’étage arrière, l’arrière la centrale et la sablière sommiers sortants Tourelle en arrière et galerie
Construction début XVIe élevée en deux campagnes. A l’origine, plan rectangulaire avec massif de cheminée centrale (celui-ci a été refait et la cheminée du rez-de-chaussée est du début du siècle) comportant deux travées étroites et une large à gauche du massif. Disposition vraisemblablement identique de l’autre côté. Tourelle arrière et galerie – à l’origine suspendue – à droite de la tourelle. Celle-ci a conservé une ouverture placée haut sous le toit avec une traverse d’allège moulurée.
Puis, allongement vers la gauche de 2 travées quasi contemporaines. Il est possible que la galerie destinée à desservir le local le plus éloigné corresponde à cette seconde tranche de travaux.

Elévation à encorbellement avec sablières à moulures prismatiques continues. Colombes verticales, poteaux renflés et filière horizontale (disparue). Sur le pignon sud, au niveau de la sablière haute d’étage, encorbellement avec faux sommier d’angle sur la façade et deux sommier intermédiaires. En façade la maison a conservé à l’étage toutes ses ouvertures anciennes à croisillons et meneaux. Présence d’un écusson portant 2 flèches croisées. L’ensemble, avec sa décoration sculptée d’entrelacs autour de la deuxième baie, les traces de pinacle entourant l’accès à l’extrémité
Michel COTTIN

2 – Bibliographie :

BOSCHER, Monographie de la commune de Saint-Julien-sur-Calonne, ms. s.d., 6 p.
= Arch. Départ. Calv., Br 9475.

CAUMONT Arcisse de : Statistique monumentale du Calvados, réédition Floch, tome IV, page 366.

DESFRIESCHES Aurélie : Autour de Pont-l’Evêque, le manoir de Pétagny ; le prieuré de Saint Hymer. BSHL n°62. Avril 2007.

DETERVILLE Philippe : – Manoir de Saint-Julien, PGMPA, pp. 151; façade à encorbellement, pigeâtres, cheminée centrée, croix de Saint-André refaites (?)
– Le Manoir du Vieux-Launay, CDMPA, pp. 138-140; tourelle d’angle en arrière

Editions FLOHIC : Le Patrimoine des communes du Calvados page, 1308.

PANNIER Arthème : voir Archives SHL, NE12, 2e carton. (+ famille Lecordier.)

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT
Notes par M. Ch. Vasseur.
St.-Julien-sur-Calonne, ecclesia Sancti Juliani super Calumpnam.

L’église appartient, dans son entier, aux dernières innées de l’époque gothique, au XVII. siècle. Elle se compose d’un
choeur, d’une nef, d’une tour carrée formant chapelle entre le choeur et la nef, et d’une chapelle parallèle complétant la croix latine.
La porte s’ouvre dans le pignon de l’ouest, soutenu par deux contreforts. Elle est garnie de vantaux à panneaux plissés, ornés d’un petit pilastre ou contrefort couvert d’imbrications variées pour dissimuler la jonction. Ce pilastre est fixé par des clous en fer forgé dont la tête figure des coquilles; ils ont été mentionnés dans le volume publié sur la serrurerie par M. Raymond Bordeaux (Serrurerie du moyen-dge. Les ferrures de portes, par Raymond Bordeaux, avec dessins par Henri Gerente et G. Bouet. Oxford
M. DCCC. LVIII.
), et sont semblables à ceux que l’on voit sur les vantaux de la porte de Notre-Dame-de-la-Couture à Bernay ; ils sont d’ailleurs de la même époque. Un porche protégeait autrefois cette porte: on en voit encore les traces.
Au-dessus, on a placé une grande fenêtre ogivale à meneau, qui provient de la chapelle du manoir. Les murs latéraux sont à peu près régulièrement percés. Toutes les fenêtres sont semblables. M. le Curé vient d’en faire réparer deux dans le style de l’édifice. Ce ne sont pas là les seuls travaux de M. l’abbé Lebeuf, dont les intelligentes et artistiques restaurations devraient être prises pour modèle par ses confrères.
La tour est la partie capitale de la construction. Deux contreforts flanquent chaque face. Elle est irrégulièrement percée, suivant les besoins de l’intérieur. A l’est s’ouvre une fenêtre ogivale à un meneau; au nord, une fenêtre cintrée subtrilobée, qui servent à éclairer la chapelle qui en occupe le rez-de-chaussée.
Les ouvertures supérieures ne sont que des fentes, étroites. La pyramide d’ardoise qui surmonte cette tour est assez élégante et date aussi du XVIe. siècle. Ses quatre lucarnes, maintenant insignifiantes, avaient autrefois une tout autre physionomie : des dragons en plomb repoussé leur servaient de crête; leur queue contournée et bifurquée allait s’appliquer sur les arêtes de la pyramide, tandis que leur gueule ouverte laissait sortir un dard en se projetant fortement contre le pignon de la lucarne.
La chapelle qui correspond à la tour est pentagonale. Au-dessus du toit s’élève un bel épi en terre cuite. La base se compose de dauphins ; puis vient une boule découpée à jour, au-dessus de laquelle la hampe est garnie d’un double rang de petits canons ou crochets horizontaux, placés à intervalles égaux. Un chapiteau surmonté d’une grosse fleur de lis forme la terminaison.
Cette chapelle est percée de cinq fenêtres, alternativement cintrées, ogivales et subtrilobées, à un meneau. Les contreforts sont posés sur les angles.
Le choeur se compose de deux travées et d’un pan coupé, régulièrement éclairés par des fenêtres ogivales ou cintrées.
La sacristie, qui est adossée au mur oriental, a été établie en pavillon pour ne point boucher la fenêtre symbolique ouverte au-dessus de l’autel. L’intérieur a subi à différentes époques de grandes mutilations, et Mr. le Curé a dû apporter bien de la constance dans ses projets pour arriver aux résultats qu’il a obtenus.
Les voûtes sont en merrain. Des dessins de couleurs variées ornent les douves et les sablières, du moins dans la nef; car la voûte du choeur a été blanchie à la chaux ; le sous-faîte seul est garni d’entrelacs.
Une arcade cintrée, à moulures prismatiques, portée par deux gros piliers engagés, fait communiquer la nef avec la chapelle qui constitue la base de la tour. Celle-ci est voûtée en pierre et ses arceaux posent sur des consoles à têtes grimaçantes, ou à personnages dans des attitudes grotesques.
La chapelle du midi s’ouvre par une arcade à peu près semblable. Ses voûtes sont en lambris avec dessins de la Renaissance. Dans le pavage sont des restes de carreaux émaillés.
Le mobilier du choeur est moderne, dans un style en rapport avec celui de l’édifice ; les plans en sont dus à M. Bouet. L’autel est simple, comme disposition générale ; mais il est garni de nombreuses statuettes. Celles du tombeau figurent les sacrificateurs de l’ancienne Loi avec des symboles eucharistiques. Sous les niches en accolade, découpées à jour, du retable sont les douze Apôtres. Le tabernacle est octogone, surmonté d’une exposition. Des stalles et un lutrin dans le même style complètent la décoration du choeur.
M. le Curé a conservé précieusement, et a même pu se procurer chez ses confrères, des objets de mobilier anciens dont l’énumération ne peut être négligée. On trouve, dans la chapelle du nord, des vitraux en grisaille restés dans les lobes supérieurs de la fenêtre orientale, un coffre du XVIe siècle, une statue gothique de saint Julian; dans la chapelle du midi, des fragments de bordure de la Renaissance dans
les fenêtres, et dans le mur, l’inscription suivante :



FAICT BIEN ET LAISSE DIRE
CY DEVANT GIST VENERABLE ET DISCRETTE PERSONNE
MAISTRE ANTIIOINE JOURDAIN PBRESTRE LORS
QUIL VIUOIT NATIF DE CESTE PAROISSE ET DE CESTE
ESGLISE PAR LONGTEMPS VICAIRE EN DONANT
A TOUS EXEMPLAIRE A FAICT FAIRE CEST HISTOIRE
ET CHAPELLE COMMENCEE EN LAN MIL CINQ
CENS QUARANTE ET SIX ET ACHEUEE EN LAN
MIL CINQ CENS CINQUANTE ET SI A FON
DE EN CESTE DICTE ESGLISE DEUX MESSES CHACUNE
SEPMAINE. ET A AUSSI AULTRES MESSES A TOUT
TES LES FESTES SOLEMPNELLES PAR CHACUN AN POr
LADUEIR. OULTRE A OMOSNE QUARANTE SOLZ
TOURN. DE RETE FOSSIÈRE AU TREZOR ET FABRICQ. DE
LAD. ESGLISE RECOURS AUX LRES DE LA FODATIO
DESD. MESSES ET RENTES PASSES EN LA MIL CINQcc
VINGT ET SEPT DEVAT LES TABELL’ ROYAULX AU PONT
LEUESQUE SCAUOIR EST GUILLE GODEFROY ET JOHA AMe
LINE ET TRESPASSA LE JOUR DE
LAN MIL CINQ CENS PRIEZ DIEU
POr LUT ET SES AMIS TRESPASSES
PR. NR AVE MI.

Dans le choeur sont deux vieux fauteuils en tapisserie aux bois contournés. Deux statues anciennes, saint Bardou, abbé, venant de l’église détruite de la Brévière ; saint Vigor, provenant de Lisores, sont portées, de chaque côté de l’autel, sur des culs-de-lampe blasonnés. Sur l’un on distingue encore assez facilement deux blasons superposés : un lion d’abord, et au-dessus d’or à un gonfanon de gueules. Sur le second, le champ de gueules est garni de pièces sculptées : un bourdon en pal sur lequel est posée une panetière de sable accompagnée de 3 vannets posés 2 et 1, et en chef tes deux lettres G et P.
Les chandeliers et les torchères du maître-autel, en bois tourné, style Louis XIV, viennent de l’église de Beuvillers, près Lisieux.
Sur l’une des fenêtres on lit :



LAN MIL SIX CENT HUICT
CESTE VITTRE A ESTE DONNEE PAR
MA DAVID FOUCQUES NATIF DE
NOSTRE DAME DE COURSON VI
CAIRE EN LEGLISE CATHEDRALE
SAINCT PIERRE DE LISIEUX ET
CURÉ DE CE LIEU.


Sur le mur méridional se trouve cette autre inscription :


COVME . AINSY . EST – QVE . PAR . CONT .
PASÉ . DEVANT – LES – TABELLIONS .
ROIAVX . DV . PONT – LEVESQVE . LE. 4 .
DE . JANVIER – 1681 . LEQVEL . LE . DIT • S .
DES .PARS . AVDITEVR . A . FONDÉ . EN .
LA . PAROVESSE . DE . S . IVLIEN . VNE .
LAMPE . ARDANTE . QVI . BRVLERA .
A . PERPETVITE . DEVANT . LE . SAINCT .
SACREMENT – AVQVEL . A . DOVNÉ
VINGT . CINQ – LIVRES . DE . RANTes .
A . PRANDRE . SVR • TOVS • SES . BIENS •
PRIE . DIEV . POVR . LVY .


Dans le sol se trouvent trois pierres tumulaires. L’une, assez large, gravée au trait, représentait deux personnages sous des arcades cintrées. Il n’y reste aucune trace d’inscription; mais, à l’architecture, on peut présumer qu’elle ne remonte pas plus haut que Louis XIII. Sur la seconde on lit :


ICY REPOSE
MESSIRE JEAN
LE CORDIRR EN
SON VIVANT ES
CVYER SIEVR

DES PARS
CONSEILLER DV
ROY ET AVDITEVR
EN SA CHAMBRE
DES COMPTES
DE NORMANDIE
AAGE DE TRANTE
DEVX ANS
LEQVEL DECEDA
LE DIXIESME
JOVR DAOVST LAN
MIL SIX CENTZ
QVATRE VINGT….
PRIEZ DIEV POVR
SON AME.


La troisième dalle tumulaire est moderne ; l’inscription rappelle le souvenir d’un autre membre de cette famille Le Cordier, auteur d’un poème sur Pont-l’Évêque :


CY GIST
MESSIRE SAMVEL
LE CORDIER
CONSEILLER DV ROY
OFFICIER
AV TABELLION (sic) (1)
DV PONT L’EVESQVE
LEQVEL DECEDA
LE XXII JANVIER
M. DCLXXX
AAGE DE … ANS
REQVIESCAT IN PACE


Cette inscription a été rédigée d’après l’extrait suivant des
registres des inhumations de la paroisse :
(1) Il devrait y avoir EN LELECTION ; la faute vient du graveur, qui n’a pas su lire cette ligne du texte qu’il avait à reproduire).
(L’an mil six cents quatre vingt le 24 janvier, fut inhumé M. Samuel Le Cordier, coner. du roy offier en lelection de Pont-l’Éveque, dans le choeur de leglise de S. Julien sur Calonne, au coté droit, par nous curé dudit lieu soubs signé. DELAHAYE.)

Dans la nef, nous trouvons le tableau qui servait autrefois de retable au maître-autel et dont le large cadre noir avec rinceaux dorés remonte au règne de Louis XIII.
Les fonts baptismaux, octogones, avec feuillages, trèfles, quatre-feuilles, etc., sont de l’époque gothique.
La sonnerie se composait autrefois de trois cloches, dont la plus grosse pouvait peser 2,000 livres. Il ne s’en trouve plus que deux aujourd’hui. L’une vient du Val-Richer, l’autre de l’église supprimée de Launay. En voici les inscriptions:

L’AN 1759 IAY ETE BENITE PAR LE R. P. D. ETIENNE BOUDIN PRIEUR
DE NOTRE DAME DU VAL RICHER ET NOMMEE LOUISE GABRIELLE IEANNE
PAR MESSIRE PIERRE CLAUDE HEBERT DE MANERBE ECUYER SEIGNEUR
CHATELIN DE MANERBE ET AUTRES LIEUX ET PAR NOBLE DAME LOUISE
GABRIELLE IEANNE FILLEUL DES CHESNETS EPOUSE DE MESSIRE IEAN
BAPTISTE PIERRE LABBEY CHEVALLIER SEIGNEUR ET PATRON HONORAIRE
DE LA BOISSIÈRE ET DE LA ROCQUE BAGNARD SEIGNEUR HAUT JUSTICIER
ET AUSSI PATRON HONORAIRE DE CROCY ET DU MARAIS CONSEILLER AU
PARLEMENT DE ROUEN.
LAN DE GRACE 1. 7. 5. 6. lAY ETE BENITE PAR Me. FRANCOIS MICHEL
LEFEBVRE PBre CVRE DE CETTE PAROISSE ET NOMMÉE FRANCOISE PAR
MESSIRE GVILLAVME LOVIS IOSEPH LECHEVALIER ECVYER SEIGNEVR ET
PATRON DE LAVNAY DE VASSY ET CONSEILLER DE GRAND CHAMBRE AV
PARLEMENT DE NORMANDIE ASSISTÉ DE NOBLE DAME FRANCOISE VARIN
EPOVSE DE MESSIRE PHILIPPE LEPREVOST SEIGNEVR ET PATRON DE CREMAVVILLE
ET ARGENTEL JEAN FRANCOIS ADAM TRESORIER COMPTABLE.
I. B. CHARTON.

Cette église était sous l’invocation de saint Julien, comme son nom l’indique. Le patronage appartenait au prévôt de Normandie dans le chapitre de Chartres, en vertu d’une donation faite en 1014 par le duc Richard II. Le curé percevait la moitié des dîmes.
A peu de distance de l’église est un manoir du XVII.siècle ; les étages sont en encorbellement. A son extrémité orientale se trouvait une chapelle, éclairée par la fenêtre qui a été transportée au portail de l’église pour la préserver de la destruction. Je crois que ce manoir était celui des chanoines de Chartres. Cependant il a toujours existé sur cette même paroisse plusieurs familles de gentilshommes. En 1540, les élus de Lisieux y trouvèrent Jean Eudes, sieur de Tourville, Philibert et Bertrand, ses frères, qui produisirent un anoblissement donné à Pierre Eudes, leur père, moyennant 500 livres.
En 1453, Montfaut y avait enregistré Robert de Saint-Pierre qui se titrait sieur de Saint-Julien. On le trouve aussi mentionné dans le registre de la Charité de Surville.
En 1540, cette famille était encore représentée à St.-Julien par Antoine de Saint-Pierre.
St.-Julien-sur-Calonne faisait partie du doyenné de Touques, chef-lieu d’une sergenterie de neuf paroisses, dans l’élection de Pont l’Évêque. Cette paroisse comptait, au milieu du XVIIIe. siècle, 1 feu privilégié et 52 feux taillables.

3 – Pièces justificatives :

Les possessions du chapitre de Chartres au pays d’Auge :

Saint-Julien-sur-Calonne renfermait avant la Révolution seulement 52 feux. La paroisse de Saint-Julien avait jadis une certaine importance, elle était le chef-lieu d’une sergenterie renfermant neuf paroisses ; une foire de trois jours très fréquentée s’y tenait à la Sainte-Anne, fête patronale, et cette assemblée n’a pris fin que vers le milieu du XIX siècle.
A quelques centaines de mètres de l’église de Saint-Julien apparaît, enclose dans une propriété privée, l’ancienne église de Launey-sur-Calonne,commune partagée en I830 entre Pont-l’Evêque et Saint-Julien : elle renferme de très curieux tombeaux des Vipart. anciens seigneurs de la paroisse.

Le 29 décembre 1701, M.Jacques Le Bailly, prêtre chapelain, et confesseur de la maison de Sorbonne à Paris, prenait possession de la cure de Saint-Julien; il eut pour vicaire, pendant plusieurs années, son neveu, M. Zacharie Le Bailly qui lui succéda et passa ensuite à la cure de Beaufour.
En l’année I765, nous dit un ancien mémoire M.Dailly (Bailly), curé de Saint-Julien, fut enfermé par lettre de cachet au Château-Thierry, en Champagne, où il est passé de vie à décès le mois de décembre de l’année 1785. Nous ignorons si cet internement avait pour cause le jansénisme, très vivement combattu, nous le savons, par l’évêque de Lisieux si alors, Mr de Condorcet ou bien des dissensions avec les patrons honoraires de la paroisse.
A peine M. Daunou, le nouveau curé, avait-il pris possession que le Cdt de Sennecterre et M. Fouet de Cremanville, seigneur au droit de la famille de Saint-Pierre, du manoir de Saint-Julien et de ses dépendances, et se prétendant à ce titre patrons honoraires de la paroisse, firent sommation au curé d’avoir à les recommander aux prières à la messe paroissiale; M. de Cremanville fit de plus placer dans le choeur un banc seigneurial. Ayant prêté serment avec des restrictions qui ne furent pas admises. M. Daunou fut destitué: il reprit sa cure on 1802 et y mourut en 1818.

Les recherche de 1550 nous fait connaître les trois frères Eudes, seigneurs de la paroisse voisine de Tourville-la-Forêt. dont la la mère devait appartenir à la famille de Saint-Pierre, et aussi Antoine de Saint-Pierre, esc. 2). Cette famille de Saint-Pierre qui possédait alors les terres seigneuriales des Aulthieux-sur-Calonne, de Norolles et de Mailloc à Bonneville-la-Louvet, avait à Saint- Julien un fief très important dont le manoir existe encore entre l’église et la bruyère et dont la chapelle n’a été démolie qu’après 1850.
A la fin du XVIIIe siècle. cette terre dont les possesseurs se prétendirent, nous l’avons vu, patrons honoraires de la paroisse, au mépris des droits du chapitre chartrain, s’était divisée on deux portions qui passèrent successivement de 1773 à 1780 aux mains de messire Charles-François Fouet de Crémanville, conseiller auditeur honoraire en la cour des comptes, aydes et finances de Normandie qui prit alors le titre de seul seigneur et patron
honoraire de Saint-Julien-sur-Calonne et seigneur de Maloisel et dont nous avons vu les démêlés pour le patronage de la cure.
M. de Crémanville n’eut qu’une fille qui porta la terre de Saint-Julien à la famille Le Goueslier d’Argence, dont le nom s’est éteint à la fin du XIX° siècle.
Mais depuis 1850 cette famille ne possédait plus Saint- Julien : ses derniers membres reposent dans un cimetière particulier à quelques pas de l’église paroissiale.
Après les de Saint-Pierre, voici la famille Le Cordier qui n’a jamais prétendu à une ancienne prérogative patronale, mais qui possédait à Saint-Julien de très nombreuses terres, le Perrey, la Porte. Maloisel et Pétagny et dont les membres ont porté les noms de tousus ces manoirs.
La paroisse parait avoir été le berceau des Le Cordier qui occupèrent de très notables charges de magistrature à Pont l’Evêque et dont une branche, celle de Maloisel, reçut la noblesse à la fin du XVI° siècle (1597) ; la sergenterie noble de Saint-Julien appartenait au siècle suivant à un de ses membres.
En 1015, vit le jour à Saint-Julien M. Helye Le Cordier, médecin à Pont-L’évêque, auteur du célèbre poème : Le Pont l’Evêque, dédié à Mlle de Montpensier et dont la rareté bibliographique fait maintenant le principal mérite.
Nous retrouverons du reste aux Aulthieux cette famille Le Cordier.
Mentionnons encore la famille Pellerin dont la principale habitation était la paroisse de Manneville-la-Pipart dont ses membres étaient seigneurs, et où elle possédait la terre de Noirval et la famille Domin à une branche de laquelle appartenait la mère du constituant Thouret.

1014, 21 septembre
Richard II pour réparer les graves dommages causés par lui dans le voisinage de Notre-Dame-de-Chartres donne à cette église….

« in Lisvino aecclesiam solam de Bona Villa, et in eodem territorio Angliscam villam totam cum aecclesia, et Runciam villam totam cum aecclesia, et aecclesiam de Sancto Juliano cum duobus menbris appendentibus. Haec itaque donum pro qualitate quidem peccatorum nostrorum modica, excellentia vero Sanctae Mariae fere nulla… (Bonneville, Roncheville, Englesqueville, Saint-Julien).
= FAUROUX M. 1961, n°15, p. 95

Août 1177 / Juin 1181 – Tours
Confirmation par Henri II d’Angleterre, à la cathédrale de Chartres, de tout ce que Richard II avait donné à celle-ci tant dans le comté d’Evreux, à Vraiville, dans la forêt de Bord, à Hauville-en-Roumois, que dans le Lieuvin, à Bonneville(sur-Touques), Englesqueville (sur-Touques), Roncheville et Saint-Julien-sur-Calonne.
= A.N. Latin, nouv. acq. 2231, n° 2.
¸ DELISLE et BERGER, n° DLXIII, t. II, p. 142.; Fac sim. dans l’Atlas de DELISLE, pl. XXI.
+ LEONARD, « Les plus anciennes chartes… », Normannia, 4-1935, n° 59, p. 439; NORTIER Michel, Sources de l’histoire de Normandie au département des manuscrits de la Bibliothèque nationale – Fonds des Nouvelles acquisitions latines, Nogent-sur-Marne, 1959; p. 52, n° 8.

c. 1210, 25 avril (le samedi avant la fête saint Marc) – Pont-de-l’Arche.
Accord passé par devant l’abbé de Bonport entre N. prévôt de Chartres et le procureur de Dreu de Trubleville au sujet de l’église de Saint-Julien-sur-Ca¬lonne.
= Arch. nat. Latin, nouv. acq. 2231, n° 4
+ E.-G. LEONARD, « Les plus anciennes chartes originales d’histoire normande ou anglaise de la Bibliothèque Nationale », Normannia, 8, 4-1935, p. 460, n° 196; NORTIER Michel, Sources…, 1959, p. 32

c. 1250
Guillaume des Authieux, chevalier, abandonne en faveur de l’église de Chartres ses prétentions sur les églises de Saint-Julien-sur-Calonne et Saint-Nicolas et Saint-Pierre-des-Authieux.
= Arch. nat. Orig. Latin, nouv. acq. 2231, n° 5. Copie XVIIe siècle, Latin 51851, p. 329
¸ DELISLE, Mélanges de paléographie, p. 400.
+ NORTIER Michel, Sources…, 1959, p. 60, n° 78.

1279, 27 septembre
Le bailli de Rouen atteste qu’à l’assise de Pont-l’Evêque de ce jour, le prévôt de l’église de Chartres en Normandie (Gilles), s’est fait reconnaître patron présentateur de Saint-Julien-sur-Calonne, droit contesté par Guillaume de Gerponville, prêtre et Robert du Mesnil, chevalier.
= Arch. nat. Latin, Nouv. acq. 2231, n° 7. Original en français scellé sous le sceau du bailliage de Rouen; Copie XVIIe siècle Latin 51851, p. 329.
=¸ DELISLE, Mélanges de paléographie, p. 400.
+ NORTIER Michel, Sources…, 1959, p. 65. Voir également les actes du 1er oct. 1279, 24 oct., 5 nov, sept/oct. 1280, pp. 65 et 66; avril 1290, p. 69.

14.. – 16.. –
Brucourt, Cambremer et Saint-Julien-sur-Calonne: fragments de registres
= A.N. 300 AP I 666. Cité in Suzanne d’HUART.- Archives de la Maison de France (Branche d’Orléans) Tome I – Fonds de Dreux (300 AP I, 665), Paris, 1976, p. 231.

1402-1789 – Vicomté d’Auge
Compte de recette de la terre de la terre de Saint-Clair–en-Auge (1473-1477)
Comptes du domaine du roi en la vicomté d’Auge (1527-1531); Livres des plaids de la sergenterie de Saint-Clair-en-Auge appartenant à Madame d’Estouteville (1528 et 1537-1543); Lettres de Marie, duchesse de Longueville, et de Léonor, duc de Longueville concernant Saint-Clair et Barneville (1564-1567) Livre des assises de la vicomté d’Auge, relevant du duc de Longueville, pour son droit de présentation à des églises (1565); Gage-pleige du fief de Saint-Clair (1570); Journal de recette du domaine d’Auge (1585); Livres des plaids de Pont-l’Evêque et déclaration de fiefs (1666); Bordereaux pour servir au paiement des fermes des domaines et marais de la vicomté d’Auge (1689); Journal des recette des fermes du domaine d’Auge (1691-1695); Aveux de Daenétal (1736) Administration d’Herval: état des rentes domaniales, pièces justificatives de la régie du domaine d’Auge, fournitures et travaux pour les prisons des bailliage de Honfleur (1751-1783) Beuvron, Honfleur, Saint-Julien-sur-Calonne – Jean-Philippe-Antoine Herval – Saint-Clair-en-Auge, Roncheville, Valsemé, Goustranville, Valsemé, Clarbec, Danestal, Darnétal, Cambremer, tabellionnage de Saint-Julien-le-Faucon, sergenterie de Bonnebosq, Saint-Clair-en-Auge, Barneville, Devoitine, Le Pelletier
= Cité in Suzanne d’HUART.- Archives de la Maison de France (Branche d’Orléans) Tome I – Fonds de Dreux (300 AP I, 383 à 388), Paris, 1976, p. 171-174

1463 Recherche de Montfaut
Sergenterie de Touques
126. Robert du Mesnil, Manneville-la-Pipard
127. Richard Nollent, Saint-Benoît-de-Hébertot
128. Louis de Ségrie, du Mesnil sur Blangi
129. Guillaume Carrel
130. Jean Carrel, son neveu, Saint-Pierre-sur-Touques
131. Robin Saint-Pierre, bâtard de la maison de Blosset, Saint-Pierre-de-Tou¬ques
132. Jean du Mesnil, du Couldray
133. Robert de Saint-Pierre, de Saint-Julien
134. Jean de la Porte, Manneville-la-Pipart (En 1540, les Elus de Lisieux, trouvèrent au dit lieu de Manneville, un Richard de la Porte, petit-fils de Jean, anobli par les francs-fiefs, en 1470.).

= P.A.M. LABBEY de LA ROQUE.- Recherche de Montfaut, Caen, 1818, in-8°.

1620 – 1640
FIEFS de la VICOMTE d’AUGE
p. 357
Sergenterie de Saint-Julien-sur-Calonne
Divisée en trois branches.
La sergenterie noble de Saint-Julien-sur-Calonne, divisée en trois branches qui relèvent par un plein fief possédé par les enfants et héritiers de feu François de Saint-Pierre, Ecuyer, sieur de Saint-Julien.
De la dite sergenterie noble de Saint-Julien-sur-Calonne, divisée en trois branches relèvent:
= Henri de FORMEVILLE, Rôle des fiefs de la Vicomté d’Auge. 1620-1640 dans Histoire de l’ancien évêché-comté de Lisieux, t. II

1652
Aveu à Ithier-François Chastellain, docteur en Sorbonne, chanoine de l’église Notre-Dame de Paris, grand-prévôt de Normandie en l’église de Chartres, seigneur et patron en ses terres et seigneuries de Saint-Marin-aux-Chartrains et Englesqueville, Saint-Julien-sur-Calonne, Les Parcs-Fontaines, etc. par Pierre Ballen (Ballen), de terres à Englesqueville.
= AD. Calvados – Série H. Suppl. Honfleur 1861, H. 143

1660, 17 juillet
Aveu rendu à Henri de Saint-Pierre, seigneur de Saint-Julien-sur-Calonne, Vassy, Mailloc, Grangues, etc., pour terre tenue du fief de Vassy.
= Arch. SHL. FL 59.

1732. Archives SHL.1F879 : 1732 : St Julien sur Calonne : succession de Durand.

1747
Contestation en Me Olivier Jouvin, curé de Saint-Julien-sur Calonne et Me Duquesne, curé du Mesnil-sur-Blangy, relativement à l’administration de leurs paroisses respectives
= Arch. SHL. BC 536

Autres Archives SHL :
Dossier « Lieux M à Z »
34- Saint Julien sur Calonne : Lisieux-Accueil 1999.

Carnets de Charles Vasseur :
1- Analyses et transcriptions …
p.172
1736 30 juin
Lots et partages des dîmes en seigles, blés, orges, avoines, pois de toutes espèces,fesves, sarrazins et autres grains de pareille nature excroissant année présente et qui excroiteront pendant les deux années prochaines 1737 et 1738, comme aussi les foins et dîmes nonales pendant lesdites 3 années en ladite paroisse de Saint Julien-sur-Calonne, partables entre Messire Jean François Faure, seigneur de Berlize et autres lieux, prévost de Normandie en l’église de Chartres, en cette qualité seigneur et patron de Saint Martin-aux-Chartrains et Englesqueville, seigneur en partie de ladite paroisse de Saint Julien, les Partfontaines et autres lieux d’une part, et Maistre Olivier Jonin, prêtre et curé de ladite paroisse d’autre part.
Page 183
1747 18 novembre
Messire Alexandre Duquesne, prestre, curé de la paroisse de Mesnil-sur-Blangy et Maistre Olivier Jouvin, prestre curé de Saint Julien-sur-Calonne
1747 22 mars
Noble Dame Marie Anne Vipard, marquise de Silly, dame et patronne de Saint Pierre et Saint Nicolas des Authieux et autres terres et seigneuries, demeurant à Paris et Maistre Olivier Jouvin (ou Jouvain) prestre curé de la paroisse de Saint Julien-sur-Calonne et y demeurant, seigneur de la Franche Aumone dépendante du bénéfice, curé dudit Saint Julien
23 mars 1823
Licitation de la terre des Montagnons, située au Mesnil-Vicomte (proche Argentan), requête de Monsieur Louis, Antoine Binette, propriétaire cultivateur et Dame Marie, Suzanne Françoise Victoire Main, son épouse demeurant à Saint Julien-sur-Calonne

1760 23 mars
Maistre Jacques Alexandre Dailly, prêtre curé de Saint Julien-sur-Calonne
1744 14 janvier
Noble Dame Marie Anne Vipard, marquise de Silly, dame et patrone de Saint-Pierre et Saint-Nicolas des Authieux, Saint-Julien-sur-Calonne et autres lieux, demeurant à Paris

4 – Archives ShL:

Archives NEDELEC Communes

Voir « Doyenné de Touques.doc »

Bulletin de la Ste Historique n°5 p.55
Normand du 4 avril 1869

Chef de lieu d’une sergenterie de 9 paroisses dans l’élection de Pont l’Evêque. Comptait 1 feu privilégié et 59 taillables.

Patronage:
14e, 16e et 18e : Prapositus Normania in Ecclésia Carnatensi
Son patronage est le résultat de la donation faite par Richard II en 1014 de diverses églises de cette contrée au Chapitre de Chartres en autres ….ecclesiam de S.Juliani cum duobus membris appendentibus.
Depuis la déclaration de 1750 le revenu du curé consistait en la moitié des dîmes et le bénéficiaire était Jacques Alexandre Dailly.

Curés:
Le Bailly ( Dailly) 1764-1774
Daunou 1786-1787
Le Boeuf. de 1845 à 1870

Nicolle du Jay curé de St Julien, Antoine Jourdain et Michel Vallée, vicaires de St Julien (voir Charité de Surville)
Voir Montfaut 28
Hélie le Cordier né à St Julien (voir Bouzard)

Robert de Saint Pierre, seigneur de St Julien sur Calonne (voir Charité de Surville et Quetteville)

Insinuations:

Description de l’église du 30 juillet 1858
Autre description de l’église par Pannier et d’un ancien clocher

Description des cloches

Cloche de St Julien : L’an 1759 j’ai été bénite par le Rvd Père Etienne Boudin, prieur de Notre Dame du Val Richer, et nommée Louise Gabrielle Jeanne par Messire Pierre Claude Hébert de Manerbe, écuyer, seigneur châtelain de Manerbe et autres lieux et par Noble Dame Louise Gabrielle Jeanne Filleul des Chesnets, épouse de Messire Jean Baptiste Pierre Labbey, chevalier, seigneur et patron honoraire de la Boissière et de la Roque Baignard, seigneur Haut Justicier et aussi patron honoraire de Crocy et du Marais, conseiller au Parlement de Rouen.

Cloche de Launay : L’an de grâce 1756 j’ai été bénite par Messire François Michel Lefèvre, prêtre curé de cette paroisse et nommée Françoise par Messire Guillaume Louis Joseph Lechevalier, écuyer, seigneur et patron de Launay, de Vassy et conseiller de Grand Chambre au Parlement de Normandie, assisté de Noble Dame Françoise Varin, épouse de Messire Philippe Leprévost, seigneur et patron de Crémauville et Argentel. Jean François Adam, trésorier comptable.

Ecusson du fondeur : Jean B. Charton

Liste de statuettes.

A la suite de la description de l’église du 30 juillet 1858 on trouve :
Recherche des élus de Lisieux en 1540
Jean Eudes seigneur de Tourville, Philibert et Bertrand ses frères qui produisirent un anoblissement donné à leur père Pierre Eudes moyennant 500 livres,
Antoine de St Pierre, dont on trouve la famille dans diverses paroisses environnantes.

En 1463 Montfaut avait déjà trouvé un autre membre de la famille
Robert de St Pierre, seigneur de St Julien sur Calonne qui figure dans les registres de Surville.

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