CAMBREMER BOURGS du CANTON de



NOTES sur les
A – BOURGS du CANTON de CAMBREMER
B – SAINT PAIR DU MONT

1 – BIBLIOGRAPHIE.
2 – PIECES JUSTIFICATIVES.
3 – ARCHIVES SHL.


A – CAMBREMER

1 – BIBLIOGRAPHIE

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TOURET Alain, « Deux justices de paix du Calvados au début de la Révolution: Bonnebosq et St.-Louis-de-Caen », Rev. historique de droit français , 1975, n° 1, p. 188-189 (résumé)
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VALLEE S. A. J., « Notes sur Auvillars ou recueil des faits qui s’y sont passés à différentes époques. Ms. édité et annoté par l’abbé G.A. Simon », La Bonne Semence , 1930 , pp. 164-168; 181-184.- 1931 , pp. 3-9; 20-22; 34-37; 52-56; 67-69; 89-90; 97-99; 181-184.- 1932 , 197-200; 211-215; 248-250; 275-277; 291-293; 308-310; 323-325; 340-342; 355-357.
VALETTE L., Notice sur des objets découverts aux environs de Pont-L’Evêque et de Cambremer de 1890 à 1893, Caen, 1912

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

NOTES SUR LE CANTON DE CAMBREMER:

Parmi les 24 communes de l’actuel canton de CAMBREMER – qui en comptait 31 au lendemain de la Révolution – trois d’entre elles : Cambremer, Beuvron, Beaufour-Druval et Bonnebosq, possèdent un bourg, véritables capitales touristiques.
A notre connaissance, seul celui de Beuvron a fait l’objet d’une étude assez exhaustive. Cambremer est un bourg ancien assez pentu au fond d’un cul-de-sac affluent du Grandouet – et la vue en arrivant de l’est, par la route qui vient du Cadran est saisissante. Prenez la gravure type du calendrier des Postes, herbage pentu, microscopique et opulent, haie d’aubépine masquant une discrète chaumière à colombage, ruisseau confidentiel et, brochant sur le tout, des centaines de nuances différentes évoluant subtilement du blanc au rose, vous êtes assurément autour de Cambremer, capitale du cidre.
 » Dans le bourg, les maisons n’ont peut-être pas le charme ostentatoire de celles de Beuvron, mais c’est par sobre modestie plus que par mauvais goût. La brique rougeâtre y est beaucoup plus répandue, se révélant ainsi non moins noble lorsqu’elle sert effectivement une saine, originale et rurale architecture, la banalité n’appartenant qu’aux pavillons de banlieue et aux gendarmeries polycopiées de Dunkerque à Perpignan – il y en a aussi hélas à Cambremer. Et tout ceci, je n’hésite pas à le répéter, au printemps, dans un écran de fleurs de pommiers nulle part égalé.
Le paragraphe en italique est à l’évidence tronqué. Il semble concerner Bonnebosq.
 » La place centrale abritait autrefois le cimetière tout autour d’une église « ,et Bonnebosq ( La courte note incluse in NODIER, Charles – J. TAYLOR et Alph. DE CAILLEUX, Voyages pittoresques et romantiques dans l’Ancienne France , t.III.- p. 12. ne donne que l’indication suivante  » Bonnebosq, bourg bâti au fond d’un vallon, à trois lieues de Pont-L’Evêque, a une église en partie romane…  » semble extraite de la Statistique monumentale de A. de CAUMONT. Elle est reprise en dernier lieu par J. LALUBIE :  » C’est un amusant village en arc de cercle où les maisons en brique ou en colombage semblent se blottir craintivement les unes contre les autres. Tout près de l’église, leur arrière en encorbellement essenté d’ardoise domine la Dorette. )
 » La route qui remonte vers le nord et vers les carrefours aux noms évocateurs de Fosse-aux-Anglais et de Petit-Malheur, dessert à main droite un joli lavoir, et à main gauche l’ancien manoir sur sa motte. Comme à Auvillars, il s’agit d’une moated site tardive, plus rurale que stratégique ; elle se repère au-delà du chevet de l’église par le formidable tilleul planté en son centre.

 » A Bonnebosq, Caumont vit une église romane du XIIe siècle dédiée à Saint-Martin, avec contreforts plats, corniche à modillon et arcatures aveugles sur colonnettes autour du choeur, retouchée au XVIe siècle ( façade occidentale ) et éventrée de fenêtres cintrées XVIIIe siècle. Une chapelle méridionale vouée à Notre-Dame s’ouvrait sur le choeur par une arcade ogivale XVIe siècle. La voûte de merrain et sa carpenterie étaient datées de 1492 « . nous ne possédons que quelques notes. Quant au bourg de Beaufour-Druval il n’a fait l’objet semble-t-il d’aucune recherche.
Ces trois bourgs, Beuvron, Bonnebosq et Cambremer, le fait est remarquable compte tenu de leur proximité, possédaient autrefois des foires et des marchés qui en faisaient des lieux d’échanges privilégiés, indicateur d’une économie vivante basée sur d’une part sur la consommation locale mais aussi sur l’exportation des produits locaux. A ce sujet, l’étude de l’importance du trafic fluvial sur la Dives, avec des appontements semble-t-il aux environs de Corbon, mériterait une étude approfondie.

Prolongeant la remarque de Guilmeth pour le siècle précédent, au début du XXe siècle, l’activité tourne essentiellement autour des produits de la terre, élevage et cidres. Le canton ne possède pratiquement pas d’industrie hormis la Tannerie Pellerin à Bonnebosq A ce sujet, relevons les notices suivantes, la première sous la date du 15 octobre 1930 : « M. Miocque, contremaître à la tannerie Pellerin, à Bonnebosq, le plus vieil ouvrier du Calvados, est nommé chevalier de la Légion d’Honneur » et la seconde le 30 du mois suivant : »La commune de Bonnebosq fête M. Miocque, le plus vieil ouvrier du département, récemment promu chevalier de la Légion d’honneur. La remise de la croix au légionnaire est faite par M. Flandin, député du Calvados, au cours d’un grand banquet qui regroupait près de 80 convives ».
Comme en beaucoup d’autre lieux, la « nationalisation » de la Justice, de l’enseignement, le développement de la notion d’administration, l’introduction de nouveaux moyens de communication, transformèrent ces modestes villages de l’Ancien Régime, particulièrement lorsqu’ils eurent la chance d’être élevés au rang de chef-lieu-de-canton – ce qui fut le cas de CAMBREMER et pour un temps de BONNEBOSQ – en petites capitales administratives. C’est de cette promotion que vint pour une bonne part leur expansion territoriale et la construction de maisons ou d’édifices publics appropriés.
Le cas de Bonnebosq est parfaitement symptomatique. Grâce aux chronogrammes que l’on peut relever sur quelques façades – 1794 sur l’auberge, 1802 et 1809 sur deux maisons de pierre – l’on constate que pendant le court laps de temps où cette commune conserva le titre de chef-lieu, des constructions d’une importance significative s’y élevèrent, dont certaines sont d’une qualité et d’une recherche architecturale indéniables.
Un premier examen sans doute superficiel ne permet pas de déceler dans le bâti traditionnel à pan de bois, de constructions, à part bien entendu le grand logis de Beuvron. – paraissant remonter au-delà des XVIIe ou XVIIIe siècles, Il s’agit alors de façades offrant une décoration en feuilles de fougère ou d’Y emboîtés.

DEMOGRAPHIE

LEVY Jean-Michel, « Y a-t-il eu un dénombrement général de la population en l’année 1793 ? », BSAN , 55 -1959-60, pp. 155-190
Bonnebosq ( 4.543 )
Cambremer ( 4.869 )

VIE INTELLECTUELLE – CELEBRITES

COLAS , Charles, né à Cambremer le 1° février 1839
Sculpteur, élève de Jouffroy. Ses principales oeuvres sont :
Le repos de l’Amour
Buste de fillette , 1869
Le Printemps , 1870
L’enfant au hanneton , etc…..
Portrait de la baronne Mayendorff ( terre cuite ), 1877
Un enfant de Chiggia , ( plâtre 1880 )
La mort de Viala ( statue, exposition de l’Union Centrale, 1884
La République ( buste plâtre, ( 1887 )
in Dictionnaire biographique du Calvados , PARIS, Jouve, 1894

– PROMENADE ARCHITECTURALE

L’examen du cadastre de CAMBREMER, dressé par DESPRES, et terminé le 1 septembre 1811, révèle que cette commune possédait alors un bourg de quelques maisons serrées autour de l’église.
L’importance de ses marchés, soulignée par exemple dans l’ouvrage de GUILMETH, semble peu en accord avec la faiblesse du bâti. Faute d’avoir pu étudier la matrice cadastrale, nous ignorons la destination de ces maisons, maisons particulières, auberges, maisons de commerce et d’artisans. L’essentiel des échanges portant sur le bétail de la proche vallée de Corbon, il devait évidemment exister un certain nombre d’activités liées à ces échanges.
L’étude du patrimoine ancien confirme d’ailleurs le peu d’ancienneté de ce bâti, qui pour l’essentiel de ce qui figurait sur le cadastre de 1811, ne semble pas remonter au-delà de l’extrême fin du XVIIe siècle mais surtout de la seconde moitié du XVIIIe siècle.
On peut ainsi retenir : Rue du Vieux-Cimetière :
167-168 – Construction de 5 travées avec porte au centre. A l’étage, les fenêtres jumelées sont séparées par le poteau qui monte de fond. Sous la traverse d’allège, correspondant à ces fenêtres, on trouve un décor de croix de Saint-André simples, tandis que dans les autres panneaux, dans le même niveau,on remarque des croix de Saint-André palmées. Les panneaux verticaux encadrant les fenêtres comportent un décor en feuille de fougère.

Place de la Mairie
74 – En arrière du bureau de Poste, on voit l’extrémité d’une intéressante construction à pan de bois et particulièrement son pignon qui comporte au dessous de la traverse d’allège et correspondant aux fenêtres, une décoration de croix de Saint-André palmées.

Rue de la Mairie
174 – Curieuse maison à structure bois avec décoration de croix de Saint-André palées et de feuilles de fougère.

Rue des Fleurs
117 – A l’angle de la Place de la Mairie et de la Rue des Fleurs, une longue construction de trois aîtres de logis de 2 travées. L’examen du cadastre laisse à penser qu’il pourrait exister en arrière une tourelle renfermant un escalier. A ce titre, cette maison mériterait une étude plus étendue.

113 – Petite maison en blocage avec encadrements de portes et de fenêtres en pierre. Les portes jumelées et les fenêtres comportent des linteaux cintrés caractéristiques de la seconde moitié du XVIIIe siècle.

Rue Pasteur
86 – La structure de cette maison qui possède une chemine centrée remonte sans doute au XVIe siècle, mais son revêtement en interdit l’étude.

Rue de la Sergenterie
Le nom de cette rue est très évocateur et l’on devra tout faire pour lui conserver, car il rappelle le souvenir de la lointaine histoire de la commune.

44 – A remarquer, cette maison légèrement en retrait qui comporte un surcroît assez caractéristique des XVIIe-XVIIIe siècles, ce que confirme la présences des écharpes obliques et la décoration de feuilles de fougère. Les portes sont aux extrémités. Là aussi, la saillie visible sur l’arrière mériterait un examen plus approfondi.

Rue Louis Maurice
27 – Très intéressante maison de pierre avec cheminée sur pignon et corniche moulurée. entièrement en pierre cheminée sur pignon corniche moulurée. La confrontation avec le cadastre de 1811 semble révéler que cette maison fut « épaissie » ce qui expliquerait peut-être la présence d’une chemine centrée peu en rapport avec la stylistique de l’immeuble actuel.

25 – Un peu plus bas, vers la rue du Commerce, maison à portes jumelées avec linteaux cintrés.

Rue d’Englesqueville
314 (?) – Maison à pan de bois avec traverse d’allège, croix de Saint-André et feuilles de fougères

267 Maison très intéressante à deux portes jumelées à linteau cintré

Maison rue des Tilleuls (parcelle 267)
En arrière et perpendiculairement d’un pavillon en pierre meulière élevé vers le milieu de ce siècle, on remarque une importante construction en pierre aux fenêtres cintrées remontant selon toute vraisemblance au milieu du XVIIIe siècle. Il semblerait qu’il s’agisse là de la transformation d’un bâtiment plus ancien reconnaissable à son puissant massif de pignon. Celui, avec ses ressauts aux profils prismatiques paraît avoir été élevé dans les dernières décennies du XVe siècle mais, par sa typologie se rattache à un type d’édifices plus anciens.
Elle a conservé ses menuiseries d’origine d’esprit Louis XIII et ses grilles de balcon.
Cet ensemble mériterait d’être bien dégagé de certains éléments environnants parasitaires.
En bordure de la rue, et visible de celle-ci, un très intéressant lavoir a été conservé. Sauns doute édifié au XIXe, une construction semble déjà figurer à cet endroit sur le cadastre de 1811. Elevé sur un plan rectangulaire de deux travées sa charpente repose dur sur des troncs de pyramide de pierre. On peut regretter qu’il ait perdu ses traverses repose-linge ( qu’il serait facile à restituer). Il a déjà connu un début d’aménagement mais son architecture propre et l’environnement du ruisseau avec ses cascades, mériteraient beaucoup mieux, d’autant qu’ils servent de cadre au bâtiment suivant.

247 (?) – Il s’agit là d’un bâtiment agricole très long, grange et pressoir si l’on s’en fie au cadastre. Il remonte pour l’essentiel au XVIe siècle et sa structure puissante, élevée sur un soubassement de pierre révèle la dépendance d’une propriété importante. La qualité de son architecture, volumes et couleur, de sa charpente est typique du renouveau des bâtiments agricoles lié à une économie agricole prospère, c’est la grande époque du décollage du pommier et des cidres que l’on peut situer vers le milieu du XVIe siècle et aux conseils d’agronomes et d’humanistes tels Charles Estienne ou Olivier de Serres.
En liaison avec le lavoir ci-dessus, cet ensemble, bien dégagé, constituerait une très belle vision d’entrée dans le bourg.
Le restant du bâti se rattache au nouvel ordre instauré par Napoléon qui amena cette modeste bourgade au rang de chef-lieu de canton. Dès le milieu du siècle dernier, Guilmeth notait :  » Il y a à Cambremer un tribunal de Paix, une brigade de gendarmerie, un bureau de perception, un bureau de la Poste aux lettres, un notariat, deux offices d’huissier, un instituteur communal et une école de jeunes filles dirigée par les dames de la Providence de Lisieux ». C’est dire l’essor en quelques années du bourg de l’ancien régime. Comme à Bonnebosq, cette période se distingue par l’édification d’un grand nombre de maisons de brique, Rue du Commerce, Rue du Chanoine Lanier, en arrière de la Mairie, etc.
En conclusion, le patrimoine monumental, hormis bien entendu l’église, est relativement pauvre, mais la mise en valeur des éléments les plus remarquables que nous avons signalés, redonnerait une toute autre physionomie au bourg, qui au demeurant n’est pas plus mal loti que d’autres de même importance.
Mais il faut être extrêmement vigilant, stopper dès le départ, toute dérive tendant à dénaturer les proportions des ouvertures, la coloration générale, la prolifération des volets roulants extérieurs, l’encimentement des façades. C’est une politique de longue haleine, qui ne nécessite pas beaucoup de moyens chaque année, mais une surveillance de tous les instants, tant auprès des particuliers que des administrations.

NOTES sur le COMMERCE LOCAL au MILIEU du XXe SIECLE

En 1930 et en 1932 dans la liste des « Principaux commerçants, environ 52 artisans et commerçants, dont 16 sont dans l’alimentaire, 9 dans l’équipement de la personne, 8 dans le bâtiment, etc. Le tissu commercial est d’ailleurs suffisamment dense pour justifier l’existence d’une Union Commerciale et Agricole En 193O . elle donne un concert « admirablement réussi ».

Commerçants ou industriels :

Bouchers (1932) = Bonnavaud, Prosper Aumont ;
Bourrelier (1932) = Delahaye
Boulanger (1932) = Sevestre
Buraliste (1932) = Vve Hatton
Cafetiers (1932) = Bazin ; Bazire, Hatton
Cartes postales : Delahaye, Hatton
Chapelier : (193O) = Levain – 1932 = Mme Blottière
Charbon (1932) = Alexandre, Van den Eynde
Charcutier (1932) = R. Chéron
Charpentier (1932) = Aubert
Charron (193O) = Brichard -1932 = Bertrand
Cidres et eaux-de-vie (1932) = Grandval, Maurice, P. Huet
Coiffeur (1932) = Soumine, Lecoq
Cordonniers, Marchands de chaussures (193O) = Baritel,(1932) = Baritel, Viclin
Couturière (1932) = Melle Victoire, Mme Lefebvre, Melle Gautier
Couvreur (1932) = Aubert, Beunard
Cycles (1932) = Van den Eynde, Corneville
Electricien (1932) = Soumine
Epicier (193O) = Foucher, R. Corneville, E. Tillaud ; (1932) = S.N.Alimentation, Economiques de Normandie, Les Coopérateurs, Ruaux
Ferblantier (1932) = Alexandre
Fers (1932) = Van den Eynde
Horloger : (193O) = Ch. Jacqueline (1932) = id°
Hôtel (193O) = O. Servet : Vve Génévrier (1932) = id°
Imprimeur (193O) = Bazin (1932) = Bazin
Lingère (1932) = Mme Bourré
Maçon (1932) = P. Servet
Maréchal-ferrand (1932) = Leclerc
Maroquinier, papetier (1932) = Ch. Jacqueline
Médecin (193O) = Dr Fournière, 1932 = Dr Léger
Menuisier (1932) = R. Drumard, Donné
Nouveautés (193O) = Levain ; 1932 = Levain, Mme Piquot
Peintre (1932) = A. Bourré, Lucas
Pharmacien : Lebas ;
Quincaillier (1932) = Van den Eynde, Alexandre ;
Professeur de musique (1932) = Ch. Jacqueline
Restaurateur (1932) =Vve Bazire, Vve Génévrier
Sculpteur (1932) = A. Chauvin

Liste alphabétique des commerçants et artisans

Alexandre : Charbon (1932)
Ferblantier (1932)
Quincaillier (1932)
Aubert : Couvreur (1932)
Charpentier (1932)
Aumont Prosper: Boucher (1932)
Baritel : Cordonnier, Marchand de chaussures (193O)
Bazin : Imprimeur (193O), (1932)
Bazin : Cafetier (1932)
Vve Bazire : Cafetier (1932)
Restaurateur (1932)
Bertrand : Charron (1932)
Beunard : Couvreur (1932)
Blottière Mme: Chapelier (1932)
Bonnavaud : Boucher (1932)
A. Bourré : Peintre (1932)
Bourré Mme : Lingère (1932)
Brichard : Charron (193O)
Chauvin A.: Sculpteur (1932)
Chéron R. : Charcutier (1932)
Coopérateurs : Epicier (1932)
Corneville R.: Epicier (193O)
Corneville : Cycles (1932)
Delahaye : Bourrelier (1932)
Cartes postales (1932)
Donné : Menuisier (1932)
Drumard R. : Menuisier (1932)
Econo.Normand : Epicier (1932)
Foucher : Epicier (193O)
Dr Fournière: Médecin (193O)
Gautier Melle: Couturière (1932)
Génévrier Vve: Restaurateur (1932)
Hôtel (193O), 1932
Grandval : Cidres et eaux-de-vie (1932)
Hatton Vve : Buraliste (1932)
Cafetier (1932)
Cartes postales (1932)
Huet P. : Cidres et eaux-de-vie (1932)
Jacqueline Ch.: Horloger (193O) 1932
Maroquinier, papetier (1932)
Professeur de musique (1932) =
Lebas : Pharmacien
Leclerc : Maréchal-ferrant(1932)
Lecoq : Coiffeur (1932)
Lefebvre Mme : Couturière (1932)
Dr Léger : Médecin (193O)
Levain : Nouveautés (193O) (1932)
Chapelier (193O)
Lucas : Peintre (1932)
Maurice : Cidres et eaux-de-vie (1932)
Piquot Mme : Nouveautés (193O)
Ruaux : Epicier (1932)
Rougemont : Vétérinaire (1932)
Servet O. : Hôtel (193O), 1932
Servet P.: Maçon (1932) =
Sevestre : Boulanger (1932)
S.N.Alimentat: Epicier (1932)
Soumine : Electricien : (1932)
Soumine : Coiffeur (1932)
Tillaud E. : Epicier (193O)
Van den Eynde : Charbon (1932)
Cycles (1932)
Fers (1932)
Quincaillier (1932)
Viclin : Cordonnier, Marchand de chaussures (193O)
Victoire Melle: Couturière (1932)

CHATEAU DU BAIS:

Château du Bois du Bais avec fossés profonds, pont-levis, herses etc.. détruit au moment de la Révolution

Le Comte Louis Thibault du Bois du Bais, ancien capitaine de cavalerie, chevalier de St Louis, donna dans les idées de la Révolution de 1789, il fut nommer membre de la Convention et à la mort du Roi fut fait sénateur, comte de l’empire commandant de la Légion d’Honneur. Au retour des Bourbons il fut obligé de quitter la France comme régicide et ne put rentrer qu’au bout de plusieurs années ; il est mort au Bais le 1er novembre 1834. (Guilmeth)

MONT ARGIS:

Chapelle Ste Anne du XIIIe siècle, prieuré d’abord dédié à st Sauveur par les moines.
Le château aux anglais : il en reste un immense fossé entouré d’une contrescarpe énorme qui embrasse dans sa circonvallation le plateau entier.
D’abord station ou exploratorium romain

Voir :
Congrès archéologique 1870 p.108
Bulletin des Antiquaires de Normandie 4e trimestre 1869 p.430 et suivantes.

Description du Prieuré du Mont Argis et des bâtiments environnants par M. Pannier en date du 10 septembre 1860.
D’après Pannier la chapelle du Mont Argis aurait de grands rapports avec celle de St Florent-les-Saumur ( voir Bulletin Monumental Tome XXVIII 1862 p.676)

CAMBREMER.- I.- Diocèse de Bayeux ( Exemption ).- Bailliage et maîtrise de Pont-L’Evêque.- Grenier à sel de Danestal.- Généralité et intendance de Rouen.- Election et subdélégation de Pont-L’Evêque.- II. District de Pont-L’Evêque ; chef-lieu de canton ( Arrêté du 1er mars 1790.- III. 3e arrondissement communal ( Arrondissement de Pont-L’Evêque ) ; chef-lieu de canton ( Loi du 28 pluviôse an VIII et arrêté du 6 brumaire an X ). – Population : 891 hab. ( 1911 ) Superficie : 1254 hectares 89 a. 34 c.

2 – PIECES JUSTIFICATIVES:

– 1402 , 11 décembre
Information de Jean Monnet, lieutenant de Guillaume de Longueil, vicomte d’Auge sur la valeur des fiefs de Boutemont (Bouttemont, canton de Blangy, commune de Norolles) et de Grandouet, pour lesquels Jean Servain, écuyer, est en la garde du roi comme héritier de sa mère Colette de Montfort, morte le 12 mai 1402.
= Arch. nat. Dom Lenoir, 6, pp. 219-220.- Arch. nat. P 19091, 18929.
+ IND. M. NORTIER, Cahiers L. Delisle , XVIII, fasc. 3-4, 1969, p. 12.

1463 Recherche de Montfaut
p. 22 LISIEUX. NOBLES
39. Renaud de Grandouet
= P.A.M. LABBEY de LA ROQUE.- Recherche de Montfaut , Caen , 1818, in-8°.

Fichier Xe au XVe siècles
1242 – Royal-Pré
Voir le cartulaire de cette abbaye dont les pièces les plus anciennes semblent remonter à 1242. Il se trouve dans le fonds des archives de l’Hôpital de Honfleur : Cricqueville, Mesures : perches, pâturages, Angoville, Bastebourg, Dozulé, Clos du Mont-Gargan à Cambremer, Nicolas Jean, sieur de Bellengreville et de Crèvecoeur, Roncheville, Putôt, La Cressonnière, Fief du Mesnil, à Brucourt; famille Bence, Cricqueville et le Breuil; Mardilly, Royville -Roiville; etc.
= Archives Hôpital de Honfleur Série H. Suppl. 1607.- B. 34

14.. – 16.. –
Brucourt, Cambremer et Saint-Julien-sur-Calonne: fragments de registres
= A.N. 300 AP I 666. Cité in Suzanne d’HUART.- Archives de la Maison de France ( Branche d’Orléans ) Tome I – Fonds de Dreux (300 AP I, 665), Paris, 1976, p. 231.

1402-1789 – Vicomté d’Auge
Compte de recette de la terre de la terre de Saint-Clair–en-Auge (1473-1477)
Comptes du domaine du roi en la vicomté d’Auge (1527-1531); Livres des plaids de la sergenterie de Saint-Clair-en-Auge apparteant à Madame d’Estouteville (1528 et 1537-1543); Lettres de Marie, duchesse de Longueville, et de Léonor, duc de Longueville concernant Saint-Clair et Barneville (1564-1567) Livre des assises de la vicomté d’Auge, relevant du duc de Longueville, pour son droit de présentation à des églises (1565); Gage-pleige du fief de Saint-Clair (1570); Journal de recette du domaine d’Auge (1585); Livres des plaids de Pont-L’Evêque et déclaration de fiefs (1666); Bordereaux pour servir au paiement des fermes des domaines et marais de la vicomté d’Auge (1689); Journal des recette des fermes du domaine d’Auge (1691-1695); Aveux de Daenétal (1736) Administration d’Herval: état des rentes domaniales, pièces justificatives de la régie du domaine d’Auge, fournitures et travaux pour les prisons des bailliage de Honfleur (1751-1783) Beuvron, Honfleur, Saint-Julien-sur-Calonne – Jean-Philippe-Antoine Herval – Saint-Clair-en-Auge, Roncheville, Valsemé, Goustranville, Valsemé, Clarbec, Danestal, Darnétal, Cambremer, tabellionnage de Saint-Julien-le-Faucon, sergenterie de Bonnebosq, Saint-Clair-en-Auge, Barneville, Devoitine, Le Pelletier
= Cité in Suzanne d’HUART.- Archives de la Maison de France ( Branche d’Orléans ) Tome I – Fonds de Dreux (300 AP I, 383 à 388), Paris, 1976, p. 171-174

Fichier XVIe et XVIIe siècles :
1530 , 31 juillet – Le Pré-d’Auge
Echange entre Jehan Borel, écuyer, seigneur du fief, terre et seigneurie de Manerbe, et Robert Rouzée, écuyer, du fief de l’Espée au Pré-d’Auge, contre le fief du Bais, à Cambremer.
= Arch. SHL. 9F. Deville. B. 3. Copie dossier Achats de fiefs.

1530 , lundi 15 novembre – Le Pré-d’Auge – Saint-Désir-de-Lisieux
Pierre De Rivière, fils et héritier de défunt Robert De Rivière, boulanger de la paroisse Saint-Désir, quitte Jehan Boscage, de la paroisse du Pré-d’Auge, du principal et arrérages de 20 sols ts. de rente en quoi ledit Boscage s’était obligé envers led. défunt par lettres du 8 janvier 1518, pour mettre fin au procès pendant entre eux ès pleds de la seigneurie de Cambremer.

1596, 29 septembre – Manerbe
A tous ceuls qui ces Lettres verront ou orront, Isaac Lamoureux, ecr. sieur des Rosiers, et garde du scel aux obligations de la viconté d’Auge pour le Roy nostre sire et Monsieur le duc de montpensier pair de France propriétaire de lad. viconté salut. Scabvoir faisons que par devant marin mocque et robert deshaies tabellions Royaulx en lad. viconté pour le siège et sergenterie de cambremer fut prnt. Jehan de valsemey de la paroisse de Manerbe pour luy stipulant et faisant fort pour ses freres absennts promettant qu’ils auront pour agréable et leur fe. rattifier touttes fois et quantes… sommes et requis en sca Lequel volontairement vend affin d’heritages tant pour luy que pour ses hoirs ou ayants cause A noble homme Jehan borel sieur de la Valette de lad. paroisse eschevin receveur de la charité dicelle paroisse pnt. acquisiteur pour Lad. charité eschevin ou representant ayant cause c’est a scavoir la somme de troys escus sol quarante sols du prix de soixante sols leves de rente en charge yppothèque que led. vendeur a prntement levees et consignees
= AD.14. 2E 653 ?

Fichier Après 1700 :
18e siècle.
Archives SHL – 1F392 : 18e siècle : pièce de procédure pour Louis Brunet tabellion à Cambremer

1708 Archives SHL
1F376 : 4 décembre 1708 : François Fosse sieur du Parcq de Cambremer a fieffé à Jean Lecourt demeurant à Montreuil 5 pièces de terre.

1710 , 20 novembre – Le Pré-d’Auge
Par devant Henri Torel et Jean Brunet tabellion roiaux en la vicomté d’Auge pour le siège de brécourt et Cambremer… Madeleine Le Heribel, veuve de françois Logre demeurant en la paroisse du Pré d’auge d’une part et Guillaume et françois Logre Lesquelles a l’instance l’un de l’autre et après que lecture leur ais en ete faite par nous du contenu en trois lots et partage faits et choisis entre eux sous signature privée portant date du dixième d’octobre dernier volontairement recogne….

Le premier lot aura la maison a…cellier y tenant de fons en comble un bas costé a…Le haut de la cour et le jardin a porées contenant de…vergée et demie bornée dun costé jacqueline Le héribeldau…cote le Champ du Fresne d’un bout Les heritiers de François de la morinière et d’autre bout le petit pré la séparation de ladite cour a prendre a droite ligne du coin..de la haie du jardin dun bout et dautre bout tendant a une chipée de coudre a la hais du petit prey de heritiers de francois de La morinière.
 » Le second lot aura deux aistres de maison de fons en comble Leune en usage detable et lautre ausage de grange avec la droiture du tour de lechelle aura le bas de la cour avec une petite piece nommée Le Champ du fresne bornée d’un costé Jacqueline Le heribel dautre costé les héritiers de La morinière du bout les héritiers de pierre coquerel et d’autre bout le premier lot cedit lot sera obligé faire une haist entre luy et Le premier lot et ledit premier lot portera chemin a cedit lot a charres et a charette pour aller aux chemins de Lisieux à cambremer et pour aller aux deux aistres de maisons Le troisieme aura une aistre … sson a usage de four de fons en comble avec le… elé par desus lke premier lot pour… aura la liberté de sortir par dessus le… par derriere plus il aura une pièce en herbage bornée d’un cote et dautre… de grieu d’autre coté Jacqueline Le (Heribel ?)… autre bout le chemin de Lisieux à Chambremer.
… bel a procédé a La choisie des presents…
= AD 14. 2E 663

1730. Archives SHL.
1F547 : août 1730 : Philippe Caignard, rente, (devant notaire à Cambremer).

1739 Archives SHL.
1F252 : 1739-40 : pièces de procédure pour Thomas Boursin maréchal au bourg de Cambremer.

1741 Archives SHL.
1F375 : 1741 ; accord entre Reney et Charles Pillon de Cambremer à propos de la succession de François Pillon.

1742 – Archives SHL.
1F385 : 20 mai 1742 : constitution de douaire en prévision du futur mariage entre Pierre Philippe et Françoise Delamorinière de Cambremer.

1747
Archives SHL : 1F41 : 1747 :
Convention entre Jacques-Louis Daufresne et Thomas Sébireau sujet du contrôle des actes des bureaux de Cambremer et Crévecoeur.

1748 – Archives SHL.
1F384 : 25 février 1748 : Guillaume Le Luthumel de Beaumont en Auge remet à titre de subrogation à Nicolas Boulley, menuisier à Cambremer une maison à Saint Laurent du Mont.

1750 – Archives SHL.
1F381 : 14 janvier 1750 : Jean Villemin de Rumesnil reconnaît avoir reçu de Guillaume François Delavigne de Cambremer la somme de 48 livres.

1793 , 23 juin – Cambremer
Lettre du maire de Cambremer relatant des actes de violences commis le 23 juin
( A.D. Calvados , L. II Administration – IV Police , 4 (ex 10134)

1808 – archives SHL
1F491 : 1808-1817 : journal du marchand de chapeaux. Philippe à Cambremer. voir également1F464.

1827 – archives SHL.
1F464 : Dossier Philippe :
– comptes d’un commerce.(Cambremer ?)
– 1827 : brouillon de la bricterie (briqueterie)
– 1808-1827 : marchand de chapeaux, briques et tuiles
– 1582-1646 : pièces plus anciennes : aveu de 1582, tabellionnage de Montpinçon,
voir également 1F491

1880-1886 Archives SHL.
1F50 – 1880-1886 :
Factures diverses adressées à Capelle et Lemeunier, de Cambremer, par:
Dortail-Doesnard, métaux, à Lisieux
Creton-Boutey, toiles, à Lisieux
Albert Ravant, fonderie de fer, à Saint Jacques de Lisieux
Monsllié Père, mécanicien, à Orbec (tarif)
Ernest Bunel, faïencerie (anc. maison Libois)

1896. – archives SHL.
1F501 : 1896 : Capelle quincaillier à Cambremer, divers reçus. (peuvent concerner des commerçants de Lisieux)

Autres Archives SHL :

« IMPRIMES »
II A 5 : Tableau du district de Pont-L’Evêque, réduit à 93 paroisses et deux succursales, avec la liste des paroisses supprimées, noms des fonctionnaires publics et autres ecclésiastiques qui ont déféré à la loi du serment et l’indication des remplacements à faire par l’ordre de suppression proposé.(cantons de Pont-L’Evêque, Honfleur, Blangy le Château,Bonnebosq, Cambremer, Beuvron, Touques, Dives, Crévecoeur, Beaumont)

1791
1F893 : 1791 : Divers grand séminaire de Lisieux. Mense conventuelle de Grandouet et Cormeilles.

3 – ARCHIVES SHL:

Fonds 25 F LEMETAYER-DESPLANCHES : 1er classeur :
III B 2 : 1851 : Etat des contingents de la région, les sympathisants.
LEMETAYER-DESPLANCHES : Voir Archives SHL, Fonds 25F 2e classeur.

Archives NEDELEC Communes

Archives SHL : Achat du 11-02-2003. Lot n° 7
85 / Cambremer et environs (Calvados). Famille Conard, 1 cahier papier, 26 p., 1677.120€

Carnets de Charles Vasseur :

– Exemptions de Saint Candé, Nonant et Cambremer.
– Analyses et transcriptions diverses : « Transcriptions.doc »
– HH 1 Parchemins trouvés chez le brocanteur, intéressant pour la plupart le fief du BREUIL-SUR-DIVES et la famille de FRANCQUEVILLE
Maître François BENCE, huissier héritier de Jean BENCE, son père, partageant contradictoirement avec Jeanne MONFORT, sa mère (contrat de mariage de 1601) 12 pièces ou portions de terres en roture, situées en SAINT-GERMAIN-DE-LIVET.
Pièce de procédure faite devant Robert LAMBERT, escuyer, sieur de FOURMENTIN, conseiller du Roy, vicomte d’AUGE, et…. des sergenteries de CAMBREMER et de SAINT-JULIEN-LE-FAULCON.

– liste de notaires : CAMBREMER
1703 7 mars – Pierre Fortin et Jean Conard tabellions royaux à Cambremer
1771 – Quetel tabellion à Cambremer
dernier fascicule – page 141

1761 3 juillet
Noble Dame Marie Françoise Lebrun, soeur et héritière de Philippe Lebrun, escuyer, sieur de la Forguette, demeurant à Putot
et
Monsieur Bazin de Sainte Honorine héritier de feu Messire Jacques Bazin, seigneur de Cambenard, demeurant paroisse de Bonnebosq

p.170
Sieur René François Paris, ancien gendarme, au nom et comme ayant épousé Demoiselle Geneviève Elisabeth de Clinchamp, tant pour eux que pour le sieur Delacroix, au nom et comme ayant épousé Demoiselle Marie-Claude de Clinchamp de Champaux, héritières du sieur Jean François de Clinchamp, escuyer.

Dame Louis Généviève de Pluviez, veuve et héritière de Monsieur de Clinchamp escuyer,
et divers autres
Noble Dame Marie Anne de Grieu demeurant à Cambremer

Bourg, paroisse et sergenterie, diocèse de Bayeux, élection de Pont l’Evêque
5 feux privilégiés et 160 taillables (expilly)
Comme Dive, Lisieux et St Pierre sur Dives, Cambremer avait sa banlieue dès avant la conquête de la Normandie par Philippe Auguste.
Ruines romaines
Eglise reconstruite vers l’an 1165 du temps de Henry, évêque de Bayeux, qui en fit dit-on la dédicace. La cloche seule subsiste de cette construction.

Voir :
Recherche des Nobles de Lisieux p.78 et 76
Montfaut 26, 25 et 31
Annuaire Normand 1864 p. 123
Normand du 13 février 1869 et 27 février
Delisle Echiquier p 23 n°88, p 102 n°403, p.263 n°275
Notice sur Notre Dame de la Délivrande 1862 p.55
Extrait de la Ste Historique de Lisieux 14-78
Formeville I

Insinuations

Description de l’église du 9 septembre 1869 et croquis

Recherche de Montfaut 1463
Nobles de la sergenterie de Cambremer :
Jean de Biéville de Cambremer
Guy de Poursel de Cambremer
Guillaume de Biéville dudit lieu
Thoumin Quiedivaux (Quieditaux) sz Cambremer

Histoire du chanoine de Cambremer:
De temps immémorial le chapitre de Bayeux était obligé, en réparation du crime de meurtre commis en l’an de Notre Seigneur 800 sur Valfride, évêque de Bayeux par les chanoines de son église, d’envoyer tous le ans un chanoine à Rome pour y chanter l’épître de la haute messe de minuit. S’il y manquait il devait payer une forte somme d’argent. Le tour de Maître Jean Patye, chanoine de la prébende de Cambremer arriva. Il fut averti, suivant l’usage, plusieurs mois auparavant, mais, s’en gêna si peu que la vielle de Noël 1537 il était encore à Bayeux. Ses confrères lui reprochèrent sa négligence. Il leur répondit qu’ils ne s’inquiétassent point, il irait à Rome, en reviendrait et qu’ils seraient satisfaits.
Le chanoine se retira dans sa chambre, prit son grimoire et fit venir le Diable avec lequel il entretenait depuis longtemps des liaisons. « Il faut que tu me portes cette nuit à Rome lui dit-il, et que tu m’y portes en pensée de femme, c’est à dire plus vite que le vent. Attends moi sous les orgues et au premier coup de neuf heures je suis sur ton dos ».
Après que le chanoine eut entonné le Domine Labia de Matines il rejoignit sa monture. En un clin d’œil ils s’élevèrent dans les airs et se trouvèrent sur la mer.
Alors le tentateur conseilla au chanoine de faire le signe de la croix en lui adressant ces vers :
« Signa te, signa temere, me taugis et augis, Roma tibi subito motibus ibit amor »
Peu touché du distique infernal qui se peut lire de droite à gauche ou de gauche à droite, Jean Patye répondit : « allons toujours ce qui est porté par le diable est bien porté ».
Il arriva à Rome lorsqu’on chantait l’Introït de la messe de minuit. Il laissa le diable sous le portail de l’église et lui commanda de l’attendre. Il chanta l’épître et entrant dans sacristie il se fit représenter le titre original en vertu duquel le chapitre de Bayeux était tenu d’envoyer tous les ans un chanoine à Rome chanter l’épître de la messe de minuit, il fit semblant de l’examiner et le jeta au feu.
Les prêtres romains restèrent stupéfaits de l’action hardie du chanoine normand, il profita de leur surprise, sortit de la sacristie et rejoignit sa monture.
Il entra dans la cathédrale de Bayeux lorsqu’on chantait Laudes dont il avait commencé Matines, de sorte qu’il ne fut que quatre heures parti.


4 – SAINT PAIR DU MONT:

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

L’église de St-Pair, située à 1 kilomètre environ de l’ancienne route royale de Paris à Cherbourg, est bâtie à l’extrémité d’un plateau très-élevé qui domine une immense étendue de pays.
La construction de l’église de St-Pair remonte au XIIIe siècle. Le choeur, plus élevé que la nef, était éclairé de chaque côté par des fenêtres en lancettes dont une seule a conservé sa forme primitive. Il se termine, à l’orient, par un chevet droit, percé de trois lancettes ; la Fabrique de St-Pair a fait rouvrir ces fenêtres, qui étaient bouchées. La nef, dont les murs ont été repercés aux XVI, et XVIIe siècles, n’offre aujourd’hui aucun intérêt.

Le clocher, en charpente, qui surmonte le portail, renferme une cloche provenant de l’ancienne église de St-Laurent-du-Mont, démolie pendant la Révolution; elle porte la date de 1780 et avait pour parrain haut et puissant seigneur Henri-Thomas-Robert d’Angerville, seigneur et patron de St-Louet-sur-Loson, du Mesnil-Leury, Hubertan-le-Vieux, Hubertan-le-Jeune, Colleville, Chanteloup-sur-Fellgère et autres lieux; et pour marraine « haute et puissante demoiselle Marie-Françoise-Julie de Francqueville, baronne de Morainville, dame et patronne du Mesnil-sur-Blangy, Livet et la Couyère, dame et patronne honoraire de Beuvilliers.
Parmi les oeuvres d’art que possédait l’église St-Laurent, on remarquait une magnifique exposition dans le style Louis XIV, dont la forme gracieuse et la riche ornementation faisaient l’admiration de tous les connaisseurs. Cette oeuvre, reléguée pendant long temps dans un coin obscur de la sacristie de St-Pair, a été habilement restaurée par M. Léonard et placée dernièrement dans le choeur.
L’autel a été composé et exécuté par M. Léonard. Sur la face principale est représenté le Christ au tombeau.
M. Le Vardois a décrit, dans le Bulletin monumental, le vitrail qui occupait une fenêtre du choeur et qui a disparu, par suite de travaux faits il y a quelques années (V. la page suivante).
Cette verrière avait une date; elle était, en outre, remarquable par le semé d’hermines et de fers à-cheval d’or, pièces principales des armoiries de la famille de Ferrières.
Un témoignage irrécusable se trouvait dans l’inscription du nom de cette famille, tracé en lettres gothiques au bas de la verrière. Au centre de la vitre, on avait peint des corniches et frontons dont quelques restes seulement subsistent. Ces ornements servaient d’encadrement à un tableau. Le tout était entouré d’une bordure hardiment exécutée. Les sujets ressortent en gris sur fond jaune d’or. De la bouche de l’ange placé au sommet descend, de chaque côté, une guirlande de fleurs et de fruits accostés par des oiseaux dont la queue se termine par des fleurons recourbés; elle forme ainsi
le plus élégant cordon d’arabesques que l’on puisse imaginer.
La réouverture des trois fenêtres à lancettes du chevet est une heureuse compensation des pertes éprouvées, pour l’archéologie, par la destruction de ce vitrail.
L’église de St-Pair est sous l’invocation de saint Paterne.
Le seigneur nommait à la cure; le curé percevait les dîmes.
Cette paroisse faisait partie de l’exemption de Cambremer, et conséquemment du diocèse de Bayeux.

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