FAUGUERNON


NOTES sur FAUGUERNON – 14260.


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Archives Calvados.
Fauguernon (Calvados)
Canton actuel : Pont-l’Évêque
Arrondissement actuel :Lisieux
Code INSEE : 14260

Dictionnaire topographique du département du Calvados C. HIPPEAU.
Fauguernon, canton de Lisieux (1 ère section).
Faguernon, 1198 (magni rotuli,p. 14, 2).
Fagernon, 1282 (cart. norm. n° 998, p. 257, note).
Faguellon XIV° s°;
Fauguernon, XVI° s° (pouillé de Lisieux, p. 38).
Faulxguernon, 1620 (rôles des fiefs de la vicomté d’Auge)
Fauquernon, 1667(carte de Sanson).
Fau Guernon, 1703 (d’Anville).
Fauguernn, fald-warn, village du garde. Supplément aux étymologies-L. C.

Par. de Saint-Régnobert.
patr. le seigneur du lieu.
Dioc. de Lisieux
doy. de Touque.
Génér. d’Alençon
élect. de Lisieux
sergent.de Moyaux.

Lieux-dits de: FAUGUERNON.
Borellerie (La), h. – Boulaye (LA), h. – Buisson (LE), h. – Cambrai, chât. – Cuillard, h. – COMMANDERIE (La), – Cour-au-Sable (La), h. – COUR-DE-L’ÉTANG (LÀ); f – Cour-Houlette (La), f – Fortinière (La), h. – [Lieu Bunel(Le), h. Bulnellum, 1234 (lib. rub. Troarn. p.-15).] – LIEU-CHOUQUET (LE), h. – Lieu-DE-BAS (Le), h. – Lieu-de-la-Vache (Le), h. – LIEU-GUILLARD (LE), h. – Lieu Tillière (LE),.h. – Monniers (Les), h. – Morbec, h. – PAVILLON(LE), f. – Quesney ( Le) h – Traginière (LA), h. –

LA BARONNIE ET VICOMTÉ DE FAULXGUERNON – BAILLIAGE DÉVREUX ET VICOMTÉ D’ORBEC.
De la Baronnie de Faulxguernon :

  • Le fief de Saint-Nicol, 8° de fief, assis à Sainte-Catherine et relevant l’Etienne de Honfleur, possédé par Jacques de Brèvedent, Ecuyer
  • La châtellenie de Fontenay-le-Marmion, au bailliage de Caen, vicomté de Falaise, possédée par M. le baron de Beuvron. La teneure prétendue par le Procureur du Roi,de Falaise, dont il y a encore procès pendant et indécis aux requêtes du palais à Paris
  • Le fief de Fontenay-le-Paynel, en la vicomté de Caen, qui est un quart de fief.
  • Le fief de Tilly, plein fief de Chevalier, assis sur la Vicomté de Caen.
  • La baronnie et vicomté de Bricquebecq, assise au bailliage de Costentin, possédée par M. de Longueville.
  • Les deux fiefs de Saint-Clou, qui sont deux pleins fiefs de Chevalier, assis en ladite paroisse de Saint-Clou, possédés par Claude d’Abault, Ecuyer.
  • Duquel fief relèvent les fiefs qui ensuivent :
    • Le fief de La Poterie, assis en la paroisse de Tourgeville, possédé par les héritiers du feu sieur de Bléville Varinier.
    • Le fief de Saint-Melaigne, quart de fief, assis audit Saint-Melaigne, possédé par François de Malortie, Ecuyer.
    • La vavassorerie de La Barberie, assise à Glanville, possédée par Louis Turgot, Ecuyer.
    • Les fiefs de Blosseville, deux pleins fiefs de Chevalier, assis en la paroisse de Pennedepie, possédés par Robert Mallet, Ecuyer, sieur de Saint-Martin.
    • Duquel fief sont tenus les fiefs ci-après :
      • Le fief de la Fontaine-Esmanguard, assis à Saint-Ymer, qui sont deux tiers de fiefs possédés par Nicolas Cheron, Ecuyer.
      • Le fief de Glatiny, quart de fief assis à Tourgeville, possédé par Gilles de Giverville, Ecuyer.
        • Du fief de Glatigny relève :
        • Le fief de Beaumonchet, 8 de fief, assis à Tourgeville, possédé par Nicolas de Grieu, Ecuyer.

Le fief de Barneville-la-Bertran, plein fief de Chevalier, assis audit Barneville, possédé par Nicolas-Claude Le Jumel, Ecuyer

Guillaume d’ANGERVILLE, maréchal héréditaire de Normandie, possédait la terre d’Auvrecher, sous le dernier duc de Normandie, avec un fief à Fau­guernon, ainsi qu’il appert d’un aveu rendu au roi Philippe-Auguste par Richard d’Angerville, après la réunion du duché de Normandie à la couronne de France . Nobiliaire de Normandie, publié par une société de généalogistes – E. de Magny
Dans une Charte en latin, du mois d’octobre 1204, du Monastère de Beaumont-en-Auge, on trouve GUILLAUME D’ANGERVILLE., qui confirme la donation de la dixme de la Terre et du Moulin de Fauguernon, faite par son père et ses prédécesseurs(…)consentement d’Hedvige, sa femme, donne en pure aumône les deux tiers de la dixme de tout son Fief du Mesnil, situé à Fauguernon. (Procès-verbal des preuves de noble Augustin d’Angerville).

Fauguernon fut érigé en baronnie, vicomté et châtellerie par la réunion des terres et seigneurie d’Angerville, Forges, Sourdeval, Caresis, Bois-Raverot, la Coeurie; cette baronnie mouvait de l’ancienne baronnie de Roncheville. Le fief Quesnai ou Kesnoi, à Fauguernon, s’étendait sur Saint-Étienne de-la-Thillaye.
De la baronnie et vicomté de Fauguernon, un des plus grands fiefs du duché de Normandie, relevaient les fiefs de haubert de Saint-Nicol, huitième de fief assis à Sainte-Catherine-de-Honfleur; la châtellenie de Fontenay-le-Marmion (Calvados, arr.Caen, cant.Burgébus); le quart de fief de Fontenay-le-Pesnel; le fief de Tilly (plein fief de chevalier) la Poterie, fief sis à Tourgéville; la vavassorie de la Barberie, sise à Glanville; le quart de fief de Glatigny, 1620 (fiefs de la vicomte d’Auge).
La vicomté ou baronnie de Fauguernon était un des grands fiefs du duché de Normandie. Elle se composait de huit fiefs de haubert, dont plusieurs avaient eux-mêmes des forteresses importantes. Elle s’étendait sur le Pin, Norolles, Saint-Philbert-des-Champs et autres paroisses environnantes.
La Baronnie de Fauguernon était composée de huit fiefs dont deux étaient : la Pinterie, ferme située sur la paroisse du Pin et le Bois Ravenot, assis sur Ecorcheville au milieu duquel on voyait encore les ruines d’un ancien château qui avait été bâti. Appartenait à Monsieur le Marquis de Pierrecourt en 1721 (Dictionnaire des tailles tome II p.61)

La sieurie de Béchet relevait aussi de la vicomté de Fauguernon en 1627.

Le Bois du Mieux était une aînesse de la châtellerie de Fauguernon sur la paroisse de St Philbert.

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

DU BOIS Louis – Histoire de Lisieux – Tome 2, Livre VIII page 342. Commune de Fauguernon.
CAUMONT Arcisse de, – Statistique monumentale, t. V, pp. 24-41
CORNU Joseph, Promenades à travers les communes rurales des environs de Lisieux,.
COTTIN Michel, « Notes sur quelques moulins du Pays d’Auge et du Lieuvin en 1796 », Histoire et Traditions populaires – Foyer du Billot.
DELISLE Léopold, Les Cartulaires de la Baronnie de Briquebec, Saint-Lô, F. Le Tiral, 1899, In-8°, 26 p.
DETERVILLE : CHARME DISCRET DES MANOIRS DU PAYS D’AUGE.
Fauguernon, La Ferme du Château, CDMPA, pp. 115-116
Fauguernon, Le Manoir du Pavillon, CDMPA, pp. 118-120; pierre et brique, galerie à 4 arches, pavillons en façade, tourelle d’escalier en arrière, tourelles d’encoignure, épi de faîtage
DETERVILLE Philippe, Richesse des châteaux du Pays d’Auge, Condé-sur-Noireau, Corlet, 1989.
DETERVILLE Philippe, « Le manoir du Pavillon à Fauguernon », PAR, 35, N° 4, Avril 1985, pp. 3-7
DETERVILLE Philippe, « Les colombiers du Pays d’Auge », PAR, 44, N° 5, Mai 1994, pp. 12-18, ill.
DORANLO Dr Raoul, « Essai d’inventaire des camps, retranchements, mottes et fortifications antiques du Lieuvin (arrondissement de Lisieux et de Pont-l’Evêque) BSHL, 1924-1926, N° 26, 1926, p. 5
Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 1007.
« Entreprise B.I.O., à Fauguernon », dans Entreprise Normande, N° 8, février 1967, p. 55. = AD 14 T III/21
« Fauguernon. La Monteillerie « , BSHL, 1907, N° 6, pp. 16-18
« Fauguernon. La Monteillerie – Erection de fief de haubert », BSHL., 1907, N° 16.
FOURNIER Dominique : note de toponymie : Cambremer, Fauguernon, Firfol – Bulletin Le Billot n°47 Sept.1994
FRONDEVILLE Henri de, Le Compte de la Vicomté d’Orbec pour la Saint- Michel 1444.
FRONDEVILLE Henri de, Recherches sur la Vicomté d’Orbec au XIV° siècle, Bernay, Claudin s.d. (1938). Extrait du Bull. de Soc. Hist. d’Orbec, II, (1938), 76 p.
GURREY Patrick, Chronologie du Château de Fauguernon, BSHL n°42, septembre 1998.
HIPPEAU Célestin, Dictionnaire topographique du Département du Calvados, Paris, Imp. Nationale, 1883, (p. 110)
LA ROQUE Labbey de, Recherche de Montfaut, Caen, Poisson, 1818. In-8°, 168 p.
LA ROQUE Labbey de, Supplément à la Seconde édition de la Recherche de Montfaut, Caen, Poisson, 1824. In-8°, 30 p.
LA ROQUE Labbey de, Recherche faite en 1540, par les Elus de Lisieux des nobles de leur Election, Caen, Poisson, 1827.
LEBEURIER P.-F., Rôle des taxes de l’arrière-ban du bailliage d’Evreux en 1562 avec une Introduction sur l’histoire et l’organisation du ban et de l’arrière-ban, Evreux.
LE CACHEUX Paul, Correspondance de la famille d’Estouteville (1460-1535).
LENGAGNE Cristelle : Quelques réflexions …décès d’un journalier et de son épouse en 1780. BSHL n° 53, Décembre 2002.
LE PREVOST Aug, Pouillés du Diocèse de Lisieux, pp. 38-39
Charles MILCENT et André ROSTAND, « Le château de Flamanville et ses propriétaires: les Basan, les Le Conte de Nonant de Raray, les Sesmaisons », Société d’archéologie et d’histoire de la Manche.
LE PREVOST Auguste, Pouillés du Diocèse de Lisieux, pp. 38-39
MANEUVRIER Christophe : Le récit de la translation des reliques de saint Regnobert.
NAVEL Henri, « A propos de recherches sur les fiefs de la vicomté de Caen », BSAN, XLIX, XLII, 1945 (1946).
NEUVILLE Louis RIOULT de, Le Moulin de Fauguernon in La Normandie Monumentale et Pittoresque.
Abbé PIEL, Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien diocèse de Lisieux.
PREVOST G.-A., Armorial général de France (Edit de Novembre 1696).
RAULT Fernand, « Le château de Fauguernon », PAR., 22, 11 – 1972, pp. 15-18
RAULT Fernand, Compte rendu de l’excursion du 27 mars 1977 aux mottes et châteaux du Pays d’Auge.
SAIGE Gustave, Cartulaire de la seigneurie de Fontenay-le-Marmion.
SAUVAGE René-Norbert, Catalogue des manuscrits de la Collection Mancel.
VASSEUR Charles : voir sur Fauguernon BSHL n°42, septembre 1998.
VASSEUR Charles-Modeste-Victor, Mémoire sur les moulins féodaux, Caen, 1873, In-8°

2 – Pièces Justificatives

Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien Diocèse de Lisieux – PIEL L.F.D.

112. – Le 15 juillet 1693, vu l’attestation du sr Daufresne, curé de Fauguernon, dispense de bans pour le mariage de Robert Herrier.

121. – Le 20 mars 1693, reçurent la tonsure et les ordres mineurs :
– Philippe Noncher, fils d’André et d’Anne Desmouceaux, de la parr. de Fauguernon.

154 – Le 27 août 1693, honn. femme Anne Desmouceaux, Vve d’André Noncher demeurant à Fauguernon, constitue loi livres de rente en faveur de son fils, Me. Philippe Noncher, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés.

155. – Le 1 er septembre 1693, Me Antoine Hélix, lieutenant-général en la haute-justice de Fauguernon, demeurant au Pin, constitue 150 livres de rente en faveur de son fils, M. François Hélix, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Fait et passé en présence de Me Guillaume Hélix, avocat au bailliage d’Orbec.

190. – Le 19 sept. 1693, furent ordonnés sous-diacres :
Philippe Noncher, acolyte de la parr, de Fauguernon.

14. – Le mars 1694, Me Jean Lefebvre, pbfë, curé du Brefdent (Brèvedent) et chapelain de la chapelle simple de St-Renobert, fondée au château de Fauguernon, résigne purement et simplement lad. chapelle entre les mains de noble dame Françoise de Mire, vicomtesse de Fauguernon, baronne d’Alberville et autres lieux, Vve de feu Mesre Louis-Jacques Leconte, chevr, seigr et marquis de Pierrecourt, dame et patronne de lad. chapelle.
Séance tenante, lad. dame vicomtesse nomme à ce bénéfice, ainsi vacant, la personne dud. sr Jourdain. Fait et passé au château de la Pinterie, demeure de lad. dame.
Le 27 mai 1694, Mre Pierre Audran, vic. gl, donne aud. sr Jourdain, curé de St-Jacques, la collation de la chapelle St-Renobert et son visa aux lettres de provision de la chapelle du Manoir d’Avranches.

Le 28 sept. 1694, le sr Jourdain pourvu de la chapelle St-Renobert, fondée et à présent desservie en la parr, de Fauguernon, ne requérant pas résidence, prend possession dud. bénéfice par la libre entrée en l’église paroissiale dud. lieu, où s’étant prosterné le sr Jourdain a fait sa prière devant le St-Sacrement et baisé l’autel où est l’image de Ste Anne, et autres cérémonies accoutumées, en présence de Me Pierre Daufresne, pbrë, curé de Fauguernon; Me Joseph Hemery, pbfë, vicaire de lad. parr., et Me Pierre Montoure, sr de la Tour, aussi de lad. parr.

62. – Le 10 avril 1694, sous-diacres du diocèse de Lx qui, rite dimissi. furent ordonnés diacres, à Evreux :
Me Philippe Noncher, de la parr, de Fauguernon;

78. – Le 20 août 1694, Me Jacques Crochon, greffier en la haute justice de Fauguernon, demeurant à Lx, constitue 150 livres de rente en faveur de son fils, Me Jacques Crochon, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés.

6. – Le 21 sept. 1695, les acolytes dont les noms suivent sont autorisés à recevoir le sous-diaconat à Bayeux : Charles-François de Parey, clerc de Fauguernon, est autorisé à recevoir les ordres mineurs a Bayeux ou à Coutances.

59. – Le 9 sept. 1695, Mesre Charles de Parey, chevr, seigr et patron de Combrey, demeurant en sad. terre, parr, de Fauguernon, constitue 150 livres de rente en faveur de son fils, Mr. Charles-François de Parey, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Cette rente est garantie par Mre Gabriel Mallard, pbrë, curé de Norolles, et autres cautions. – Le dimanche suivant, 12 sept., lecture dud. acte fut faite à l’issue de la messe paroissiale de Norolles, en présence de Me Haguelon, pbrë, qui avait célébré, de Jacques Huard, sr du Buisson, et autres.
Le 12 sept. 1695, led. sr de Parey, acolyte, obtient un bref du pape Innocent XII qui l’autorise à recevoir la prêtrise à l’âge de vingt-trois ans.
Le lendemain, nouveau bref qui autorise encore led. de Combrey 1° à se faire ordonner extra tempora, 2° sans garder les interstices, 3° à s’adresser pour recevoir les ordres à tout évoque catholique qu’il voudra choisir, du consentement toutefois de l’ordinaire.
Le 22 nov. 1695, le seigr évêque de Lx accorde au sr de Combrey, sous-diacre, l’autorisation de recevoir le diaconat où bon lui semblera.
Le 10 décembre 1695, la nomination à la chapelle Ste Catherine en la Cathédrale appartenant au seigr de Combrey, Mesre Charles de Parey, représenté par son épouse, noble dame Marie-Françoise-Elisabeth de Couvert, nomme à lad. chapelle, vacante par la mort de Me Jean Ledanois, pbrë, dernier titulaire, la personne de son fils, Me Charles-François de Parey.
Le même jour, Mre Christophe Le Nepveu, vie. gl, du seigr évêque donne aud. sr de Parey la collation dud. bénéfice.
Le 12 décembre 1695, le sr de Parey est mis en possession de la chapelle Ste Catherine, en présence de Me Guillaume Véron, diacre, chapelain de la Cathédrale et de Me Antoine Guéret, pbrë de lad. Eglise. – Le titre de cette chapelle oblige à y célébrer tous les jours la messe du St-Esprit et à desservir assidûment aux heures canoniales de cette Eglise (cathédrale).

260. – Le 29 avril 1696, Jacques Noncher, fils d’André et d’Anne Desmouchaux, de la parc, de Fauguernon, reçoit la tonsure et les ordres mineurs.

476. – Le 22 août 1698, Me Pierre Jourdain, pbre, chanoine, archidiacre en la Cathédrale et chapelain de la chapelle de St-Renobert de Fauguernon, remet purement et simplement lad. chapelle entre les mains de Mesre Jean-François Le Conte, chever, seigr marquis de Pierrecourt, comte de Fauguernon et autres lieux. Fait à Lisieux, en l’étude de Me Robert Morel, notaire apostolique.
Le même jour, led. seigr de Pierrecourt nomme à lad. chapelle la personne de Me Jacques Lefebvre, pbre de ce diocèse et docteur de Sorbonne.
Fait au château de la Pinterie, parr. du Pin.
Le 25 août 1698, Mre de Franqueville, vic. gl, donne aud. s r Lefebvre la collation de lad. chapelle.
Le même jour, le sr Lefebvre prend possession de la chapelle St-Renobert «par la libre entrée de la porte de l’église paroissiale de la parr, de Fauguernon en laquelle led. sr Lefebvre s’est prosterné à genoux, a fait sa prière devant l’autel de la chapelle St-Renobert, a baisé icelluy, et autres cérémonies accoustumées», en présence de M. Pierre Daufresne, pbrë, curé de Fauguernon; Robert Bosquier, pbrë, vicaire dud. lieu, et dom Gabriel Legrand, pbrë, religieux de Grestain.

364. – Le 10 avril 1700, furent ordonnés sous-diacres :
Me Jacques Noncher, acolyte de la parr, de Fauguernon.

194. – Le 26 mars 1701, Me Jacques Noncher, sous-diacre de Fauguernon, est ordonné diacre.

878. – Le 15 avril 1702, furent ordonnés prêtres :
Me Jacques Noncher, diacre de Fauguernon.

549. – Le 22 sept. 1703, reçurent la tonsure et les ordres mineurs :
Pierre De Lamare, fils de Pierre et de Louise Martel, de la parr, de Fauguernon;

625. – Le 26 sept. 1705, vu l’attestation du sr Jéhanne, pbfë, vicaire de St-Germain de Lisieux, et du sr Duval, vicaire de Fauguernon, dispense de bans pour le mariage entre Jean-François Lachey, fils de Nicolas, fermier du château de Fauguernon, et Anne-Suzanne Dutertre.

146. – Le 9 mars 1706, Nicolas et François Delamarre, frères, demeurant en la parr, de Fauguernon, constituent 150 livres de rente en faveur de Me Pierre Delamarre, acolyte, leur frère, demeurant aussi en lad. parr., afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés.

Curé. – P. Daufresne.
Vicaires. – J. Hémery – R. Bosquier – J. Duval.
Prêtre de la paroisse. – P. Noncher.
Clercs. – P. Noncher – Jacques Noncher – C.-F. de Parey – P.Delamare.
Seigneurs et notables. – R. Herrier – P. Montour – C. de Parey – P. de la Faye.
Chapelle Saint Renobert. – Chapelains. – Jean Lefebvre – P. Jourdain – Jacques Lefebvre –
Patron. – P. de Mire, dame de Pierrecourt – J.-F. Leconte de Pierrecourt..

405. – Le 13 janv. 1711, Me Jean Nicolle, pbfë du diocèse de Lx, demeurant en la parr, de Fauguernon, pourvu de la cure des Authieux sous-Regnouard, vacante par la mort de Me Michel Morin, prend possession dud. bénéfice.

340. – Le 5 mars 1712, Nicolas Lachey, marchand, demeurant à Fauguernon, constitue 150 livres de rente en faveur de Me Louis Isaac, acolyte de la parr, de N.-D. de Préaux, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés.

90. – Le 23 mai 1713, disperse de parenté au 3e degré pour le mariage entre Gédéon Auber, Escr, seigr de Beaumoucel, demeurant à Beuzeville, et damlle Marie-Françoise de Parey, demeurant en la parr. de Fauguernon.
Gédéon Auber, chevr, seigr de Beaumoucel, était fils de feu noble seigr, Mesre Arthus-Antoine Auber, chevr, seigr dud. fief, et de noble dame Anne de Calmesnil, demeurant à Beuzeville. – Damlle Marie-Françoise de Parey, était fille de noble seigr Mesre Charles de Parey, chevr, seigr et baron de Parey, Combray, etc., et de noble dame Elisabeth-Marie-Françoise de Couvert, demeurant à Fauguernon.

94. – Le 2 oct. 1716, la nomination « à la chapelle St-Renobert, fondée antiennement dans le chasteau de Fauguernon et desservie dans l’église parrlle » dud. lieu, appartenant au seig de Fauguernon, haut et puissant seigr, Mesre Jean-François Le Conte de Nonant, chevr, seigr et marquis de Pierrecourt, baron et haut-justicier de Fauguernon, seigr de la Pinterie, du château du Pin, Angerville, Betteville, St-Philbert-des-Champs, Forges et autres lieux, demeurant en son château de la Pinterie, parr, du Pin, nomme à lad. chapelle de St-Renobert, vacante par la mort de Me Jacques Lefebvre, pbrë, docteur de Sorbonne, dernier titulaire, la personne de Mesre François-Louis Le Conte de Nonant, clerc tonsuré de ce diocèse, chapelain de Ste-Geneviève de Bétisy, diocèse de Soissons, demeurant aussi au château de la Pinterie. Fait à Lisieux « en l’hostellerie où pend pour enseigne la Couronne, faubourg de la Chaussée, parr. St-Germain, en présence de Me Nicolas Passey, pbrë habitué en l’église St-Germain, et Robert Louvet, maître de lad. hôtellerie.
Le même jour, le seigr évoque donne aud. sr Louis-François Le Conte de Nonant la collation dud. bénéfice.
Le 8 oct. 1716, le sr Le Conte de Nonant se rend au château de Fauguernon pour prendre possession de lad. chapelle; mais « n’en ayant trouvé aucune vestige à raison des ruines et démolitions dud. chasteau », il se transporte en l’église paroissiale de Fauguernon, et y est mis en possession de lad. chapelle par la libre entrée de l’église, « s’estant prosterné à genoux devant le grand autel où est l’image de St-Renobert », et autres cérémonies requises. Fait en présence de Me Pierre Daufresne, pbrë, curé de Fauguernon; Me Jean de Boissey, pbrë, curé de St-Philbert-des-Champs; Me Sébastien Aubert, pbrë, vicaire de Fauguernon.

116. – Le 26 juin 1719, la nomination à la cure de Fauguernon appartenant au seigr du lieu, Mesre Jean-François Le Conte de Nonant, chevalier, seigr marquis de Pierrecourt, vicomte et baron de la châtellenie et vicomte de Fauguernon et haute-justice en dépendant, nomme à lad. cure, vacante par la mort de Me Pierre Daufresne, pbrë, dernier titulaire, la personne de Me Nicolas Godillon, pbrë, curé de St-Jean de Trouville. Fait à Lx, « en l’auberge où pend pour enseigne la Couronne, fauxbourg de la Porte de la Chaussée », en présence de Me Jean Boissey, pbrë, curé de St-Philbert-des-Champs.
Le 5 juillet 1719, le seigr évêque donne aud. sr Godillon la collation dud. bénéfice.

122. – Le 26 juin 1719, la nomination à la chapelle de N.-D. en l’église de Fauguernon appartenant au seigr du lieu, Mesre Jean-François Le Conte de Nonant, seigr marquis de Pierrecourt, vicomte et baron de la châtellenie et vicomte de Fauguernon, nomme aud. bénéfice, vacant par la mort de Me Pierre Daufresne, pbrë, dernier titulaire, la personne de Mre Louis-François Le Conte de Nonant, clerc, tonsuré du diocèse de Paris, chapelain de Ste-Geneviève de Béthisy et de St-Renobert.
Fait à Lx, en l’auberge où pend pour enseigne la Couronne.
Le 20 juillet 1719, le seigr évêque donne aud. sr Le Conte de Nonant la collation de lad. chapelle N.-D.

168. – Le 20 déc. 1719, Me Nicolas Godillon, pbrê, curé de Trouville et aussi pourvu de la cure de Fauguernon dont il n’a pas pris possession, remet purement et simplement led. bénéfice de Fauguernon entre les mains de Mesre Jean-François Le Conte de Nonant, chevr, seigr marquis de Pierrecourt, vicomte et baron de la chàtellenie et vicomte de Fauguernon et haute-justice en dépendant, seigneur présentateur de lad. cure.
Le 4 janv. 1720, led. seigr de Pierrecourt nomme à la cure de Fauguernon la personne de Me François Hélix, pbrê, curé de St-Martin d’Ecorcheville. Fait à Lx, « en l’auberge où pend pour enseigne la Couronne, fauxbourg de la Porte de la Chaussée, parr. St-Germain», en présence de Me Jean Boissey, pbrê, curé de St-Philbert-des-Champs, et autres témoins.
Le même jour, le seigr évêque donne aud. sr Hélix la collation dud. bénéfice.
Le 10 janv. 1720, le sr Hélix prend possession de la cure de Fauguernon, en présence dud. sr curé de St-Philbert; Hélie Brinaux, trésorier de l’église de Fauguernon; Michel Le Boctey, Escr, demeurant à Fauguernon; Me. Sébastien Aubert, pbrê, vicaire de lad. parr.; Me Jean Pépin, pbrê, vicaire de St-Philbert, et autres témoins.
169 – Le 10 janv. 1720, Me Jean Boissey, pbrê, curé de St-Philbert-des-Champs, au nom et comme procureur de Mesre Louis-François Le Conte de Nonant, clerc tonsuré du diocèse de Paris, prend possession de la chapelle de N.-D., fondée en l’église de Fauguernon, en présence de Me François Hélix, curé de Fauguernon; Me Jean Pépin, pbrê, vicaire de St-Philbert-des-Champs; Me Sébastien Aubert, vicaire de Fauguernon; Me Georges-François Hélix, pbrê, desservant le prieuré de St-Hymer-en-Auge; Michel de Boctey, Escr, et Hélie Brineaux, trésorier.

195. – Le 24 janvier 1720, Me François Hélix, pbrë, curé d’Ecorcheville et aussi curé de Fauguernon, résigne led. bénéfice d’Ecorcheville entre les mains de Mesre Jean-François Le Conte de Nonant, marquis de Pierrecourt, patron présentateur de la cure d’Ecorcheville.

263. – Le 6 mai 1720, la nomination à la chapelle Ste Catherine en la Cathédrale appartenant au baron de Combray, Mesre Charles de Parey, chevr, seigr baron de Combray, seigr de Norolles, la Londe et autres lieux, demeurant en son château de Combray, parr. de Fauguernon, nomme à lad. chapelle, vacante par la mort de Me Nicolas Lesguillon, pbfë, dernier titulaire, la personne de Me Daniel Lefort, pbfë, chapelain de la chapelle St-Vivien en la Cathédrale. Fait au château de Combray, en présence de Me Jacques Boessey, curé de S-Philbert-des-Champs.
Le 14 mai 1720, led. sr Lefort obtient du seigr évêque la collation de lad. chapelle.
Le 17 mai 1720, il est mis en possession dud. bénéfice par le ministère de Mr le doyen du Chapitre.

273. – Le 27 mai 1720, Le même jour, la nomination à la cure de Fauguernon appartenant au seigr du lieu, Mesre Jean-François Le Conte de Nonant, chevr, seigr marquis de Pierrecourt, vicomte et baron de la chàtellenie et vicomte de Fauguernon et haute-justice en dépendant, nomme à lad. cure, vacante par la mort de Me François Hélix, pbrë, dernier titulaire, la personne de Me Georges-François Hélix, pbrë, curé de Ste Croix de Bernay.
Le 27 juin 1720, le seigr évêque donne aud. sr Hélix la collation dud. Bénéfice.
Le 15 juillet 1720, le sr Hélix prend possession de la cure de Fauguernon, en présence de Me Sébastien Auber, pbrë, vicaire de lad. parr.; Elie Brinaut, trésorier, et autres témoins.

303. – Le 11 sept. 1723, la nomination à la chapelle de la Ste Trinité, fondée dans le château de Fauguernon, appartenant au seigr du lieu, Mre Jean-François Le Conte de Nonant, chevr, seigr marquis de Pierrecourt, nomme aud. bénéfice vacant par la mort de Mre de la Foye, pbre, dernier titulaire, la personne de son fils, Mre Louis-François de Pierrecourt, clerc tonsuré, chapelain de Ste Geneviève de Bethizy, diocèse de Soissons, et de St-Regnobert en l’église de Fauguernon.

310. – Le 12 sept. 1723, le seigr évêque donne à Mre Louis-François de Pierrecourt la collation de la chapelle de la Ste Trinité, au château de Fauguernon, vacante par la mort de Me Paul de la Foye, dernier titulaire.

314. – Le 20 sept. 1723, Mesre Louis-François de Pierrecourt, pourvu de la chapelle de la Ste Trinité au château de Fauguernon, prend possession dud. bénéfice « par le toucher qu’il a fait des murailles et anciens vestiges d’icelle chapelle et fait sa prière et autres cérémonies » en présence de Me Jean Boissey, curé de St-Philbert-des-Champs; Me Jean Lespiney, pbrë, vicaire de Fauguernon, et autres témoins.

Curés.- P. Daufresne – N. Godillon – F. Hélix.
Vicaires. – J. Duval – S. Auber.
Prêtres de la paroisse. – C.-F. de Parey – P. Noncher – J. Nicolle.
Patron. – Le seigneur du lieu. – J.-F. Le Conte de Nonant.
Seigneurs.- C. de Parey (1) – H. Brincaux – M. Le Boctey.
Chapelle N.-D. (en l’église paroissiale). – Chapelains. – P. Daufresne – L.-F. Le Conte de Nonant.
Patron. – Le seigneur de Fauguernon. – J.-F. Le Conte de Nonant,
Chapelle Saint-Renobert. – Chapelains. – J. Lefébvre – F.-L. Le Conte de Nonant – Patron. – Le
seigneur de Fauguernon. – J.-F. Le Conte de Nonant.
Chapelle Sainte-Trinité, (au château de Fauguernon.) – Chapelains. P. de la Foye ou Faye – L.-F Le Conte de Nonant – Patron. – Le seigneur du lieu. – J.-F. Le Conte de Nonant.
(1) – 1678, 10 décembre-Fauguernon – Charles de Parey, écuyer, seigneur de Combray et du Pec rend aveu et fait hommage du Pec.
= AN. PP. 27 (4616)
– 1679, 18 mars-Fauguernon – Charles de Parey, écuyer, seigneur de Combray et du Pec rend aveu F.T.S. du Pec ou d’Alepet (Vicomté d’Orbec).
= AN. PP. 26 (3074)-P 877 (32)
– 1679, 29 juin-Fauguernon – Charles de Parey, écuyer, fils de Laurent – Arrêt sur aveu d’1/4 de fief du Pec du 18 mars.
= AN. PP. 29 (6935-P 895 (52)

150. – Le 28 août 1729, Guillaume Mancel, fils de feu Jean, demeurant à Fauguernon, et Louis Inger, laboureur, demeurant à Moyaux, constituent 150 livres de rente en faveur de Me Pierre Mancel, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés.

1191. – Le 23 févr. 1732, dispense de bans pour le mariage entre Mre Nicolas-Auguste de Baudran, chevr, seigr de Bellestre, fils de feu noble homme, Mre Nicolas de Baudran, seigr de Grèves, et de feu noble dame Marie Truchot, de la parr. de St-Nicolas-des-Champs de Paris, d’une part, et noble demlle Rose-Françoise de Parey, chever, seigr et patron de Norolles, baron de Combray, et de feu noble dame Marie-Marguerite Pourier, de la parr, de Fauguernon.

134. – Le 17 août 1739, François Lachey, sr des Cours, marchand, demeurant à Fauguernon, constitue 150 livres de rente en faveur de son fils, Me François-Jacques Lachey, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Fait et passé en la terre et ferme du Pavillon, parr, de Fauguernon.
Dans cet acte, led. acolyte était représenté par Me Richard Gautier, pbrë, desservant la parr, de Bouttemont.

79. – Le 16 févr. 1744, vu les attestations du sr Hélix, curé de Fauguernon, du sr Duval, vicaire du Pin, et du sr Lachey, vicaire de St-Philbert-des-Champs, dispense de bans pour le mariage de Pierre Ollivier et d’Anne Maudelonde.

363. – Le 6 mars 1746, Nicolas Barbey, laboureur, demeurant à Fauguernon, constitue 150 livres de rente en faveur de son fils, Me Pierre Barbey, acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Fait et passé au Breuil.

133.- Le 18 janv. 1748, la nomination à la cure de St-Regnobert de Fauguernon appartenant au seigr du lieu, Monseig. premier prince du sang, duc d’Orléans, de Valois, de Chartres, de Nemours, de Montpensier, comte de Mortain et vicomte d’Auge, usant de son droit que lui confère la garde-noble du marquis de Néry, propriétaire du fief de Fauguernon, nomme à lad. cure, vacante par la mort de Me François Hélix, pbre, dernier titulaire, la personne de Me Jacques Guerrier, pbrë, curé de St-Clair-de-Barneville.
Par ses lettres du 23 avril 1744, S.A.R. avait dévolu la garde noble du marquis de Néry au sr chevr d’Aufernet, ayeul maternel dud. mineur; mais Elle s’était réservé expressément le droit de nomination à la cure de Fauguernon.
Le 25 janv. 1748, le seigr évêque donne aud. sr Guerrier la collation dud. bénéfice.
Le même jour, celui-ci prend possession de la cure de Fauguernon, en présence de Me Charles Godefroy, pbrë, chapelain de la Cathédrale; Me Germain Mariolle, chirurgien-juré, tous deux demeurant à Lx, parr. St-Germain; Me Pierre Houlette, pbrë, vicaire desservant la parr, de Fauguernon; Me Charles Hauton, sous-diacre, demeurant à Crouttes, et autres témoins.

Curés. – F. Hélix – Jt Guerrier.
Prêtre desservant. – P. Houlette.
Clercs. – P. Mancel ou Mansel – F.-J. Lachey – P. Barbey.
Patron – Le seigneur du lieu.- Le duc d’Orléans (ob tutelam).
Seigneur. – C.-F. de Parey.

18. – Le 6 janvier 1755, Me Pierre Le François, acolyte, demeurant à Lx, parr. St-Germain, et Pierre Pains, son beau-frère, couvreur en chaume, demeurant à Fauguernon, constituent 150 livres de rente en faveur dud. sr acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés.

290. – Le 24 janv. 1758, la nomination aux trois chapelles, originairement fondées au chasteau de Fauguernon sous l’invocation de la Ste-Trinité, de la Ste Vierge et de St-Regnobert, appartenant au seigr baron de Fauguernon, très-haut et très-puissant seigr Jean-Joseph Le Conte de Nonant,(1) chevr, marquis de Raray, seigr de Néry et de la terre de la Pinterie et baron de Fauguernon, premier cornette des chevaulégers de la reine, demeurant à Paris, en son hôtel, rue de la Croix des Petits-Champs, nomme auxd. chapelles, actuellement vacantes, la personne de Mesre Charles-Pomponne Le Conte de Montullé, pbrë du diocèse de Rouen, bachelier en théologie, licencié en droit canon et civil, vicaire général du diocèse de Vienne, en Dauphiné. Fait et passé à Paris.
Le 1 er mai 1758, le seigr évêque de Lx donne aud. sr de Montullé la collation desd. bénéfices, en présence de Me Antoine Petit et de M. Nicolas Letournel, pbrës, demeurant à Lx.
Le 3 mai 1758, le sr de Montullé prend possession des chapelles de Ste Trinité et de N.-D., actuellement desservies en l’église paroissiale de Fauguernon, par la libre entrée en lad. église, en présence de M Claude Leudet, pbre, vicaire de Fauguernon, et autres témoins. Il prend ensuite possession de la chapelle St-Regnobert, présentement desservie dans le château de la Pinterie, parr, du Pin. Fait en présence de Me Nicolas Adam, pbrê, curé de St-Philbert-des-Champs, et de son vicaire, Me Jacques-Jean-Baptiste-Nicolas Le Boullenger, pbre; Jacques Surirey, receveur de Monseig. le marquis de Raray, et plusieurs autres témoins.

(1) Jean-Jacques Bazan, marquis de Flamanville, marié, par contrat du 2 octobre 1724, à Françoise-Bonaventure de Mauconvenant. Il mourut le 24 novembre 1752, laissant pour fille et unique héritière Marie-Jeanne-Françoise-Elisabeth Bazan, née au château de la Pinterie près Lisieux le 5 décembre 1731, dame et marquise de Flamanville, en laquelle s’éteignit le nom de Bazan. Elle en porta l’alliance et la fortune dans la maison de Nonant en épousant, à l’âge de 15 ans, par contrat du 11 mars 1747, mariée le 14 mars 1747 à Paris à Jean-Joseph le Conte de Nonant, marquis de Raray, vicomte de Fauguernon, baron d’Angerville, né le 5 décembre 1731, mort le 19 octobre 1808, fils de François-Louis le Conte de Nonant, marquis de Néry et de Pierrecourt, et de Josèphe-Louise Chevalier d’Enfrenel.

81. – Le 26 janv. 1765, Charles Gaillard, laboureur, et Me Jacques Le Boullenger, acolyte, demeurant tous deux à St-Philbert-des-Champs, constituent 150 livres de rente en faveur dud. sr acolyte, afin qu’il puisse parvenir aux ordres sacrés. Cette rente est hypothéquée sur une pièce de terre appartenant aud. sr Gaillard, nommée les Champs-Labbé et sise à Fauguernon, près le chemin de Moyaux au Breuil. Fait et passé à. Fauguernon , par devant Me Marc-Théodose Juesney, notaire au Breuil.
Led. sr acolyte était représenté dans cet acte par son frère, Me Jean-Baptiste-Nicolas Le Boullenger, pbre, vicaire de St-Philbert.

50. – Le 4 févr. 1767, vu l’attestation du sr Leudet, vicaire de Fauguernon, dispense de bans pour le mariage de Pierre Pollin.

36. – Le 30 août 1768, dispense de bans pour le mariage entre Mesre Auguste-Jacques de Baudran, seigr honoraire d’Acqueville, originaire de lad. parr., diocèse de Bayeux, fils de feu Mess. Nicolas-Auguste de Baudran, seigr et patron de St-Vigor-des-Mézerets, la Chapelle-Engerbold et autres lieux, et de noble dame Rose-Françoise de Parey, dame et patronne de Norolles, de la chapelle Ste Catherine et baronne de Combray, lad. dame domiciliée à Fauguernon, d’une part, et noble damlle Louise-Anne-Henriette-Adélaïde Dorglandes, fille de feu Mesre Antoine-Louis-Camillle Dorglandes, chevr, seigr comte de Briouze, seigr et patron haut-justicier du Mesnil, Crasmesnil et autres lieux, grandbailly d’épée d’Alençon, et de feue dame Marie-Henriette-Cécile de la Broise, dame de Ste Marie-la-Robert, demeurant en lad. parr, de Ste Marie.

Vicaire. – C. Leudet.

339. – Le 12 avril 1776, la nomination à la cure de Fauguernon appartenant au seigr du lieu, haut et puissant seigr Jean-Joseph-Bonaventure-Augustin Le Comte de Nonant, marquis de Flamanville, officier au régiment des gardes françaises, demeurant à Paris, rue Jacob, faubourg St-Germain, curateur nommé, par sentence du bailliage d’Orbec du 8 juin 1774, de haut et puissant seigr Jean-Joseph Le Conte de Nonant, marquis de Rarey, son père, mestre-de-camp de cavalerie, ci-devant cornette des chevau-Légers de la reine, chevalier de l’Ordre royal et militaire de St-Louis, interdit de l’administration de ses biens par autre sentence du môme bailliage du 4 févr. 1760, présente pour lad. cure, vacante par la mort do Me Jacques Guerrier, dernier titulaire, la personne de Me Jean Lachey, pbrë, chapelain de St-Georges-du-Vièvre. Fait et passé à Paris, en la demeure dud. marquis de Flamanville.
Le 26 avril 1776, le seigr évêque donne aud. sr Lachey la collation dud. bénéfice.
Le 9 mai 1776, le sr Lachey prend possession de la cure de St-Regnobert de Fauguernon, en présence de Me Nicolas Bourdon, pbrë, curé de St-Georges-du-Vièvre; Me François Goubin, vicaire de Fauguernon, desservant icelle parr., et plusieurs autres témoins.

106. – Le 15 mai 1780, dispense de bans pour le mariage entre Mesre Charles-Antoine-François de la Foye, seigr de Norolles, capitaine au régiment de Loraine, fils de feu Mesre Michel-François et de noble dame Antoinette-Eléonore de Durcet, de lad. parr, de Norolles, d’une part, et noble demlle Louise-Alexandrine de Baudran, originaire de la parr. d’Àcqueville, diocèse de Bayeux, et demeurant depuis temps de droit en la parr, de Fauguernon, fille de Mesre François de Baudran, chevalier de l’Ordre royal et militaire de St-Louis, et de feue noble dame Marie-Jeanne de Baudran.

85. – Le 20 juillet 1785, la nomination à la cure de St-Regnobert de Fauguernon appartenant au seigr du lieu, Mesre Julien-Pierre-Claude de Bruc du Claray, chevr, seigr de la Vernière, du Clérey et autres lieux, demeurant en son hôtel, à Nantes, rue Haute-du-Château, agissant au nom et comme procureur de Mesre Marie-François, marquis de Bruc, chevr, seigr de la Guerche, Paimboeuf, la Verrie, Flamanville et autres lieux, mestre-de-camp d’infanterie, chevr de l’Ordre royal et militaire de St-Louis, nommé curateur de la personne et des biens de haut et puissant seigr Jean-Joseph Le Conte de Nonant, marquis de Raray, mestre-de-camp de cavalerie, ci-devant cornette des chevaulégers de la reine et chevalier de l’Ordre de St-Louis, interdit par sentence du bailliage d’Orbec en date du 4 févr. 1766, nomme à lad. cure de Fauguernon, vacante par la mort de Me Joan Lachey, dernier titulaire, la personne de Me François Goubin, pbrë du diocèse de Lx, titulaire de la chapelle Ste Catherine en la Cathédrale dud. Lx. Fait et passé à Nantes.
La procuration dud. sr curateur était datée de son château de la Verrie.
Le 18 août 1785, M. de Gruel, vie. gl, donne aud. sr Goubin la collation dud. bénéfice.
Le 20 août 1785, le sr Goubin prend possession de la cure de Fauguernon, en présence de Me Nicolas Houel, pbfë, curé du Pin; Me Charles-Nicolas Gaillard, pbfë, desservant lad. parr. de Fauguernon; Me Jean-Jacques Brassy, pbrë, vicaire de Philbert-des-Champs : et Me Jean-Pierre Hauzey, pbre, vicaire du Pin.

197. – Le 28 sept. 1785, Me François Goubin, pbre, curé de Fauguernon et titulaire de la chapelle Ste Catherine en la Cathédrale, demeurant à Lx, parr. St-Jacques, agissant du consentement de Mesre Auguste-Jacques de Baudrand, baron de Parey-Combray, patron de Norolles, seigr de la Motte d’Acqueville et autres lieux, demeurant en son château de la Motte, donne sa procuration pour résigner lad. chapelle entre les mains de N.S.P. le pape en faveur de M. Pierre-Michel Petit, pbre du diocèse de Chartres. Fait et passé à Lx.
Le 29 avril 1786, led. sr Goubin résigne purement et simplement lad. chapelle entre les mains du seigr évoque, afin qu’il y soit pourvu par qui de droit. Fait et passé à Lx.
Le même jour, led. seigr baron de Combray nomme à lad. chapelle la personne dud. sr Petit. Donné aud. château de la Motte, parr. d’Acqueville.
Le 6 mai 1786, Mr Despaux, vie. gl, donne aud. sr Petit la collation dud. bénéfice.
Le 8 mai 1786, le sr Petit (1) est mis en possession de la chapelle de Ste Catherine par le ministère de Mr de Gruel.

(1) Mr Petit continua de résider à Lisieux après la suppression du Chapitre. II y prêta au moins le serment de Liberté et d’Egalité en 1792, puisque nous trouvons, en l’an IV, son nom sur la liste des ecclésiastiques pensionnés de l’Etat. Mais après cela, il n’est plus question de lui dans nos archives. Peut-être retourna-l-il dans son pays. Archives de l’Hôtel-de-Ville de Lx.

46. – Le 22 mars 1788 (samedi-saint), reçurent le sous-diaconat : M. P. Gaillard fut curé de Fauguernon après la Révolution, depuis 1833 jusqu’à sa mort arrivée le 19 Juin 1811. Il avait alors 79 ans. Son corps fut rapporté à St Philbert et inhumé dans le cimetière de celte paroisse. (Archives de l’évêché de Bx. – Archives municipales de St Philbert.)

Curés. – Jq Guerrier – J. Lachey – F. Goubin,
Vicaires. – G. Leudet. – F. Goubin.
Prêtre desservant – C.-N. Gaillard.
Patron. – Le seigneur du lieu. – J-Jh Le Conte de Nonant de Raray.
Seigneur.-N.-A. de Baudran

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT.

Fauguernon, Faguellon, Fauguernone.
Cette église est sous l’invocation de Saint Regnobert, évêque de Bayeux. Quand on se rappelle les circonstances de la translation des reliques de ce saint prélat, dont on a lu le récit à l’article NOROLLES, quand on considère le peu de distance qui sépare les deux centres de population, on est tenté de considérer celle-ci comme le lieu même où elles furent déposées; cependant aucune partie de la construction actuelle ne peut remonter à une époque aussi reculée.

C’est un édifice fort irrégulier, ce qu’il faut attribuer aux époques différentes des constructions qui le composent. Le portail est précédé d’un vaste porche en charpente. La porte est défigurée. Le clocher en charpente est de la fin du XVI Siècle. Les deux murs latéraux de la nef sont de date différente. Celui du sud paraît du XIII°. siècle, dans la partie qui subsiste encore; car une chapelle, posée entre chœur et nef, en a usurpé une notable portion. Ou n’y voit qu’une seule fenêtre, qui est ogivale; elle présente tous les caractères du XVI°. siècle. Son tympan est plein; le reste est subdivisé en deux baies cintrées.
Le mur du nord est soutenu par quatre contreforts. Bien qu’il ait tout son développement, on n’y voit pourtant également qu’une fenêtre: elle est ogivale, à tracerie flamboyante avec un meneau : elle date donc du XV°. siècle. Le plein des murs paraît de l’époque romane.
La chapelle est tout entière du XVI°. siècle. Elle est de forme pentagonale, avec des contreforts sur les angles. Son toit est en pavillon. Trois fenêtres servent à l’éclairer. Elles étaient originairement semblables: l’une a été bouchée; les deux autres, qui sont de forme ogivale, sont subdivisées par un meneau.
Le chœur est en retraite sur la nef, comme on le constate communément. Les murs sont, en totalité, romans (du XIV. siècle) au nord et au levant; au sud, se trouve une construction d’une date plus récente; au nord, on voit deux contreforts plats et les traces d’une petite fenêtre romane, aujourd’hui bouchée et remplacée par deux grandes baies cintrées, qui ont le caractère du XVII°. siècle. Le chevet, qui est droit, a un développement considérable. ll se termine par un gable énorme à rampants de pierre. Cette disposition vient de ce que l’on a voulu couvrir par une seule charpente, et le chœur primitif et la chapelle placée en bas-côté, au midi, vers le XV°. siècle. On voit parfaitement les reprises, car les constructions du XV. siècle sont en pierre de taille, tandis que les autres se composent de moellons non taillés, noyés dans un mortier de chaux, avec des contreforts plats en travertin. Deux de ces contreforts ont été conservés dans la reconstruction du chevet. Lors de ces reprises, on avait ouvert dans l’axe du chœur une grande ogive qui fut bouchée au XVII°. siècle, mais qu’on vient de rouvrir.
Les traces d’une litre funèbre se voient encore à certains endroits des murs.
A l’intérieur, toutes ces constructions d’époques diverses forment un vaisseau bien irrégulier. Le chœur a été totalement défiguré; l’autel ne présente d’autre intérêt que de venir de l’église détruite de Bouttemont.

La chapelle longue qui forme, pour ainsi dire, le bas-côté du sud, a conservé sa jolie voûte ogivale en merrain avec dessins au poncis. Au sous-faîte sont attachés des blasons qui avaient été coloriés. Sur l’un on distingue parfaitement un orle de merlettes de sable sur champ d’argent. Un autre porte le chiffre IHS. Son autel ne date que du dernier siècle: sur le tableau est la date 1726 et la signature Pillemens à l’un de ses coins. A l’autre, sont deux blasons curieux : ils indiquent que les donateurs furent un membre Ide’ la famille Le Bas, originaire de Lisieux, et sa femme. Cette famille, qui a rempli de hautes charges de finance dans l’élection de Lisieux, a possédé des biens à Fauguernon; elle s’est éteinte dans la famille de Piperey.

La chapelle pentagonale est également voûtée en merrain. Elle n’a qu’une seule ferme apparente du côté de son ouverture sur la nef. Cette forme de charpente est d’une exécution parfaite et d’une rare élégance; l’entrait, orné de torsades et d’imbrications avec rageurs vigoureusement sculptés à chacune de ses extrémités, est soulagé a son milieu, au-dessous du poinçon, par un pilier de bois octogone, parfaitement équarri, et dont la partie supérieure est toute couverte d’imbrications. Au-dessous, est une bande d’écussons sculptés en relief, qui sont ceux des anciens seigneurs de Fauguernon, a qui on doit l’érection de cette chapelle.
Un autel en pierre, dans le style du dernier siècle, occupe le fond de la chapelle ; dans le mur oriental est une petite piscine. En avant du chœur sont deux petits autels: sur l’un se voit une statue de pierre dont le socle est orné d’un blason autrefois colorié; en dépit de l’épais badigeon blanc dont on a jugé a propos de le couvrir, il a été possible de constater qu’il était d’azur a trois croissants d’argent: c’est évidemment celui du donateur de la statue.
La nef est aussi voûtée en merrain avec charpente apparente. Les poutres ont été revêtues d’une décoration polychrome vers la fin du XVII°. siècle ou au XVIII°. L’entrait est rouge, avec des arabesques jaunes. Sur la base du poinçon sont figurées les mêmes pièces héraldiques que sur le poteau de la chapelle pentagonale: trois croissants d’argent, 2 et 1. Le fût, jusqu’à la voûte, est orné d’un semé de fleurs de lis et de croissants alternant.
Dans le mur du nord se trouve une petite piscine ogivale, du XV°. siècle. Une autre piscine, en accolade, se remarque au bas de l ‘Eglise. Cette disposition, que l’on rencontre quelquefois, a besoin d’être expliquée. Les fonts baptismaux, qui datent du X.V°. siècle, sont une cuve de pierre octogone, ornée de quelques feuilles de vigne sculptées à la partie supérieure.
Dans la pauvreté du mobilier, il ne faut pas oublier de signaler deux statues de Vierge, d’une bonne exécution et d’une époque déjà ancienne.
Il y a deux ou trois ans, l’un des desservants de Fauguernon a vendu à vil prix, à un brocanteur, des fragments d’un retable ã personnages, d’un grand intérêt, que l’on avait découverts dans la poussière, sous l’un des petits autels. Ces sculptures dataient du XVI”. siècle; l’exécution en était remarquable. Tous les personnages avaient été miniaturés, et leurs costumes pittoresques rappelaient les travaux du même genre des Flandres et de l’Allemagne. Il y avait 4 groupes qui représentaient, comme toujours, les scènes de la Passion.
Leur disposition permettait de comprendre qu’ils avaient été superposés en deux étages: le premier ne comprenait pas moins de dix personnages, divisés en trois groupes. Son sujet était le Sauveur, accablé sous le poids de la croix. Le bloc suivant, qui avait rempli le centre du retable, montrait le Christ en croix, insulté par les soldats; cinq des personnages étaient à cheval, deux autres à pied. La partie inférieure représentait deux sujets destinés à faire contraste: d’un côté, les disciples du Crucifié avec les saintes femmes dans la douleur; de l’autre, les soldats jouant aux dés pour gagner la robe du Christ.
Les deux autres fragments représentaient la Descente de la croix et l’Ensevelissement. Dans chacun figuraient sept personnages de haut-relief. La cloche est moderne et de nul intérêt (J’ai été bénie par Monsieur Pierre Gaillard, curé de Fauguernon ; Monsieur Ménard, maire. – Lavillette m’a faite en 1817). La croix du cimetière date du XVII°. siècle.
Le fût consiste en une colonne avec chapiteau corinthien. L`if, accompagnement ordinaire des églises de ce pays, mesure 13 pieds de circonférence à la partie moyenne du tronc. Il est à l’angle nord-ouest du cimetière.
L’église de Fauguernon faisait partie du doyenné de Touques. Le patronage était laïque. Le curé avait la tierce -gerbe des dimes. Au civil, la paroisse faisait partie de l’élection de Lisieux, sergenterie de Moyaux. .On y comptait, au XVI°. siècle, 95 feux, c’est-à-dire environ 480 habitants. On en compter maintenant, d’après le dernier recensement, 277 seulement.
Fauguernon possède les ruines d’un château-fort, composé de deux enceintes; la première avait des fossés peu considérables. On y voit des bâtiments en bois, qui paraissent dater du XVI°. siècle, et un colombier octogone.
L’enceinte principale, qui paraît avoir été à peu près carrée, était défendue par des fossés d’une bien-grande profondeur; car leur creux est encore considérable, malgré tant d’années d’abandon.
Le donjon, de forme carrée, occupait à peu près la moitié de la ligne septentrionale, Il était bâti tout entier en pierres de petit appareil, ou plutôt en silex taillé. Deux éperons saillants formaient avant-corps, du côté du fossé. Des amorces de voûte plein-cintre se remarquent encore au rez-de-chaussée. Vers l’intérieur de l’enceinte, on voit des rainures pour la herse; au premier étage, les angles sont encore garnis de colonnettes cylindriques avec chapiteaux romans, qui servaient, sans doute, à recevoir les retombées des voûtes des salles hautes. Le rez-de-chaussée, qui était occupé par la grande porte, offrait, sous ce rapport, quelque ressemblance avec celui du château de la Pommeraye et celui du Plessis-Grimoult, figurés précédemment dans les tomes II et III de la Statistique monumentale; mais on y remarque des coulisses ou rainures pour recevoir des herses, ce qu’on ne trouve pas dans les deux tours précédentes.
A l’angle nord-ouest du donjon, du côté de la cour intérieure, est accolée une tourelle circulaire renfermant un escalier en pierre, qui n’est éclairé que par d’étroites ouvertures en forme de meurtrières. A l’autre extrémité de cette ligne septentrionale, est une tour circulaire qui a subi des *retouches à diverses époques, mais dans l’intérieur de laquelle se voit une salle voûtée en cul-de-four. L’entrée est garnie d’un simple tore, c’est un arc surbaissé qui peut remonter au XIII°. siècle. Des meurtrières, fortement ébrasées ii l’intérieur, éclairent seules cette salle obscure, au centre de laquelle s’ouvre une margelle circulaire, unique entrée d’un caveau souterrain, voûte d`après le système de la salle supérieure. On lui donne pompeusement le nom d’oubliettes; mais il sert actuellement au fermier pour loger ses légumes pendant l’hiver.
Toutes les murailles du pourtour de l’enceinte sont réduites à la hauteur d’un simple mur de clôture, de sorte qu’il ne reste plus rien des édifices qui devaient s’y trouver adossés. Il faudrait fouiller le sol pour en retrouver le plan et en constater l’importance. Ou voit encore pourtant, dans la ligue qui est parallèle au chemin, c’est-a-dire vers l’orient, une salle basse, souterraine, voûtée en berceau, à laquelle on accédait autrefois de la cour intérieure, ou plutôt de l’un des bâtiments, par un escalier en pierre d’une seule volée droite, dont ou retrouve en place les derniers degrés. Le reste est envahi par les décombres. Cette salle sert de vestibule à une cave ou souterrain, divisé, suivant l’usage constant du moyen-âge, en une série de cellules disposées symétriquement sur chacun des flancs. ll y en a trois de chaque côté; une septième forme le fond du couloir.
Ce château a eu un passé historique. Au XII°. siècle, il fut pris par Geoffroy d’Anjou, après trois mois de siège et rasé. Bien que plusieurs de ses murs accusent encore cette époque, sans mélange de style postérieur, il est cependant impossible de supposer qu’il n’ait point été relevé dans la suite. D’ailleurs, il était encore en état de défense en 1449; les troupes du roi Charles VII, venant de Pont-Audemer, s’en emparèrent, et c’est de la qu’elles vinrent, le 16 août, asseoir leur camp devant Lisieux. D’après diverses données historiques, il paraîtrait que ce fut seulement sous le règne d’Henri IV qu’il fut définitivement démantelé. Suivant une sentence du bailli de Fauguernon, datée du 7 mars 1591, les pleds de la vicomté se tenaient dans ce temps à Lisieux, par raison des troubles de guerre: estant en ce pays.
La vicomté ou baronnie de Fauguernon était un des grands fiefs du duché de Normandie. Elle se composait de huit fiefs de haubert, dont plusieurs avaient eux-mêmes des forteresses importantes. Elle s’étendait sur le Pin, Norolles, St-Philbert-des-Champs et autres paroisses environnantes.
Les vicomtes de Fauguernon avaient séance il l’Échiquier. La famille que l’on trouve le plus anciennement en possession de cette terre est celle des Bertran de Bricquebec; et comme ils remontent par filiation suivie jusqu’au temps de Rollon, il est probable que leur auteur l’avait obtenue dans le partage qui suivit la conquête de la Normandie. Il ne peut entrer dans le cadre de ce travail de donner les noms de tous ceux des membres de cette famille qui furent seigneurs de Fauguernon: il suffira de nommer les principaux: Robert I. suivit a la Croisade le duc de Normandie; il portait d’or au lion vert rampant, ongle et couronne d’argent avec un baston de gueules, pour brisure; car ce n’était qu’un cadet de la branche de Bricquebec. Ceci est extrait du catalogue publié par Gabriel Dumoulin à la suite de son Histoire.
Son fils, Robert II, avait pris parti pour Eustache, comte de Boulogne, contre le duc d’Anjou: ce qui amena la destruction de son château en 1137. Il fut tué lui-même l`année suivante en défendant, sans doute, toujours la même cause. Il avait épousé la fille d’Étienne, comte d’Aumale, dont il eut un fils nommé encore Robert. Celui-ci vit aussi une invasion étrangère ravager la Normandie; mais, instruit par l’expérience de son prédécesseur, il ne chercha point à résister et put ainsi conserver ses terres qui furent érigées en baronnie par le conquérant, Philippe Auguste. Son alliance avec la fille aînée de Jourdain Tesson ne fit qu’augmenter son importance.
Son petit-fils, Robert V, vicomte de Roncheville, seigneur d’Honfleur et de Fauguernon, fut nommé connétable de Normandie. Cette charge était restée jusqu’alors dans la famille du Hommet.
Robert Bertrand V. du nom, baron de Briquebecq, vicomte de Roncheville, seigneur de Honnefleur et de Fauguernon, connestable de Normandie donna en 1240. à l’abbaïe du Bec toutes les coûtumes et droits qu’il exigeoit des religieux de cette abbaïe en la ville de Honnefleur; fut un des feigneurs qui eurent ordre de se trouver à Chinon au lendemain des octaves de Pâques 1242. pour aller contre Hugues de Lezignom, comte de la Marche et les autres barons de Poitou assistez du roi d’Angleterre, et transigea au mois de septembre 1250 avec l’abbé de Montebourg sur le differend qu’il avoit au sujet d’un marché, suivant un registre du trésor.
Il eut pour femme Alix de Tancarville, fille de Monsieur Guillaume, sire de Tancarvílle (Femme, ALIX de Tancarville fille de Raoul et nièce de Guillaume IV du nom vicomte de Tancarville ?) et d’Alissande de Meullent. Le traité de mariage, daté de l’an 1245, stipule une dot considérable. Alix était héritière de sa mère et devenait dame des terres de Sahurs, Croiset et Bapaulme, près Rouen, Feuguerolles, Ifs, Alemaigne, Placy, Savenay, le Mesnil- Patiï, Estreham, près Caen.
Les deux fils de Robert V se partageront ses possessions, et c’est au second:
Guillaume Bertrand qu’échut Fauguernon avec les fiefs de sa mère. Vicomte de Fauguernon et seigneur à cause de sa mere des terres du Mesnil Patry, de Savenay, de Feuguerolles, de Vinoux, d’Ifs, de Placy, de Sahus, de Croiset, de Bapaumes et de Courvaudon, rendit compte le mardi aprés la quinzaine de Pâques 28 avril 1296 des dépenses qu’il avoit faites en la garde des côtes de Normandie .Il fut père de:
1. Robert Bertrand, vicomte de Fauguernon, mourut sans enfans d’Isabeande Craon sa femme, veuve de Guy de Laval XI du nom, et fille de Maurice seigneur de Craon, et de Marguerite de Mello.
II . Guy Bertrand.
III. Marie Bertrand, vicomtesse de Fauguernon et épousa:
1 ° Jean Paynel, baron de Hambye, fils aîné de Guillaume Paynel et de Jeanne Bertrand.
2 ° Yvon seigneur de Garancières et de Baudemont, lequel fonda le couvent des cordeliers d’Evreux et plaidoit en 1375. contre le Seigneur d’Hambye, pour le douaire de la femme.
3° Guillaume baron de la Ferté-Fresnel

La génération suivante fut la dernière.
La terre de Fauguernon passa alors à une famille étrangère, mais une confusion inextricable règne dans les différentes généalogies, qu’il est impossible de faire concorder. Disons seulement que l’on trouve en même temps qualifiés vicomtes de Fauguernon: les Painel, les Garencières, les Fresnel et Robert Vil. Bertran, maréchal de France, était neveu du dernier possesseur mâle de cette même famille. Ces seigneurs vivaient au commencement du XIV°. siècle.
En 1463, Montfaut, faisant sa recherche de la noblesse en Normandie, trouva à Fauguernon messire Jehan de Montenay, chevalier, baron de Garencières (Eure arr.Evreux, cant St-André-de-l’Eure), seigneur de Bérangeville, de Nully en Gastinoys et vicomte de Fauguernon, qui, six ans plus tard, en 1469, se présentait aux montres de la noblesse du bailliage d’Évreux « en abillement de homme d’armes, accompagné d’un autre homme d’armes, neuf archiers et quatre vougiés…, tous suffisamment montez et armez. › (Monstres de la noblesse du bailliage« d’Évreux en 1469, publiées par MM. Bonnin et Chassant, p. 10.)
Un acte original des Archives de l’Hospice de Lisieux, du 10 mars 1493, parle de noble et puissant seigneur Christophe de Cerisay, seigneur de Villy et baron de La Haye-du-Puits, vicomte de Fauguernon, conseiller et chambellan du roi et son bailli en Cotentin. Comment était-il devenu seigneur de Fauguernon? C’est ce que je n’ai pu découvrir. De sa femme, nommée Marie de Mayneville, Christophe de Cerisay ne put avoir qu’une fille, appelée aussi Marie, qui épousa Gaston de Brezé, quatrième fils de Jacques, comte de Maulevrier, maréchal et grand sénéchal de Normandie, et de Charlotte, bâtarde de France, fille de Charles VII et d’Agnès Sorel. Gaston de Brezé joignit donc Fauguernon aux fiefs nombreux qu’il possédait déjà.
Gaston de Brézé vendit, en 1511, la baronnie de la Haye-du-Puits à Guillaume ou Jean de Magneville.
Marie de Cerisay survécut à son époux, et elle vivait encore en 1537, suivant un acte du 20 septembre de cette année où l’on voit qu’elle possédait aussi le château du Pin. Elle comparut devant les élus de Lisieux, faisant recherche de la noblesse en 1510. Elle produisit une généalogie pour elle et ses enfants soubz-âgé, mais elle ne put la justifier, parce que «les lettres, chartes, etc., concernant leur noblesse étaient demeurées aux mains de défunt M Louis de Brezé. Sénéchal et gouverneur de Normandie, frère aîné de son mari.» Ces enfants sous-âge étaient Louis de Brezé, devenu grand-aumônier de France et évêque de Meaux, puis deux filles, Catherine et Françoise.
La première épousa Nicolas de Dreux, vidame et baron d’Esneval; la seconde eut pour mari Gilles Le Roy, (voir: Mélanges Documents – Mm. Ch. De Beaurepaire ci-dessous) seigneur du Chillon., Louis de Brezé obtint en partage les terres de sa mère.
Traicté de mariage accordé par noble et puissant Seigneur Gaston de Brézé Sires Chastellain hérédital de Fauguernon d’Arrechier, Plambosc, et Marechal hérédical de Normandie, et par noble et puissante Damoiselle Marie de Cerisay son espouse d’une part: et noble et puissant Seigneur Guy le Roy Chevalier, seigneur du Chillou, et de Mondon, Visadmiral de France d’autre : par lequel lesdics Sire Chastellain de Fauguernon et ladite Damoiselle son espouse donnent en mariage Damoiselle Catherine De Brézé leur fille légitime, et de présent seule et presomptiue héritière, à noble et honoré Seigneur Gilles Le Roy Seigneur du Plessis filz légitime et seul héritier dudit Seigneur du Chillou , et de noble Dame Ysabeau de Beauval Dame d’Aucoiches et de Villeraye son espouse, et en faveur de ce mariage luy baillent la somme de seize mille livres tournois, et dés à present quittent et transportent audit Seigneur du Chillou ladice Terre et Seigneurie d’Arrecher et ses apartenances pour la somme de quatre mille deux cents livres à charge de rachat.

Dans un acte du 7 mai 1571, on le voit qualifié de: « Révérent Père en Dieu messire Louis de Brezey, evesque de Meaux, abbé des abbayes de St.-Pharon et Ygny, seigneur et baron de la Hays-du-Puis, chastellaín et vísconte de Fauguernon, sieur du Chasteau du Pin et du Bois Ravenot, etc., etc. »
Ses sœurs n’eurent point part à son héritage, qui revint nous ne savons comment, à son cousin, M. de Saint-Germain Fauguernon, (ainsi parle un registre de l’Hôtel de Ville de Lisieux de 1562-. C’était un descendant de Gilles de St Germain, baron d’Asneboc, qui avait épousé la fille de Jacques de Brézé, son grand père.) Il tint le parti du duc de Bouillon pendant les guerres de religion.
Ensuite, Fauguernon se retrouve entre les mains de Louis de Brezé, le mari de Diane de Poitiers, ou plutôt entre les mains de l’une de ses filles, Françoise de Brezé, qui avait épousé Robert IV de La Marck, duc de Bouillon, comte de La Marck, prince de Sedan, maréchal de France, gouverneur et lieutenant-général pour le roi en Normandie. Un acte original des Hospices de Lisieux, en date de 1617, fait mention de « hault et puissant seigneur messire Louis de La Mark, marquis de Maulny, vicomte de Fauguernon, seigneur de Marigny et de Nogent-le-Roi, conseiller du Roy en ses Conseils d’Estat et privé, premier escuyer de la Royne. »
Dans la seconde moitié du XVII°. siècle, Fauguernon était passé aux Le Conte de Nonant de Pierrecourt, qui le possédèrent jusqu’à la Révolution et le possèdent encore maintenant. Afin que l’on puisse reconnaître auxquelles des différentes familles, qui ont successivement possédé la terre de Fauguernon, peuvent appartenir les blasons qui ont été dessinés ou décrits, voici les armoiries que les généalogistes attribuent à chacune d’elles :
– Bertrand. -D’or au lion de sinople armé, lampassé et couronné d’argent.
– Painel. – d’or à deux fasces d’azur, accompagnées d’un orle de 8 merlettes de gueules.
– De Montenay. – D’or aux deux fasces d’azur, accompagnées d’un orle de 8 coquilles de gueules.
– Fresnel de la Ferté-Fremel. D’or à l’aigle éployée de gueules.
– De Mauny. – D’argent au croissant de gueules.
– De Brezé. – D`azur à 8 croisettes d`or posées en orle autour d’un écusson aussi d’or, orlé d’azur et l’azur rempli d’argent.
– De Bouillon. – De gueules a la fasce d’argent.
– Le Conte de Nonant. – D`azur au chevron d’argent, accompagné en pointe de 3 besants d`or mal ordonnés.
– De Myre (Mire). De gueules au chevron d’argent accompagné de trois coquilles d’or.

Moulin de Fauguernon.
Moulin du XII°. siècle. C’est une chose assez rare pour figurer dans la Statistique. Ce moulin banal, accessoire indispensable de la baronnie, paraît avoir été abandonné seulement au commencement de ce siècle. Quelques-unes des reprises qu`il a subies accusent le règne de Louis XV.
(I) Cette notice a été rédigée sur les notes que j`avais prises en 1855 et 1858. L’état de cette église s`est singulièrement modifié depuis. En la revoyant avec M. Bouet, qui a fait les dessins. nous avons constaté que M. Blin, le desservant, qui s’est débarrassé des bas-reliefs dont on vient de lire le détail, et qui occupe encore la cure, ne s’était point arrêté dans la voie qu`il avait choisie. Tout est bouleversé. On chercherait en vain maintenant les statues que nous avons mentionnées, le curieux tableau de la famille Le Bas: tout a disparu; pas une seule pièce de mobilier ne se retrouve dans l’église. Les fonts baptismaux sont jetés au pied de la haie .du presbytère on les a remplacés par une cuvette sans style, placée au midi, contrairement aux prescriptions liturgiques. J`aurais, peut-être dû changer la rédaction de mes notes, mais j’ai pensé qu’en décrivant les choses telles qu’elles se trouvaient quand j’en ai été impressionné, on pourrait reconstituer plus facilement l’intérieur de cette malheureuse église. ( Note de M. Ch. Vasseur.)

Recherche faite en 1540, parles élus de Lisieux des nobles de leur élection…L’abbé de la Roque.
– Marie de Serisay, dame de Fauguernon, veuve de Mre. Gaston de Brézé, cher., Sr. de Plasnes, Plainbosc et Auvrecher, a baillé, pour elle et ses enfans sous-age, issus du dit Gaston , une généalogie signée d’elle, pour justification de laquelle elle a produit plusieurs commissions et lettres missives adressées par le Roi à son dit deffunt mari, dont du tout la copie est demeurée au greffe. Et a la dite dame déclaré que les lettres, chartes et écritures concernant leur noblesse étoient demeurées aux mains de deffunt Mre. Louis de Brézé, chevalier de l’ordre, grand sénéchal et gouverneur de Normandie, frère aîné de son mari, et qu’elle ne pourroit à présent les recouvrer.
– Nicolas Parey, Sr. de Combray, et ses frères puisnés, Me Antoine, Abel et Jean, dits Parey, demeurants en la parroisse de Noroles, ont dit être nobles par la charte des francs-fiefs ; et, pour le justifier, ont produit un arrest, donné en la cour de nos sieurs les généraux , en 1621, au nom de Guillaume Parey, leur père.
– Jaques de Gouvis a dit être sorti de la maison de Gouvis, noble de toute ancienneté; qu’il étoit fils naturel de Jean de Gouvis, en son vivant Sr. du lieu ; qu’il avoit obtenu du Roi lettres de légitimation, en mars 1531,
moyennant 300 écus par lui payés, joûte la quittance. Le procureur du Roi ayant veu les dites lettres, et que par icelles il n’estoit pas permis au dit Jaques de jouir du privilège de noblesse, a requis qu’il fût assis comme contribuable.
– Me. Antoine, Abel et Jean, dits Parey, ont produit avec le Sr. de Combray, leur frère aîné, sur la paroisse de Fauguernon.

1544, 18 septembre-Lisieux – Contrat de vente entre noble homme René Bouthin (Boutin), sieur de la Thillouze, d’une part et dame Marie de Croisar (Marie de Cerisay), dame du château du Puy (Pin), en Normandie, près Lisieux, d’autre part, veuve de maître Gaston de Brozay (Brézé), chevalier, seigneur de Faugarnon (Fauguernon). – Catalogue des Archives du Collège héraldique de France-Normandie, N°411.

Histoire de Lisieux : ville, diocèse et arrondissement – M. Louis Du Bois.
FAUGUERNON. Des mots romans Fau (hêtre) et Guern (aune), parce que sans doute autrefois ces essences de bois y étaient plus communes qu’ailleurs. Fauguernon était jadis une place fortifiée, dont quelques débris de murs et la position attestent l’ancienne importance, même à l’époque de la féodalité où presque tous les seigneurs de village possédaient des donjons et des tours, en un mot des châteaux (Castellum : fortification).
Parmi les débris du château de Fauguernon, on remarque encore des pans de murs fort épais, les restes d’une tour (Cette tour du château de Fauguernon ressemble d’une manière frappante par sa forme, la place qu’elle occupe et sa distribution intérieure, à celle du château de Tickhill en Angleterre, décrit par M. King dans le tome VI de l’archéologie Britannique), et des souterrains, partie nécessaire de ces sortes d’établissements militaires. Les vicomtes de Fauguernon siégeaient à l’échiquier de Normandie et exerçaient une haute-justice.
Le château de Combrai était un fief de la même commune.
En 1137, Geoffroi, comte d’Anjou, assiège le château de Fauguernon pendant trois mois, auquel prirent part 14,000 hommes, prend et fait raser le château de Fauguernon (1147 – Suivant quelques auteurs).
Rétabli ensuite il fut encore l’objet de plusieurs attaques. En 1449, ce fut de là (le samedi 16 auguste) que l’armée de Charles VII, après la prise de Pont-Audemer, marcha sur Lisieux qui se rendit le même jour, n’ayant pour garnison qu’une centaine de piétons anglais et pour défense que de mauvaises murailles en ruines, sans boulevards et presque sans fossés. Les Français y entrèrent le lendemain, dimanche 17. Ces détails nous sont fournis par notre évêque Basin, dans son Hist. lat. de Charles VII : liv. IV; chap. 17. Il ajoute qu’il eût pu se défendre contre l’armée française, avec ses chapelains, dans un château très fort à deux lieues de la ville: c’est de Fauguernon qu’il veut parler, ou peut-être de Mailloc.
A la fin du XVIe siècle ou au commencement du siècle suivant, sous le règne de Henri IV, ce château fut définitivement rasé, comme tous les autres repaires du brigandage féodal.

La Normandie monumentale et pittoresque – L. Rioult De Neuville. + Annotations.
Fauguernon est du très petit nombre des localités de la province dont l’histoire plonge dans le passé, au delà de ce déluge de sang et de feu, dont les invasions normandes de la fin du IXe siècle furent la date. Elles n’étaient qu’à leur début quand, en 846, un seigneur franc des environs de Lisieux, nommé Hervé, se rendit à Bayeux, d’où il enleva les reliques de saint Regnobert et de saint Zénon pour éviter leur destruction par les mains des païens. Il les transporta à Norolles, est-il dit, puis à Saint-Victor-d’Épine, d’où elles furent plus tard transférées hors de la province. Norolles est certainement mentionnée ici pour Fauguernon, qui faisait alors partie de cette paroisse, son église n’ayant eu jusqu’au XIIe siècle que le titre de chapelle sous le vocable de Saint-Regnobert, donné sans doute en mémoire de l’asile qu’y avaient trouvé les reliques de ce saint. Norolles a toujours été une dépendance de la seigneurie de Fauguernon.
Un siècle après l’invasion normande, ce fief était possédé par un seigneur très puissant nommé Toustain de Bastebourg. On l’a dit issu d’Anslech, un des principaux lieutenants de Rollon, ou, suivant d’autres, de Hrollager, frère naturel de ce premier duc des Normands; mais ces assertions ne reposent sur aucune autorité. Bastebourg, dont Toustain reçut le nom, est un sommet qui ne se rattache aux hauteurs voisines que par une étroite issue; il domine la vallée de la Dives, celle de Dozulé, la mer et la plaine de Caen, jusqu’à une grande distance; c’est un des plus remarquables points de vue dont la Normandie puisse s’enorgueillir. Ce lieu, qui prêtait à la défense, avait un moment servi de quartier général au redoutable pirate danois Hasting pendant les ravages du IXe siècle. Toustain y fonda, en 996, une église collégiale dont il ne reste plus vestige. Ce seigneur établit sa résidence au château de Montfort-sur-Rille, qui, à sa mort, fut le partage de son fils aîné, Hugues dit à la Barbe, avec les fiefs de Coquainvilliers et de Dozulé; Bertran, le cadet, reçut la baronnie de Briejuebec en Cotentin, et les vicomtés de Roncheville et de Fauguernon.
Hugues de Montfort eut pour successeurs un fils, du même nom, qui se signala à la conquête de l’Angleterre, et deux petits-fils, Hugues et Robert, connétable de Normandie, dont il ne resta pas de postérité.
Leur soeur Alix, ayant épousé Gislebert de Gand, transmit l’héritage et le nom de sa famille à ses descendants. Cette seconde maison de Montfort s’éteignit sous le règne de Louis XI, n’ayant conservé de ses anciens domaines que la seule seigneurie de Dozulé.
La postérité de Bertran adopta le nom de cet aïeul, et tint un très haut rang parmi les principaux barons normands. On trouve les Bertran à la conquête de l’Angleterre, où ils ont possédé les châteaux de Warkworth et de Bothall en Northumberland. Ils figurèrent aussi, mais à leurs dépens, dans les guerres civiles dont la Normandie fut le théâtre. Un Robert Bertran, nom que ces seigneurs portaient de père en fils, ce qui rend facile de les confondre, ayant pris parti pour Étienne de Boulogne contre Geoffroy d’Anjou, vit son château de Fauguernon assiégé par les Angevins, en 1137; la place fut prise et complètement détruite; Robert lui-même fut tué dans un combat l’année suivante. Son fils fit reconstruire le château, celui-là même dont on voit aujourd’hui les débris. Deux générations plus tard, un autre Robert Bertran prit part à la croisade de Simon de Montfort contre les Albigeois; il se signala, en 1213, à la bataille de Muret, ou fut tué Pierre, roi d’Aragon. On répéta longtemps en Normandie, à la gloire de Bertran, ces deux vers détestables :
Le chevalier au vert lion
Vainquit le roi d’Aragon.
Un lion vert, ou de sinople, sur champ d’or, était l’insigne héraldique de ces seigneurs. Le petit-fils de celui-ci, toujours un Robert Bertran, épousa Alix de Tancarville et en eut deux fils qui partagèrent sa succession en 1274. Robert, l’aîné, eut la baronnie de Briquebec et la vicomte de Roncheville; Guillaume, le cadet, reçut la vicomté de Fauguernon. Ces fiefs ne devaient plus se trouver réunis dans les mêmes mains. Chose étrange, la terre de Roncheville, beaucoup plus importante que celle de Fauguernon, n’avait jamais possédé de château; il ne s’y trouvait qu’un simple manoir.
Fauguernon avait toujours été la place d’armes de ses vicomtes, et les principaux vassaux de Roncheville étaient tenus d’en entretenir les fortifications. Cette obligation fut maintenue après partage, les vassaux restant par exception chargés d’un service féodal envers un seigneur qui leur était devenu étranger. Ce partage, daté de mars 1274, fut autorisé et confirmé par lettres patentes du roi, en juillet 1280.
L’aîné des deux frères eut pour fils, Robert Bertran, maréchal de France, et Guillaume Bertran, qui mourut évêque de Beauvais en 1356, le dernier de sa branche, dont les biens furent partagés entre trois filles. Guillaume Bertran de Fauguernon épousa l’héritière des vicomtes de Fontenay-le-Marmion; il eut deux fils, Guy qui vécut peu, et Robert Bertran, vicomte de Fauguernon et de Fontenay, marié à une Tilly, dame de Druval, qui lui donna un fils et une fille. Mais Jean Bertran, vicomte de Fauguernon et Fontenay, mourut sans avoir eu d’enfants de son mariage avec Isabeau de Craon (décédée le 2 Février 1394), déjà veuve de Guy de Laval, (1347. Gui XI, sire de Laval et de Vitré, épouse, par contrat du 11 mars 1338, Isabeau, fille de Maurice, sire de Craon, dont le douaire fut assigné sur Acquigné, Sainte-Marguerite, Crèvecour et Frégo, en Normandie . Gui meurt sans lignée en 1348, et fut inhumé dans l’église de la Madeleine, près de son père, et sa veuve épousa en secondes noces Jean de Briquebec, vicomte de Fauquernon, puis en troisièmes, Louis, sire de Sully . Morte le 16 février 1384). et depuis remariée à Louis de Sully.
Fauguernon, avec tout le reste de ses biens, échut alors à sa soeur Marie Bertran, épouse d’Yon de Garencières:
En 1390, Yon, seigneur de Garencières, « de Garenceriis» et dame Marie Bertran, sa femme. Leur fils, Pierre de Garencières, était propriétaire de « Fauquernon » , au droit de sa mère , en 1391 (Le Prévost, Auguste: Mémoires et notes pour servir à l’histoire du département de l’Eure).
Et la mort de Marie Bertran, un peu avant 1392, à Jeanne de Garencières, sa fille. Cette héritière fut mariée trois fois, d’abord à Bertrand Paynel de Hambye, puis à Jean de Montenay, enfin à Jean de la Ferté, baron de la Ferté-Fresnel, de Gacé et du Neubourg. Elle n’eut d’enfants que de son second mari. Son fils, Guillaume de Montenay (1), fut vicomte de Fauguernon et de Fontenay-le-Marmion, baron du Hommet (Calvados, arr.Bayeux, cant. Trévière), seigneur de Garencières et de plusieurs autres terres; conseiller, chambellan ordinaire du roy et gouverneur de Carentan. Mais tous ces biens furent confisqués par le roi d Angleterre en I417, et donnés par ce prince au sénéchal de sa maison, Walter Hungerford. (Il est tué à la bataille de Verneuil en 1424. L’impôt du sang, ou La noblesse de France sur les champs de bataille. Tome 2 – d’Hozier, Jean-François-Louis.)

Pendant toute la l’occupation anglaise, le château de Fauguernon reçut garnison de soldats insulaires; on cite parmi les capitaines qui en eurent le commandement, John Saint-Albans, et, en 1444, Jean Sanxon.
Fauguernon fut repris par les Français au mois d’août 1449, presque en même temps que la ville de Lisieux. Jean de Montenay, fils de Guillaume et de Jeanne de Ferrières, en recouvra la possession.
Mais ce seigneur dilapida plus tard la grande fortune qui était revenue en ses mains, et, vers la fin de sa vie, aliéna successivement la plupart des belles terres que son aïeule avait fait entrer dans sa maison.
Christophe de Cerisay, baron de la Haye-du-Puits, chambellan du roi, devint acquéreur de Fauguernon avant 1493. Ce fut en vain qu’un petit-fils du vendeur, Jacques de Montenay, époux d’Isabelle d’Estouteville-Villebon, tenta de revendiquer ce fief et prit le titre de vicomte de Fauguernon : l’aliénation resta irrévocable. Les Montenay, héritiers des anciens seigneurs, s’éteignirent sous le règne de Louis XIV par une fille, Marie-Césarine de Montenay, mariée en 1656 à Paul-Tanneguy de la Luzerne, seigneur de Beuseville.
Christophe de Cerisay, vicomte de Fauguernon, laissa cette terre à sa fille unique Marie de Cerisay, qui épousa Gaston de Brézé, troisième fils du comte de Maulevrier, et lui-même seigneur de Plânes et d’Auvrecher, maréchal héréditaire de Normandie. Leur fils, Louis de Brézé, évêque de Meaux, grand aumônier de France, lui succéda comme vicomte de Fauguernon; il mourut en 1589.
Ses soeurs n’ayant point laissé de postérité, cette terre fut divisée entre les cousines germaines du prélat, filles de Louis de Brézé, comte de Maulevrier, et de Diane de Poitiers. Louise de Brézé, duchesse d’Aumale, céda sa part à M. de Saint-Germain d’Asnebec, descendant d’une Brézé. L’autre moitié resta à la maison de la Marck, en vertu du mariage de Robert de la Marck, maréchal de France, avec Françoise de Brézé, soeur aînée de la duchesse. Un de ses petits-fils, Louis de la Marck, marquis de Mauny, capitaine des gardes du corps et chevalier des ordres du roi, fut vicomte de Fauguernon pendant la première moitié du règne de Louis XIII; mais il mourut en 1626, sans avoir eu d’enfants de son mariage avec Charlotte des Ursins. Fauguernon fut de nouveau vendu, et les deux parts se réunirent entre les mains d’un même acquéreur.
Le vieux château des Bertran n’était plus, depuis bien des années, qu’un monceau de ruines. La guerre de la Ligue avait été la cause de sa destruction. Une troupe de partisans de la Sainte-Union, plus pillards que soldats, s’en était emparée, et en avait fait le centre d’un système de déprédations, dont le pays voisin avait grandement à souffrir. Le duc de Montpensier, gouverneur de Normandie, forma la résolution d’en purger la contrée, et vint investir la place. Sommés à deux reprises de l’évacuer, les ligueurs ne répondirent à cette intimation que par des bravades. Montpensier fit venir des canons qui les contraignirent bientôt à se rendre, le 12 juin 1590. Il n’y avait parmi eux aucun homme de quelque réputation : aussi furent-ils traités avec peu d’indulgence; quatorze d’entre eux furent conduits à la potence. Pour empêcher le retour des ravages que la vieille forteresse avait facilités, on en prononça la destruction. Les habitants des paroisses voisines furent mis en réquisition, et durent travailler par corvées à en démolir les murailles. C’est ainsi qu’elle a été réduite à l’état où elle se trouve aujourd’hui.
La vente de la vicomté de Fauguernon eut lieu au profit d’un gentilhomme des environs, Nicolas Le Mire, seigneur d’Angerville, fief situé à très petite distance, en la paroisse de Saint-Philbert-des-Champs, contiguë à celle de Fauguernon.
Il mourut en 1649, laissant pour héritière sa fille unique Françoise Le Mire d’Angerville, qui épousa, l’année suivante, Paul de Mathan, conseiller au parlement de Normandie. Devenue veuve, elle convola à de secondes noces avec Louis-Jacques Le Conte de Nonant, marquis de Pierrecourt, dont elle eut deux enfants; il mourut en 1668. La dame de Fauguernon, qui possédait aussi les seigneuries du Coudray, de Betteville, de Silly-Pierrefite, d’Angerville, de Forges, du Beschet, du Bois-Ravenot, de la Queurie, de la Pinterie, du Brévedent, de Carsix, de Sourdeval, lui survécut jusqu’en 1698. Elle avait rendu aveu de la vicomté de Fauguernon, le 27 avril 1679, à la grande Mademoiselle, duchesse de Montpensier, en sa qualité de vicomtesse de Roncheville.
La terre de Fauguernon comprenait alors 280 acres en domaines; quinze fiefs nobles lui rendaient hommage; le privilège de haute justice y était attaché, et, pour garder la tradition d’un état de choses depuis longtemps tombé en désuétude, on déclarait que « les nobles tenans et vavasseurs étaient tenus d’y comparoir aux jours, qui se tenaient après Pâques et après la moisson, pour aider à rendre la justice ».
Le fils aîné de Françoise Le Mire, Jean-François Le Conte de Nonant, marquis de Pierrecourt, fut après elle vicomte de Fauguernon. Il épousa Marie-Lucie(Luce?) de Lancy (1), dame de Rarey. Il habitait ordinairement le manoir de la Pinterie, en la paroisse du Pin, et faisait sa joie et son orgueil d’une meute de chiens courants, qui passait pour la meilleure de la contrée. Son petit-fils, Jean-Joseph Le Conte de Nonant, marquis de Rarey, était seigneur de Fauguernon dans la seconde moitié du XVIIIe siècle; cette terre appartenait encore à ses représentants à une date très récente. Elle n’est plus considérée que comme une simple ferme, et les habitants du voisinage le plus rapproché ont à peine une vague notion du rôle important qu’elle a rempli dans les siècles passés.

(1)Voir Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l’Europe ci-dessous.

Nouveaux essais historiques sur la ville de Caen et son arrondissement. La Rue Gervais de.
La Seigneurie de Fontenay (Marmion) est qualifiée de Vicomté, dès la fin du XIIe siècle. La branche ainée des Marmion s’étant éteinte par une fille qui épousa Guillaume Bertrand, Vicomte de Fauguernon; celui-ci prend dans ses Chartes de 1280, le titre de Vicomte de Fontenay-le-Marmion. Jean, Duc de Normandie et Dauphin de France, donna, par des lettres patentes du mois de mai 1333, à Robert Bertrand, Sire de Fontenay, le droit d’une foire le jour de Saint-Hermès, dans cette commune. Mais cette ligne des Bertrand ayant fini vers l’année 1386, Marie, restée seule héritière, épousa Yon de Garancières, auquel elle apporta en mariage les Vicomtés de Fauguernon et de Fontenay-le-Marmion. De cette union, il ne sortit que Jeanne de Garancières, mariée,
1 ° à Bertrand Pesnel, Baron de Hambie.
2 ° à Jean, Sire de Montenay.
3 ° Jean, Sire de la Ferté. Elle n’eut d’enfants que de son deuxième mari, Guillaume de Montenay .

1148 . Geffroy Plantagenet, Duc de Normandie et Comte d’Anjou, assiège et prend le château de Fauguernon, appartenant à Robert Bertrand, Vicomte de Roncheville, et Baron de Briquebec. Ce Seigneur étant en guerre ouverte et ne voulant pas reconnaitre le Duc, celui-ci fait raser la forteresse, à cause de la rébellion du propriétaire .

Camps, enceintes, mottes et fortifications antiques du Calvados, par M. le Dr Doranlo – GRAPPA.
FAUGUERNON. – Ancien château à deux enceintes avec vestiges de motte et de fossés très profonds, vraisemblablement édifié sur l’emplacement d’un ouvrage militaire plus ancien (Cad, A, 216-217). Lieu-dit à signaler : « La Fortinière ». (Cad. B, 225-249).

Tabellionnage Lisieux – Analyse Et. Deville.
– 1462, 18 mai – Fauguernon – Pierre Parey, bourgeois de Lisieux, à présent demeurant à Fauguernon, vend à Huet Boulloie, de Saint-Désir, une maison avec le fonds d’héritage cour et allée à ce appartenant sise aud. lieu de Saint-Désir, au bourg l’abbesse, jouxte d’un côté et d’un bout led. Boulloie, d’autre côté Gosset Le Prudhomme et une place vide moyennat 50 écus d’or .
– 1528, samedi 20 juin-Lisieux – Jehan Lemuet, écuyer, sieur d’Angerville, Marin Mailloc et Pierre Mareys de la paroisse de Fauguernon, Nicolas Lefrançoys et Jehan Chiquart, bourgeois de Lisieux, vendent aux trésoriers et paroissiens de l’église de Saint-Jacques de Lisieux, cent sols de rente à prendre sur leurs biens moyennant 50 livres tournois, payes par Me Michel Lemonnyer, prêtre, en présence de Jehan Le Valloys, écuyer, seigneur de Putôt et e Geoffroy Vollart, trésoriers de lad. église. Passé en l’Hostellerie où pend pour enseigne les Trois Maries. Témoins : Mathurin du Rouyl, écuyer, bailli de Lisieux et Abel Parey, écuyer.

– 1529, mardi 5 janvier (n. st.)-Fauguernon – Pierre Hébert, de la paroisse de Norolles, baille par échange à Nicolas Parey, écuyer seigneur de Combray, une pièce de terre contenant demie acre 19 perches, sise en la paroisse de Fauguernon, jouxte d’un côté et d’un bout, led. écuyer, d’autre côté Guillaume Hébert et d’autre bout le chemin tendant à l’église de Fauyguernon. Il reçoit en contre échange trois sols de rente à prendre sur les hoirs Jehan Vatier.
– 1564-Norolles – Antoine Parey, seigneur de Combray, demeurant à Norolles, baille à Etienne Boullaie une pièce de terre à Fauguernon.
– 1577-Fauguernon – Noble homme Jehan Parey, sieur de la Vallée et Malou, vicomte et seul juge de la vicomté de Fauguernon, demeure aud. lieu de la Vallée à Norolles.

État des anoblis en Normandie, de 1545 à 1661 – Abbé P.-F. Lebeurier
1343. Guillaume Paré, sieur de Combray, paroisse de Fauguernon, annobli par arrest de 1521. El. de Lisieux.

Les cartulaires de la baronnie de Bricquebec – M. Léopold Delisle – Charles BREARD.
1255 .Confirmation par Robert Bertran des biens appartenant à l’abbaye Saint-Ouen de Rouen.
Je soutiens et concède à ces choses que je pensais être exprimées dans les noms propres d’une plus grande déclaration, à savoir, l’église de Sainte-Marie de Belmont en Algie, avec toutes ses dépendances, et la présentation de cette église ; l’église Saint-Etienne de Tilly (Saint-Etienne-la-Thillaye), et la présentation de cette église ; de même l’église de Pemma Pitch (Pennedepie), l’église de Mandeville à Constantine (50) (suivent des biens dans la Manche) (….) de même l’église de St Clodoard (Saint-Cloud), de même la église Saint-Pierre de Torgovilla (Tourgeville et en l’église Saint-Étienne d’Honeflue quatre livres annuelles, dont la remise m’est restée ainsi qu’à mes héritiers (Honfleur) ; l’église Saint-Georges de Fliqueflue (Fiquefleur) avec toutes ses dépendances, et la présentation de la même église, et la rente dans la même commune avec toutes les dépendances qu’ils y possèdent ; de même l’église Sainte-Marie du Vieil Herbertot (Vieux-Bourg), et dans ma préfecture de Penna Pitch (Pennedepie) quarante shillings, et dans la préfecture de Roncheville (Roncheville) quarante shillings Honeflue (Honfleur) huit livres, et le péage de Fauguernon, dixième, et dans le grenier de Fausguernon trois pintes d’avoine, et la prairie des Alnets (Launay-sur-Calonne) juste divisée, et un fossé à Chosti (sic) (pour Touqua ? ) pêcheur et mines de sel de deux fossés (salines); il y a des dîmes de Noerolei (Norolles), dont la présentation m’appartient, tant de Rotis (Reux) que de Branvilla et de Clarus Bee (Clarbec), telles que mes ancêtres les ont données et que les susdits moines les ont possédées ; et les deux garbes de Saint Jean de Barneville, et de Saint Philibert de Champs et de Saint Renobert de Fauguernon, dont les présentations des églises m’appartiennent ainsi qu’à mes héritiers. Je leur ai aussi donné deux vagabonds, Gocelinus et Hosbert. Et il est à noter que la chapelle Saint-Michel (le texte de 1221 dit : Nicolai) de Ronchevilla et de Fausguernon (Fauguernon) me reste. (suivent des biens dans la Manche)…. Or lorsqu’il y eut dispute entre ledit abbé et couvent et moi sur la paille de certaines dîmes , Noeroles (Norolles), Bretteville (?), Bronville; Quittez-les, et je leur remets simplement le droit que j’ai dit avoir dans le starminibus de toutes les dîmes qu’ils avaient dans les lieux les plus proches multipliées, excepté la paille et le fourrage de toutes leurs dîmes de la paroisse de Briquebec. Lequel de leurs testaments ai-je retenu pour mes usages et mes héritiers, à partir de quelle paille nous pourrons peut-être faire, en donnant ou en vendant, notre plein testament. De sorte que ni moi ni mes héritiers ne pouvons rien refuser à l’avenir dans la paille desdites paroisses, sauf la paille de Briquebec. Je veux et concéder qu’ils reçoivent eux-mêmes des dîmes de vente dans mon bois de Fauguernon, quand il arrive qu’il se vende, et des cochons ; mais dans les autres dîmes des mêmes bois ils ne pourront rien refuser, sans préjudice de leur droit quant aux dîmes du blé, si lesdits bois ou partie de ceux-ci sont mis en culture. Je permets aussi aux anciens et aux moines de Sainte Marie de Belmont en Algie d’avoir chaque jour dans ma haia de Tilly (La Haye du Theil, canton de Honfleur) amener deux chevaux pour brûler du bois à leur manoir, et aussi du bois pour construire le maison de Sainte Marie de Belmont et pour la fabrication d’un moulin, du chariot et de la charrue (le texte de 1221 dit charrue) ; et de plus ils ont l’habitude de recevoir un hêtre à Noël, et un à Pâques, un à l’Assomption de la Bienheureuse Marie, un à la fête de la Toussaint, et les dîmes des Hayes de Tilly et Honefleu, voulant et accordant, comme si par hasard lesdits moines ou leurs successeurs ont reçu des dîmes qu’ils n’usent pas de leurs revenus ou de leurs droits, ou qu’ils en usent autrement qu’ils n’auraient dû en manquer, en recevant moins d’eux ; aucun préjugé ne peut être généré dans leur droit ou possession de ce fait.

– Mars 1274, ou plus probablement mars 1275 (nouv. style). Accord de Guillaume Bertran, écuyer, avec son frère aine, Robert Bertran, chevalier, pour le partage de l’héritage de leurs parents. Robert tiendra du roi, par un seul hommage, sa baronnie comprenant Roncheville, Bricquebec et Honfleur. Il abandonne à son frère les terres de Fontenay-le-Marmion, Bretteville-sur-Laise, le Mesnil-Patri et Fauguernon. La mère de Robert et de Guillaume, qui vivait encore, devait être Alice de Tancarville.

1528, 19 novembre – Contrat passé devant les tabellions de Pavilly, le 19 novembre 1528, par lequel Nicolas de Dreux, baron d’Esneval, donne à Nicolas Restault, son filleul tout et tel droit exercer que ledit sieur d’Esneval pourrait prétendre et réclamer à l’encontre des hoirs du sieur de Chillou et la demoiselle de Fauguernon, et chacun d’eux à raison du douaire de ladite de Brézé, lors défunte, sa première femme.
= Arch. comm. du Havres, DD 54 cité par Charles BREARD et Philippe BARBEY, Documents relatifs à la marine normande aux XVe et XVIe siècles dans Mélanges publiés par la Société de l’Histoire de Normandie, 6e série, 1906, p. 228 – Arch. comm. du Havres, DD 54 cité par Charles BREARD et Philippe BARBEY.

Additifs au Cartulaire de la seigneurie de Fontenay-le-Marmion – ED: SAIGE G.
1274 – Fauguernon – Partage entre Robert bertran, seigneur de Briquebec et Guillaume son frère, des biens partenels et maternels, en vertu duquel, Guillaume reçoit Fauguernon, Fontenay-le-Marmion et autres terres.
A tous ceulx qui ces lettres verront, Guillaume bertran, escuier, mon chier frere et mon ainzné, et jeu, par le conseil de nos amis, pour ce que descort ne peust nestre entre nous, avon fet ensemble une aimiable concordance de toute partie de heritage que je pouvois et pensoie demander a lui ou a ses hers en temps a avenir par la reson de nostre pere et de nostre mere, en teille maniere que le devant dit mon segneur Robert, mon frere, ma donné et ottroié a pourseoir en perdurable heritage, pour fin de toute partie de heritage, a tenir de luy et deses hers en parage, si comme puisné doit tenir de son ainzné par la coustume de Normendie, cest assavoir le manoir et la terre de Fonteney le Marmion (…..) De rechief, le manoir et la terre de Fausguernon, ovec toutes les appartenances et ovec toutes les segnouries a pourseoir apres le deces de nostre mere, ainsi que ge ne mes hers ne pourron fere justice sur les hommes monseignour Robert Bertran, mon frere, manaz (sic) hors de la seignourie de fausguernon, pour le reparage de la mote de Fausguernon ne pour le herichon, ains en sera la justice faite par la main du devant dit mon seignour Robert, mon frere, ou par la main de ses hers les en aurion requis en lieu qui portast accort, il veut et ottroie que je et mes hers en fachon la justice tant soulement pour le reparage de la motte de Fausguernon et pour le herichon sanz contredit de luy et de ses hers.

– 1274 , mars – Honfleur, Fauguernon. Confirmation par Philippe III, roi de France, de la donation pour partage faite par Robert Bertran, seigneur de Roncheville et de Briquebec, de la baronnie de Fauguernon, à son frère Guillaume Bertran. La terre de Fauguernon ayant été par le précédent partage détachée de la baronnie de Roncheville, le roi Philippe Le Hardi autorise Robert Bertran, seigneur de Roncheville et de Briquebec à réunir sa terre de Honfleur à sa baronnie de Roncheville.
Philippus, Dei Gracia Francorum rex. Notum facimus universis tam presentibus quam futuris quod nos litteras dilecti et fidelis mei Robert Bertrandi, militis, domini de Roncheville et de Bricquebec, vidimus in hec verba: – A tous ceulx qui ces lettres verront Robert betran, chevalier, sire de Roncheville et de Briquebec, salus en nostre seigneur. Sachies que je ay donné a Guillaume Bertran, mon frère, en sa partie, ma terre de Faguernon le manoir et les appartenances, laqueille terre le maner et les appartenances, soit dore en avant assembleement de ma baronnie de Roncheville a tenir de mon seigneur le roy de France comme baronnie, si comme ge fesoie devant. Et a ces choses ottroier et greer gen requier icheli monseigneur le roy quil len plese adonner en ses lettres pendans. Et en tesmoing de laqueille chose gei mis mon scel as presente letres. ce fut fait lan de grace mil cc essessante e quatorze en moy de mars. – Nos vero, ad requisicionem prefati Roberti, premissa, prout superius continentur, rata habens et grata, ea, quantum in nobis est volumus et concedimus, salvo jure quolibet alieno. Quod ut ratum et stabile permaneat in futurum, presentibus litteris nostrum fecimus apponi sigillum. – actum Parisius, anno Domini millesimo cc qetuagesimo quaro mense marcio.
– Mars 1275 (nouv. style). La terre de Fauguernon ayant été, par le précédent partage, détachée de la baronnie de Roncheville, le roi Philippe le Hardi autorise Robert Bertran, sire de Roncheville et de Bricquebec, à réunir sa terre de Honileur à sa baronnie de Roncheville.
– Sans date, fin XIIe
Robert Bertran donne à Guillaume de Bouquetot des franchises dans la terre de Fauguernon.
Qu’ils sachent tous présents et futurs que moi Robert Bertran ai donné et accordé, et confirmé par la présente charte à Guillaume de Bousretot, pour ses hommages et services et pour vingt shillings d’Anjou pour le loyer que le même Guillaume avait de moi annuellement à Honefeu, qu’il me rendit bien (sic) toutes les libertés dans le pays de Fausguernon avec toutes les dépendances que Robert de Bousretot, le père du même Guillaume, et Mabel, la mère du même, tenaient et possédaient de Guillaume d’Angervilla, laquelle terre est à ma charge. Et j’ai confirmé toutes les libertés susmentionnées à William et à ses héritiers, à avoir et à posséder de moi et de mes héritiers dans le susdit pays de Fausguernon et dans tout le même pays, et concernant toutes les coutumes que moi, le susdit Robert, possédais et j’avais et appartenais à la même terre sous ma main, et libre et gratuit pour les hommages et services susmentionnés et pour les vingt shillings de loyer susmentionnés.
Les témoins Petro de Cunbrai (Combray à Norolles ?); Guillaume de Pipardo Robert de Tilia (Saint-Etienne-la-Thillaye); Walter Pipardo; Robert de Foumuchum (Fumichon); Guillaume de Fausguernon, Walter de Fausguernon (Fauguernon), Humphrey Linel, Guillaume de Salrme.
– 1308-1309, 5 Janvier.
C’est la partie monsieur de Fausgernon et monsieur de Fontenay.

A tous ceuls que ces lettres verront ou orront, Jehan Carvill, clerc, garde du seel de la visconté de Caen, salut. Sachiez que noble homme monsieur Guillaume Bertran, chevalier, seignour de Fauxguernon, present par devant nous, dune partie, et Robert Bertran, escuier, son frere, dautre, et recognu le dit monsieur Guillaume quil a baillié et delessié, a fin de heritage pertpetuel au dit Robert, par le conseil de lour amis, pour fin de partie de leritage qui fut a noble homme monsieur Guillaume Bertran, chevalier, lour pere; cest assavoir, tout le fieu de la visconté de Fontenay le Marmion o toutes ses apartenances, et le fieu du Mesnil Patri o toutes ses apartenances, a tenir et a aver et a pourseer a fin de heritage perpetuel les diz deuz fieux o toutes lour apartenances au dit Robert et a ses heirs sanz contredit, en pur et franc partaige du dit monsieur Guillaume et de ses heirs, franchement, noblement et quitement, sauve la droiture es chevelx seignours. Et des deux fieux o lour apartenances le dit Robert se tint pour bien paié par devant nous, pour lui et pour ses heirs, de tout le heritage qui fut au dit monsieur Guillaume Bertran lour pere, et les acepta pour fin de partie de leritage qui fut au dit monsieur Guillaume, jadis pere des diz frere. Et tout lautre heritage, qui fut au dit monsieur Guillaume, frere dudit Robert; a tenir a aver et a porseer affin de heritage perpetuel au dit monsieur Guillaume et a ses heirs, excepté le fieu du Bourc Touroude o ses apartenances, et le fieu du Rouge Monstier o ses apartenances, que le dit monsieur Guillaume a baillié a Guiffrei Bertran, son frere, pour partie de leritage qui fut au devant dit monsieur Guillaume Bertran, lour pere, si comme il disoit. Eissi que le dit monsieur Guillaume retient pour lui et pour ses heirs en cen que il a baillié a ses diz freres avoir y lour droit deschaance, se einsi estoit que euls morussent sans heirs, et en chescun diceuls; et le dit Robert retint autresi son droit deschaance pour lui et pour ses heirsen leritage qui demoure au dit monsieur Guillaume, son frere, et en celi que le dit monsieur Guillaume a baillié et assigné au dit Guiffrey, lour frere, a avoir y lour droit deschaance se les diz monsieurs Guillaume et Guiffrey mouroient sanz heirs ou daucun deuls. Et a ces convenanz tenir et garder pour le temps avenir, les diz monsieurs Guillaume et Robert Bertran freires obligerent par devant nous, chascun pour soy, lor cors a prendre et a tenir en prison et lour heirs et touz lour biens moebles et heritages, ou quil soient,presens et avenir, metans les en la main le Roy, a prendre, a lever, a vendre et a despendrepar la justice le Roy dessi a tant que les convenanz devisés en ceste lettre soient tenus et gardez, enterignés et lour heirs, et que les couz et damages soient rendus et restoreiz qui seroient euls par deffence des diz convenanz tenir et garder dicelui qui yroit encontre et a celui qui les tiendroit. Et renoncherent pour euls et pour lour heirs, a tout fait de droit, a toute coustume, a toute grace de Prince otroiée ou a otroier, au droit disant general renonciation non valoir, et a toutes autres exceptions par quoy les dites convenances ou aucune diceuls pourroient estre retargiez ou anichillées. Et jurerent les diz monsieurs Guillaume et Robert Bertran sus saintes evvangiles et promistrent par leur foys que eus niront encontre ces convenances en nule manere, par euls ne par autres, des ore en avant. Et nous, entesmoing de cen, avons mis a ces lettres le seel de la visconté de Caen, sauf le droit le Roy et autri.-Cen fut fait lan de grace mil ccc et oiet, le vendredi avant la Typhaine.
1316 (n. st.), 2 février-Barneville, Fauguernon, Honfleur
A tous ceuls qui ces presentes lettres verront et orront, Raoul de Barneville, salut. Savoir fez a touz que comme descort fust meu entre noble homme monseignour Guillaume Bertran, chevalier, seignour de Falgernon, dune part, moy de lautre, sus la court et lusage de fieu de Saint Nicol appelle le fieu de Pntif, jouxte Honnefleu, du quel fieu le dit chevalier disoit la dite court et usage a lu devoir apparetenir, et pour cen ledit chevalier y eust mis ou fet metre sa main, je, devant dit Raoul, opposant et disant au contraire moy et mes presdecesseurs estre et aver esté dancienneté en la possession de la dite court et usage pour eson su dit fieu, que je tien et doy tenir par le septiesme dun fieu de haubert du dit chavalier en foy et hommage, et en certaine redevance de trois souls et sis deniers daides, fesant chascun an. Et encore maintien je estoie en possession de prendre et de lever touz les treziesmes du dit fieu, toutes les foiz que le cas si offroit; je, devant dit, Raol, apres plusours debas et oppositions eus sur cen dune partie et dautre, a la parfin, diligence, information par bones genz dignes de foy sus ce fete, bien et loiaument toutes choses considerées et resgardées, tant pour le droit du dit chevalier, comme pour moy et pour mon droit, voulant eschiver touz travauz et despens, et pour mentente plus tost consvié, ay offert a donner et ay donné de certaine science et de mon bon gré au dit chevalier trente soulz de rente perpetuelment, avecques la rente ancienne a luy et a ses hers et successours et a ceus qui de lui aront cause, a prendre sus le fieu devant dit. Et le dit chevalier, en sus ce consel, deliberation et resgart as choses devant dites, delesse et a delessié a moy et a mes hers et a mes successours, et a ceus qui de moy aront cause, la devant dite court et usage, ovecques touz reliez, treziesmes et autres choses et appartenances qui au dit fieu pevent et doivent appartenir a touz jours mes, en paiant et rendant la dite rente chascun an au dit chevalier, a ses hers et successours et a ceus qui de lui aront cause; cest assavoir, la moitié a Noel et la moitié a Pasques. Et vuil, otroy et consent pour mey, pour mes hers et successours, et pour ceus qui de moy aront cause, que le dit chevalier, ses hoirs, ses successours et ceus qui de lui aront cause, facent et puissent dre en avant fere lour planiere justice sus tout le dit fieu pour la dite rente, se len ne lour ara paiée planierement as diz termez; a tenir, a aver, a posseer par droit heritage la dite rente au dit chevalier, a ses hers et successours, delivrement, quitement et en pez, sanz empeechement que je, mes hoirs et successours, ou ceuls qui de moy aront cause, y puissent dore en avant metre. Et pour cen tenir, garder et aver ferme et estable en temps, sanz aler encontre, jay confermé et seelé ces presentes lettres de mon seel, qui furent faites lan de grace mil trois cens et quinze le jour de la Chandelour.

Inventaire.., 1891, H. Suppl. 58.-B.55, p. – Armand BENET.

1537-Fauguernon-Saint-Philbert-des-Champs. – Copies d’aveux rendus à Marie de Cerisay, dame et vicomtesse héréditale de la vicomté et châtellenie de Fauguernon et du château du Pin, de la vavassorerie par Guillaume Le Cordier, sise à Saint-Philbert-des-Champs

-Fauguernon – Saint-Philbert-des-Champs
Copies d’aveux rendus à Christophe de Cerisay, seigneur de Villy, baron de la Haye-du-Puits, vicomte et seigneur de Fauguernon, bailli de Cotentin, par Robert Le Cordier, de la vavassorerie tenue par Simon Deschamps, sise à Saint-Philbert-des-Champs-Copie collationnée sur l’original représenté par Chaudru, receveur de la vicomtesse et chatelaine de Fauguernon (1688).

1571 – Fauguernon-Saint-Philbert-des-Champs. – Copies d’aveux rendus à Louis de Brézé, évêque de Meaux, abbé de Saint-Pharon et Igny, seigneur et et baron de la Haye-du-Puits, châtelain et vicomte de Fauguernon, sieur du château du Pin, de la vavassorerie par Romain Le Cordier, sise à Saint-Philbert-des-Champs.

1617-Fauguernon-Saint-Philbert-des-Champs
Vente devant les notaires de Paris par Louis de la Marck, marquis de Maulny, vicomte de Fauguernon, seigneur de Marigny et de Nogent-le-Roy, premier écuyer de la Reine, à Pierre Capelle, son receveur, de son droit de déshérence, à cause du décès de Christophe Gosse, bâtard, de la paroisse de Saint-Philbert-des-Champs.

1628-Saint-Philbert-des-Champs
Vente devant Architrictin Noucher, tabellion en la vicomté de Fauguernon et François d’Echauffour, tabellion au siège de Blangy, pris pour adjoint, par Jean Lachey, avocat et Charles Lachey, sergent royal, fils Aubin, à Pierre Capelle, archer des chasses, tentes et pavillons du Roi, fourrier en la maison de la Reine, de 3 pièces de terre assises à Saint-Philbert-des-Champs, moyennant 2.000 livres.

1662-1666-Fauguernon
Quittances données par Marie de Raveton, abbesse de l’abbaye Notre-Dame-du-Pré de Lisieux, à M. de Bois-Cordé, arrérages de 10 boisseaux 1 quarteron de froment, mesure de Fauguernon, de rente seigneuriale. (cf. autres actes)

1664-Norolles, Fauguernon
Sentence rendue aux pleds de la vicomté de Fauguernon, tenus à Saint-Philbert-des-Champs par Adrien Le Sénéchal, lieutenant général en ladite vicomté, rejetant la saisie faite par Guillaume Quentin, procureur et receveur du bureau des pauvres, aîné de l’aînesse au Normand, sise à Norolles, dépendant de la sieurie de Mallon (Malou) contre André Herfort, Jean de Laistre et Michel Vattier, puinés de ladite ainesse, pour paiement d’arrérages de rente seigneuriale.

Pouillés de la province de Rouen, Paris, Imprimerie nationale – LONGNON Auguste.
1350 – Patronages appartenant à la famille Bertran et à quelques autres familles peut-être alliées:
– Saint-Germain-du-Crioult R. Bertran, dominus de Fauguernon (p. 105)
– Notre-Dame-du-Vivier à Fontenay-le-Marmion (Una capella nova in manerio . Roberti Bertran) (p. 116 E)
– Barbeville , Robertus Bertran, miles ( p. 119 B)
– Fumichon , Dominus de Fomuchon (p. 249)
– Le Pin , R. de Vassié (id)
– Saint-Pierre-de-Canteloup , G. de Fumichon
– Ouilly-la-Ribaude , R. de Brucourt
– Jouveaux , Roger Bacon (p. 250)
– Saint-Philbert-des-Champs , Dominus de Fagernone (p. 254)
– Fauguernon , Dominus de Faguellon
– Norolles , Dominus de Faguellon
– Saint-Benoît-d’Hébertot , Dominus R. Bertran (p. 254)
– Saint-Etienne à Honfleur , Dominus R. Bertran (p. 255)
– Rumesnil , G. de Brucourt (p. 258)
– Léaupartie , Dominus G. de Brucourt
– Saint-Nicolas-de-Corbon , Dom. Johannes Tesson
– Corbon , Dominus Johannes Tesson
– Cricqueville , Th. de Silleyo (p. 260)

Le Compte de la Vicomté d’Orbec pour la Saint-Michel 1444 – FRONDEVILLE Henri de.
– Thomas Sauxon, escuier anglois capitaine de Fauguernon, pour la forfaicture des biens meubles de feu Guillaume Mausey , lequel s’estoit nagaires pendu, lesquielz biens icelui Sauxon, comme fermier du seigneur dudit lieu de fauguernon, au don de son maître, avoit alors applicquez à son prouffit, sur quoy il avoit esté mis en cause vers le procureur du Roy ès assise d’icelle viconté, duquel procès icelui Sauxon est encheu et mis en amende vers ledit procureur, laquelle amende, montant lx s. est rendue cy devant ou chapitre d’amendes sur la partie des amendes d’assise rendue illec. Et cy, pour ladicte forfaicture, pour l’appréciation faite desdits biens par le sergent de la querelle, en présence de gens report ès assises d’Orbec, ainsi que par le roulle desdites assises rendu cy devant apert.
Pour ce … xx L. V s (La baronnie puis Vicomté de Fauguernon qui relevait du Comté de Tancarville, avait appartenu au Moyen Age aux Bertran, barons de Briquebec et de Roncheville. Guillaume Bertran, second fils de Robert V, connétable de Normandie, et d’Alix de Tancarville fut vicomte de Fauguernon en 1274. De son mariage avec l’héritière de Fontenay-le-Marmion, il eut un fils Robert, vicomte de Fauguernon et de Fontenay cité dans un acte de 1338. Celui-ci épousa une Tilly, dame de Druval, et eut pour héritière sa fille Marie, épouse d’Yves de Garancières. Fauguernon fut donc à elle, puis à sa fille, Jeanne de Garancières, qui de son second mariage avec Jean de Montenay, eut un fils, Guillaume de Montenay, vicomte de Fauguernon en 1417. C’est sur celui-ci, qui avait vaillamment contribué à la défense de Honfleur et à celle de Caen, et qui périt à Verneuil en 1424, que le roi Henri V confisqua la terre de Fauguernon. Il la donna à Walter Hungerford, sénéchal de sa maison qui la possédait encore en 1448. Echiquier de Normandie. Reg. de 1448.
La garnison anglaise fut maintenue à Fauguernon pendant l’occupation. Le premier capitaine anglais fut John St-Alban; nous voyons ici qu’en 1444 c’était Thomas Sauxon. On sait que c’est à Fauguernon que l’évêque de Lisieux, Thomas Basin, négocia et signa la reddition sans combaat de sa ville épiscopale aux Français le 16 août 1449.
Après la libération, la vicomté de Fauguernon revint aux Montenay. Jean de Montenay, chevalier, baron de Garencières, en était seigneur en 1463 (Cf. Et. Deville, Le Château de Fauguernon , Journal de Rouen , 19 août 1928).

Histoire généalogique de la maison Harcourt – G.A De La Roque.
L’arrêt de 1643 décide du différend qui estoit pendant en cette Cour entre Messire Michel d’Estouville Chevalier, Seigneur de Moïon, de la Rocheguion; Roncheville, tant à son nom que de la dame sa femme porteurs de Bref de Patronnage d’Eglise, Messire Jean Seigneur Baron de Ferrières Chevalier, Dame Jeanne de Thibouville sa femme, touchant la cure de nostre Dame d’Esquainville, Diocèse de Lisieux, que lesdits Parties pretendoient estre un Patronnage alternatif entr’eux, Monsieur de Montenay pretendant au contraire que le patronnage dependoit de sa terre de Fauguernon.

La Déportation Du Clergé Orthodoxe Pendant La Révolution – Emile Sevestre.
3556 Gaillard, Charles-Nicolas, vicaire de Fauguernon (Calvados).

Mélanges Documents – Mm. Ch. De Beaurepaire.
Un arrêt du Parlement de Rouen (23 décembre 1575) fait mention des actes suivants : Traité de mariage passé devant les tabellions de Honfleur, le 28 juin 1519, entre Gilles Le Roy, sieur du Plessis, fils de Guyon Le Roy, sieur du Chillou (et Ysabeau de Beauval) d’une part, et Catherine de Brézé, seule fille et héritière de feu Gaston de Brézé (Sire et Chastellain heredital de Fauguernon, d’Arrechier, et de Planbosc, Mareschal heredital de Normandie, et de Marie de Cerisay sa femme. d’autre part.
— Traité de mariage entre Nicolas de Dreux, sieur et baron d’Esneval, d’une part, et ladite Catherine de Brézé, veuve dudit sieur du Plessis, en date du 14 mai 1525.
— Autre contrat passé devant les tabellions de Pavilly, le 19 novembre 1528, par lequel Nicolas de Dreux, baron d’Esneval, donne à Nicolas Restault, son filleul, tout et tel droit exercer que ledit sieur d’Esneval pourrait prétendre et réclamer à l’encontre des hoirs du sieur du Chillou et la due de Fauguernon, et chacun d’eux, à raison du douaire de ladite Catherine de Brézé, lors défunte, sa première femme. (Arch. com. du Havre, DD,— On ne sait comment expliquer l’emploi, dans l’acte du 28 juin 1519, des termes héritière de feu Gaston de Brézé qui le supposent déjà mort, alors que Gaston de Brézé donnait quittance en novembre 1520 et en 1525.

Dictionnaire De La Noblesse – De La Chenaye-Desbois et Badier.
– Famille Henri de Colombières, père de Jean, Baron De la Haye-du-Puits, époux de Marie de là Capelle, Dame de Pirou. De ce mariage sortit:
François de Colombières, qui vendit, le 29 Juin 1491, la Baronnie de la Haye-du-Puits, à Christophe de Cerisay, Seigneur de Villy, Montereul, Fauguernon.

Marie de Cerisay, la fille unique de Christophe de Cerisay et son héritière, porta cette Baronnie en dot à
Gaston de Brezé , Vicomte de Fauguernon, Seigneur de Planes et de Montmartin,d’Auvrecher, et de Plainbosc, vivant en 1509, lequel la revendit , vers l’an 1512, à Jean de Magneville.
– Guillaume Paynel, V. du nom, Baron de Hambie, de la Haye-Paynel et d’Ollonde, épousa Jeanne Bertran, fille de Robert, Sire de Briquebec, et de Marie de Sully, dont : – Jean , Seigneur de Hambie et de Briquebec, marié à Marie Bertran, Vicomtesse de Fauguernon , dont il n’eut point d’enfans ;

Note Du Premier Président Pellot Sur La Normandie.
Me de Pierrecourt, possède en son nom, comme héritière de M. d’Angerville, les terres d’Angerville, de la
Pintière, Sourdeval, Chasteau-du-Pin et Faugernon ;
15 m. 1. t. de rente (Le 27 avril 1694, Françoise de Mire, vicomtesse de Fauguernon, baronne d’Angerville et autres lieux, demeurant au château de la Pinterie, veuve de feu Louis-Jacques Le Conte, chevalier, marquis de Pierrecourt, présente un chapelain pour la chapelle du château de Fauguernon.)

Chantilly : les archives, le cabinet des titres. Tome 4 – Macon, Gustave.
Délivrance de terres faite par Jean de Montenay, seigneur de Fauguernon, à Richard Le Mire, écuyer, fils et héritier de feu Etienne Le Mire, 2 mai 1468. – Bail des terres labourables des coutures de Fauguernon, 19 février 1477 [1478]. – Procès entre Guillaume de Cerisay et Jean Lendes au sujet du fief Baudet ; accord du 22 février 1484 [1485]. – Vente de la vicomté et seigneurie de Fauguernon par Philippe et Jeanne de Montenay à Guillaume de Cerisay, 2 avril 1489 [1490]. – Plaids de Fauguernon, 1496. – Afféagement par Yon, seigneur de Garencières et de Fauguernon, 18 avril 1380 ; vidimus dressé pour Jean de Montenay, seigneur de Fauguernon, le 3 février 1450 [1451]. Fiefs de Fauguernon, reconnus aux plaids du 13 janvier et du 14 avril 1494. – Causes de Christophe de Cerisay aux assises de la vicomté d’Auge, 1495-1502. – Retrait et annulation d’un acte de concession d’une place pour édifier un moulin à draps à Fauguernon ; accord entre Antoinette de Mornay, agissant au nom de Christophe de Cerisay, son mari, et Guillaume Coquart, demeurant à Lisieux, 8 avril 1505.
Saint-Philbert-des-Champs (Calvados, canton de Blangy). – Accord entre Richard Lemyre et Christophe de Cerisay, vicomte de Fauguernon et du Pin, sur plusieurs différends, dont un au sujet du fief de Cansemire, 6 décembre 1495.

Histoire de l’ancien Évêché-Comté de Lisieux – Formeville, H. de.
La Baronnie Et Vicomté De Faulxguernon bailliage D’Evreux Et Vicomté D’Orbec.
De la Baronnie de Faulxguernon :
Le fief de Saint-Nicol, 8. de fief, assis à Sainte-Catherine et relevant d’Etienne de Honfleur, possédé par Jacques de Brèvedent, Ecuyer, La châtellenie de Fontenay -le Marmion, au bailliage de Caen, vicomté de Falaise, possédée par M. le baron de Beuvron. La teneure prétendue par le Procureur du Roi, de Falaise, dont il y a encore procès pendant et indécis aux requêtes du palais à Paris. Le fief de Fontenay – le Paynel, en la vicomté de Caen, qui est un quart de fief. Le fief de Tilly, plein fief de Chevalier, assis sur la Vicomté de Caen. La baronnie et vicomté de Bricquebecq, assise au bailliage de Costentin, possédée par M. de Longueville. Les deux fiefs de Saint – Clou, qui sont deux pleins fiefs de Chevalier, assis en ladite paroisse de Saint -Clou, possédés par Claude d’Abault, Ecuyer. Duquel fief relèvent les fiefs qui ensuivent :Le fief de La Poterie, assis en la paroisse de Tourgeville, possédé par les héritiers du feu sieur de Bléville Varinier. Le fief de Saint – Melaigne, quart de fief, assis audit Saint- Melaigne, possédé par François de Malortie, Ecuyer. La vavassorerie de La Barberie, assise à Glanville, possédée par Louis Turgot, Ecuyer. Les fiefs de Blosseville, deux pleins fiefs de Chevalier, assis en la paroisse de Pennedepie, possédés par Robert Mallet, Ecuyer, sieur de Saint – Martin. Duquel fief sont tenus les fiefs ci – après :Le fief de Glatigny, quart de fief assis à Tourgeville, possédé par Gilles de Giverville, Ecuyer. Le fief de la Fontaine- Esmanguard, assis à Saint – Ymer, qui sont deux tiers de fiefs, possédés par Nicolas Cheron, Ecuyer. Du fief de Glatigny relève :Le fief de Beaumonchet, 8° de fief, assis à Tourgeville, possédé par Nicolas de Grieu, Ecuyer. Le fief de Barneville- la-Bertrand, plein fief de Chevalier, assis audit Barneville, possédé par Nicolas – Claude Le Jumel, Ecuyer.

Anselme, de Sainte Marie: Histoire Généalogique et Chronologique De La Maison Royale De France.
Gaston de Brezé, seigneur de Plannes, d’Auvricher et de Plainbosc; maréchal héréditaire de Normandie, fut substitué aux biens de la maison par la donation qu’en fit le roi Louis XI à son frère aîné en 1481. Il est qualifié chevalier, seigneur de Faulguernon, dans une quittance qu’il donna le 11 avril avant Pâques 1516 à Jehan l’Aleman, receveur général des finances de Normandie, de 240. livres pour sa pension d’une année. Le sceau est aux armes de Brezé, brisées d’un lambel de cinq pendans en chef, légende, Gaston de Brezé. On en trouve plusieurs autres où il n’y a point de brisure.
Femme, MARIE de Cerisay, dame de Fauguernon et de la Haye-du-Puy, fille de Christophe de Cerisay, seigneur des mêmes terres, et de Marie de Mayneville.

Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l’Europe.
LE CONTE DE NONANT .
La maison le Conte de Nonant, d’origine chevaleresque, eut la Normandie pour berceau; son existence ne s’éloigna jamais de cette province, à laquelle elle devait ses souvenirs, dans laquelle elle posséda sa fortune, contracta la plupart de ses alliances. Ses mariages ajoutèrent à son patrimoine de grands biens et de nobles fiefs. Les marquisats de Raray, de la Ferté-Imbault, de Pierrecourt, situés en Picardie ( duché de Valois ), en Sologne, dans le duché d’Aumale. Il est vrai cependant que le comté de Cernières, le marquisat de Nonant, la baronnie de Beaumesnil, le marquisat de Flamanville, le vicomté de Fauguernon, tous situés en Normandie, sortirent de la maison qui longtemps avait porté leurs titres et qui devait leur possession à de nobles mères . La perte de ces biens fut entraînée par l’extinction des branches dont ils étaient l’héritage et qui se fondirent dans les maisons d’Oraison, du Plessis -Chatillon, Bouton de Chamilly, ou par les préférences d’une héritière sans enfants, moins fidèle au souvenir de ses pères, à la volonté de ses prédécesseurs, qu’aux prédilections qu’elle avait acceptées. Ces désastres cependant ne purent écarter la maison de Nonant de sa province originaire : elle y conserva toujours, elle y possède encore une part de sa fortune, aussi bien que tout l’honneur et toute l’ancienneté de ses souvenirs .
La maison le Conte forma cinq branches principales .
1°. Celle des seigneurs de Cernières et de Blancbuisson, barons, puis marquis de Nonant .
2°. La seconde branche de la maison le Conte de Nonant est celle des seigneurs de Brucourt et de Villers, marquis de Fontaines, de Bretoncelles, de Néry, de Raray, de Pierrecourt . Elle se sépara de la branche aînée au neuvième degré en la personne de Jean le Conte de Nonant, mort en 1580, cinquième fils de Charles le Conte et de Catherine d’Anfreville .
D’un rameau se détacha en 1667, au treizième degré, un second rameau, en la personne de Louis – François le Conte de Nonant, d’abord mousquetaire, guidon, puis enseigne de la compagnie des gendarmes bourguignons. Il quitta le service en 1693 à cause de ses blessures . Il était seigneur de Pierrecourt, de Mallou, de Silly, du Béchet, et second fils de Jacques le Conté de Nonant, marquis de Pierrecourt, et de Françoise de Mire, vicomtesse de Fauguernon, baronne d’Angerville, veuve en premières noces de Paul de Mathan . Ce rameau s’est fondu dans celui dont il était sorti et n’est plus représenté aujourd’hui, au quinzième degré, que par madame Cécile-Rose le Conte de Nonant de Pierrecourt, comtesse de Nonant, marquise de Raray, épouse de son cousin . Elle a transporté à son fils les droits de titres et de noms de son père. Ce second rameau de Pierrecourt a fourni trois générations, et ses alliances ont été de Blanchebarbe de Grandbourg, de la Chaussade, le Conte de Montulé, d’Estampes, de Narbonne – Pelet, de Rothe,Thuy – Polet, du Val – Poutrel .
3°. La troisième branche de la maison le Conte de Nonant est celle des seigneurs de Saucourt; elle se sépara de la ligne directe au neuvième degré, en la personne de Charles le Conte de Nonant, vivant en 1553, sixième fils de Charles le Conte de Nonant et de Catherine d’Anfreville .
4°. La quatrième branche de la maison le Conte de Nonant est celle des seigneurs de Saint-Aubin .
5°. La cinquième branche de la maison le Conte de Nonant est celle des seigneurs de Gisay, subdivisée elle­ même en quatre rameaux .

Du mariage d’Henri de Lancy, marquis de Raray, et de Catherine d’Angennes sont issus :
Marie-Luce de Lancy-Raray, dame et marquise de Raray, Ribécourt, Pimpré, etc.
Cette dernière épousa le 26 février 1696 Jean-François le Conte de Nonant, chevalier, marquis de Pierrecourt, seigneur de Betheville, Pierrecourt (terres qui furent vendues pendant sa minorité et pour la liquidation de la succession de son père), vicomte de Fauguernon, baron d’Angerville, fils de Louis-Jacques le Conte de Nonant, seigneur et marquis de Pierrecourt, et de Françoise de Mire. Le marquis de Pierrecourt, devenu marquis de Raray du chef de sa femme, mourut le 24 mars 1740 au château de la Pinterie, à l’âge de 75 ans; et sa veuve finit ses jours au château de Raray à l’âge de 80 ans le 16 mars 1743.
Ils avaient eu trois fils :
1 ° François – Louis, qui viendra;
2° Jean-François le Conte de Nonant Raray, dit le chevalier, puis le comte de Pierrecourt, qui n’a pas laissé d’enfants de Marie- Catherine-Joséphine, née comtesse de Vickaa;
3° François-Louis- Gaston le Conte de Nonant, dit le comte de Raray, seigneur de Pimpré et de Ribécourt,
chevalier de Saint-Louis, commandeur de Saint-Lazare marié à Catherine de Comerfort.

François-Louis le Conte de Nonant – Raray, dit le marquis de Néry, fils aîné du marquis de Pierrecourt et de
Marie-Luce de Lancy de Raray, né en 1697, épousa le 11 mars 1731 Josèphe-Louise Chevalier d’Anfrenel ( alias d’Enfrenel. Ils laissèrent pour enfant :
Jean-Joseph le Conte de Nonant, marquis de Raray, chevalier de Saint – Louis, lieutenant – colonel de cavalerie, que des blessures reçues à la bataille de Minden contraignirent à quitter le service . La mauvaise administration de ses affaires et des pertes portées jusqu’à cent mille écus l’engagèrent avant l’année 1760 à la vente de ses terres de Raray et de Néry.
Mort à Villejuif le 19 octobre 1808.
Il avait été marié :
1° le 14 mars 1747, n’ayant encore que 15 ans, à Marie-Jeanne-Françoise-Elisabeth Bazan, marquise de Flamanville, qu’il perdit le 12 avril 1761; Du premier lit il eut le marquis de Flamanville, mort en 1779 sans alliance, et la marquise de Bruc, morte en 1820, deux ans après avoir vendu, en 1818, sa terre de Fauguernon, et survivant à sa fille unique, la duchesse de Clermont-Tonnerre, morte sans enfant en 1810.
2 ° le 3 mai 1762, en conséquence du contrat passé le 7 décembre 1761, à Marie-Reine-Victoire de Durcet, née le 19 octobre 1746, fille de Jacques- Henri de Durcet, baron de Poncé, et de Marie-Charlotte de Fontenay.
De ce lit naquit:
Joseph-Antoine Alexis le Conte de Nonant de Raray, dit le comte de Nonant, né le 24 février 1765 au château de la Pinterie, mort le 29 novembre 1792 au château de la Ferté-Imbault, avait épousé le 7 mars 1785 Cécile – Rose le Conte de Nonant de Pierrecourt, sa cousine, née le 24 août 1767, fille d’Alexis-Bernard le Conte de Nonant, marquis de Pierrecourt, et de Cécile-Jeanne de Blanche­barbe de Grandbourg, sa seconde femme . De ce mariage sont issus :
1º de Joseph-Amédée Le Conte de Nonant-Raray, comie de Nonant;
2° de Simplicie-Reine-Rose Le Conte de Nonant-Raray, marquise du Prat (1) : seuls petits- enfants de la marquise de Raray, née Durcet. Avec cette dernière dame, morte au château de Ponssay le 28 mai 1807, s’éteignit le nom et périrent les armes de la famille de Durcet.
ARMES : de sable, au lion d’or, au chevron d’argent, brochant sur le tout .

(1) PIERRE-JEAN-FRANÇOIS du PRAT, chevalier, né au Mans le 9 décembre 1779, était depuis deux ans élève de l’école militaire de Pontlevoy, lorsqu’il en sortit pour accompagner sa famille en émigration. Rentré en France en 1797, il a épousé, par contrat du 2 février 1807, passé devant Desjardins et son collègue, notaires à Versailles, Simplicie-Reine-Rose LE CONTE DE NONANT DE RARAY, fille de haut et puissant seigneur messire Joseph-Antoine-Alexis Le Conte de Nonant, chevalier, dit le comte de Raray, puis le comte de Nonant, capitaine au régiment de Royal-Roussillon, décédé le 29 novembre 1792, et de haute et puissante dame Cécile-Rose Le Conte de Nonant de Pierrecourt, comtesse de Nonant-Raray encore existante, et petite-fille de messire Jean-Joseph Le Conte de Nonant, chevalier, dit d’abord le marquis de Néry, puis le marquis de Raray, vicomte châtelain de Fauguernon, baron d’Angerville, seigneur des dites terres, de Forges, le Pin, la Pinterie, Ecorcheville, le Béchet, le Brévedent, etc., mestre de camp de cavalerie, chevalier de Saint-Louis, qualifié en plusieurs actes très-haut et très puissant seigneur, et de dame Marie-Reine-Victoire de Durcet, baronne de Ponçay ou Poncé en Vendomois, marquise de Raray, son épouse, aussi qualifiée très-haute et très puissante dame. Pierre-Jean-François du Prat est décédé à Versailles le 17 mars 1815.

Collection de Sceaux. 1 – Douët d’Arcq, Louis.
– Robert Bertrand , Sire De Fauguernon.
Fragt. de sceau rond , de 48 mill . Arch . de l’Emp . J 210 , n ° 7 : Équestre, aux armes ( un lion couronné , brisé d’unbâton ) . Champ treillissé.

– CONTRE-SCEAU .Écu aux armes de la face ; dans une rosace .
S • ROB’T • B’TRA • SIRA • DA • Rabanno
ARR
(Seel Robert Bertran, sire de Fagernon , chevalier). Appendu à une promesse des barons normands de suivre le roi de France dans son expédition contre l’Angleterre. – Rouen , le mercredi avant la Saint – Marc ( 21 avril ) 1339.

Archives du Calvados.

– Après 1755 Aveux des fiefs nobles – Liasse 35: Baronnie de Roncheville.
Baronnie de Fauguernon. M. de Rarey. M. le vicomte de Fauguernon étois enfin d’aoust 1755 emeprynt approuver de satisfaire à la reddition de l’aveu – AD. 14. A. 288. 7 p.
– 1595.- Fauguernon – Parey de Combray – F 6382, 1 pièce.
– 16..? – Mémoire des fiefs qui sont en la vicomté d’Auge. La baronnie et vicomté de Faulxguernoy bailliage d’Evreux vicomté d’Orbec. De la baronnie de Fauguernon. Le fief… St Nicol gv de fief assis à Ste Catherinne en relevre d’Etienne de Honfleur etamp; officier vaujacqy dv bicludare cjerice. AD 14. A 371. Cah. moy. 12 fol.
– 1691.- Le Brèvedent – Acte accordé par Jean Lecourtois, docteur et professeur de droit français en l’Université de caen, sénéchal de la baronnie de Creully, à Louis Vauquelin, écuyer, sieur de la Brosse, procureur de Françoise de Mire, marquise de Pierrepont, comtesse de Fauguernon, baronne d’Angerville, etc., veuve de Louis-Jacques Lecomte, seigneur et marquis de Pierrecourt, de l’aveu rendu du fief du Brèvedent – AD14-Baronnie de Creully. E 874
– 1723-Cernay – Déclaration à Auguste-Léon de Bullion, chevalier, marquis de Bonnelles, colonel d’un régiment de dragons, seigneur de Fervaques, Prêtreville, Cheffreville, La Croupte, Saint-Aubin, etc., par Philippe Le Prévost, fils Jean, bourgeois de Honfleur en sa noble seigneurie des Castelets, de terres à Cernay, affermée devant Pierre Hébert, procureur fiscal en la haute-justice de Fauguernon, sénéchal, assisté de François Le Front, greffier. – AD. Calvados-Série H. Suppl. Honfleur 1862, H. 144

– Fauguernon: Catherine courthois, vve Nicolas hagron  » ensuite ayant fait l’examen du banquart nous l’avons trouvé muni de ses ecalles et cordages nous les avons mis d’égalité, ensuite nous y avons mis les poids et les avons pesés les uns sur les autres lesquels poids sont au nombre de six de chacun cinquante livres, d’un de vingt cinq, un de douze, un de six, un de quatre, un de deux,un d’une et le dernier d’une demie livre sur lesquels il s’enest trouvé deux de chacun cinquante livres pesant chacun Trois livres moins que les quatre autres et nous avons interpellé ledit hagron de nous Déclarer pourquoi et d’ou venait ce défaut venait de ce que les Deux poids étaient Déplombés; nous avons vérifié le fait, ce qui s’est trouvé véritable; a lui demandé s’il y avoit longtemps que ce plomb manquait…..A.D. 14-L. Administration IV Police 41)

3 – Archives ShL:

Prospections GRAPPA.
FAUGUERNON (I.N.S.E.E. n° 260)
Le Château Clx: 449,28 X 1167,78
Ancienne motte avec fossés et restes de constructions, près des ruines du château de Fauguernon.
Sources : SOYER J. les fortifications circulaires isolées en France, Ann. de Norm. n° 3, oct. 1965, p.384
CAUMONT.A de, Statistique Monumentale t. V. 1867 p.32-35, 1 fig .
CAUMONT.A de, Cours t.V., p.232-235
DORANLO R. Inventaire Bull. Soc. Hist. de Lisieux n° 26, 1924-25., p.5
– Prospection christophe Maneuvrier, 1991.

Fonds Cailliau 3F1 – 3F201.
3f 70 1760-1812 – Fauguernon : Partages De Biens, Cession.

Fond Cailliau – Sous-Série 3 F.
Fauguernon 58-70. Le Bailly Pierre, Bailli Vicomtal De Fauguernon, Administrateur Des Hôpitaux De Lisieux.-139.

Fonds Cailliau – Sous-Série 3 F.
– 1642 25 mai – Contrat de Mariage de Pierre Caulmont de Fauguernon et de Larie Debief, fille de Jacques, sieur du Faulq, de Fauguernon.
– 1661 31 janvier – Contrat de Mariage de Nicolas de Gouvis, écuyer, sieur de Haguellon fils de feu Charles(1) et de Françoise Rajeaud de Fauguernon et Marie Regnier, fille de Jacques et de Ysabel Le Consteur de St-Germain de Lisieux.
(1) Fief Haguelon à Fauguernon. Charles de Gouvis, écuyer, seigneur de Haguelon et de Parfontaines, demeurant à son manoir, paroisse de Fauguernon 9 mai 1630, épouse Damoiselle Françoise Aparroc d’où Nicolas de Gouvis, l’aisney, écuyer, seigneur de Hacquellon, originaire de la paroisse de Fauguernon, demeurant à Lisieux et Damoiselle Anne de Gouvis, sa sœur demeurant au Brévedent 19 octobre 1660
– LEBAILLY Pierre de Fauguernon et LEGENDRE Monique 1784.

Fonds Caillau Sous-Série 2F.
2F A 89-106 1767-1825 – PAISANT Pierre, charpentier à Fauguernon.

FONDS DUVAL Georges 2S.
2S379 – Fauguernon: château de Combray (plans et photos)-1946-1957.

Fond Courel – Architecte: archives anciennes.
– 24 frimaire an 2 (14 décembre 1793): Vente Jean LE CHEVALIER (Fauguernon)/ François LANGLOIS représentant sa tante Marie LANGLOIS (Sainte-Marie-aux-Anglois) d’une rente reçue de Jean LE BEC (fabriquant de frocs à Lisieux). Notaire: Jacques Louis Daufresne, Lisieux.
– 3S3 – 1 liasse: 9 documents 1786-1826 – Boîte.
Hypothèque, 9 avril 1821: Contre Nicolas SIMON (Marchand et cultivateur, Fauguernon) au profit de Louis Charles Elie CLEMENT – (Falaise)
Hypothèque, 7 juillet 1821:maison située à Lisieux rue petite couture dont les anciens propriétaires sont Nicolas SIMON – (Fauguernon), Nicolas SIMON (Lisieux), Jean GALLOIS (Lisieux), Guillaume Bernard PEROTTE. Dette du premier nommé à Henriette François GONDOIN.
– 7 décembre 1809: Inscription au bureau des hypothèques, au profit de Me Hypolite Charles Eustache CORNET (huissier, Lisieux)/contre Nicolas SIMON (propriétaire, Fauguernon).
– 3S4 – 5 juin 1819: Inscription au bureau des hypothèques, au profit de Me Hypolite Charles Eustache CORNET (huissier et propriétaire, Lisieux rue petite couture) contre Nicolas SIMON (propriétaire, Fauguernon) 1793-1819 – Boîte.
16 juin 1819: Droits d’hypothèque, Hypolite Charles Eustache CORNET (ancien huissier, Lisieux rue petite couture) contre Nicolas et Gabriel SIMON (Fauguernon)
6 juillet 1819: Copie requête de Nicolas SIMON (cultivateur, Fauguernon) contre Hyppolite Charles Eustache CORNET (propriétaire, Lisieux).
– 3S6-1 liasse: 18 documents – 1813-1939 -Boîte.
19 octobre 1813: Bail de 9 ans à la demande du sieur Nicolas Simon (cultivateur, Fauguernon) pour Jean-Baptiste Touffet (conducteur de voiture, Lisieux). Maison sise rue de la petite couture. Notaire: Jean-Baptiste François de Salles Cosnard Labretonnière, Lisieux.
– 3S10 – Affiche: adjudication publique « Cour de Morbec » à Fauguernon (17 mars 1902).

Dons Enveloppe n° 14.
PROMENADES À TRAVERS LES COMMUNES RURALES DES ENVIRONS DE LISIEUX
2ème série : Les Monceaux, Le Pré d’Auge, Hermival-les-Vaux, Fauguernon, Marolles, Fumichon

Fond Comte De Becci.
– Bail de ferme pour 6 ou 9 ans de 1902 ou 1908 ou 1911 Mr Becci propriétaire locations à Mr Riquier Arthur de Fauguernon une ferme en herbe.

Fonds Sturler – Photos Et Pellicules.
50 C – Maison Dr Duruflé Fauguernon août
2 photos 6 pellicules.

Archives NEDELEC Communes.
com.22.3. 1 Fauguernon Combray.
com.22.3. 2 Fauguernon Le pavillon.
com.22.3. 3 Fauguernon La Cour de Moyaux.
com.22.3. 4 Fauguernon Androuet du Cerceau.
com.22.3. 5 Fauguernon Duchesne-Fournet.
com.22.3. 6 Fauguernon Vie de la commune.
com.22.3. 7 Fauguernon Norolles : Le domaine de Combray.
com.22.3. 8 Fauguernon Manoir du Buisson ; Val Séry.
com.22.3. 9 Fauguernon Ancien presbytère.
com.22.3. 10 Fauguernon Château forteresse.
com.22.3. 11 Fauguernon Notes historiques.
com.29.8 Glos La Manoirie au Faulq, le Buisson à Fauguernon,La Cour de Moyaux.

Fonds Boudard Sous-Série 2F M.
2FM69 – période révolutionnaire – quittances pour travaux. (moulin de Fauguernon).
2FA99 : 1817 : Mémoire de Paisant charpentier à Fauguernon pour travaux faits au Hausey et à la Mancellerie.
2FA102 : mémoires de travaux exécutés par Adrien Paisant charpentier à Fauguernon.
2FM78 – 1777-1818 – quittances pour travaux châteaux du Pin, de Fauguernon, au moulin.
2FM81 – période révolutionnaire – Nonant, Raray, La Pintrie, Fauguernon, Piercourt, Norolles, Ecorcheville, Lambot.
2FM97 – an X – reçu de perception de contributions pour Fauguernon et Ecorcheville.
2FM104 – reçu de Pierre Gaisnel pour ses journées de travail (couverture, moulin de Fauguernon et autres ).
2FM122 : 1786 : La Pintrie : mémoires du couvreur pour Fauguernon.
2FM125 : 1810 : La Pintrie : état des fermages (Fauguernon).
2FM170 – 1781-1854 – Paysant charpentier, Robert Grip Fauguernon, Morin (veuve), de Bruc.

Fonds Ancien 1F.
– 1F437 : 26 juillet 1744 : Jacques Le Chantre de Fauguernon reconnaît avoir reçu de Pierre Lhermite de Lisieux ( St Jacques) la somme de 14 livres pour 6 mois de location d’une chambre.
– 1F889 : 1773 : Fauguernon : lettre du Marquis de Pierpont.: bail de la ferme.
– 1F662 : 25 mars 1664 : mariage entre Jacques Lachey de Saint Philbert des Champs et Marie Guesnet de Fauguernon.

Fonds Boudard – Sous-Série 2F A
2FA99 – 1817 – Mémoire de Paisant charpentier à Fauguernon pour travaux faits au Hausey et à la Mancellerie.
2FA102 – mémoires de travaux exécutés par Adrien Paisant charpentier à Fauguernon.

Notes De 1600 À 1940.

1605, 24 juin-Fauguernon
Famille Le Boctey. Accord pour le recouvrement de certaines sommes dues sur des biens à Fauguernon appartenant à Jehan Lefrançois – 9F Deville. A. Minute papier, 2 ff.

1607, 3 mai-Norolles-Lisieux, Fauguernon
Marguerite Vattier, de la paroisse de Norolles, y demeurant, fille et héritière en partie de Pierre Vattier et Robert Questey, vend à Robert Lefrançois, bourgeois, demeurant paroisse Saint-Germain de Lisieux, une pièce de terre en cour, plant et maison sise à Norolles, tenue en partie de la seigneurie de Fauguernon moyennant un boisseau et demi de blé, l’autre partie de la sieurie de Mallou, en la faisance de 5 sols tournois de rente, moyennat le prix de 180 livres tournois. – SHL. 9 FA. Minute papier

1608, 23 juin-Beaumont-en-Auge
Bail à ferme consenti par Olivier Mallet, conseiller du roi en sa cour de Parlement de Rouen, prieur commendataire de Beaumont-en-Auge, à Jacques Mesnier, bourgeois, demeurant à Saint-Germain de Lisieux, de tous les droits de dîmes apparteant aud. prieuré à prendre et cueillir sur les paroisses de Saint-Philbert-des-Champs, Norolles, Fauguernon, moyennant 350 livres par an. – 9 FA. Fonds Et. Deville.

1620, 23 janvier-Fauguernon -Vente par Guillaume et Jean Chillard à Gabriel: Tyvain, d’une pièce de terre à Fauguernon, tenue de la sieurie de Boisravenot.-FB 294

1673, 25 juin-Fauguernon. – Copie d’aveu rendu à Françoise de Myre, châtelaine de Fauguernon, et à Louis-Jacques Le Conte de Nonant, pour l’aînesse Mignon, à Fauguernon. – FB 44

1673, 14 juillet-Saint-Philbert-des-Champs, Fauguernon.
Aveu rendu à Louis-Jacques Le Conte de Nonant, marquis de Pierrecourt, vicomte et chastelain de Fauguernon, etc., par François Godard, pour terres à Saint-Philbert-des-Champs, tenues de la sieurie de Coeurie ou Queurie. – FH 262

1715 – Le Pin-en Lieuvin
Mémoire pour Messire L.F. Le Conte de Nonant contre J. F. Le Conte de Nonant et Jean de Bottey – Seigneuries de Malou, du Pin, Chatellenie de Fauguernon – Nom des possesseurs – Imp. 35 p.
Catalogue des Imprimés , p. 10
1716 , 15 septembre – Fauguernon
Vente par Nicolas Lejeune, écuyer, seigneur et patron de Grisy, à Jean Lechevalier, d’une pièce de terre à Fauguernon, tenue de la seigneurie de Combray. FB 372
1744. 1F437 – 26 juillet 1744 : Jacques Le Chantre de Fauguernon¬ reconnaît avoir reçu de Pierre Lhermite de Lisieux ( St Jacques)¬ la somme de 14 livres pour 6 mois de location d’une chambre.
1773. – Archives SHL 1F889 : Fauguernon : lettre du Marquis de Pierpont.: bail¬ de la ferme.

Inventaire des imprimés anciens conservés dans les archives de la Société historique de Lisieux.
Ancien régime – 1ère série : 1er carton :
– I.J.2 : Mémoire pour M. L. F. Le Comte de Nonant contre J.F. Le Comte de Nonant et Jean de Bottey (1715). (Seigneuries de Malou, du Pin, Châtellenie de Fauguernon, noms des possesseurs 35 pages). (ex n° 69).
– I.J.26 : 1694 : Terre et fief de Bouttemont dépendant de la sieurie de Fauguernon ;
Monsieur Le Bas Conseiller à la Cour des Aides contre M. Bertout.

Les Bulletins de la Société historique de Lisieux.
– Numéro 16, 1907. – Le fief de La Monteillerie à Fauguernon.
– Numéro 42, septembre 1998. – Patrick Gurrey et notes de Charles Vasseur – Fauguernon. Sortie du 27 juin 1998.

FICHIER XVIe et XVIIe siècles.
9F Deville. A. Minute, papier.
1524, 23 avril-Norolles – Contrat de mariage de Robert Gohier de la paroisse de saint-Denis de Norolles d’une part, et Marguerite Hurel, fille de feu Jehan, de Fauguernon. A ce contrat figure messire Jacques Filleul, curé de Notre-Dame-de-la-Couture, de Bernay

Carnets de Ch. Vasseur : « Analyses et transcriptions … »
– Dans HH 4 Registre fait en l’année 1660 par Maistre Pierre Thiron avocat au Conseil dans lequel sont escrites les principales affaires de sa maison
– P.4 Le Breuil et Norolles
Se composent de 7 corps de logis. La cour relevait partie de Fauguernon, partie de la sieurie du Breuil parce qu’il y en avait une partie sur la paroisse de Norolles et l’autre sur le Breuil.
Le Bois du Nieux était une aînesse de la chatellerie de Fauguernon sur la paroisse de Saint-Philbert-des-Champs.
– Page 6 La pièces des Coutures de Cormeilles sur le chemin de l’Eglise de Norolles à celle de Saint-Philbert, dépendant de la chatellerie de Fauguernon.

– Dans Liste de notaires
1618 28 janvier Jehan Noucher et Hillaire Daubichon tabellions jurés en la Vicomté de Fauguernon
1675 27 décembre Architriclin Noucher tabellion en la Vicomté de Fauguernon
1707 4 février Gilles Chaudru tabellion et la Vicomté et Haute Justice à Fauguernon
1712 Adrian Picquot et François Beaufrère tabellions jurés en la Vicomté de Fauguernon

dans : ANALYSE DES TITRES CONCERNANT DES PROPRIETES ET PRINCIPALEMENT DES FAMILLES DE L’ARRONDISSEMENT DE PONT-l’EVEQUE ET LISIEUX
– page 12 : 1672 15 mai
Vente par Jacques Boudard et ses fils de la paroisse de Saint-Philbert-des-Champs, à Pierre Hérieur du Pin, d’une pièce de terre en cour. Garantie être tenue de la chapelle de Saint-Regnobert de Fauguernon, puisnement en Lainesse du Bosc, chargée de rentes et faisances seigneuriales avec foy hommages reliefs et treizièmes le cas offrant.
Présent à ce :
Maître Philippe Denis, prêtre demeurant en la paroisse de Saint-Jacques-de-Lisieux et Maître Nicollas Chaudru, sieur des Roches, demeurant en la paroisse de Saint-Philibert-des-Champs.
– page 40 – 1663 14 juillet
Aveu rendu à haut et puissant seigneur Louis Jacques Lecomte, Chevalier Seigneur, Marquis de Pierrecourt, Louis, Beteville, Le Coudrey, Beteville en Caux, Moudrainville, Malou, Vicomte et Chastelain de Fauguernon, Baron d’Angerville, seigneur de Forges, le Beschet, Bois Ravenot, la Coeurie, la Pintherie, Brévedent, Carsis? Sourdeval et autres lieux, par François Godart pour 2 pièces de terre Saint-Philbert-des-Champs, sur le chemin de Moyaux à Pont-l’Evêque, dépendante de la terre de la Coeurie, par foy, hommages, reliefs, treizièmes le cas offrant.

– p.176 – 1580 8 juillet
Aveu rendu à Nobles Hommes François Poisson, sieur du Buisson et Nicolas du Val, sieur de Bocquensey aux droits des demoiselles Charlotte et Catherine de la Rivière, leurs femmes, sieurs du fief terre et sieurie du Mesnil es Crottes
par Noble Paul Pynain, sieur de Saint Pierre, héritier de feu Maître Robert le Perché, en son vivant procureur du Roy en la vicomté d’Auge pour partie d’une vavassorie nommée la Valvassorye Arnould, assise aux paroisses de Beaumont et de Clarbec, sujette à 40 oeufs 4 deniers à Pâques. A la Saint Michel 30 corbeillées de pommes pour un myeu de cildre, et audit terme 10 sols pour agencement pour cueillys, pillys et entonnages, 48 sols à Noël, 4 chapons, 4 deniers hérisson et mottage… au château de Fauguernon

Carnets de Charles Vasseur : « Doyenné de Touques ».

19 – FAUGUERNON – Faguellon – Fauguernone
voir :
Norolles – Translation de St Regnobert
Annuaire Normand p.137-139 de 1864
Répété littéralement dans le Bulletin Monumental 1863 p.805 et 807
Mémoires des Antiquaires de Normandie Tome XXIII p.110 n°675
Ste Historique de Lisieux – extraits 111 -112
Id 1874 p.10 n°44
Almanach de Lisieux pour 1873 p.189 à 194 (notice sur le château)

Par. de Saint-Régnobert
patr. le seigneur du lieu.
Dioc. de Lisieux
doy. de Touque.
Génér. d’Alençon
élect. de Lisieux
sergent. de Moyaux.
Fauguernon fut érigé en. baronnie, vicomté et châtellenie par la réunion des terres et seigneurie d’Angerville, Forges, Sourdeval, Caresis, Bois-Raverot, la Coeurie; cette baronnie mouvait de l’ancienne baronnie de Roncheville. Le fief Quesnai ou Kesnoi, à Fauguernon, s’étendait sur Saint-Étienne de-la-Thillaye.
De la baronnie et vicomté .de Fauguernon, un des plus grands fiefs du duché de Normandie, relevaient les fiefs de haubert de Saint-Nicol, huitième de fief assis à Sainte-Catherine-de-Honfeur; la châtellenie de Fontenay-le-Marmion; le quart de fief de Fontenay-le-Pesnel; le fief de Tilly (plein fief de chevalier)la Poterie, fief sis à Tourgéville; la vavassorie de la Barberie, sise à Glanville; le quart de fief de Glatigny, 1620 (fiefs de la vicomte d’Auge).

Election de Lisieux, sergenterie de Moyaux – 95 feux.
Sous l’invocation de St Régnobert
Patronage:
14e dominus de Faguellon
16e et 18e dominus loci
Curés:
Guerrier 1764-1774
Goubin 1785-1787
Lors de la déclaration des bénéfices de 1751 le patron était le Marquis de Rarey et le collateur l’évêque de Lisieux. Le bénéficiaire Messire Jacques Guerrier avait la tierce gerbe des dîmes (Archives du Calvados)

Voir le site: j.y.merienne.pagesperso Villes et villages du Calvados

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