FAUGUERNON


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NOTES sur FAUGUERNON – 14260.

Fauguernon, canton de Lisieux (1 ère section).
Faguernon, 1198 (magni rotuli,p. 14, 2).
Fagernon, 1282 (cart. norm. n° 998, p. 257, note).
Faguellon XIV° s »;
Fauguernon, XVI° s° (pouillé de Lisieux, p. 38).
Faulxguernon, 1620 (rôles dès fiefs de la vicomté d’Auge)
Fauquernoh, 1667(carte de Sanson). Fau Guernon, 1703 (d’Anville).

1 – Bibliographie.
2 – Pièces Justificatives.
3 – Archives ShL.

1 – Bibliographie:

La plupart peuvent être consultées à la SHL.

Archives SHL : dossier « LIEUX A à L » : Dessins de Charles Vasseur et notice concernant la forteresse
Archives NEDELEC Communes
DU BOIS Louis dans Histoire de Lisieux (Tome 1 page 108 à année 1147)
 » Suivant quelques auteurs, Geoffroi (Comte d’Anjou) après un siège de trois mois, auquel prirent part 14.000 hommes, prend et fait
raser le château de Fauguernon. Il est plus vraisemblable que ce fut 10 ans avant. »
(NDLR : le nombre de 14000 semble un peu exagéré à beaucoup de chercheurs. A cette époque le château est tenu par ROBERT II.)

DU BOIS Louis – Histoire de Lisieux – Tome 2, Livre VIII page 342. Commune de Fauguernon.

CAUMONT Arcisse de, – Statistique monumentale, t. V, pp. 24-41
(volume III de la réédition FLOCH) Les notes sur Fauguernon sont de Charles VASSEUR et concernent l’église, le château et le moulin du XIIe siècle. Y figurent également une liste des occupants du château connus et un historique du château. Selon ces notes le plus ancien seigneur connu ROBERT 1er accompagna le Duc de Normandie à la Croisade.

CORNU Joseph, Promenades à travers les communes rurales des environs de Lisieux, Lisieux, Emile Morière, 1938, 95 p. (Fauguernon, pp.45-49)

COTTIN Michel, « Notes sur quelques moulins du Pays d’Auge et du Lieuvin en 1796 », Histoire et Traditions populaires – Foyer du Billot, n° 29 12-1989, pp. 41-59

DELISLE Léopold, Les Cartulaires de la Baronnie de Briquebec, Saint-Lô, F. Le Tiral, 1899, In-8°, 26 p.

DETERVILLE : CHARME DISCRET DES MANOIRS DU PAYS D’AUGE.
Fauguernon, La Ferme du Château, CDMPA, pp. 115-116
Fauguernon, Le Manoir du Pavillon, CDMPA, pp. 118-120; pierre et brique, galerie à 4 arches, pavillons en façade, tourelle d’escalier en arrière, tourelles d’encoignure, épi de faîtage

DETERVILLE Philippe, Richesse des châteaux du Pays d’Auge, Condé-sur-Noireau, Corlet, 1989, 250 x 330, 301 p.; pp. 109-113

DETERVILLE Philippe, « Le manoir du Pavillon à Fauguernon », PAR, 35, N° 4, Avril 1985, pp. 3-7

DETERVILLE Philippe, « Les colombiers du Pays d’Auge », PAR, 44, N° 5, Mai 1994, pp. 12-18, ill.
Manoir de la Vallée, à Glos; Fauguernon, château-fort; Château de Betteville, à Pont-l’Evêque; La Houblonnière; Manoir de Caudemone, à Auquainville (a conservé sa toiture ancienne); Montargis, à Cambremer (sur plan carré); Crèvecoeur; Saint-Germain-de-Livet; Bois du bais, à Cambremer (1512).
Saint-Germain-de-Livet, Château, PGMPA, pp. 98-101

DORANLO Dr Raoul, « Essai d’inventaire des camps, retranchements, mottes et fortifications antiques du Lieuvin (arrondissement de Lisieux et de Pont-l’Evêque) BSHL, 1924-1926, N° 26, 1926, p. 5

Editions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Calvados, page 1007.

« Entreprise B.I.O., à Fauguernon », dans Entreprise Normande, N° 8, février 1967, p. 55. = AD 14 T III/21

« Fauguernon. La Monteillerie « , BSHL, 1907, N° 6, pp. 16-18

« Fauguernon. La Monteillerie – Erection de fief de haubert, relevant de Mademoiselle et de son consentement », BSHL., 1907, N° 16, pp.16-18

FOURNIER Dominique : note de toponymie : Cambremer, Fauguernon, Firfol – Bulletin Le Billot n°47 Sept.1994

FRONDEVILLE Henri de, Le Compte de la Vicomté d’Orbec pour la Saint- Michel 1444 – Jean Le Muet, Vicomte et receveur in Etudes lexoviennes, IV, 1936, pp. 117-318

FRONDEVILLE Henri de, Recherches sur la Vicomté d’Orbec au XIV° siècle, Bernay, Claudin s.d. (1938). Extrait du Bull. de Soc. Hist. d’Orbec, II, (1938), 76 p.

GURREY Patrick, Chronologie du Château de Fauguernon, BSHL n°42, septembre 1998.

HIPPEAU Célestin, Dictionnaire topographique du Département du Calvados, Paris, Imp. Nationale, 1883, (p. 110)

LA ROQUE Labbey de, Recherche de Montfaut, Caen, Poisson, 1818. In-8°, 168 p.

LA ROQUE Labbey de, Supplément à la Seconde édition de la Recherche de Montfaut, Caen, Poisson, 1824. In-8°, 30 p.

LA ROQUE Labbey de, Recherche faite en 1540, par les Elus de Lisieux des nobles de leur Election, Caen, Poisson, 1827. In-8°, 170 p.

LEBEURIER P.-F., Rôle des taxes de l’arrière-ban du bailliage d’Evreux en 1562 avec une Introduction sur l’histoire et l’organisation du ban et de l’arrière-ban, Evreux – Rouen, Huet – Lebrument, 1861, In-12, 167 p. (p. 67)

LE CACHEUX Paul, Correspondance de la famille d’Estouteville (1460-1535), Rouen-Paris, Lestringant-Picard, 1935, In-8°, xij-134 p.(Coll. de la Société de l’Histoire de Normandie)
Bailleul; Puchot, de Gerponville; Bauquemare; Robert Bertran; Jean de Sallenoue, sieur de Blosseville; Bourbon, Thomas de Clermont, abbé de Cormeilles; Cure de Goustranville, 74; château de Gacé, 6-8, 16, 56, 58,, 59, 89; mare de Glatigny, 11; Honfleur, 98, 112, 114; Hotot, 89; Guyon de La Haye, sieur de Vauville, 55, 83, 18; vente de boeufs et de vaches, pp. 102-103; Roncheville, 66, 102, receveur de 112; Saint-Clair-en-Auge; famille Paynel – Painel –

LE CACHEUX Paul, Actes de la chancellerie d’Henri VI concernant la Normandie sous la domination anglaise (1422-1435), Rouen-Paris, Lestringant-Picard, 1907, 2 vol., In-8°, (I. pp. 85; 319 – II, p.69)

LENGAGNE Cristelle : Quelques réflexions à propos de l’inventaire après décès d’un journalier et de son épouse en 1780. Bulletin de la Société Historique de Lisieux, BSHL n° 53, Décembre 2002.

LE PREVOST Aug, Pouillés du Diocèse de Lisieux, pp. 38-39

Charles MILCENT et André ROSTAND, « Le château de Flamanville et ses propriétaires: les Basan, les Le Conte de Nonant de Raray, les Sesmaisons », Société d’archéologie et d’histoire de la Manche – Mélanges multigraphiés, 11 e série, 1982, pp. 51-72

LE PREVOST Auguste, Pouillés du Diocèse de Lisieux, pp. 38-39

MANEUVRIER Christophe : Le récit de la translation des reliques de saint Regnobert: histoire d’une éphémère fondation monastique effectuée aux portes de Lisieux sous l’épiscopat de Fréculf. Tabularia. (voir Saint Regnobert.doc)

NAVEL Henri, « A propos de recherches sur les fiefs de la vicomté de Caen », BSAN, XLIX, XLII, 1945 (1946), pp. 319-343
fieffermes, fiefs, mouvance, féodalité.

NEUVILLE Louis RIOULT de, Le Moulin de Fauguernon in La Normandie Monumentale et Pittoresque, Le Havre, Le Male et Cie.; réédit. Corlet, t. II, pp. 143-149

Abbé PIEL, Inventaire historique des actes transcrits aux insinuations ecclésiastiques de l’ancien diocèse de Lisieux analysés pour servir à l’histoire du personnel de l’évêché, de la cathédrale, des collégiales, des abbayes et prieurés des paroisses et chapelles ainsi que de toutes les Familles notables de ce Diocèse , LISIEUX, Piel, 1895, 5 vol., In-4°, pl. h.t.

PREVOST G.-A., Armorial général de France (Edit de Novembre 1696). Généralité d’Alençon publié d’après le manuscrit de la Bibliothèque nationale, Rouen-Paris, Lestringant-Picard, 3 vol., 1922-1924, In-8°, X-325, 262, 101 p.

RAULT Fernand, « Le château de Fauguernon », PAR., 22, 11 – 1972, pp. 15-18

RAULT Fernand, Compte rendu de l’excursion du 27 mars 1977 aux mottes et châteaux du Pays d’Auge: motte située à l’ouest de l’église de Bonnebosq; chapelle Saint-Christophe; mottes de Bonnebosq; Auvillars; Annebault; Fauguernon; Le Pin; Château de Blangy; Fierville , Communication SHL, 26 avril 1977

SAIGE Gustave, Cartulaire de la seigneurie de Fontenay-le-Marmion provenant des archives des Matignon publié par ordre de S.A. le Prince de Monaco, Monaco, Imprimerie de Monaco, 1885. In-4°, XXXIX-230 p.
Barneville, Fumichon, Fauguernon, Bertrand, Brucourt, etc.

SAUVAGE René-Norbert, Catalogue des manuscrits de la Collection Mancel, à Caen Paris-Caen, Plon-Jouan, 1910, In-8°, (Extrait du Catalogue général des Manuscrits des Bibliothèques publiques de France, t. XLIX (pp. 274-275)

VASSEUR Charles : voir sur Fauguernon BSHL n°42, septembre 1998.

VASSEUR Charles-Modeste-Victor, Mémoire sur les moulins féodaux, Caen, 1873, In-8°

2 – Pièces Justificatives

Insinuations

Descriptions de l’église des 22 juin 1853 (suivie de la description d’un retable) et 27 mai 1862

Description de la cloche
J’ai été bénie par Monsieur Pierre Gaillard, curé de Fauguernon ; Monsieur Ménard, maire.
Lavillette m’a faite en 1817.

La Baronnie de Fauguernon était composée de huit fiefs dont deux étaient :
la Pinterie, ferme située sur la paroisse du Pin et
le Bois Ravenot, assis sur Ecorcheville au milieu duquel on voyait encore les ruines d’un ancien château qui avait été bâti. Appartenait à Monsieur le Marquis de Pierrecourt en 1721 (Dictionnaire des tailles tome II p.61)

La sieurie de Béchet relevait aussi de la vicomté de Fauguernon en 1627.

Le Bois du Mieux était une aînesse de la châtellerie de Fauguernon sur la paroisse de St Philbert.

L’Histoire de la Maison d’Harcourt donne de curieux éclaircissements sur la transmission de la terre de Fauguernon des Bertran aux Garencières et de ceux-ci aux Cerisay. (La Roque Tome I p.142-145).

Jean de Montenay, sire de Garencières et vicomte de Fauguernon et de Fontenay le Marmion, prisonnier à Azincourt, eut en Angleterre quelques démêlés avec le Duc d’Orléans (Charles, père de Louis XII, prisonnier aussi à Azincourt) qui crut voir en lui un rival d’amour. La querelle se termina de part et d’autre par des ballades et des rondeaux (Abbé de la Rue- Bardes et Trouvères Tome III p.326)

Emblèmes et devises chrétiennes composées par Damoiselle Georgette de Montenay – Lyon – Jean Marcorelle 1571 – Petit in 4°.fig.
Georgette de Montenay était dame de la cour de Jeanne d’Albret, reine de Navarre. On ignore la date de sa mort.

Fauguernon peut être considéré comme un des grands fiefs du Duché de Normandie. Les vicomtes de Fauguernon avaient séance à l’Echiquier.
Les Bertran de Briquebec furent en possession de cette terre dès l’époque la plus reculée et comme leur généalogie remonte jusqu’au temps de Rollon il est probable que leur auteur l’avait obtenue dans le partage qui suivit la Conquête.
Il serait fastidieux de donner tous les noms de ceux des membres de cette famille qui furent seigneurs de Fauguernon. Il suffira de nommer les principaux ; d’abord Robert 1e du nom qui suivit à la croisade le Duc de Normandie. Dans le catalogue donné par Gabriel Dumoulin on voit qu’il portait : d’or au lion vert rampant, onglé et couronné d’argent, avec un baston de gueulles pour brissure ; car il n’était que cadet de la branche de Briquebec.
Son fils Robert II ayant pris le parti d’Eustache, comte de Boulogne, contre le Duc d’Anjou, amena le destruction de son château en 1137. Il fut tué l’année suivante en défendant sans doute la même cause.
Il avait épousé la fille d’Etienne, comte d’Aumalle, dont il eut un fils nommé comme lui Robert. Celui-ci vit aussi une invasion étrangère ravageait la Normandie, mais plus prudent il ne chercha point à résister au torrent et put ainsi conserver ses terres qui furent érigées en baronnie par le conquérant Philippe-Auguste. Son alliance avec la fille aînée de Jourdain Tesson les augmenta encore.
(suit les articles du registre de Philippe Auguste qui concernent Robert Bertran en latin).
Son petit-fils Robert V, vicomte de Roncheville, seigneur d’Honfleur et de Fauguernon, fut connétable de Normandie. Il avait pour femme Alix de Tancarville, fille de Monsieur Guillaume, sire de Tancarville et d’Alissande de Meullent. Le traité de mariage de l’an 1245 stipule une dot considérable, c’était celle de la mère d’Alix qui alors n’existait plus. Elle se composait des terres de Sahurs, Croisot et Bapaulme, près de Rouen, Feuguerolles, Venois, Ifs, Alemaigne, Plassi, Savenay, Le Mesnil-Patry, Estreham près de Caen.
Les deux fils de Robert V se partagèrent ses terres et c’est au second nommé Guillaume qu’échut Fauguernon et les fiefs de sa mère.
Bien qu’il eut eu trois enfants ses terres passèrent après lui à une famille étrangère. Son fils aîné, nommé Robert, étant mort sans avoir d’enfant d’Isabeau de Craon, sa femme. Marie sa sœur, devint vicomtesse de Fauguernon, et comme elle se maria trois fois, on trouve, dans un laps de temps très court, trois familles différentes en possession de la terre de Fauguernon, ce qui cause une certaine confusion.
Ajoutez à cela que la branche collatérale des Bertran retint suivant les généalogistes le titre de vicomtes de Fauguernon.
Ainsi Robert VII Bertran, maréchal de France, qui vivait en 1340 ou environ, cousin germain de Marie, prenait le titre de vicomte de Fauguernon en même temps que celui de seigneur de Roncheville qui lui venait de son père (Lachesnaye Tome XI p.96)
Robert avait épousé le 3 mai 1318 Marie de Sully, fille d’Henry, sire de Sully et de Jeanne de Vendôme. Il en eut cinq enfants mais ses deux fils étant morts sans hoirs, les filles se partagèrent la succession : on y voit point figurer Fauguernon. (Voir Histoire des Grands Officiers de la Couronne in 4°, tome II p.126)
Marie Bertran contracta trois alliances. La première avec Jean Paynel, sire de Hambie. Il était fils aîné de Guillaume Paynel et de Jeanne Bertran, de la branche de Briquebec. Il ne sortit pas d’enfant de cette union (Lachesnaye 11 p.234)
Le second mari de la vicomtesse de Fauguernon était Yvon de Garencières, seigneur de Garencières et Beaudemont.
Le troisième se nommait Guillaume Fresnel, baron de la Ferté-Fresnel.
De la dernière union seulement elle eut un fils nommé Jean.
La terre de Fauguernon se trouva divisée entre les trois familles, qui conservèrent tous le titre de vicomte de Fauguernon. Mais cette séparation ne fut pas de longue durée. Olivier Paynel, chevalier baron d’Hambie et vicomte de Fauguernon et Fontenay-le-Marmion, mourut sans enfant d’Isabelle de Meullend, sa femme. Celle-ci épousa en deuxièmes noces Guillaume de Montenay, baron de Garencières, possesseur aussi de Fauguernon, par suite du mariage de Jeanne de Garencières avec Jean de Montenay, son père. Il sortit des enfants de cette union.
Montfaut en 1463, trouva à Fauguernon : Messire Jehan de Montenay, chevalier baron de Garencières, seigneur de Bérengeville, de Nully en Gastinoys, vicomte de Fauguernon, qui six ans plus tard en 1469, se présenta aux Montres de la Noblesse du bailliage d’Evreux « en abillement de homme d’armes accompagné d’un autre homme d’armes, neuf archiés et quatre vougiés, dont l’un d’iceulx vougiers est Jehan Gillain, tous suffisamment montez et armez » (p.10)
Vers 1455, il avait vendu pour 2400 livres, la vicomté de Fontenay le Marmion à Thomas de Lorailles, seigneur d’Ecoville (Statistique Monumentale Tome II p.167)
Comme Marie Bertran, Isabelle de Meullent se marie aussi trois fois. Son troisième mari fut Henry de Thiéville, seigneur de Thiéville, Mesnil-Garnier, Vains, Chantores etc. Elle en eut une fille, nommée Catherine, qui épousa en 1406, Olivier de Mauny. Elle eut une part dans son héritage.
La troisième partie de Fauguernon était, on l’a vu, dans les mains de la famille Fresnel. La sœur d’Isabelle de Meullent, la troisième fille de Valéran, nommée Alix, épousa Jean de la Ferté-Fresnel, seigneur du lieu et de Gacé, vicomte de Fauguernon, fils de Marie Bertran.

Guillaume de Cerisay vivant en 1466 (voir Almanach Normand 1848 p.419)

Un acte original des Archives des Hospices de Lisieux du 10 mars 1493 donne le nom du Noble et Puissant Seigneur Christophe de Cerisay, seigneur de Villy et baron de la Haye du Puys, vicomte de Fauguernon, conseiller et chambellan du Roy, et bailli de Costentin. Comment était-il devenu seigneur de Fauguernon ? c’est ce que j’ignore. De sa femme Marie de Magneville, Christophe de Cerisay n’eut qu’une fille appelée aussi Marie, qui épousa Gaston de Brézé, quatrième fils de Jacques, comte de Maulevrier, maréchal et grand sénéchal de Normandie et de Charlotte, bâtarde de France, fille de Charles VII et d’Agnès Sorel. Gaston de Brézé joignit donc Fauguernon aux fiefs nombreux qu’il possédait déjà, savoir : Plannes, Auvrecher, Plainbosc etc..
Marie de Cerisay vivait encore en 1537 suivant un acte du 20 septembre de cette année où l’on voit qu’elle est aussi en possession du château du Pin. Elle comparut à la recherche des Elus de Lisieux de 1540 et produisit une généalogie pour elle et ses enfants sous-âge, mais elle ne put la justifier parce que « les lettres, chartes etc.. concernant leur noblesse étaient demeurées aux mains du défunt Messire Louis de Brézé, sénéchal et gouverneur de Normandie, frère aîné de son mari ».
Ces enfants sous-âge étaient Louis de Brézé, devenu grand aumônier de France et évêque de Meaux, puis deux filles Catherine et Françoise.
La première épousé Nicolas de Dreux, vidame et baron d’Esneval. Françoise eut pour mari Gilles le Roy, seigneur de Chillon.
Révérend Père en Dieu Messire Louis de Brézey, évêque de Meaux, abbé des abbayes de St Pharon et Ygny, s’intitulait dans un acte du 7 mai 1571 : seigneur de baron de la Haye du Puis, châtelain et vicomte de Fauguernon, sieur du Château du Pin et Bois Ravenot.
L’évêque de Meaux ne laissa pas son héritage à ses sœurs. Il passa nous ne savons comment à son cousin M. de St Germain-Fauguernon –ainsi parle un registre de l’Hôtel de Ville de Lisieux de 1562-. C’était un descendant de Gilles de St Germain, baron d’Asneboc, qui avait épousé la fille de Jacques de Brézé, son grand père.
Mais il paraît que Fauguernon revint ensuite à Louis de Brézé le grand sénéchal de Normandie, le mari de Diane de Poitiers ou plutôt à l’une de ses filles Françoise de Brézé, qui avait épousé Robert IV de la Marck, duc de Bouillon, comte de la Mark, prince de Sedan, maréchal de France, gouverneur et lieutenant général pour le Roy en Normandie. C’est ce fameux duc de Bouillon dont on n’ignore point le rôle pendant les guerres civiles de la fin du 16e siècle.
(On trouve un Thomas de Morant, premier du nom, seigneur de Fauguernon etc, né le 1er mai 1543 mort en 1621. Il est vraiment bien difficile de mettre d’accord tous les généalogistes)
Un acte original des Hospices de Lisieux de 1617 fait mention de Haut et Puissant Seigneur Messire Louis de la Mark, marquis de Mauluy, vicomte de Fauguernon, seigneur de Marigny et de Nogent le Roi, conseiller du Roy en ses Conseils d’Etat et Privé, premier escuyer de la Reine.

Dans le seconde moitié du 17e siècle, Fauguernon était passé dans la famille des Lecomte de Pierrecourt qui la posséda jusqu’à la Révolution et la possède encore maintenant je crois.
J’ai un aveu du 14 juillet 1663 rendu à Haut et Puissant Seigneur Messire Louis Jacques Lecomte, chevalier, seigneur marquis de Pierrecourt, Louis, Beteville, le Coudrey, Beteville-en-Caux, Mondrainville, Malou, vicomte et châtelain de Fauguernon, baron d’Angerville, seigneur de Forges, le Béchet, Bois-Ravenot, la Courie, la Pintherie, Brefvedent, Carsis, Sourdeval et autres lieux.

Une sentence des pleds de la vicomté de Fauguernon du 3 juin1694 fait mention de Haute et Puissante Dame Françoise de Mire, comtesse de Fauguernon, baronne d’Angerville et autres lieux, dame et marquise de Pierrecourt.
L’un et l’autre, mari et femme, figurent dans un aveu de la sieurie des Forges de 1673 (ste Historique 85)

Lachesnaye nous dit que vers la fin du 18e siècle la baronnie de Fauguernon appartenait à Monsieur le Marquis de Raray, comme héritier de Monsieur de Pierrecourt, son aïeul. Il s’agit toujours de la famille le Conte de Nonant.
La terre de Nery-en-Valois fut érigée en marquisat sous le nom de Raray par lettres de Janvier 1654, registrées le 10 juin suivant, en faveur de Henri de Lancy, baron de Rarey, qui de Catherine d’Angennes eut un fils du nom de Gaston, Jean-Baptiste, qui devint après son père marquis de Rarey. Celui-ci ne laissa qu’une fille Marie Lucie qui devint héritière de Raray et Lancy. Cette dame qui mourut le 16 mai 1693, avait épousé Jean François le Conte de Nonant, seigneur de Pierrecourt.
Leur fils aîné François Louis, dit le marquis de Raray est donc bien un le Conte.

Voici les blasons des différentes familles qui successivement possédé la vicomté de Fauguernon, on pourra ainsi reconnaître facilement à qui appartiennent ceux que nous avons decrits.
BERTRAN : d’or au lion de sinople armé, lampassé et couronné d’argent.
PAYNEL : d’or à deux fasces d’azur accompagnées d’un orle de huit merlettes de gueules.
de MONTENAY : d’or à deux fasces d’azur accompagnées d’un orle de huit coquilles de gueules
de THIEVILLE : d’argent à deux bandes de gueules accompagnées de sept coquilles posées dans le sens des bandes 2.3.2
de la FERTE-FRESNEL : d’or à l’aigle éployée de gueules.
de MAUNY : d’argent au croissant de gueules
de BREZE : d’azur à huit croisettes d’or posées en orle autour d’un écuson aussi d’or amblé d’azur et l’azur rempli d’argent.
de BOUILLON : de gueules à la fasce d’argent
le CONTE de NONANT : d’azur au chevron d’argent accompagné en pointe de trois besans d’or mal ordonnés.
le MYRE : de gueules au chevron d’argent accompagné de trois coquilles d’or.

Droit de hérisson et de motage dû par la seigneurie de Mesnil-aux-Crottes ou Mesnil-Poisson suivant acte de décret du 27 juillet 1693 et aveu de la vavassorie Arnould à Clarbec 8 juillet 1580.

Le même service est dû par l’aînesse Michant Premier assise à St Etienne-la-Thillaye dépendant des religieux de Beaumont-en-Auge suivant aveu du 14 octobre 1785 et par l’aînesse ou fief Hue situé à Clarbec (aveu du 15 janvier 1670)

A la croisade de Robert Courteheuse, le sire de Fauguernon portait : d’or à un lion vert rampant onglé et couronné d’argent, à un bâton de gueules. (Dumoulin)

Histoire du château de Faugueron

Le château de Fauguernon, près de Lisieux, qui appartenait à la famille Bertran de Briquebec se trouve à mi-côte sur la point inclinée d’une langue de terre. Il offre deux enceintes dont la principale est encore fort remarquable.
Cette partie du château se compose d’une tour carrée ou donjon contenant la porte d’entrée et d’une enceinte de murs entourant un mamelon que des fossés profondément creusés détachent des terrains environnants. Le donjon, placé comme une sentinelle en avant du château, renfermait au-dessus de la porte plusieurs appartements auxquels on accédait par un escalier accolé à la tour à l’intérieur de l’enceinte. Le rez-de-chaussée qui était occupé par la grande porte offrait sous ce rapport quelque ressemblance avec celui du château de la Pommeraye et celui du Plessis-Grimault, mais on y remarque des coulisses ou rainures pour recevoir des herses qu’on ne trouve pas dans les deux tours que je viens de citer. Cette tour du château de Fauguernon ressemble d’une manière frappante par sa forme, la place qu’elle occupe et sa distribution intérieure à celle du château du Tickhill, en Angleterre, décrit par Monsieur King dans le tome VI de l’Archéologie britannique.
Les murailles du pourtour de l’enceinte servaient de support à des constructions totalement ruinées et au centre desquelles existait une cour. Robert Dumont rapporte que Geoffroy Plantagenet prit et ruina le château de Fauguernon en 1147 ; ainsi les principales constructions qui le composent ne peuvent être postérieures à cette époque. Je ne les crois non plus antérieures au commencement du 12e siècle. Les traces de herses et quelques détails observés dans les chambres qui surmontent la porte indiqueraient assez cette époque. Les murailles paraissent être demeurées dans l’état où nous les trouvons depuis 1147 ; on voit cependant du côté gauche de la porte du donjon une tour qui a servi longtemps de prison pour la Haute Justice et qui a été réparée vers 1600. Plusieurs restes de murs dans la partie de l’enceinte orientée vers le nord paraissent aussi de cette époque.
La seconde enceinte n’offrait que des fossés beaucoup moins considérables. On y voit encore des bâtiments qui paraissent remonter au 16e siècle et qui sont habités par un fermier.

Deuxième description du château de septembre 1854 où il fait mention d’une tour circulaire dans l’intérieur de laquelle est encore une salle voûtée en cul de four. On y penêtre par une ouverture garnie d’un simple tore qui m’a paru du 13e siècle, elle est en arc fort surbaissé. Des meurtrières fortement ébrasées éclairent seules cette salle obscure. Au centre du pavage est un oculus, seule ouverture et entrée d’un caveau voûté d’après le même système dont il forme aussi le clef de voûte, on l’appelle les oubliettes….

Il est bien vrai comme le dit Monsieur de Caumont que ce château fut pris et rasé en 1137 par Geoffroy d’Anjou après trois mois de siège, mais il ne peut être resté dans le même état depuis cette époque (Almanach de Lisieux pour 1787 dit 1147 page 32).
En 1449 les troupes du Roi Charles VII venant de Pont Audermer s’en emparèrent et c’est de là qu’elles partirent le 16 août pour mettre le siège devant Lisieux. Ce ne fut que sous le règne d’ Henri IV qu’il fut définitivement rasé.

Le château de Fauguernon fut occupé en 1417 par les Anglais et Henri V y établit pour capitaine John St Alboues (Mémoires des Antiquaires de Normandie Tome XXIII p.249 n°1359 col.1)

Mai 1862 – Rien ne manque pour attirer l’archéologue dans les limites de la paroisse de Fauguernon. La sauvagerie de son site ménage à chaque pas des surprises qui feraient les délices des peintres de paysages. C’est ainsi que revenant d’une excursion à un quart d’heure de chemin environ du château et de l’église nous avons découvert un moulin du 12e siècle. Monsieur Bouet s’est empressé d’en faire un croquis. Mais ce qu’il n’a pas pu rendre malgré son talent c’est l’impression qu’il a éprouvée comme moi en s’avançant dans les hautes herbes jusqu’au pied de cet édifice abandonné, perché sur un torrent profond dont les bords garnis d’une forêt vierge nous empêchaient de voir le fond où nous entendions gronder les eaux.

Le boisseau de Fauguernon vaut les trois quarts de celui de Lisieux.

Suivant un jugement du 7 mars 1591 les pleds de la vicomté de Fauguernon se tenaient dans ce temps à Lisieux par raison des troubles de guerre étant en ce pays.

Baillis de Fauguernon
Nicolas Duprey, licencié en droit, bailly vicomtal de Fauguernon 9 février 1617
Pierre Thiron, licencié ès droits, bailly vicomtal de Fauguernon 11 mars 1677
Pierre Boscher, licencié en droit, lieutenant général du bailliage vicomtal de Fauguernon 20 mars 1688
Nicolas Chaudru, bailly vicomtal de Fauguernon 1er juin 1724
Maître Pierre Hébert, procureur fiscal en la vicomté de Fauguernon 17 novembre 1725.

Haute Justice de Fauguernon 1787 – Monsieur Le Bailly, bailli (Almanach de Lisieux 1787 p.102)

Recherches de 1524
La paroisse de Fauguernon – Guill. Perrey (de Parey) seigneur de Combray s’est aidé d’une sentence donnée aux généraulx le 23 novembre 1521.

Recherche de 1666
Charles de Parey, seigneur de Combray et de la Monteillerie.

Le seigneur de Fauguernon porte : d’or à un chevron de gueulle brochant sur le tout un lion rampant de sable (il y a une bande et le lion est de sinople dans le dessin)
(Gaignières – Armorial Général Tome I p.77)

Fief Haguelon à Fauguernon
Charles de Gouvis, écuyer, seigneur de Haguelon et de Parfontaines, demeurant à son manoir, paroisse de Fauguernon 9 mai 1630, épouse Damoiselle Françoise Aparroc d’où Nicolas de Gouvis, l’aisney, écuyer, seigneur de Hacquellon, originaire de la paroisse de Fauguernon, demeurant à Lisieux et Damoiselle Anne de Gouvis, sa sœur demeurant au Brévedent 19 octobre 1660

Notes trouvées dans la documentation informatique :

A- Xe au XVe siècles :
11.. sans date, fin XIIe
Robert Bertran donne à Richard Bacon son chevalier, trente acres de terre situées près de la haie de Pierreville (50) moyennant la redevance d’un épervier…. testibus: Roberto Molomtino, senescalli; Willermo de Fauguernon, Gilleberto Tronel, Adam de Sottevast; Rogerio de Joyanvilla; Heberto de Barnevilla; Petro Bosqiuer etc…
= Charles BREARD, Cartulaire de la baronnie de Bricquebec, n°10, pp. 197-198

sans date, fin XIIe
Robert Bertran donne à Guillaume de Bouquetot des franchises dans la terre de Fauguernon.

Erga Guillermum de Bousretot.

Sciant omnes presentes et futuris quod ego Robertus Bertran dedi et concessi et presenti carta confirmavi Guillermo de Bousretot, pro homagio et servitio suo et pro viginti solidis andegavensium de redditu quos idem Guillermus habebat de me annuatim apud Honefleu quos michi reddidit quite (sic) omnes libertates in terra de Fausguernon cum omnibus pertinentiis quam Robertus de Bousretot, pater ejusdem Willermi, et Mabilia, mater ejusdem, tenuerunt et possederunt de Willermo de Angervilla, que terra est de feodo meo. Omnes autem libertates confirmavi Willermo prescripto et heredibus suis habendas et possidendas de me et heredibus meis in predicta terra de Fausguernon et per totam eandem terram et de omnibus consuetudinibus quas ego, predictus Robertus, in eandem terram capiebam et habebam et ad manum meam pertinebant, quietas et solutas et liberas pro prescripto hommagio et servitio et pro predictis viginti solidis de redditu. Testibus; Petro de Cunbrai (Combray à Norolles ?); Willermo de Pipardo; Roberto de Tilia (Saint-Etienne-la-Thillaye); Waltero Pipardo; Roberto de Foumuchum (Fumichon) ; Willermo de Fausguernon, Waltero de Fausguernon (Fauguernon), Hunfrido Linel, Willermo de Salrme (sic).
= Charles BREARD, Cartulaire de la baronnie de Bricquebec, n°13, p. 200: Léopold DELISLE, Les cartulaires de Briquebec (N° 35, p. 7)

En 1204 un Guillaume de Fauguernon sert de témoin à Robert BERTRAN.
= Charles BREARD.- Cartulaires de Saint-Ymer-en-Auge et de Bricquebec, Rouen-Paris, 1908, pp. 193-194 ;
= Léopold DELISLE, Les cartulaires de Bricquebec, n° 22, p. 7.

c. 1204
Robert Bertran confirme à Henri de Tilli ce que celui-ci tenait à Tilli-sur-Seulles, en reconnaissant que le château de Tilli était tenu du roi. Témoins: Raoul Tesson, Philippe de Valceyo, Raoul Patriq, Guillaume de Blosseville, Amaury de Thibouville, Robert Malvoisin de Rosel, Raoul de Briquebec, Hugues de Barneville, Guillaume de Fauguernon, Valeran de Pontif, Guillaume de Sauceyo, Guillaume Quartel, et autres.
Testibus: Radulfo Tesson, Philippo de Valceyo, Raoul Patriq; Guillermo de Blossevilla; Amaurico de Tybouvilla; Roberto Malvesin de Rosel; Radulfo de Briquebec; Hugone de Barneville; Guillermo de fausguernon (Fauguernon); Valerano de Pontif (fief de Saint-Nicol du Pontif près Honfleur), Guillermo de Sauceyo; Guillermo Quartel; et multis allis.
= Charles BREARD.- Cartulaires de Saint-Ymer-en-Auge et de Bricquebec, Rouen-Paris, 1908, pp. 193-194 ; Léopold DELISLE, Les cartulaires de Bricquebec, n° 22, p.

1226 – Saint-Hymer
Eustache d’Aubigny, chevalier, aumône à l’église de saint-Ymer tout ce qui lui reste de son bois situé sur ladite paroisse. Le prieur, Hugues de Fauguernon, lui remet 15 livres « de caritate ».
= Charles BREARD, Additions au cartulaire de Bricquebec, n°XX, p.142

1255
Confirmation par Robert Bertran des biens appartenant à l’abbaye Saint-Ouen de Rouen. :
Eisdem confirmo et concedo que ad majorem declarationem duxi propriis nomibus exprimenda, videlicet ecclesiam sancte Marie de Bello Monte in Algia cum omnibus pertinentiis suis et presentationem ejudem ecclesie; ecclesiam Sancti Stephani de Tilleio (Saint-Etienne-le-Thillaye), et presentationem ejusdem ecclesie; ecclesiam de Pemma Pice similiter (Pennedepie), ecclesiam de Magnavilla in Constantino similiter (50) (suivent des biens dans la Manche) (….) ecclesiam sancti Clodoardi similiter (Saint-Cloud), ecclesiam sancti Petri de Torgovilla similiter (Tourgeville) et in ecclesia Sancti Stephani de Honeflue quatuor libras annuatim, cujus presentatio michi et heredibus meis remanet (Honfleur); ecclesiam sancti Georgii de Fliqueflue (Fiquefleur) cum omnibus pertinentiis suis et presentationem ejusdem ecclesi, et in eadem villa census cum omnibus pertinentiise que ibidem possident; ecclesiam sancte Marie de Veteri Herbertot (Vieux-Bourg) similiter, et in prefectura mea de Penna Pice (Pennedepie) quadraginta solidos, et in prefectura de Ronchevilla (Roncheville) quadraginta solidos, et in censibus de Penna Pice decem solidos, et in prefectura de Honeflue (Honfleur) octo libras, et de theloneo de Fauguernon, decimam, et in granario de Fausguernon tres sextaria avene, et pratum de Alnetis (Launay-sur-Calonne) sicut dividitur, et unam fossam in Chosti (sic) (pour Touqua ?) piscatoriam, et sallam de duabus fossis meis (salines); ibidem decimas de (…. biens de la Manche) Noerolei (Norolles), cujus presentatio ad me pertinet et de Rotis (Reux) et de Branvilla et de Claro Becco (Clarbec), sicut antecessores mei eas dederunt et predicti monachi eas possiderunt; et duas garbas sancti Johannis de Barnevilla et sancti Philiberti de Campis (Saint Philbert de Champs) et sancti Renoberti de Fauguernon, quarum ecclesiarum presentationes ad me et heredes meos pertinent. Dedi etiam duos vavassores eis Gocelinum et Hosbertum. Et sciendum est quod capelle sancti Michaelis (le texte de 1221 dit: Nicholai) de Ronchevilla et de Fausguernon (Fauguernon), michi remanent. (suivent des biens dans la Manche)…. Cum autem contentio esset inter predictos abbatem et conventum et me super straminibus quarumdam decimarum, videlicet de Surteinville magnevilla, Ovritot Briquebec, Buschierville, (50) Sancti Philiberti de Campis, Sancti Renorberti de Fausguernon, Noeroles (Norolles), Bretteville (?), Bronville; quito eisdem et remitto simpliciter jus quod dicebam me habere in starminibus omnium decimarum quas habebant in locis proximis ductis, excepto stramine et foragio tricturato omnium decimarum suarum de parochia de Briquebec. Quod de voluntate ipsorum ad usus meos et heredum meorum retinui dequo stramine poterimus facere, donando vel vendendo, nostramù plenariam voluntatem. Ita quod nec ego nec heredes mei possumus in straminibus dictarum parochiarum, excepto stramine de Briquebec, in posterum aliquid reclamare. Volo et concedo quod ipsi percipiant decimas venditionis in nemoribus meis de Fauguernon, cum ea vendi contigerit,, et pasnasgii; sed in ceteris decimis eorumdem nemorum nichil poterunt reclamare, salvo jure suo quantum ad decimas bladi, si dicta nemora vel partem eorum redigi contigerit ad culturam. Concedo etiam priori et monachis Sancte Marie de Bello Monte in Algia quod singulis diebus habeant in haia meo de Tilleio (La Haye du Theil, canton de Honfleur) duos equos ligna deferentes ad suum manerium ardere, ligna etiam ad edificandum domum sancte Marie de Bello Monte, et ad molendinum faciendum, et ad plaustrum et ad oratrum (le texte de 1221 dit aratrum), ; et insuper fagum unam ad Natale Domini, et unam ad Pascham, unam ad Assumptionem Beate Marie, unam ad festum Omnium Sanctorum, et decimas hayarum de Tilleio et de Honefleu sicit percipere consueverunt, volens et concedens ut si forte predicti monachi vel successores eorumdem decimis, juribus redditibus non utantur vel aliter quam deuerint utantur minus inde recipiendo, nullum eis ex hoc prejudicium in jure suo vel possessione generetur, nec michi, nec heredibus meis jus aliquod adquiritur.Datum apud Cadomum, anno Domini M°CC°.L°. quinto.
= EDIT. Charles BREARD, Cartulaire de la baronnie de Bricquebec, n°33, pp. 220-224,
+ Léopold DELISLE, Cartulaires de Briquebec, (n° 6 et 127)

1274 – Fauguernon
Partage entre Robert Bertran, seigneur de Briquebec et Guillaume son frère, des biens paternels et maternels, en vertu duquel, Guillaume reçoit Fauguernon, Fontenay le Marmion et autres terres.

A tous ceulx qui ces lettres verront, Guillaume bertran, escuier, mon chier frere et mon ainzné, et jeu, par le conseil de nos amis, pour ce que descort ne peust nestre entre nous, avon fet ensemble une aimiable concordance de toute partie de heritage que je pouvois et pensoie demander a lui ou a ses hers en temps a avenir par la reson de nostre pere et de nostre mere, en teille maniere que le devant dit mon segneur Robert, mon frere, ma donné et ottroié a pourseoir en perdurable heritage, pour fin de toute partie de heritage, a tenir de luy et deses hers en parage, si comme puisné doit tenir de son ainzné par la coustume de Normendie, cest assavoir le manoir et la terre de Fonteney le Marmion (…..) De rechief, le manoir et la terre de Fausguernon, ovec toutes les appartenances et ovec toutes les segnouries a pourseoir apres le deces de nostre mere, ainsi que ge ne mes hers ne pourron fere justice sur les hommes monseignour Robert Bertran, mon frere, manaz (sic) hors de la seignourie de fausguernon, pour le reparage de la mote de Fausguernon ne pour le herichon, ains en sera la justice faite par la main du devant dit mon seignour Robert, mon frere, ou par la main de ses hers les en aurion requis en lieu qui portast accort, il veut et ottroie que je et mes hers en fachon la justice tant soulement pour le reparage de la motte de Fausguernon et pour le herichon sanz contredit de luy et de ses hers. ……
= ED: SAIGE G., Additifs au Cartulaire de la seigneurie de Fontenay-le-Marmion, 1895, n°3, pp.177-179

1274, mars – Honfleur, Fauguernon
Confirmation par Philippe III, roi de France, de la donation pour partage faite par Robert Bertran, seigneur de Roncheville et de Briquebec, de la baronnie de Fauguernon, à son frère Guillaume Bertran.La terre de Fauguernon ayant été par le précédent partage détachée de la baronnie de Roncheville, le roi Philippe Le Hardi autorise Robert Bertran, seigneur de Roncheville et de Briquebec à réunir sa terre de Honfleur à sa baronnie de Roncheville.

Philippus, Dei Gracia Francorum rex. Notum facimus universis tam presentibus quam futuris quod nos litteras dilecti et fidelis mei Robert Bertrandi, militis, domini de Roncheville et de Bricquebec, vidimus in hec verba: – A tous ceulx qui ces lettres verront Robert betran, chevalier, sire de Roncheville et de Briquebec, salus en nostre seigneur. Sachies que je ay donné a Guillaume Bertran, mon frère, en sa partie, ma terre de Faguernon o le manoir et o les appartenances, laqueille terre o le maner et les appartenances, soit dore en avant assembleement de ma baronnie de Roncheville a tenir de mon seigneur le roy de France comme baronnie, si comme ge fesoie devant. Et a ces choses ottroier et greer gen requier icheli monseigneur le roy quil len plese adonner en ses lettres pendans. Et en tesmoing de laqueille chose gei mis mon scel as presente letres. ce fut fait lan de grace mil cc essessante e quatorze en moy de mars. – Nos vero, ad requisicionem prefati Roberti, premissa, prout superius continentur, rata habens et grata, ea, quantum in nobis est volumus et concedimus, salvo jure quolibet alieno. Quod ut ratum et stabile permaneat in futurum, presentibus litteris nostrum fecimus apponi sigillum. – actum Parisius, anno Domini millesimo cc qetuagesimo quaro mense marcio.
= ED: SAIGE G., Additifs au Cartulaire de la seigneurie de Fontenay-le-Marmion, 1895, n°2, pp.176-177
IND: BREARD C., cart. de Briquebec, n°42, p.231 (Notes: Bréard date cette charte de 1275, Saige de 1274; Léopold DELISLE, Les cartulaires de Briquebec, p. 10. (N° 6 et 127)

1303 – 1771.- Le Brèvedent
Note informe concernant la filiation des seigneurs du Brèvedent : Faveril, seigneur de Brèvedent, mort en 1288 ; Michel Faveril, fils de Guillaume et son petit-fils seigneur dudit fief, mort en 135 ; en 1390, on trouve Jean et Rogier de Brèvedent ; en 1459, Richard Vainel, chevalier au droit de Marie Lempereur, sa femme ; en 1600, Thomasse Paré (Parey), fils d’Abel et épouse de Gabriel Lebouteiller, écuyer, sieur de Lécausde ; en 1627, Jacques Lebouteiller, écuyer, seigneur du Brèvedent ; en 1660, Nicolas de Mire, baron d’Angerville et seigneur de Brèvedent ; en 1686, Fraçoise de Mire, comtesse de Fauguernon, baronne d’Angerville, dame du Brèvedent, épouse de Louis-Jacques Lecomte, marquis de Piercourt.
= AD14 – Baronnie de Creully. E 874

1308-1309, 5 Janvier.
C’est la partie monsieur de Fausgernon et monsieur de Fontenay.

A tous ceuls que ces lettres verront ou orront, Jehan Carvill, clerc, garde du seel de la visconté de Caen, salut. Sachiez que noble homme monsieur Guillaume Bertran, chevalier, seignour de Fauxguernon, present par devant nous, dune partie, et Robert Bertran, escuier, son frere, dautre, et recognu le dit monsieur Guillaume quil a baillié et delessié, a fin de heritage pertpetuel au dit Robert, par le conseil de lour amis, pour fin de partie de leritage qui fut a noble homme monsieur Guillaume Bertran, chevalier, lour pere; cest assavoir, tout le fieu de la visconté de Fontenay le Marmion o toutes ses apartenances, et le fieu du Mesnil Patri o toutes ses apartenances, a tenir et a aver et a pourseer a fin de heritage perpetuel les diz deuz fieux o toutes lour apartenances au dit Robert et a ses heirs sanz contredit, en pur et franc partaige du dit monsieur Guillaume et de ses heirs, franchement, noblement et quitement, sauve la droiture es chevelx seignours. Et des deux fieux o lour apartenances le dit Robert se tint pour bien paié par devant nous, pour lui et pour ses heirs, de tout le heritage qui fut au dit monsieur Guillaume Bertran lour pere, et les acepta pour fin de partie de leritage qui fut au dit monsieur Guillaume, jadis pere des diz frere. Et tout lautre heritage, qui fut au dit monsieur Guillaume, frere dudit Robert; a tenir a aver et a porseer affin de heritage perpetuel au dit monsieur Guillaume et a ses heirs, excepté le fieu du Bourc Touroude o ses apartenances, et le fieu du Rouge Monstier o ses apartenances, que le dit monsieur Guillaume a baillié a Guiffrei Bertran, son frere, pour partie de leritage qui fut au devant dit monsieur Guillaume Bertran, lour pere, si comme il disoit. Eissi que le dit monsieur Guillaume retient pour lui et pour ses heirs en cen que il a baillié a ses diz freres avoir y lour droit deschaance, se einsi estoit que euls morussent sans heirs, et en chescun diceuls; et le dit Robert retint autresi son droit deschaance pour lui et pour ses heirsen leritage qui demoure au dit monsieur Guillaume, son frere, et en celi que le dit monsieur Guillaume a baillié et assigné au dit Guiffrey, lour frere, a avoir y lour droit deschaance se les diz monsieurs Guillaume et Guiffrey mouroient sanz heirs ou daucun deuls. Et a ces convenanz tenir et garder pour le temps avenir, les diz monsieurs Guillaume et Robert Bertran freires obligerent par devant nous, chascun pour soy, lor cors a prendre et a tenir en prison et lour heirs et touz lour biens moebles et heritages, ou quil soient,presens et avenir, metans les en la main le Roy, a prendre, a lever, a vendre et a despendrepar la justice le Roy dessi a tant que les convenanz devisés en ceste lettre soient tenus et gardez, enterignés et lour heirs, et que les couz et damages soient rendus et restoreiz qui seroient euls par deffence des diz convenanz tenir et garder dicelui qui yroit encontre et a celui qui les tiendroit. Et renoncherent pour euls et pour lour heirs, a tout fait de droit, a toute coustume, a toute grace de Prince otroiée ou a otroier, au droit disant general renonciation non valoir, et a toutes autres exceptions par quoy les dites convenances ou aucune diceuls pourroient estre retargiez ou anichillées. Et jurerent les diz monsieurs Guillaume et Robert Bertran sus saintes evvangiles et promistrent par leur foys que eus niront encontre ces convenances en nule manere, par euls ne par autres, des ore en avant. Et nous, entesmoing de cen, avons mis a ces lettres le seel de la visconté de Caen, sauf le droit le Roy et autri. – Cen fut fait lan de grace mil ccc et oiet, le vendredi avant la Typhaine.

= Gustave SAIGE, Cartulaire de la seigneurie de Fontenay-le-Marmion provenant des archives des Matignon publié par ordre de S.A. le Prince de Monaco, Monaco, 1885, pp. 78-79.

1315 – Fauguernon
Partage entre Robert Bertran, seigneur de Briquebec et Guillaume son frère, des biens paternels et maternels, en vertu duquel, Guillaume reçoit Fauguernon, Fontenay-le-marmion et autres terres.

A tous ceulx qui ces lettres verront, Guillaume bertran, escuier, mon chier frere et mon ainzné, et jeu, par le conseil de nos amis, pour ce que descort ne peust nestre entre nous, avon fet ensemble une aimiable concordance de toute partie de heritage que je pouvois et pensoie demander a lui ou a ses hers en temps a avenir par la reson de nostre pere et de nostre mere, en teille maniere que le devant dit mon segneur Robert, mon frere, ma donné et ottroié a pourseoir en perdurable heritage, pour fin de toute partie de heritage, a tenir de luy et deses hers en parage, si comme puisné doit tenir de son ainzné par la coustume de Normendie, cest assavoir le manoir et la terre de Fonteney le Marmion (…..) De rechief, le manoir et la terre de Fausguernon, ovec toutes les appartenances et ovec toutes les segnouries a pourseoir apres le deces de nostre mere, ainsi que ge ne mes hers ne pourron fere justice sur les hommes monseignour Robert Bertran, mon frere, manaz (sic) hors de la seignourie de fausguernon, pour le reparage de la mote de Fausguernon ne pour le herichon, ains en sera la justice faite par la main du devant dit mon seignour Robert, mon frere, ou par la main de ses hers les en aurion requis en lieu qui portast accort, il veut et ottroie que je et mes hers en fachon la justice tant soulement pour le reparage de la motte de Fausguernon et pour le herichon sanz contredit de luy et de ses hers. ……
= ED: SAIGE G., Additifs au Cartulaire de la seigneurie de Fontenay-le-Marmion, 1895, n°3, p.177-179

1316 (n. st.), 2 février – Barneville, Fauguernon, Honfleur
A tous ceuls qui ces presentes lettres verront et orront, Raoul de Barneville, salut. Savoir fez a touz que comme descort fust meu entre noble homme monseignour Guillaume Bertran, chevalier, seignour de Falgernon, dune part, moy de lautre, sus la court et lusage de fieu de Saint Nicol appelle le fieu de Pntif, jouxte Honnefleu, du quel fieu le dit chevalier disoit la dite court et usage a lu devoir apparetenir, et pour cen ledit chevalier y eust mis ou fet metre sa main, je, devant dit Raoul, opposant et disant au contraire moy et mes presdecesseurs estre et aver esté dancienneté en la possession de la dite court et usage pour eson su dit fieu, que je tien et doy tenir par le septiesme dun fieu de haubert du dit chavalier en foy et hommage, et en certaine redevance de trois souls et sis deniers daides, fesant chascun an. Et encore maintien je estoie en possession de prendre et de lever touz les treziesmes du dit fieu, toutes les foiz que le cas si offroit; je, devant dit, Raol, apres plusours debas et oppositions eus sur cen dune partie et dautre, a la parfin, diligence, information par bones genz dignes de foy sus ce fete, bien et loiaument toutes choses considerées et resgardées, tant pour le droit du dit chevalier, comme pour moy et pour mon droit, voulant eschiver touz travauz et despens, et pour mentente plus tost consvié, ay offert a donner et ay donné de certaine science et de mon bon gré au dit chevalier trente soulz de rente perpetuelment, avecques la rente ancienne a luy et a ses hers et successours et a ceus qui de lui aront cause, a prendre sus le fieu devant dit. Et le dit chevalier, en sus ce consel, deliberation et resgart as choses devant dites, delesse et a delessié a moy et a mes hers et a mes successours, et a ceus qui de moy aront cause, la devant dite court et usage, ovecques touz reliez, treziesmes et autres choses et appartenances qui au dit fieu pevent et doivent appartenir a touz jours mes, en paiant et rendant la dite rente chascun an au dit chevalier, a ses hers et successours et a ceus qui de lui aront cause; cest assavoir, la moitié a Noel et la moitié a Pasques. Et vuil, otroy et consent pour mey, pour mes hers et successours, et pour ceus qui de moy aront cause, que le dit chevalier, ses hoirs, ses successours et ceus qui de lui aront cause, facent et puissent dre en avant fere lour planiere justice sus tout le dit fieu pour la dite rente, se len ne lour ara paiée planierement as diz termez; a tenir, a aver, a posseer par droit heritage la dite rente au dit chevalier, a ses hers et successours, delivrement, quitement et en pez, sanz empeechement que je, mes hoirs et successours, ou ceuls qui de moy aront cause, y puissent dore en avant metre. Et pour cen tenir, garder et aver ferme et estable en temps, sanz aler encontre, jay confermé et seelé ces presentes lettres de mon seel, qui furent faites lan de grace mil trois cens et quinze le jour de la Chandelour.

= SAIGE G., Cartulaire de la seigneurie de Fontenay-le-Marmion, 1895, n°LXXXI, pp.109-110

1344, décembre ou 1345, janvier
Vidimus, confirmation et transformation en don perpétuel du don viagerr fait par le roi le 22 août 1343 à Thibaut de Mathefelon, son chambellan, des biens provenant de la forfaiture d’Olivier de Clisson dans le bailliage de Caen, même si leur valeur réelle dépasse l’évaluation qui en fut faite alors par le bailli de Caen, à tenir en hommage du roi ou du duc de Normandioe, à savoir le manoir du Thuit et ses dépendances: les minières de fer de Beaumont, des droits en forêt de Cinglais, l’église de Mutrécy, les revenus de la foire de Saint-Laurent-de-Condel et les hommages rendus par les seigneurs de Clinchamps et Fauguernon, par le seigneur de Tilly pour un fief à Mutrécy, par jean Marmion pour des fiefs à Bretteville, Cailloué, Amayé, Feuguerolles et Maltot, par Guiot Chèvre pour un fief au Tilleul, par Aubry de Pierrefite pour un fief à Pierrefitte-en-Cinglais, par le seigneur de Dampierre pour un fief à Maisoncelles-sur-Ajon, par le seigneur de Vaucelles pour un fief à Bayeux, par le seigneur de Carville pour Carville, par Robert Rougemer pour Cramesnil, par Pierre Blondel à Franqueville et pour les fiefs de Versainville, Vacogne, Villy et Damblainville (cl. inj.: Chambre des Comptes, bailli de Caen) (fol°. 72, N° 141 fr.) Par le Roi, Chambelan. Collacion faite avec l’original des lettres dessus encorporées. Sine financia. Justic(e)
= A. N. JJ 5676, cité dans: Registres du Trésor des Chartes. Règne de Philippe de Valois. Deuxième partie. JJ 70 à 75.. Inventaire analytique par Jules VIARD et Aline VALLEE, Paris, Archives Nationales, 1979.

c. 1350
Patronages appartenant à la famille Bertran et à quelques autres familles peut-être alliées:
Saint-Germain-du-Crioult R. Bertran, dominus de Fauguernon (p. 105)……..
Saint-Philbert-des-Champs, Dominus de Fagernone (p. 254)
Fauguernon, Dominus de Faguellon
Norolles, Dominus de Faguellon
Saint-Benoît-d’Hébertot, Dominus R. Bertran (p. 254)
Saint-Etienne à Honfleur, Dominus R. Bertran (p. 255)
¸ LONGNON Auguste, Pouillés de la province de Rouen, Paris, Imprimerie nationale, 1903, In-4°, LXXV-600 p.

c. 1370
Sergenterie de Mouard (Moyaux ?)

Fierville, Le Fauq, Saint-Jean-de-Lyvet (Saint-Jean-de-Livet), Brévedent, Esparfontaines (Eparfontaines), Saint Ligier d’Ouillie (Saint-Léger-d’Ouilly), Fierfol (Firfol), Fumechon, Hermienval, Saint Martin d’Ouillie, Asnières, Saint-Denis-du-val-d’Orbec, Saint Pierre, Saint Hippolyte de Canteloup, Saint Léger de Glatigny, Fontenelles, Fauguernon, Nouerolles (Norolles), Saint-Philbert-des-Champs, Escorcheville, Sainte-Croix de Cormeilles, Saint-Seveistre de Cormeilles, Mouard (Moyaux), Le Pin, L’Ostellerie (L’Hôtellerie), Saint-Martin-de-la-Lieue
= BN Fr. 26.010, N° 1087
+ IND. AD 76 16 F 7. Fonds de FRONDEVILLE.

1378
Fragment de l’Assiette d’une aide levée en 1378 en diverses vicomtés de Normandie. Partie de la vicomté d’Orbec (la seule subsistante)
C’est l’assiette de la somme de quinze mille cent quatorze livres six soulz tournois …
Sergenterie de Moyaux
La paroice de la Chappele Harenc pour partie (Chapelle-Hareng) ij franc
Saint Martin de Courtonne xx s
Nourolles (Norolles) xx f.
Firfol xxiiij f.
Coutonne la Murdent pour partie (Courtonne-la-Meurdrac) xxvj f.
Foumiçon (Fumichon) l f.
Faux guernon (Fauguernon) xxvj f.
Marolles en partie xxiiij f.
Saint Philbert des Champs lxx f.

= BN Fr. 26.015, N° 2380
+ IND. AD 76 16 F 7. Fonds de FRONDEVILLE.

1444
Compte de Jean Le Muet (page 133)
La famille Le Mire est restée fixée à Saint-Philbert-des-Champs et au Pin, où elle a possédé les fiefs du Béchet, d’Angerville et de la Pinterie. Lefèvre-Pontalis signale dans son étude sur la Guerre de partisans, que Guillaume Le Mire, écuyer du parti anglais, âgé de 20 ans, en mai 1427, frappa mortellement un Français dans une rixe à Fauguernon.
pp. 263-264 (360).- Thomas sauxon, escuier anglois capitaine de Fauguernon, pour la forfaicture des biens meubles de feu Guillaume Mausey, lequel s’estoit nagaires pendu, lesquielz biens icelui Sauxon, comme fermier du seigneur dudit lieu de fauguernon, au don de son maître, avoit alors applicquez à son prouffit, sur quoy il avoit esté mis en cause vers le procureur du Roy ès assise d’icelle viconté, duquel procès icelui Sauxon est encheu et mis en amende vers ledit procureur, laquelle amende, montant lx s. est rendue cy devant ou chapitre d’amendes sur la partie des amendes d’assise rendue illec. Et cy, pour ladicte forfaicture, pour l’appréciation faite desdits biens par le sergent de la querelle, en présence de gens report ès assises d’Orbec, ainsi que par le roulle desdites assises rendu cy devant apert.
Pour ce..xx L. V s (La baronnie puis Vicomté de Fauguernon qui relevait du Comté de Tancarville, avait appartenu au Moyen Age aux Bertran, barons de Briquebec et de Roncheville. Guillaume Bertran, second fils de Robert V, connétable de Normandie, et d’Alix de Tancarville fut vicomte de Fauguernon en 1274. De son mariage avec l’héritière de Fontenay-le-Marmion, il eut un fils Robert, vicomte de Fauguernon et de Fontenay cité dans un acte de 1338. Celui-ci épousa une Tilly, dame de Druval, et eut pour héritière sa fille Marie, épouse d’Yves de Garancières. Fauguernon fut donc à elle, puis à sa fille, Jeanne de Garancières, qui de son second mariage avec Jean de Montenay, eut un fils, Guillaume de Montenay, vicomte de Fauguernon en 1417. C’est sur celui-ci, qui avait vaillamment contribué à la défense de Honfleur et à celle de Caen, et qui périt à Verneuil en 1424, que le roi Henri V confisqua la terre de Fauguernon. Il la donna à Walter Hungerford, sénéchal de sa maison qui la possédait encore en 1448. Echiquier de Normandie. Reg. de 1448, f° 472.).

La garnison anglaise fut maintenue à Fauguernon pendant l’occupation. Le premier capitaine anglais fut John St-Alban; nous voyons ici qu’en 1444 c’était Thomas Sauxon. On sait que c’est à Fauguernon que l’évêque de Lisieux, Thomas Basin, négocia et signa la reddition sans combat de sa ville épiscopale aux Français le 16 août 1449.

Après la libération, la vicomté de Fauguernon revint aux Montenay. jean de Montenay, chevalier, baron de Garencières, en était seigneur en 1463 (Cf. Et. Deville, Le Château de Fauguernon, Journal de Rouen, 19 août 1928).

Du château de Fauguernon, dont A. de Caumont a encore pu décrire les ruines en 1867 (Statist. monumentale du calvados, t. V, p. 33), il ne reste aujourd’hui que quelques pierres envahies par les ronces ».).

pp. 263-264 (360).- Thomas sauxon, escuier anglois capitaine de Fauguernon, pour la forfaiccture des biens meubles de feu Guillaume Mausey, lequel s’estoit nagaires pendu, lesquielz biens icelui Sauxon, comme fermier du seigneur dudit lieu de fauguernon, au don de son maître, avoit alors applicquez à son prouffit, sur quoy il avoit esté mis en cause vers le procureur du Roy ès assise d’icelle viconté, duquel procès icelui Sauxon est encheu et mis en amende vers ledit procureur, laquelle amende, montant lx s. est rendue cy devant ou chapitre d’amendes sur la partie des amendes d’assise rendue illec. Et cy, pour ladicte forfaicture, pour l’appréciation faite desdits biens par le sergent de la querelle, en présence de gens report ès assises d’Orbec, ainsi que par le roulle desdites assises rendu cy devant apert.
Pour ce…… xx L. V s (La baronnie puis Vicomté de Fauguernon qui relevait du Comté de Tancarville, avait appartenu au Moyen Age aux Bertran, barons de Briquebec et de Roncheville. Guillaume Bertran, second fils de Robert V, connétable de Normandie, et d’Alix de Taancarville fut vicomte de Fauguernon en 1274. De son mariage avec l’héritière de Fontenay-le-Marmion, il eut un fils Robert, vicomte de Fauguernon et de Fontenay cité dans un acte de 1338. Celui-ci épousa une Tilly, dame de Druval, et eut pour héritière sa fille Marie, épouse d’Yves de Garancières. Fauguernon fut donc à elle, puis à sa fille, Jeanne de Garancières, qui de son second mariage avec Jean de Montenay, eut un fils, Guillaume de Montenay, vicomte de Fauguernon en 1417. C’est sur celui-ci, qui avait vaillamment contribué à la défense de Honfleur et à celle de Caen, et qui périt à Verneuil en 1424, que le roi Henri V confisqua la terre de Fauguernon. Il la donna à Walter Hungerford, sénéchal de sa maison qui la possédait encore en 1448. Echiquier de Normandie. Reg. de 1448, f° 472.).

La garnison anglaise fut maintenue à Fauguernon pendant l’occupation. Le premier capitaine anglais fut John St-Alban; nous voyons ici qu’en 1444 c’était Thomas Sauxon. On sait que c’est à Fauguernon que l’évêque de Lisieux, Thomas Basin, négocia et signa la reddition sans combaat de sa ville épiscopale aux Français le 16 août 1449.

Après la libération, la vicomté de Fauguernon revint aux Montenay. jean de Montenay, chevalier, baron de Garencières, en était seigneur en 1463 (Cf. Et. Deville, Le Château de Fauguernon, Journal de Rouen, 19 août 1928).

Du château de Fauguernon, dont A. de Caumont a encore pu décrire les ruines en 1867 (Statist. monumentale du calvados, t. V, p. 33), il ne reste aujourd’hui que quelques pierres envahies par les ronces ».).

= EDIT.: Henri de FRONDEVILLE, Le Compte de la Vicomté d’Orbec pour la Saint-Michel 1444. Lean Le Muet, Vicomte et receveur dans Etudes lexoviennes, IV.

1449
Les troupes du roi CHARLES VII venant de Pont-Audemer s’emparent du château de Fauguernon, puis le 16 août assoient leur camp devant Lisieux.
Arcisse de CAUMONT – Statistique monumentale, vol III réédition Floch pages 34-35.
Voir à 1444 reddition signée par Thomas Basin.

1462, 18 mai – Fauguernon
Pierre Parey, bourgeois de Lisieux, à présent demeurant à Fauguernon, vend à Huet Boulloie, de Saint-Désir, une maison avec le fonds d’héritage cour et allée à ce appartenant sise aud. lieu de saint-Désir, au bourg l’abbesse, jouxte d’un côté et d’un bout led. Boulloie, d’autre côté Gosset Le Prudhomme et une place vide moyennat 50 écus d’or.= Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville

1463
Recherche de Montfaut

p. 22
LISIEUX. NOBLES
En l’élection de Lisieux, ensuivent les personnes qui ont esté,par le rapport des Eleus, trouvés gens nobles et extraicts de noble lignée, et non assis à la taille, et par le rapport d’aultres, à leurs âmes et consciences.
NOBLES PERSONNES
Sergenterie de Moyaux :
25. Mre Jean de Montenay, cher, Fauguernon
= P.A.M. LABBEY de LA ROQUE.- Recherche de Montfaut, Caen, 1818, in-8°.

1469 – Fauguernon
 » La famille de Parey possédait bien antérieurement (à 1705) le fief de Combray. Dans les Monstres de la Noblesse du Bailliage d’Evreux de 1469, on trouve que « Pierre Parey, seigneur du fief de Combray, présenta pour lui et en son nom Denis Faye, en habillement de vougier armé et monté suffisamment ».
= A. de CAUMONT.- Statistique.. t. IV, p. 422

1493 – Fauguernon – Saint-Philbert-des-Champs
Copies d’aveux rendus à Christophe de Cerisay, seigneur de Villy, baron de la Haye-du-Puits, vicomte et seigneur de Fauguernon, bailli de Cotentin, par Robert Le Cordier, de la vavassorerie tenue par Simon Deschamps, sise à Saint-Philbert-des-Champs – Copie collationnée sur l’original représenté par Chaudru, receveur de la vicomtesse et chatelaine de Fauguernon (1688)
= in Armand BENET, Inventaire…, 1891, H. Suppl. 58.- B.55, p. 19

FICHIER XVIe et XVIIe siècles.

1519, 28 juin
Traité de mariage passé devant les tabellions de Honfleur, le 28 juin 1519 entre Gilles Le Roy, sieur du Plessis, fils de Guyon Le Roy, sieur du Chillou, d’une part, et Catherine de Brézé, seule fille et héritière de feu Gaston de Brézé, sieur de Fauguernon, d’autre.
= Charles BREARD et Philippe BARBEY, Documents relatifs à la marine normande aux XVe et XVIe siècles dans Mélanges publiés par la Société de l’Histoire de Normandie, 6e série, 1906, p. 228.

1524, 23 avril – Norolles
Contrat de mariage de Robert Gohier de la paroisse de saint-Denis de Norolles d’une part, et Marguerite Hurel, fille de feu Jehan, de Fauguernon.
A ce contrat figure messire Jacques Filleul, curé de Notre-Dame-de-la-Couture, de Bernay
= Arch. SHL. 9F Deville. A. Minute, papier.

1528, samedi 20 juin – Lisieux
Jehan Lemuet, écuyer, sieur d’Angerville, Marin Mailloc et Pierre Mareys de la paroisse de Fauguernon, Nicolas Lefrançoys et Jehan Chiquart, bourgeois de Lisieux, vendent aux trésoriers et paroissiens de l’église de Saint-Jacques de Lisieux, cent sols de rente à prendre sur leurs biens moyennant 50 livres tournois, payes par Me Michel Lemonnyer, prêtre, en présence de Jehan Le Valloys, écuyer, seigneur de Putôt et e Geoffroy Vollart, trésoriers de lad. église. Passé en l’Hostellerie où pend pour enseigne les Trois Maries. Témoins : Mathurin du Rouyl, écuyer, bailli de Lisieux et Abel Parey, écuyer.
= Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville

1528, 19 novembre
Contrat passé devant les tabellions de Pavilly, le 19 novembre 1528, par lequel Nicolas de Dreux, baron d’Esneval, donne à Nicolas Restault, son filleul tout et tel droit exercer que ledit sieur d’Esneval pourrait prétendre et réclamer à l’encontre des hoirs du sieur de Chillou et la demoiselle de Fauguernon, et chacun d’eux à raison du douaire de ladite de Brézé, lors défunte, sa première femme.
= Arch. comm. du Havres, DD 54 cité par Charles BREARD et Philippe BARBEY, Documents relatifs à la marine normande aux XVe et XVIe siècles dans Mélanges publiés par la Société de l’Histoire de Normandie, 6e série, 1906, p. 228.

1529, mardi 5 janvier (n. st.) – Fauguernon
Pierre Hébert, de la paroisse de Norolles, baille par échange à Nicolas Parey, écuyer seigneur de Combray, une pièce de terre contenant demie acre 19 perches, sise en la paroisse de Fauguernon, jouxte d’un côté et d’un bout, led. écuyer, d’autre côté Guillaume Hébert et d’autre bout le chemin tendant à l’église de Fauyguernon. Il reçoit en contre échange trois sols de rente à prendre sur les hoirs Jehan Vatier.
= Tab. Lisieux. Etude Delarue. Analyse Et. Deville

1537 – Fauguernon – Saint-Philbert-des-Champs
Copies d’aveux rendus à Marie de Cerisay, dame et vicomtesse héréditale de la vicomté et châtellenie de Fauguernon et du château du Pin, de la vavassorerie par Guillaume Le Cordier, sise à Saint-Philbert-des-Champs –
= in Armand BENET, Inventaire…, 1891, H. Suppl. 58.- B.55, p. 19

1540
RECHERCHE DES NOBLES DE L’ELECTION de LISIEUX

Faite en 1540…

Fauguernon
107.- Marie de Serisay, dame de Fauguernon p. 44. veuve de Mre Gaston de Brézécher, Sr de Plasnes, Plainbosc, et Auvrecher, a baillé, pour elle et ses enfants sous-age, une généalogie signée d’elle, pour justification de laquelle elle a produit plusieurs commissions et lettres missives adressées par le Roi à son dit mari, dont du tout la copie est demeurée au greffe. Et a la dite dame déclaré que les lettres, chartes et écritures concernant leur noblesse étaient demeurées aux mains de deffunt Mre Louis de Brézé, chevalier de l’ordre, grand sénéchal et gouverneur de Normandie, frère aîné de son mari, et qu’elle ne pourrait à présent les recouvrer.
=LABBEY de LA ROQUE.- Recherche faite en 1540, par les Elus de Lisieux des nobles de leur Election, Caen, Poisson, 1827, In-8°, 170 p.

1544, 18 septembre – Lisieux
Contrat de vente entre noble homme René Bouthin (Boutin), sieur de la Thillouze, d’une part et dame Marie de Croisar (Marie de Cerisay), dame du château du Puy (Pin), en Normandie, près Lisieux, d’autre part, veuve de maître Gaston de Brozay (Brézé), chevalier, seigneur de Faugarnon (Fauguernon).
= Catalogue des Archives du Collège héraldique de France – Normandie, N°411

1564 – Norolles
Antoine Parey, seigneur de Combray, demeurant à Norolles, baille à Etienne Boullaie une pièce de terre à Fauguernon
= Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville.

1571 – Fauguernon – Saint-Philbert-des-Champs
Copies d’aveux rendus à Louis de Brézé, évêque de Meaux, abbé de Saint-Pharon et Igny, seigneur et et baron de la Haye-du-Puits, châtelain et vicomte de Fauguernon, sieur du château du Pin, de la vavassorerie par Romain Le Cordier, sise à Saint-Philbert-des-Champs –
= in Armand BENET, Inventaire…, 1891, H. Suppl. 58.- B.55, p. 19

1573, samedi 19 décembre – Norolles, Fauguernon
Partage de la succession de maistre Antoine Parey, seigneur des terres et seigneuries de Combray et de la Monteillerie entre ses deux fils, nobles hommes Richard et François Parey
1er lot – Le fief, terre et seigneurie de Combray tel qu’il était échu à son père par le décès de Nicolas Parey
2e lot – Le fief, terre et seigneurie de la Monteillerie
Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville

1577 – Fauguernon
Noble homme Jehan Parey, sieur de la Vallée et Malou, vicomte et seul juge de la vicomté de Fauguernon, demeure aud. lieu de la Vallée à Norolles.
= Tabell. Lisieux – Analyse Et. Deville

1595.- Fauguernon
Parey de Combray
= AD14 F 6382, 1 pièce

16..
Mémoire des fiefs qui sont en la vicomté d’Auge.
« La baronnie et vicomté de Faulxguernoy bailliage d’Evreux vicomté d’Orbec. De la baronnie de Fauguernon. Le fief… St Nicol gv de fief assis à Ste Catherinne en relevr d’Etienne de Honfleur & officier vaujacqy dv bicludare cjerice.
= AD 14. A 371. Cah. moy. 12 fol.

1605, 24 juin – Fauguernon
Famille Le Boctey. Accord pour le recouvrement de certaines sommes dues sur des biens à Fauguernon appartenant à Jehan Lefrançois
= Arch. SHL. 9F Deville. A. Minute papier, 2 ff.

1607, 3 mai – Norolles – Lisieux, Fauguernon
Marguerite Vattier, de la paroisse de Norolles, y demeurant, fille et héritière en partie de Pierre Vattier et Robert Questey, vend à Robert Lefrançois, bourgeois, demeurant paroisse Saint-Germain de Lisieux, une pièce de terre en cour, plant et maison sise à Norolles, tenue en partie de la seigneurie de Fauguernon moyennant un boisseau et demi de blé, l’autre partie de la sieurie de Mallou, en la faisance de 5 sols tournois de rente, moyennat le prix de 180 livres tournois.
= Arch. SHL. 9 FA. Minute papier

. 1608, 23 juin – Beaumont-en-Auge
Bail à ferme consenti par Olivier Mallet, conseiller du roi en sa cour de Parlement de Rouen, prieur commendataire de Beaumont-en-Auge, à Jacques Mesnier, bourgeois, demeurant à Saint-Germain de Lisieux, de tous les droits de dîmes apparteant aud. prieuré à prendre et cueillir sur les paroisses de Saint-Philbert-des-Champs, Norolles, Fauguernon, moyennant 350 livres par an.
= Arch. SHL. – 9 FA. Fonds Et. Deville.

1617 – Fauguernon – Saint-Philbert-des-Champs
Vente devant les notaires de Paris par Louis de la Marck, marquis de Maulny, vicomte de Fauguernon, seigneur de Marigny et de Nogent-le-Roy, premier écuyer de la Reine, à Pierre Capelle, son receveur, de son droit de déshérence, à cause du décès de Christophe Gosse, bâtard, de la paroisse de Saint-Philbert-des-Champs
= in BENET (Armand).- Inventaire…, 1891, H. Suppl. 58.- B.55, p. 19

1620, 23 janvier – Fauguernon
Vente par Guillaume et Jean Chillard à Gabriel: Tyvain, d’une pièce de terre à Fauguernon, tenue de la sieurie de Boisravenot.
= Arch. SHL. FB 294

1628 – Saint-Philbert-des-Champs
Vente devant Architrictin Noucher, tabellion en la vicomté de Fauguernon et François d’Echauffour, tabellion au siège de Blangy, pris pour adjoint, par Jean Lachey, avocat et Charles Lachey, sergent royal, fils Aubin, à Pierre Capelle, archer des chasses, tentes et pavillons du Roi, fourrier en la maison de la Reine, de 3 pièces de terre assises à Saint-Philbert-des-Champs, moyennant 2.000 livres.
= in Armand BENET, Inventaire…, 1891, H. Suppl. 57.- B.54, p. 19

1636 – 8 mai – Fauguernon
Laurent de Parey, seigneur de la Monteillerye fait hommage F.T.S. du fief du Pec.
= A.N. PP. 27 (4907)

1636 – 20 juin – Fauguernon
Laurent de Parey, seigneur de la Monteillerye fait hommage F.T.S. du fief du Pec (Vicomté d’Orbec).
= A.N. PP. 26 (3073 – P. 877 (30, 31, 31 bis)

1664 – Norolles, Fauguernon
Sentence rendue aux pleds de la vicomté de Fauguernon, tenus à Saint-Philbert des-Champs par Adrien Le Sénéchal, lieutenant général en ladite vicomté, rejetant la saisie faite par Guillaume Quentin, procureur et receveur du bureau des pauvres , aîné de l’aînesse au Normand, sise à Norolles, dépendant de la sieurie de Mallon (Malou) contre andré Herfort, Jean de Laistre et Michel Vattier, puinés de ladite ainesse, pour paiement d’arrérages de rente seigneuriale.
= in BENET (Armand).- Inventaire…, 1891, H. Suppl. 52.- B.49., p. 16-17.

1662 – 1666 – Fauguernon
Quittances données par Marie de Raveton, abbesse de l’abbaye Notre-Dame-du-Pré de Lisieux, à M. de Bois-Cordé, arrérages de 10 boisseaux 1 quarteron de froment, mesure de Fauguernon, de rente seigneuriale. (cf. autres actes)
= in Armand BENET.- Inventaire…, 1891, H. Suppl. 58.- B.55, p. 20

1673, 25 juin – Fauguernon
Copie d’aveu rendu à Françoise de Myre, châtelaine de Fauguernon, et à Louis-Jacques Le Conte de Nonant, pour l’aînesse Mignon, à Fauguernon.
= Arch. SHL. FB 44

1673, 14 juillet – Saint-Philbert-des-Champs, Fauguernon
Aveu rendu à Louis-Jacques Le Conte de Nonant, marquis de Pierrecourt, vicomte et chastelain de Fauguernon, etc., par François Godard, pour terres à Saint-Philbert-des-Champs, tenues de la sieurie de Coeurie ou Queurie.
= Arch. SHL. FH 262

1678, 10 décembre – Fauguernon
Charles de Parey, écuyer, seigneur de Combray et du Pec rend aveu et fait hommage du Pec.
= AN. PP. 27 (4616)

1679, 18 mars – Fauguernon
Charles de Parey, écuyer, seigneur de Combray et du Pec rend aveu F.T.S. du Pec ou d’Alepet (Vicomté d’Orbec).
= AN. PP. 26 (3074) – P 877 (32)

1679, 29 juin – Fauguernon
Charles de Parey, écuyer, fils de Laurent – Arrêt sur aveu d’1/4 de fief du Pec du 18 mars.= AN. PP. 29 (6935 – P 895 (52)

1691.- Le Brèvedent
Acte accordé par Jean Lecourtois, docteur et professeur de droit français en l’Université de caen, sénéchal de la baronnie de Creully, à Louis Vauquelin, écuyer, sieur de la Brosse, procureur de Françoise de Mire, marquise de Pierrepont, comtesse de Fauguernon, baronne d’Angerville, etc., veuve de Louis-Jacques Lecomte, seigneur et marquis de Pierrecourt, de l’aveu rendu du fief du Brèvedent.
= AD14 – Baronnie de Creully. E 874

FICHIER « Après 1700 »

1710, 20 juillet – Fauguernon, Aubry-le-Panthou
 » Déclare aussy ledit Fortin, pbre., qu’il est chapelain titulaire d’une autre chapelle nommée St. Agapit ou Agataux située dans ladite paroisse d’Aubry et qui est pareilliement à la nomination du sgr. de lad. parr. laquelle chapelle est construite et fondée d’antiquité et de temps immémorial à laquelle il n’y a aucune glèbe ny domaine fiefé mais elle a seulement pour tout revenu cent cinquante deux boisseuax d’aveine par chascun an mesure de Faux-Gernon à prendre et avoir sur plusyeurs terres scituées dans la parr. de St.-Philbert des Champs, viconté de Faux-Gernon, à la charge par ledit chapelain de célé-brer en ladite chapelle, quatre grandes messes solennelles avec le libera à la fin dycelles par chacun an a lyntention des fondateurs et bien faicteurs scavoir le dix-huityesme jour d’aoust, jour St-Agapit, le dimanche suivant ou toutte la parr. y vient en procession, grand messe solennelle le jour St-Jacques, vingt-cinq de juillet et le premier jour de septembre, feste de St-Gilles, second patron de laditte chapelle. Et sujet et obligé le dit chapelain a dire levangile de St-Agapit à tous ceux qui ce presente le vendredy sainct avec les autres prières et cela tous les ans Lesquels cent cinquante deux bosseaux daveine sont presentement deus et à la charge des représentants Mre Jacques Le Roy, thrésorier de France, lençon. La présente déclaration des dittes deux chapelles ainsy baillée par ledit titulère sauf à ocmenter ou diminuer sy besoin est, faict ce vingt yème jour de juillet mil sept cent dix « .
signé : Fortin, chapelain
= cité in J. BOISSON.-  » Histoire de la commune d’Aubry-le-Panthou » BSH Vimoutiers N° 20 (1991)

1715 – Le Pin-en Lieuvin
 » Mémoire pour Messire L.F. Le Conte de Nonant contre J. F. Le Conte de Nonant et Jean de Bottey – Seigneuries de Malou, du Pin, Chatellenie de Fauguernon – Nom des possesseurs – Imp. 35 p.
= Arch. SHL. Catalogue des Imprimés, p. 10

1716, 15 septembre – Fauguernon
Vente par Nicolas Lejeune, écuyer, seigneur et patron de Grisy, à Jean Lechevalier, d’une pièce de terre à Fauguernon, tenue de la seigneurie de Combray.
= Arch. SHL. FB 372

1723 – Cernay
Déclaration à Auguste-Léon de Bullion, chevalier, marquis de Bonnelles, colonel d’un régiment de dragons, seigneur de Fervaques, Prêtreville, Cheffreville, La Croupte, Saint-Aubin, etc., par Philippe Le Prévost, fils Jean, bourgeois de Honfleur en sa noble seigneurie des Castelets, de terres à Cernay, affermée devant Pierre Hébert, procureur fiscal en la haute-justice de Fauguernon, sénéchal, assisté de François Le Front, greffier.
= AD. Calvados – Série H. Suppl. Honfleur 1862, H. 144

après 1755
Aveux des fiefs nobles
Liasse 35: Baronnie de Roncheville.
Baronnie de Fauguernon. M. de Rarey.
M. le vicomte de Fauguernon étois enfin d’aoust 1755 emeprynt approuver de satisfaire à la reddition de l’aveu.
= AD. 14. A. 288. 7 p.

An IV, 21 messidor (1796, 7 août) – Moyaux

Procès-verbaux des visites des moulins du canton de Moyaux:

1. Fauguernon: catherine courthois, vve Nicolas hagron  » ensuite ayant fait l’examen du banquart nous l’avons trouvé muni de ses ecalles et cordages nous les avons mis d’égalité, ensuite nous y avons mis les poids et les avons pesés les uns sur les autres lesquels poids sont au nombre de six de chacun cinquante livres, d’un de vingt cinq, un de douze, un de six, un de quatre, un de deux,un d’une et le dernier d’une demie livre sur lesquels il s’enest trouvé deux de chacun cinquante livres pesant chacun Trois livres moins que les quatre autres et nous avons interpellé ledit hagron de nous Déclarer pourquoi et d’ou venait ce défaut Venait de ce que les Deux poids étaient Déplombés ; nous avons vérifié le fait, ce qui s’est trouvé véritable ; a lui demandé s’il y avoit longtemps que ce plomb manquait…..
= A.D. 14 – L. Administration IV Police 41)

FAUGUERNON. – Ancien château à deux enceintes avec vestiges de motte et de fossés très profonds, vraisemblablement édifié sur l’emplacement d’un ouvrage militaire plus ancien (:1) (Cad. A,216-217). Lieu-dit à signaler : «La Fortinière », (Cad. B, 225-249).
(3) Caumont, Stat,mon., V, p. 32 (Notes de Ch. Vasseur) ; Cours, V, 232-235; et Allas, pl. LXX.

STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS PAR ARCISSE DE CAUMONT

Fauguernon, Faguellon, Fauguernone.
Cette église est sous l’invocation de Saint Reguobert, évêque de Bayeux. Quand on se rappelle les circonstances de la translation des reliques de ce saint prélat, dont on a lu le récit à l’article NOROLLES, quand on considère le peu de distance qui sépare les deux centres de population, on est tenté de considérer celle-ci comme le lieu même où elles furent déposées; cependant aucune partie de la construction actuelle ne peut remonter à une époque aussi reculée.

C’est un édifice fort irrégulier, ce qu’il faut attribuer aux époques différentes des constructions qui le composent. Le portail est précédé d’un vaste porche en charpente. La porte est défigurée. Le clocher en charpente est de la fin du XVI Siècle. Les deux murs latéraux de la nef sont de date différente. Celui du sud paraît du XIlI°. siècle, dans la partie qui subsiste encore; car une chapelle, posée entre chœur et nef, en a usurpé une notable portion. Ou n’y voit qu’une seule fenêtre, qui est ogivale; elle présente tous les caractères du XVl°. siècle. Son tympan est plein ; le reste est subdivisé en deux baies cintrées.
Le mur du nord est soutenu par quatre contreforts. Bien qu’il ait tout son développement, on n’y voit pourtant également qu’une fenêtre: elle est ogivale, à tracerie flamboyante avec un meneau : elle date donc du XV°. siècle. Le plein des murs paraît de l’époque romane.
La chapelle est tout entière du XVI’*. siècle. Elle est de forme pentagonale, avec des contreforts sur les angles. Son toit est en pavillon. Trois fenêtres servent à l’éclairer. Elles étaient originairement semblables: l’une a été bouchée; les deux autres, qui sont de forme ogivale, sont subdivisées par un meneau.
Le chœur est en retraite sur la nef, comme on le constate communément. Les murs sont, en totalité, romans (du XIV. siècle) au nord et au levant ; au sud, se trouve une construction d’une date plus récente ; au nord, on voit deux contreforts plats et les traces d’une petite fenêtre romane, aujourd’hui bouchée et remplacée par deux grandes baies cintrées, qui ont le caractère du XVII ». siècle. Le chevet, qui est droit, a un développement considérable. ll se termine par un gable énorme à rampants de pierre. Cette disposition vient de ce que l’on a voulu couvrir par une seule charpente, et le chœur primitif et la chapelle placée en bas-côté, au midi, vers le XV°. siècle. On voit parfaitement les reprises, car les constructions du XV. siècle sont en pierre de taille, tandis que les autres se composent de moellons non taillés, noyés dans un mortier de chaux, avec des contreforts plats en travertin. Deux de ces contreforts ont été conservés dans la reconstruction du chevet. Lors de ces reprises, on avait ouvert dans l’axe du chœur une grande ogive qui fut bouchée au XVII°. siècle, mais qu’on vient de rouvrir.
Les traces d’une litre funèbre se voient encore à certains endroits des murs.
A l’intérieur, toutes ces constructions d’époques diverses forment un vaisseau bien irrégulier. Le chœur a été totalement déliguré; l’autel ne présente d’autre intérêt que de venir de l’êglise détruite de Bouttemont.

La chapelle longue qui forme, pour ainsi dire, le bas-côté du sud, a conservé sa jolie voûte ogivale en merrain avec dessins au poncis. Au sous-faîte sont attachés des blasons qui avaient été coloriés. Sur l’un on distingue parfaitement un orle de merlettes de sable sur champ d’argent. Un autre porte le chiffre IHS. Son autel ne date que du dernier siècle: sur le tableau est la date 1726 et la signature Pillemens à l’un de ses coins. A l’autre, sont deux blasons curieux : ils indiquent que les donateurs furent un membre Ide’ la famille Le Bas, originaire de Lisieux, et sa femme. Cette famille, qui a rempli de hautes charges de finance dans l’élection*n de Lisieux, a possédé des biens à Fauguernon; elle s’est éteinte dans la famille de Piperey.

La chapelle pentagonale est également voûtée en merrain. Elle n’a qu’une seule ferme apparente du côté de son ouverture sur la nef. Cette forme de charpente est d’une exécution parfaite et d’une rare élégance; l’entrait, orné de torsades et d’imbrications avec rageurs vigoureusement sculptés à chacune de ses extrémités, est soulagé a son milieu, au-dessous du poinçon, par un pilier de bois octogone, parfaitement équarri, et dont la partie supérieure est toute couverte d’imbrications. Au-dessous, est une bande d’écussons sculptés en relief, qui sont ceux des anciens seigneurs de Fauguernon, a qui on doit l’érection de cette chapelle.
Un autel en pierre, dans le style du dernier siècle, occupe le fond de la chapelle ; dans le mur oriental est une petite piscine. En avant du chœur sont deux petits autels : sur l’un se voit une statue de pierre dont le socle est orné d’un blason autrefois colorié; en dépit de l’épais badigeon blanc dont on a jugé a propos de le couvrir, il a été possible de constater qu’il était d’azur a trois croissants d’argent : c’est évidemment celui du donateur de la statue.
La nef est aussi voûtée en merrain avec charpente apparente. Les poutres ont été revêtues d’une décoration polychrome vers la fin du XVII°. siècle ou au XVIII°. L’entrait est rouge, avec des arabesques jaunes. Sur la base du poinçon sont figurées les mêmes pièces héraldiques que sur le poteau de la chapelle pentagonale : trois croissants d’argent, 2 et 1. Le fût, jusqu’a la voûte, est orné d’un semé de fleurs de lis et de croissants alternant.
Dans le mur du nord se trouve une petite piscine ogivale, du XV°. siècle. Une autre piscine, en accolade, se remarque au bas de l ‘Eglise. Cette disposition, que l’on rencontre quelquefois, a besoin d’être expliquée. Les fonts baptismaux, qui datent du X.V°. siècle, sont une cuve de pierre octogone, ornée de quelques feuilles de vigne sculptées à la partie supérieure.
Dans la pauvreté du mobilier, il ne faut pas oublier de signaler deux statues de Vierge, d’une bonne exécution et d’une époque déjà ancienne.
ll y a deux ou trois ans, l’un des desservants de Fauguernon a vendu à vil prix, à un brocanteur, des fragments d’un retable ã personnages, d’un grand intérêt, que l’on avait découverts dans la poussière, sous l’un des petits autels. Ces sculptures dataient du XVI”. siècle; l’exécution en était remarquable. Tous les personnages avaient été miniaturés, et leurs costumes pittoresques rappelaient les travaux du même genre des Flandres et de l’Allemagne. ll y avait 4 groupes qui représentaient, comme toujours, les scènes de la Passion.
Leur disposition permettait de comprendre qu’ils avaient été superposés en deux étages: le premier ne comprenait pas moins de dix personnages, divisés en trois groupes. Son sujet était le Sauveur, accablé sous le poids de la croix. Le bloc suivant, qui avait rempli le centre du retable, montrait le Christ en croix, insulté par les soldats; cinq des personnages étaient à cheval, deux autres à pied. La partie inférieure représentait deux sujets destinés à faire contraste: d’un côté, les disciples du Crucifié avec les saintes femmes dans la douleur; de l’autre, les soldats jouant aux dés pour gagner la robe du Christ.
Les deux autres fragments représentaient la Descente de la croix et l’Ensevelissement. Dans chacun figuraient sept personnages de haut-relief. La cloche est moderne et de nul intérêt (1). La croix du cimetière date du XVII ». siècle.
Le fût consiste en une colonne avec chapiteau corinthien. L`if, accompagnement ordinaire des églises de ce pays, mesure 13 pieds de circonférence à la partie moyenne du tronc. Il est à l’angle nord-ouest du cimetière.
L’église de Fauguernon faisait partie du doyenné de Touques. Le patronage était laïque. Le curé avait la tierce -gerbe des dimes. Au civil, la paroisse faisait partie de l’élection de Lisieux, sergenterie de Moyaux. .On y comptait, au X*VI*’N°. siècle, 95 feux, c’est-Z1-dire environ 480 habitants. 0n en compter maintenant, d’après le dernier recensement, 277 seulement.
Fauguernon possède les ruines d’un château-fort, composé de deux enceintes; la première avait des fossés peu considérables. On y voit des bâtiments en bois, qui paraissent dater du XVI**. siècle, et un colombier octogone.
L’enceinte principale, qui paraît avoir été à peu près carrée, était défendue par des fossés d’une bien -grande profondeur; car leur creux est encore considérable, malgré tant d’années d’abandon.
Le donjon, de forme carrée, occupait ii peu près la moitié de la ligne septentrionale, Il était bâti tout entier en pierres de petit appareil, ou plutôt en silex taillé. Deux éperons saillants formaient avant- corps, du côté du fossé. Des amorces de voûte plein-cintre se remarquent encore au rez-de-chaussée. Vers l`intérieur de l’enceinte, on voit des rainures pour la herse ; au premier étage, les angles sont encore garnis de colonnettes cylindriques avec chapiteaux romans, qui servaient, sans doute, 21 recevoir les retombées des voûtes des salles hautes. Le rez-de-chaussée, qui était occupé par la grande porte, offrait, sous ce rapport, quelque ressemblance avec celui du château de la Pommeraye et celui du Plessis-Grimoult, figurés précédemment dans les tomes II et III de la Statistique monumentale ; mais on y remarque des coulisses ou rainures pour recevoir des herses, ce qu’on ne trouve pas dans les deux tours précédentes.
A l’angle nord-ouest du donjon, du côté de la cour intérieure, est accolée une tourelle circulaire renfermant un escalier en pierre, qui n’est éclairé que par d’étroites ouvertures en forme de meurtrières. ‘ A l’autre extrémité de cette ligne septentrionale, est une tour circulaire qui a subi des *retouches à diverses époques, mais dans l’intérieur de laquelle se voit une salle voûtée en cul-de-four. L’entrée est garnie d’un simple tore, c’est un arc surbaissé qui peut remonter au XllI“. siècle. Des meurtrières, fortement ébrasées ii l’intérieur, éclairent seules cette salle obscure, au centre de laquelle s’ouvre une margelle circulaire, unique entrée d’un caveau souterrain, voûte d`après le système de la salle supérieure. On lui donne pompeusement le nom d’oubliettes; mais il sert actuellement au fermier pour loger ses légumes pendant l’hiver.
Toutes les murailles du pourtour de l’enceinte sont réduites à la hauteur d’un simple mur de clôture, de sorte qu’il ne reste plus rien des édifices qui devaient s’y trouver adossés. Il faudrait fouiller le sol pour en retrouver le plan et en constater l’importance. Ou voit encore pourtant, dans la ligue qui est parallèle au chemin, c’est-a-dire vers l’orient, une salle basse, souterraine, voûtée en berceau, à laquelle on accédait autrefois de la cour intérieure, ou plutôt de l’un des bâtiments, par un escalier en pierre d’une seule volée droite, dont ou retrouve en place les derniers degrés. Le reste est envahi par les décombres. (Lette salle sert de vestibule à une cave ou souterrain, divisé, suivant l’usage constant du moyen-âge, en une série de cellules disposées symétriquement sur chacun des flancs. ll y en a trois de chaque côté; une septième forme le fond du couloir.
Ce château a eu un passé historique. Au XlI°. siècle, il fut pris par Geoffroy d’Anjou, après trois mois de siège et rasé. Bien que plusieurs de ses murs accusent encore cette époque, sans mélange de style postérieur, il est cependant impossible de supposer qu’il n’ait point été relevé dans la suite. D’ailleurs, il était encore en état de défense en 1449 ; les troupes du roi Charles VII, venant de Pont-Audemer, s’en emparèrent, et c’est de la qu’elles vinrent, le 16 août, asseoir leur camp devant Lisieux. D’après diverses données historiques, il paraîtrait que ce fut seulement sous le règne d’Henri IV qu’il fut définitivement démantelé. Suivant une sentence du bailli de Fauguernon, datée du 7 mars 1591, les pleds de la vicomté se tenaient dans ce temps à Lisieux, par raison des troubles de guerre: estant en ce pays.
La vicomté ou baronnie de Fauguernon était un des grands fiefs du duché de Normandie. Elle se composait de huit fiefs de haubert, dont plusieurs avaient eux-mêmes des forteresses importantes. Elle s’étendait sur le Pin, Norolles, St.-Philbert-des-Champs et autres paroisses environnantes.
Les vicomtes de Fauguernon avaient séance il l’Échiquier. La famille que l’on trouve le plus anciennement en possession de cette terre est celle des Bertran de Bricquebec; et comme ils remontent par filiation suivie jusqu’au temps de Rollon, il est probable que leur auteur l’avait obtenue dans le partage qui suivit la conquête de la Normandie. ll ne peut entrer dans le cadre de ce travail de donner les noms de tous ceux des membres de cette famille qui furent seigneurs de Fauguernon : il suffira de nommer les principaux : Robert I ». suivit a la Croisade le duc de Normandie ; il portait d’or au lion vert rampant, ongle’ et couronne d’argent avec un baston de gueules, pour brisure; car ce n’était qu’un cadet de la branche de Bricquebec. Ceci est extrait du catalogue publié par Gabriel Dumoulin à la suite de son Histoire.
Son fils, Robert II, avait pris parti pour Eustache, comte de Boulogne, contre le duc d’Anjou: ce qui amena la destruction de son château en 1137. ll fut tué lui-même l`année suivante en défendant, sans doute, toujours la même cause. It avait épousé la fille d’Étienne, comte d’Aumale, dont il eut un fils nommé encore Robert. Celui-ci vit aussi une invasion étrangère ravager la Normandie; mais, instruit par l’expérience de son prédécesseur, il ne chercha point 21 résister et put ainsi conserver ses terres qui furent érigées en baronnie par le conquérant, Philippe Auguste. Son alliance avec la fille aînée de Jourdain Tesson ne fit qu’augmenter son importance. Son petit-fils, Robert V, vicomte de Roncheville, seigneur d’Honfleur et de Fauguernon, fut nommé connétable de Normandie. Cette charge était restée jusqu’alors dans la famille du Hommet. Il eut pour femme Alix de Tancarville, fille de Monsieur Guillaume, sire de Tancarvílle et d’AIissande de Meullent. Le traité de mariage, daté de l’an 1245, stipule une dot considérable. Alix était héritière de sa mère et devenait dame des terres de Sahurs, Croiset et Bapaulme, près Rouen, Feuguerolles, Ifs, Alemaigne, Placy, Savenay, le Mesnil- Patiï, Estreham, près (laen (1). Les deux fils de Robert V se partageront ses possessions, et c`est au second, nommé Guillaume, qn`échut Fauguernon avec les Iiefs de sa mère. La génération suivante fut la dernière.
La terre de Fauguernon passa alors à une famille étrangère, mais une confusion inextricable règne dans les différentes généalogies, qu’il est impossible de faire concorder. Disons seulement que l’on trouve en même temps qualifiés vicomtes de Fauguernon: les Painel, les Garencières, les Fresnel et Robert Vil. Bertran, maréchal de France, était neveu du dernier possesseur mâle de cette même famille. Ces seigneurs vivaient au commencement du XlV°. siècle. *
En 1463, Montfaut, faisant sa recherche de la noblesse en Normandie, trouva à Fauguernon messire Jehan de Montenay, chevalier, baron de Garencières, seigneur de Bérangeville, de Nully en Gastinoys et vicomte de Fauguernon, qui, six ans plus tard, en 11169, se présentait aux montres de la noblesse du bailliage d’Évreux « en abillement de homme d’armes, accompagné d’un autre homme d`armes, neuf archiers et quatre vougiés…, tous suffisamment montez et armez. › (Monstres de la noblesse du bailliage« d’Évreux en 1469, publiées par MM. Bonnin et Chassant, p. 10.)
Un acte original des Archives de l’Hospice de Lisieux, du 10 mars 1493, parle de noble et puissant seigneur Christophe de Cerisay, seigneur de Villy et baron de La Haye-du-Puits, vicomte de Fauguernon, conseiller et chambellan du roi et son bailli en Cotentin. Comment était-il devenu seigneur de Fauguernon? C’est ce que je n’ai pu découvrir. De sa femme, nommée Marie de Mayneville, Christophe de Cerisay ne put avoir qu’une fille, appelée aussi Marie, qui épousa Gaston de Brezé, quatrième fils de Jacques, comte de Maulevrier, maréchal et grand sénéchal de Normandie, et de Charlotte, bâtarde de France, fille de Charles VII et d’Agnès Sorel. Gaston de Brezé joignit donc Fauguernon aux fiefs nombreux qu’il possédait déjà.

Marie de Cerisay survécut à son époux, et elle vivait encore en 1537, suivant un acte du 20 septembre de cette année où l’on voit qu’elle possédait aussi le château du Pin, dont il va bientôt être question. Elle comparut devant les élus de Lisieux, faisant recherche de la noblesse en 15110. Elle produisit une généalogie pour elle et ses enfants soubz-âage, mais elle ne put la justifier, parce que « les lettres, chartes, etc., concernant leur noblesse étaient demeurées aux mains de défunt M Louis de Brezé. Sénéchal et gouverneur de Normandie, frère aîné de son mari. » Ces enfants sous-âge étaient Louis de Brezé, devenu grand-aumônier de France et évêque de Meaux, puis deux filles, Catherine et Françoise.

La première épousa Nicolas de Dreux, vidame et baron d’Esneval; la seconde eut pour mari Gilles Le Roy, seigneur du Chillon., Louis de Brezé obtint en partage les terres de sa mère.
Dans un acte du 7 mai 1571, on le voit qualifié de : « Révérent Père en Dieu messire Louis de Brezey, evesque de Meaux, abbé des abbayes de St. -Pharon et Ygny, seigneur et baron de la Hays-du-Puis, chastellaín et vísconte de Fauguernon, sieur du Chasteau du Pin et du Bois-Ravenot, etc., etc. ››
Ses sœurs n’eurent point part à son héritage, qui revint nous ne savons comment, à son cousin, M. de Saint-Germain Fauguernon, qui tint le parti du duc de Bouillon pendant les guerres de religion (1).

Ensuite, Fauguernon se retrouve entre les mains de Louis de Brezé, le mari de Diane de Poitiers, ou plutôt entre les mains de l’une de ses filles, Françoise de Brezé, qui avait épousé Robert IV de La Marek, duc de Bouillon, comte de La Marek, prince de Sedan, maréchal de France, gouverneur et lieutenant-général pour le roi en Normandie. Un acte original des Hospices de Lisieux, en date de 1617, fait mention de « hault et puissant seigneur messire Louis de La Mark, marquis de Maulny, vicomte de Faugnernon, seigneur de Marigny et de Nogent-le-Roy, conseiller du Roy en ses Conseils d’Estat et privé, premier escuyer de la Royne. »
Dans la seconde moitié du XVll°. siècle, Fauguernon était passé aux Le Conte de Nonant de Pierrecourt, ‘qui le possédèrent jusqu’à la Révolution et le possèdent encore maintenant Afin que l’on puisse reconnaître auxquelles des différentes familles, qui ont successivement possédé la terre de Fauguernon, peuvent appartenir les blasons qui ont été dessinés ou décrits, voici les armoiries que les généalogistes attribuent à chacune d’elles :
Bertrand. -D’or au lion de sinople armé, lampassé et couronné d’argent. Painel. – d’or à deux fasces d’azur, accompagnées d’un orle de 8 merlettes de gueules. De Montenay. – D’or aux deux fasces d’azur, accompagnées d’un orle de 8 coquilles de gueules. Fresnel de la Ferté-Fremel. –D’or à l’aigle éployée de gueules. De Mauny. – D’argent au croissant de gueules. De Brezé. – D`azur à 8 croisettes d`or posées en orle autour d’un écusson aussi d’or, orlé d’azur et l’azur rempli d’argent. De Bouillon. – De gueules a la fasce d’argent. Le Colle de Nonant. – D`azur au chevron d’argent, accompagné en pointe de 3 besants d`or mal ordonnés.

Moulin. – Rien ne manque pour attirer le touriste à Fauguernon. La sauvagerie de son site ménage à chaque pas des surprises qui feraient les délices des peintres de paysage et and des romanciers. C’est ainsi qu’en revenant de notre excursion, à un quart d’heure de trajet environ du château et de l’église, nous avons découvert un moulin du XlI°. síècle. C’est une chose assez rare pour figurer dans la Statistique;
M. Bouet s’est empressé d`en faire un croquis. Mais ce qu’il n’a pu rendre, malgré son talent, c’est l’impression qu’il`a éprouvée, connue moi, en s’avançant dans les hautes herbes jusqu’au pied de cet édifice abandonné, perché sur l’escarpement d’un ravin profond dont les bords, garnis d’une forêt vierge de la plus riche végétation, nous empêchaient de voir le fond, où nous entendions gronder les eaux du torrent, entravées sans doute par un barrage. Ce moulin banal, accessoire indispensable de la baronnie, paraît avoir été abandonné seulement au commencement de ce siècle. Quelques-unes des reprises qu`il a subies accusent le règne de Louis XV

(I) Cette notice a été rédigée sur les notes que j`avais prises en 1855 et 1858. L’état de cette église s`est singulièrement modifié depuis.
En la revoyant avec M. Bouet, qui a fait les dessins. nous avons constaté que M. Blin, le desservant, qui s’est débarrassé des bas-reliefs dont on vient de lire le détail, et qui occupe encore la cure, ne s’était point arrêté dans la voie qu`il avait choisie. Tout est bouleversé. On chercherait en vain maintenant les statues que nous avons mentionnées, le curieux tableau de la famille Le Bas: tout a disparu; pas une seule pièce de mobilier ne se retrouve dans l’église. Les fonts baptismaux sont jetés au pied de la haie .du presbytère on les a remplacés par une cuvette sans style, placée au midi, contrairement aux prescriptions liturgiques. J`aurais, peut-être dû changer la rédaction de mes notes, mais j’ai pensé qu’en décrivant les choses telles qu’elles se trouvaient quand j’en ai été impressionné, on pourrait reconstituer plus facilement Pintérieur de cette malheureuse église. ( Note de M. Ch. Vasseur.)

3 – Archives ShL:

Documents figurant dans les Fonds de le S.H.L. :

FONDS BOUDARD :
– 2FA99 : 1817 : Mémoire de Paisant charpentier à Fauguernon pour travaux faits au Hausey et à la Mancellerie.
– 2FA102 : mémoires de travaux exécutés par Adrien Paisant charpentier à Fauguernon
– 2FM69 : période révolutionnaire : quittances pour travaux. (moulin de Fauguernon)
– 2FM78 : 1777-1818 : quittances pour travaux châteaux du Pin, de Fauguernon, au moulin.
– 2FM81 : période révolutionnaire : Nonant, Raray, La Pintrie, Fauguernon, Piencourt, Norolles, Ecorcheville, Lambot.
– 2FM97 : an X : reçu de perception de contributions pour Fauguernon et Ecorcheville.
– 2FM104 : reçu de Pierre Gaisnel pour ses journées de travail (couverture, moulin de Fauguernon et autres)
– 2FM122 : 1786 : La Pintrie : mémoires du couvreur pour Fauguernon.
– 2FM125 : 1810 : La Pintrie : état des fermages (Fauguernon)
– 2FM170 : 1781-1854 : Paysant charpentier, Robert Grip Fauguernon, Morin (veuve), de Bruc.

FONDS 1F :
1F662 : 25 mars 1664 : mariage entre Jacques Lachey de Saint Philbert des Champs et Marie Guesnet de Fauguernon.

1F889 : 1773 : Fauguernon : lettre du Marquis de Pierpont.: bail de la ferme.

1F437 : 26 juillet 1744 : Jacques Le Chantre de Fauguernon reconnaît avoir reçu de Pierre Lhermite de Lisieux (St Jacques) la somme de 14 livres pour 6 mois de location d’une chambre.

Fonds « Imprimés »
I J 2 : Mémoire pour M. L.F. Le Comte de Nonant contre J.F. Le Comte de Nonant et Jean de Bottey, 1715. (Seigneuries de Malou, du Pin, Châtellenie de Fauguernon, noms des possesseurs 35 pages). (ex n° 69)

Carnets de Ch. Vasseur : « Analyses et transcriptions … »
– Dans HH 4 Registre fait en l’année 1660 par Maistre Pierre Thiron avocat au Conseil dans lequel sont escrites les principales affaires de sa maison
– P.4
Le Breuil et Norolles
Se composent de 7 corps de logis. La cour relevait partie de Fauguernon, partie de la sieurie du Breuil parce qu’il y en avait une partie sur la paroisse de Norolles et l’autre sur le Breuil.
Le Bois du Nieux était une aînesse de la chatellerie de Fauguernon sur la paroisse de Saint-Philbert-des-Champs.
– Page 6
La pièces des Coutures de Cormeilles sur le chemin de l’Eglise de Norolles à celle de Saint-Philbert, dépendant de la chatellerie de Fauguernon.

– Dans Liste de notaires
1618 28 janvier Jehan Noucher et Hillaire Daubichon tabellions jurés en la Vicomté de Fauguernon
1675 27 décembre Architriclin Noucher tabellion en la Vicomté de Fauguernon
1707 4 février Gilles Chaudru tabellion et la Vicomté et Haute Justice à Fauguernon
1712 Adrian Picquot et François Beaufrère tabellions jurés en la Vicomté de Fauguernon

dans : ANALYSE DES TITRES CONCERNANT DES PROPRIETES ET PRINCIPALEMENT DES FAMILLES DE L’ARRONDISSEMENT DE PONT-l’EVEQUE ET LISIEUX
– page 12 : 1672 15 mai
Vente par Jacques Boudard et ses fils de la paroisse de Saint-Philbert-des-Champs, à Pierre Hérieur du Pin, d’une pièce de terre en cour. Garantie être tenue de la chapelle de Saint-Regnobert de Fauguernon, puisnement en Lainesse du Bosc, chargée de rentes et faisances seigneuriales avec foy hommages reliefs et treizièmes le cas offrant.
Présent à ce :
Maître Philippe Denis, prêtre demeurant en la paroisse de Saint-Jacques-de-Lisieux et Maître Nicollas Chaudru, sieur des Roches, demeurant en la paroisse de Saint-Philibert-des-Champs.
– page 40 – 1663 14 juillet
Aveu rendu à haut et puissant seigneur Louis Jacques Lecomte, Chevalier Seigneur, Marquis de Pierrecourt, Louis, Beteville, Le Coudrey, Beteville en Caux, Moudrainville, Malou, Vicomte et Chastelain de Fauguernon, Baron d’Angerville, seigneur de Forges, le Beschet, Bois Ravenot, la Coeurie, la Pintherie, Brévedent, Carsis? Sourdeval et autres lieux, par François Godart pour 2 pièces de terre Saint-Philbert-des-Champs, sur le chemin de Moyaux à Pont-l’Evêque, dépendante de la terre de la Coeurie, par foy, hommages, reliefs, treizièmes le cas offrant.
– Page 116 1580 8 juillet
Aveu rendu à Nobles Hommes François Poisson, sieur du Buisson et Nicolas du Val, sieur de Bocquensey aux droits des demoiselles Charlotte et Catherine de la Rivière, leurs femmes, sieurs du fief terre et sieurie du Mesnil es Crottes
par Noble Paul Pynain, sieur de Saint Pierre, héritier de feu Maître Robert le Perché, en son vivant procureur du Roy en la vicomté d’Auge pour partie d’une vavassorie nommée la Valvassorye Arnould, assise aux paroisses de Beaumont et de Clarbec, sujette à 40 oeufs 4 deniers à Pâques. A la Saint Michel 30 corbeillées de pommes pour un myeu de cildre, et audit terme 10 sols pour agencement pour cueillys, pillys et entonnages, 48 sols à Noël, 4 chapons, 4 deniers hérisson et mottage… au château de Fauguernon
– p.176 – 1580 8 juillet
Aveu rendu à Nobles Hommes François Poisson, sieur du Buisson et Nicolas du Val, sieur de Bocquensey aux droits des demoiselles Charlotte et Catherine de la Rivière, leurs femmes, sieurs du fief terre et sieurie du Mesnil es Crottes
par Noble Paul Pynain, sieur de Saint Pierre, héritier de feu Maître Robert le Perché, en son vivant procureur du Roy en la vicomté d’Auge
pour partie d’une vavassorie nommée la Valvassorye Arnould, assise aux paroisses de Beaumont et de Clarbec, sujette à 40 oeufs 4 deniers à Pâques. A la Saint Michel 30 corbeillées de pommes pour un myeu de cildre, et audit terme 10 sols pour agencement pour cueillys, pillys et entonnages, 48 sols à Noël, 4 chapons, 4 deniers hérisson et mottage… au château de Fauguernon

Carnets de Charles Vasseur : « Doyenné de Touques ».

19 – FAUGUERNON – Faguellon – Fauguernone

voir :
Norolles – Translation de St Regnobert
Annuaire Normand p.137-139 de 1864
Répété littéralement dans le Bulletin Monumental 1863 p.805 et 807
Mémoires des Antiquaires de Normandie Tome XXIII p.110 n°675
Ste Historique de Lisieux – extraits 111 -112
Id 1874 p.10 n°44
Almanach de Lisieux pour 1873 p.189 à 194 (notice sur le château)

Par. de Saint-Régnobert
patr. le seigneur du lieu.
Dioc. de Lisieux
doy. de Touque.
Génér. d’Alençon
élect. de Lisieux
sergent. de Moyaux.
Fauguernon fut érigé en. baronnie, vicomté et châtellenie par la réunion des terres et seigneurie d’Angerville, Forges, Sourdeval, Caresis, Bois-Raverot, la Coeurie; cette baronnie mouvait de l’ancienne baronnie de Roncheville. Le fief Quesnai ou Kesnoi, à Fauguernon, s’étendait sur Saint-Étienne de-la-Thillaye.
De la baronnie et vicomté .de Fauguernon, un des plus grands fiefs du duché de Normandie, relevaient les fiefs de haubert de Saint-Nicol, huitième de fief assis à Sainte-Catherine-de-Honfeur; la châtellenie de Fontenay-le-Marmion; le quart de fief de Fontenay-le-Pesnel; le fief de Tilly (plein fief de chevalier)la Poterie, fief sis à Tourgéville; la vavassorie de la Barberie, sise à Glanville; le quart de fief de Glatigny, 1620 (fiefs de la vicomte d’Auge).

Election de Lisieux, sergenterie de Moyaux – 95 feux.

Sous l’invocation de St Régnobert

Patronage:
14e dominus de Faguellon
16e et 18e dominus loci

Curés:
Guerrier 1764-1774
Goubin 1785-1787

Lors de la déclaration des bénéfices de 1751 le patron était le Marquis de Rarey et le collateur l’évêque de Lisieux. Le bénéficiaire Messire Jacques Guerrier avait la tierce gerbe des dîmes (Archives du Calvados)

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